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 Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toi [ft Marraine♥]

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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toi [ft Marraine♥]   Jeu 11 Sep - 23:57

Bonjour la journée de merde. Coincée dans un bureau, avec une moins que rien. Pas de moyen de nous en tirer, et une porte totalement bloquée. Quelle situation pour bien démarrer mon arrivée à Miami. Puis surtout pourquoi fallait que ça arrive maintenant, si j’avais su j’aurais chantonné à tue-tête pour qu’on nous entende et que personne ne croit cette salle vide, mais bon, je n’avais pas eu vraiment l’envie de taper la discute avec la fille qui était rentrée après moi. Je n’étais pas du genre à aller comme ça vers les inconnus. Peut-être sociable, mais je ne choisissais pas n’importe qui, il fallait d’abord que j’analyse et que je sache si la fréquentation était convenable ou non, et vu son air je m’en-foutiste, je n’en tirerais pas grand chose, si ce n’est une querelle mémorable. Deux caractères forts, de la dynamite pure et dure. Et alors que la conversation n’aurait jamais du avoir lieu, son impatience eut raison d’elle, et elle ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche, enclenchant le bouton garce. Une petite pique lancée, et nous voilà à une partie de tennis, où nous nous renvoyons tout simplement la balle. Et immature, ça pouvait durer longtemps. « Tu te crois drôle hein ? Tu n’as jamais songé à te lancer dans une carrière d’humoriste. Je suis sûre ça t’irais bien pourtant. » Dis-je avec sarcasme, alors qu’elle voulait se tirer, qu’elle fasse, ça me fera de l’air, parce qu’elle n’avait fait que propager des ondes négatives depuis le début.

Malheureusement, ces ondes négatives portaient malheur, et pas qu’à elle. Tandis qu’elle voulait ouvrir la porte, celle-ci se trouvait être verrouillée. Elle tenta plusieurs fois, et voulant faire ma fière, je me dirigeais, torse bombé vers elle. Pourtant, je n’étais pas plus en mesure qu’elle de nous tirer de là, et rien n’y faisait. J’avais beau m’acharner, la porte était bien fermée, et vachement résistante. Ils avaient utilisés le même matériau que pour un coffre fort ou quoi ? Pourtant à part le bureau du directeur y avait rien de précieux ici, on n’était pas au pentagone. Enervée, je tentais quelques derniers coups, en vain… J’étais condamnée à passer un temps indéterminé avec une chieuse, qui se la jouait voyante. « Je sonde ta personnalité. » Ouh que tu es débile surtout. Tandis qu’elle me débitait les nombreux défauts qui composaient ma personnalité, je regardais tout autour de moi, attendant le bon moment pour lui répondre. « Ouah c’est bien Irma, tu sais lire à travers les gens comme un livre ouvert. » Dis-je faussement impressionnée, tapant dans mes mains pour en rajouter une couche. « Et alors je sais que je suis tout ça, ça t’apportes quoi ? Rien. Et puis ta sœur, si tu savais comme je m’en fous, qu’elle soit pareil ou pas, elle doit quand même te ressembler un minimum et rien que pour ça je ne la supporterais pas. » Lui crachais-je au visage, bien décidée à entrer dans son jeu, quitte à ce que ça se termine mal. Je ne me laisserais pas avoir, et surtout pas avec un simili de rebelle.

« Je parie que tes parents sont gaga de leur petite fille chérie, en plus ! ». Cette phrase eut l’effet d’une bombe, et me figea momentanément. Bien que je l’ai suivi sur ce terrain, commençant à parler de sa sœur, que ça en vienne aux parents me touchait énormément, et ce n’était certainement pas ce dont j’aimais le plus parler. Ma mère, j’en ai pas eu la bonne partie de ma vie, j’ai toujours été élevée par un père un peu irresponsable qui ne savait pas comment élever un enfant convenablement, et qui par conséquent m’offrait toujours tout ce que je voulais. Je ne vais pas dire par là que j’ai eu une vie misérable, il a toujours été là pour moi et je lui en serais extrêmement reconnaissant, mais qu’elle se jette comme ça dans mon passé, ça ne me plaisait guère. Les plaies étaient encore fraiches et peinaient à se fermer, je gardais de tout ça des cicatrices invisibles, mais qui m’affectaient énormément, et même si je m’étais dis qu’il ne me dicterait jamais mes actes, le passé était la voie que j’avais choisi de prendre. Miami étant le seul moyen de me réconcilier avec et d’y voir plus clair.

Les minutes passent, j’ai le regard plongé dans le vide. Il faut que je me ressaisisse, il ne faut pas qu’elle tire parti de ce moment d’absence manifeste. Je relève la tête. « Buubuup » Dis-je imitant le bruit qui était joué à la télé lors d’une mauvaise réponse de la part d’un candidat, ajoutant à cela mon pouce dirigé vers le bas. « Mauvaise réponse Irma. Avoues t’as rien vu venir dans ta boule de cristal à la con. Je te défendrais de te lancer sur le terrain là, et surtout quand tu connais pas la vie des autres, pigé ? » Je ne dis rien de plus, la fixant, le regard noir. Mes yeux lançaient clairement des éclairs, et elle et moi n’allions vraiment pas être de bonnes amies, c’est moi qui vous le dis. Je la suis du regard, elle retourne s’asseoir et j’en fais de même. Loin. Loin d’elle, sur un siège à l’opposé. Mais voilà qu’elle ose braver l’interdit, la clope. J’ai horreur de la fumée, et de la clope en général. Les sportifs ça évite ce genre de pourritures pour l’organisme, et si j’entretenais ma santé ce n’était pas pour qu’on me la bousille, surtout qu’être passif au tabagisme était parfois bien pire. Je la regarde, de loin, choquée. « Il y a beaucoup de choses que je supporte, mais pas celles qui sont dangereuses pour la santé, est-ce bizarre ? Ou c’est toi qui est juste maso ? Ecoute, c’est pas mon problème si tu veux te péter la santé avec ta merde, juste par respect, va pas entacher les poumons des autres. » Lui dis-je, alors que je savais que faire la leçon n’allait pas lui plaire du tout. Je me lève, elle me tend la clope, et furibonde je l’attrape pour la massacrer et la jeter par la fenêtre. « Oups. » Fis-je plus fausse que jamais.

La situation s’empirait à mesure que le temps passait, et personne ne venait à notre secours, pas même un débile qui glande dans les couloirs pour nous entendre. Deux filles qui se renvoient l’ascenseur, prêtes à commettre un crime si tout dégénère, parce que oui, valait mieux que quelqu’un arrive vite, vu la tournure que prennent les choses. Ou plutôt prenaient, puisqu’alors que tout semblait mal aller, elle se renfrogna, et se présenta même. « Non j’aurais plutôt dit : ouah capable de faire des efforts. Est-ce que ça veut dire par là que tu vas te la fermer… Nastya ? » Lui dis-je moqueur, avant d’ajouter : « Du coup je vais jouer le jeu, je suis gentille, puis comme ça tu garderas un beau souvenir de moi. Moi c’est Alyssia, mais pas vraiment enchantée, je n’aime pas l’hypocrisie, tu m’excuseras, je préfère être franche, ça sera peut-être plus agréable. » Lançais-je avant de regagner ma place.

C’était un peu malvenu de ma part, mais j’avais horreur de devoir faire comme si rien ne s’était passé. C’est vrai quoi ? On venait clairement de s’envoyer des horreurs en pleine face, je n’allais pas d’un coup devenir la gentille petite fille qui pose pleins de questions pour apprendre à la connaître. C’était stupide, et surtout j’étais beaucoup trop impulsive, du coup c’était sorti tout seul, et elle, réagit au quart de tour. « Appelle ça comme tu veux, mais quoiqu’il en soit je suis pas du genre à jouer la gentille petite fille, comme ça d’un coup, alors ton idée de nous la jouer meilleures amies du monde qui se racontent les derniers potins… Mmh, non ça ne passe pas. » Lui fis-je comprendre faussement désolée. Saisissant un marqueur qui trainait sur le bureau de la secrétaire, telle une enfant, je traçais un trait qui séparait la salle en deux, comme elle l’avait suggéré. Oui, je venais de tagger la salle, mais je m’en contre balançais. « Voilà, contente ? Oh et désolée, mais c’est moi qui ait le côté des toilettes, quel dommage, j’espère pour toi que t’as pas bu de café avant de venir, sinon t’es dans la merde. » Me moquais-je, lui tirant la langue avant de reposer le stylo la où je l’avais pris.

Cette querelle ne venait que de commencer, et étrangement, ça me faisait bien marrer. Je la voyais fulminer au loin, et moi je souriais, satisfaite.
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toi [ft Marraine♥]   Mer 30 Juil - 0:13

Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toiNastya et Alyssia ♥

J’en peux plus, je craque. Non mais il croyait franchement que j’avais que ça à faire, le directeur. Je venais tout juste d’arriver et j’étais déjà condamnée à poireauter dix ans sur cette chaise, avec pour seule compagnie une fille tout juste plus jeune que moi, que je ne sentais vraiment pas. Elle avait la tête d’une petite garce, malpolie de surplus car elle ne m’avait même pas salué. Lasse, je me levais et demandais à cette-dernière de prévenir M.Cobb que j’étais passé mais que je n’avais pas que ça à faire de l’attendre –en l’occurrence, j’avais l’attention d’aller m’entrainer-, ce à quoi elle me répondit :

Franchement? Tu trouves que j'ai la tronche d'un pigeon voyageur?

Dommage, moi qui était prête à faire un effort, la petite blonde devait avoir l’intention de me faire sortir de mes gongs. Une chose est claire, nous ne deviendrons pas amies, surtout que je comptais m’échapper d’ici au plus vite.

Maintenant que tu le dis … Puis vu comment tu te sens pousser des ailes, c’est que y’a un air de famille, non ?

Je ne le montrais pas, mais ces petites piques m’amusaient. Hum, en fin de compte c’est assez triste de devoir s’arrêter en si bon chemin mais bon, je n’avais pas de temps à perdre. Enfin, j’abaissais la poignée et tentais d’ouvrir la porte, sans succès. Je réitérais. Impossible, elle semblait fermée à clé. Je forçais puis frappais un coup dans le bois, mais la porte ne s’ouvrait toujours pas. Finalement, je criais après cette satanée garce (la porte), avant de faire remarquer à ma voisine que nous étions enfermées. Celle-ci se leva d’un bond, puis me poussa presque pour tenter de nous délivrer.

Enfermées? Laisse-moi faire.

A ta guise …

Bien évidemment, elle ne se débrouilla pas mieux que moi. C’était prévisible, car à moins d’avoir des mains magiques ou un pince à épiler, enfin un truc du genre, je ne voyais pas ce qu’elle pouvait apporter de plus.

Putain, c'est pas vrai. Parce que tu crois que j'ai envie de me laisser moisir bêtement ici? Tu te trompes.

Surement pas, c’est pas bien compliquer de cerner ta petite personne. Égocentrique, capricieuse, impulsive, fin me comprends ? En fait, tu me fais penser à ma petite sœur. Exactement le même numéro ! Je parie que tes parents sont gaga de leur petite fille chérie, en plus.

Ca y est, la partie était lancée. Nous n’étions que deux dans la pièce, mais j’entendais d’ici l’arbitre qui comptait les points. Pique après pique, c’est un calvaire qui s’annonçait.

Finalement je repartis m’assoir, fatiguée par le trajet et ces derniers jours et sur les nerfs, tout en allumant une cigarette pour me détendre. Au passage, je signalais à la fille que j’espérais qu’elle n’était pas claustrophobe parce qu’on risquait de poireauter ici un bon moment. Mon instinct me soufflait que ça allait partir en live, vu mon agacement et ma fatigue actuelle.

Alors qu’elle s’était entêtée à réessayer d’ouvrir la porte, la jeune et insupportable fille se retourna d’un coup, tandis que je l’observais tranquillement, clope à la main.

Attends t'es pas sérieuse? Tu vas pas fumer ici? Me demanda-t-elle. Je supporte pas la fumée, donc éteins-moi ça tu veux.

Tu ne supportes pas grand-chose on dirait. Tiens, c’est pas du shit, mais ça te détendrais,
lui lançais-je, cynique, tout en lui tendant ma cigarette. Qu’est-ce que tu vas faire, aller le rapporter à Cobb ? Dommage, mais on est enfermées pour le moment.

Je me surprenais moi-même, à malgré mes piques, garder mon calme presque méprisant, surement pour passer le temps et lui servir d’occupation. A vrai dire, je n’avais jamais vécu de situation pareille et expérimenter différente façon de gérer ça était intéressant. Et puis, comme je lui avais fait remarquer, elle ressemblait terriblement à ma sœur, ce qui m’amusait. Je n’étais pas si dépaysée que ça.

Maintenant que tu as pu vérifier en personne que nous étions bien retenues en otage par je ne sais qui, on va peut-être pouvoir se détendre et profiter de cette merveilleuse après-midi qui se profile, déclarais-je, ironique. Je vais y aller cash, tes petites manières ne me reviennent franchement pas, mais je suis prête à faire un effort, vu notre situation. Sans lui laisser le temps de répondre, j’ajoutais. Attends, je sais ce que tu vas me répondre : « Ouaw, qu’elle générosité ! ». Hum ouais, c’est vrai, j’ai un petit côté altruiste, c’est sans doute pour ça que c’est moi qui fait le premier pas. Donc … Nastya, enchantée, me présentais-je sur un ton neutre.

Dans un élan de gentillesse, je lui tendais une dernière perche pour remettre les compteurs à zéro, me doutant bien qu’elle préférait se noyer plutôt que de l’attraper. Voyant que j’avais encore une fois flairé le truc d’avance je soupirais puis repris :

Très bien, comme tu veux, la guerre est déclarée. Je marquais une pause. Bon y’a plusieurs solutions qui s’offrent à nous. On peut faire 50/50 et se partager la salle, continuer à se lancer des piques, se lancer dans un combat de catch, mais je te préviens, je m’y connais pas, ou alors on continue de discuter et on se raconte nos vies. Je suis impatiente de voir qu’elle solution tu vas choisir, petite garce.

Je croisais les bras, bouillonnante, reculais un peu dans ma chaise et la fixais droit dans les yeux, dans l’attente de sa réponse.


(c) Sashette
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toi [ft Marraine♥]   Dim 20 Juil - 18:43


Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toi.

Nanananana. I wanna sleep tonight, in the midnight...
ft. Filleule <3

Je me demandais vraiment ce qu'ils avaient à l'administration. Deux jours que je suis là, et deux fois qu'on me convoque au bureau du dirlo. Et c'est pas faute de m'être tenue à carreau. En même temps, qu'est-ce que j'aurais eu le temps de faire en deux jours? J'ai même pas rencontré mes soeurs, personne d'ailleurs. Peut-être quelques habitants lambdas de mon internat temporaire en attendant qu'on m'annonce ma confrérie. Mais sinon personne. Je me demandais vraiment ce qu'il avait de si important pour me convoquer encore, surtout que j'avais horreur de ça : les rendez-vous surprise. Du genre, une nouvelle désagréable qui te tombe en plein coin de la figure. J'osais pas espérer que ça soit ça, parce que j'étais incapable de gérer quoique ce soit de ce côté là. J'y connaissais rien en administration, et mon père était bien trop loin pour me porter secours si jamais il venait à me caser du charabia devant moi.

Enfin, cette merde m'avait obligé à me réveiller ce matin alors que j'avais prévu dormir plus longtemps, pour profiter pleinement de mes trèèèès longues vacances qui s'annonçaient. En effet, arriver à la fin de l'année nous permet de bénéficier à une dispense particulière : celle de ne pas avoir à participer aux derniers cours. EN même temps à quoi ça me servirait? A rien, surtout qu'en fin d'année, ça parle exam ou alors ça fait des pendus pendant des heures, ce qui techniquement ne m'apporterait rien si ce n'est un ennui profond, et je préfère encore trouer le parquet de ma chambre plutôt que de faire un flash back en maternelle avec mes profs qui n'ont aucune imagination. Je sais pas moi, il existe tellement de jeux sur cette Terre, pourquoi toujours le pendu? Enfin bon.

Après m'être lavée, je me mis face à ma penderie, et attrapa une robe couleur chartreuse claire, avec des converses roses fuchsia. J'avais toujours trouvé le mélange vert/rose magnifique. Une touche d'été avant l'heure en quelque sorte. Ensuite, j'attachais mes cheveux en tresses, et sortis en direction de la sortie de mon internat. De loin, je voyais la mer qui se dessinait à l'horizon, et je désespérais de devoir passer ma matinée chez le dirlo, alors que je pourrais sagement aller draguer quelques beaux mecs, leur demander d'apprendre à faire du surf, sport national en quelque sorte, qui me donnait envie et me changerait probablement de Nashville. Et puis, curieuse et sportive de nature, ça ne pouvait m'apporter qu'un bonus supplémentaire. Mais non, il allait falloir encore que je reporte pour une raison qui m'agaçait bien plus qu'on pouvait l'imaginer.

D'un pas rapide, je me dirigeais vers le bâtiment qui regroupait en gros tout ce qui était administratif : secrétariat, bureau du proviseur, psy, conseiller d'orientation, bref le lieu préféré de tout élève. Sur le chemin je croisais plusieurs élèves qui se baladaient. Certains devaient certainement rentrer chez eux pour le week-end, puisqu'ils trainaient une grosse valise, et emportaient avec les animaux de compagnie qui étaient autorisés au sein de l'internat -à condition qu'ils soient sages évidemment-. J'avais horreur des animaux, sauf des chats, ces petites boules de poils étaient ce qu'il y avait de plus mignon. Rien à voir avec les chiens qui montrent des dents pour rien. Au moindre geste, ils menacent de te sauter dessus, les sens en alerte, comme si tout représentait une menace à leurs yeux. Puis ça pue, faut le sortir régulièrement et ça bave. Dégueulasse, en un mot. Et y a pas beaucoup d'animaux que j'apprécie réellement sur cette terre quand j'y pense. Il pourrait ne pas y en avoir que ça ne me dérangerait pas. Entre les requins qui dévorent le moindre humain qui se baigne, le panda qui bouffe tout le bambou qu'il trouve à sa disposition et le mouton qui est certainement l'animal le plus con au monde, on est pas franchement sauvé, mais bon c'est comme ça. Je les regarde s'éloigner, et monte les escaliers en direction de mon lieu de rendez-vous.

Avant d'entrer dans la salle, je tape trois petits coups, on me répond, et j'entre dans la petite pièce où je prends place sur un des sièges, m'armant de patience, parce qu'il était clair que j'allais attendre. Jamais on nous prend à l'heure, alors qu'on nous menace presqu'avec un revolver de venir.

Quelques minutes après, une jeune fille entre à son tour, apparemment elle aussi convoquée. Elle nous salue, mais je ne réponds pas, je m'en fous après tout, et le côté politesses et bonnes manières c'est pas franchement ce que je prône habituellement. Les formalités, je les garde pour des personnes dignes d'intérêt, et pour le moment à mes yeux elle n'était rien du tout. Du coup, je retournais à mes pensées, et continuais à fixer désespérément la porte, attendant que Mr Cobb veuille bien se pointer. Au passage, la secrétaire s'excuse et s'absente, me laissant seule avec l'inconnue. Un grand blanc s'installe, et seuls nos respirations respectives occupent et apaise la tension palpable entre nous.

Vingt minutes passent, et toujours rien. Je commence à m'impatienter, ce qui semble être le cas de la brunette qui souffle un bon coup, et me demande de passer le mot au directeur comme quoi elle partait. J'arquais un sourcil.

Franchement? Tu trouves que j'ai la tronche d'un pigeon voyageur? Demandais-je hypocrite.

En tout cas, qu'elle en soit sure, je ne passerais certainement pas son message, c'était pas mes oignons, qu'elle se démerde soi-même. Et comme j'aimais attirer les problèmes, ça lui en attirer un probablement, et ça me ferait fortement sourire au moment venu.

Alors que j'allais sortir mon iPod pour écouter de la musique et m'enfermer dans mon monde, je l'entendis s'exciter sur la porte. Sur le moment, je la pris pour une folle qui ne comprenait juste pas que si on arrive pas à pousser une porte, il faut la tirer, mais à force de la marteler de coups, je compris qu'il y avait un problème. Me levant d'un bond, je m'approchais de la brune.

Enfermées? M'exclamais-je. Laisse moi faire.

Je la poussais presque carrément pour prendre sa place, et tentais d'ouvrir la porte en y mettant toute mon énergie, mais à force mon visage vira au rouge tomate. Et rien à faire, la porte était bel et bien verrouillée.

Putain, c'est pas vrai, je fis grincer mes dents, énervée, puis me tourna vers elle, alors qu'elle venait de m'adresser la parole : Parce que tu crois que j'ai envie de me laisser moisir bêtement ici? Tu te trompes.

J'essayais encore, histoire de voir si quelqu'un allait peut-être nous entendre de l'autre côté, mais rien à faire. Puis, une odeur bizarre parvint à mes narines. Je me retournais et vis qu'elle venait de s'allumer une cigarette.

Attends t'es pas sérieuse? Tu vas pas fumer ici? Lui demandais-je. Je supporte pas la fumée, donc éteins-moi ça tu veux.

Je la regardais, la plus sérieusement du monde, et j'étais très capable de la lui arracher des mains pour réduire en miette cette merde.

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MessageSujet: Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toi [ft Marraine♥]   Ven 13 Juin - 19:22

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
Je ne sais pas ce qui me tue le plus entre le tabac et toi.
Activement, je marchais en direction du bureau du directeur. Ce dernier m’avait convoqué, dès mon premier jour. Rassurez-vous, je n’ai pas encore eu le temps de faire de conneries, le but de cet entretien est juste de confirmer mon inscription et régler les derniers petits détails. A vrai dire, ça me saoulait de devoir y aller, j’avais même pensé à sécher ce rendez-vous, mais je me suis ravisée assez vite, n’ayant pas franchement envie de me faire coller dès mon premier jour pour une raison aussi merdique.

Les couloirs étaient déserts, pas un bruit. Oui, car les étudiants étaient en pleine période d’examens, et fourrés en ce moment même dans les salles de classe. De mon côté, je n’avais aucun examen en vue, et mon année avait été juste limite pour que je passe en classe supérieure, ici, aux Etats-Unis. Ça avait d’ailleurs été un soulagement pour moi qui n’avait franchement pas envie de me retaper la même année.

Après quelques galères pour trouver le bureau de M.Cobb, il faut dire que ce campus était énorme, je finis par repérer l’endroit que je cherchais. C’est la secrétaire qui m’accueilli, et me demanda d’aller patienter dans la salle d’attente, ou je me rendais donc.

Visiblement, je n’étais pas seule puisque une jeune fille d’à peu près mon âge attendait, sur une des chaises en bois. Je l’imitais, m’asseyant néanmoins à l’autre bout de la petite salle.

Bonjour, lâchais-je automatiquement.

Je n’étais pas vraiment d’humeur à faire connaissance avec la blonde, préférant me plonger dans mes réflexions et attendre tranquillement. En plus, je n’avais aucune idée du « comportement » des américains, tout comme de la personnalité de cette fille. Parfois, j’étais de nature méfiante, surtout dans une école comme celle-ci, ou les langues de vipères et gosses de riches étaient généralement en nombre.

J’étais arrivée à Miami le matin même, par un avion venant de Moscou. Le voyage s’était bien passé, je n’avais pas eu de voisin trop chiant, même si l’hôtesse était lourde, pour le coup. Une vraie tête en l’air, qui a mis une bonne heure à m’apporter une simple canette de coca, misère ! Je n’avais pas pris le temps de visiter la ville, préférant dans un premier temps déposer ma valise, puis faire une très brève visite des lieux. Enfin, M.Coob m’avait convoqué, alors que je m’apprêtais à partir à la recherche d’une patinoire.

J’avais hâte de me remettre sur mes patins et de retrouver un bon coach, pour pouvoir reprendre la compétition. A la base, je n’étais pas de nature compétitive, mais le patinage est peut-être la seule exception, la chose qui me procure le plus de plaisir quand j’écrase mes adversaires. Cette année, j’espérais réintégrer le haut niveau de la nouvelle catégorie à laquelle j’appartenais, ayant dorénavant 15 ans. Le haut niveau du patinage artistique était sans aucun doute un de mes objectifs principaux, et je pense que j’avais des raisons d’y croire. Mon dernier coach y croyait dur comme fer, et semblait en bonne voie de m’y amener, ce pourquoi mes parents étaient en train de voir pour qu’il puisse me rejoindre ici même à Miami, et y trouver un bon poste. Je trouvais cela exagéré, mais après tout si lui était pour, soit.

Lasse, j’observais la salle avec un faux intérêt. Celle-ci était assez élégante mais pas style château de Versailles non plus. Quelques chaises permettaient aux élèves qui attendaient de s’assoir, tandis qu’une petite table ainsi qu’un petit présentoir accueillait des prospectus, ainsi que des affiches. J’en chopais un, que je lisais avec plus ou moins d’attention. Finalement, je finis par le laisser sur la table, et reprenait le fil de mes pensées. Dans l’ensemble, d’un point de vue purement esthétique, je trouvais ce nouveau lycée pas mal du tout. Une école assez ancienne, mais avec beaucoup de charme, et beaucoup de gens. Je n’avais encore parlé à personne, à force de courir à droite, à gauche, mais cela s’arrangera surement quand j’aurais ma confrérie et la chambre qui va avec. Pour les cours, je ne pourrai juger qu’à la rentrée mais en vrai je m’en fiche royalement. De toute manière la plupart du temps je ne suis pas et je fou le bazar, alors… D’ailleurs, ce système de confrérie allait être tout nouveau pour moi car je n’avais jamais eu ça dans mes précédents établissements, ce qui me laissait pas mal de questions, de suppositions et de préjugés. Oui, parce que j’avais remarqué, en France par exemple, que les campus américains étaient de véritables mythes, et qu’ils faisaient rêver beaucoup d’ado. Enfin, plus Hollywood et New York que l’enseignement.

Pour l’instant, dans tous les pays dans lesquels j’avais vécu, la France et l’Angleterre étaient mes préférés. A vrai dire, je dirais que c’est normal puisque c’est les derniers ou j’ai vécu et j’ai donc plus de facilités pour m’en souvenir. La Russie, mon pays, je l’affectionne beaucoup également même si je n’y suis allée que pour les vacances ou alors, j’étais trop jeune.
Voilà maintenant 20 minutes que j’attendais, et la fille était toujours là. Comme elle était arrivée avant moi, M.Cobb la prendrait surement en première, ce qui confirma ma décision : j’en avais ras le bol d’attendre, alors j’allais me casser.

Promptement, je me levais de la chaise et avant de me diriger vers la porte, je demandais à la jeune blonde :

Si le dirlot me demande, dis-lui que j’ai d’autre chose à faire qu’à attendre que « monsieur » soit dispo, j’me casse.

Je passais la main dans mes cheveux et appuyais sur la poignée, énervée. Une fois. Deux fois. J’insistais, puis forçais, puis finis par frapper dedans.

C’est pas vrai, ouvrez cette porte ! Criais-je en martelant la porte de coups de poing. Purée, je crois bien qu’on est enfermées. Dis-je, hors de moi à ma voisine de galère.

Je me tirais de là, lui laissant la place d’essayer si elle le désirait, de toute façon c’était fermé, et repartis m’assoir à mon ancienne place, sortant en même temps une clope et un briquet de mon sac.

La fatigue commençait sérieusement à me prendre, entre le décalage horaire et tout ce qui s’était passé ces derniers jours, plutôt musclés. Voyage Londres-Moscou, rencontre avec l’autre con, puis la prise de tête avec mes parents qui a fini par aboutir à mon arrivée ici, ce qui devait être le seul truc positif dans l’histoire, quoique je commençais à me poser des questions. Premier jour, premier pépin, et pas vraiment un truc commun, en plus. Sérieusement, enfermée dans la salle d’attente du dirlot, je l’avais encore jamais testée, celle-là. Bref, la fatigue et ça me me mettais sur les nerfs, alors si l’autre fille décidait de me chercher, ça risquerait de partir en cacahuètes.

J’espère que t’es pas claustro, parce que si ça se trouve, on est là pour un petit bout de temps
, déclarais-je calmement en allumant ma cigarette.

Je fixais la jeune fille, attendant sa réaction. Nous étions peut-être coincées là pour un bon moment, alors je croisais les doigts pour qu’elle soit sympathique (enfin, de mon point de vue) et que cet après-midi ne soit pas un calvaire.

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