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 Tu m'avais déjà oublié? (PV Soso ♥)

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MessageSujet: Re: Tu m'avais déjà oublié? (PV Soso ♥)   Jeu 11 Sep - 20:15

Alors Soraya ? Heureuse de me voir ? Non pas vraiment, mais pas grave, je m’en fiche, c’est pas comme si je te connaissais vraiment après tout. Tu es ma sœur, ou plutôt demie sœur, mais que sais-je à ton sujet ? Rien au final. Je n’éprouve même aucun réel sentiment de fraternité à ton égard. Il se développe quand les jeunes grandissent ensemble généralement, ce qui n’a pas été notre cas. Peut-on vraiment dire que nous sommes sœurs, si nous sommes des inconnus l’une et l’autre ? Je n’en sais rien. Nous avons la même mère, le même sang, mais rien en commun apparemment. Du moins, c’est la première impression que j’ai. Pas la même éducation, pas le même milieu de vie. Deux personnes à l’antipode, deux filles qui n’auraient sans doute jamais se rencontrer, si notre mère n’en avait pas décidé ainsi. Deux filles qui ont sans doute les mêmes cicatrices du passé, mais qui pourtant se regardent là, au milieu d’une chambre. Des éclairs dans les yeux, une ambiance tendue. Tout ça, c’est à cause de moi je le sais, et au fond je m’en fous de savoir si elle va m’apprécier ou pas, je risque de sans doute ne jamais vivre avec de toute façon. J’ai mon père à Nashville, et ma mère… Ma mère, et bien c’est un fantôme du passé. Une femme qui passe son temps à courir de ci et là, écarter les cuisses quand il faut. Quoi ? Je ne traite pas ma mère de trainée, quoique, c’est ce que penseront sans doute Soraya et Maira quand elles apprendront qui je suis. Une fille illégitime, hors mariage, gâchant probablement une entente familiale. Brisant un couple, et une famille déjà fragile. Une fille ignoble, raison pour laquelle la mère n’était pas souvent au foyer. Pourtant mes pauvres filles, vous n’en savez rien. Vous ignorez toute la vérité. Si je suis née, je ne l’ai pas choisi, et si je vous ai volé votre mère. Jamais. Celle-ci est partie peu après ma naissance. Elle n’a jamais été présente, et n’a jamais consacré son temps à d’autres filles que vous, quand elle n’était pas à Puerto Rico en tout cas. Les affaires, et les histoires d’un soir, c’est ce que je pensais moi. Connaissant le phénomène, elle m’avait bien mis au monde… « Ah c’est le grand manitou, celui à qui vous obéissez comme de bons toutous, c’est ça ? » Mon sourire reprit place sur mon visage, le ton sarcastique en plus. « Et je ne fouille pas les chambres, juste la tienne. » Ajoutais-je plantant mon regard dans le sien, la défiant. Tous ces sous-entendus devaient certainement lui faire se poser des millions de questions.

Et c’était fait exprès, jouer ce sur ce qu’elle ne savait pas encore. Tourner les mots, jouer avec les sens, et presqu’aller au bout pour détourner du regard. Je n’avais pas encore le droit de le faire, d’avouer la vraie nature de ma venue ici, ce pourquoi je me contentais de simplement faire durer le suspense, et la faire tourner en bourrique. « Oh quelle merveilleuse avocate tu ferais ! » Dis-je faussement joyeuse. « Je vois que tu connais bien tes lois, c’est bien, tu écoutes en cours au moins. » J’étais ironique, hautaine, et du haut de mon un mètre soixante je la toisais, même s’il était évident que je ne faisais pas le poids, et qu’elle me dépassait largement. Mais le rapport de force pour moi ne se mesurait pas qu’à ça. Vous n’avez qu’à voir David et Goliath. « Amoureuse ? Moi ? » Je riais longuement, comme si elle venait de sortir la blague la plus drôle de tout les temps, avant de reprendre mon calme. « Ca va pas la tête. Je ne tombe pas amoureuse de n’importe quoi. Faut pas abuser. » Mon ton était sec, et d’accord j’y allais fort, surtout que plus tard notre relation allait sacrément se corser. « J’inspecte juste miss Muños, et je suis d’accord pour te donner un indice. » Je fis un pas en arrière, désignant toujours la photo. « Tout est une question de liens de famille. » Et je m’arrêtais net, sur une phrase des plus mystérieuses, la laissant dans le brouillard le plus total, avant de changer de sujet, retournant à son soucis principal : croire que je suis un stalker. « Quatorze. » Rectifiais-je alors qu’elle venait de me donner dix ans. « Et l’homosexualité ne fait pas parti de ma nature non plus, et de toute façon même si ça avait été là j’ai de meilleurs goûts quand même. » Dis-je mesquine. Bien sur, je disais ça de ma propre sœur, alors qu’en réalité je la trouvais vraiment belle. Elle avait tout hérité de ma mère, qui même si j’ai du mal à m’en souvenir a toujours été une femme séduisante. Pas étonnant qu’elle ait fait tomber tous les hommes qu’elle croisait.

La scène qui se déroulait actuellement était loin d’être bien joyeuse, d’un point de vue extérieure, mais moi je trouvais ça drôle, et beaucoup plus prenant qu’une conversation banale. « J’ai l’impression de t’avoir insulté, c’est dingue. » Dis-je dans un calme olympien. « J’t’ai pas dis : fais moi faire une visite salope. Quoique j’aurais pu, mais bon. » J’haussais les épaules, pas franchement affectée par le fait qu’elle ne serait pas malheureuse d’assister à ma mort. « Ca tombe bien, je préfère que les gens soient heureux à mon enterrement que complètement déprimés. » Ca me faisait même rire. « Oh je t’ai pas dis en fait, c’était un peu mon but initial, t’en faire baver ? Après si tu veux faire la même chose ça peut être marrant, non ? Comme un jeu, celle qui fait craquer l’autre la première. Je t’assure que je peux gagner, et rien que quand je te dirais qui je suis, t’auras de quoi bien pleurer, ma fille. » Je croisais les bras sur ma poitrine, la mettant clairement au défi de tenter quoique ce soit. Elle ne me connaît pas, elle ne sait pas ce dont je suis capable, et ce n’est pas parce que j’avais l’air d’un gnome malveillant à ses yeux que ça allait changer, au contraire je tirerais parti de ce manque de méfiance à mon égard.

« Laisse Isobel où elle est, ses histoires de famille ou même, ses histoires tout court ne me regardent pas. » « Très bien, si tu le dis. » « Les baptisés ne supportent pas les garces de ton genre. » « Sérieux ? Comment ça se fait que t’es là ? Ils ont pourtant l’air de très bien s’en sortir avec toi, en tout cas. » Lançais-je insolente. « Et le mec c’est Nathan… Mon cousin. » J’écarquille les yeux, regarde la photo de plus près. Notre cousin ? « Dommage, il était mignon en plus. » Dis-je en reposant la question. « Et pourquoi je le demande, c’est parce que je suis curieuse, pardi. » Je ne tenais pourtant pas rigueur de son propos sur son/notre frère décédé. Je ne l’avais jamais connu, et en vue de notre conversation, je n’étais pas en mesure de jouer à la fille attristée, m’excusant bêtement, ce qui serait en totale contradiction avec mon attitude. Puisqu’en plus je venais tout juste de lui faire comprendre que j’étais une garce. Consciente en plus, et que ça ne me posait pas le moindre problème de l’assumer. D’ailleurs, tout se déroule comme je le prévois, enfin, prévoir c’est un bien grand mot, mais cette fille est prévisible au possible, ses répliques semblent écrites à l’avance, je m’ennuie, et baille, main bien devant la bouche, alors qu’elle est occupée à me débiter un monologue plein de bon sens, comme quoi le hasard c’était bon pour les cons, blabla blabla. Pas très intéressant. « C’est bon t’as fini ? » Demandais-je désinvolte. « Très bien, parce que je commençais à m’ennuyer là. Enfin, je te dirais juste qu’il ne vaut mieux pas parler trop vite et que tu risques de très vite revenir sur tes paroles, ça ne saurait tarder. » Et cela concernait surtout la partie « tu ne feras jamais partie de ma vie. » Oh ma pauvre, tu ne crois pas si bien dire. Ta vie, j’en fais déjà parti depuis quatorze ans. « Autre chose de plus intéressant ? » Questionnais-je alors qu’elle me demandait de déguerpir, ce que je m’apprêtais à faire. « Heureusement que j’ai pas besoin que tu me tiennes la main, en tout cas ce fut un plaisir de te rencontrer et faire plus ample connaissance Soraya. T’as de la chance, j’ai aussi des choses de prévues, et je ne voudrais surtout pas me mettre en retard. » Dis-je me dirigeant vers la porte. « A bientôt, parce que t’es pas prête de m’oublier, crois-moi. » Dis-je en dernier avant de m’éclipser, sans fermer la porte, hautaine. A nouveau dans les couloirs, je trace ma route et reprend le chemin de l’internat où je réside, sourire aux lèvres. Cette rencontre fut brève, mais intéressante, je n’attendais qu’une chose, le jour où je pourrais leur faire comprendre qu’Alyssia était là et qu’elles n’allaient pas se débarrasser de moi de sitôt.
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MessageSujet: Re: Tu m'avais déjà oublié? (PV Soso ♥)   Mer 23 Juil - 23:39

Les bras croisés sur ma poitrine, je regardais la jeune inconnue que j’avais en face de moi. Déjà ce matin, son comportement m’était resté en travers de la gorge. Je ne supportais pas la façon dont elle m’avait demandé de bouger et là encore, elle n’avait pas l’air de comprendre que si c’était la guerre qu’elle cherchait, elle l’aurait et dès lors, on pourra certainement parler d’une troisième guerre mondiale. Elle tenait dans sa main une photo. Une photo souvenir, une photo familiale, une photo qui me tenait à cœur, même si au final ça ne se remarquait pas. Je ne passais pas ma vie avec Nathan, encore moins avec sa maman, mais ça n’empêchait pas qu’ils faisaient partie de ma famille tous les deux et au final, même si je passais plus de temps à me disputer avec Nathan, au fond on s’entendait relativement bien. Dans un premier temps, je voulais savoir ce qu’elle foutait là, dans ma chambre. Elle n’avait pas l’air de comprendre où était le problème dans ce qu’elle avait fait, donc soit elle venait d’une autre planète, soit elle était drôlement mal élevée.

« Emeric c’est le mec qui risque de te tuer s’il apprend que tu fouilles les chambres des membres de sa confrérie. C’est pas un moulin, ici. »

Elle se leva du lit, tenant toujours la photo dans sa main et me répondit :

« Je suis nouvelle ici, et je viens juste visiter les locaux des confréries, c’est un crime ? »

Une fois de plus, je haussais les sourcils. Elle était vraiment comme ça ? Sans gêne, à ce tarif là ce n’est même plus un manque cruel de scrupule dans ses actes, mais clairement un manque d’autorité parental. Ne bougeant pas d’un centimètre, je la fixais toujours avec un air grave :

« A partir du moment où tu te tapes l’incruste dans les chambres des membres sans même qu’ils soient au courant, oui c’est un crime. Je m’en tape comme de l’an quarante que tu veuilles visiter cette confrérie, mais je trouve ça un peu gros que, premièrement, tu veuilles la place sur laquelle j’étais assise ce matin et puis là, t’arrives et comme par hasard, tu te retrouves dans ma chambre, comme si c’était normal. T’es amoureuse ou quoi ? » Je marquais une pause et repris « Désolée, je ne fais pas dans l’homosexualité et quand bien même, t’as quoi ? 10 ans ? T’es un peu jeune, gamine »

Elle s’approcha de moi et se stoppa. Toujours les bras croisés, je la regardais. Elle était plus petite que moi et la fixer droit dans les yeux ne me dérangeait absolument pas, c’était d’ailleurs ce que je faisais. Quand elle me proposa une ultime solution à notre problème qui était qu’elle se prenait un peu pour une princesse à faire ce qu’elle voulait, quand elle voulait, avec qui elle voulait.

« Peut-être que tu pourrais même me montrer le bâtiment ? »


Les traits de mon visage changèrent littéralement et se crispèrent. Je devais faire preuve de beaucoup de sang froid pour ne pas l’étriper sur place.

« Non mais tu m’as prise pour qui ? T’es assez fouineuse pour trouver ma chambre, tu ne risques pas de te perdre dans la confrérie et dans le pire des cas, crois moi, le monde ne s’en portera pas plus mal et moi j’aurai une raison de plus de danser sur ta tombe. C’est la dernière fois que je te le dis, j’suis pas ton larbin ni ta boniche. Au mieux, je serai juste celle qui fera de ta vie un véritable enfer, c’est clair ? »

Elle en vient à se rebeller et à parler d’Isobel. Sur le moment, je me demandais pourquoi elle l’appelait par son prénom. C’était pas dur de connaître le prénom des professeurs, il suffisait juste de regarder notre grille horaire, mais personne ne se prenait à les appeler par leur prénom, sauf si ces derniers font, de près ou de loin, partie de la famille. La situation d’Iso était tout aussi critique que celle de ma mère, et peut-être même que cette garce était encore une demi sœur à Nathan, mais dans ce cas-là, ça ne m’intéressait absolument pas. Je ne calculais déjà pas Jewel, j’allais pas commencer avec miss-sans-gêne.

« Laisse Isobel où elle est, ses histoires de famille ou même, ses histoires tout court ne me regardent pas. » je marquais une pause, me dirigeant vers le bureau sur lequel je m’assieds et repris « Evidemment que t’es une peste. Le monde entier pourrait le penser, et crois moi tu vas ramer si tu intègres cette confrérie. Les baptisés ne supportent pas les garces de ton genre. Et le mec c’est Nathan, le fils d’Isobel justement et donc, comme t’as l’air de t’en douter, mon cousin. Mon frère, il est mort. Pourquoi ? »

Je la regardais poser à nouveau la photo sur la table de chevet, puis posa mes yeux sur elle, calculant presque tous ses faits et gestes. Lui dire que mon frère était décédé était sorti tout seul et même si c’était une épreuve assez douloureuse dans ma vie, j’arrivais à y faire face et à rester de marbre face à cette étrangère prenant ses aises dans mon espace vital. Elle tentait de me rassurer sur son comportement, me faisant ni chaud ni froid. Elle n’avait pas l’air de saisir la nuance :

« Non, mais savoir que t’es une garce à plein temps, je m’en tape complètement. Ca m’intéresse pas, parce que tu ne feras jamais partie de ma vie. Je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu me veux, mais qu’importe qui ou quoi tu seras toujours qu’une vulgaire petite inconnue, pire encore : tu seras invisible. Maira elle est pas ici, et arrête de me prendre pour une conne, le hasard ça n’existe pas. Si t’as du temps à perdre, tant mieux pour toi, mais j’ai une vie beaucoup plus intéressante que jouer les baby sitter avec un bébé dans ton genre »

Toujours avec autant d’agacement, je lui demandais de dégager de ma chambre et de repartir d’où elle venait :

« T’es venue ici toute seule, t’as pas besoin que je te tienne la main pour te prendre la porte et pour ta gouverne, t’es qu’une petite emmerdeuse, pas mon invitée. Donc, pour la dernière fois, dégage. De toute façon, j’ai autre chose de prévu que de taper la discussion avec toi »
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MessageSujet: Re: Tu m'avais déjà oublié? (PV Soso ♥)   Ven 13 Juin - 12:26

Tu m'avais déjà oublié?
Soso & Aly


C’était drôle, parce qu’à la base, j’étais censée juste faire une petite visite, ce que j’avais vaguement expliqué en débarquant comme une fleur dans leur salle commune. Je ne savais pas trop si j’avais le droit, mais comme j’étais nouvelle, j’avais eu envie de découvrir les environs, et je pouvais très bien partir comme j’étais venu à la découverte des autres bâtiments attenants, qui contenaient les autres confréries. Cependant, je ne m’étais pas imaginé me retrouver face à la chambre de ma sœur, parce que de base, je n’avais pas imaginé qu’elle soit sportive, et qu’elle aime ça. Mais soit, il faut croire que les liens de sang ça joue beaucoup, parce que même sans avoir vécu sous le même toit, on se retrouve avec les mêmes passions. Comme quoi.

Sans gêne, j’avais pénétré dans la chambre, pour découvrir comment elle vivait ici, si elle s’y sentait bien, et au pire des cas je pouvais toujours dire que j’étais une amie à elle, qu’elle avait invité si quelqu’un venait à se pointer, ça passait toujours, même si j’espérais la croiser elle avant toute autre personne. La rencontre pouvait s’avérer plus drôle que durant la matinée, ou j’ai pu apercevoir en premier plan un regard outré, et une certaine incompréhension face à mon comportement désinvolte. Elle ne devait certainement pas comprendre, pourquoi d’un coup j’arrivais et je me comportais de la sorte vis-à-vis d’elle. Si seulement elle savait, j’avais hâte que notre mère arrive à bon port et nous invite toutes les trois à un repas, pour que je sois présentée, c’était prévu, et ma mère préférait que ça soit annoncée de sa propre bouche, donc bah en attendant je faisais un peu ma fouine. J’ai toujours voulu les rencontrer, et je voulais dès lors savoir comment elles vivaient leurs vies, voir comment elles avaient évoluer, chercher à apprendre un peu à les découvrir, parce qu’au fond à part leurs prénoms et leurs visages, on ne m’a jamais rien dis à leur sujet, sauf qu’elles quittaient Puerto Rico pour venir ici à Wynwood, et dans un sens, tellement enfermée dans ma campagne, j’avais eu envie de faire un pas vers elles, et aller à leur rencontre.

Vous trouvez peut-être ça mignon, mais mon comportement l’est moins, je suppose, mais bon, je voulais juste profiter un peu tant qu’elles ignoraient tout de la situation, j’avais envie de m’amuser, j’étais comme ça.

Installée sur son lit, j’observais ce qui m’entourait. Milieu bien rangé, bien décoré, on voyait qu’elle tenait à un certain ordre. J’ouvris quelques tiroirs et tomba sur une photo d’Isobel, ma marraine, et la sœur de notre mère, qui tenait dans ses bras un jeune homme, blondinet, assez beau gosse. En fait c’était clair que ça devait être un membre de sa famille, et peut-être de la mienne ? Qui sait, c’était peut-être encore un frère, un cousin, mais vu qu’elle était rangé soigneusement, les personnes dessus devaient avoir de l’importance pour Soraya, ce pourquoi je la tenais fermement, mais délicatement. Et c’est à ce moment précis qu’elle choisit pour faire son apparition dans la chambre. Et comme convenu, sa réaction fut à mourir de rire.

Superrr. Tu peux me dire ce que tu fous là ? T’as dragué l’autre connard d’Emeric pour pouvoir monter jusqu’ici sans problème ou quoi ? Quoi que j’ose au moins espérer qu’en plus d’être con, il n’est pas, aussi, pédophile, sinon il s’est vraiment perdu en chemin ce mec. Alors, accouche ?
Et qui est Emeric ? Demandais-je totalement ignare. Bah j’ai juste ouvert des portes, et je me suis retrouvée ici. Mais rassures-toi, à la base c’était pas pouvoir ta jolie gueule décomposée en me voyant là, c’était pour rencontrer des RK, et faut supposer que t’en es une. Je marquais une pause, me levant, tenant toujours la photo à la main, et répondit calmement : Je suis nouvelle ici, et je viens juste visiter les locaux des confréries, c’est un crime ? Lui demandais-je innocente.

Je me postais face à elle, bien que nos tailles soient bien différentes, qu’est-ce qu’elle était grande, belle et provocatrice, au moins elle ne serait pas une sœur ennuyante. Peut-être que tu pourrais même me montrer le bâtiment ?

C’était de la provocation pure et dure, sachant que le matin même j’avais été des plus odieuses avec elle, mais pour le coup, je gardais un ton serein, presque gentillet, et elle devait certainement me trouver hypocrite et détestable, pourtant je n’étais pas en train de l’agresser, bien que ça ne tarde pas si elle continue à chercher la petite bête.

D’ailleurs, elle me voit, regarde ma main, voit la photo que je tiens au creux de ma paume, et c’est le drame, elle me traite de voleuse, et là ça ne passe pas du tout, mon ton se veut plus sec, mon regard plus ferme.

Voleuse ? En quoi j’ai l’air de voler quelque chose ? Je suis pas rentrée dans cette chambre par hasard, sauf que ça tu le sais pas encore, tu devrais demander à la dame sur la photo, Isobel, tu sais ta tante, parce qu’apparemment elle vous a caché bien des choses à toi et Maira, tu devrais peut-être lui demander. Et ta photo je comptais te la rendre, je suis peut-être une peste, parce que je suis sure que tu le penses, mais je ne vole pas, dis-je en posant la photo sur sa table de chevet. D’ailleurs, c’est qui le mec sur la photo, jamais entendu parler, c’est ton frère ?

Impudente, j’ignore presque ses menaces, et continue dans ma lancée, je suis curieuse. Certes, le fait qu’elle m’ait parlé de la chef m’avait un peu glacé le sang, je me serais sentie mal de me faire virer de la main de la personne qui me permettra d’intégrer ses rangs. Bon certes, j’aurais trouvé quelque chose, j’ai plus d’une corde à mon arc, mais si ça venait à ses oreilles, j’étais probablement fichue d’avance, ce pourquoi je choisissais de baisser d’un ton, me calmer, tout en montrant que je ne me laisserais pas faire, même si du haut de mes quatorze ans, je passais pour une gamine frustrée.

Oh mais faut pas te sentir vexée hein, y a pas qu’avec toi que je suis comme ça, tout le monde, donc c’est pas ta remarque qui va y changer grand chose, crois-moi. Et c’est pas mon but de te coller, comme je l’ai déjà dis, je suis tombée par hasard sur ta chambre, ça aurait très bien pu tomber sur Maira, mais si je voulais vraiment te suivre, je ne t’aurais pas lâché de la matinée, or j’attends le moment propice, c’est plus intéressant. Ce qui voulait clairement dire que j’attendais le repas, et que jusqu’à ce qu’il ait lieu je ne comptais pas avoir de contacts fréquents avec mes sœurs. Bah, quelles manières dignes d’une fille, dis-moi, renvoyer son invité de cette façon, je suis outrée. Tu ne devrais pas me raccompagner à la porte plutôt ? Je ne sais pas, c’est plus convenable, dis-je un grand sourire aux lèvres.
Tenue d'Alyssia:
 
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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MessageSujet: Re: Tu m'avais déjà oublié? (PV Soso ♥)   Jeu 12 Juin - 14:30

Alors que le cours d’histoire venait de se terminer, partir de cette classe était vraiment la première chose que j’avais envie de faire. Non pas que le cours était chiant, mais le fait de devoir supporter l’autre peste une minute de plus allait vraiment m’énerver. Comparé à elle, Maira était un ange malgré nos retrouvailles plutôt déchirantes. Elle avait parfois un caractère de petit cochon et se transformait en petite peste, mais contrairement à l’autre, je ne lui en tenais pas rigueur : elle avait une raison qui était plus que valable, or cette petite garce que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve m’avait presque prise pour son chien en me demandant de me décaler d’une place. J’avais en grippe ce comportement et j’avais encore moins l’habitude de ce genre de prétentieuse, mais il y avait un point positif à tout ça : j’allais pouvoir jouer et rira bien qui rira le dernier. Elle était mal tombée la cocotte parce qu’en plus de ça, je ne culpabilisais et ni même la limite morale d’un être humain. J’avais perdu ça, j’avais perdu certaines valeurs, je n’étais plus la même.

En sortant du cours, je n’adressais pas un mot ni même un regard à ce petit diablotin, alors que je prévenais Maira que dans le pire des cas, on se verrait plus tard. J’adressais un sourire hypocrite à l’autre gamine et puis disparaissais dans les couloirs pour poursuivre le cours de ma journée. L’après-midi avait, d’ailleurs, été beaucoup plus intéressante. J’avais pu faire ce que j’aimais : le sport ; et j’avais même eu assez de temps pour faire un saut à la plage où je m’étais amusée avec une planche de surf. Ce n’était pas ce que je faisais de mieux, mais j’aimais beaucoup le défi de devoir tenir sur une planche et de la faire glisser sur ces rouleaux d’eau plus communément appelés « vagues ». J’avais encore beaucoup à apprendre, mais tant que je m’amusais, j’estimais que c’était le principal. C’était pas la discipline à laquelle je devais m’entrainer le plus, et puis encore fallait-il trouver une personne pour bien vouloir me l’apprendre correctement. Au bout de deux heures à essayer de dompter mes gestes, je récupérais mes affaires et pris la direction de la confrérie. Dans la salle commune, je croisais l’ancien chef. J’étais heureuse qu’il ne soit plus à la tête de la confrérie, mais d’un autre côté, le fait que mon propre mentor soit, lui aussi, chef ne m’enchantait pas vraiment. Je lui adressai un regard noir qui exprimait toute la sympathie que j’éprouvais envers sa minuscule personne et me répondit d’un signe de main et un sourire Kürschner dont seul lui avait le secret, puis traçais mon chemin en direction des douches où j’y restais une bonne dizaine de minutes. Une fois dans ma chambre, une présence inhabituelle se faisait ressentir : je ne pus m’empêcher d’exercer un mouvement de recul assez furtif lorsque mes yeux se posèrent sur l’autre garce de ce matin. Elle comptait me suivre comme ça partout, ou quoi ? Je la dévisageais de haut en bas :

« Superrr. Tu peux me dire ce que tu fous là ? T’as dragué l’autre connard d’Emeric pour pouvoir monter jusqu’ici sans problème ou quoi ? Quoi que j’ose au moins espérer qu’en plus d’être con, il n’est pas, aussi, pédophile, sinon il s’est vraiment perdu en chemin ce mec. Alors, accouche ? »

Emeric était certainement le mec que je détestais le plus dans cette confrérie. Autant Matt m’énervait, mais j’avais pas d’autre choix que le supporter, autant l’autre s’il pouvait se perdre dans sa connerie voir même se faire enfermer au pénitencier de la connerie humaine, ça m’arrangerait. En tant qu’ancien chef, je n’étais pas sûre qu’il accepte que des intruses telles que cette petite peste, entrent dans la confrérie comme dans un moulin. C’était pas journée porte ouverte, et je me demandais comment était-elle monter jusqu’ici. De plus, pourquoi dans ma chambre à regarder mes photos. Elle était à son aise, et le pire c’est qu’elle n’avait pas l’air de trouver ça anormal d’agir de la sorte alors que je venais de débarquer et de la prendre en flagrant délit. J’avançais d’un pas vers cette dernière et me courbais légèrement pour récupérer les deux photos dont une renvoyait la complicité parfois invisible entre Nathan et sa maman.

« Tu te crois où ? C’est pas un musée ici, t’as pas à débarquer comme ça comme tu le sens et en plus de ça, à toucher à mes affaires. D’autant plus que je ne vis pas toute seule et si Ashlyn, qui est aussi la chef de la confrérie avait débarqué avant moi, je ne suis pas sûre qu’elle aurait accepté ta présence de voleuse narcissique ici. »

Je rangeais les photos à leur place et pris appui contre le bureau en croisant mes bras sur ma poitrine :

« Il va peut-être falloir que tu penses à redescendre de ton petit nuage ma jolie. Non seulement, je ne suis pas ton chien, donc la manière dont tu m’as parlé ce matin, t’oublies, si tu ne veux pas avoir des problèmes. Mais en plus de ça, dois-je faire appel à un exorciste? Parce que t'as l'air possédée par ma grande personne, pour que tu ne daignes pas me lacher la grappe . J’espère que je suis claire. Je ne sais pas qui t’es ni même ce que tu me veux, mais peu importe, ça ne m’intéresse pas. Alors maintenant, tu te prends par la main et tu dégages, entendido* ? »

Je montrais la porte d’un signe de tête et tout en la fixant attendais qu’elle se la prenne, la porte.

*entendido = Compris?

HRP: désolée c'est un peu nul ._.

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MessageSujet: Tu m'avais déjà oublié? (PV Soso ♥)   Jeu 5 Juin - 13:24

Tu m'avais déjà oublié?
Soso & Aly



Cette matinée avait été particulièrement amusante puisque j’avais enfin officiellement rencontré mes deux sœurs. Bien sur, elles ignorent encore qui je suis, pour le moment je ne dois être à leurs yeux qu’une belle garce qui se croit tout permis, mais ça me va. J’ai rien fais pour qu’elles m’apprécient en même temps, mais c’était drôle leurs réactions. Une gamine de quatorze qui les prend de haut comme ça, elles ont du se demander d’où j’atterrissais pour me croire tout permis comme ça. Mais bon, le but était que pour le moment j’apparaisse comme une parfaite inconnue, bien que j’ai faille me faire griller par Isobel, notre tante, et plus précisément ma marraine. Elle sait que je suis la troisième fille de sa sœur, mais apparemment elle n’était pas au courant du secret que je devais garder jusqu’à l’arrivée de notre mère pour le fameux repas où je serais officiellement présentée. Jour, où je pense que tout allait partir dans tous les sens. Je m’y attendais, mais même si elles n’étaient pas mes sœurs, j’aurais eu le même comportement avec elle, c’est juste que là je tirais profit de la situation. Elles ne savaient rien, et j’étais la seule à pouvoir tirer les ficelles des marionnettes.

Et c’était d’ailleurs ma spécialité. Tirer parti de ce que les gens ignoraient pour les mener en bateau, les faire tourner en rond et mentir à ma guise sans qu’ils puissent se rendre compte de rien. Bon évidemment, je n’allais pas pouvoir leur raconter des cracks pendant bien longtemps, la vérité allait bientôt être dévoilée, et je préférais encore garder cette carte pour plus tard, en attendant, j’allais juste me contenter d’être celle que j’étais. Rien de plus, et c’était très bien ainsi.

J’avais donc quitté le cours d’histoire toute guillerette, les laissant continuer leur matinée barbante pour retourner à mes occupations, comme celle d’aller visiter les locaux sportifs, et m’entrainer un peu. J’aimais bien courir, musique dans les oreilles pour passer le temps et garder ma forme olympique. L’entrainement chez moi était de rigueur, et même quand je n’avais pas de compétition en approche, je gardais un emploi du temps strict, ne jamais me relâcher, être toujours au top niveau. C’était ce que m’avait toujours appris mon entraineur, et depuis c’était devenu une vraie habitude. Trente minutes de courses par jour, au moins.

Donc après avoir fait le tour des salles de sports, je m’étais enfermé dans ma musique pour courir un peu, face à un paysage dépaysant, bien changeant de ma ville natale, la mer. Je courais sur le sable fin et chaud, en écoutant de la musique électro à fond, tout en appréciant le soleil qui caressait ma peau. C’était on ne peut plus agréable, et j’avais de ce fait, l’impression d’être ici depuis toujours. Après une bonne longueur, je revins vers le bar en jouant avec les vagues, sautillant de ci et là, profitant de l’agréable sensation de l’eau venant me chatouiller les pieds, et du doux chant des vagues venant s’écraser contre les rochers. Je m’asseyais un instant au plus près du bord, repensant à ma vie passée avec mon père, dans un coin de campagne dans le Tenessee. La vie est bien différente là-haut, et même si je ne me plains pas d’avoir changé d’air, je regrettais un peu. J’y avais vécu quatorze ans, et d’un coup j’avais décidé de tout plaquer pour une seule raison : mes deux sœurs. Comme quoi, il en suffisait de peu. Mais bon, j’étais pas du genre froussarde, et même si on pouvait me penser fragile du haut de mes quatorze ans, ça n’était pas du tout le cas, j’étais plus débrouillarde qu’on ne pouvait le penser, j’étais juste capricieuse, mais en dehors de ça, je savais m’en tirer quand il fallait, j’étais indépendante, et ce voyage seul ne m’avait fait que du bien, puisque j’allais en quelque sorte découvrir une nouvelle vie, sans la présence de mon père en permanence. Bien sur, je l’aime beaucoup, et comme il a promis de suivre mes progrès à distance, je lui ai promis de faire de mon mieux, et même si je n’étais pas la plus adorable de toutes les filles, j’avais bien trop de respect à son égard pour oser me comporter mal et le décevoir ne serait-ce qu’une seule fois.

Enfin c’est sur ces pensées, que je me levais et pris la première navette en direction du centre ville à deux pas de Wynwood pour aller prendre une bonne douche et me rhabiller avant d’aller profiter du menu proposé à la cantine. Enfin profiter, plutôt déglutir en voyant son contenu, parce que paraissait-il d’après les bribes de conversation, que ce n’était pas au top niveau de la gastronomie. Alors oui certes c’est un réfectoire scolaire, mais j’avais imaginé qu’ici à Wynwood, vu la réputation, ça soit déjà beaucoup moins cliché que bon nombre de cantines.

J’arrivais donc, et vis que la queue était déjà passablement longue, et comme la patience ne faisait pas parti de mon vocabulaire, je saisissais un plateau, et me plaça en tête de file juste à côté d’un garçon un peu mignon, je lui fis un petit sourire charmeur et exprima ma façon de penser à l’autre pouffiasse qui me regardait d’un œil mauvais juste derrière.

Un problème ? Demandais-je sereine, un grand sourire aux lèvres.

Et elle ne répondit rien, j’évitais ainsi donc toute l’attente et alla m’installer près d’une vitre pour manger cette merveilleuse purée-saucisses concoctée par les cantinières. Je touillais la purée, la mélangeant avec du ketchup pour lui donner déjà un meilleur gout, et abandonna l’idée de toucher aux saucisses qui avaient baignées dans trop de gras pour moi. Avec un verre d’eau en prime, je mis seulement quinze minutes à tout entamer, laissant le plateau en évidence sur la table, repartant de là où je venais l’air de rien.

Je retournais dans ma chambre, et affalée sur mon lit, je cherchais quoi faire pour m’occuper en cette après-midi ensoleillée. Finalement, après deux trois minutes de réflexion, je sautais du lit, et toute joyeuse je sortais de mon dortoir pour aller chercher un plan. Plan, que j’analysais pendant quelques minutes afin de connaître l’emplacement exact du bâtiment des Rho Kappa. J’avais envie de voir un peu comment ils vivaient en communauté entre sportifs, ça m’intriguait vraiment, et même si j’ai l’air d’être trop rébarbative à ce sujet, c’est parce qu’il me tenait à cœur.

D’un pas assuré, je suivais le petit chemin et débouchais devant une entrée avec un ruban violet, couleur officielle des RK, et entrais dedans. Si j’avais le droit ou pas, je m’en fichais un peu en fait, tout ce que je voulais c’est visiter, et ils n’allaient pas refuser une future recrue, si ?

Tout d’abord j’atterrissais dans la salle commune, et dans le couloir qui distribuait chaque chambre de la confrérie. Curieuse, je m’engouffrais à l’intérieur et scruta les noms sur les portes. Au bout de la troisième chambre, je m’arrêtais net en voyant le nom Soraya écrit sur le haut de la porte. Regardant de gauche à droite, j’ouvris la porte, et voyant qu’il n’y avait personne, je m’avançais dans la pièce pour y découvrir là où séjournait apparemment ma très chère sœur.

Je m’aventurais, et essayais tout d’abord de deviner quel était son côté à elle, et quand je l’eus trouver, je m’installais sur lit, et commençais à observer tout autour de moi, ouvrant les tiroirs, par simple curiosité. Et tant pis si elle me voyait.

Alors que j’observais deux photos, le bruit de la poignée se fit entendre, et la porte s’ouvrit. C’était elle. Elle me toisa du regard, me demandant ce que je faisais là.

Bonjour Soraya, dis-je avant un grand sourire innocent. Tu m’avais pas oublié j’espère ? Dis-je un air bien coupable.

Tenue d'Alyssia:
 
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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