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 It's too late ... [Eden ]

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MessageSujet: Re: It's too late ... [Eden ]   Sam 27 Sep - 14:44




La journée avait bien commencé pour Eden. Bien, jusqu’à ce que son portable ne le sorte d’une de ces rares journées où il pouvait faire la grâce matinée. Dans un premier temps, Eden avait espéré que la personne qui osait le sortir de son sommeil change rapidement d’avis quant à ce qu’elle était en train de faire : l’appeler. Restant dans son lit, il attendait patiemment que la sonnerie ne cesse. Il énuméra dans sa tête les personnes pouvant l’appeler à cette heure-ci. Ca ne pouvait déjà pas être ses frères étant donné qu’ils étaient au moins aussi marmotte que lui, si pas pire pour Sasha. Si c’était le boulot, ils rappelleraient plus tard, c’était le week-end pour tout le monde et le dimanche, il n’était pas Monsieur Cobb, directeur de WHS mais bien Eden, jeune adulte de 26 ans rêvant de grâce matinée et bien décidé à la faire comme il se devait. Eden se retourna dans son lit, enfuyant son visage dans son oreiller. La musique s’arrêta, mais le silence ne fut que de courte durée lorsque le portable retentit une seconde fois. C’était fichu. Le jeune directeur prit son courage à deux mains et sorti de son lit pour rejoindre le meuble sur lequel était posé son portable. Il s’appuya contre le chambranle de la porte et prit la communication, au bout du fil c’était la voix de sa mère qui retentit. Eden redoutait les appels de sa mère, en général, ça n’annonçait rien de bon ou rien qui allait le faire sauter de joie. Il retournait dans son lit, écoutant encore les longues explications que lui donnait sa mère, ne comprenant toujours pas l’objet de l’appel, il la coupa « Oui, ‘man abrège là stp » Elle reparti dans des explications qui tira un soupire à Eden et au final, il lui fallut 25 minutes de communication pour le prévenir d’un diner ce midi avec ses frères évidemment, mais aussi des associés de l’entreprise de leur père. Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi il fallait réunir toute la famille pour des personnes dont il se fichait éperdument, mais dans le pire des cas, il pouvait toujours s’éclipser en prétextant un rendez-vous important pour l’école. « Tu préviens Sasha, Eden, stp. Moi, il va filtrer mes appels » Eden sourit jaune « Honnêtement, je pense pas que t’arriveras à avoir Sasha à ton diner, tu devrais laisser tomber » tenta Eden, sachant très bien que son petit frère était rarement opérationnel les dimanches midi. « Eden, tu rigoles j’espère ? Appelle ton frère et si t’arrives pas à le sortir de son lit tu vas jusque là, mais il est question que Sasha soit présent et frais ! » Sa mère raccrocha aussitôt, ne lui laissant pas le crédit de répondre quoi que ce soit. Il composa le numéro de son frère et tomba d’office sur la boite vocale de celui-ci, il n’en espérait pas moins « Sasha, c’est Eden. Diner à midi, j’vais me doucher t’as 10 minutes pour me prévenir que t’es éveillé sinon tu subis l’Ice bucket du siècle » et raccrocha. Eden sortit à nouveau de son lit et alla rejoindre Anjali qui était déjà en train de lui préparer de quoi se réveiller. « Déjà debout, Eden ? » lui demanda gentiment Anjali. L’ainé des Cobb ne savait pas s’il devait prendre cette question pleine de sous entendu au sérieux ou pas mais répondit « Oui, malheureusement. J’ai une mère qui me sert d’emmerdeuse mais aussi de réveil » Elle déposa une tasse de café sur la table alors qu’il venait de s’asseoir sur le divan « Ahh ça annonce un diner, ça, non ? » lui demanda-t-elle curieuse. Eden se leva et confirma ses dires d’un signe de tête. Voyant que 10 minutes s’étaient écoulées il se rappela de l’appel qu’il avait passé à son frère « Bon, je vais me doucher, je dois aller réveiller Sasha à coup d’eau froide » Anjali le regardait, pleine de compassion pour ce dernier « Oh non, pauvre Sasha ! » Eden rigola « Tu dis ça parce que t’as jamais été de corvée à le réveiller. J’peux te dire que c’est le plus radicale avec lui, surtout le dimanche matin » « Oh mais il est jeune, il s’amuse et puis si j’avais son âge, je m’amuserais autant à Miami » Eden lui sourit, se rappelant de la vie assez précaire qu’elle vivait en Inde lorsqu’il y était. D’un air plus sérieux il lui demanda « Tu te plais à Miami ? » Il voulait s’assurer qu’elle se sentait bien ici, il ne l’avait pas ramenée pour qu’elle se sente mal et encore moins comme une esclave. Elle était payée le triple qu’en Inde et Eden lui payait même le loyer de l’appartement qu’il lui avait trouvé. « Oui beaucoup, c’est différent de l’Inde, mais c’est une autre vie, une autre chance pour moi. Puis c’est un plaisir de travailler chez toi » elle marqua une pause et reprit, heureuse « Et puis tu sais, Sasha il est vraiment adorable avec moi » Eden sourit à nouveau « Il a intérêt » plaisanta-t-il. Eden lui adressa un clin d’œil et parti en direction de la salle-de-bain pour se doucher.

Lorsqu’il sortit de la salle d’eau, Eden revint coiffé avec du gel, rasé, parfumé et habillé. Il s’arrêta, voyant un paquet emballé de papier alu, posé sur la table « Anja’, c’est quoi ça ? » lui demanda-t-il, curieux. Anjali revint dans la cuisine, et répondit « J’ai fait des pancakes pour Sasha, il en aura besoin après ce que tu vas lui faire subir » Eden sourit, touché par l’attention qu’elle apportait également à son frère « Tu veux qu’il éclate ou quoi ? » « M’enfin, il a la peau sur les os ! » Eden embrassa la jeune indienne sur la joue pour le remercier « je sais, je rigole. Merci pour lui » « Tu ne manges pas toi ? » Alors qu’il venait d’attraper ses clés de voiture, il se dirigeait rapidement vers la porte d’entrée «Non, pas le temps ! ». Eden se gara devant le bâtiment des Pi Sigma et pénétra dans la salle commune totalement vide avec des paquets de chips et cadavre de bière un peu partout. Il enleva sa veste et la posa sur le dossier d’une chaise quand un Pi Sigma fit son apparition « Bonjour m’sieur Cobb ! » Eden se retourna et en profita de sa présence « Salut, tu sais où je peux trouver un seau ici ? » Hésitant, il chercha et finit par trouver « Si c’est pour le ménage, je peux le faire hein » Eden rigola « tu crois vraiment que je suis venu faire le ménage de votre confrérie ? » Il remplit le seau d’eau froide et sans attendre la réponse, grimpa à l’étage pour rejoindre la chambre de son frère et lui lança le seau d’eau froide en guise de réveil. « putain c'est qui l'enculé qui... Eden? Mais ça va pas la tête? » S’écria Sasha « Je t’ai appelé ce matin, il te reste une heure pour manger t’apprêter etc. Maman a prévu un repas à midi » se rappelant des pancake sur la table, il reprit « Anjali t’a préparé des Pancake si jamais, ils sont en bas. Elle avait pitié du sort que je te réservais » Au même moment le portable du directeur retentit dans la chambre. Eden plongea sa main dans son pantalon et soupira lorsque « maman » s’afficha sur l’écran. Encore elle. Il décrocha « oui ‘man » s’appuyant contre le mur il écoutait la raison pour laquelle elle appelait « Sasha est réveillé ? » « A l’instant, oui » « Ah ! Il va bien ? » « Oui, il a juste un peu froid, mais c’est le réveil ça » Eden sourit à la réaction de Sasha qui était en train de lui tirer joyeusement la langue et s’empressa de couper court à la discussion et de raccrocher. « Bon j’y vais, on se retrouve là-bas, t’as intérêt à être à l’heure parce que je ne pourrais plus rien pour toi » Il quitta la chambre, laissant son frère se réveiller et redescendit, admirant une fois de plus le bordel dans lequel vivaient ces hommes « Hey les gars, je dois vous payer une femme de ménage ou bien quoi ? ». Il quitta ensuite la confrérie en direction de la maison où vivaient ses parents.

Le diner se passait plus ou moins bien si on ne faisait pas vraiment attention à ce qui se disait. Eden s’en fichait de savoir le chiffre d’affaire de l’entreprise, tout comme Ses frères visiblement. Le temps passait, le diner était terminé et pourtant les discussions étaient toujours bien présentes. Sa patience ayant atteint ses limites, l’ainé des Cobb annonça son départ « bon je suis désolé, je dois vous abandonner ici, j’ai un autre rendez-vous important pour mon boulot » « un dimanche ? » lui demanda sa mère. « Et oui, il n’y a pas que toi qu’on dérange un dimanche pour le travail » Sa mère le regardait, choquée de cette réponse. Il salua les invités et sourit fièrement à Sasha et James qui eux devraient probablement rester là encore une heure ou deux. A peine dans sa voiture, son portable vibra doublement. Eden ouvrit les textos qu’il venait de recevoir de ses frères le traitant de lâcheur. Il rigola et leur répondit un simple « <3 ». Néanmoins, son excuse était réelle, il avait un diner de prévu avec Sidney et d’autres collègues pour se détendre, mais aussi pour préparer des activités à leurs étudiants. Ce diner allait changer de celui qu’il venait de subir : moins ennuyeux, moins officiel et il ne devrait probablement pas sortir une excuse pour se décharger d’un truc aussi barbant que les déjeuner qu’organisaient ses parents. La soirée se déroulait normalement, sans encombre et surtout, dans la plus grande simplicité. Ils étaient entre jeunes adultes, parlant du boulot mais pas que, préférant mettre en avant la détente et mêler le sérieux à l’agréable. Un repas simple, des rires échangés faisant oublier le déjeuner le plus emmerdant du monde et enfin, Eden finit par garer sa voiture sur le trottoir pour rejoindre son appartement alors que la nuit est déjà tombée depuis un moment. Demain il allait devoir se lever tôt après une soirée de plus à s’amuser, lui rappelant qu’il n’avait que 26 ans et pas 45. Il inséra la clé dans la serrure, la tourne et poussa la porte. Son appartement était vide, rangé, mais sans vie. Anjali était retournée chez elle, il ne restait plus que lui. Il alluma automatiquement la lampe et referma la porte derrière lui, regardant sa rue totalement calme et endormie du haut de son rez-de-chaussée. Il posa ensuite les clés sur le meuble non loin et retire sa veste qu’il déposa sur le dossier de la première chaise qu’il croise. L’heure affichait pas loin de 2h du matin, lui faisant comprendre qu’il était temps pour lui de rejoindre les bras de Morphée l’attendant sagement dans son grand lit. Un passage par la douche et Eden finit par replonger son salon dans la pénombre la plus totale avant de rejoindre sa chambre ainsi que son lit dans lequel il s’endort comme une masse.

A peine deux heures plus tard, des coups dans la porte le tiraient de son sommeil. Pour une fois, ce n’était pas son portable qui sonnait. Il se leva, perplexe de la personne qui pouvait bien venir le réveiller aussi tôt. Anjali avait peut-être oublié ses clés, mais Anjali ne venait jamais aussi tôt. Il rejoint son salon, en short, torse nu et alluma la lampe pour rejoindre sans trop de risque de se prendre quelconque pied de meuble, la porte d’entrée. Il ouvrit celle-ci et dans l’allée, une jeune fille blonde, de dos dans un premier temps. Eden la regardait clopiner en fronçant les sourcils, sachant très bien que cette jeune fille blonde abandonnée en plein milieu de la nuit et blessée n’était autre qu’Ashlyn, une jeune étudiante de la fac pour qui il éprouvait un intérêt qui n’était peut-être pas le plus conseiller.

« Ashlyn ? »

Il attendit que celle-ci se retourne à nouveau. Lorsqu’il vit qu’elle n’était pas que blessée physiquement. Eden s’écarta légèrement de sa porte afin de l’inviter à entrer.

« Viens » lui dit-il d’une voix calme et à peine audible. Il était hors de question qu’il l’a laisse retourner comme ça et encore moins sans comprendre ce qui arrivait à la jeune fille. Elle n’était surement pas arrivée ici par hasard, sans doute qu’elle voulait parler. Il n’en savait pas grand chose, mais il ne voulait pas la laisser comme ça et encore moins la laisser repartir à pied dans cet état. Lorsqu’elle accepta d’entrer, il l’invita à s’asseoir sur le divan « Comment t'as fait ton compte, pour ta cheville? » lui demanda-t-il, curieux. « Attends, je reviens. Tu veux du chocolat chaud ou un café en attendant ? » Eden disparu pas plus de deux minutes et revint avec de quoi soulager la cheville d’Ashlyn, mais aussi un pull auquel cas elle avait froid « Tiens si jamais t’as froid » Il s’accroupit face à elle et lui demanda, désignant la chaussure qu’il voulait enlever « je peux ? ». Enfin il appliqua délicatement une pommade qui pourrait soulager la cheville de la jeune étudiante et l’enroula d’un bandage. Une fois terminé, il lui demanda toujours aussi calmement, se voulant plutôt rassurant « Ash, tu voulais me voir pour quelque chose ? ».

Eden n’avait rien contre les visites, mais il trouvait ça anormal d’avoir Ash à 4 heure du matin et ce même blessée. Sa visite aurait pu lui faire chaud au cœur si la jeune fille n’avait pas l’air plus épuisée qu’autre chose. Il voulait essayer de la rassurer et de la calmer avant de prendre sa voiture et la ramener à sa confrérie. Il voulait être sûre que tout allait bien, mais ce qu’il avait sous les yeux lui disait le contraire. Inconsciemment, il caressa la joue de la rho kappa, comme pour la rassurer et lui montrer qu’il pouvait l’aider si elle lui en laissait l’occasion.
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MessageSujet: It's too late ... [Eden ]   Dim 1 Juin - 23:51

After jumping, the fall



La compétition de ce matin ne s’était pas bien passée. Enfin, elle aurait pu être pire, Lucky aurait pu se blesser mais fort heureusement, il n’avait rien. J’avais mis plus de dix minutes pour le calmer lorsqu’il avait fait sa crise. Je pensais que tout ceci était derrière moi mais non. Il avait suffi d’une simple flamme dans son champ de vision pour qu’il devienne fou. Je ne pouvais le blâmer d’avoir cédé ainsi à la peur au point d’en avoir fait une crise de panique. Sa mère lui avait été prise par les flammes, tout ce qu’il connaissait avait été détruit par le feu, à cause de cet horrible incendie qui avait eu lieu il y a presque deux ans maintenant.

Le fait est que la compétition avait été un véritable fiasco pour moi, que ma famille n’était même pas venue me soutenir cette fois ci et que je m’étais retrouvée seule, véritablement seule. L’après-midi, je suis allée travailler sur la plage, sans grande conviction avant de rentrer à la confrérie. Ce soir, Soraya ne dormait pas ici, ou elle allait rentrer tard, je ne savais plus trop. De toute façon, cela aurait été trop beau que j’ai une épaule sur laquelle m’appuyer aujourd’hui. Quand j’y repensais, tout était allé de travers, absolument tout. A partir du moment où la compétition avait foiré, tout le reste avait suivi. En travaillant, j’avais perdu l’un de mes bracelets préféré sur la plage, impossible de remettre la main dessus et pourtant, Dieu sait que mes bracelets avaient une importance capitale pour moi, ils me permettaient de cacher perpétuellement les marques que j’avais aux poignets et cela évitait aux gens de me demander ce que c’était. Par la suite, en rentrant à la confrérie, le bordel y régnait et j’avais été obligée de hurler après les nouveaux pour qu’ils rangent tout ce capharnaüm. Mon humeur devenant de plus en plus sombre, j’avais constaté avec un plaisir non dissimulé que la wi-fi du bâtiment avait été coupée pour une raison inconnue, ce qui m’avait empêché de rendre mon travail en avance, comme j’avais l’habitude de le faire.

J’étais déjà au plus bas mais c’était sans compter le fait que l’un de membres de la confrérie était venu frapper à ma porte peu de temps avant que je n’aille dormir, pour m’annoncer que l’un des sportifs participant à l’évènement que nous avions prévu pour la fin de l’année avait pris le large et était purement et simplement retourné en Europe. Aucun problème, après tout, ce n’était pas comme si ce gars était JUSTE sensé s’occuper d’un évènement majeur pour nos préparatifs. J’étais à ce moment-là vraiment au plus mal. Je n’avais qu’une envie, mourir, tout simplement. Inutile de préciser que j’ai eu un mal fou à m’endormir et lorsque j’ai enfin réussi, il ne devait pas être loin de deux ou trois heure du matin.

La peur. Avancer dans les couloirs en essayant de se faire le plus petit possible. C'était difficile. Tout le monde se retournait sur moi, tous me montraient du doigt en riant. "Cocue!" " Pauvre gamine naïve !" Comme s'Il pouvait m'aimer. Comme si je pouvais faire confiance à un Pi Sigma, comme si je pouvais croire qu'il y avait véritablement quelque chose entre nous. Tout le monde se riait de moi et aller dans cette salle de cours me semblait impossible. J'allais pourtant y aller et devant la porte, je l'ai vu. Jared tenant Shin tendrement dans ses bras. Il souriait comme il n'avait jamais souri avec moi. Il semblait heureux, comme quand il était avec Brooke certainement. Il était joyeux, comme il n'avait jamais pu l'être avec moi. S'en était trop et je suis partie, me réfugier loin d'eux, m'enfermant puérilement dans les toilettes. J'avais le cœur qui battait bien trop fort et j'avais le ventre noué. Je me suis penchée au-dessus du lavabo avant de rendre tout ce que j'avais réussi à avaler avec difficultés le matin. J'ai attendu un moment, le temps de me calmer mais mon cœur battait toujours aussi vite, tout semblait rouge et chaud, terriblement chaud autour de moi. En baissant la tête, j'ai vu de la paille au sol, recouvrant de la pierre, mais surtout, j'ai vu de la fumée, j'ai vu des flammes et je me suis entendue hurler. Un hennissement retentit, comme pour répondre à mon appel. Protégez mon fils. C'était la seule chose à laquelle je pensais. Je voulais qu'il vive, que lui soit sauvé plutôt que moi. Sa stalle s'ouvrit bruyamment et il partit au galop. La mienne resta fermée. Je suffoquais, je piaffais et je hennissais à nouveau. Je n'étais plus moi-même, j'étais dans la peau de Furia, lors de ces derniers instants. Je sentais que la respiration devenait difficile, je sentais qu'il était de plus en plus horrible d'inspirer et je sentais la vie qui m'abandonnait. Tous hennissaient autour de moi, tous avaient peur. Une voix se détachait du lot, celle d'Ashlyn. Mes genoux venaient de céder et je me suis effondrée. Ashlyn, pourquoi n'es-tu pas venue avant ? Pourquoi nous as-tu abandonnés? Un dernier hennissement plus faible que les autres qui se transformait en complainte, en gémissement, c'était terminé.

Un hurlement. Je me suis réveillée purement et simplement en criant. Les larmes coulaient sur mes joues sans que je ne puisse les arrêter. Je me suis roulée en boule, honteuse et terrifiée. Ce n'était qu'un rêve mais il était tellement réaliste, tellement vrai. Ce n'était qu'un rêve et j'avais pourtant l'impression qu'il était plus que réel.
Heureusement, Soraya n’était pas encore rentrée et mon hurlement ne l’avait donc pas réveillé. J’ai regardé l’heure sur mon portable, constatant avec un véritable désespoir qu’il n’était que quatre heure du matin. Séchant mes larmes, j’ai enfilé les premiers vêtements de sport qui me sont passés sous la main, à savoir un short et un débardeur. J’ai enfilé le sweat de la confrérie avant de prendre mon portable et de sortir pour aller courir.

Pourquoi tout cela me revenait en mémoire maintenant ? J’étais en train de courir sur la plage, sans véritablement savoir où j’allais, sans réfléchir à la trajectoire que j’allais emprunter. Je voulais juste courir pour évacuer tout cela. Pourquoi repenser à Jared et à Shin maintenant ? Pourquoi ces souvenirs me revenaient maintenant ? Etait-ce à cause de la compétition qui avait mal tournée et qui m’avait renvoyée au passé ? A ce passé que j’avais quitté il y a un moment et que je pensais enterrer derrière moi ? En réalité, tout ce que je pensais achever et oublier n’était qu’enfoui en surface, attendant le bon moment pour ressurgir et pour me faire du mal.

Je courrais déjà depuis une vingtaine de minutes et je commençais à avoir le souffle court. Je sentais la fatigue que j’avais accumulée me retomber dessus au fur et à mesure que ma peur et mon énervement se dissipaient. Tout en continuant de courir, j’ai quitté le sable pour arriver sur un terrain plus dur et rocailleux. Mon pied glissa sur je ne sais quoi et je suis tombée au sol, me tordant la cheville au passage. Cette même cheville qui avait été fragilisée l’année dernière lors d’une randonnée en forêt avec une jeune Rho Kappa. Depuis, j’avais tout fait pour éviter de trop forcer sur cette dernière mais ce soir, j’avais une fois de plus franchi les limites. Je suis restée au sol, en larme, sans oser me relever, trop abattue pour faire le moindre geste. Pourquoi tout revenait maintenant ? Tout allait de travers une fois de plus et je ne pouvais le supporter. Entre mes souvenirs qui m’étaient revenus et la tentative de meurtre de Lila – bon, d’accord, elle avait des raisons de m’en vouloir, mais de là à me jeter par-dessus les escaliers, il y a une marge-, la rechute de mon poulain et tout ce qui me tombait dessus avec la confrérie, je saturai. Je risquais de repartir en semi- Burn out comme l’année dernière et je ne le voulais pas le moins du monde.

J’avais besoin de pleurer et c’est pour cela que je ne me suis pas retenue. Si laisser mes larmes couler pouvait me permettre d’aller mieux par la suite, alors je le ferai. Tout était calme autour de moi, même trop calme. Je n’entendais que mes sanglots et rien d’autre, ce qui me fit psychoter légèrement. S’il n’y avait personne dans les environs, je pouvais très bien me faire agresser et vu la veine que j’avais en ce moment, je ne mettrai pas ma main à couper que rien de cela ne pourrait m’arriver.

Je me suis fait violence et je me suis levée, tentant de m’appuyer sur ma cheville avant de pousser un léger couinement. J’avais mal, bien plus que lorsque je m’étais fait mon entorse. Je me suis mordue la lèvre avant de sécher mes larmes, regardant tout autour de moi pour tenter de localiser l’endroit où je me trouvais. Tout était sombre et seule la lumière de la pleine lune éclairait les lieux.

Je me suis mise en marche, loin d’être assurée, grimaçant à chaque fois que mon pied droit se posait au sol, essuyant quelques larmes qui continuaient à pointer le bout de leur nez. Je suis finalement arrivée dans une petite rue d’un quartier qui semblait plutôt bien fréquenté. Les jardins étaient très bien entretenus et les voitures étaient garées sur les trottoirs. Deux d’entre elles me semblèrent familière. Tout au bout, éclairée par un lampadaire, la voiture de l’infirmière du lycée, ce qui signifiait que la seconde n’était autre que celle de monsieur Cobb. Je savais que les deux habitaient dans le même quartier mais j’ignorai qu’ils habitaient dans la même rue.

Sans comprendre ce que je faisais, mes jambes me portèrent toutes seules devant la porte d’Eden. J’ai vérifié une dernière fois que mes yeux étaient bien secs avant de frapper doucement à la porte. A peine ma main fut elle descendue que j’ai ouvert grand les yeux. Qu’est-ce que je faisais exactement ? Je n’avais aucune idée de l’heure mais il n’était pas tard, loin de là et il était même bien trop tôt pour frapper chez les gens, surtout lorsque c’était le directeur de l’établissement dans lequel j’étudiais. Sauf que Eden n’était pas qu’un simple directeur, proviseur ou principal, appelez-le comme vous voulez, pour moi, il représentait bien plus. Depuis le jour où je l’ai rencontré, lors du bal de Noël, bon nombre de mes pensées sont allées vers lui, sauf qu’à l’époque, j’ignorai quelle était sa position au sein de l’établissement. Suite à cela, je me suis fait une raison et je suis passée à autre chose, ou du moins, je le pensais, car son invitation à danser, la semaine dernière lors du bal de promo m’étais montée à la tête et je m’étais imaginée qu’il y avait peut-être quelque chose, or, c’était tout simplement impossible. Je n’avais pas le droit d’espérer plus que ce que j’avais, je n’avais pas le droit de lui courir après car ma place était auprès d’étudiants et la sienne auprès de personnes de son âge. Pourquoi irait-il s’enticher d’une gamine telle que moi, qui fuit ses problèmes et court jusqu’à s’en blesser ?

Sans attendre plus longtemps, j’ai tourné les talons et je suis repartie en claudiquant, priant pour qu’Eden n’ait pas entendu les coups à sa porte ou mieux, qu’il ne soit pas chez lui. C’était ce qu’il y avait de mieux pour lui comme pour moi.

B-NET
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