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 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 11 Juin - 9:17

On se souvient souvent de ce qui nous arrange le plus. En amour, en amitié… On se souvient du premier baiser, du premier rendez-vous, de la première fois, de toutes ces choses que nous avons apprises depuis et qui nous ont forgés. On se rappelle les frissons qui ont parcouru notre corps, de plaisir ou de dégoût, on se souvient de certains détails qui nous semblent si importants sur le moment mais qui, au final, sont complètement futiles. Je me souviens de mon premier baiser, de ma première nuit d’amour, mais toutes ces premières fois, je me sentais plus ou moins préparé. Mais même si j’avais déjà fait toutes ces choses-là avec Keziah, je me sentais fébrile, complètement exposé. Devais-je lui prendre la main ? La prendre par la taille serait-il inapproprié ? Comment réagir si elle m’envoie paître ? Toutes ces questions, utiles et inutiles, me rendaient encore plus nerveux. Ok, j’avais déjà fait le plus « complexe » avec elle, mais c’est difficile d’inviter une nana à sortir alors que non seulement on a envie d’elle, mais qu’en plus on sait qu’elle a faim et qu’elle sait que c’est l’homme qui lui tient la main qu’elle veut. Dur, très dur. Et je ne parle pas uniquement de la situation…
Quand elle s’installa dans la voiture, sa robe ridiculement courte remontant sur ses cuisses nues, mon sang ne fit qu’un tour, et je me dépêchai de démarrer avant de la prendre sur la banquette arrière. Allumeuse, quand tu nous chauffes… Elle regardait la voiture avec un intérêt non dissimulé, ce qui me fit plaisir. Je me l’étais payée à mon retour à Wynwood, même si techniquement, je ne suis pas censé conduire. Mais les jours où ça va, j’aime bien parcourir la côte, la tignasse secouée par le vent qui s’engouffre dans l’habitacle, les yeux rivés sur le bitume qui s’étend à perte de vue. Un petit côté bad boy, dirons-nous.

Menu maxi gros porc pour aider nos chers estomacs à supporter la nuit de qui nous attend ?


Je ris en entendant sa proposition et hochai la tête. Pourquoi pas après tout. Nous ne comptions pas rentrer de suite, de toute façon. Et puis, à force d’être sérieux, on devient con et pompeux. Alors autant se faire plaisir avec un truc bien gras et salé, le genre à te filer un AVC ou une crise cardiaque dans l’heure… Et puis, avec ce que j’avais encore dans ma poche, je n’étais pas prêt de m’arrêter de m’éclater cette nuit. J’imaginais déjà le corps fluide de Keziah sous les projecteurs, remuant en rythme avec la musique, ses hanches bandantes qui m’appelaient déjà se mouvant dans la demi-obscurité… Oui, j’avais super faim, et alors ?
J’avais décidé de l’emmener au LIV, une bonne boîte au Fontainebleau Miami Beach, près de la mer et de tous ses bars. C’était une boîte un peu sélect, mais j’y connaissais du monde, et mes relations dans le monde de la finance allaient régulièrement là-bas, j’étais donc certain d’y rentrer. Beaucoup d’artistes connus ici avaient leurs habitudes là-bas, et prochainement Martin Solveig et Showtek y feraient des soirées monstrueuses… L’endroit rêvé pour se fondre dans la foule et danser au corps à corps entre deux bouteilles de champ et deux rails de coke. J’étais complètement plongé dans mes pensées, lui tendant la main pour qu’elle sorte, que je ne réagis pas tout de suite quand elle me dit :


Dis, tu me laisseras conduire tant que je serais en état ? C'est un bijou, impossible de rester sur le siège passager à chaque fois, et de passer pour la poule de luxe !
Bien sûr. Je ne peux pas te blâmer… (Je m’approchai d’elle en la plaquant contre la carrosserie) Elle m’excite aussi...(J’insistai sur le mot « excite » que je chuchotai à son oreille, collant mes hanches contre les siennes, avant de m’écarter en souriant) Et ne t’inquiète pas, je peux aussi faire la poule de luxe, ma belle…

Je lui pris la main et l’attirai hors du parking, dans la rue marchande. Il y avait toutes sortes de magasins. Le début de la rue comportait surtout des enseignes « cheap », style Target, Macy’s… Deux rues plus loin, les magasins devenaient très bling-bling, style Louboutin, Benetton et d’autres boutiques chics françaises. Je réussis à trouver un MacDonald’s, situé entre ces deux univers complètement parallèles. Rentrer dans cette atmosphère saturée en graisses et en sel me fit un effet presque obscène, sexuel. Une serveuse était accoudée au comptoir, l’air complètement saoulée par son agenda de la soirée, apparemment. Je m’avançai vers le comptoir où personne n’attendait, prenant les devants avec un sourire :

Bonjour Mademoiselle, j’aimerais un Menu McRib, avec des frites, un Sprite et je prendrai un McFlurry Oreo plus tard. Et toi ma belle ? (Je me tournai vers Keziah, passant ma main sur ses épaules)
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 4 Juin - 18:05


'Cause you're a sky full of stars.

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper.


Je suivis Zac jusqu'à sa voiture.
En silence.
J'appréciais ces instants de calme. J'avais une fâcheuse tendance à me plonger dans mes pensées. Une fâcheuse tendance à me perdre dans celles ci.
En temps normal, je m'en fichais, j'étais seule. Seule, avec mon appareil photo dans les mains. Je déambulais, musique à fond dans les oreilles, et je passais des heures, le doigt sur le déclencheur, l'oeil dans le viseur. Seule avec mon silence, mes pensées. Personne ne s'étonnait du silence d'une photographe.
Mais avec Zac, j'appréciais différemment ce silence. Il me gênait et me comblait à la fois. J'avais peur que nous n'ayons pas grand chose à nous dire, tout comme je me rassurais en sachant que c'était probablement faux. J'avais peur qu'il me prenne pour une poulette décérébrée, avant de me souvenir que je n'en étais pas une. Bordel, oui, même Zacchary M. Durden pouvait aller se faire foutre. J'étais moi. Point.

Je m'installais dans la Volvo, gardant pour moi tout commentaire quant au luxe de la voiture du jeune homme. Là, soudainement, je me pris une claque. Je tentais de garder contenance, en me rendant compte que nous ne faisions probablement pas partie du même monde. Mon Pick Up, à côté de la Volvo, faisait bien tâche. On y notait encore, malgré des nettoyages répétés, des tâches de boues, des impacts de cailloux.. Bref, c'était assez incroyable comme vision. Mais j'adorais ce char d'assaut, malgré les moqueries qu'il m'avait valu à mon arrivée. J'adorais qu'il sente le vieux cuir, j'avais l'impression de m'y sentir chez moi. Un peu.

Zac finit par briser le silence, me présentant les options qui se présentait à nous.
Je me tournais vers lui, un petit sourire aux lèvres.

Menu maxi gros porc pour aider nos chers estomacs à supporter la nuit de qui nous attend ?

Nous avions intérêt à prendre des provisions pour la nuit qui nous attendait. Il parlait de danser sur des tables ? Petit joueur. Viens passer la nuit avec Keziah Cooper, on va voir si tu mérites ton statut de Sigma Mu ..

Dis, tu me laisseras conduire tant que je serais en état ? C'est un bijou, impossible de rester sur le siège passager à chaque fois, et de passer pour la poule de luxe ! , lui dis-je, grand sourire aux lèvres.

J'étais une enfant. Ou un bonhomme. Je ne savais plus. Mais j'avais, en effet, un attrait certain pour les belles voitures, et la Volvo de Zac ne me laissait pas indifférente !

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 4 Juin - 13:51

Je me sentais coupable. Oui, c’était un peu idiot, mais je me sentais vraiment coupable. J’avais privé Keziah de notre soirée de fin d’année, avec toutes les petites joies qu’elle pouvait comporter. Je l’avais obligée à rester bloquée avec moi, d’une certaine façon. J’aurais pu m’en excuser, mais pour autant que je m’en souvienne, nous étions plus ou moins coupable l’un comme l’autre, et puis passer la soirée seul avec elle était d’autant plus agréable que de rester au milieu de gens déchaînés sur une piste de danse. Au moins, je pourrai lui tenir la main sans me faire repérer à l’extérieur de Wynwood, rester l’un contre l’autre au cinéma, ou ailleurs, que sais-je… Rien ne nous empêchait de passer une soirée de folie en boîte d’ailleurs. Ca nous ferait du bien… et puis, j’avais toujours de la coke et de la weed, donc autant en profiter et se mettre bien.
Ses yeux ne cessaient de me déshabiller, et les miens évitèrent de la regarder de peur de fondre dans ses yeux et de me jeter sur elle. Il fallait que je garde mon calme, que je ne déchire pas ce ridicule bout de tissu blanc qui lui servait de robe. Mais pourquoi du blanc ?! La moindre tache lui serait fatale !... Mais si ça l’obligeait à enlever sa robe… Non Zac, reste sérieux, me dit ma conscience d’un air fâché. Elle m’embrassa sur la nuque, et un frisson me parcourut l’échine, du bout des pieds jusqu’aux bout des doigts. Je fermai les yeux, brûlant d’envie, alors qu’elle parcourait mon torse de ses mains. Alors soit elle avait très envie de me punir, ou bien de me faire tourner en bourrique, soit elle ne savait pas ce à quoi elle s’exposait (c’est-à-dire se faire littéralement démonter, pardonnez-moi l’impolitesse) quand nous pourrons de nouveau faire l’amour.

J'en ai à rien à foutre de tes cicatrices Zac..


Je voulais bien la croire, car elle n’était pas partie en courant quand elle m’avait vu nu, elle était même venue se blottir contre moi et me serrer fort contre son cœur. Je ne pouvais qu’apprécier cette tendresse, mais quand bien même elle n’était pas perturbée par mes cicatrices, moi si. Parce que je n’en avais jamais eues. Du moins, pas aussi moches et douloureuses. Le voir sur les autres, c’est différent. On se dit « Aïe, ça craint pour lui/elle »… Mais quand il s’agit de nous, qu’on sait qu’on va vivre avec, on se sent différent, difforme. Et ça devient un fardeau au quotidien, surtout quand les gens le savent.
Elle me fit à nouveau tourner en bourrique, m’embrassant le torse, et je serrai les dents une nouvelle fois, priant pour que ma braguette n’implose pas avec toute l’excitation qu’elle me procurait.

Bon, tu as fini de te pomponner ? Je meurs de faim moi.


Et elle dit ça, comme ça, après m’avoir chauffé comme un malade. J’eus envie de la mettre sur mon dos comme un sac à patates, de l’emmener dans la chambre, lui arracher ses vêtements et la ligoter au lit pour lui faire comprendre à quel point c’est douloureux de faire languir un homme en manque. Mais je ne le fis pas. Mon côté gentleman, dira t-on. Je me contentai de la ramener près de ma voiture. Normalement, je ne devais pas conduire en cas de douleurs, ou si je prenais des cachets. Mais ce soir, c’était différent. Je n’avais pas mal, et je pouvais conduire. Au pire, nous pourrions prendre un taxi au retour. Je démarrai l’engin, une Volvo Concept coupé gris argent. Une bombe sexuelle quoi. Nous nous engouffrâmes sur la nationale vers Miami, le moteur ronronnant. Je mis la radio, et elle démarra en disant « Bonjour M. Durden ». Je ne m’en souciai guère. Une chaîne de radio locale passait une chanson d’un groupe, The Fray – You Found me. Les paroles reflétaient tout à fait notre rencontre, à Keziah et moi. Le truc brisé qui avait besoin d’aide. En étais-je encore là ?
Rapidement, nous sommes arrivés dans la rue marchande, et je me garai dans un parking. Puis je fis le tour de la voiture et lui tendis la main pour l’aider à sortir. Les belles voitures, c’est chouette, mais qu’est-ce que c’est bas. Je lui souris et l’attirai près de moi, parcourant son visage du regard :

Alors ma belle ? Tu as faim comment ? Faim pour un gros fast-food bien gras ou un restaurant français chic ? Réfléchis bien, parce que après je t’emmène au LIV, et on va danser sur les tables alors…

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mar 3 Juin - 21:10


'Cause you're a sky full of stars.

Luka J. Hartmann & Keziah Cooper.


Sentir le regard de Zac parcourir mon corps, s'attarder sur mon dos nus.. C'était quelque chose dont je me délectais, toujours pas lassée du plaisir que j'éprouvais à déclencher son désir.

Sur le chemin, beaucoup de nos camarades, dans des états plus ou moins sérieux d'ébriété, titubant, seuls, en couple, par groupe.
Je les regardais, un instant avec envie.
Bordel, comme j'avais pensé à cette soirée, sous toutes ses coutures. Comme j'avais songé à truqué le punch, pour rendre la soirée plus intéressante. Comme j'avais espéré une after party un peu plus déchaînée. Comme j'avais voulu danser, rire, rencontrer les gens qui m'entouraient depuis quelques semaines déjà. Bêtement, je l'avouais, j'avais envie d'un foutu bal de promo, cliché, déjanté.
Mais pas pour moi. Tant pis, pensais-je, avant de me tourner vers Zac, qui me lâcha malheureusement la main quand nous arrivâmes devant son casier.

A mon grand plaisir, il se changea sous mes yeux, et je laissais mon regard parcourir son torse. Miam. Alors qu'il cherchait quelque chose dans son casier, je déposais un léger baiser sur sa nuque, me dressant sur la pointe de mes pieds pour atteindre la zone en question, laissant négligemment mes mains parcourir son torse, quelques secondes à peine. Puis je me reculais, tout sourire.

3 rendez vous. 3 rendez vous. 3 rendez vous, me répétais-je. Cependant, rien n'interdisait de lui donner envie d'abréger cette petite règle, non ?

Zac avait finalement trouvé ce qu'il cherchait. Il s'était tourné vers moi, m'expliquant pourquoi un grand gaillard comme lui cachait du fond de teint dans son casier. Je ne réprimais pas un petit rire, amusée, puis, plus sérieuse, mais toujours souriante, je m'approchais à nouveau de lui, et lui saisit le poignet.

J'en ai à rien à foutre de tes cicatrices Zac..

Je posais mes lèvres sur un des hématomes qui apparaissaient sur ses pectoraux, puis me reculais à nouveau.
Je laissais, une ultime fois, mes yeux parcourir son torse, puis, lui tirant la langue, je finis par me retourner.
Le rendre fou est une chose, lui résister en était une autre..

Bon, tu as fini de te pomponner ? Je meurs de faim moi

Je regardais par la grande baie vitrée qui donnait sur les allées de l'école, une furieuse envie de sortir m'amuser me prenant soudainement.

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mar 3 Juin - 13:40

La photo de Keziah me rappela qu’elle aussi avait une vie, une famille à l’étranger. Il est difficile de s’intégrer dans un cadre où la plupart des gens ont leurs familles à quelques kilomètres, quelques centaines grand maximum. Pour ma part, les treize mille kilomètres me séparant des miens me minaient un peu plus chaque jour. Mon premier départ pour Wynwood avait été simple, sans chichis. Je voulais être loin des miens, tranquillou, sans pression ni problèmes. J’avais les nanas, l’équipe… Je n’étais jamais seul, ne me sentais jamais seul. Pourtant, un vide profond s’était insinué en moi depuis que j’avais eu mon accident. Il ne se comblait ni par l’amitié, ni par l’amour inconditionnel de mes proches. Parce qu’ils ne comprennent pas la distance qu’il y a entre nous. La distance que je veux mettre pour me protéger. En soi, seule Keziah avait compris et se tenait loin de mon cœur, du moins elle essayait. Mais elle se rapprochait dangereusement de mes faiblesses, et je n’en étais que trop conscient.

Mister Durden, je vous présente Keziah Cooper à l'âge ingrat. Canon n'est ce pas ?


Je ne répondis rien, me contentant d’ôter sa robe avec toute la délicatesse possible. Je ne voyais que son dos, sa peau douce et satinée, frissonner sous le contact de mes doigts. Insidieusement, le désir me reprit, vivace et compliqué. En m’écartant d’elle, de cette chaleur humaine qui savait si bien me rassurer, je pensais mieux tenir mon engagement. Trois rendez-vous, c’était peut-être trop, mais je ne tenais pas à passer des mois à me demander si j’avais pris la bonne décision en n’apprenant pas à la connaître d’abord. Je m’assis sur le lit, la regardant se tourner vers moi avec une lenteur désincarnée. Ses bras couvraient sa généreuse poitrine, presque offerte à moi, et elle portait une petite culotte bleu roi, presque translucide. J’eus l’envie irrépressible de lui sauter dessus et de déchirer ce petit morceau de tissu avec les dents, mais je me retins, presque incandescent.

T'es fier de toi malabar ?
Dit-elle alors qu’elle ne porte pas de soutien-gorge… C’est un piège ou une invitation ?


J’haussai un sourcil, faussement choqué, bien qu’intérieurement, je jubilais de plaisir. La voir presque nue, comme ça devant moi, ressemblait presque à une première fois. Rassurante et intime. Elle s’en alla vers la salle de bain, et une fois encore l’ironie de la situation me fit sourire. Si je la rejoignais, il n’y aurait pas de doute, nous ferions la même chose que la dernière fois. Je me concentrai sur autre chose, histoire de ne pas craquer et d’aller la rejoindre en courant. J’étais encore en train de me changer les idées –Mamie toute nue, mamie toute nue, mamie toute nue-, quand Keziah sortit de la salle de bain. Elle portait une robe courte, blanche avec un dos nu effroyablement grand. Je serrai les lèvres et inspirai bruyamment. Bordel. Serait-il possible qu’elle porte une seule fois une tenue qui ne me demande pas d’être excessivement retenu ?

On y va, ou tu veux encore m'arracher quelques bouts de tissus et fouiller dans mes affaires, gigantesque 007 ?
Je vais me contenter de ne pas répondre, pour des questions évidentes de sécurité.


Je l’emmenai avec moi dehors, lui prenant la main au passage. Je gardai le silence en parcourant les couloirs avec elle, baissant les yeux quand nous croisions des étudiants bourrés ou en train de se peloter. Autant j’aimais être avec Keziah, autant je voulais éviter d’attirer l’attention sur nous. J’avais encore ma chemise pleine de sang, et même si je me baladais avec une bombe, je ne voulais pas que l’on la reconnaisse. Je me dirigeai vers mon casier, où je planquais le matériel « de secours ». Une chemise blanche m’y attendait, avec un pot de fond de teint et de la poudre. Je recouvrai prudemment mes blessures de fond de teint et de poudre, pour dissimuler les hématomes qui commençaient à apparaître, et ôtai rapidement ma chemise pour enfiler l’autre. Ok, se maquiller devant une nana, c’était pas super classe, mais parfois, il faut savoir faire des sacrifices. Une fois fini, je me tournai vers elle en souriant :

Désolé. C’est une vieille astuce de foot… Quand on se blessait et qu’on avait une soirée derrière, on se maquillait pour éviter que l’on vienne nous chercher des embrouilles… Et puis, avec toutes ces marques, tu vas finir par me trouver hideux !

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Lun 2 Juin - 19:21


'Cause you're a sky full of stars.

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper.


Bon, j'avoue. J'étais OBLIGÉE de l'avouer.
Avoir Zac dans ma chambre.. me rappelait de bons souvenirs dirons nous.
Après tout, ça n'avait pas commencé comme ça la dernière fois ?
Oups, faut que je prenne une douche, oups, j'ai pas ma serviette, oups, je t'ai enlevé tes vêtements pour te faire l'amour toute la nuit. Oups.
Mais bon, il avait posé un principe de 3 rencards avant d'être tous nus dans le noir, je devais m'en contenter pour l'instant.

Alors que je cherchais dans mes quelques affaires déballées des vêtements un plus plus.. casual dirons nous, Zac laissait, dans mon dos, son regard traîner sur mes cartons de photos, ouverts. C'était les premiers que j'avais déballé.
Un instant, je m'étais d'ailleurs posé la question. Certaines photos sont des souvenirs, brutes, des photos de familles, prises à la va vite, la plupart pas par moi. D'autres, je le reconnaissais, auraient eu leur place dans un ouvrage destiné au Wyoming. J'étais fière de mes clichés. Fière de cette passion où je découvrais chaque jour un talent certain chez moi. J'avais l'oeil, j'avais le coeur. Comme pour l'équitation, d'une certaine façon, avais-je alors pensé avec un sourire amusé.

Mais bon, Zac tomba sur le dossier. Sur Keziah Cooper, gamine, limite avec des bagues sur les dents (j'avais, par miracle, échappé à ce genre de choses), à côté d'un poney, en tenue dégueulasse, du style tee shirt difforme et short en jean.
Je souris alors qu'il la mentionnait, un tantinet moqueur, et me retournait vers lui, saisissant la photo entre mes doigts.

PHOTO.:
 

Je restais un instant, songeuse.

Mister Durden, je vous présente Keziah Cooper à l'âge ingrat. Canon n'est ce pas ?, lui dis-je en riant.

Je me relevais, mais celui ci me suivit et.. oups, j'étais presque nue en un claquement de doigts ou c'était moi.
D'un côté, je devais être à un certain niveau de sex appeal, en escaprins, petite culotte bleue, légèrement transparente (si j'avais su, j'aurais fait mieux...), seins nus, que je m'empressais de couvrir en serrant mes bras autour de moi.
D'un autre côté.. BORDEL, TU M'AS DIT 3 RENCARDS, AIDE MOI SALETÉ, avais-je envie de lui dire.

Je me tournais vers lui, un faux regard noir sur mon visage. Incapable de lui résister. J'étais pitoyable.

KEZ.:
 

T'es fier de toi malabar ?

Je lui dirais la langue, faussement vexée, puis me retournait, attrapant à la va vite une robe blanche, au dos nus plus que provocant et fonçait m'enfermer dans ma salle de bain.

Ma précipitation n'avait rien à voir avec la pudeur. Une seconde de plus, et je n'aurais eu aucun scrupule à lui arracher sa chemise. Peu importe qu'elle lui aille si bien, j'avais une furieuse envie de (re)découvrir ce qu'il cachait dessous.
J'enfilais, rapidement, ma tenue, puis jetais un ultime coup d'oeil dans le miroir. Ca irait pour ce soir. Après tout, on avait bien dit : manger, boire, danser. C'était assez pour les 3, et assez pour, potentiellement, lui faire regretter d'avoir mis la barre si haut avec ses trois rencards idiots.

TENUE DE KEZ.:
 

Je finis par ressortir, l'air de rien.

On y va, ou tu veux encore m'arracher quelques bouts de tissus et fouiller dans mes affaires, gigantesque 007 ?

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Lun 2 Juin - 10:57


Il y a des choses qui paraissent secondaires dans certaines situations. Prenons comme exemple une maison qui brûle. Vous regardez cette maison et vous vous dites « Bon, ok, le gosse a pété le cadre avec la photo de sa mère et moi, mais au moins il a pas craqué une allumette près d'un rideau »... Il y a des situations comme ça, où on se dit « Peu importe finalement ». Et Zac vivait ce moment, en regardant Keziah. Peu importe qu'elle ait couché avec l'autre débile mental, peu importe qu'elle soit en robe de soirée pour manger je sais pas où, on est bien là, non ? Néanmoins, je pouvais tout à fait comprendre le malaise de Keziah, avec ses cuisses dénudées qui, personnellement, me faisaient un effet monstre, et ses jambes allongées par de multiples centimètres de talons hauts. Oui, en fait, finalement, pour éviter que quelqu'un d'autre que moi soit en feu, mieux vaudrait retirer ce bout de tissu, effectivement.

Tu m’autorises à me changer avant ? Je pense pas qu’on me laisse entrer dans un Mcdo dans cette tenue !
Je pense que si. On aurait même des menus gratuits...
dis-je en souriant.

La blague était facile, mais elle était vraiment canon dans cette tenue. Elle m'emmena avec elle vers les chambres. Ce n'était pas sans me souvenir de la dernière fois où l'un d'entre nous devait se changer que je m'avançai avec elle dans les couloirs sombres. Finalement, nous avions été si brutalement projeté l'un vers l'autre que le désir nous avait fait grimper aux rideaux. C'était un souvenir tendre, magique, que je voulais revivre certes, mais avec un peu plus de prévision. J'avais été tellement perturbé la première fois que j'avais failli perdre ce petit lien agréable qui nous unissait. Maintenant, nous allions vivre notre premier rendez-vous, il ne fallait pas tout gâcher, comme ça.


Puis tu vas me servir de garde du corps. Mine de rien, c’est pas que j’ai peur, mais Miami, c’est un peu trop peuplé pour moi.

Oh, tu sais, je pense qu'avec ta force de caractère, j'ai plus peur pour celui qui est en face que pour toi...


Je la taquinais un peu, avec le sourire, mais Keziah était une force de la nature. Complexe, à fleur de peau, douce et violente, toutes ces petites choses la rendaient irrésistible, et pour quelqu'un comme moi, qui ne voyait les choses que plus basses que terre, c'était un peu nouveau, différent. Grisant même. Si j'avais été au pays, je l'aurais emmenée sur les plages dorées, on aurait surfé jusqu'à ce que nos jambes tremblent, on aurait été dans un petit restau que je connais qui sert des gaufres jusqu'à 3h du matin, on aurait chanté « I want to break free » le long des côtes avec une bonne bouteille à la main... Elle aurait dormi chez moi et contrairement aux autres, elle aurait rencontré ma mère, cette femme forte au sourire rassurant, Liam mon frère, ce petit garnement tellement adorable et timide... J'avais envie qu'elle connaisse mon monde, moi, qu'elle devienne un peu plus que juste un coup d'un soir (pour l'instant, je veux dire). Je la suivis jusqu'à une chambre, sa chambre, et entrai.
La chambre était aussi grande que la mienne mais... étrangement vide. Il y avait des cartons partout, de toutes tailles et de toutes formes. Je m'avançai un peu, et vis les photos dans un carton. Je les regardai rapidement, un peu gêné. C'était des photos du Wyoming, des plaines et des montagnes, des rivières et des lacs. Des photos que je considérai comme des photos de famille, trop personnelles pour que je m'y attarde. Je vis une photo d'elle à ce qui devait être un traditionnel rodéo, habillée de pied en cape pour l'occasion, alors qu'elle semblait si jeune... Des photos de chez elle, de ses chevaux, de ses passions... Beaucoup d'émotions m'envahirent, et surtout de la nostalgie. Elle devait se sentir bien seule ici. Toutes ces photos le montraient. La plupart avaient du être prises par elle, et on voyait qu'elle avait l'oeil pour trouver le bon angle, le bon moment. Celui où tous les sourires convergeaient vers elle. Je souris en retour aux visages qui me faisaient face. Près de son lit un peu désordonné, un livre que je ne vis pas tout de suite, car il y en avait partout dans la pièce, avec sur le dessus une photo d'une petite fillette blonde sur un poney.

Dis donc.. C'est toi ? Mais tu es trop adorable sur cette photo !


Je me tournai vers elle en souriant, brandissant l'image. Puis, en la regardant de plus près, avec sa belle robe légère et élégante, je posai la photo et m'approchai d'elle. Lentement, les miens sur ses épaules, je la tournai dos à moi et ouvris la robe au tissu délicat du bout des doigts, laissant glisser le tissu sur sa peau, le long de ses bras et jusqu'à ses chevilles. Je respirais son odeur enivrante, conscient de devoir résister. Puis je reculai et m'assis sur le lit :

Je t'attends... Après tout, j'ai très faim.
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Ven 30 Mai - 15:26


’Cause you’re a sky full of stars.

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper.


J’approchais de Zac, hésitante. Un fast food, en tenue de soirée. C’était ridicule, anti cliché, mais du coup, ça relevait le côté tentant de la proposition. Je souris, amusée.

Je baissais les yeux, examinant ma tenue.

La robe qui dénudait un bon nombre de centimètres de ma peau. Ces talons hauts qui allongeaient ma silhouette, précisaient le galbe de mes jambes hâlées.
J’étais canon, sans aucun doute. Mais pas pour la soirée que Zac prévoyait.

Tu m’autorises à me changer avant ? Je pense pas qu’on me laisse entrer dans un Mcdo dans cette tenue, lui dis-je en riant.

Je le poussais, doucement, vers les bâtiments de l’école, puis finit par le saisir par le bras. Bras dessus, bras dessous, je l’entrainais vers les chambres.

Puis tu vas me servir de garde du corps. Mine de rien, c’est pas que j’ai peur, mais Miami, c’est un peu trop peuplé pour moi.

L’air était doux, au loin, j’entendais les basses du bal. Je regrettais un peu de ne pas y être. Non, je regrettais carrément de ne pas y être. J’avais 18 ans, je loupais mon bal de promo. Oui, c’était le genre de chose que j’aurais évité comme la peste en temps normal. Mais après tout, n’avais-je pas le droit de réclamer une soirée de beuverie avec mes camarades ?

Je laissais mon regard dévier sur mon voisin. Je n’étais donc en aucun cas en droit de le toucher, de le déshabiller, de l’embrasser, et ce jusqu’à nouvel ordre. Nous étions deux amis, point. D’accord. Après tout, c’était probablement plus sain comme ça.
Et, amusée, je ne pus m’empêcher de penser quelle serait la réaction de mon “ami” quand il me verrait, en petite robe et talons hauts, me déhancher toute la nuit, sous ses yeux ..

Nous arrivâmes à ma chambre, assez rapidement, et j’ouvrais la porte, entrant, laissant Zac me suivre, à travers les cartons à semi défait, le premier à côté de mon lit exclusivement rempli de photos..
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Ven 30 Mai - 13:48

Bon, ok, un MacDo, c’est pas ce qu’il y a de plus romantique, je sais. Mais un Big Mac, c’est comme une partie de jambes en l’air : juste trop bon ! J’avais envie de garder une touche d’humour dans mon discours dégoulinant de niaiserie. Nous savions tous les deux qu’en nous pressant, nous ne ferions que nous dissimuler l’un à l’autre, et que les problèmes que nous avions rencontrés (par exemple le fait de ne pas assez communiquer) pourraient réapparaître. J’angoissais déjà, parce que pour moi un dîner romantique c’est une bouteille de tequila, du sel et un citron sur la plage de Sydney. Ouais, pas super nourrissant quoi. Même si ça calme la faim d’un homme, bien évidemment. Non, un dîner romantique, ça devait être le restau français au coin de la rue, le super restau indien qui est à l’ouest, ce genre de trucs. Ce n’était pas une question de moyens, mais ni Keziah ni moi n’étions des gens guindés ayant besoin de faire leurs preuves. En soi, elle avait cette force naturelle que j’appréciais, et je la préférais en jean baskets si c’était ce qui la mettait à l’aise. Bien que dans cette robe, elle était tout simplement sublime.

Que je récapitule, il va me falloir 3 rendez vous à poireauter avant d’avoir le sacro saint droit de te voir sans T-shirt ?


Soyons clair. Une femme qui vous présente carrément des avances alors que vous êtes discrètement en train de reluquer son décolleté, c’est fort sympathique. Mais quand vous êtes en train de lui dire « Prenons notre temps pour nous découvrir au lieu de faire l’amour comme des bêtes », le rêve de toute femme soit dit en passant, et qu’elle vous fait des avances ET que vous regardez ses seins parfaits dans son décolleté… C’est fâcheux. Je ris avec elle, néanmoins, puisque sa phrase était trop mignonne. Elle lâcha mes bras et s’éloigna. Dans l’obscurité, j’avais même l’impression qu’elle me matait, ce qui n’était pas franchement désagréable, pour être honnête. Et dire que j’étais en train de lui demander de sortir avec moi… La situation paraissait presque comique, au vu de notre passé commun. Quoi que, « passé commun » c’est une expression un peu grosse pour décrire notre nuit passée ensemble. Mais elle n’était pas rien. Elle était différente de toutes les salopes du monde entier. Oui, je pense effectivement que toutes les femmes sont des salopes. Sauf Maman. J’attendis sa réponse, anxieux :

On commence quand ?


Un sourire envahit mon visage rassuré. Oui, quand bien même elle n’avait pas l’air offusqué, elle n’était pas forcément intéressée. Ok ok, quand une femme vous dit clairement qu’elle aussi a adoré sa nuit avec vous, y’a effectivement aucune raison qu’elle dise non. Mais quand même. Ca fait toujours plaisir.

Quand tu veux. Je t’aurais bien proposé d’aller manger au MacDo du coin (1er rencard), puis prendre une glace (2ème rencard) et d’aller ensuite en boîte (3ème rencard) et de rentrer chez moi pour la dernière mi-temps, mais ce serait un peu précipité. Mais on peut néanmoins aller dîner quand même, vu que je n’ai pas eu le temps de manger un seul de leurs superbes petits-fours. Ca te dit ?


Je lui tendis la main en souriant, m’approchant d’elle doucement.
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 28 Mai - 21:46

'Cause you're a sky full of stars.

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper.


Je retrouvais mes sensations de notre nuit à deux, déjà.

Les pensées qui défilaient, à toute vitesse, les images, les sensations, exacerbés.
Les bras de Zac, autour de moi. Se serrant autour de ma fine taille. Son visage, plongé dans mon cou, à l’instar du mien dans le sien. Sa respiration, chatouillant le creux de mon omoplate.
Respirait-il mon parfum comme je me délectais du sien ?
Cette pensée, si idiote soit-elle, me fit sourire.

Retrouvais-je seulement mes sensations ? Retrouvais-je Zac ? Ou retrouvais-je, d’une certaine façon, Keziah Cooper ?

Cette pensée m’intrigua.
Après tout, cette question s’impose forcément à nous, à un moment ou à un autre dans notre vie.
Je m’étais plus ou moins présentée, quelques minutes auparavant, comme la fille Cooper. Ce que j’avais été toute ma vie, et serais toujours d’une certaine façon. Mes pas dans les Siens, mon ombre collée à la Sienne. Sa voix et la mienne se confondant, moi reprenant Ses mots dans mes premières années, si fière lorsqu’Il se mit à reprendre les miens. Ses gestes, Ses postures. Je m’étais forgée à Son image, sans réfléchir à la mienne.
Qui était, après tout, Keziah Cooper ?

Par extension, je me demandais ce que Zac pensait de Keziah Cooper. Comment me définissait la seule personne que je connaissais réellement ici ? Et encore. Nous avions passé une nuit ensemble. Une superbe nuit. Plus agrémentée de rires et de discussions que de sexe, bien que cette seconde partie ne soit pas désagréable.
Non pas que son avis soit une manière de me définir. Je l’envisageais plutôt comme.. une curiosité. Mais hors de question de lui poser franchement la question. Quelle stupidité.

Zac me sortit de mes pensées, et je l’écoutais avec attention. Je tiquais sur les mots romantiques, invitation à dîner, 3ème rendez vous.. Et Mcdo. Cet dernier m’arracha un sourire, amusée. Bien que l’idée d’aller discrètement faire l’amour dans sa chambre me fit instantanément rougir. Non pas que j’étais contre, hélas.

L’idée de Zac qui imaginait un 3ème rendez vous n’était pas déplaisante. De mémoire, je n’étais pas certain qu’une de mes rares fréquentations masculines l’avait utilisé.

Je lui souris, à cette pensée. J’imaginais, la préparation, se pomponner sans avoir l’air de le faire, l’angoisse du premier baiser, les mains qui se joignent naturellement en marchant dans la rue, les restaurants les yeux dans les yeux.. J’avais toujours trouvé ça cliché. Peut être, parce que d’une certaine façon, je n’y avais pas le droit. Et surtout, je n’avais pas grandi là dedans. Le simple fait de ne pas être en tenue pour travailler était un exploit chez moi.

Que je récapitule, il va me falloir 3 rendez vous à poireauter avant d’avoir le sacro saint droit de te voir sans T-shirt ?

Je riais, amusée de ma bêtise. Après tout, si une blague de ce genre ne le faisait plus rire, nous étions mal barrés.

Je m’éloignais, récupérant ma pochette, laissée sur le banc, songeuse à nouveau. Puis je me tournais vers Zac. Dans son costume gris, il était, clairement, à mourir. L’idée même de le lui ôter me paraissait aberrante. J’effaçais mentalement la tâche de sang qui le fonçait à certains endroits, me forçant à ne pas penser à la cause de celle ci. Je n’avais pas envie de gâcher ça. Ni ça, ni notre soirée, ni le bal, ni cette foutue robe et ces escarpins idiots. J’avais envie de profiter de la vie après tout, j’avais 18 ans, et je ne m’étais que trop privée de ce genre de choses.

Pour une fois, dans ma vie, peut être la première, ne pas savoir où j’allais était un plaisir dont je me délectais. Parce que, pour une fois depuis un moment, je savais au moins avec qui j’avançais, même sans savoir combien de temps il marcherait à côté de moi.

Zac lui ressemblait en tout point ce soir. C’était troublant. L’ambivalence entre sourire et colère. La voix saccadée de la rage et celle, douce, du pardon. L’humour de l’homme qui sait qu’il est allé trop loin, et qui veut, sans s’excuser, de faire pardonner. La carrure, l’image de l’homme viril, sûr, protecteur. Le regard perçant et doux en même temps. Oui, c’était troublant, de ne pas réussir à dissocier les deux hommes constamment. Se remémorer que Zac n’était pas Lui s’avérait difficile. La bouteille de tequila, les boîtes d’anti douleurs, le genou détruit, l’attaque furieuse contre Curtis.

Serais-je le genre de fille, qui, comme le veux le dicton, sortirait avec un simili de son père ?

Je levais les yeux vers son visage, pleine d’espoir. Ne pas savoir, pour l’instant, était beaucoup mieux.

On commence quand ?
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 28 Mai - 17:36


Je n'avais sérieusement pas prévu la manière dont les choses allaient se dérouler. Comment j'allais lui parler, si j'allais lui reparler, comment aborder le sujet, me fâcher ou non... Non, je n'avais absolument rien prévu concernant cette discussion. Pourtant, la façon dont elle s'était déroulée m'avait semblé plutôt naturelle. Je m'étais énervé contre Keziah, elle s'était énervée contre moi, j'avais eu le choix, et j'avais demandé un retour en arrière, le genre : Eh, ça te dis on reprend depuis le début ? Mais ce que je n'avais absolument pas du tout prévu, c'était la réaction aussi surprenante qu'extravagante (mais appréciée) de Keziah. Mon retour vers elle avait fait naître sur son visage une expression d'espoir qui ne me déplaisait pas. Son regard était enivrant, son sourire magnifique. Oui, mine de rien, j'étais un éclopé, mais un éclopé chanceux. Puis elle me sauta au cou. Sa réaction me fit faire un pas en arrière, de surprise mais aussi parce que mine de rien, 50kg sur la nuque, c'est pas rien ! Néanmoins, je me contentai de sourire bêtement en l'entendant rire. Je préférais l'entendre rire que de la voir pleurer. Je ne la lâchai pas, et au contraire, mis mes bras autour d'elle pour tenter de refermer notre bulle qui avait éclaté auparavant. Je mis ma tête sur son épaule et respirai doucement ses cheveux dorés. Oui, un éclopé heureux et chanceux.

Merci gros malabar. Merci.

A force de m'appeler comme ça, tu m'étonnes que j'ai déclenché une bagarre, je me sentais plus là...

J'optai pour la rigolade concernant cette soirée, parce que mine de rien, je préférais ça que de me prendre la tête encore longtemps. Peu importe qu'elle ait couché avec Curtis sous l'emprise de l'alcool. Nous n'étions pas ensemble, j'avais aussi merdé en ne la rappelant pas et en la laissant poireauter une semaine et puis... Tout le monde peut se faire plaisir de temps à autre non ? Aucun mec ne dira le contraire, que ce soit un porno, un magazine ou une vraie nana, on aime bien se faire du bien. Pourquoi les femmes devraient s'en priver ? J'avais eu tort de considérer Keziah comme ma possession. Et j'espérais du fond du cœur qu'elle allait me pardonner. Parce que je comptais faire des efforts. Je décidai d'ailleurs de lui en parler :

Seulement, jeune femme, puisque je me suis découvert comme étonnamment « romantique », j'aimerais reprendre depuis le début et t'inviter à dîner. Bien sûr, ce sera plus pour apprendre à nous connaître que pour aller discrètement faire l'amour dans ma chambre, ce qui attendra le 3ème rendez-vous, je suppose. Et je te préviens, vu comme je suis doué avec ce genre de... trucs, tu devras te contenter d'un MacDo. J'espère que tu es assez forte pour me supporter.


Evidemment, je rigolais, même si honnêtement, je préférais un bon vieux MacDo à un restaurant. Par contre, l'histoire des rencards était sérieuse. J''avais besoin d'apprendre à mieux me comporter, et de savoir si oui ou non notre histoire d'un soir resterait ce qu'elle était ou bien si nous nous trouverions assez de points communs pour devenir plus que ça.
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 28 Mai - 15:04

'Cause you're a sky full of stars.

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper.


Demi tour gauche. Rapide. Efficace. Douloureux.
3 pas, en ligne droite, tête basse, dos droit.
Relevez le menton monsieur Durden. Soyez fier de vous.

C’est ce que tu voulais non Zac ?
C’est pas moi qui t’en voudrais.
Tu auras pris ce qu’il y avait à prendre. Une nuit. Deux parties de jambes en l’air. Une glace. Une bouteille de tequila. Une fille nue, une douche, et hop, ciao.

Simple, et expéditif.

Je restais plantée là, pendant ce qui me paru être une éternité.

Et je n’ai pas compris. Non vraiment, je n’ai pas compris.
Il a fait demi tour.

Tête droite. Dos droit. Regard planté dans le mien. Sourire aux lèvres.
Soyez fier monsieur Durden. Vous pouvez..

Je me mordis la lèvre inférieure, les yeux pétillants.

J’avais droit à une chance. Une seule. Nous avions droit à une chance plutôt.

Il se planta à nouveau devant moi. Cette fois plus tendre, plus doux. Plus délicat.
Mon Zac, osais-je penser.

Mon coeur me donna l’impression de vouloir sortir de ma poitrine. Ses battements me paraissaient assourdissant, sans que je ne m’explique ce soudain changement dans mon rythme cardiaque.

Une semaine auparavant, j’avais eu la chance de pouvoir détailler le visage de Zac. Dans le noir. Encore une fois, je le dis, toujours dans l’obscurité. Décidément.

Salut, je m’appelle Zacchary Michael Durden, je suis en Senior Year B. Ravi de te rencontrer ! Comment t’appelles-tu ?

J’aurais pu lui répondre classiquement. Bonjour, je m’appelle Keziah Cooper, je suis en Senior Year C. Ravie également. J’aurais pu lui serrer la pince, et nous aurions pu faire comme si de rien était.

J’aurais pu agir comme une jeune femme un tant soit peu normal. J’aurais pu.
Mais ça ne me ressemblait pas.

Je me jetais contre lui, passant mes bras autour de son cou. Mon visage plongé dans son cou, j’éclatais d’un rire cristallin, léger, mais sincère.

Le poids, fixé à mon coeur depuis des jours, alourdi depuis quelques heures, venait de disparaître. Je me sentais légère, légère. Heureuse. Stupide stupide stupide. Mais comme il fallait. Juste comme il fallait. Comme si, moi aussi, j’avais pu avoir mon moment un peu cliché, un peu normal.

Je gardais mon visage plongé dans le creux de son cou. A la fois, je profitais de son odeur, de sa chaleur, douce, rassurante. Et en même temps.. En même temps c’était le seul moyen que j’avais pour me contrôler, pour ne pas me jeter sur ses lèvres, pour ne pas lui exprimer à quel point j’avais eu peur de le perdre, à quoi point tout ça c’était des conneries. Je me retenais ainsi de ne pas l’emmener, prendre mon pick up, et nous enfuir loin d’ici. Je me retenais.

Mais au moins, il était là. Tout contre moi.

J’étais ravie. Comblée. Presque du moins. Mais au moins, j’étais sereine. Et ça, c’était d’une rareté douloureuse..

Alors, je lui murmurais, tout sourire aux lèvres :

Merci gros malabar. Merci.


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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 28 Mai - 13:57

Ses yeux me fixaient, mais je n’arrivais pas à lui donner ce qu’elle espérait. Un sourire, quoi que ce soit lui montrant un minimum de gentillesse, pas d’hostilité. Mais je savais qu’au plus profond de moi, j’avais envie de la serrer fort, et j’espérais naïvement qu’elle le verrait peut-être. J’avais tellement pris de coups dans la vie. Vu ma mère se faire battre comme plâtre, mon frère se faire insulter à l’école parce qu’il n’a pas de père, été bousculé dans le camp militaire, puis bizuté ici… Comment aurais-je pu faire confiance à qui que ce soit ? J’étais plus proche de l’animal sauvage, techniquement, que d’un mec sympathique et protecteur. Je marchais à l’instinct de survie, essayant toutes les possibilités sans jamais me mouiller. Et j’avais essayé de faire confiance à Keziah, quand bien même j’étais sceptique sur les femmes. Oui, je n’avais jamais été vraiment impliqué pour la simple et bonne raison qu’il fallait faire confiance. Et ce que je venais d’apprendre remettait mon jugement, mon seul allié dans le doute, en cause. Avais-je fait le bon choix ? Avais-je été trop loin dans mes fantasmes d’ado ? Peut-on faire confiance après avoir pris un coup comme ça ? Et surtout, étais-je responsable ?
Son contact, proche et éloigné à la fois, me rassurait. J’avais mis des barrières entre nous parce que la regarder en face et lui dire « D’accord, chacun reprend sa vie » aurait été trop dur. Mais pardonner, oublier, l’était encore plus. J’avais besoin d’y réfléchir, de penser à tout ça sans toute cette pagaille dans ma tête. En plus, j’avais mal au crâne et mon visage me brûlait, sensible des coups qu’il avait reçus. Puis elle se mit à parler, à me dire que j’étais naïf, stupide. Malgré moi, j’hochai la tête, conscient qu’elle avait raison. Oui, je m’étais précipité la tête la première dans une relation complexe avec une femme aussi sauvage que moi, et maintenant je me retrouvais le cul entre deux chaises. J’aurais du y réfléchir avant. Mais n’était-ce pas pour ça que j’avais pris une semaine loin d’elle ? Pour me retrouver, y repenser ?
Elle pleurait, et je voulus essuyer ses larmes, mais j’étais bien trop ancré dans mon mur de douleur que je ne bougeai pas. Elle n’avait pas tort, ce n’était qu’une nuit… même si elle avait été sincèrement merveilleuse. Magique. Presque idyllique. Mais ce n’était qu’une nuit, et qu’est-ce que c’est qu’une nuit dans une vie ? Une étoile dans la voie lactée. Mais encore une fois, elle marquait un point. Si ça avait vraiment été intuitif, il n’aurait pas hésité une seconde. Il ne serait pas parti comme un lâche pendant une semaine. Il l’aurait invité au bal. Avait-il douté de lui, ou d’elle ? Il ne le savait même pas. Comme elle l’avait dit, elle s’en foutait de sa cicatrice, elle était peut-être cinglée, mais elle l’aimait bien, et elle faisait l’amour comme une bête. Qu’est-ce qui l’avait tant fait hésiter ? Elle pouvait réparer les gens, mais y arrivait-elle avec lui ? Arriverait-elle à guérir avec lui ? Il ne savait pas quoi en penser.
Je levai les yeux vers elle, et aperçus ce sourire en coin, si mignon, que j’aimais tant. Alors je pris ma décision. Je lui tournai le dos et m’en allai. Pas très loin, juste quelques pas, et je m’arrêtai. Je fis demi-tour et me plantai devant elle. Je tendis la main et lui dis avec un demi-sourire :

Salut, je m’appelle Zacchary Michael Durden, je suis en Senior Year B. Ravi de te rencontrer ! Comment t’appelles-tu ?


Je n’arriverai pas à oublier, mais essayer de recommencer n’était pas impossible. Apprendre à la connaître, l’inviter à sortir, et peut-être que l’avenir nous réserverait des surprises ?

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 28 Mai - 13:22

'Cause you're a sky full of stars

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper


Je suis perdue.
Il reste, mais il me fixe si froidement que je me demande vraiment quelle raison il a trouvé pour ne pas me planter là.
Je suis perdue.

Une semaine avant, je m’étais perdue dans ses bras, dans son regard, dans ses baisers. Une semaine avant, j’étais persuadée qu’il m’inviterait au bal, officieusement, l’air de rien. Une semaine avant, j’imaginais déjà notre soirée. Une semaine avant, j’imaginais ses mains sur mes hanches, les miennes autour de son cou, alors que nous dansions un slow, rouges comme des pivoines. Une semaine avant..

2 jours avant, je ne voulais plus y croire. 2 jours avant, je regrettais l’achat de cette robe. 2 jours avant, je prenais toutes les substances que je pouvais trouver, la robe la plus sexy de mon dressing, les talons les plus hauts. 2 jours avant, je faisais tout déconner. 2 jours avant, j’effaçais le visage de Zac de mes esprits, à grand renfort de rhum et de vodka.

Et ce soir. Ce soir, c’est la soirée avec Curtis que je voulais effacer. C’est toute ma vie que je voulais effacer. Je voulais me façonner pour lui. Je voulais ôter mes cicatrices, je voulais guérir mes plaies, je voulais être telle qu’il me voyait..
Jamais il n’aimerait ce qu’il avait sous les yeux..

Devrais-je lui expliquer à quel point il se trompait ? Devais-je lui dire que bien évidemment que je n’avais pas couché avec lui à cause de la tequila ? Devais-je lui dire que ce n’est pas l’alcool qui m’avait influencé dans mes choix, mais qu’il avait eu une version si “soft” de ce que je pouvais être ? Devais-je lui dire.. ou lui montrer ?

Je glissais ma main sous son menton, l’obligeant ainsi à relever la tête. Juste assez pour que son regard croise le mien.
Son visage était crispé. Ses lèvres, pincées. Son regard, absent, lointain. Il ne voulait pas que je l’atteigne.
Comment aurais-je pu l’en blâmer ?
Même moi, je ne voyais pas pourquoi il restait là. Je n’étais pas certaine de mériter cette patience.

Son visage était tout prêt du miens. Je pouvais même sentir son souffle caresser mon visage.
S’il n’était pas aussi fermé, j’aurais été incapable de résister à la tentation de l’embrasser. Incapable de lui faire comprendre ce que j’avais tant de mal à dire.

J’avais le choix. Le laisser, seul, lui faire un mal de chien, mais une fois, une seule, et m’assurer que ça n’arriverait plus jamais. Ou je pouvais être égoïste, et le garder près de moi. Ou au moins essayer..
Me résoudre à le regarder partir, c’était trop. Je ne pouvais pas m’y résoudre. J’étais incapable de faire ça, incapable de ne pas me battre jusqu’à la dernière seconde, jusqu’à ma dernière idée..

Comme Lui. Un peu trop têtue.

Ecoute moi attentivement. Je ne le dirais pas une seconde fois. Non, ce n’est pas la tequila qui a mené à ce qui s’est passé. Non, ce n’est pas la tequila qui m’a fait dire ce que je t’ai dit. Non. Mais l’alcool.. L’alcool tu le sais à mon avis, ça facilite tout. Ca n’a pas brouillé ce que j’ai ressenti. Mais ça a tout facilité. Tu penses que ça n’a pas joué ? Tu es naïf. Ingénu. Tu es même stupide Zac. Oui, je t’insulte presque. Tu vas sûrement t’en aller. Tu vas sûrement me planter là..

Les larmes ne cessaient pas sur mes joues. Ca m’épuisait. Je n’arrivais même pas à me contrôler. C’était frustrant, embarrassant. J’avais envie de stopper le temps, un court instant, le temps de reprendre mes esprits, de trouver les mots. Arrêter le temps pour ne pas regretter celui passé avec lui.

Et tu auras raison. En fait, tu auras raison oui. Je ne vaux pas plus ou moins qu’un Curtis comme tu dis. Tu n’en sais rien. Tu as passé UNE nuit avec moi Zac. Une nuit, absolument superbe, une nuit que j’ai trouvé magique. Une nuit à laquelle je me suis accrochée toute la semaine, en attendant le bal. En espérant. Si c’était si génial, si c’était autre chose que l’alcool, si ça avait compté, t’aurais pas eu à prendre cette putain de semaine Zac.

Ca y est. J’avais perdu le contrôle. Vraiment.

Si tu me connaissais si bien, si je te plaisais autant, si tu t’en foutais à ce point.. Tu n’aurais pas pris cette semaine. Tu m’aurais appelé. Tu n’aurais pas attendu. Tu serais venu. Tu aurais su que je n’en ai rien à foutre de ta cicatrice Zac.. Rien à foutre de tes cris la nuit, rien à foutre que tu marches plus lentement, rien à foutre de ces conneries.

J’avais envie de fondre dans ses bras. Qu’il m’y serre, fort, fort, presque jusqu’à m’en faire mal..

C’est ce que je fais depuis que je suis haute comme trois pommes. Je répare, Zac. C’est mon éducation, c’est mon métier. C’est ce qu’on m’a appris à faire, et tu veux que je te dise, c’est la putain de seule chose que je sais faire correctement !

Mon ton était plus sec, plus mordant. Je bouillonnais, de rage et de tristesse à a fois. J’étais désolée, et folle de rage. J’étais perdue, et pleine d’espoir. J’étais malheureuse, mais un tout petit, un si discret sourire en coin se dessina sur mes lèvres, alors que je faisais mon possible pour soutenir le regard de Zac.

Une feuille déchirée, ça se répare. Comme une assiette.. Non ?
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mer 28 Mai - 12:35

J’y étais peut-être allé un peu fort. Il est vrai que, et c’est bien naturel, la colère dominait mes autres émotions, et d’un autre côté ce n’était pas plus mal, parce que j’hésitais entre me mettre en boule dans un coin pour pleurer ou hurler et fracasser tout ce que je trouvais. Parce que non seulement, Keziah avait brisé notre pacte implicite, de ne pas blesser l’autre plus qu’il ne l’était déjà, mais en plus, ça nous avait affichés ensemble, et moi cocu comme chat. Et dire que je voulais me faire discret, loupé. Et demain mes parents vont sûrement appeler pour taper une gueulante, le genre de trucs qui m’exaspère au plus haut point. J’étais tout simplement dans la merde. Mais le pire du pire de cette histoire, c’est que j’ai osé m’en prendre à elle comme si elle était la seule responsable, alors que j’étais en tort. Je m’étais spontanément arrêté de marcher pour lui répondre, me rendant compte que je n’arrivais pas à m’éloigner plus d’elle.
Et elle se mit à me parler, à cœur ouvert. De ses nuits aux cauchemars sans fin, de son père qui lui manquait tant, de sa vie en tant que sa fille… Personne ne veut de la fille Cooper, me dit-elle. Et j’ai envie de hurler à quel point c’est faux, que moi, je l’aime bien cette fille, marrante, avec ses défauts et ses qualités. Elle n’avait pas besoin d’être parfaite, parce que j’étais loin de l’être, maintenant encore plus qu’avant. Elle me dit pour la robe, et instantanément mon cœur se serra. Elle s’était faite belle pour moi. C’était suffisamment adorable pour que je craque encore. Cette femme, cette fillette effrayée me faisait du mal et du bien à la fois. Pourtant, je ne m’éloignais pas. Il paraît que certaines personnes ont besoin de s’autodétruire… Je devais en faire partie, parce que décidément, je n’arrivais pas à m’éloigner d’elle.
J’avais les larmes aux yeux, et je lui tournais toujours le dos. Je ne voulais pas qu’elle voit que j’étais en train de fléchir, presque détruit à l’idée de devoir partir et de renoncer à cette nouvelle chance. Oui Keziah, je suis cassé. En mille morceaux de chair et de sang. Mais toi, tu es une façon d’envisager ce poids différemment. T’entendre dire du mal de toi, ça me brise. Tu ne sais pas, tu ne comprends pas ce que je trouve de bien chez toi. Eh bien c’est réciproque… Mais ne me dit pas que c’était l’alcool. Ne me mens pas. Parce que toi aussi tu sais que c’est faux, et que tu dis ça pour m’éloigner. Et ça aurait marché, si je n’avais pas essayé de faire la même chose… Je me raidis quand elle fit allusion à Curtis, à la vulgarité de mes propos. Enfin, elle s’excusa. Que pouvais-je répondre. En soi, je lui avais déjà presque pardonné. Pas comme si j’allais oublier non. Mais je pourrais ne pas y penser. Oui, c’était possible.
Le silence s’installa, pesant, et je pris mon temps avant de le rompre. Je ne me tournai pas, cependant, de peur qu’elle ne voie l’expression triste de mon visage :

Alors cette nuit ensemble… Pour toi, ce n’était que l’alcool ?(Je fis une pause avant de reprendre) Tu essaies de me faire croire que ça ne t’a rien fait ? (Là, je me retournai vers elle) Qui que tu sois, ou qui que tu croies être, tu vaux bien mieux que tous les Curtis du monde ! Je m’en fiche que tu sois lunatique ou schizophrène, je suis pas mieux ! Et je me fous que tu sois la fille Cooper, ou la fille du boulanger ! Ca ne changera rien à ce qui me plaît chez toi. Mais ne me dis surtout pas que cette soirée n’a pas compté. Parce que ça, je ne te le pardonnerais pas.


Je me mis devant elle, serrant les lèvres en baissant les yeux. J’attendis qu’elle me réponde, me concentrant pour rester le plus calme possible.


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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mar 27 Mai - 22:31

'Cause you're a sky full of stars

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper.


Vous avez déjà déchiré, lentement, une feuille de papier ? Ou d’aluminium. Lentement. Après l’avoir froissé.
Ca fait un léger bruit. Auquel on ne fait pas attention si on ne tend pas l’oreille. Un léger son, discret. Si mon coeur avait pu, c’est ce bruit là qu’il aurait fait. Mais je ne l’écoutais pas. Je ne tendais pas l’oreille. Alors la déchirure n’était pas si forte.

Avez vous déjà fracassé une assiette sur un carrelage ? C’est sonore. C’est brutal. Vous sursautez, même si vous avez vu toute la scène. Alors quand vous ne l’avez pas vu venir, n’en parlons pas. A côté, une feuille qui se déchire, c’est un murmure à côté. Une feuille qui se froisse pendant une tempête. Un grain de sable qui roule sur la plage.

J’étais cette feuille. Zac, c’était l’assiette.

Il était furieux. Pas dans sa voix. Dans ses propos. Il se contenait, c’était évident.

C’est d’abord ce ton, glacial, distant, qui me blessa. Comme si je n’étais.. qu’une pute, comme s’il le disait si poétiquement.
Puis ses mots se chargèrent de m’achever. Une vulgaire pute. Voilà. C’était dit. Une vulgaire pute. Me considérait-il comme ça, ou laissait-il ça à Curtis ?
Puis ce dédain. Pas pour moi. Non, bien pire. Ce dégoût de lui. De sa cicatrice. De sa douleur la nuit. De sa difficulté à marcher. Des regards des gens sur son passage.

La pute et l’éclopé. Quel drôle de couple, n’est ce pas ?

Et il partit, me laissant là, tétanisée. Sous le choc. Tentant, tant bien que mal, d’encaisser l’information.

Et il m’acheva.

Cette peur, cette trouille qui me saisissait, tous les soirs de la semaine alors que je tentais de m’endormir, cette angoisse que tout ça n’ait été qu’un rêve, qu’une fausse idée, qu’un beau film. Il m’enleva cette peur. D’une phrase.

Putain, mais qu’est ce que je peux être conne quand je veux..

Zac me faisait un drôle d’effet. Avec lui, j’avais une incroyable capacité à perdre tout contrôle de moi. Pas comme si j’avais bu, ou pris une quelconque drogue. Non. Quelque chose de doux. De rassurant et d’effrayant à la fois, quand j’y songeais, quelques heures après. Alors, une nouvelle fois, je perdis le contrôle, je me jetais dans le vide. A Superman de voir s’il me rattraperait.

Tu sais, je parle la nuit. C’est chiant. Parfois même je ris. Je crie. Je pleure. Puis je met des coups quand je dors si je fais un cauchemar. Et je me réveille en hurlant. J’en fais souvent des cauchemars. Très. Mon père me manque. Beaucoup. Alors je compare tout à mon père. Rien ne sera mieux, rien ne sera pire que lui. Et tu m’as fait pensé à lui. Et t’aurais jamais du. Mais t’as pas voulu. T’as pas fait exprès. C’est moi. Je suis la fille Cooper Zac. Personne ne veut de la fille Cooper. Je suis pas une vraie fille. Je me fais pas les ongles, je me pomponne jamais. Cette robe, je l’ai acheté parce que je penserais que tu me trouverais belle dedans Zac. Je sais pas trop ce que c’est qu’un vrai rencard. Je sais pas faire confiance. Je sais pas recevoir. J’ai du mal à donner. Je me braque, je suis con. Je compare tout à la rééducation des chevaux, c’est insupportable. On pourrait passer des semaines de nuits blanches si tu me demandais de te parler de la maison. J’ai des jours où je serais au top, des jours où je te détruirais d’un regard si tu fais un pas de travers. J’ai peur Zac. J’ai tout le temps peur..

Je repris mon souffle. J’avais parlé à toute vitesse, sentant dans ma voix les larmes qui me montaient aux yeux.

Tu crois que t’es cassé ? Tu crois que TOI, tu serais trop lourd à porter ? Zac, t’as passé une nuit avec la fille Cooper. Et elle avait bu. Ca compte pas Zac. Tu crois que tu tiens à quelque chose, mais tu ne sais pas ce que c’est. Comment je pourrais te le reprocher, même moi je ne sais pas..

Ca y est, je sentais les larmes couler sur mes joues, mais peu m’importait, tant que je pouvais soutenir son regard, je continuerais.

Alors oui, je suis mélodramatique, je bondis en arrière quand tu me demandes si je te fais confiance, dès que tu me touches, je sursaute. Oui Zac. C’est comme ça. Et oui, je me suis bourrée la gueule, et je me suis fait baiser. Oui, je suis sortie, parce que j’en pouvais plus de t’attendre, comme je l’attendais lui depuis ma naissance. Oui, je suis allée chez Curtis. Comme une vulgaire pute. Tu dois avoir raison.

Je baissais les yeux. Ca ne servait plus à rien. Il avait tout dit..

Pardon Zac. Pardon.., ajoutais-je, sans oser relever le regard vers lui.

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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mar 27 Mai - 21:45


Contrairement à ce que mon visage suggérait, j'étais fou de rage. Le calme avant la tempête comme on dit. J'essayais juste de maîtriser les dégâts, histoire qu'elle arrête de pleurer. Ce n'est pas comme si j'étais un monstre sans cœur. Je l'adorais, mais j'avais juste perdu l'infime confiance que j'avais en moi. Parce qu'elle m'avait donné tellement plus, du bonheur, de la joie... Tout ce qui m'avait semblé si loin depuis mon accident. Et voilà qu'elle redevenait hors de portée, parce qu'elle avait décidé que Curtis valait mieux que moi, du moins physiquement. Si Curtis se souciait d'elle, il m'aurait dit autre chose que « Ca m'excite de baiser celle que tu aimes ». Oui, il aurait été vexé, blessé. Keziah n'était qu'un coup d'un soir pour lui. Pour moi, elle était bien plus que ça. Elle était un petit rayon de soleil, une femme-enfant adorable, celle qu'il avait envie de câliner le matin en se levant et le soir en se couchant. Et maintenant, ils étaient côte à côte, elle serrait les poings avec l'envie de le frapper et il parlait calmement pour ne pas hurler. Mais il fallait rompre ce silence insoutenable.

Tu peux être fier de toi, tu avais raison j’imagine.


Oh que oui, j'avais raison. Et non seulement j'avais raison, mais en plus j'étais le seul en droit de péter les plombs. Elle avait choisi de coucher avec Curtis, je n'avais eu que le choix de ce que j'allais faire de cette information. Bon, ok. Mettre un poing sur la gueule à ce mec pendant le bal, c'était pas la meilleure idée du monde, on est d'accord, mais d'un autre côté, j'aurais du faire quoi ? Lui tendre la main de Keziah et lui dire « Ben tiens, vas-y, danse avec elle à la verticale, et ensuite à l'horizontale, je la récupère après » ? Plutôt crever que de laisser ce connard toucher à ma douce Keziah. Elle alluma d'une cigarette d'un air stressé, et je levai les yeux au ciel. Sérieusement, même fumer un paquet ne m'aurait pas soulagé, là, tout de suite. Elle me regardait comme pour déchiffrer mon expression, mais je savais que dès que je montrerai une émotion, elle voudra retrouver mon masque de neutralité. Je fermai les yeux un court instant avant de reprendre :

Je crois qu'il n'y a pas de mot pour exprimer ce que je ressens. La colère, la tristesse... Ce ne sont que des mots. Là, j'ai vraiment mal. Pas parce que tu as couché avec lui, ça non, tout le monde peut faire des erreurs. Mais tu l'as choisi lui, qui n'en avait absolument rien à faire de toi, lui qui s'est sûrement endormi comme un sac après le sexe, qui t'a prise comme une vulgaire pute ?! (Je détournai la tête, en proie à de violentes convulsions nerveuses) Pendant une PUTAIN de semaine, j'ai réfléchi à ce que je pouvais faire pour avoir quelque chose à t'offrir de mieux que CA (Je désignai mon corps, et ma jambe)... Mieux que d'être réveillée en pleine nuit parce que je hurle de douleur, mieux que de marcher auprès d'un éclopé, mieux que moi tout court. J'ai été voir médecin, kiné... Tout ça parce que je pensais qu'on m'avait donné une chance de rattraper mes erreurs en rendant quelqu'un heureux. Mais ça, tu vois, je n'y crois plus. Parce que l'éclopé n'a apparemment pas sa place auprès de toi.


Je lui tournai le dos, pour rentrer vers ma confrérie, ma chambre, mes bonbons et mon cœur en miettes, mais je me retournai une dernière fois pour ajouter :

Le pire... C'est que j'y ai cru. A nous. Pendant un court instant. Mais tu ne m'as pas laissé le temps de te le dire.
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mar 27 Mai - 21:05

'Cause you're a sky full of stars.

Zacchary M. Durden & Keziah Cooper

Un simple bruissement dans les arbres. Un craquement, de brindille qu’on écrase, ou d’une feuille un peu trop sèche peut être.

Zac ..

J’inspirais un grand coup, tournant la tête, cachant mon visage au nouveau venu. Je passais ma main sur mes joues, rapidement, tentant, sans grand succès, de lui cacher mes larmes. Il avait déjà probablement déjà remarqué mon état.

Ca faisait combien de temps qu’il était planqué là ? Il avait attendu que je me mette à pleurer pour venir, atteint d’un vieux remord à la con ?

Je me tournais à nouveau vers lui. A la fois honteuse et folle de rage, je sentais mon visage se fermer, se durcir, à l’instar de mon regard. J’avais envie de hurler. De lui en coller une. Tu voulais te battre hein, viens voir qu’on rigole ! Viens là !

Etrangement, j’eu envie de partir à l’instant où je l’ai vu arriver.

Ce n’était pas la colère, ce n’était pas la honte. C’était bien pire. J’avais peur. Peur de lui, de sa réaction. Peur de la mienne, des mots que je devrais choisir, de ceux qui seraient entendus, ceux qui seraient oubliés, ceux qui seraient gardés.. J’avais peur de son regard, peur qu’il reste et qu’il s’en aille. Peur qu’on nous entende, peur qu’on ne nous laisse pas seul. Peur que mes craintes soient vraies, et peur qu’elles soient fausses.

Qu’est ce qui était le plus simple ? Qu’il soit un salaud fini, ou un mec bien que j’avais fait souffrir ? Qu’est ce que j’encaisserais le plus facilement...?

Je t’avais dit que je détestais les bals de promo.

Idiot. Un instant, il a failli me faire sourire. Un court instant. Je me retins. Pas question de lui donner cette satisfaction. Pas question de me donner l’espoir, même une seconde, que tout irait bien.

Je m’étais fait déjà trop d’espoir, en quelques jours à peine, à son sujet.
Le lâche, il n’en méritait pas la moindre petite once.

C’est tout ce que t’as à dire, pensais-je. C’est ça, ta grande blague, ta superbe entrée en scène ? Tu avais pas mieux ? Parce que pire, c’est difficilement faisable.

Un instant, je me tus. Je me mordis la lèvre, retenant un flot d’insultes. Je serrais le poing, me retenant à la fois de me jeter dans ses bras et de lui en coller une.

Tu peux être fier de toi, tu avais raison j’imagine, finis-je par lâcher, sèche, distante.

Je ne voulais plus de lui. Je ne voulais pas qu’il me regarde, ni qu’il me touche. Enfin si. J’en creuvais d’envie. En fait, je ne voulais plus en avoir envie. Ah oui c’est ça. Voilà. Je voulais sortir Zacchary de ma tête. Voilà qui aurait été une bien douce solution non ?

Je fouillais dans mon sac, finissant par trouver une cigarette que j’allumais sur le champ. Il fallait que je me calme. Tout de suite. Ne rien lui montrer. Ne rien laisser paraître.

Je détestais sa neutralité. Je détestais ne rien lire dans son regard. Je haïssais l’absence de sourire sur son visage, autant que l’absence d’émotion dans sa voix.
Je voulais Zac. Je voulais revenir en arrière. Je voulais aller au bal. Je voulais danser, je voulais boire, je voulais l’allumer, je voulais rougir, je voulais rire, je voulais l’embrasser, je voulais qu’on se regarde, timides, avant d’aller danser un slow. Putain je voulais mon cliché, à moi aussi. Je voulais qu’un instant, un seul, de cette vie stupide, soit normal. Juste normal.

Les larmes me montèrent aux yeux, à nouveau, mais je ne lâchais pas son regard. Je me concentrais juste pour qu’il voit le moins possible ma douleur.
Quelques instants auparavant, je l’aurais supplié de m’écouter. Sa neutralité me blessait trop. Réflexe idiot, je m’enfermais dans ma carapace.. Loin de lui, loin de tout..
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MessageSujet: Re: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mar 27 Mai - 20:04


La haine. On pense l'avoir dès qu'on a passé un mauvais moment, une mauvaise journée. C'est ce qu'on croit comprendre et qui va de pair avec l'amour. C'est ce qu'on ressent quand quelqu'un a quelque chose que l'on veut absolument et qu'on ne peut obtenir. La haine. C'est ce que j'avais. La haine d'avoir passé une soirée de merde, après les débuts merveilleux qu'elle avait comportés. La haine de ne pas avoir compris que j'étais à ce point un abruti, d'avoir laissé une semaine entre nous pour repenser à tout ça. La haine de savoir qu'en attendant, Curtis s'était fait le plaisir de faire l'amour avec Keziah. Et qu'ils avaient apprécié ça tous les deux. Alors ça, c'était encore pire que tout. Je n'avais pas passé ma semaine à baiser à droite à gauche, mais à faire ma rééducation plus sérieusement, aller chez le médecin pour voir l'évolution de mon état de santé, et plus que tout, réfléchir à ce qu'une relation suivie entre nous pourrait donner. J'en étais arrivé à la conclusion qu'on pouvait toujours essayer, malgré le fait que je n'étais pas au meilleur de ma forme, que je risquais de m'écrouler de douleur d'un coup, sans raison valable... Mais je ne comprenais pas. Qu'est-ce qui, dans le comportement de Keziah, aurait pu me préparer à me prendre ce genre de coup bas dans la gueule ?
Est-ce que javais senti quelque chose, est-ce que c'était ça qui avait fait que j'avais voulu du temps pour y réfléchir ? Ou bien était-ce parce que j'avais pris du temps pour réfléchir que c'était arrivé ? Keziah était une fêtarde, j'avais pu le constater. Mais au point de se taper quelqu'un, comme lui ? Un mec vulgaire, qui s'habillait comme un richard invétéré, alors même que j'étais plutôt soft malgré le fait que je sois multi-millionnaire à 17 ans ? La blague, la blague... Non, elle n'avait pas pu craquer pour ce côté superficiel, cette fille des grands airs et des montagnes, cette cavalière sensuelle et magnifique... Non, elle n'était pas ce genre de fille facile, futile, que l'on rencontre dans un bar, si ? Mais alors, qui était la personne avec qui j'avais parlée, sensible, intelligente et bien plus futée que ça ? Soit elle n'était pas le genre de fille que je croyais et elle m'avait menti, ce qui la faisait passer pour une psychopathe, soit elle lui avait menti. Je ne savais plus quoi en penser.

Mon détour à l'infirmerie m'avait valu bien des histoires, non seulement parce qu'on nous a menacé plusieurs fois d'exclusion, mais aussi parce qu'il avait bien fallu nous soigner dans la même pièce. J'étais plutôt content de moi parce que Curtis allait avoir un nez bien moche les prochains jours, mais ma pommette explosée n'était pas en reste. Nous nous sommes regardés en chiens de fusil pendant tout le temps où on nous engueulait, sans dire un mot. Au final, je n'avais rien su de plus que « l'essentiel » : il avait couché avec Keziah, et il avait adoré ça, cet enculé. Nous sommes sortis dès que l'on nous a dit de le faire, avec l'interdiction de retourner à la soirée. Décidément, cette soirée allait bien être foirée. Je m'étais fait tellement d'illusion, sur Keziah et moi rigolant, dansant jusqu'au bout de la nuit, sortant nous saouler la gueule avant de rentrer faire l'amour comme des bêtes dans ma chambre. Oui, cette soirée aurait du être magique. Mais j'avais gâché celle de tout le monde, y compris celle de Keziah qui n'avait rien à voir avec la bagarre. Bien qu'elle en soit l'origine, bref.
J'avais donc décidé de rentrer, histoire de me bourrer quand même la gueule avec si possible un bon porno avec une belle blonde à gros seins. Et des bonbons. Et une glace. Mais bordel, pourquoi elle sortait pas de mon esprit ?! Je secouai la tête, qui commençait à devenir douloureuse, avec le coups qu'elle avait pris. Keziah nous avait emmenés dehors, mais dès qu'on a été à l'infirmerie, elle avait disparu. Je me demandai un instant où elle était passée. J'étais partagé entre l'idée de la retrouver et de lui parler, et celle de retourner dans ma chambre. Après tout, j'étais en colère, et elle l'avait bien cherché. D'un autre côté, elle me manquait déjà. Ma semaine sans elle avait été longue et inutile. Alors quel intérêt de revivre ça ? Mais Zac, me disait ma conscience, tu n'as donc aucune volonté ! Tu es en colère, boude un moment, on verra pour elle ensuite. Mais mon cœur hurlait : Mais fais quelque chose, abruti, tu vas la perdre !

J'étais partagé entre le cœur et la raison, complètement perdu dans mes réflexions. Je levai les yeux vers le ciel et regardai les étoiles. Elles étaient magnifiques ce soir. J'aurais pu les voir sur une plage d'Australie, mais j'étais ici, à Miami, blessé et à la ramasse dans un costume qui finirait à la poubelle en rentrant car il était taché de sang. Je continuai à marcher et décidai de couper à travers le parc. Je pris mon téléphone pour regarder l'heure... Il était mort. L'écran était complètement raide mort, et je décidai de récupérer la carte SIM avant de le jeter dans la poubelle la plus proche. Merde, et dire qu'en plus ils allaient appeler mes vieux demain... Je soupirai, saoulé d'avance. Je continuais de marcher dans l'herbe humide, quand quelque chose attira mon regard. Un long voile rose pâle. Keziah.
Elle se trouvait au milieu du parc, les yeux rivés sur l'océan céleste. J'eus envie de courir la serrer contre mon cœur, mais mon honneur blessé s'y refusa. Je fis un pas en avant, un en arrière... Puis je me décidai. Après tout, il fallait des réponses à mes questions. Je m'avançai vers elle, et vis les larmes sur son visage. J'eus envie de la serrer encore plus fort pour la consoler, mais à nouveau, je me retins. Une fois près d'elle, je me demandai quoi lui dire. Mon cerveau criait : Merde, mais t'aurais pu y penser avant ! Et mon cœur disait : vas-y avec tact. J'optai pour une voix neutre et lui adressai ces mots :

Je t'avais dit que je détestais les bals de promo.
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MessageSujet: 'Cause you're a sky full of stars - Zacchary M. Durden.   Mar 27 Mai - 18:04

'Cause you're a sky full os stars.

Zacchary M. Durden.


C’était l’apocalypse. Un bordel sans nom. Aussi bien au bal que dans ma tête.

Curtis avait débarqué, tout de blanc vêtu.

J’avais prié, intérieurement, pour qu’il ne m’approche pas alors que j’étais avec Zac. J’avais supplié toutes les entités possibles et imaginables pour que les deux hommes ne se croisent pas.

En effet, j’avais passé ma première nuit ici avec Zac. Nous nous étions rencontrés sur le toit, alors que l’un et l’autre ne cherchions rien de plus qu’un peu de solitude et de tranquillité. Cependant, ce besoin s’était estompé au fur et à mesure de nos conversations. C’était surprenant, encore aujourd’hui je ne me l’expliquais pas.

J’avais passé une nuit formidable. J’avais ri, comme rarement ces derniers mois. Je m’étais confié à lui, et lui à moi. Malgré mes réserves, il m’avait fait confiance, et j’avais gâché ce cadeau.

En effet, Zac et moi avions passé une nuit assez.. torride. Ce qui ne m’avait pas déplu.

Je m’étais même surprise à imaginer plus, une suite, qui sait. A peine arrivée, je me faisais déjà des films. Quelle idiote j’avais été.

S’en était suivi des jours de silence total. Je me sentais idiote, si peu considérée par un homme auquel je m’étais déjà attachée.

Alors j’étais sortie. Et mon Dieu, j’avais bu. J’avais pris un bon nombre de pilules. J’avais perdu le contrôle. C’était le but. Zac me faisait penser à Lui. Et c’était inadmissible, impensable, si loin de chez moi, de me pourrir avec ce genre d’idées noires.

Et Curtis avait pointé le bout de son nez. Le barman, relativement sexy, plus qu’agréable au regard, s’était avéré l’être aussi au toucher.. J’avais passé une nuit assez floue avec lui, mais me réveiller, nue, à ses côtés, ne laissait aucune place au doute. Curtis était ma deuxième “conquête” de Wynwoodhs.

Zac ne savait rien de cet épisode, à l’instar de Curtis.

J’étais honteuse. Les deux s’étaient finalement rencontrés.

Curtis avait joué le beau rôle du salaud, et avait plus au moins cherché les conséquences qui suivirent. Zac le frappant, Curtis se jetant sur lui pour lui administrer le même traitement. Je les avais rapidement séparé, mais une prof les avait emmené à l’infirmerie, sans que je puisse les suivre.

J’avais donc envoyé un message à Zac. Pourquoi lui ? Pourquoi pas l’autre protagoniste de cet évènement ? Même moi je n’avais pas la réponse. Probablement que je me sentais plus coupable vis à vis de lui que vis à vis du barman. Curtis et moi n’avions que peu partagé, si ce n’est nos physiques respectifs. Zac et moi.. J’avais cru déceler une part de confiance. Peut être m’étais-je trompée..

Je m’étais plus ou moins enfuie du bal. Je me refusais à croiser une des rares personnes que je connaissais au lycée. Je voulais m’échapper. Je voulais fuir ces regards plein de pitié.
Vous êtes qui pour juger, avais eu envie de leur crier..

Ca faisait une heure que j’attendais Zac. Une heure. Je ne savais même pas s’il viendrait ou pas, s’il voudrait me voir. Je ne savais pas si lui aussi me regarderait avec dégoût, ou s’il me laisserait au moins une chance. Juste une petite chance.

Une chance pour quoi me demandais-je ? Une chance pour lui jeter au visage qu’il m’avait abandonné ? Que j’avais passé la semaine à attendre de tomber sur lui dans les couloirs ? Une semaine à le guetter, dans la cafet, sur le toit. Une semaine à passer, l’air de rien, une fois, deux fois, dans le couloir qui menait à sa chambre, résistant à l’envie furieuse de toquer pour lui parler. Une semaine à mal dormir, à avoir honte de moi. Une semaine à me demander si il s’était foutu de moi, me cataloguant auprès de ses amis, me donnant une note, leur recommandant ou leur déconseillant la petite nouvelle.

Les larmes me montèrent aux yeux. J’étais furieuse. Contre la terre entière. Contre Lui, pour avoir enfreint toutes ses règles de sécurité de base et avoir ouvert ce van. Contre Lui, pour ne pas avoir esquivé ce coup de sabot. Contre Lui, pour être mort. Contre l’employé qui avait tiré, pour avoir abattu froidement ce cheval. Contre ma mère qui m’avait envoyé ici. Contre Curtis, pour avoir eu ce comportement là. Contre Zac, pour m’avoir ignoré, pour avoir réagi ainsi, et pour m’ignorer à nouveau. Contre la foule, élèves et professeurs, pour leur réaction si aberrante. Contre moi. Surtout contre moi. J’avais envie de hurler, de m’arracher cette robe, si spécialement choisi, de défaire ma coiffure, d’enlever ce maquillage, ces chaussures, de prendre la voiture, de rentrer, chez moi. J’avais envie de Le voir. Et Il n’était pas là. Il ne serait plus jamais là.

Je levais les yeux au ciel, cherchant quelques rares étoiles. Miami n’offrait pas le ciel étoilé que j’aimais tant chez moi. Miami ne m’offrait pas la paix. Miami était un bordel, à mon image.

Et à cette pensée, je senti les larmes couler sur mes joues.
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