AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Hey petits padawans, n'oubliez pas de voter pour WU par ICI et gagnez des points ! Vous pouvez aussi venir poster des mots d'amour sur BAZZART et sur PRD
Les inscriptions pour l'event Halloween sont ouvertes ! Venez faire vivre un des moments les plus terrifiants à vos personnages en vous inscrivant ici

Partagez | 
 

 Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours || Arizona

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours || Arizona   Lun 26 Mai - 16:27

Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours


Ari & Gaby ♥

J'avais si souvent rêvé de revenir et de revoir Arizona. J'aurais pu tout simplement le lui annoncer dans une vidéo ou pas le biais de mon frère. La retrouver en cours ou lui donner rendez-vous directement. Au moins, j'aurais été certain qu'elle voulait vraiment me voir. Tandis que là, je n'avais aucune assurance de si ma surprise allait lui faire plaisir. J'étais stressé à cause de ça et plus les minutes passaient, moins j'avais foi en mon idée. Et si elle s'en allait avant que je lui parle ? Pire, si elle ne venait même pas ? Je ne me faisais pas d'illusions non plus, mais j'espérais qu'elle soit au moins un peu heureuse que je sois revenu à Miami.
J'étais donc là, sur ma moto, à prendre appui dessus pour éviter de défaillir. J'avais peur que ça ne se passe mal et même si ça se passait bien, j'étais quand même nerveux. Sauf que je n'avais aucune raison de l'être. Je n'avais aucun idée de si elle était en train de regarder ma vidéo, si elle avait compris et si elle venait. Mais elle passa la porte et je ne la vis que quand elle ne fut qu'à quelques pas. Mon cœur rata un battement et je souris sous mon casque en la suivant du regard. Elle était magnifique et en plus, elle souriait. Je la dévorais du regard alors qu'elle approchait. Finalement, elle s'arrêté devant moi et je baissais ma tête vers elle. Elle avait le voix qui tremblait et moi, mon cœur tambourinait. La distance n'avait rien changé, je l'aimais.

- Il paraît que tu as quelque chose qui m’appartient ?

Mon sourire s'élargit encore. J'avais presque oublié sa gourmette. Je la tenais dans l'une de mes mains, prête à être remise à sa propriétaire. En apparaissant, elle venait de payer la rançon, et bien plus encore. Elle avait illuminé le reste de ma journée, juste avec sa présence et son sourire. J'allais répondre que oui mais elle continua sur sa lancée.

- Je suis désolée, j’ai pas de liquide sur moi… Mais j’ai autre chose qui pourrait peut-être faire l’affaire.

Alors que je pensais être incapable de parler ou même de penser correctement, mon cerveau décida quand même de m'en laisser la liberté.

- Ah oui ? Montre-moi, que je juge si c'est suffisant ...

Je faisais mon malin, mais ça, c'était parce que je ne savais pas ce qu'elle comptait faire. Sinon, peut-être que j'aurais été moins sûr de moi. Elle enleva doucement mon casque, ce qui fut un peu comme une libération parce qu'il faisait quand même chaud là-dessous. Ça, à la limite, ce n'était rien. Mais je n'étais pas préparé DU TOUT à ce qu'elle fit ensuite. Elle approcha son visage et m'embrassa. Bon, ce n'était pas non plus un baiser passionné hein, il ne fallait pas trop lui en demander. Mais pour moi, c'était déjà une montagne de déplacée et la lune de décrochée. Heureusement qu'il y avait ma moto pour me retenir. Arizona ne savait pas la joie qui m'inondait à ce moment-là. Si j'avais su qu'elle serait si heureuse de me revoir !

- C’est la seule rançon que je peux te donner, tu crois que c’est suffisant ?

Son sourire était la chose la plus magique au monde à mes yeux. Je ris quelques secondes. C'était bien plus que ce que j'attendais. Que tout ce que j'aurais jamais attendu. Je n'avais pas encore retrouvé assez d'esprit pour lui faire une réponse correcte alors je gardai le silence, il valait mieux pour nous deux. Elle se mit contre moi et m'étreignit. Je passai mes bras autour d'elle, comme pour la protéger. Elle me semblait si fragile parfois !

- J’ai pas envie que tu repartes, Gabriel.

Je ne pus m'empêcher de sourire malgré moi, même si ça n'avait rien de drôle en soi. Oui, j'étais revenu, mais ce qu'elle ne savait pas, c'était que c'était pour de bon. Je ne repartirai pas cette fois-ci, je restais là. Bien sûr, à part mon frère et l'école, personne n'était au courant. J'étais pressé de revoir tous mes camarades, leurs têtes en me voyant m'installer bien tranquillement en cours. Parce que oui, dès lundi, j'allais être en cours. J'aurais pu profiter d'un peu de repos après mon départ, mais non, je préférais enchaîner directement sans rester enfermé chez moi à m'ennuyer. Pour Arizona, c'était différent.

- Il parait que je ne repartirai pas.

Je la repoussai doucement, pas parce que je ne voulais pas d'elle, mais parce que je voulais pouvoir contempler son visage. Ça faisait si longtemps et j'étais heureux de l'avoir là, avec moi. Un petit sourire éclairait mon visage fatigué après le voyage.

- Tu m'as manqué, je suis content de te voir. Mais malheureusement non ... ta rançon ne me suffit pas.

Pas plus que la sienne, mon idée fut judicieuse. Elle m'avait tenté et je voulais juste profiter une dernière fois. Parce que je savais qu'elle avait un copain et que je n'avais pas le droit de lui en demander plus. Mais juste une fois ... Je vins l'embrasser à mon tour doucement, mais un peu plus intensément qu'elle. Ça ne dura que quelques secondes, parce que je ne voulais pas la forcer à quoi que ce soit. Je mettais ça sur la joie de se revoir, rien d'autre. Il n'y avait rien d'autre, il n'y aurait rien d'autre. Elle aimait Aiden et je ne voulais pas me faire passer à tabac comme Zack en son temps. En me réinstallant, je pris sa gourmette pour la lui rendre.

- Tends-moi ton poignet, que je te rende ce qui est à toi.

Concentré, je lui attachai, en espérant qu'elle ne la perde pas à nouveau. Après tout, elle avait eu de la chance cette fois-ci, c'était chez nous, mais la prochaine fois, ça pouvait être n'importe où. Et à la plage, pas sûr qu'elle retrouve quoi que ce soit qui soit tombé dans le sable. Une fois en place, je lui rendis son bras en souriant.

- Tu viens boire un verre à l'appartement ? Je suis désolé de n'avoir rien dit et de t'avoir fait venir ici mais je voulais te faire ... une surprise. Comme ça, tu me raconteras ce qu'il s'est passé en mon absence.

Même si j'étais au courant de certaines choses, grâce à mon frère, je n'avais pas eu le temps de bien en discuter. Il allait aussi falloir que je pense à débarrasser mes affaires, tout ranger à la place qui les attendait. J'avais juste eu le temps de commencer un dessin dans l'avion, qui trônait désormais sur mon bureau vide et qui n'attendait que moi pour être fini. Mon ordinateur aussi était sorti, mais j'avais une montagne de papiers, de cours, d'observations à classer et copier. Il fallait aussi que je m'entretienne avec mon frère de quelque chose, mais ça allait attendre que notre colocataire soit absente.
(c) Arwy

Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Re: Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours || Arizona   Jeu 22 Mai - 2:14



Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours



Les examens approchant à grand pas, j’avais demandé pour ne pas travailler ce week-end. Autant l’année dernière j’avais dû recommencer mon année, autant ici j’étais obligée de passer et en plus de ça, j’en avais vraiment envie. De toute façon, même si j’étais pas la fille la plus sérieuse dans ses études, j’avais au moins la moyenne aux interros ou travaux qu’on devait rendre. C’était pas si compliqué que ça d’être une élève normale quand on n’était plus dans le tourment des Sigma Mu. Comme quoi, les confréries font beaucoup sur la personnalité des étudiants. Moi, même si l’ambiance en elle-même me manquait, je me rendais compte que je vivais plus sereinement. Oui, je devais encore arrêter la clope, mais j’attendais de me sentir vraiment à l’aise et totalement détachée de cette merde qu’était la drogue. Ca faisait près d’un an que je n’y avais plus touché et j’étais fière de moi, mais devenons-nous vraiment un jour guéri ? Je savais que de temps en temps la tentation revenait, mais la raison était toujours plus forte et le sport, mon travail et mes études m’aidaient à marcher droit sur ce fil plutôt dangereux sans me faire basculer d’un côté ou de l’autre.

Pour une raison que j’ignorais, j’avais même reçu un appel de ma mère. Ca faisait longtemps que je n’avais pas entendu le son de sa voix, au moins 2 ans. Le jour où elle avait vu mon état lorsque mon frère m’avait ramenée complètement camée, je ne m’étais pas rendue compte qu’elle se sentait responsable de la tournure de ma vie et pourtant, au lieu de m’aider, elle avait préféré m’envoyer chez mon père. Si elle savait. Ma mère n’était en rien responsable de tout ça ; j’avais fait des choix dans ma vie qui m’avait valu des malheurs. La mort de Jack m’avait totalement fait flanché. Actuellement, j’allais bien. J’allais de l’avant, je m’accrochais à ce que je pensais solide et assez stable. Je m’entourais de bonnes personnes et j’approuvais même la nouvelle copine de mon frère. Je gardais mon sale caractère, mais je me trouvais beaucoup moins agressive et finalement, beaucoup mieux dans ma peau. J’avais même des perspectives d’avenir : Grace m’avait déjà demandé ce que je comptais faire après ma senior, c’était une question que je m’étais souvent demandée, mais à laquelle je n’avais aucune réponse. Finalement, maintenant, je savais. Je voulais travailler dans la psychologie et aider les jeunes drogués à s’en sortir. Ou peut-être garder mon statut de maitre nageuse et aller en sport ? C’était encore vague et j’avais le temps avant de me décider. Je pouvais encore me renseigner.

Couchée sur mon lit, le casque sur les oreilles, j’écoutais une vieille musique de Madonna. Balançant mes pieds au rythme de la musique, j’essayais tant bien que mal de me concentrer sur mes exercices de math quand mon portable se mit à vibrer juste à côté de mon livre de cours. J’attrapais l’appareil et lisais le texto : Raphaël me demandait de passer à son appartement. Je répondais à l’affirmative au Khi Omikron et prévenais Grace que je sortais une heure ou deux et habillée d’un pantalon en cuir et d’une blouse de couleur grise je quittais la chambre. Lunette de soleil sur le nez, le bruit de mes talons sur le sol rythmais ma marche à mi-chemin entre la lenteur et la rapidité.

Arrivant à hauteur du bâtiment où vivait Raphaël, je rejoignais le sas d’entrée et après avoir prévenu de mon arrivée, le Khi omikron déverrouilla la porte pour me laisser monter. A l’intérieur de l’appartement, tout était encore et toujours parfaitement rangé. La dernière fois que j’avais mis les pieds ici, il m’avait montré une vidéo de Gabriel qui m’avait fait plus que plaisir et qui, en plus, m’avait donné envie de rêver. Rêver qu’un jour son stage se termine et qu’il revienne vraiment. Je saluais Raphaël, toujours aussi souriante, et une fois de plus, le jeune homme m’invitait à m’asseoir. Il m’apporta un ordinateur portable que je déposais sur la table en face de moi et le laissais ensuite démarrer la vidéo. Avant même de voir le visage de son frère sur l’écran, mon sourire était déjà au rendez-vous. Je savais que Gabriel allait apparaître, que j’allais être dans ma bulle pendant quelques minutes et que tout le reste allait être que banalité. J’observais attentivement la vidéo, souriant à chaque fin de phrase que prononçait le khi omikron. Je trouvais l’attention adorable et en même temps tellement dure. J’avais tellement envie de le revoir, de l’avoir en face de moi, de répondre à ses questions de vive voix.

La vidéo se terminait, j’étais déçue que ce soit déjà tout, dans un sens, mais j’étais aussi heureuse d’avoir pu profiter de ces quelques minutes. Je tournais la tête vers Raphaël, m’attendant à ce qu’il arrête la vidéo quand la voix de Gabriel m’obligeait à tourner la tête vers l’écran, une fois de plus :

- Ah, au fait, on m'a envoyé ça pour toi.

A l’écran, un garçon avec un casque sur une moto fit son apparition. J’arquais un sourcil, lançant un regard d’incompréhension à Raphaël, comme pour lui envoyer des signaux. La vidéo déconnait, non ? Mais finalement, ce garçon montrait une gourmette qui m’appartenait. C’était ma gourmette et ce garçon c’était Gabriel.

- J'ai un otage avec moi. Si tu veux le récupérer, je te donne rendez-vous au parking. J'attends une rançon. Dépêche-toi, je suis du genre impatient.


J’étais pas certaine de comprendre ce qu’il se passait. Mes yeux se posèrent à nouveau sur Raphaël, comme si lui allait me donner des réponses, mais se contentait juste de sourire. Le mien, par contre, avait disparu. J’avais l’impression de me faire des films toute seule, j’avais l’impression de comprendre de travers, je sentais mon cœur battre la chamade dans ma poitrine et voir le visage de Raphaël me poussait à y croire et à sourire à nouveau.

« C’est sérieux ? »

J’avais qu’à voir le visage du Khi Omikron pour comprendre que Gabriel se trouvait actuellement sur le parking avec ma gourmette. Je me levais du siège où j’étais assise et instinctivement, j’attrapais le visage de Raphaël, déposant un baiser furtif sur la joue pour le remercier avant de presser le pas jusqu’à la porte d’entrée. Je descendais les escaliers aussi vite que mes talons me le permettais et, sur le parking, je cherchais la moto du regard. J’avançais de quelques pas, me tournant d’un côté, puis de l’autre où enfin, j’apercevais le véhicule à deux roues sur lequel se trouvait le même garçon que dans la vidéo. Pendant plusieurs secondes, je le regardais, tentant désespérément de me dire que tout ça était bien réel, puis toujours le sourire aux lèvres, j’avançais vers la moto. Plus la distance diminuait et plus mon cœur était à deux doigts d’exploser alors que mon sourire, lui, s’élargissait de plus en plus. Je remettais ma mèche, rebelle avec le vent, en place tout en continuant d’avancer et une fois devant lui, je me stoppais. Il me fallait énormément de self-control pour ne pas hurler de joie, courir partout comme une petite fille heureuse d’avoir ce qu’elle voulait et surtout, pour m’empêcher de lui sauter au coup tellement le bonheur que je ressentais de l’avoir en face de moi, en chair et en os, était bel et bien présent. La voix légèrement tremblante, je lui demandais :

« Il paraît que tu as quelque chose qui m’appartient ? »


Sans vraiment attendre sa réponse, je repensais à la rançon qu’il demandait. Sans doute que ce que j’allais faire n’était pas correct, mais je m’en fichais totalement, c’était ce que je voulais.

« Je suis désolée, j’ai pas de liquide sur moi… Mais j’ai autre chose qui pourrait peut-être faire l’affaire. »

Délicatement, j’ôtais le casque du Khi Omikron pour ne pas le blesser et puis, je m’approchais un peu plus de lui pour déposer mes lèvres sur les siennes et l’embrasser délicatement. Mettant fin peut-être un peu trop tôt au geste qu’elle attendait depuis, finalement, un petit temps.

« C’est la seule rançon que je peux te donner, tu crois que c’est suffisant ? » ponctuais-je en souriant.

Je me collais une fois de plus à lui pour l’étreindre, comme si j’avais peur qu’il s’échappe, un peu comme la dernière fois. D’une voix plus craintive, j’ajoutais :

« J’ai pas envie que tu repartes, Gabriel »

J'avais un peu peur de ce qu'il allait me dire, parce qu'entendre qu'il comptait retourner, qu'on l'attendait là où il faisait son stage allait probablement me briser un peu plus et là, maintenant, tout de suite, je n'avais pas le courage de l'entendre.


HRPG: pardon, je ne me suis pas relue :roll:

fiche codée par Empty Heart
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Invité



MessageSujet: Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours || Arizona   Mer 21 Mai - 1:12

Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours


Ari & Gaby ♥

Je coupai la caméra avant de fermer mon ordinateur. Aujourd'hui, je ne l'envoyai pas à mon frère. Parce qu'aujourd'hui, c'était ma dernière vidéo ici. J'avais d'autres projets pour elle. Demain, je ne serai plus là. Mes valises étaient presque prêtes, il ne restait que deux trois trucs à mettre dedans. Cet endroit allait me manquer, mais jamais il ne me manquerait autant que Miami me manque. Mon frère me manque. Même si je lui parle souvent, que ce soit au téléphone, sur skype ou par mail, ça ne sera jamais pareil. Depuis que nous nous connaissons, nous n'avons jamais été séparés. Je savais qu'il avait eu quelques moments difficiles, notamment avec le départ de Dany et je n'avais pas été là pour l'épauler. Ça allait changer. Mes amis me manquaient aussi. Et puis une personne un peu à part me manquait. Arizona. Si ce n'était pas aussi un peu pour mon frère, je reviendrais presque entièrement que pour elle. C'est la jeune fille que j'aime comme un fou et j'avais décidé de le lui faire bien comprendre, même si je n'insistais pas comme un gros lourd. Le problème, c'était qu'elle était déjà en couple, je n'avais pas le champ libre, et je ne suis pas sûr qu'elle m'est un jour imaginé comme plus qu'un ami. Ce n'était pas grave, seule sa présence me suffisait, je ne lui demandais pas plus. Oui, demain, enfin, je pourrai revoir son visage, entendre sa voix, apprécier son sourire. Ça, ça valait toutes les heures d'avion du monde.

***

Dommage que j'avais tout un tas de valises, sinon j'aurais demandé à Raphy d'aller me chercher à l’aéroport avec sa moto. Ça aussi, ça me manquait. A la place, il avait pris un taxi pour aller jusqu'à l'appartement. Plus nous approchions, plus je sentais mon cœur battre dans ma poitrine. Ça ne faisait qu'un an que nous étions ici, mais je me sentais chez moi. C'était vrai, ce n'était pas l'endroit qui comptait, mais les gens avec qui nous étions. L'avion se posa et je passai récupérer mes bagages après une interminable attente. Le soleil passait au travers des baies vitrées, j'avais un large sourire sur le visage. Mes lunettes de soleil dans les cheveux, on aurait presque dit que j'étais un touriste. Mais non, je reprenais bien les cours pour le peu de temps qu'il restait. J'avais raté quelques mois mais j'avais étudié en parallèle de mon stage et j'étais bien assez doué pour rattraper mon retard d'ici les examens de passage en Senior. Une fois mes affaires en main, je n'avais plus qu'à retrouver l'entrée, et mon frère. Je n'étais pas très démonstratif et lui non plus mais quand je le vis, je ne pus m'empêcher de le prendre dans mes bras. Puis, le taxi prit le chemin de l'appartement alors que je redécouvrais avec des yeux émerveillés cette ville qui me tendait les bras une deuxième fois.
J'avais été prévenu que nous avions une nouvelle colocataire mais elle n'était pas là à mon arrivée. Ce n'était pas grave, j'aurais bien le temps plus tard. Pour le moment, j'avais autre chose à faire de plus important. Raphaël avait demandé à Arizona de passer tout à l'heure, tout devait être prêt. Je mis mes valises dans ma chambre avant de sortir mon ordinateur pour travailler dessus. J'avais juste quelques minutes de vidéo filmer, monter les deux parties de vidéo et le tour était joué. J'avais tellement hâte de la revoir !

***

J'avais mis ma veste en cuir par dessus ma tenue ainsi que mon casque de moto. Et là, j'attendais dans le parking. Pourquoi ? Parce que j'avais un rendez-vous. Un rendez-vous très important. En fait, j'avais l'impression de faire de quelque chose d'assez banal un truc hyper important. Après tout, ce n'était que des retrouvailles. Même si Arizona allait être contente de me revoir -je l'espérais tout du moins- ce n'était pas non plus l'événement du siècle. Sauf pour moi. Moi, j'avais les mains moites, le cœur qui battait, les jambes tremblantes. Je m'assis sur ma moto, ma belle moto, pour ne pas tomber. Elle pouvait arriver d'un instant à l'autre et je préférais ne pas regarder ma montre pour ne pas stresser. Raphy m'envoya un message pour me dire qu'elle était là. Et si elle ne comprenait pas ? Ou si elle ne voulait pas me voir ? Parce que oui, elle n'était pas prévenue. Et oui, j'avais peur qu'elle m'en veuille un peu. Parce que j'étais parti sans la prévenir avant. Je lui avais juste laissé un mot et j'avais mis du temps avant de donner des nouvelles avec mes vidéos. Visiblement, non, elle ne m'en voulait pas, mais peut-être qu'avec un vrai retour, ça ne serait plus pareil. En attendant, il n'avait plus qu'à lui montrer ma vidéo. Mais à quoi elle ressemblait ?

Le dernier soir, je m'étais installé devant cet ordinateur. Des fois, je prenais celui sur lequel je travaillais. Des fois, c'était le mien, personnel. Mais le décor ne changeait pas, ou presque, c'était bien là où j'étais parti, la Californie. J'avais démarré la vidéo, grand sourire sur le visage, comme d'habitude. C'était dur de ne rien dire, j'étais sans doute plus joyeux encore que les autres fois. Mais rien de suspect je pense.

- Coucou Arizona !
Comment tu vas ? Ici, tout va bien. Je suis fatigué, mais bientôt, ça ira mieux, j'aurais moins de travail. Miami me manque de plus en plus tu sais. Mon frère va bien aussi, tu veilles sur lui ?


Ce n'était pas à elle de faire ça, mais j'espérais bien qu'ils veillaient l'un sur l'autre. Je savais qu'au début, ce n'était pas l'amour fou entre eux. Mais maintenant, ça allait largement mieux.

- Vous me manquez tellement que je pense bientôt vous rendre visite. T'en penses quoi ? Quand est-ce que t'es disponible en week-end ? Tu travailles toujours à la plage ? Sinon, je passerai t'y faire un petit coucou, c'est pas un problème. La nuit dernière, j'ai pensé à toi en voyant une étoile filante. J'ai fait le vœu de bientôt te revoir, j'espère être exaucé.

Je savais que je le serai, forcément, puisque mon billet d'avion était sur la table, juste à côté de mon ordinateur. Je tournai la tête, même si je savais qu'il n'y avait aucune raison. Puis, je ramenai mon regard vers la webcam.

- On m'appelle, je suis désolé, il faut que je file. Tu me manques, je t'aime.

J'étais prêt à m'en aller mais il me restait une toute petite chose à faire avant. Je me réinstallai correctement sur ma chaise et plongeai mes yeux bleus dans la caméra.

- Ah, au fait, on m'a envoyé ça pour toi.

Je coupai la caméra. La deuxième vidéo pouvait arriver. C'était toujours moi mais j'avais mon casque sur la tête et ma veste sur le dos. J'avais pris la peine de modifier ma voix avec mon logiciel mais ce n'était pas compliqué de deviner qui c'était. Je levai le bras pour montrer ce que je tenais entre mes doigts à la webcam. La gourmette d'Arizona. Elle l'avait perdue un jour chez nous, Raphy l'avait mise de côté et je m'en servais pour lui donner rendez-vous.

- J'ai un otage avec moi. Si tu veux le récupérer, je te donne rendez-vous au parking. J'attends une rançon. Dépêche-toi, je suis du genre impatient.

J'avais coupé de nouveau la vidéo sur ça. Je n'avais pas précisé ce que je voulais comme rançon. Je voulais juste la voir. Ça me suffisait.


J'avais sa gourmette entre les mains. J'avais un peu chaud sous mon casque mais je m'en fichais. J'étais concentré sur la porte, qui pouvait s'ouvrir d'un instant à l'autre. J'avais même l'impression que mon cœur allait lâcher avant. Impatient, ça oui, je l'étais, et même plus que ça.
(c) Arwy

Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours || Arizona   

Revenir en haut Aller en bas
 
Il parait que je suis là, et que je t'aime toujours || Arizona
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Il parait que je suis la sauveuse — Emma Swan
» Sept (7) Questions au Dr. Hugues Saint-Fort
» Noob, je suis un noooob!
» ATTENTION K-PLIM JE SUIS CONTRE TOUT RECYCLAGE DE RENE CIVIL...JWET SE JWET ...
» Je suis folle. Et toi?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wynwood University :: Our memories :: Our Memories :: Rps à archiver :: RPs abandonnés-
Sauter vers: