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 Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]

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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Ven 6 Juin - 17:36

Quand je dis à Keziah que la principale raison pour laquelle je suis dealer, c’est l’argent, celle-ci fronce légèrement les sourcils, mais tout en restant neutre, elle me fixe avec intensité. Je soutiens son regard, un peu intrigué. Evidemment, je ne mens pas quand je dis que l’argent est une des principales raisons, mais c’est loin d’être la seule. Et ça, Keziah n’a pas à le savoir. Malheureusement pour moi, je vois dans ses yeux qu’elle se doute que je ne suis pas tout à fait honnête : serais-je devenu un mauvais menteur ? Ou alors, c’est un espèce d’instinct féminin, ou je ne sais quelle connerie de sixième sens, mais il n’empêche que je commence à être un peu mal à l’aise.

Heureusement, elle ne pose pas plus de questions, et s’en tient à ma réponse à moitié exacte. Un léger soulagement me traverse, et alors qu’un nouveau silence s’installe sur le toit, le pétard qui continue de tourner entre elle et moi, je décide de faire de l’humour, qui n’en est pas vraiment, en lui demandant si elle est en réalité une taupe. Genre, un indic’ pour les flics.

C’est vrai que ça fait un peu gros, on se croirait dans le Parrain de Coppola. Mais on n’est jamais trop prudent dans ma situation, et au moins, ma remarque a le mérite de l’avoir fait rire, et d’avoir un peu détendu l’atmosphère. Tandis qu’elle rit aux éclats, elle ajoute :

« Oui, évidemment. Tu peux me fouiller si tu veux, j’ai un micro planqué dans mon soutif ? »

Bon, pour le coup, il me semble que Keziah se fout de ma gueule. Mon regard ne la quitte pas, un air joueur sur le visage.

« J’irais volontiers le chercher, ma grande » dis-je à propos du soutif, un sourire en coin.

C’est vrai qu’il n’y aurait pas besoin qu’on me force la main pour ça, à regarder attentivement ma convive … elle est canon. Et si je ne cherche pas spécialement à la ramener dans mon lit –elle reste une cliente, désormais- c’est pas l’envie qui m’en manque. Ça fait un moment que j’ai pas terminé avec une fille … depuis mon arrivée ici, en fait. Il y a bien Alma, une camarade Sigma, qui me semble plutôt ouverte, faudrait que je lui propose de m’accompagner jusqu’à ma chambre, un de ces quatre.

« Allez, fume un peu et repasse moi le joint avant de dire plus de connerie, Ô grand mafioso »

Le sourire sur mon visage s’efface quelques peu après sa dernière remarque, ressentant un soupçon de mépris dans ses mots. Mes sourcils imposants froncés, mon regard la scrute intensément, et ce n’est pas l’envie qui me manque de la remballer. À vrai dire, si elle a largement raison quand elle dit que je ne suis pas un grand mafieux, elle ignore une chose : c’est que moi et mon frère sommes à la tête d’un commerce de méthamphétamine, et que ce dernier intéresserait grandement les flics. Alors non, je ne suis pas un simple petit dealer. Mais oui, il est préférable qu’elle croit ça, alors après un effort surhumain pour ne pas la ramener, je n’ajoute rien, si ce n’est :

« Tu as probablement raison »

Adoptant une expression neutre sur le visage, et jusque là assit sur le rebord, je me lève subitement pour faire face à ma jolie convive. Mais loin de moi l’envie de partir, puisqu’aussitôt, je sors un pochon usagé de ma poche, et tonne :

« Tu restes encore un peu ? À moi de te payer mon pétard. »

Je m’exécute donc, et commence à effriter l’herbe magique dans ma main.

« Alors ? dis-je pour relancer la discussion, qu’est-ce qu’une jolie fille comme toi fait toute seule ici ? J’ai cru comprendre que tu étais arrivée récemment à Miami ? Tu viens d’où ? »

En théorie, sa vie ne m’intéresse pas, et si je suis venu sur ce toit, c’est pour vendre ma came, un point c’est tout. Mais la discussion qui s’installe me donne étrangement envie de rester, comme si cette nouvelle cliente méritait que je m’attarde sur son « cas ».
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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Lun 26 Mai - 19:50

Dans ma petite entreprise, on ne connaît pas la crise.

Keziah Cooper & Shane White.


La neutralité soudaine de Shane est déconcertante.

J’imagine une volonté de professionnalisme, que je peux comprendre, d’une certaine façon. Après tout, moi même, je ne souhaitais pas trop en dévoiler, d’où cette réponse d’une banalité déconcertante.

A quelqu’un d’autre, j’aurais expliqué, probablement. J’aurais donné les raisons, à un ami, à une personne de confiance. J’aurais expliqué, ce que je cachais à tous. J’aurais parlé de Lui. J’aurais parlé des nuits blanches, et des réveils en sursaut, trempée de sueur les rares fois où j’arrivais à dormir quelques heures. J’aurais expliqué les cauchemars et les terreurs nocturnes. J’aurais expliqué le manque de souffle quand Sa présence se faisait trop intense. J’aurais parlé des crises d’angoisses, des attaques de panique. J’aurais expliqué les tremblements qui me prenaient. J’aurais expliqué. Le besoin d’évasion n’était pas un mensonge. Mais seul, il était si stupide. Sans explication, j’avais l’air, je le savais, d’une banalité affligeante.

Shane devait sûrement me prendre pour une de ces nombreuses adolescentes qui s’inventaient un tas de problème, tranquillement installée au fond de leur Ferrari. Du genre à se prendre le chou si leur vernis n’était pas exactement assorti à leurs chaussures. Enfin j’imaginais qu’il fallait assortir un peu ce genre de chose.
Je ne m’intéressais tellement pas à ce genre de chose.. Et que Shane, bien qu’étant un inconnu qui était, après tout, juste une source sûre en matière de drogue, me considère ainsi, ça m’insupportait, je devais l’avouer.

Puis, finalement, après tout, en avais-je quelque chose à foutre de son avis ? En quoi paraître pour une gamine avec de faux problèmes était pire que d’être celui qui se fait de l’argent sur le dos des “problèmes” des autres. En quoi l’avis de cet homme pouvait avoir une quelque importance pour moi ?

Tout à fait louable. Voilà comment il qualifia ma réponse, ma justification. Bref, il se foutait un peu de moi, il fallait l’avouer. J’essayais, tant bien que mal de ne pas montrer, qu’au fond, ça me touchait un peu.

J’étais perdue.
Shane me regardait avec un intérêt non dissimulé, mais sa voix et ses mots montrait une indifférence totale. Cette ambivalence me laissait assez dubitative à vrai dire.

Je le trouvais à semi faux. Sa réponse, volontairement vulgaire, presque agressive, me paraît surjouée. Je ne saurais expliquer pourquoi. Un pressentiment à la con, appelez ça l’instinct féminin si vous voulez, le 6ème sens ou je ne sais quelle connerie, mais ça ne collait pas. Définitivement.

Et puis là, monsieur me traite de taupe. Alors évidemment, comprenez moi, j’éclate de rire. Il s’est pris pour un parrain de la mafia ? Le plus gros dealer de Miami ? C’était assez comique comme situation.

Oui, évidemment. Tu peux me fouiller si tu veux, j’ai un micro planqué dans mon soutif ?

J’éclatais de rire devant le ridicule de la situation.

Allez, fume un peu et repasse moi le joint avant de dire plus de connerie, Ô grand mafioso, ajoutais-je, un sourire charmeur aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Lun 26 Mai - 16:45

Je regrette déjà ma question, à peine celle-ci posée. Ma curiosité exacerbée m’a obligé à m’intéresser à la vie d’une cliente, et ça, ça ne me ressemble pas. En général, j’arrive à contenir mon envie de savoir, et de connaître les gens, pour la simple et bonne raison que moins je suis informé, mieux je me porte. Je ne dis rien de ma vie dans ce genre de situation, et je ne veux rien savoir de celle des autres, c’est une condition que je me suis imposé depuis longtemps. Je ne veux rien savoir, ça ne me regarde absolument pas. Et ça m’intéresse encore moins.

Sauf cette fois-ci, visiblement.

Certes, il y a plus personnel comme question, mais ça ouvre le champ à une discussion des plus intimes. Personne ne se drogue par hasard, et Keziah n’échappe probablement pas à la règle. C’est loin d’être un acte anodin, et même si ce soir la jolie blonde se contente d’un peu d’herbe, je n’ai pas oublié qu’elle consommait d’autres types de cames, comme la MDMA que je lui ai filé quelques jours auparavant, sans même la connaître. Je me surprends à penser que j’aurais préféré en rester là la concernant. Une vague rencontre en discothèque, et rien de plus. On ne se serait plus jamais croisé, plus jamais parlé, ni même vu. Pourtant, elle pourrait bien devenir une cliente régulière, ce qui n’est pas négligeable. Mais le risque est là, le risque de sympathiser avec elle et de mélanger ainsi la vie personnelle, et ma scolarité à Wynwood, avec mon petit trafic de stupéfiants. Le but n’est pas là. Sinon, autant tout arrêter tout de suite.

Je dois être irréprochable. Du moins en apparence, et sans exagérer. Il suffit de trouver le juste milieu entre le jeune homme que je dois être aux yeux de mes parents et des administrations, et le jeune homme que je suis réellement. Si je devenais un intello coincé, ce serait louche. Je dois rester moi-même, faire quelques conneries comme à l’ancienne, sans attirer les suspicions.

« J’imagine que j’ai envie… d’évasion, répond-elle alors à ma question, contre toutes attentes. Enfin, ça dépend de la drogue, un peu. Différents types d’évasion je pense. Je sais plus trop, je suis pas certaine qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises raisons pour ça, si ? »

Je la regarde, une expression neutre sur le visage, mais avec un regard qui ne trompe pas quant à ma concentration. C’est plutôt sincère comme réponse … mais tellement banal. J’ai toujours pensé que lorsque les gens ont besoin d’évasion, ils n’avaient qu’à s’enfuir, ou partir loin une bonne fois pour toute. La drogue, c’est faible comme moyen d’évasion. Ca ne dure qu’un temps, et quelques heures plus tard, il faut remettre le couvert. C’est malsain, et aussitôt vous entrez dans ce jeu, aussitôt ce cercle vicieux vous dépasse puis vous bouffe. Mais comme je l’ai dis, ça ne me regarde pas en réalité. Pas question de jouer les bons samaritains pour sauver une pauvre demoiselle en danger, aussi bonne soit-elle. Je suis pas un bon gars, et puis après tout, elle n’a pas tant l’air en danger que ça, si ?

« Je vois. C’est tout à fait louable » dis-je alors, l’air de rien.

Pas question d’être totalement honnête non plus. Pour l’instant, je ne suis pas son ami, juste son dealer. Je ne lui dois rien, si ce n’est une bonne qualité et un savoir-faire dans mon job. Après tout, c’est pour ça qu’elle m’a rejoint sur le toit, pour ma came. Et non pour ma petite personne.

« Et toi ? Comment est-ce qu’on en arrive à vendre de la drogue aux gens ? »

Je lâche un petit rire lorsqu’elle me retourne la question, et un peu pensif, je fixe les alentours, et l’océan non loin d’ici. Captivé par les vagues qui viennent se frapper sur la plage de sable fin, je réfléchis à une réponse qui serait à la fois honnête, discrète et cohérente. Je ne suis pas un menteur né, mais je ne veux pas pour autant qu’elle connaisse ma vie, et encore moins qu’elle puisse me comprendre réellement. C’est pas contre elle, mais si je me laisse tenter à lui parler de moi, alors je me laisserai tenté pour l’emmener jusque dans mon lit pour me la faire. Et c’est pas l’envie qui me manque, en la regardant … Mais ça deviendrait trop risqué.

Ca me rappelle un gars de Jonesboro, qui a fait l’erreur de se taper une de ses clientes. Le résultat est que celle-ci l’a balancé aux flics pour une seule et misérable petite dose. On ne peut pas faire confiance aux junkies, et même si en apparence, Keziah est tout sauf une camée, je préfère me montrer méfiant.

« L’argent. Quoi d’autre ? dis-je en guise de réponse, tandis qu’elle me tend le joint qu’elle vient de rouler, un air apparemment satisfait sur le visage. Je pourrais faire la pute d’un enfoiré de patron, et cuisiner des hamburgers dégueulasses chez Mc Donald’s, mais à quoi bon le faire si c’est pour gagner une misère ? »

Je ne mens pas, quand je dis que l’argent est une des principales des motivations, bien qu’elle ne soit pas du tout la seule. D’ailleurs, c’est plutôt préconçu comme réponse, elle devrait s’y attendre. Désormais, elle doit me voir comme un de ces mecs qui ne jurent que par l’argent. Et après tout, elle aurait peut-être raison. Même si je sais faire la part des choses, je ne nie pas l’importance de l’argent de nos jours.

Et il est hors de question que je travaille à nouveau dans la restauration, c’est suffisamment humiliant à mon humble avis. Je tire quelques lattes sur son pétard, puis le lui rends, m’asseyant à ses côtés sur le rebord du toit, les pieds dans le vide.

« Au fait, qu’est-ce qu’il me dit que tu n’es pas une taupe ? »

Je marque une pause et sors une clope de ma bouche. Une fois celle-ci en bouche, je l’allume, et reprends comme si de rien n’était.

« Je veux dire … Peut-être que c’est les flics qui t’envoient, pour m’attraper, qui sait ? Je suis censé te faire confiance ? »

Ces mots sont peut-être un peu durs, mais l’expression de mon visage radoucit un peu le tout. Un regard tentateur, un sourire en coin, ça se voit que je ne crois pas vraiment à cette histoire de taupe. Mais comme je l’ai déjà dis : on n’est jamais trop prudent.
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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Jeu 22 Mai - 19:01

Dans ma petite entreprise, on ne connaît pas la crise.

Shane White & Keziah Cooper.


Je me mis à rouler tranquillement le joint, et en quelques gestes experts, il était roulé, prêt à la consommation.

J’en profitais pour détailler un peu plus attentivement Shane. Grand, brun. Une barbe de quelques jours. Des yeux foncés, profond. Un sourire charmeur, parfaitement voulu à mon humble avis. Tenue choisie avec attention. Il était, à mon goût, parfaitement craquant. En d’autres circonstances, j’aurais craqué le jour où je l’avais rencontré. Il se détachait sans difficulté du lot de dragueurs que j’avais supporté ce soir là. Probablement parce que, justement, il ne me courait pas après.

Par contre, peut être que mon ego parlait pour moi, mais il me semblait avoir noté un regard assez intéressé de la part du jeune homme à mon encontre. Pourtant, je n’étais pas vraiment à mon avantage aujourd’hui, mais sous un tel regard, j’eu un sursaut de self estime, me sentant terriblement sexy.

Je léchais le collant de la feuille, sans cesser de regarder Shane, terminant ainsi la confection du joint.

Je jetais alors négligemment ma cigarette par dessus le muret qui délimitait le toit, et allumait le joint.

Je savourais la première latte, et, satisfaite, je le tendais à Shane, tout sourire.

C’est à ce moment là qu’il me posa la question que je me posais à son encontre. Pourquoi ?
C’était, après tout, l’éternelle question. Pourquoi être là ? Pourquoi faire ça ? Pourquoi avec telle personne ? Pourquoi ce choix ? Pourquoi cette absence ? Pourquoi cette présence ? Pourquoi, pourquoi, toujours pourquoi...

J’hésitais un instant à lui répondre. Je ne savais pas en réalité. Pourquoi la drogue me procurait un tel effet ? Pourquoi en ressentais-je, ponctuellement, une forme non négligeable de besoin ? Parce que je ne dormais pas. Parce que je voulais oublier. Parce que je voulais.. partir. Partir de ma tête, de mon corps. Je voulais quitter cet endroit autant que je voulais quitter mes baskets.
J’eu un élan de confiance dans ce parfait inconnu. Après tout, comment ne pas faire confiance à la discrétion d’un dealer ?

J’imagine que j’ai envie.. d’évasion. Enfin, ça dépend de la drogue, un peu. Différents types d’évasion je pense. Je sais plus trop, je suis pas certaine qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises raisons pour ça, si ?

Je me tus, songeuse. Je disais un peu n’importe quoi à vrai dire, cette pensée m’amusa.

Et toi ? Comment est-ce qu’on en arrive à vendre de la drogue aux gens ?

Après tout, je me posais réellement la question. Non pas que je porte un jugement quelconque sur lui, sur ses faits ou sa situation. J’étais sincèrement curieuse de ce choix de vie, qui n’était ni meilleur ni pire qu’un autre à vraie dire.

Je m’assis sur le muret, croisant mes fines jambes. Mon gilet retombait légèrement au niveau de l’épaule gauche, ce qui la dévoilait, sans être désagréable. Le soleil, encore chaud, caressait ma peau nue. Je soupirais, détendue, sereine.
Je replaçais une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, et relevait les yeux vers Shane, en attente de sa réponse.
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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Jeu 22 Mai - 18:05

J’aperçois une certaine et brève hésitation dans le regard de Keziah tandis que je lui énumère tout ce que j’ai à lui proposer pour aujourd’hui. Bon, je suppose fortement qu’elle voulait à nouveau la MDMA que je lui ai filé en boîte, mais comme je l’ai dis, j’en ai plus. Je suis quand même content de la revoir : d’une parce qu’elle est canon, ce qui n’est jamais désagréable pour les yeux, mais aussi parce qu’elle a repensé à moi pour sa came. Je suis nouveau ici, et c’est important de trouver tout de suite des clients fidèles, histoire de mener à bien ma petite affaire. Et si tous mes futures clientes ressemblent à ça … alors je suis au paradis. Vive Miami.

Je dis pas que toutes les gonzesses sont dégueulasses à Jonesboro, mais elles sont moins … voyantes ? Moins remarquables ? Disons juste qu’elles sont plus coincées, et qu’il n’y a pas, comme ici apparemment, un intermédiaire entre la bimbo chaude comme une baraque à frite, et la junkie ravagée par la dope. Ca me plait, ce mélange des genres.

« Je vais te prendre pour $30 d’herbe alors, s’il te plaît. Et pour les cristaux, ça ira. Je suis encore nouvelle, toute seule, c’est moins drôle. Je vais attendre un peu pour ça. »

Je lâche un léger rire quant à sa dernière remarque. C’est vrai que de se défoncer tout seul, c’est souvent moins drôle. Mais comme on dit, mieux vaut être seul que mal accompagné, et ceci même pour se défoncer. Keziah refuse donc ma meth’, et à ce moment-là, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle ne sait pas ce qu’elle rate. Mais je ne suis pas du genre à forcer la main à mes clients … Ils font ce qu’ils veulent de leurs frics, tant que ça me ramène pas des emmerdes. C’est la seule chose que je leurs demande. Ou que je leurs impose. Au choix.

La jolie blonde me dit donc qu’elle aimerait prendre pour 30$ d’herbe. Je plonge alors ma main dans ma poche droite, à la recherche de l’herbe « magique ».

« $30 d’herbe, je vois … Ça te fera un peu plus de 3 grammes » dis-je tandis quand je sors de mon sac mon téléphone cellulaire, afin de calculer le poids exact que je dois lui refourguer pour $30. Une banale division plus tard, je retiens que je vais devoir lui faire un « trois grammes 75 ». Je m’accroupis alors au sol, et sors de mon sac une balance pour cuisine, sur laquelle je pose plusieurs têtes de cannabis, jusqu’à atteindre le seuil des 3.75 grammes.

« Hop, 3 grammes 75 pile poil ! » tonne-je, de bonne humeur, avant de mettre le tout dans un pochon hermétique et de le donner à Keziah, qui au même moment me file ses billets.

Après avoir discrètement compté que le compte y est, et rangé ma balance, je me relève, lui faisant face. Je lui adresse un sourire amical en voyant qu’elle s’ai déjà craqué une clope.

« On s’en roule un ou t’es pressé ? »

Je la fixe intensément quelques secondes, puis dans un nouveau sourire, je réponds :

« Étant donné que ce qui m’attend ensuite, c’est de rentrer à l’internat et de jouer au gentil élève modèle, non, je ne suis pas pressé du tout. »

Celle-ci se met alors à rouler son pétard, sortant tout ce qui lui est nécessaire, feuilles à rouler, tabac, et morceau de carton. Je la regarde faire, intéressé, et comprends vite qu’il s’agit chez elle d’une certaine habitude. Pourtant, quand je la regarde, je l’imagine bien sur la plage à se mettre de l’auto-bronzant plutôt que sur le toit, avec un marginal comme moi, pour se défoncer. Comme quoi, il faut se méfier des apparences …. J’en suis moi-même la preuve. Qui dirait naturellement, en me regardant, que je suis un dealer et un cas perdu ?

En général, les gens –dont les flics- gardent ce genre de suppositions pour les latinos, ou même les blacks des quartiers populaires. Mais pas pour les « gentils blancs », issus de bonnes familles, qui se tiennent droit et s’habillent avec un minimum de classe. Quelle bande de cons, ces flics.

« Mais dis-moi, pourquoi tu fais ça ? » dis-je alors en rompant le silence qui s’est installé sur le toit.

Évidemment, par « ça », je parle de sa consommation de drogue. Ma question est sortie toute seule, et peut-être même que j’aurais dû me retenir de la poser, pour l’instant. Manquerait plus qu’elle se mette à me parler de sa vie, et à expliquer le pourquoi du comment elle fait ça. Parce que je ne suis pas tout à fait sûr que cela m’intéresse …

Mais ça a au moins l’avantage de lancer la conversation.
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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Jeu 22 Mai - 16:25

Dans ma petite entreprise on ne connaît pas la crise.

Shane White & Keziah Cooper.


L’air de savoir faire la fête.. Je me demande quelle image avait gardé de moi ce type. Je me demandais si c’était la Keziah qui dansait comme une furieuse sur les podiums, en se déhanchant sensuellement. Je me demandais si c’était celle qui, sans sourciller, prenait un mètre de shot avant d’enflammer le bar. Celle qui embrassait fougueusement une future mariée, elle aussi trop éméchée ?

Je sortis rapidement de mes pensées alors qu’il me demandait ce dont j’avais besoin.

En réalité, rien qu’un dealer puisse me procurer. Son travail à lui, c’était de me donner le substitut. Me refiler ce qui me ferait dormir, planer, rire, danser. Pas de me donner une raison de le faire naturellement.

Je passais une main dans mes longs cheveux blonds, alors qu’il me faisait un petit inventaire de ce qu’il pouvait me donner, ce qui lui manquait, ses nouveautés. Pas de D pour moi apparemment. Il lui restait de l’herbe, ce qui me suffirait jusqu’à sa prochaine livraison. Mentalement, je convenais que 30$ d’herbe serait suffisant, normalement. Au pire, je le recontacterais, si la qualité était au rendez vous, à nouveau.
Il me présentait un peu de meth. Apparemment, d’excellente qualité. Je pensais à en acheter, un court instant. Puis je me décevais, à la simple idée d’y avoir pensé. Qu’aurait-Il pensé ? Outre Lui, je ne connaissais personne ici, sauf Zac. Et si celui ci me voyait avec des cristaux, j’imaginais déjà l’engueulade que je risquais de prendre.. Impensable donc.

Jvais te prendre pour 30$ d’herbe alors, s’il te plaît. Et pour les cristaux, ça ira. Je suis encore nouvelle, toute seule, c’est moins drôle. Je vais attendre un peu pour ça.

Je souris au jeune homme. Shane. J’imprimais ce prénom dans mon esprit, histoire d’être certaine de n’oublier ni la qualité de sa dope, ni celle de son sourire craquant.
En cherchant mes billets, je tombais sur une clope orpheline. Je l’allumais, immédiatement, avant de souffler ma fumée vers le haut, laissant ma tête penchée en arrière, mes longs cheveux caressant le bas de mon dos.
Je me redressais ensuite, la main avec les 3 billets de 10$ tendue vers Shane, tout sourire.

Est ce qu’il se posait des questions sur ce qu’il faisait ? Est ce qu’il vendait par plaisir, par nécessité ? Est ce qu’on l’avait fait rentré là dedans, ou est-ce qu’il l’avait choisi ? Je me demandais ce qui pouvait se passer dans la vie d’un être humain pour qu’il décide un beau jour, de vendre des produits aussi illégaux que dangereux à de parfaits inconnus. Se demandait-il quelles étaient les conséquences de ces ventes.. ?

Puis je me dis que, facilement, il pouvait se poser les mêmes questions sur moi. Qu’est ce qui me poussait à acheter de la dope, à peine arrivée à Miami ? Je ne voulais plus de réponses à mes questions en fait. Encore une fois, je voulais oublier.

On s’en roule un ou t’es pressé ?, lui proposais-je ? Quitte à me défoncer, je ne voulais pas être seule..

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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Jeu 22 Mai - 15:36

C’est clair qu’elle est canon. Elle vient de pousser la porte du toit, et s’approche de moi d’un pas léger. Spontanément, je marche aussi dans sa direction, la fixant. Vêtue de blanc et de violet, une veste sur les épaules, elle est un peu plus petite que moi et me regarde souriant. Elle s’arrête à ma hauteur, et après m’être présenté, celle-ci me remercie de m’être déplacé aussi vite. Elle est reconnaissante, c’est un bon point. Je lui rends un sourire amical, un sourcil arqué dans une expression tentatrice.

Elle me confirme ensuite que l’on s’est bien croisé en boîte de nuit quelques jours auparavant, et c’est probablement à ce moment-là que je lui ai lâché mon numéro. C’est rare que je sois si flexible, mais en la regardant, je comprends mieux pourquoi je l’ai été.

D’ailleurs, je comprends moins pourquoi je n’ai pas tenté d’aller plus loin qu’un simple échange de numéros. Je devais probablement être trop ivre.

« Oui, je me rappelle de toi. T’as l’air de savoir faire la fête » ajoute-je gentiment.

Distrait, toujours avec ma clope en bouche, je plonge mes mains dans ma poche à la recherche de la came.

« Il te fallait quoi ? »

Si je me souviens bien, je lui avais refilé des cachetons la dernière fois. Si c’est cette dope qu’elle veut aujourd’hui, elle sera déçue puisque je n’en ai plus. Tout ce que je peux lui refiler pour l’instant, c’est du cristal – une pure bombe – que j’obtiens de Jamie, ou un peu d’herbe de ma consommation personnelle. En la regardant, je me pose un tas de questions à son sujet, en commençant par « pourquoi elle fait ça ? ». Après tout, consommer de la drogue est tout sauf un acte anodin, et j’aime, parfois, me retrouver à imaginer la vie des gens, et la cause de leurs consommation de drogue. Est-ce qu’elle a perdu quelqu’un de sa famille ? Est-ce qu’elle a une maladie ? Un mal-être ? Est-elle dépressive ?

« J’ai plus le moindre cacheton à te proposer, mais il me reste un peu d’herbe, que je fais à $8 le gramme. Et surtout, j’ai ça, dis-je en sortant de ma poche un petit sachet contenant du cristal un peu bleuté. Je l’agite sous ses yeux, et sans ciller, je reprends. Je te préviens, c’est une vraie tuerie. »

Bon le terme « tuerie » est un peu fort, certes, mais c’est ça le commerce. Faut savoir vendre ses produits, quels qu’ils soient, et ce cristal, à défaut d’être prodigieusement efficace, reste de plutôt bonne qualité. Evidemment, rien de tout ça n’est très sain pour la santé, mais après tout, c’est plus mon problème. Si je devais faire dans l’empathie avec chaque clients… je ne m’en sortirai pas. Imposer une barrière entre eux et moi a été l’un des changements les plus intelligents de ma vie, et de toute façon, on ne peut pas être dealer et se comporter en même temps comme Mère Térésa. À un moment, il faut choisir. Ce que j’ai fait.

« $50 le pochon. Alors, ça te tente ? »

J’esquisse un mouvement vers elle, un pochon dans la main, attendant de voir si elle le prendrait ou pas. Si oui, alors peut-être qu’après m’avoir payé, elle tournera les talons et s’en ira. Étrangement, j’ai envie qu’elle reste un petit moment. Si je dois finir la soirée à me shooter sur ce toit d’immeuble, alors autant le faire avec un peu de compagnie. Et en l’occurrence, cette compagnie-là n’est pas la plus désagréable, loin de là !
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MessageSujet: Re: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Mar 20 Mai - 15:53

Dans ma petite entreprise, on ne connaît pas la crise.

Shane White & Keziah Cooper.


J'avais mis des heures à me remettre de ma dernière soirée de "débauche". Je me souvenais, étonnamment, de tout. Quoi que, je n'avais jamais été du genre à oublier la moindre seconde de mes soirées, peu importe les substances dans mon corps. A vrai dire, je comptais même bien réitérer l'expérience.

J'espérais juste que mes raisons de me "lâcher" seraient différentes la prochaine fois.

Ca faisait quelques jours déjà depuis cette nuit, aussi bien accompagnée d'alcool que d'autres substances. La MDMA. Quelle géniale invention. La sensation incroyable d'avoir une pêche d'enfer, d'aimer la terre entière et que la terre entière vous aime.

J'avoue avoir eu quelques doutes quand j'avais rencontré le dealer de la boîte. Un mec plutôt mignon sur lequel je ne m'étais pas attardé. Avoir l'air d'une blonde décérébrée qui bavait sur le vendeur ne m'aurait pas rendu service. Et à vrai dire, je n'étais pas déçue, la qualité était clairement au rendez vous. J'avais du prendre le numéro du type, puisque je le retrouvais le lendemain dans mes contacts. Super. Un mec aussi réglo, du moins autant que peut l'être un dealer, me serait probablement d'un grand secours dans l'enfer qu'était Miami.

Je l'avais donc recontacté quelques temps après, cette fois ci pour de la D, encore, et un peu d'herbe. L'une me donnerait une pêche d'enfer, l'autre me détendrait et me viderait l'esprit les nuits où je ne trouvais pas le sommeil. Nuits trop nombreuses à mon goût.

A vrai dire, je m'ennuyais ici. Je m'ennuyais ferme. J'avais envie de tout foutre en l'air. Tout foutre en l'air, ça passait par moi, évidemment. C'était idiot, mais je voulais effacer Keziah Cooper de ma mémoire par instant. Quoi de mieux pour ça qu'une substance, certes illégale, mais si efficace ?

J'étais allongée dans mon lit quand je reçu un SMS me prévenant que le type était au point de rendez vous : le toit. Seul endroit que je connaissais de l'école, ça m'allait parfaitement.
J'enfilais, par dessus mon débardeur fin et mon short en toile, un gilet en laine. Si je le fermais, on aurait pu croire que j'étais nue en dessous. J'adorais ce petit côté cosy et sexy à la fois. Oui, il fallait croire que je me dévergondais ici..

Je montais donc, et le reconnut directement. Oui, c'était bien le mec de samedi dernier. Mmm. Assez mignon en fait. La règle veut qu'on ne se tappe pas son dealer. Ne jamais passer pour une fille prête à coucher pour une dose. Mais là j'avoue, une entorse au règlement devenait tentante quand je vis le petit sourire charmeur qu'il eut à mon égard.

Salut, merci de t'être déplacé si vite.

Il me reconnut, lui aussi. J'étais assez flattée. Rien de désagréable à apprendre qu'on a plus ou moins marqué l'esprit de quelqu'un.

Oui, un danseur nous a présenté samedi dernier. Je m'appelle Keziah.

Je lui souris, à demi charmeuse. J'aimais jouer de mon physique parfois. Autant l'idée de la blonde décérébrée m'horripilait, autant, jouer sur mon côté sexy m'amusait. Et j'avais, plus que jamais, envie de m'amuser..

TENUE.:
 
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MessageSujet: Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]   Mar 20 Mai - 15:26

Fallait que je sois honnête : Miami n’a rien à voir avec mon bled paumé au beau milieu de l’Arkansas. Certes, je ne vivais pas dans la Petite maison dans la prairie, mais quand même. Une ville du calibre de Miami … offre bien plus de possibilités.

Les clients sont plus nombreux, et donc la demande bien plus importante. Dès la sortie des cours, j’avais passé la moitié de ma soirée à traîner les rues du vieux centre, afin de satisfaire tous les rendez-vous avec mes futurs et nouveaux clients. Étant nouveau ici, je devais m’adapter, et rapidement si je voulais que ce soit rentable. Heureusement que le frangin était déjà sur place, ça m’a facilité la tâche. Il connait déjà des gens, qui connaissent des gens, … et ainsi de suite. Assez, en tout cas, pour monter un petit réseau, qui je l’espère fleurira. Les lycées du type de Wynwood – les lycées de bourgeois- sont un bien meilleur terrain de travail qu’un banal autre établissement, pour la simple et bonne raison que ses élèves ont de quoi payer leurs cames. Et que ces fils et ces filles à papa, à la recherche de sensation fortes, ne sont pas plus sages et responsables que les jeunes des milieux populaires.
Bon, c’est ce même frangin qui m’a demandé d’y aller doucement, me rappelant que ma venue ici a pour but de me relancer dans les études, et pas de m’enfoncer dans le trafic illégal de stupéfiants, même si il est vrai que c’est ce que je fais de mieux. Je dois couvrir mes arrières. Et les siennes, par la même occasion.

Pour commencer, j’ai acheté un second téléphone. Celui-ci sera en quelques sortes mon « téléphone du travail », celui sur lequel les clients peuvent, et doivent me joindre. L’autre cellulaire, il est personnel, et à mon nom. Je ne veux pas prendre de risques. Et le premier qui m’appelle sur mon portable perso pour de la vente de meth', ou quoi que ce soit, il va passer un sale quart d’heure. Et c’est peu de le dire.

L’argent amassé depuis des mois me permettrait de me prendre une petite location, aux alentours du lycée, histoire d’avoir mon « chez moi ». Mais ça risquerait d’attirer l’attention de l’administration, et du fisc, il est donc préférable pour moi d’investir complètement le campus, et d’avoir mon propre dortoir dans l’enceinte de Wynwood. Et ce même si l’internat ne m’a jamais tenté, loin de là. Pour la première fois de ma vie, je suis prêt à faire de réels compromis, et ça, c’est déjà un exploit. Tant que je n’entends pas parler de mes parents mécontents, et qu’ils ne me prennent pas la tête, ça me va. Mais hors de question d’oublier mon passé de dealer : les occasions sont bien trop importantes ici.

Il est dix heures du soir lorsque je monte sur le toit du bâtiment principal du lycée. J’aime bien cet endroit, apparemment, personne n’y met rarement les pieds. À part peut-être les branleurs, et les camés. Les gens comme moi quoi.

J’ai rendez-vous, dans quelques minutes, avec un client, qui m’a joint par le biais de mon téléphone « de fonction ». Ne connaissant pas le numéro, j’ai préféré rester prudent. Un petit temps pour lui répondre, un vague rendez-vous donné sur le toit, et peu de matos dans mes poches, histoire que ça ne tourne pas mal d’emblée. Juste au cas où. Sobrement vêtu d’un jean, et d’une chemise, je m’adosse à un mur, une clope à la bouche. Je regarde ma montre. Dix heures et deux minutes. Il ne devrait plus tarder.
Et il ne tarda pas. Ou plutôt, elle, puisqu’il s’agit d’une ravissante jeune femme qui pousse la porte du toit et s’approche. Je lui adresse un sourire aguicheur, et m’approche à mon tour.

« Hey ! Mais je te connais toi ? »

Je marque une légère pause, réunissant dans ma tête les quelques souvenirs qui me reste d’une récente soirée passée en boîte, ici à Miami. Le visage de la jeune fille ne m’est pas inconnu, et à vrai dire, quand je la regarde de la tête au pied, je n’en suis pas indifférent. Qui le serait ? C’est une bombe cette nana.

« On se serait pas croisé en boîte, il y a quelques jours ? » Si, c’est bien elle. Enfin, je crois.

Je suis arrivé il y a seulement quelques semaines, mais j’ai déjà croisé un tas de jolies filles depuis mon arrivée, je pourrais très bien la confondre avec quelqu’un d’autre. Peu importe. Je me présente, poliment :

« Je suis Shane, … enchanté. »
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Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise. [Keziah]
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