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 Anglais - Chapitre II (Seniors Years)

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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Jeu 5 Juin - 10:25

Mentions : Eden, Wyatt, Ty, Eric, Shane
Interaction : Shane, Eden


Le réveil sonna tôt, ce matin-là. J’avais la tête à l’envers, conséquence de ma soirée de la veille, bien alcoolisée. Une visite d’un bar en ville qui s’était terminée en orgie de tequila. Je n’avais même pas prévu ça, à la base. Je songeais à devenir un minimum sérieux, à reprendre le cours de ma vie et notamment mes études. Pourtant, quoi que je me dise pour me motiver, il y avait toujours un obstacle, un problème qui faisait que je me retrouvais en soirée avec… n’importe qui. La veille, j’étais en train de traîner dans un couloir quand un lambda m’avait demandé si j’étais libre pour une soirée. J’avais répondu oui, et nous avions rejoins un groupe de nana dans un nouveau bar branché. J’étais resté tard, et impossible de me souvenir du reste de ma nuit. Je ne savais même pas si j’avais fini seul ou avec une fille qui s’était barrée aux aurores. Black-out total. Le réveil finit par me les briser, et je l’éteignis avant d’aller prendre une longue douche bien froide. La journée s’annonçait effroyablement longue, commençant par le pire du pire : l’anglais.
Je n’ai jamais été passionné par les cours. Mais j’étais encore moins passionné par les cours d’anglais que les autres. Il faut dire que c’était un de mes points faibles. Je ne m’étais concentré sur mes études que très tard, privilégiant mon sport et compagnon de vie : le foot US. J’avais depuis longtemps abandonné l’idée d’avoir une bourse scolaire, d’être le type dont on pomperait les devoirs, celui qui râle parce qu’il a loupé son exam et s’en sort finalement avec les honneurs. Je laissais ça aux autres, j’étais nul à un point inimaginable. La bourse sportive était ma seule opportunité, même si en soit, vu le fric dont je pouvais disposer, je n’avais pas besoin de bourse. Néanmoins, j’en avais envie, comme tout élève. Qu’on se dise : il est assez doué en ça pour avoir la chance d’être boursier.
Chance perdue. Trois mois auparavant, j’avais du quitter Wynwood pour des raisons médicales. Une soirée trop arrosée m’avait envoyé aux urgences dans un état grave, et aujourd’hui mes chances de remarcher normalement étaient minuscules. Certains continuaient à y croire, mais pas moi. J’avais bien compris que mon rêve de devenir joueur pro s’était achevé avec mon accident de voiture. Bien sûr, j’étais dans une colère incroyable, et le déni avait bien failli me coûter la vie. J’avais encore du mal à réaliser. Mais mon objectif allait devoir évoluer, je ne pouvais pas me permettre de redoubler à mon âge. Je ne me le pardonnerais jamais. C’est donc pour cela que ce matin-là, au lieu de sécher (ce que j’aurais personnellement bien voulu faire) j’allai en cours d’anglais, le bouquin de Stin…Stein…Steinberk ? Steinbeck, à la main.
La lecture n’avait jamais été mon fort, carrément pas du tout mon fort en fait. J’avais vu le film inspiré du bouquin y’a très longtemps, dans la caravane qui me servait de maison, mais je ne me souvenais que de bribes de ma mémoire d’enfant. J’avais lu les cinq premières pages, et j’espérais franchement me fondre dans la masse et disparaître au fond de la classe. J’arrivai tôt et m’assit au fond, pour observer tous les élèves discrètement. Peut-être l’un d’entre eux saurait m’aider ?

- Bon très bien, qui peut me faire un bref résumé de ce livre et ensuite, me dire les différents thèmes qu’aborde Steinbeck dans son roman ?


Je me tassai sur ma chaise, priant pour que personne de me remarque. Heureusement pour moi, pas besoin d’attendre l’instant fatidique où il prendrait le temps de tous nous fixer avant de décider de choisir celui qui se planque le plus derrière son bouquin. Les gens s’adressaient d’eux-mêmes au prof, entre deux discussions entre eux. J’étais plutôt impressionné, moi qui, à Sydney, avait l’habitude que le prof fasse son cours seul.

-Euh...Ça parle des deux gamins d'un soldat blessé, non? Et accessoirement d'un mec qui quitte la Californie avec sa femme et ses gosses (Wyatt)
-Préjugé ! (Ty)
-Si je me souviens bien aussi toute la deuxième partie est centrée sur ces deux frères et surtout sur les voyages de l'un d'eux à travers les Etat-Unis, des voyages qui ne sont que des métaphores pour évoquer des sujets de sociétés comme l'individualisme non ? Et euh je crois que le titre est une référence à la Bible ? (Eric)


Ca y est, ils m’avaient complètement largué. Il n’en fallait généralement pas beaucoup, mais quelques grands mots… Préjugé ? C’était un des thèmes abordés ? Je ne me souvenais même pas de ça dans le film. Je ne me souvenais vraiment de rien, si je les écoutais. Les frères qui voyages, les « métafores », l’individua-quoi ? Mais ils se comprennent quand ils parlent ? Et que ça parle de religion, et de bordel… Je n’y comprends plus rien. Il faut dire que ma gueule de bois n’aide pas vraiment. Mais s’ils disent tous un truc, il faut bien que j’agisse un peu :

- Euh, monsieur ? Y’a pas un moment où James Dean, euh… Carl ? Cal ? découvre que sa mère tient un bar à pu…euh, une maison privée pour hommes ?


Bon, au moins, on ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé. L’anglais, ce n’est vraiment pas mon domaine de prédilection. Je remarque que Shane n’est pas loin de moi. On avait bien rigolé en séchant les cours (un cours d’anglais en plus) quelques jours auparavant. Discrètement je rapproche mon pupitre et me penche vers lui.

- Dis donc toi… T’as encore joué avec des shooters ou je rêve ?


Résumé : Zac est complètement paumé en arrivant en cours après une soirée et au lieu de répondre aux questions sur le livre qu'il n'a pas lu, sort un truc sur le film pour être tranquille le reste du cours. Il s'adresse à Shane.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Mar 3 Juin - 11:03

Interactions : Eric, Molly.
Mentions : Eden, Antonio, Emmalee, Sigfried..


Réveil matin, neuf heures, j’me réveille pas comme une fleur. Loin de là ! Ma courte nuit n’aura pas suffit à me reposer, si bien que je mets de longues, longues minutes avant de m’extirper difficilement de mon lit. C’est toujours « déchirant » comme séparation … surtout quand on a passé une telle nuit de débauche, interminable mais ô combien excitante ! Je pense que j’ai toujours un gramme d’alcool dans le sang, c’est sûrement pour ça que je ne me rappelle pas être rentré … ni avoir fait grand-chose. Je sais que je me suis rendu dans un bar branché du centre-ville, en début de soirée, avant de terminer en boîte de nuit, mais laquelle, je ne sais plus. Je me rappelle seulement que la musique était un peu naze, c’est sûrement pour ça que j’ai passé la plupart de mon temps au bar… ce qui, par la même occasion, explique mon état de forme en cette matinée. La gorge sèche mais toujours avec cette pâteuse caractéristique des gueules de bois, je traverse le bordel ambiant que représente ma chambre, que je partage avec Lila, et me dirige vers la salle de bain, les cheveux en pétards et seulement vêtu d’un caleçon.

Les couloirs du bâtiment des Sigma sont plutôt calmes. Trop calmes. C’est louche, si bien que je jette un œil sur l’heure … et je réalise enfin qu’il est neuf heures, du moins concrètement. Et ça veut dire que je suis en retard. Merde !

Je me prépare en vitesse, passant la porte d’entrée des Sigma encore en train d’enfiler mon tee-shirt, mes chaussures dans la main. La scène est plutôt comique vu de l’extérieur, mais dans ma tête, c’est Bagdad. Ou au moins ça. Un tee-shirt de basket-ball sur le dos et un jogging large en guise de froc, on va pas dire que je suis au top du style, mais rien à foutre. Au moins, je suis à l’aise … et de toutes façons, les « bons chics bons genres » pourront me reluquer autant qu’ils le veulent, je les emmerde tous ce matin. Ils n’ont juste pas intérêt à chercher les embrouilles … parce qu’un rien suffirait à me faire péter un plomb. C’est pas comme si j’étais de bonne humeur …

Mon casque sur les oreilles, je file à travers le parc pour rejoindre l’amphi où se trouve mon cours d’anglais … toujours avec ce Cobb. Je lui ai pas adressé la parole depuis mon rendez-vous dans son bureau, lors de mon arrivée tardive à Wynwood, et je m’en porte très bien ! Moins il m’emmerde et mieux je me porte. Je m’allume une clope, mais celle-ci ne passe pas forcément bien avec ma gueule de bois, et mon estomac vide.

Lorsque j’arrive enfin au dit-amphithéâtre, je remarque que le cours a déjà commencé, et que celui-ci porte sur un bouquin de Steinbeck, À l’Est d’Éden. Par chance, j’ai quelques souvenirs ce bouquin, qui est très connu. Je l’ai lu, il y a longtemps … à l’époque où je lisais encore des livres, en fait. Ah, et puis j’ai vu le film de Kazan … il y a longtemps, aussi. Rien de très rassurant, si le prof décide de m’interroger. Bref, je viens de pousser la porte battante pour pénétrer dans l’amphithéâtre, et après être resté stoïque quelques secondes, je remarque Eric lorsque celui-ci prend la parole :

« Si je me souviens bien aussi toute la deuxième partie est centrée sur ces deux frères et surtout sur les voyages de l'un d'eux à travers les Etat-Unis, des voyages qui ne sont que des métaphores pour évoquer des sujets de sociétés comme l'individualisme non ? Et euh je crois que le titre est une référence à la Bible ? »

J’esquisse un sourire et me dirige vers lui, tentant d’être discret. Il est assit aux côtés de deux personnes que je ne connais pas (il s’agit d’Antonio et d’Emmalee) et une fois à leurs hauteurs, je les salue d’un signe de tête.

« Hey mec, bien vu pour la référence à la Bible, mais me dis pas que c’est ton truc, ce genre de … trucs ? dis-je. Bon je ne suis pas très clair, mais par « truc », j’entends la religion évidemment, et plus précisément la Bible, que je méprise au plus haut point. C’est vrai que n’importe qui aurait pu me trouver intolérant –et il aurait eu raison- mais de toutes façons, ma question n’en était pas vraiment une.

Je sors un paquet de feuilles en papier de mon sac, un stylo et m’assied plus confortablement, fixant la salle, dont un élève qui prend la parole à son tour, me remémorant par la même occasion les thèmes principaux du bouquin ; l’individualisme écrasé par la société, les préjugés prêtés aux différentes catégories sociales qui faussent les relations, et l’histoire du chinois né en Amérique, élevé comme un américain, mais qui n’en sera jamais un.

Je jette un nouveau regard à Eric, qui semble vite comprendre que j’ai passé une nuit très agitée, et que cette matinée est des plus difficiles.

« Espérons que Cobb ne m’interroge pas, dis-je blagueur, je suis pas certain de pouvoir garder la bouche ouverte sans gerber mes tripes. »

Scrutant la salle toute entière, je reconnais Molly, à l'autre bout de la salle, et nos regards se croisent. Je lui adresse, un peu ironique et un peu moqueur, un clin d’œil des plus aguicheurs, sachant qu'elle déteste ça.

[Désolé pour le retard ! (Shane, lui, ne l'est pas par contre :roll: )]

résumé:
 
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Lun 2 Juin - 23:41

Comme tous les matins, Li attendait d'être tirée du lit par son réveil, avant de se donner la peine d'ouvrir les yeux et de faire face à la réalité : aller en cours. Bien que ça ait pu être agréable autrefois, elle donnerait n'importe quoi pour commencer plus tard et ainsi plus profiter de son lit. Machinalement, elle se leva alla prendre une douche et s'habilla. Un cycle quotidien, qu'elle reproduisait tellement de fois, qu'à force, elle en avait presque marre, comme si elle ressemblait à un robot programmé.

Toujours autant dans les gaz, elle alla prendre son petit déjeuner, seule, près d'une vitre, tout en regardant sa montre fréquemment pour être sure de ne pas s'éterniser trop longtemps au réfectoire et être en retard au premier cours de la matinée, celui d'anglais avec monsieur Cobb. C'était le directeur, et bien qu'il ne se comporte pas en tant que tel lors des cours, Li ne voulait pas risquer d'être réprimandé à cause d'un petit retard de rien du tout, ce pourquoi elle se dépêcha de préparer ses affaires et se rendre devant la salle, un peu en avance, comme quelques élèves. Mais une poignée seulement. Le prof ouvrit la salle, et elle partit s'installer seule à une table, devant, dans le coin à la fenêtre, ne cherchant pas particulièrement à avoir un ou une voisine pour ce cours, puisqu'elle n'était pas encore totalement d'humeur à engager la conversation, d'autant plus qu'elle essayait de relire désespérément le résumé du livre qu'ils avaient eu à lire, pour qu'elle sache quoi dire au cas où il l'interrogerait.

Au final, après quelques minutes d'attente Li constata qu'un bon nombre d'élèves n'étaient toujours pas là, et monsieur Cobb finit par lancer le cours, fermer la porte et leur demander ce qu'ils avaient pensé du fameux livre. Li n'osa pas lever la main tout de suite, mais faillit le faire en constatant le grand blanc qui régnait dans la salle. Un premier tenta sa chance.

Euh...Ça parle des deux gamins d'un soldat blessé, non? Et accessoirement d'un mec qui quitte la Californie avec sa femme et ses gosses.

Li pouffa, mais au moins il avait répondu à la question, bien que ce ne soit pas ce qui était exactement demandé. En se retournant pour voir de qui il s'agissait, elle reconnut le pianiste de la salle de musique, et elle fut surprise qu'un tel bourrin puisse répondre à une question que même d'autres élèves semblaient esquiver alors que Li les connaissait déjà plus réactifs que ce dénommé Wyatt.

Un autre élève, que Li ne connaissait ni d'Adam ni d'Eve, prit lui aussi la parole, pour encore une fois ne faire qu'un bref résumé sans pour autant exprimer ses ressentis.

Dans les différentes parties du livre, on suit la vie de ces deux familles. Et elles finissent par se croiser. Et le livre est plus centré sur la vie d’un des deux fils du soldat. Il a des jumeaux et sa femme le quitte.

Pendant un moment, Li se demanda qui avait lu le livre, si ce n'était elle, et se demanda s'il fallait qu'elle lève la main et étale sa science, ce qui la recadrerait chez les Khis, confrérie à laquelle elle n'appartient plus, ou s'abstenir et se taper la tête à chaque fois qu'un autre élève racontait n'importe quoi.

Au final, Li n'écoutait plus qu'à moitié, voyant qu'un d'entre eux avait fini par se taper l'analyse complète à la place du reste et que son intervention n'était donc plus nécessaire. Elle s'affala sur sa table trouvant le temps long, alors que le cours ne faisait que commencer, et était coupé de millions de retardataires s'excusant tous les uns après les autres. Si seulement, elle était restée dans son lit.

HRP : Pardon pour le retard, mais Li elle ne l'est pas (a) c'est un peu court, et pas finalement constructif, désolée ._.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Lun 2 Juin - 1:15

La reprise des cours après deux années que l’on peut qualifier de « sabbatique » avait fait du tord à la scolarité de Siegfried. Avant son arrivée sur le nouveau continent, ses habitudes de jeune élève au lycée Jeanne d’Arc était qualifiée de studieuse et d’exemplaire. Les devoirs rendus à temps et les contrôles surprises n’étaient pas des obstacles suffisant à faire couler sa moyenne.  S’il était resté le petit garçon qui levait la main à chaque question, ce jour là, il aurait fait un compte-rendu passionné du fameux roman A l’est d’Eden de John Steinbeck. Mais il n’était plus ce gamin solitaire qui passait du temps à ses devoirs, non.  La vie au-delà de ces murs studieux lui avait montré un autre aspect de la réalité. Quelle soit cruelle comme les révélations de son « père » ou vivifiante comme une promenade à dos de Mustang, Siegfried aura appris au moins une chose : Ces cours ne les préparaient en rien à la dure réalité du travail. Se lever tôt,  être à l’heure et faire des heures supplémentaires : Oui, on le fait à l’école. Mais c’est le cas aussi pour gagner le salaire qui sert à faire bouillir la marmite.
Se lever tôt et arriver à l’heure n’était pas très difficile  -contrairement à certaines personnes de sa classe – mais faire des heures supp’ et rendre des comptes aux professeurs ? Non merci. Fini les devoirs. Fini les longues soirées à passer devant ses devoirs. Du moins pour certaines matières. Les maths, sciences et chimie, au bucher. Il avait perdu le fil et ces matières lui servaient pour faire les devoirs dites « littéraires ». Comme ce livre. A l’est d’Eden. Les maths avaient servis pendant le dernier mois à lire ce gros pavé. Et il avait réussis… Au détriment de l’armée des Probabilités et la compagnie des Vecteurs ainsi que l’association très douée des démonstrations géométriques. Dissimulé sous son livre et son cahier de maths, le livre était ouvert et les pages lues défilaient et s’amoncelaient. Siegfried réussit à dissimuler cette activité illicite. D’ailleurs le professeur était stupéfait de le voir si concentré sur ses exercices. Il devait se dire qu’au prochain contrôle, il réussirait à frôler la moyenne mais non. Mais à chaque contrôle c’était pire.
Lire un livre lui permettait d’être un peu « seul » avec lui-même. D’ailleur, son plaisir de la lecture lui était venu d’une curieuse façon. Sa mère étant infirmière, elle passait de longues nuits au centre Hospitalier Antoine Gayraud, laissant ses deux enfants avec une baby sitter, et, plus tard, lorsque Siegfried était plus grand, seuls. Aussi, il veillait au rituel du coucher avec Zach. Ce dernier lui réclamait sans cesse de lui raconter des trucs, une histoire, mais Siegfried avait une sainte horreur de la lecture. Sa mère l’encourageait de lire et de surtout, endormir son frère. Après tout, cela l’endormait. Un jour, elle revint avec L’alliance des trois, premier tome de la saga Autre-Monde. Cadeau pour les deux frères. Ainsi donc, Siegfried le commença pour faire plaisir à son frère. Ce dernier apprécia grandement. Siegfried également. Chacun des frères ne voulait louper ce rituel pour rien au monde. Tandis que Zach s’endormait, bercé par les aventures de Matt et ses amis, Siegfried se laissa prendre au jeu et finit par lire le livre en l’espace d’une journée.  Depuis, il priait sa mère de lui acheter des livres de temps en temps.
Et donc, tout ce qui concernait la lecture était facile pour Siegfried. Mais tout sauf les lectures obligatoires. Non merci. C’était juste impossible. Bon, il faut reconnaitre que le livre proposé par Cobb n’était pas difficile. Les thèmes étaient clairs et l’histoire réalistes. Mais le truc de Siegfried était la science fiction et le fantastique. Mais le cours de ce « Sir Cobb » lui plaisait assez. Par conséquent, les cours de maths furent consacrés à ce livre.
 
Il était arrivé de bonne heure et s’était installé vers le milieu de la salle. Ce genre de cours l’encourageait à se mettre plus en avant. Au sens littéral comme au sens figuré. Avant que le cours ne commence, Siegfried relut la fiche qu’il avait composée - au détriment de la physique-chimie. Son anglais n’était pas très « littéraire ». D’ailleurs, ses deux ans passés dans le ranch en Arizona lui avait appris à utiliser un langage très fleuri pas forcément adapté à un devoir de littérature américaine/anglaise. Mais il faisait des efforts. Il corrigea quelques fautes de grammaire mais reposa son devoir lorsque le professeur entra. Bien entendu, il n’avait pas oublié ce devoir qu’il avait donné. Loin de là.
 
« Bonjour à tous nous allons Blablabla tant pis pour les retardataires Blablablablablabla ai demandé pour aujourd’hui Blablablabla John Steinbeck Bon très bien qui peut Blablablabla résumé de ce livre et ensuite me dire les différents thèmes Blablabla Steinbeck dans son roman ? »
 
Siegfried attendit. Quelques personnes entrèrent en retard. D’autres levaient la main, d’autres chuchotaient… répondre à une question. Répondre à une question… en privé, en public, ce n’état pas si différent. Allez, lève la main. Juste une question. On a déjà fait le résumé. Puis, c’est bon, l’anglais ce n’est  plus un problème. Son fort accent français n’était plus du tout un obstacle contrairement au début. Et puis, il avait envie de répondre. Le jeune homme leva la main avec hésitation et répondit partiellement à une question :
 
« Un des thèmes du livre… heum… la reconnaissance sociale ? Le personnage de Lee –qui est chinois- a essayé de se faire reconnaitre par les américains malgré ses origines asiatiques. Il est découragé lorsque… quand Samuel lui demande pourquoi, il n’a pas essayé de travailler. En tant qu’américain. »
 
C’était mal partit. Il était difficile pour lui de se sentir à l’aise dans ce genre de contexte. S’il chevauchait un cheval à ce moment précis, il aurait tout cracher sur le thème du rejet social et des problèmes de Lee sur l’intégration. Mais là, il était sur cette chaise, dans cette pièce. Tout le monde écoutait sa voix et honnêtement, c’était stressant pour lui.
 
« Lee est confronté au rejet social, aux conventions des américains. Il a compris que pour réussir dans ce pays, il valait mieux être né blanc et sans yeux bridés. Il a coupé sa tresse –donc rejet de ses origines pour réussir – mais ce n’est pas suffisant. Il cherche la reconnaissance sociale. Chose impossible pour les étrangers. »
 
Il se tut. C’était suffisant. Non ? Non, il partait dans tous les sens et il avait la sensation de faire un immonde copier coller. Parler anglais comme ça… brrrr.
 
« Je peux aussi rajouter que, le fait que Lee veuille tellement ressembler à un américain, l’éloigne de ses origines. De ses amis… ces derniers doivent penser qu’il a honte de ses origines. Peut-être que la société américaine cherche l’uniformité de ses citoyens. »
 
Putain, c’est vraiment lui qui parle comme ça ? Et puis, il avait un peu parlé vite non ? Un peu trop. Et ses propos lui semblaient trop décousus. Ce n’était pas son fort, la parlotte en public… mais il devait tout de même ramener une bonne note pour sa mère… pour le plaisir.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Dim 1 Juin - 2:23

Interactions: Eden, Emma Adam H.
Mention: Nathan


Le réveil sonna à 6h30. C’était bien trop tôt à mon goût et plus d’une fois ; je dirais même comme tous les matins, j’avais envie de sécher et de rester bien au chaud dans mon lit avec la pensée que les autres, eux, s’emmerdaient au cours. Sauf qu’aujourd’hui, ça allait être le jeune homme qui partageait ma vie et mon lit depuis presque un an qui pourrait profiter de ce privilège bien trop sadique à mes yeux. Je ne savais pas, dans un premier temps qu’il comptait sécher, bien que je le voyais venir au vue de son enthousiasme encore moins présent que les autres jours. D’ailleurs, même le bruit du réveil ne l’avait pas sorti de son sommeil, ou presque pas. Dans ma grande bonté, je le laissais dormir une vingtaine de minutes en plus, le temps que je me douche et m’apprête pour la journée qui s’annonçait particulièrement ennuyeuse. Cependant, cette motivation absente ne m’empêchait pas de garder mon envie d’être jolie et de ressembler à la Nina Palmer de tous les jours. Hors de question d’attacher mes cheveux en demi-queue comme le faisaient toutes ces filles flemmardes dès le matin. Hors de question d’enfiler un training uniquement parce que je n’avais cours que le matin et hors de question de mettre des lunettes de vue pour camoufler les cernes se dessinant sous mes yeux. Aujourd’hui, j’avais opté pour un pantalon noir, légèrement moulant ; une blouse blanche et des escarpins assortis et tout ça de marque, s’il vous plait. Pour ma tignasse, j’avais utiliser le fer à boucler dans un premier temps et ensuite, attaché une partie de mes cheveux. Pour le maquillage, c’était discret : une base réparatrice, un anticerne afin de cacher les quelques imperfections et cernes et par dessus, une légère couche de fond de teint de la même couleur que ma peau afin unifier le tout. Un coup de pinceau avec de la poudre teintée, du fard à paupière et crayon et enfin, pour terminer, une couche de mascara pour souligner mon regard.

Une fois terminé, je me regardais une dernière fois dans le miroir de la salle de bain, me parfumais et retournais dans la chambre pour réveiller Nathan. Je pris le premier coussin qui fut à portée de main et le balançais sur le Pi Sigma comme première approche. Je comptais le laisser râler et puis seulement après m’en approcher afin de ne pas trop risquer ma vie. Une fois que le Pi Sigma fut plus ou moins réveillé, ou du moins faisait semblant, je tentais tant bien que mal de le motiver à se lever pour aller en cours. La flemme et la fatigue s’emparant du jeune homme, il m’annonça avec une voix encore endormie qu’il comptait bel et bien sécher le cours. La moue sur mon visage, je répondis : « oh nonnn Nath viens avec moi, stp ». J’allais m’asseoir sur le bord du lit près de lui, et tentant tant bien que mal de le motiver à venir s’ennuyer en cours. Toujours de mauvaise humeur, le Pi Sigma me répondait avec sa gentillesse légendaire « t'es avec moi tous les jours, laisse-moi respirer un peu ». C’était certainement la phrase de trop pour me garder un peu plus ici, d’autant plus qu’en voyant l’heure sur le réveil je remarquais que j’étais belle et bien en retard. Je me redressais et me dirigeais vers la porte de la chambre. En passant, j’allumais la lumière histoire de lui bousiller un peu les yeux : petite vengeance perso « putain éteins cette foutue lumière » Un sourire cynique s’affichait sur mon visage puis avec froideur je répondais : « si tu veux dormir sans lumière, tu te bouges et tu viens l’éteindre toi même. J’suis pas ton chien » J’ouvrais la porte derrière laquelle les deux chiots de Nathan attendaient. En tant normal, je l’aurais refermée aussi tôt pour qu’il puisse dormir sans que les deux chiens aillent l’emmerder, mais pourquoi me priver, ce matin ? « En parlant de chien, les tiens t’attendent, je suis sûre que tu meurs d’envie de les voir » J’ouvrais la porte plus grande afin que les deux animaux fonce droit sur le lit où se trouvaient Nath pour bien l’emmerder comme ils savaient si bien le faire et enfin, j’allais accomplir une dernière chose avant de revenir dans la chambre « Ah ! et il fait déjà trop chaud, j’ai activé l’air co. Si jamais t’as trop froid, ben t’auras qu’à aussi te lever et l’éteindre toi même. Bonne journée… Doudou ». Enervée, je quittais l’appartement en claquant la porte derrière moi et grimpais dans mon coupé cabriolet rouge en direction de l’école.

Sur le parking, je garais ma voiture, pris mes cours et rejoignais les couloirs du lycée dans lequel plus aucun étudiant ne déambulait. Là, effectivement, j’étais belle et bien en retard de 10 minutes. Je passais vite fait dans mon casier pour y prendre le livre qu’on devait lire pour aujourd’hui et au pas de course rejoignais l’amphithéâtre où se donnait le cours. Je frappais à la porte et entrais. Voyant que le directeur me regardais et surtout vu la façon dont il le faisait, je supposais que je n’avais pas été la seule à débarquer en retard mais que j’étais certainement la goutte d’eau qui fera déborder le vase, embêtée je m’excusais :

« Bonjour, désolée du retard, souci avec… ma voiture »


Je me dépêchais à grimper les quelques marches, fis un clin d’œil à Emma au passage et allais m’asseoir à la première place de libre, c’est à dire près d’un type que je ne connaissais ni d’Adam, ni d’Eve. Je ne l’avais jamais vu, donc soit c’était un nouveau, soit il était complètement inconnu dans cette école et dans ce cas, c’était pas ma veine. Sur un ton toujours exaspéré, je m’adressais à ce garçon :

« Ca t’ennuierait de me faire un bref résumé de ce que vous avez fait/ vu ? »

En attendant l’explication du garçon, la première chose que je fis étais de dégainer mon portable et de pianoter sur celui-ci. Ne prenant même pas la peine d’ouvrir le livre qu’on était en train de voir.

Tenue de Nina:
 

Résumé:
 
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Jeu 29 Mai - 18:12



Anglais Chapitre II-Senior Year
 


Interaction: Antonio, Emmalee, Eun, Eden.
Mention: Samuel, Olivia.

Echec scolaire, les deux mots qui définissent le mieux mon année de Senior à Wynwood High School, on peut même dire que j'étais très mal barré, et si prêt de la fin de l'année ce n'était pas maintenant que j'aillais pouvoir me reprendre, la deadline des examens approchaient à grand pas et je n'étais pas prêt du tout. Je suis du genre à repousser les choses qui m'embêtent, mais si à Noël, l'année prochaine, au cas où je redoublerai, je pouvais dire adieu à ma bourse, à mon appartement, à Wynwood, ça serait retour à la case New-York dans un lycée de la ville, et même si j'aime mes parents, même si ils me manquent, je crois que je ne supporterais pas retourner chez moi, mes parents on a jamais su vraiment communiquer avec eux et c'est pas en ayant passé un an à Miami que les choses allaient s'arranger entre nous. Le truc c'est que je n'arrive pas à me motiver pour bien suivre les cours, je pourrais mais je n'y arrive pas, rien que le fait de me concentrer plus d'une heure en cour me colle de ces migraines, et puis je ne me reconnais pas dans les cours qu'on nous donne, plus tard je veux faire quelque chose d'artistique ou dans le sport alors ce n'est ni les mathématiques, ni la physique ou la littérature anglaise qui va me faire avancer dans la vie. Et pourtant il faudra bien un jour que je me ressaisisse et avant noël prochain si possible, mais mon année étant condamnée je ne voyais pas pourquoi j'allais faire des efforts avant la rentrée prochaine. Devant les difficultés que j'ai en cour, le professeur d'anglais et accessoirement directeur du lycée, Eden Cobb m'a proposé de me parrainer et de m'aider dans l'apprentissage de mes cours. Quand il m'a proposé çà j'ai refusé, net, je ne voyais pas en quoi des heures supplémentaires allaient m'aider alors que les heures réglementaires étaient déjà insuffisante à me faire aimer le lycée. Mais il fallait se rendre à l'évidence que ce n'est pas comme çà que j'allais m'en sortir et au bout d'un moment je serai bien obligé d'accepter l'aide de Monsieur Cobb, que ça me plaise ou non, j'allais peut-être passer pour un fayot mais tant pis, pas question de perdre ma bourse d'étude.

En parlant d'Eden Cobb, ce dernier nous a demandé de lire, « A l'Est d'Eden » de Steinbeck pour le prochain cour d'anglais. Je me souviens l'avoir vaguement feuilleté il y a quelques années, un ami me l'avait conseillé, et je dois admettre que les thèmes abordés sont plutôt intéressants mais n'arrivant déjà pas à me concentrer j'avais abandonné la lecture à peu près au milieu du livre en me disant qu'un jour il faudrait que le finisse. Et là, le professeur nous le donne à étudier pour le cour d'anglais, je l'ai donc ressorti de mon armoire, posé sur la table de nuit et autant vous dire qu'il est resté posé là sans bouger ni être ouvert. Au pire il nous interrogerait que sur le début du livre pour le moment et je pourrais broder avec les vagues souvenirs qui me reste pour ne pas non plus qu'Eden remarque que je n'ai pas travaillé pour son cour, bon il ne serait pas content de savoir que son frère et moi avions tagué les murs du lycée et quelques voitures dans le parking non plus, mais aux dernières nouvelles il n'était pas encore au courant.

Ce matin-là, le matin ou l'on devait rendre compte de notre lecture du livre de Steinbeck en cour d'anglais, je me suis réveillé en retard, non pas que je n'ai pas entendu mon réveil puis ce que de toute façon je n'active jamais mon réveil, ces derniers temps je vais en cour en fonction de l'heure ou je me réveille, souvent en retard bien entendu. Je me levais donc en retard, sans prendre le temps de prendre un petit-déjeuner, je m'habillais et fourrais mes affaires dans mon sac, n'oubliant pas le livre de Steinbeck et je couru prendre ma voiture sur le parking de l'immeuble ou j'habitais. La route jusqu'au lycée se fit sans encombre, l'horloge sur le tableau de bord indiquait que j'avais cinq minutes de retard, j'allais encore me faire remarquer. Je me garais et me mit à sprinter dans les couloirs pour atteindre l'amphithéâtre croisant sur mon chemin d'autres retardataires. Je poussais les portes, à bout de souffle remarquant que de nombreux regards se tournaient vers moi, j’aperçus notamment Samuel Steevenson avec une fille que je ne connaissais pas, la pauvre elle ne savait vraiment pas à côté de qui elle était assise, ma tête se tourna vers les derniers rangs ou Antonio assis avec Emmalee une fille que j'avais rencontré en boîte et une autre fille que je ne connaissais pas était assis, Antonio me faisait signe de les rejoindre. Je m'assis à sa droite et repris mon souffle. « Salut tout le monde. J'ai raté quelque chose ? » demandais-je en les saluant, me doutant bien que j'avais au moins raté l'exposé du cours qu'Eden avait du faire. Le cour reprit et Antonio donna un élément de réponse, me ramenant quelques souvenirs assez vagues du livre, je décidais donc de lever la main et d'apporter ma contribution. « Si je me souviens bien aussi toute la deuxième partie est centrée sur ces deux frères et surtout sur les voyages de l'un d'eux à travers les Etat-Unis, des voyages qui ne sont que des métaphores pour évoquer des sujets de sociétés comme l'individualisme non ? Et euh je crois que le titre est une référence à la Bible ? » dis-je, pas sûr de moi du tout, retournant la tête vers Antonio, cherchant à savoir si je ce que je venais de raconter n'était pas trop décousu vu que je n'avais pas entendu la question du professeur. « Toi non plus t'as pas fini le livre ? » lui demandais-je en souriant.

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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Dim 25 Mai - 11:46

Cours d’anglais
Cours d’anglais. La barbe. En fait, c’était un peu tous les cours. Plus ça allait, plus ça me saoulait de me rendre en cours. J’avais beaucoup travaillé pour rattraper le décalage que j’avais avec Wynwood, mais apparemment pas assez. J’avais pu discuter de mes notes avec l’un de mes professeurs et il m’avait que malheureusement, il y avait peu de chance pour que je réussisse mes examens, à moins d’avoir beaucoup de chance. Sauf que voilà, je n’étais pas vraiment un chanceux. Je n’aimais pas les cours, et je m’étais plus que forcé pour rentrer quelque chose dans ma tête. Et maintenant, on me disait que j’avais fait ces efforts en vain … Ça ne me donnait même pas envie de réviser pour le jour des examens. Puisque de toute façon j’étais trop nul pour les réussir. J’étais plutôt vexé qu’on me dise ça, même si je savais que je n’étais pas un très bon élève. Et ça me donnait encore moins envie de suivre les cours.
Alors autant dire que ce fichu cours d’anglais, j’y allais à reculons. Pourtant, j’étais bien en train de longer les couloirs pour me rendre à l’amphi qui n’attendait que moi. Je m’arrêtai quand deux mains se glissèrent sur mes yeux. Une seule et unique personne me vint en tête, et la voix qui me demanda de deviner qui c’était me le confirma. Elle était bien la seule à être capable de me faire ça. Je lui répondis en souriant.

- Je sais pas. La vieille peau du secrétariat, celle avec la verrue sur le nez ? Puis je ris. Allez Emma, t’es démasquée !

Elle retira ses mains et je me retournai pour la voir. Je lui dis bonjour et une de ses amies, visiblement, nous rejoignit. Emma me la présenta, même si je connaissais déjà son prénom. C’était une très jolie asiatique, qui avait du mal avec la langue de Shakespeare. Je la saluai moi aussi et nous nous remîmes en route pour l’amphi où nous avions cours. Sur le chemin, elle nous demanda si on avait lu le livre et si on pouvait lui faire un résumé. Sauf que … sauf que je m’étais arrêté en plein milieu de la deuxième partie du bouquin –sur quatre-. A ce moment-là, on m’avait gentiment dit que j’avais cinq chances sur quatre de redoubler. J’avais donc abandonné la lecture, dégoûté. A quoi bon me faire chier à lire un truc pourri si c’était pour ne rien avoir ? Je soupirai.

- Je peux te résumer la première partie si tu veux, mais j’ai pas fini de lire le livre. Ça m’a saoulé …

Je me tournai vers la fameuse Eun. Il y avait peu de chance qu’elle l’ait lu en entier ou du moins qu’elle ait tout compris. Elle n’était pas aux Etats-Unis depuis très longtemps et je savais qu’elle avait encore du mal avec la langue. Ou alors c’était comme moi, plus de mal à la parler mais pas vraiment à la comprendre. Elle répondit elle aussi et nous finîmes par arriver devant les porte de l’amphithéâtre. Elles étaient déjà ouvertes et nous ne tardâmes pas à pénétrer à l’intérieur. Emmalee salua quelqu’un de la main avant de se diriger vers les rangs du fond. Je la suivis ainsi qu’Eun. Peu de temps après, Eric entra et je l’appelai pour qu’il vienne avec nous. Il s’assit à ma droite, cette place étant libre puisqu’Emma était à ma gauche. Puis le cours commença. Je soupirai intérieurement. Bon allez, ça n’allait pas être long. Le prof entra, s’installa et nous salua. Puis il nous demanda si on pouvait lui résumer le bouquin et citer les thèmes abordés dedans. Un élève répondit, tout le monde semblait être silencieux, même les plus brillants d’entre nous. Cet élève venait d’arriver, pendant le discours du prof. Je ne le connaissais pas.

- Euh ... Ça parle des deux gamins d'un soldat blessé, non ? Et accessoirement d'un mec qui quitte la Californie avec sa femme et ses gosses.

C’était visiblement le seul à vouloir faire une intervention dans ce cours. Et si personne ne participait, en général, le prof interrogeait. Ce que je n’aimais pas vraiment. Bon, allez Antonio, va faire ta seule intervention du cours, comme ça on te foutra la paix. Mais pour dire quoi ? L’autre gars avait déjà dit tout ce que je savais sur le livre. Je sortis rapidement et discrètement mon téléphone pour faire une petite recherche. J’en trouvai un plutôt court et qui allait bien m’aider. Le silence était toujours là et je me grouillai de chercher les thèmes abordés par le livre. Je n’allais pas en parler, mais au moins, s’il voulait me faire dire plus, j’avais de quoi. Je levai la main et quand son regard croisa le mien, j’ouvris la bouche.

- Dans les différentes parties du livre, on suit la vie de ces deux familles. Et elles finissent par se croiser. Et le livre est plus centré sur la vie d’un des deux fils du soldat. Il a des jumeaux et sa femme le quitte.

Bieeeen, c’était à peu près tout ce que je pouvais lui dire, n’ayant presque rien lu. Quant au début … je n’étais même pas sûr de tout avoir compris. Allez, que quelqu’un d’autre participe, ou ce cours va finir mort.


HRP : Désolée de pas avoir bien fait avancer, mais Toni n’est pas un exemple en cours, je pouvais pas faire plus ._.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Mar 20 Mai - 15:07



❧ A l’Est d’Eden
Faire la différence entre le bien et le mal, entre la vérité et ce qui se dit dans les couloirs.

En réalité le sujet que traite ce roman est bien plus actuel qu’il n’y parait. Je ne connaissais pas du tout « A l’Est d’Eden » mais par contre l’auteur ne m’était pas inconnu. J’ai déjà lu « Des souris et des hommes », un roman qui m’a d’ailleurs beaucoup troublé… Un fin comme on ne s’y attend pas, le genre de fin qui peut vous briser tout un roman. Disons que ce roman ci ne m’avait pas transcendé, et c’est pour ça que je ne me suis pas attardé sur l’auteur. Mais apparemment j’aurais peut être dû… « A l’est d’Eden » est beaucoup plus passionnant que le précédent. Les sujets traités sont actuels, on s’identifie facilement à plusieurs personnages, et j’aime cette façon qu’il a de sonder ses personnages comme s’ils les étudiaient complètement !
J’ai particulièrement été touché par les personnages d’Aaron et de Caleb, l’innocent et l’écorché vif, qui sont tout les deux une partie de moi peut être… mais peu importe, on s’éloigne du sujet.

J’étais dans la classe un peu en avance, comme à mon habitude, et j’ai vu rentrer les élèves petits à petits. J’ai reconnu Adam, un des nouveau Khi Omikron, qui d’ailleurs ne m’a même pas remarqué… Je vois bien qui est ce jeune homme, le seul KO qui ne fais pas plus attention que ça à ses cours. Il est intelligent, perspicace et futé c’est certain, mais on dirais que les cours l’ennuient finalement. C’est dommage, il faudrait d’ailleurs que je lui en parle, c’est peut être un peu mon rôle.

Quoiqu’il en soit, quand le professeur pris place dans la salle, pile à l’heure, il commença son cours d’emblée.

« Bon très bien, qui peut me faire un bref résumé de ce livre et ensuite, me dire les différents thèmes qu’aborde Steinbeck dans son roman ? »

Evidemment, je savais répondre à sa question. J’avais déjà fais le résumé du livre à ma façon, et son approche également, comme je fais pour chaque livre à lire en cours. Et qui plus est, j’étais pratiquement certaine que ma vision des choses était une bonne vision. Ce n’est pas de la prétention, mais certaines personnes ont des facilités pour le sport ou pour la communication, moi c’est pour la littérature et l’analyse, chacun son truc.
J’aurais donc pu répondre, mais d’autres élèves ont pris les devant, j’écoutai donc les commentaires des autres, marmonnant dans mon coin mes impressions.

Adossée à ma chaise, je me suis mise machinalement à feuilleter le livre et en relire quelques passages, quelques phrases devenues cultes.
Une me frappa particulièrement, tout à fait adapté à Wynwood : « Puisqu'il était riche, ce n'était pas de la paresse, seuls les pauvres sont paresseux. Tout comme les pauvres sont ignorants. Un homme riche qui ne fait rien est perverti ou indépendant. ».
Et oui… Trouvons des excuses aux moins méritant ! Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Mar 20 Mai - 11:19

En me réveillant la première chose que je vis fut le livre que le professeur d'Anglais nous avait demandé de lire. Je l'avais acheté et j'avais commencé à le lire quand il nous l'avait demandé, mais j'avais ensuite complètement abandonné et depuis ce moment, il trônait sur ma table de chevet. Je me tournais alors pour ne pas le voir et réalisai que je c'était pour aujourd'hui. Je me levais donc d'un bon et pris le livre. Il était trop tard pour le lire, je me dirigeais donc en vitesse vers mon ordinateur pour trouver un résumé. Mais même-là, je trouvais ça trop long. J'allais donc me préparer, si je voulais être présentable, il fallait que j'y aille tout de suite. Une fois prête, je sortis de la chambre et allait dans la cuisine où je croisais Raph. Je le saluais en souriant et discutait un peu avec lui avant d'aller chercher mon sac et de partir pour Wynwood, je devais retrouver Eun à la grille et aller avec elle en Anglais.

En arrivant, je retrouvais la coréenne à la grille, comme c'était convenu. Je lui fis la bise avant d'aller avec elle en Anglais. On discutait un peu de tout et de rien sur le trajet. Dans un des couloirs, je vis devant nous, un jeune homme brun de dos qui allait aussi dans la direction de la salle d'Anglais. Je mis mes mains sur ses yeux et souris comme une enfant. Je tournais donc mon regard vers Eun.

«Je revins tout de suite »

Je lui souris et m'approchais ensuite du jeune homme. Je mis mes mains sur ses yeux et souris comme une enfant.

«Devine qui c'est. »

Je me doutais qu'il allait me reconnaitre, il n'y avait que moi pour faire ça. Quand il eut donné la bonne réponse, je le lâchais et le laissais se retourner en lui souriant. Eun arriva à notre niveau et je fis les présentations. On se remit ensuite à marcher et le fait que je n'avais pas lu le livre me revint en mémoire, je tournais donc mon regard vers Toni. Peut-être lui, il avait lu le livre, ou bien peut-être qu'Eun l'avait lu. J'espérais, avec la chance que j'avais, j'allais me faire interroger.

«Toni, Eun, vous avez lu le livre hein ? Vous pouvez me faire un résumé ? »

On rentrait ensuite en cours. Je balayais la salle du regard et aperçu Samuel, mon premier cavalier du bal des EI, PS et RK. Je le saluais donc de loin d'un signe de la main en souriant avant de monter avec Toni et Eun. Je n'avais pas très envie d'être devant, je nous menais donc dans les derniers rangs.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Dim 18 Mai - 19:36

Assise au pied de son lit, Carry se demandait si Morphée n'avait pas, ces temps ci, un quelconque problème avec elle ... Question bizarre et pourtant, depuis quelques jours, ce foutu dieux ou elle ne savait quoi, ne lui accordait plus le privilège de passer de bonnes et longues nuits de sommeil. En effet, il était devenu rare que la jeune australienne ne dorme plus de trois heure et demi par nuit. Ce matin, encore, elle se levait fatiguée et donc ... de très, très mauvaise humeur. Eh oui, le manque de sommeil rendait la brunette plus que facilement irritable. Ce qui, vous le devinez, était loin d'être une bonne chose. C'était donc, le genre de jour où il valait mieux éviter l’associable de service encore plus que d'habitude. Se passant la main dans les cheveux et s'étirant en même temps, elle réunit ceux là en un chignon flou et détendu puis, alla s'habiller en vitesse. Non pas qu'elle avait peur d'être en retard en cours, loin de là ! En fait, elle avait juste anormalement faim. Au point que la cafétéria l'appelait presque.

Dans les couloirs, beaucoup se hâtaient déjà, tandis que l'Alpha marchait tranquillement au milieu de la foule laissant derrière son passage une aura menaçante et diffusant de mauvaises ondes. Ce n'était pas volontaire, c'était juste elle. Ce qui émanait d'elle n'avait rien de très sympathique, fallait bien le dire. C'était toujours comme ça, et pire, vu les nuit de merde qu'elle passait. Aujourd'hui, elle n'était vraiment, mais alors vraiment pas d'humeur et le moindre petit truc pouvait à tout moment, la faire disjonctait. Dans ce cas, ce serait très mauvais, non pas pour elle, mais pour la personne en face. La sonnerie retentit et tous rejoignirent leur salle. Carry, elle, devait se rendre dans l’amphithéâtre . Elle allait être en retard, tant pis. Après tout, l'anglais, c'était pas le plus important non ?

Son chocolat du matin, à la main, elle se souvint devant la porte, qu'elle avait oublier le bouquin qu'il était censé lire, et qu'elle avait lu. Oui, quand il s'agissait de lecture ... Elle faisait le boulot. Ça avait été un bon livre d'ailleurs. Sur plusieurs personnage, avec Adam et ... et Charles ! Un histoire de disputes entre ces deux frères, pensait-elle se rappelait. Au pire, elle s'en tapait, même si elle avait appréciait le livre un minimum pour le lire entièrement. Au moment d'entrer, il s'était surement écoulé dix bonnes minutes et à l'intérieur, elle crut reconnaître la voix de Wyatt. D'abord hésitante, ce son lui donna finalement l'envie d'assister au cours. Et puis quoi, dix minutes de retard c'est rien hein ! Du coup, elle jeta son gobelet dans une poubelle à proximité, toqua, et entra. Wyatt était bien là, ainsi que Ty. Espérant s’asseoir auprès de son collègue, elle se rendit compte que celui ci, affalé sur son sac, se tenait auprès d'une brune ... Tant pis. Elle allait se poser, solo, tranquille.

"Excusez moi du retard, M'sieur."

Des excuses aussi peu sincères étaient surement inexistante mais bon. Sans un regard pour Eden, le professeur, elle se dirigea vers une chaise vide près de Ty. Calculant de laisser tout de même deux place entre eux. Elle savait comment il était. Ce besoin d'être aimable et de se montrer drôle. Elle n'avait aucune envie d'avoir à l'écouter parler. Ses yeux, se posèrent alors sur Wyatt, mais rien ne se fit. Elle n'esquissa même pas un sourire rien ... Était elle déçue de ne pas pouvoir se placer auprès de lui ? "Non, n'importe quoi, pense pas ça ! Il se met à côté de qui il veut après tout .." Oui, il faisait ce qu'il voulait, ils étaient meilleurs et c'était tout. Il n'avait aucun compte à lui rendre et inversement. Ce n'est pas parce qu'il couchaient ensemble de temps en temps, qu'il lui appartenait ... S'installant, elle posa son sac sur la table, s'accouda et plaça sa tête sur sa main droite. Elle n'aurait au final pas du venir ... Vu son humeur ... C'était presque sur, que celle ci se faisait ressentir par toutes les personnes présentes dans la classe ...
Ne sachant pas de quoi ils parlaient avant qu'elle n'arrive, elle daigna enfin, diriger son regard vers le professeur, attendant, une quelconque information ... Ils parlaient peut être du livre après tout, il devait être lu pour ce cours, à moins que ce n'était pour le cours précédent qu'elle avait ... Sécher.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Dim 18 Mai - 18:52

"Slt Silver ! Oh rien de neuf de notre côté, Jason s'est améliorer à la batterie, mtn on forme un duo d'enfer puis tu c quoi ? Elana veut se mettre à la guitare aussi ! je crois quelle y a pris gout. On ira lui en acheter une ce we, enfin je l'accompagnerais pour la conseiller et toi les cours ? Fun ?" Disait un message de Tyler que je venais de discretement recevoir tandis qu'un élève répondait presque pour lui seul à la question du prof. Je n'avais pas lever les yeux vers ce garçon, par conséquent, je ne pouvais pas dire de qui il s'agissait et de toute manière, je ne faisais pas attention à sa réponse en murmure que le prof allait sans doute demander de répéter. Ce que c'était agaçant les personnes qui marmonnaient dans leur barbe. J'avais juste envie de leur dire "PARLE ou ferme là". Mais pas les deux en même temps ! La communication passera jamais de la sorte !

-Euh...Ça parle des deux gamins d'un soldat blessé, non? Et accessoirement d'un mec qui quitte la Californie avec sa femme et ses gosses.

Répondit une autre voix à laquelle je ne faisais de nouveau pas attention mais ne pouvais m'empêcher d'avoir mes petites pensées rien que pour moi. Des pensées qui venaient inconsciemment dès que je voyais ou entendait quelque chose, même si je n'y faisais pas attention. Et là, je me disais simplement que lui au moins, savait parler et aurait plus de chance de se faire entendre par le prof. Enfin bref, moi j'étais concentré sur mon SMS dont je rédigeais la réponse :"Cool pour toi mec. Non ? Elana à la guitare ? Cette fille me surprendra toujours. J'ai hâte de la voir à l'oeuvre. Les cours ? Je suis justement en Anglais, tu vois le genre ? Ennui à en mourir. C'est néanmoins calme et ici franchement, c'est vraiment un point essentiel à appréc..."

« Préjugé ! »

Me stoppa dans ma saisit. Je me rendis compte que ça se passait tout juste à côté de moi. Je redressa mon regard qui se perdit en face avant de le dévier lentement vers l'énergumène responsable de se désastre sonore. Il venait de rebaisser la main après s'être exprimé. Je regardais de nouveau en face de moi puis soupira discrètement en levant les yeux au ciel avant de me reconcentrer sur mon texte. "...ier. Mais je sais que ce genre de chose ne dure jamais en général." Et j'envoyais. Je pouvais désormais reprendre mon ennui là où je l'avais laissé et m'accouda à ma table quand, du coin de l'oeil, je remarquais un visage penché vers la page blanche (qui allait le rester je pense) que j'avais devant moi. Certaines personnes ne manquaient réellement pas de culot. Je finis par pivoter ma tête lentement vers lui, le fixant d'un regard loin d'être amical, froid, même noir, simple détail communicatif qui lui expliquera en un éclair que l'irrespect venant de son attitude n'était pas une bonne chose à exploité vers ma personne. Au final, ce garçon à la peau mâte me lança :

« Hey, salut ! Moi c'est Ty Noah Swan ! Et toi, c'est comment ? »

De plus, pour me déplaire, il chercha un sentiment amical en moi. Je pense qu'il était déjà mal partit. Son sourire jusqu'au oreille était déjà désespérant. Pourtant je n'avais pas forcément quelque chose contre les heureux de la vie. Mais lui, dans le ton de sa voix, je sentais qu'il était plutôt un illuminé de la vie. La différence étant qu'un illuminé avait toujours quelque chose dans son passé qui le rendait aussi jovial qu'au présent. Et je ne parlais pas de bonnes choses. Finalement, ce fut son nom qui m'interpellait. Ty Noah Swan. J'avais déjà entendu ce nom. Il était assez connu au lycée. J'avais bien du l'entendre deux ou trois fois avec des anecdotes palpitantes qui allaient avec.

-Ty Noah Swan...

Répétais-je d'un ton doucereux, comme pour lui faire comprendre que donner son nom à un inconnu n'était pas la meilleure chose à faire. Je le toisais d'un regard profond, quelques secondes, avant de reprendre :

- Au vue de ta célébrité au sein de cet établissement, je devrais être presque honoré...Ce qui n'est pas dans mon habitude, surtout face à un être tant dépourvu de sagacité et de discernement.

J'avais parlé d'un ton calme et suffisamment bas pour que seul ce jeune érudit et éventuellement quelques voisins proches puissent entendre mes dires. Dires qui ne semblaient pas être au mieux compris par l'insouciant que voilà, je dû alors m'expliquer en faisant mine, devant son air décontenancé, d'être étonné de son ignorance :

- C'est bien toi qui t'es fait passé pour mort dans le but de vouloir changer de vie alors qu'au final, et d'après mes sources, cela n'a absolument rien changé non ? Il paraît que tu en a faite des vertes et des pas mûres mais la mythique Voix de Wynwood a imposé un discours loin d'être élogieux à ton égard que j'ai eu la chance d'entendre peu de temps après mon arrivée en cette école.


« T'a lu le bouquin, toi ? »

- Si tu parles de celui auquel du prévoit une séance dédicace dans peu de temps d'après les nombreuses affiches que j'ai pu croiser, je suis assez curieux.

Je le fixais avec une certaine intensité, ne dégageant pas mes prunelles des siennes, assez provocateur sans vouloir trop le paraître non plus. Il n'était jamais trop bon, d'avoir une réputation dans une école, quelque soit le type de réputation. C'était amusant. Mon ennui de l'instant avait disparu.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Dim 18 Mai - 12:29





















❝Anglais Chapitre II❞
Parce qu'il faut bien changer un jour... ~




Interactions: Eden Cobb & Silver
Mentions: Ashley & Sam


On dit que l'amour donne des ailes et je peux vous assurer que c'est vrai. On est le 13 Mai aujourd'hui et je suis heureux. Il suffit que je pense à Ash et j'oublie tous les problèmes que j'ai à cause de mon secret. Je me suis levé tôt car depuis que j'ai retrouvé Ashley, je ne fais plus de sorties la nuit sauf si c'est avec elle bien sûr. J'ai décidé de devenir le gentil Ty-Ty et surtout de changer pour de bon. C'est fini le Ty qui fumait, qui était un coureur de filles, qui passait son temps à dessiner des loups sur les pages de ses cahiers et qui faisait des conneries. C'est la quasi-fin de l'année, il faut que je montre mes capacités en cours. Je pourrais si je le voulais avoir de bonnes notes dans toutes les matières, mais comme j'étais je-m'en-foutiste, je me contentais des A en sport et des B ou C en Anglais. Je n'apprend pas mes leçons, ni même celles d'Anglais parce qu'en Anglais je suis assez fort, donc je me débrouille.

Je me suis donc levé et j'ai filé à la salle de bain. Je me suis regardé dans le miroir et j'ai dit : « Aujourd'hui c'est décidé je change de look. ». Je me suis alors emparé de mes ciseaux et j'ai coupé un peu mes cheveux qui étaient trop longs à mon goût. Ensuite j'ai pris ma douche et je me suis habillé avec un t-shirt bleu marine en col v et un jean noir avec des chaussures marrons, en attendant de renouveler ma garde-robe. Ce soir, je ferais du shopping.
Je me suis coiffé avec un effet naturel et gélifié en même temps, je me suis parfumé au Dolce & Gabana et j'ai mis un bracelet bleu-gris à mon poignet. Aujourd'hui pas de collier, pas de barbe et de moustache non plus.

J'ai fais mon lit ensuite (alors que je ne le fais presque jamais) et j'ai fais mon sac. J'ai pris aujourd'hui tout mon matériel, même mon livre d'Anglais de Steinbeck et puis, comme je n'avais rien d'autre à faire, j'ai rangé le fouillis dans ma chambre, ce qui a réveillé Alma. La pauvre a poussé un grognement et je suis vite sorti à pas de loups de la chambre en murmurant: "Déso-lé" après avoir fait une grimace.
Le bâtiment est silencieux : personne n'est réveillé, ce qui est normal puisque qu'il est cinq heures trente du matin.
M'ennuyant, je surfais sur internet, attendant qu'il soit 7 heures pour aller manger. Je parti même en ville avec ma moto et je repérais une veste, présentée dans une vitrine de prêt à porter pour homme. Mais pas n'importe quelle veste ! C'est LA veste ! The veste trop la classe !!! Elle est grise, possède une capuche, mais le top du top, c'est que les manches se transforment en mitaines. Ça y est, j'ai flashé.

« Popopow ! C'est trop la classe ! », m'exclamais-je tout haut.
Il ME FAUT cette veste ! J'étais presque prêt à redevenir un hors la loi pour voler la veste, mais je me suis dit que le Nouveau Nouveau Ty ne ferait jamais ça.
Je restais donc à contempler cette merveille de veste, nez collé à la vitrine, yeux brillants. Je devais attendre jusqu'à 16h30 pour pouvoir me l'offrir. Le cours d'Anglais commençait à 08h30 et le magasin s'ouvrait seulement à 09h00.
Un soupir s'échappa de mes lèvres et je rebroussais chemin en regardant la veste. Il était 07h30 et je devais me dépêcher afin de ne pas arriver en retard en cours et surtout si je voulais avoir une chance de voir Ashley.

J'arrivais à Wynwood à 08h02 et je me garais à côté de ma Fisker Karma.
A 08h10, j'étais devant mon casier entrain de tourner en rond, guettant l'arrivé d'Ashley. Je la vis enfin et allais lui parler un peu, puis je l'embrassais furtivement car j'étais pressé de ranger mon casier bordélique.
Je trouvais des «  trésors » dans mon casier : des sachets de Kitkat vides, des canettes de coca écrasées, des mouchoirs, des stylos perdus, des copies froissées...Bref. Le rangement s'imposait.
Absorbé par le rangement, je ne vis pas l'heure passer et lorsque mon casier fût ordonné et propre, je vis avec stupeur qu'il était déjà 08h32. Je me précipitais dans les couloirs et me dépêchais d'aller en cours.

J'entrais dans la salle d'Anglais à 08h35 et j'entendis Mr Cobb dire : « « Bon très bien, qui peut me faire un bref résumé de ce livre et ensuite, me dire les différents thèmes qu’aborde Steinbeck dans son roman ? ».
Je m'avançais près du bureau du professeur et m'excusais pour la première fois de ma vie d'un retard : « Bonjour Mr Cobb. Je suis désolé d'être arrivé en retard. Cela ne se reproduira plus, promis. ». D'habitude, j'arrivais toujours en retard (ou alors je séchais pour pouvoir m'amuser!), avec les écouteurs dans les oreilles et la musique à fond, sans oublier le chew-gum qui énervait bien les profs et un look de rebelle, sans dire bonjour au prof. Mais là j'étais différent : look d'un gentil arçon, politesse, excuses. Wow !On aurait dit le Ty du collège. Je m'étonnais moi même.

Steinbeck...Ah oui ! On devait lire le livre « A l'Est de l'Eden ». Je l'avais lu 700 pages sur 748 pages car je lis assez vite et j'aime bien lire, mais ce n'était pas du tout mon style : je préfère les histoires fantastiques (avec des loups c'est encore mieux).
C'était en gros l'histoire de deux familles qui devait faire face aux préjugés puisqu'elles étaient étrangères en Californie. L'histoire était bien en soit, mais le seul truc que je reprochais au livre c'est de ne pas avoir plusieurs tomes et je trouvais en plus que la première famille avait trop d'enfants.
Je préférais quand même Twillight même si on se perdait dans tous les Volturi. Au moins, c'était long et puis c'était plus captivant que deux familles qui déménagent ou je sais pas quoi.

Je m'installais au fond de la salle comme à mon habitude mais à côté d'un *jeune-homme brun que je n'avais jamais vu de ma vie. Il était sans doute nouveau. Il avait les cheveux mi-longs et il me faisait penser à un rebelle ou un Pi Sigma, mais je n'arrivais pas à le départager des deux confréries.
Je posais donc mon sac sur le sol et sortis mon cahier. Je l'ouvris à la page du cours de mardi dernier. Il n'y avait que des dessins de loups dans la marge et trois malheureuses lignes prises du cours. En fait, j'écoutais le cours et même si je ne prenais pas trop de notes, je retenais.
Aujourd'hui, j'étais prêt à bosser. J'écrivis donc la date, le titre du cours et la question du prof, de ma plus belle écriture. J'étais paré à copier tout ce que dirais le prof.
Me rappelant de la question posée par celui-ci, je levais la main et attendis que le prof m'interroge pour dire la seule chose que j'avais retenu comme thème : « Préjugé ! ». Bah oui...J'ai décidé de faire entendre ma voix. C'est fini le Ty cancre, il va falloir s'y habituer. Je veux passer en classe supérieure l'année prochaine! Je ne veux PAS redoubler! J'ai déjà deux ans de retard, alors bon...Et puis, j'ai 20 ans cette année!
Il y avait des élèves inconnus dans la salle, mais je reconnu Samuel, ce qui assombrit mon visage. Il ne fallait pas qu'il me voit !
Je me tournais donc vers mon voisin et je me permis de lire son cahier à la recherche de son nom. Comme il n'y avait rien d'écrit, je lui dis : « Hey, salut ! Moi c'est Ty Noah Swan ! Et toi, c'est comment ? ». Je lui fis un sourire.
Il semblait sympathique mais en même temps dégageait un mystère.
« T'a lu le bouquin, toi ? », lui demandais-je ensuite avec sérieux.


*Il s'agit de Silver.



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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Dim 18 Mai - 11:34

L'anglais. C'était un des cours que Wyatt détestait le plus. Bon, en même temps, il n'y avait pas grand chose qu'il appréciait. Il supportait plus qu'autre chose, mais bon. Il n'avait pas le choix, et ne voulait pas quitter ses études pour autant. Premièrement parce qu'il ne ferait rien de sa vie par la suite, et ensuite parce qu'il donnerait un bien mauvais exemple à Alana. Alors il avait décider de se prendre en main et d'aller à tous les cours, aussi chiants soient-ils!

L'anglais était juste après la pause, il avait donc eu le temps d'aller voir la brunette qui lui servait de sœur avant d'aller rendre visite très rapidement à Lila. Il ne savait pas exactement où ils en étaient tous les deux, mais ça l'importait peu. Il n'arrivait pas à savoir s'ils étaient définitivement ensembles ou.... ou non? Depuis les Everglades, il se passait quelque chose, ça c'était certain! Le lendemain de la tempête, quand il lui avait "sauvé la vie", ils avaient été clair là dessus; Ne pas faire comme si rien ne s'était passé. C'est bien pour ça qu'il ne se gênait pas pour aller l'embrasser entre les pauses.... En faites si, peut être bien qu'ils étaient ensembles.

Lui qui s'était donné du mal pour que personne ne l'approche, prouvait maintenant qu'il n'était pas si asocial que ça.... Le pauvre, les autres allaient probablement vouloir l'approcher eux aussi, en se disant que maintenant ce serait plus facile..... La cloche retentit enfin, sonnant le début du cour d'Anglais. Il embrasse Lila une dernière fois et prend bien son temps pour aller en cour. Il pousse la porte de la salle et constate que tout le monde est arrivé....Y compris Cobb, son prof et accessoirement le dirlo.


-Euh..... Désolé?

Qu'est-ce qu'il aurait pu dire dans ce cas là? Il est en retard, ça sert à rien de trouver une excuse, le fait sera le même! Il s'assoit à côté d'une brune aux cheveux long, plutôt mignonne d'ailleurs, et dépose son sac sur la table, écoutant les conversations d'une peu tout le monde pour savoir ce qu'il avait manqué. Un bouquin? Ah oui, il l'avait lu rapidement. Oui, il sait lire oui. En faites il s'était donné du mal pour une fois...

-Bon très bien, qui peut me faire un bref résumé de ce livre et ensuite, me dire les différents thèmes qu’aborde Steinbeck dans son roman ?

Il lève la main rapidement, les bras sur son sac, la tête appuyée dessus.

-Euh...Ça parle des deux gamins d'un soldat blessé, non? Et accessoirement d'un mec qui quitte la Californie avec sa femme et ses gosses.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Jeu 15 Mai - 23:40



Anglais-Chapitre II (Seniors Year)
 


Quand on y réfléchit un tout petit peu le lycée offre beaucoup d'avantages aux jeunes étudiants que nous sommes, il suffit de savoir bien exploiter ces avantages c'est tout. C'est un univers très propice à la socialisation le lycée, plus que le collège, le collège c'est la jungle littéralement, trouvez moi une personne qui oserai dire « oui j'ai aimé mes années collège », c'est impossible, vous pouvez être populaire, aimé de tous, le collège reste une épreuve pour tous, les nerfs mis à rude épreuve tout les jours et par tout le monde. Mais le lycée, le lycée c'est un microcosme merveilleux. Je m'amuse vraiment au lycée, je m'amuse avec les autres surtout, même si ces personnes n'ont pas l'air de trouver mes agissements drôles, comme si on avait pas le même sens de l'humour, çà ne me fait ni chaud ni froid ce que l'on pense de moi, je continue ma route c'est tout. Non au final quand on y pense, au lycée il n'y a que des avantages, le seul détail dérangeant au lycée c'est qu'il faut suivre des cours, de longs cours sans fin tout les jours, au moins cinq fois par jours, à écouter la voix terne d'un professeur vous sortir sa liturgie sur sa vision du monde qu'il pense universelle. Venez ouvrir votre esprit au lycée, développez votre esprit critique qu'ils disent. Mais il faut bien les suivre ces cours, puis ce qu'apparament c'est le seul moyen de trouver une place dans cette société. Pourquoi je vous raconte tout çà ? Parce que ce matin les seniors ont cour d'anglais avec Monsieur Cobb et que j'ai totalement oublié de lire le livre qu'il nous a demandé de lire, « A l'Est d'Eden » de Steinbeck. Je connaissais un peu les thèmes de l'oeuvre et je voyais gros comme une maison ce que Monsieur Cobb allait nous faire faire, un grand débat sur l'individualisme, nous faire comprendre de jolies valeurs morales, j'en dormai d'avance. J'avais néanmoins fait l'effort de l'acheter le livre, j'y avais placé quelques post-it fluos à certaines pages histoire de montrer que j'avais un peu étudié, mais pas de signes trop évidents pour éviter toute interrogation de la part du professeur.

Je me levais donc l'esprit plutôt embrûmé, toute la bonne volonté que j'aurai pu avoir pour cette journée passa dans la préparation de mon petit-déjeuner et dans mon habillage, ce que fait que quand je suis sorti de chez moi, j'étais prêt à aborder cette journée comme toutes les autres, de mauvaise humeur, grinçant, près à décocher une mauvaise remarque à quiconque viendrait me chercher ne serait-ce qu'un tout petit peu. Chose totalement nouvelle en ce jour, j'arrivai en avance au cour, moi qui d'habitude me fais un point d'honneur à arriver cinq minutes après le début du cour, je faisais preuve ce jour là, d'une ponctualité qui pourrait inquiéter tout professeur de Wynwood, qui pourrait croire que j'allais encore préparer quelque chose de mauvais. Mais non, pour une fois je ne m'étais pas battu avec mon réveil voilà tout. Je m'installais donc à une place, au milieu de l'amphi, pas trop près, ni trop loin du professeur.

Quelqu'un vint s'installer près de moi, je ne fit pas attention à cette personne avant qu'elle ne prenne mon visage et dépose un baiser sur ma joue. Mes yeux se posèrent sur la nouvelle arrivée, Olivia, bien sûr que c'était Olivia, je crois que c'est la seule personne qui à l'audace de me faire la bise. Un sourire maladroit se pose sur mes lèvres, pas mon sourire colgate habituel, un sourire plus fragile, mais plus vrai aussi. Olivia Akane, elle et moi on se connait depuis la petite enfance, et nous sommes de très bons amis, c'est la seule à voir ce qui se cache sous mes remarques, à percevoir le second degré dans tout ce que je fais et c'est aussi la seule personne qui réussi à me faire balbutier quand il s'agit de lui parler, allez savoir pourquoi. Olivia me salua et me demanda si je m'ennuyais et si tout mon ennui était balayé maintenant qu'elle était arrivée. Mon sourire se fit plus imposant. Attendez, c'est moi où elle venait de m'appeler « l'homme de sa vie » ? « Et mais ce ne serait pas la femme de mes rêves ? » dis-je en décidant de jouer le jeu. « Et oui tu m'étonnes que je m'ennuis à mourir, cour d'anglais ça fait pas rêver. Mais effectivement maintenant que tu es là cette journée ne peut qu'aller bien. »

Instantanément je me sentis ridicule devant la niaiserie de ma réponse, j'espère qu'Olivia ne m'en tiendrait ma rigueur, je n'eu pas le temps d'ajouter quoi que ce soit car Monsieur Cobb entra dans l'amphi et commença son cour, nous interrogeant sur notre lecture supposée de l'oeuvre de Steinbeck, j'espérai de tout cœur qu'il ne m'interrogerait pas, quoi que je devais bien avoir deux ou trois répliques en stock pour un cour d'anglais. La voix d'Olivia me tira une nouvelle fois de mes rêveries. Elle me demandait si j'avais lu le livre et si après le cour j'acceptait de l'emmener à la plage, pour qu'on se raconte ce qui s'était passé dans nos vies ces dernières années. Encore mon petit sourire vint se plaquer sur mes lèvres. « Non je ne l'ai pas lu et d'ailleurs j'espère que Cobb va m'épargner parce que je suis complètement à la ramasse aujourd'hui et je n'ai pas envie d'un nouveau couplet sur le fait que je devrai travailler plus et tout. Pour la plage, et bien oui carrément, tu me connais je ne suis jamais contre un peu d'école buissonnière. Et puis je veux savoir tout ce qu'à fait Olivia Akane ces derniers temps » dis-je avec un grand sourire cette fois ci.


Samuel parle en: #00cc99
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Mer 14 Mai - 14:36




Cours d'anglais


Chapitre 6 : Senior Year


« Il est vrai que deux homes réunis soulèvent un poids plus aisément qu'un homme seul. » Mes yeux parcourent à nouveau les lettres noires incrustées dans le papier du roman. John Steinbeck. Voici la lecture qu’on nous avait confiée. C’est un auteur américain que j’apprécie tout particulièrement. Je n’avais pas encore lu « A l’Est d’Eden » avant d’entendre notre professeur d’anglais nous l’ordonner. Je ne sais pas pourquoi mais pour la première fois j’ai respecté la demande d’un professeur. Je déteste qu’on me force à apprendre quelque chose ou même à faire telle sorte d’exercices. Cependant j’avais aimé « Tendre Jeudi » et j’avais souvent entendu parler du roman renommé de Steinbeck sans pour autant le lire. Aucune critique mauvaise ne m’était venue aux oreilles à propos de ce livre. Ce n’est donc sans étonnement que je me suis aperçu que ma lecture s’était faite en un battement de cils. J’ai été captivé par l’écriture pleine de sens de l’auteur. En même temps son prix Pulitzer et son prix Nobel de littérature ne lui ont pas été remis pour rien ! J’ai souvent remis en question les goûts de mes professeurs de littérature et de philosophie. Pas cette fois-ci. J’ai trouvé que ce roman avait un sens tout particulier et qu’il permettait de créer un débat intéressant.

Dit comme ça, j’ai l’air d’un de ces intellos chiants à mourir. Ce n’est pas le cas. Je tiens juste à préciser que ce n’est pas parce que l’on aime lire, apprendre et réfléchir que nous n’avons aucun intérêt. Parfois je me demande ce qui intéresse réellement les jeunes de mon âge. Pourquoi mettre un jean moulant et se frotter à un mec alors qu’il y a tant d’autres choses à faire ? Je ne dis pas que le sexe c’est mauvais. Bien au contraire. Je suis du genre à passer énormément de bon temps en charmante compagnie. Je pense simplement que les gens devraient s’attarder sur autres manipulateurs. Ils vous montrent ce que vous voulez voir mais ils font surtout de vous un être catégorisé. Le regard des autres est un traitre. Peu importe qui vous êtes à l’intérieur, ils se feront une idée de vous aussi naturellement que vous.

Dans la salle de cours, chacun s’assoit à côté d’un ami. Ils discutent tous et s’occupent en attendant l’arrivée du professeur. Je suis silencieux dans mon coin. Je fais tourner les pages sous mes yeux et je pense au personnage d’Adam. Pas seulement parce qu’il possède le même prénom que moi mais à cause de cette façon qu’il a d’être calme et… Je ne sais comment dire tout ce que je ressens par rapport à ce roman. Le style est fabuleux et les instants de réflexions permettent de voir plus loin que le simple cours de l’histoire. Que dire des passages historiques qui permettent de comprendre la vie californienne ? Et puis, il y a des Écossais alors comment pourrais-je ne pas apprécier cette histoire ?

M. Codd rentre dans la salle. Il s’installe avec rapidité. Je fais tourner mon styler entre mes doigts. Je ne connais pas énormément de personnes dans la classe. En fait, je me rends compte que je n’ai parlé qu’à très peu d’entre eux. Le solitaire qui est en moi est ressorti bien plus que je ne l’avais prévu. Individualisme ? C’est peut-être ce qui me caractérise dans le fond… A croire que le livre de Steinbeck trouve un sens à mes yeux parce que je peux rattacher bien des parties à ma propre vie…

« J’espère que vous avez tous fait ce que je vous ai demandé pour aujourd’hui. A savoir, lire le roman de John Steinbeck. » Mes yeux parcourent la classe. Je me demande si tous les élèves ont vraiment lu le roman où s’ils se sont contentés de lire un résumé et regarder le film d’Elia Kazan. La solution de facilité, encore et toujours ! Pourquoi favoriser la culture si on peut sortir, se bourrer la gueule et baiser en toute tranquillité ? La jeunesse… Désespoir. Vivre avec des personnes ne connaissant même pas ce qui les entourent, des personnes regardant des téléréalités pour se divertir alors que leurs propres actions sont d’un comique monstrueux.

Aujourd’hui, je me sens d’une humeur massacrante. Ça change de d’habitude ! Le professeur demande alors si quelqu’un se sent prêt à faire un résumé du roman puis de faire ressortir les principaux thèmes. Rien de bien compliqué en soi lorsque l’on a lu les 648 pages de ce livre. Je regarde autour de moi à la recherche d’une main levée. A voix basse, dans un murmure à moi-même je réponds : « J’ai remarqué qu’il n’y a pas de pire insatisfaction que celle du riche. Gavez un homme, cousez d’or ses vêtements, installez-le dans un palais, et il mourra de désespoir. » C’est n’est bien évidemment pas le résumé de l’histoire. De toute façon, si j’avais voulu répondre à la question du professeur, je l’aurais fait à voix haute. J’aurais utilisé des mots que tout le monde aurait pu comprendre comme : en suivant de génération en génération les familles Trask et Hamilton, l'auteur nous raconte l'histoire de son pays, la vallée de la Salinas, en Californie du Nord. Simple et concis. Pour les principaux thèmes… Pourquoi ne pas passer directement au débat ? Pourquoi ne pas parler tout de suite du fait que les préjugés régissent cette société et cette école tout particulièrement. On est riche, on se paye une école hors de prix et on choisit une catégorie pour bien s’enfermer. Tu seras intello, jolie fille, rebelle ou sportif. Tu haïras les boursiers. Tu paraderas avec le plus beau sourire. Tu prétendras avoir un bonheur qui ne t’appartient pas. Et surtout, surtout, tu te feras remarquer car c’est le seul moyen d’exister ici.

Je pourrais répondre des tonnes de choses au professeur. Je pourrais… Mais je n’ai pas envie. A quoi bon ? Et puis… Je suis de mauvaise humeur et ça, je l’ai déjà dit. Pas la peine de s’attarder plus sur tout ça.
Mon crayon se pose alors sur la feuille posée devant moi et je gribouille des formules au hasard en attendant que le temps passe. Je laisse trainer tout de même une oreille dans la salle pour savoir ce qui se dit. Et surtout pour savoir si je suis le seul à mettre attardé sur ce roman...


fiche par century sex.


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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Mer 14 Mai - 9:22

Anglais. Probablement...Non, sans doute la matière la plus ennuyeuse du monde. Et encore, je restais poli. Jamais rien de passionnant dans ce cours, jamais rien de nouveau. J'étais un nouvel arrivé dans cet école mais les matières restaient les mêmes partout. De plus, moi qui n'était déjà pas un grand supporter des études, il fallait vraiment faire des efforts pour capter ma moindre attention. Généralement, les cours étaient chiant parce que peu intéressant ou jugés inutile et qui plus est pour moi, ils pouvaient également être totalement dénué d'intérêt parce que j'étais de nature élève brillant. J'avais souvent fait référence que je pourrais entrer chez les Khi tant j'étais doué. Cette idée me dégoûtait d'ailleurs. C'était un peu comme si je n'avais pas vraiment fait exprès de cette intelligence en moi. J'en avais rien à faire, elle me permettait simplement d'être peinard en cours, de me donner une excuse pour glander.

Notre cours d'aujourd'hui se déroulait sous la garde de notre cher directeur, monsieur Cobb. Son boulot de dirlo devait vraiment être chiant également pour qu'il ai encore du temps à consacrer a une classe. Enfin bref. Qu'il n'espérait pas intimider les élèves parce qu'il portait le statut de directeur. Enfin, peut-être que ça marcherait sur certains mais pas sur moi en tout cas. Pour une des rares fois de ma carrière de lycéen, je n'arrivais pas en retard en cours qui se déroulait dans l'amphithéâtre. Je pensais l'être mais non, il y avait bien des élèves déjà là mais pas l'ombre d'un directeur. Je m'installais alors vers les derniers rangs évidemment, le petit coin des peinards même si je ne doutais pas de l'oeil de faucon de notre prof qui, sur les élèves situés aux dernières rangées, n'allait pas tarder à coller une étiquette qui nous porterait préjudice. Quand cet homme arriva, il installa son ordinateur tout en disant :

« Bonjour à tous, nous allons commencer directement vu l’heure, tant pis pour les retardataires. J’espère que vous avez tous fait ce que je vous ai demandé pour aujourd’hui. A savoir, lire le roman de John Steinbeck. »

Ah oui c'est vrai, ce livre qu'on devait lire. Le fait que le titre soit "A l'Est d'Eden" était quand même une coïncidence amusante avec le prénom de notre prof.

« Bon très bien, qui peut me faire un bref résumé de ce livre et ensuite, me dire les différents thèmes qu’aborde Steinbeck dans son roman ? »

Lire ne me déplaisait pas vraiment. Au contraire, ce livre n'était pas décevant mais je l'avais lu entre les lignes, car je n'avais pas que ça à faire de mon temps libre. Le contexte qu'il portait pouvait se révéler intéressant par moment. Les lectures de ce genre étaient souvent les bienvenu avec moi. J'appréciais grandement les lectures philosophiques. Par exemple, j'avais porté un grand intérêt au roman philosophique "La Nausée" qui traité de l'existentialisme et la manière de se définir soi-même. Non loin de moi discutait une jeune fille de la confrérie des EI qui ne semblait pas plus que ça s'intéresser au cours, tout comme moi finalement qui attendait juste impatiemment un quelconque SMS discret qui m'aiderait à sortir de l'ennui et m'épargner le discours d'un élève trop studieux.
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MessageSujet: Re: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Mar 13 Mai - 23:38



Interactions: Samuel

Olivia entamait sa première semaine de cours à Wynwood. Il était clair que du retard, elle en avait. En fait, elle en avait tellement que le directeur lui avait directement conseiller de recommencer sa Senior l’année prochaine afin de voir toutes la matière prévue. Cela faisait partie des conséquences quand on faisait des tours du monde, mais la jeune fille avait accepté sans broncher. Elle avait cependant préféré suivre les cours au lieu de rester chez elle à ne rien faire et à s’ennuyer. De toute façon, c’était de cette façon qu’elle pourrait connaître aussi bien l’école que les profs ou encore les élèves. Elle s’était donc levée à l’heure normale : ni trop tôt, ni trop tard et avait eu le temps de s’apprêter correctement et sans se précipiter. Une douche, un passage dans son dressing rempli de fringues et son choix se porta sur un slim blanc, une veste en cuir et en-dessous, une blouse grise. Elle avait également bouclés un peu ses cheveux et avait terminé par un parfum frais et fruité de marque. Le cours d’anglais était le tout premier cours de la journée. Elle savait que la journée allait s’annoncer assez longue voir même barbante, parce qu’elle allait devoir s’accrocher aux thèmes ou aux exercices qu’elle ne serait peut-être pas capable de comprendre étant donné le nombre de cours qu’elle avait loupé.

A son inscription, monsieur Cobb lui avait donné le plus de renseignements possible et en particuliers ceux pour son propre cours. Il lui avait également recommandé d’acheter le livre de Steinbeck parce qu’ils allaient justement commencer un thème et surtout une analyse sur ce roman. Olivia avait acquiescé et s’était rendue dans une librairie la veille pour se fournir le bouquin. Pendant un week-end, elle s’était même imaginée de pouvoir lire ce livre en une journée ou deux, mais ça, c’était avant de remarquer que le livre faisait plus de 600 pages. Elle avait cependant commencé sa lecture en espérant que le directeur se doutait bien qu’il lui était impossible de lire ça en une journée et donc, serait excusée pour sa participation assez légère à son prochaine cours.

Arrivée à l’école, Olivia chercha pendant un bon bout de temps, le chemin jusqu’au local où allait se donner le cours. Elle demanda des renseignements à gauche à droite et fini enfin par trouver l’amphithéâtre. Encore une nouveauté, c’était bien la première fois qu’elle allait suivre un cours dans ce genre d’endroit. Des élèves étaient déjà présents, mais son regard se posa sur Samuel, installé au centre et qui avait l’air de s’ennuyer à mourir. Un sourire s’afficha sur le visage de la jeune femme et elle profita d’un moment d’inattention du Pi Sigma pour se diriger vers lui. Elle s’installa à ses côtés et en profita pour attraper le visage du jeune homme et lui coller un baiser sur la joue.

« Comment va l’homme de ma vie ? T’avais drôlement l’air de t’embêter. Je suis sûre que tu n’attendais plus que moi, c’est bien ça ? Et maintenant que je suis là… T’es heureux et ton ennuie mortel vient de s’envoler comme par magie »

Le professeur finit par se montrer en annonçant le début de son cours. Apparemment, il comptait bien faire ce qu’il avait prévu depuis l’inscription d’Olivia. Elle grimaça un instant puis se tourna à nouveau vers Sam.

« T’as lu ce livre ? J’ai commencé, mais je suis loin d’avoir fini… Je commence bien. Bon, alors, on a des choses à se raconter, monsieur Steevenson, tu m’emmènes à la plage cette aprem pour faire la carpette et me raconter tout ça ? »
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MessageSujet: Anglais - Chapitre II (Seniors Years)   Mar 13 Mai - 22:09

Eden avait eu une réunion dans le fin fond de Miami, elle avait duré presque une heure et demi et pendant tout ce temps, il s’était demandé pourquoi il était venu. C’était toujours pour la même chose, et faire des réunions sans rien changer n’avait, selon lui, aucun intérêt. De plus, seul le maitre de la réunion avait droit à la parole, les autres devaient bien évidemment rester à écouter et approuver. Eden était un peu trop jeune, il ne voulait plus agir comme ces profs. Il était de la nouvelle école alors qu’eux étaient toujours aux craies, aux tableaux noirs, aux devoirs par-dessus la tête et à dicter leur cours, chose que le jeune directeur ne faisait et ne cautionnait pas à ses propres cours. Il était hors de question qu’il sorte de l’amphithéâtre plein de craies et avait donc opté pour des PowerPoints reprenant les mots clés importants de son cours. Les étudiants possédaient aussi un support où là, une grande partie s’y retrouvait, sans pour autant être assez complète pour s’en contenter lors des examens. Cette méthode obligeait donc certains élèves à suivre le cours.

Pour ce matin, Eden leur avait demandé de lire un livre du célèbre écrivain américain John Steinbeck. Il se doutait que l’histoire n’était peut-être pas le genre de livre qu’ils liraient en temps normal, mais il voulait leur donner une certaine culture littéraire en plus de vouloir analyser l’œuvre pour débuter le chapitre sur l’individualisme. C’était un livre que lui-même avait dû lire lorsqu’il se trouvait au lycée, et encore à l’université où l’analyse avait été bien plus profonde. Le titre n’avait rien à voir avec son prénom, d’ailleurs, mais pour Eden, « A l’Est d’Eden » devait être abordé, d’autant plus pour ce genre de débat qui pourrait être lancé à son propre cours.

Le jeune directeur, arrivé à son lieu de travail se dirigea directement vers l’amphithéâtre où allait être donné son cours. Il était pile à l’heure ce qui était une exception étant donné son habitude pour la ponctualité. Il entra dans la salle remarquant que ses élèves étaient déjà présents et l’attendaient. Il installa son ordinateur et mis en route le rétroprojecteur.

« Bonjour à tous, nous allons commencer directement vu l’heure, tant pis pour les retardataires »


Attendant que son macbook se mette en route, il s’adressa à nouveau à eux.

« J’espère que vous avez tous fait ce que je vous ai demandé pour aujourd’hui. A savoir, lire le roman de John Steinbeck. »


Le jeune homme jeta un œil au tableau blanc sur lequel son powerpoint reflétait à l’aide du retro’ et s’avança ensuite devant son bureau où il prit appuie, croisant ses bras avant de commencer son cours :

« Bon très bien, qui peut me faire un bref résumé de ce livre et ensuite, me dire les différents thèmes qu’aborde Steinbeck dans son roman ? »

SUPER IMPORTANT:
 

Liste des présents:
 
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