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 La fille d'un soir... presque mortel |Pv Victoria|

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MessageSujet: Re: La fille d'un soir... presque mortel |Pv Victoria|   Mar 13 Mai - 10:23


Certaines personnes naissent avec de la classe. D’autres essaient juste de les imiter, ou du moins de développer leur propre style, à défaut d’avoir la classe naturellement. Je ne dis pas que je suis né ainsi, j’ai travaillé pour ça. Fait de la muscu, imité mes mannequins préférés (oui, ça fait gay, mais imiter un mec viril, c’est un pas vers le masculin, non ?), fait les boutiques avec des potes à moi (là encore, gay attitude, mais il faut bien se dégotter des fringues sexy et qui en imposent quelles que soient les circonstances)… Ca m’avait pris énormément de temps, de travail et surtout de la patience, car mon projet avait mis des années à se concrétiser. C’est notamment grâce à cet entraînement intensif que j’avais su reconnaître les efforts et la réussite des autres. Autrement dit, quand on se développe une nouvelle apparence, de nouvelles affinités se forment avec des gens « compatibles » à ce mode de vie. Finies, les conversations avec l’idiot du village, on ne le calcule plus, les amis de l’école primaire c’est mignon mais ringards… Méchant ? Non, car pour réussir dans ce vaste monde il faut être tout en haut de la chaîne alimentaire. Un requin, en somme.
On ne peut pas dire que mon accident avait mis ma notoriété à mal. Bien au contraire, elle l’avait fait enfler. Mais pas sur un point positif. Je pourrais jouer la victime, passer pour le pauvre infirme et me laisser papouiller par des pompom girls bien torrides. Mais là encore existait un revers de la médaille : cela ne durerait qu’un temps. Et après, quoi ? Retourner dans l’anonymat, me faire discret, profitant un jour après l’autre de l’attention qu’on voudra bien me donner ? Non merci, sans façon. Essayez d’apprendre à un requin comment devenir un dauphin. J’étais trop attaché à mes valeurs, le personnage que je m’étais formé pendant des années. Si je l’abandonnais, que serais-je, sinon une coquille vide ? Car je n’avais développé ni mon esprit, ni mes amitiés. Je m’étais contenté de vivre ce que l’on m’offrait, et le lendemain proposait toujours de meilleures perspectives que la veille…
Aujourd’hui, je n’aspirais qu’à retourner en haut de la chaîne, redevenir un carnivore, mais ce que j’oubliais trop souvent, c’est la théorie de l’évolution. Seul celui qui sait s’adapter survivra. Or, je ne m’adaptais pas, je m’accrochais au passé. Mais comment faire, alors même que toutes mes conquêtes, tous mes rêves devenaient hors de portée ? En voyant Victoria, avec sa robe d’un bleu si tendre qui faisait ressortir sa peau légèrement hâlée, avec ses jambes d’une longueur infinie, j’avais envie de m’enfoncer dans le sol. Elle avait toujours cette classe que j’avais admirée chez elle, et que j’avais perdue en chemin. Si j’avais été croyant, j’aurais dit que le bon Dieu m’avait puni pour l’avoir traitée comme une merde. Et étonnamment, depuis mon accident, je ressentais des choses étranges. Je regrettais d’avoir été un con. Peut-on appeler ça des « remords » ? Ou un truc du genre, du moins, je n’ai jamais ressenti ça.

Elle semblait un peu surprise de me voir, mais sans plus. Son regard se détourna avant même de croiser le mien, et je ne lui en voulus pas. Elle était dans son droit. Mais la politesse voulait que je lui dise bonjour, et quand son regard se tourna vers moi, je ne cédai pas à la colère en la voyant me dévisager comme un animal blessé dont on ne sait pas si on doit le ramasser ou demander à un autre de le faire. Après tout, je ne méritais pas moins de sa part, et ce n’était pas la seule à m’accorder quotidiennement ce regard peiné. Elle s’arrêta devant moi et répondit à ma question avec un soupçon de prudence :


Salut, ça va ?



Ne sachant pas si c’était du lard ou du cochon, je me contentai d’acquiescer en regardant mes livres sur le sol, les joues rouges. Comment dire… Se retrouver devant une conquête complètement faible et démuni, ça ne m’était jamais arrivé, alors en plus avec un handicap… C’était comme se prendre un coup avec une batte de base-ball après une fracture. Ca fait mal.


Tu veux de l'aide ?



C’était demandé si gentiment, de façon si volontaire, que j’acceptai en hochant la tête. Elle se pencha et m’aida à les ramasser, alors que j’essayais de me pencher moi aussi pour ne pas être en reste. Je me rappelai pourquoi j’avais craqué quand je l’avais vu la première fois. C’était stupide, vraiment, mais ses yeux avaient la lueur de défi que j’avais vu dans le mien quand j’avais décidé de devenir quelqu’un. Ce regard qu’on a quand on a des faiblesses qui nous minent, et qu’on veut les cacher au monde entier sous un masque de glace. Oui, elle avait la classe, ses cheveux sentaient le printemps et son corps aspirait à être aimé. Mais ce que j’appréciais chez elle, c’était la force qu’elle déployait pour cacher ses faiblesses. Comme moi. Je me surpris à la remercier du fond du cœur, de ne pas se moquer après ce que je lui avais fait subir. L’alcool change les hommes…


Merci. Pour être tout à fait honnête, j’aurais compris si tu ne m’avais pas aidé. J’avais pas le droit de te traiter comme ça. Tu mérites mieux. Désolé de m’être comporté comme un con ce soir-là, je voulais te le dire…



Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me réponde, et encore moins à ce qu’elle me retienne. Mais son pardon me permettrait peut-être de mieux vivre les conséquences de cet accident qui me hantaient chaque jour…
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MessageSujet: Re: La fille d'un soir... presque mortel |Pv Victoria|   Dim 11 Mai - 12:10


Victoria De Belfort & Zacchary M. Durden


Mes pas résonnent doucement dans les couloirs vides de Wynwood. Les talons de mes sandales compensées claquent sèchement contre le carrelage blanc immaculé. On peut percevoir le faible frôlement de ma robe dont le voile bleu nuit se termine à mi-cuisses. Mes doigts terminés par des ongles manucurés avec soin et couverts d'un vernis rouge vif qui contraste étrangement avec les couleurs de ma tenue se referment sur un verre de coca -light bien sur. La boisson ricoche sur les parois transparentes dans un clapotis incessant.
Je n'ai pas l'habitude de me promener seule, les bavardages incessants de mes amies accompagnent d'ordinaire chacune de mes remarques, le bruit de leurs chaussures sur le sol de marbre, le froissement de leurs vêtements issus des meilleurs créateurs du monde, leurs rires, leurs ricanements et leurs plaintes comblent tout ce vide autour de moi. Ce vide qui s'installe jusque dans mon cœur, qui m'oblige à écouter, à considérer cette vois au fond de moi. "Ils ne t'aiment pas, ils ne t'aiment pas, ils ne t'aiment pas. Ils font juste semblant." Telle une perpétuelle mélodie qui m'enlace et me serre, m'emprisonne de ses douces paroles, si vraies que je ne peux que les laisser empoisonner mon esprit. Tel un dangereux serpent qui diffuse son venin de ses crocs aiguisés, attentifs à la moindre faiblesse, la moindre capitulation.
Je me redresse, relance mes cheveux en arrière. Me reprend. Rester forte, c'est tout ce qui importe. Accepter l'écrasante réalité. Et surtout ne rien montrer. Ne rien montrer. Mes paupières se referment un instant sur mes iris verts pâle et je ralentis. Se concentrer. Oublier. Sourire.
J'ouvre les yeux et avance d'un pas décidé vers mon casier. Mes courbes ondulent avec souplesse au gré de chacun de mes mouvements. Je finis mon verre d'un trait. Pourquoi suis-je là, déjà ? Ah oui, les livres dans mon casier. Et le maquillage qu'il y a avec, par la même occasion.
Je pivote vers un couloir perpendiculaire au mien. Zacchary Durden se tenait là, debout, entouré de livres gisant au sol, l'air furieux. Je continue d'avancer. Zacchary. N'était-ce pas le mec ivre mort qui m'avait traitée de garce devant tout le monde le jour de la Saint Valentin, après que j'aie refusé de monter dans sa voiture ? La même voiture qui, d'ailleurs, quelques secondes plus tard, s'était pris cette barrière de sécurité ? Et rien à foutre qu'il se soit fait mal, c'était moi qui avait eut raison. Je détourne les yeux, regarde en l'air, m'apprête à l'ignorer comme il se doit. On a pas à me traiter de garce, surtout pas devant tout le monde.

Victoria... Euh... Salut.

Ses paroles m'obligent à me tourner vers lui. Je le dévisage. C'est vrai qu'il a l'air mal. Incapable de se baisser apparemment. Je m'arrête devant lui, hésite à lui répondre. Je plonge mon regard dans le sien. Il semble épuisé, dégouté de lui-même. Un peu comme moi. Sauf que moi, personne ne le sait. Sérieusement, je le plains. Ce doit être horrible d'être la cible de tous ces regards furtifs et pleins de pitié. Tout d'un coup, j'ai envie de l'aider.

Salut, ça va ?

Merde. Évidemment que non, ça va pas. Quelle conne. Pff. Bon, disons que c'était juste de la politesse, hein ! Il n'est pas obligé de répondre.

Tu veux de l'aide ?


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MessageSujet: La fille d'un soir... presque mortel |Pv Victoria|   Jeu 8 Mai - 11:40

Parfois, j'ai l'impression d'être en train de le revivre en rêve. Comme si tout était comme à l'époque. La sensation d'accomplissement, de plénitude. Tout était possible en fait. C'était même presque trop facile. Je claquais des doigts pour avoir ci, ou ça, je donnais mon numéro à tour de bras et je draguais ouvertement des nanas, même déjà en couple. Après tout, si elles étaient intéressées, leur couple ne valait pas le coup, puisqu'il ne tiendrait pas sur du long terme. Alors autant les consoler à grand renfort de coups de reins ! Pour moi, le monde n'était qu'à portée de main. J'attendais juste le bon moment, la bonne personne, histoire de ne pas finir seul et con, bien qu'entourée de stripteaseuse, j'aimais penser qu'un jour une femme m'attendrait à la maison pour s'occuper exclusivement de moi. Faut croire que la vie est soit féministe, soit un peu aigrie, parce qu'aujourd'hui ces rêves-là n'étaient carrément plus pour moi.
Comment définir ma vie, quand j'ai l'impression qu'elle s'est arrêtée en emportant rêves et espoirs ? J'étais un peu mélodramatique, mais quand même. Quand on vise le championnat national, on ne pense pas que tout peut s'arrêter comme ça, d'un claquement de doigt ! D'accord, l'alcool ça aide. J'avais commencé jeune, pour rester « dans le coup » comme on dit. J'en avais fait des conneries, perdu mon temps dans des soirées et enchaîné les coups d'un soir juste pour le fun. Mais était-ce juste une nécessité de l'instant ou une envie de vivre et de se découvrir ? Je suppose que je ne le saurai jamais...
Tout avait plus ou moins commencé vers 15 ans. Je dirais bien que c'est la faute de quelqu'un d'autre, mais ce serait beaucoup trop facile. Non non, c'était bien ma faute, ça l'avait toujours été. Même si souvent les gens ne disaient rien. Ma mère me regardait avec un air inquiet dès qu'elle pensait que je ne la voyais pas, mes profs ignoraient mes remarques assassines à cause du fric de mon père, mon frère passait en dernier à cause de mes conneries... Ils étaient bien trop gentils et polis pour m'engueuler ou me foutre une torgnole. Moi par contre, je n'en avais rien à faire. Je pensais devoir faire passer mon obsession de mon physique (et donc de mon avenir) en premier pour réussir. J'avais réussi, vers 15 ans, à être presque aussi bien gaulé que Taylor Lautner. A l'exception près que je ne pouvais pas faire un film pour mettre en avant mon corps musclé et mon narcissisme sur-dimensionné. Mais je me défendais pas mal, sur ce dernier point. Les filles ne mirent pas longtemps avant de vraiment me remarquer. Je recevais des petits mots anonymes, des chocolats, on me proposait ciné et sorties diverses... Des demandes toutes plus niaises les unes que les autres. Heureusement, je n'étais pas assez farouche pour refuser, ce qui créa même des clans au sein de ma classe.
Séance de ciné avec un baiser avec Tanya Cory, un mini-golf câlin avec Selma Deniero, une partie de tennis surprenante avec la mini-mini jupe de Heidi Flyn... Oui, j'en avais embrassé et peloté des filles, avant même ma première fois. Qui fut un an plus tard, lors d'une soirée très arrosée chez la charmante Kelly Tilman. Elle fêtait ses seize ans, cette brave petite blonde stupide, avec des jambes de 2 mètres de long et ses gros seins à l'allure fort sympathique. Habillée comme une salope, elle se trémoussait en tendant ses fesses au premier venu. Et elle avait fini par voir le loup, bien entendu. Je n'avais pas l'assurance de certains de mes potes, mais j'avais une confiance en moi à toute épreuve ce qui avait suffit : 1, à la convaincre d'écarter les cuisses, 2, de ne pas en parler à ses copines. Parce que bien entendu, je comptais me les faire, et je n'avais pas encore pré-établi de contrat par avocat interposé pour la confidentialité de mes plans culs (n'est-ce pas Beau-Papa chéri?).
Tout ça pour dire que ma jeunesse avait été tourmentée. De façon fort plaisante, pour ma part, du moins jusqu'à l'école militaire. Ca n'avait pas été drôle, de se sevrer de sexe et de coke à la fois. Mais bon, on s'arrange pour s'amuser quand même. C'est là que je m'étais rendu compte qu'être un beau gosse, c'est bien. Mais une belle gueule, c'est tout ce qu'on a. Mais avoir autre chose, c'était mieux. J'avais donc essayé un sport connu par tous en Australie, car pratiqué tout autant que le rugby, le foot US. J'avais réussi à me fondre dans la masse de joueurs, avec une technique enviée par mes pairs, ce qui m'avait valu non seulement l'attention du coach, mais aussi celle du directeur de l'académie militaire. Il demanda à mon beau-père de trouver un endroit où je pourrais exercer le sport à plein temps, car j'avais du talent. J'avais donc fini dans un lycée de Sydney où mes talents furent reconnus à leur juste valeur et où je commençai à me faire un nom (et une réputation de beau gosse à caser). Tout ça n'était que le résultat de mes entraînements, certes, mais j'en voulais plus, toujours plus. Alors Beau-Papa, dans sa grande générosité, décida de faire une pierre deux coups. M'envoyer me perfectionner aux States et se séparer vite fait bien fait de moi et de mes penchants pour le sexe et l'alcool, qui faisaient débat dans ses soirées mondaines.
On ne peut pas dire que Wynwood avait été une mauvaise chose pour moi. Je m'étais presque habitué à être un inconnu, après avoir été la star de mon lycée. J'avais appris à être plus tolérant, et voir même sympathique avec certaines personnes. Même si pour ma part, les nanas étaient toujours pareilles. De vraies salopes qui n'attendent que de se sentir aimée pour écarter direct les cuisses. J'en avais profité, et même si certaines hantaient encore mes pensées, car elles étaient... différentes, je m'efforçais de garder à l'esprit que ce que j'avais vécu ici n'était qu'un prolongement de ce que j'avais vécu à Sydney.

Aujourd'hui, je ne vivais plus rien de la même manière. Tout était terne, voilé par un ressentiment que je n'arrivais pas à occulter. Je savais que c'était fini, le temps où je sortais tous les soirs dans les bars, où je m'allongeais sur de belles salopes en chaleur... Je ne pouvais même pas conduire une voiture ou marcher sans qu'on me regarde de travers. On peut dire « ouais mais tu sais, les filles raffolent des mecs avec des petits défauts, surtout s'ils ont une belle gueule, elles le trouvent moins inaccessibles, c'est sexy », je me dis que c'est exactement pareil que la « beauté intérieure ». L'excuse qu'ont les moches pour se sentir moins laide. Et j'adhère pas.
Je suis un véritable salopard, je ne le nie pas. Mais rien que de repenser à la tôle froissée, au bruit affreux de mes os qui se brisent, à la voix de ma mère m'annonçant les dégâts... Je n'avais qu'une envie : détester tout et tout le monde pour ce qui m'était arrivé, quand bien même ce n'était pas leur faute. Parce qu'eux, ils avaient une vie, et que la mienne n'avait plus de sens, plus de but à définir. Je n'étais plus qu'une enveloppe vide, un bossu sans la moindre chance.

C'est ce qui me préoccupait, une fois de plus, quand je me levais de mon lit ce matin-là. J'avais Bio, Maths et Histoire, un truc du genre. Une fois de plus, j'étais levé aux aurores, comme tous les matins, car mon corps demandait de s'entraîner comme tous les jours. Mais c'était fini. Je me dirigeai vers le réfectoire et pris mon petit déjeuner à la va-vite. Moins je passais de temps dans des lieux publics, mieux je me sentais. Les gens connaissaient plus ou moins l'histoire, le mec qui s'est mangé une barrière de sécu et un arbre après une soirée arrosée et qui a finit aux urgences avec une jambe foutue et des côtes cassées. L'histoire préférées des conteuses de potins, c'est croustillant et malheureux à souhait. Ce jour-là, deux groupes de jeunes me regardèrent avec une sorte de peur surprise, et je les remerciai d'un regard polaire. La journée commençait déjà à m'agacer.
Je quittai le réfectoire pour aller dans le bâtiment principal, histoire de récupérer mes livres pour le cours suivant. Dans les couloirs, personne. Chouette, pas besoin de faire de grands sourires joyeux et complètement débiles pour faire croire que ma vie n'est pas aussi pourrie que ça ! Je m'avançai vers mon casier que j'ouvris rapidement. Les trois livres étaient sur l'étagère du haut. Bien que très grand, j'étais aussi maladroit. C'est pour ça que je fis tomber tous les bouquins de cette étagère. Bordel de merde... Ils étaient tous par terre, et là, je me rendis compte d'une de mes limites. Je n'arrivais pas à me baisser. Je tentai de me baisser sur une jambe et de tendre la blessée, mais je sentis rapidement la douleur revenir. Je levai les yeux, espérant que personne ne m'avait vu en train de me ridiculiser, et je la vis.

Une brune aux formes somptueuses, sportive et sexy, avec de longs cheveux tombant en cascade sur ses épaules avec des reflets cendrés incroyable. Une silhouette de rêve, perchée sur des talons allongeant ses jambes sans fin., des lèvres pulpeuses qu'on a envie d'embrasser tendrement et des mains aux longs doigts vernis de rouge sur lesquelles un baiser serait une offense tant elles étaient belles. Victoria.
Dans mes souvenirs, elle avait une robe splendide qui moulait juste ce qu'il fallait, un sourire éclatant et un verre en main. Je l'avais rencontrée par hasard dans les couloirs du lycée, le soir de la Saint-Valentin. Etant seul ce soir-là, je n'avais rien prévu, mais quand je l'avais vue, j'avais eu une idée. Je m'étais approché d'elle, avec une fleur en origami, et je m'étais agenouillé avant de lui tendre avec un sourire.

- On m'avait dit qu'il existait dans ce bas-monde des princesses, mais si j'avais su que je verrais une reine... Je me sens bien seul, aujourd'hui. Tu veux bien m'accompagner dans un bar pour nous soûler joyeusement en nous moquant des couples niais qui nous entourent ?

Le sourire breveté « Attrape-moi si tu peux » avait du faire son effet, puisqu'elle m'accompagna en ville dans ma super voiture de sport toute neuve (merci Beau-Papa). Je ne me souvenais plus de nos échanges, j'étais bien trop obnubilé par son sourire (et surtout bien trop soûl). Nous songions à rentrer, mais l'ambiance changea au moment où je pris mes clés. Elle m'expliqua qu'elle ne monterait pas avec un mec soûl au volant, je l'avais envoyé balader, et j'avais fini à l'hosto avec des fractures multiples. Et dire que j'aurais pu finir la soirée dans ses bras. Aujourd'hui, elle me regardait, au moment où mes faiblesses étaient évidentes. J'eus brièvement envie de mourir sur place. Au lieu de ça, je bredouillai en fixant les livres au sol.

- Victoria... Euh... Salut.
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MessageSujet: Re: La fille d'un soir... presque mortel |Pv Victoria|   

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La fille d'un soir... presque mortel |Pv Victoria|
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