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 Et PAF, ca fait de la tequila…

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MessageSujet: Re: Et PAF, ca fait de la tequila…   Mer 18 Juin - 15:11

Un homme sage a dit « In vino veritas »… et je suis bien d’accord avec lui. Celui qui dira qu’il n’a jamais pu comprendre les alcooliques, je le mets au défi de se mettre une race sans trouver aucune part de vérité à ses problèmes. Bon, d’accord, l’alcool n’est pas une solution, mais c’est un excellent substitut à la solution. Je n’ai pas particulièrement de préférence, malgré mon dégoût de la vodka (une mauvaise soirée qui s’est mal finie, notamment avec une jambe dans un sale état…) et mon aversion naturelle au whisky. Mais à part ça, tous les alcools sont bons à prendre. Et la tequila, ça redonne le sourire. Autant ne pas boire seul, j’étais bien content que Sean se joigne à moi. Pas de questions du genre « Et ta jambe, ça ira ou j’appelle un taxi ? » avec une main sur l’épaule, la tête penchée sur le côté et un putain de sourire compatissant. Non. Lui se contenterait de me regarder avec un sourire compatissant, la tête penchée sur le côté en me disant « Oh, non… Ton verre est vide. SERVEUSE ! ». Un mec bien, quoi.
Ma tirade sur les salopes et les suceurs de fric le fit rire, et il trinqua avec moi. Faut pas m’en vouloir. Je bois souvent par plaisir, rarement par colère, et quand je suis en rage… Ma main témoignait de ma capacité à prendre sur moi jusqu’à ce que ça explose littéralement en moi. Et ces derniers mois, la pression avait été trop intense, même si j’avais fait en sorte de la contrôler. Les appels téléphoniques de ma mère, qui vérifiait que j’étais toujours en vie, mon interdiction de conduire, ma kinésithérapie de rééducation douloureuse et désespérante, la perte du foot… Je commençais à sentir mes entrailles bouillir. Ma famille me manquait aussi, mais c’était un paramètre incontrôlable de ma vie. Alors autant vivre avec.
Sean avait un humour qui me plaisait particulièrement. Comme envoyer chier la serveuse qui nous fixait avec ses yeux de merlan frit, comme si on allait la prendre à deux. Mais elle est pas bien dans sa tête la nana ! Un nid à MST, très peu pour moi. J’avais donné dans la luxure, mais pas dans les nids à cafards. J’avais du goût, même sobre. Et je n’étais même pas sérieux quant à ma promesse de baiser. Faut pas déconner, je voulais juste avoir un verre en main le plus vite possible. C’est comme promettre à une nana qu’on est fou amoureux dès le premier regard, que c’est la plus belle soirée de votre vie (faut pas en rajouter des tonnes, sinon ça devient suspect) et la baiser comme une chienne une heure plus tard. Et le pire, c’est qu’elle prendra encore plus son pied, la salope.
Le mérou se mit à nous servir, rapidement, comme si elle allait se noyer dans la flaque qu’elle avait perdu sur le sol quand je lui avais proposé un bisou. Quelle conne, sérieux. Sean lui proposa un pourboire, ce qui me fit me marrer. Elle méritait même pas ça, vu la publicité peu flatteuse, voire même désastreuse que sa présence faisait au bar. Alors qu’elle se tournait pour choper une autre bouteille, je me demandais si, en levrette dans le noir, elle était si dégueulasse que ça. L’idée me fit frissonner de dégoût. On peut pas tremper son biscuit dans ce truc-là. Impossible !

- Zac, réserve au moins le bisou, pour une des salopes qui te sucera ce soir !


J’explosais de rire, abattant mon poing valide sur le comptoir. Mon autre main était anesthésiée par l’alcool, ou par l’anti-douleur qu’on m’avait donné à l’hosto, allez savoir. Décidément, ce type-là était énorme. Je songeais aux fameuses salopes qui pourraient me sucer dans quelques heures. Aller dans une boîte de strip-tease serait sympa, en passant. Mais trouver des grosses salopes, c’est en boîte. Sean et moi on pourrait bien s’éclater, là-bas. Je tirai la langue en rigolant.

- Dis moi encore petit concours de celui qui bois plus vite dix teq Paf ?
- Bon, ok, mais juste cinq… (Je levai les yeux au ciel) Ben, ouais, si on va se faire sucer par des salopes, faut que je puisse bander comme un porc ! (Je fis un signe à la serveuse) Eh, trucmuche, sers-nous au lieu de nous imaginer en train de te baiser !


La serveuse nous servit, un air mauvais sur le visage. Comme si je pouvais m’empêcher de la charger. Elle était trop débile, sérieusement. Michael Jackson finit sa chanson, et Elvis Presley entama « Love Me Tender ». Je levai mon verre, et donnai le départ. Le concours démarra vite, entre une rondelle de citron et du sel. J’entamai le premier verre, le deuxième… Je levai les yeux vers Sean au 4ème, il était bien chaud, lui aussi. Le poivrot tapait sur le bar, la serveur nous regardait niaisement, autant de public qui me donnaient envie d’éclater de rire. Bande de clochards. Je suis peut-être handicapé d’une jambe, mais j’ai 17 ans et je suis multi-millionnaire !! Mais malgré toute ma bonne volonté, au lieu d’avaler le 5ème verre, j’explosai de rire, éclaboussant le comptoir sous les yeux rageurs de la barmaid. Elle soupira et sortit un chiffon pour nettoyer, alors que je me tournai vers Sean :

- Désolé, c’était trop dur de les voir nous regarder comme si on était dans un championnat du monde… (Je ris un peu) Dis-moi, tu parlais de salopes… Tu pensais à aller où, dis voir ?
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MessageSujet: Re: Et PAF, ca fait de la tequila…   Mar 17 Juin - 18:32

-Salut moi c’est Sean, je viens picoler un peu oublier les problèmes. Alors prenons le mètre de tequila et soulons nous la gueule, Santé !
- Salut, moi c’est Zac, je viens picoler pour oublier que j’ai foutu ma vie en l’air… Mais je serais ravi de me bourrer la gueule avec toi !


Il m’a suivit sans hésitation pour descendre son shooter de tequilla. Cul sec ! Je m’entendais déjà avec ce type. C’est comme si l’ironie du destin nous avait mis sur le même chemin histoire de ne pas finir soul tout seul. Ne pas chanter comme le poivrot du bar qui gueuler des paroles du roi de la pop. La serveuse nous regardait tout le deux… Franchement elle me donnait plus envie de vomir avec ses espoirs de repartir avec un client… Miami, une ville de rêve et mais il ne fallait pas oublier ses bars miteux ou les gens se bourrer en oubliant leur rêves écrasé. Qu’est ce qu’il fesait ici lui…

- Ce verre, il est pour tous les mecs comme nous, avec leurs problèmes, leurs emmerdes, leurs handicaps… Pour toutes les salopes qui nous soulent au lieu de nous sucer, pour tous les mecs qui se la pètent pour se les faire, pour toutes les familles de merde qui nous appellent que quand ils ont besoin d’aide et pour tous ceux qui comme nous profitent de cette soirée pour oublier tous les cons que je viens de citer ! SANTE !


Il rigole avec se rire que seul les mec qui noye leur chagrin dans l’alcool possède… Aujourd’hui j’aurai le même, dans quelque minute, je vais rigoler avec toi oublier toute les salopes, tout les connards. Toutes ses familles hypocrites…
Il me donne une petite tape dans le dos et je crie SANTE !

- Si t’es sage, je te fais un petit bisou. Mais d’abord, sers-nous. Et bien.
- Et moi si t’es sage je te donne un pourboire. Aussi simple !


J’explose de rire… Sérieusement embrasser s bouche de mérou. Voilà qui va ravir la serveuse… Oh moins elle s’activera pour nous remplir nos verres.

- Zac, réserve au moins le bisou, pour une des salopes qui te sucera ce soir !

La serveuse se barre pour aller chercher une bouteille de tequila dans la réserve… Oups lui aurait- on fini la bouteille qui tr aine ici depuis je sais combien de temps. C’est tellement bête.
C’est franchement comique quand un mec est désespéré, qu’il ne trouve plus d’espoir, son premier réflexe c’est de s’effondrer dans une période d’oublie. Il ne veut pas faire face, comme moi qui préfère oublier que mon père à coup de shooter. Demain ! Demain je ferai face. Demain ce sera surement un meilleur jour.
Mais d’abord santé ! Santé au minable comme moi qui préfère l’alcool et les filles avant de faire face.

- Dis moi encore petit concours de celui qui bois plus vite dix teq Paf ?
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MessageSujet: Re: Et PAF, ca fait de la tequila…   Lun 12 Mai - 13:04

Je ne peux nier qu’une part de moi est prompte au désespoir. C’est tellement plus simple de se vautrer dans le malheur quand on sait que quelqu’un nous tendra la main… Mais en soi, n’est-il pas de notre devoir d’enrichir les rapports humains en donnant aux autres un moyen de déblatérer gratuitement sur nous ? Je ne suis pas expert en la matière, ayant moi-même des rapports conflictuels avec mes pairs. Les femmes car elles aiment se faire désirer et baiser, mais pas se faire ignorer par la suite, et les hommes car chacun a sa fierté et que j’aime la mettre à mal. Appelez-moi Dieu, ou ne m’appelez pas. Même si ça, c’était avant, je ne peux me dire que mon raisonnement est faux, car si on y regarde bien, ce genre de scène de désespoir, on les provoque. La femme, trompée ou déçue, a choisi de se jeter dans les bras de l’homme qu’elle pleure ou déteste. Un homme, sa fierté à ses pieds, a bien décidé de la défendre, quitte à finir comme un con sous les rires ennemis. Qu’on ne me dise pas que l’on peut être malheureux sans qu’on ne l’ait décidé !
La preuve en image, j’avais choisi de prendre la voiture ce soir-là, en dépit des risques. Bien mal m’en a pris puisque la barrière de sécurité semblait vachement plus loin quand je l’ai emboutie. L’arbre aussi, faut dire. Mais je l’avais mérité, je ne crache pas sur ce fait. Et j’ai obtenu le droit de détester, d’être déçu, d’avoir la fierté démolie et donc le droit de me lamenter gratuitement. De toute façon, personne ne m’écouterait, si ?
Ce qui est chouette, quand on va dans un bar miteux à la tombée de la nuit, c’est que l’on n’est pas le seul à avoir vécu des trucs pas drôle et à avoir envie de se lamenter. Tous les gens que vous appelez poivrot, tous ces gars accoudés au comptoir, l’air désespéré, l’œil vide et vitreux, ces gens-là souffrent. Ils ont perdu un proche ou leur famille, leurs emplois, leurs rêves et l’espoir. Un peu comme moi. Alcoolique, c’est une reconversion potable pour un mec comme moi… Un boiteux alcoolique, c’est vachement moins surprenant qu’un boiteux étudiant à la fac. Bien sûr, dans un bar, il n’y a pas que des poivrots. Y’a des nanas pleines de rêves derrière le comptoir, un habitué qui joue au billard tous les jours, au final tout seul parce qu’il n’y a personne pour ne rien foutre l’après-midi… Oui, ce bar reflétait mon cœur. Un petit peu vide, enfumé avec de la tristesse ambiante.
A la base, en entrant là-dedans, je ne pensais même pas à trouver un compagnon pour ma nuit solitaire, mais finalement, ce n’était pas plus mal de rencontrer quelqu’un pour partager avec moi mes déboires. En fait, ce serait même plus fun de me bourrer la gueule avec un gars qui compatirait sans forcément me traiter de connard. Même si, techniquement, j’en suis un. C’est pour cela que j’étais plutôt content, même si l’alcool décuplait certainement l’effet euphorisant de la chose, que ce bonhomme entre dans le bar. Comme moi, il avait cet air agacé sur le visage. Ses poings se crispaient frénétiquement, même s’il ne devait pas avoir conscience de ce petit tic. Il sentait le fumeur à plein nez, mais il avait un petit truc sympathique dans le regard. Cette future auto-destruction que nous partagions à ce moment-même.
Son look était des plus délurés, un t-shirt violet (quelle idée de mettre du violet !), un jean et une écharpe défiant les lois de la mode, bien qu’elle lui apportait une touche de fun non négligeable. Ouais, il me plaisait bien. En miroir, je me voyais avec mon t-shirt noir qui moulait mes muscles, un jean déchiré aux genoux et des chaussures en tissu. Le mec trop banal. Un peu trop même. Bien que les stigmates de ma colère, résultant en un bandage épais à la main, et mon genou aux cicatrices violacées me donnaient un air de bad boy, j’enviais son style décalé.
Il regarda mes compagnons d’un soir avec un air mi-surpris, mi-blasé. Un peu comme moi avant quelques tequila. Mon interjection fit pivoter son regard vers moi, et je le vis me détailler avec attention.
-Hey, sert moi un mètre de tequila moi et au jeune homme qui parle de marathon s’il te plait.


J’aurais presque oublié qu’il continuait de fouiller dans sa mémoire pour se rappeler d’où il avait pu voir mon visage. J’avais presque envie de le lui dire, mais son regard finit par s’éclairer, et il jeta un œil furtif à mon genou, ce qui suffit à me confirmer qu’il savait qui j’étais. Je commençais à me demander s’il y avait un foutu endroit dans Wynwood où ce regard familier ne me serait pas adressé. D’un côté, une fois de plus, on peut dire que je l’avais cherché, en faisant le grand pour qu’on me remarque au foot et en ayant un accident par la suite. Même si ce dernier n’était pas franchement voulu.
Son regard m’était tout de même sympathique, et je n’allais pas me mettre à l’ignorer sous prétexte qu’il avait « osé » regarder ma jambe que tout le monde reluquait plus ou moins discrètement depuis bientôt 3 mois. Je décidai donc de jouer le bon ami et de prendre la main ferme qu’il me tendait. Je l’appréciais déjà, ce type, en un sens. Un qui n’avait pas peur d’aller vers moi, carrément, et de s’enfiler avec moi nombre de tequila jusqu’à ce qu’ivresse en suive.


-Salut moi c’est Sean, je viens picoler un peu oublier les problèmes. Alors prenons le mètre de tequila et soulons nous la gueule, Santé !

Sans hésiter un instant, il prend son shooter et le descend avec sel et citron. Je n’aurais pas fait mieux. Je suis le mouvement avec l’ombre d’un sourire. Après un petit instant, je le fixe et lui dis avec un grand sourire :

- Salut, moi c’est Zac, je viens picoler pour oublier que j’ai foutu ma vie en l’air… Mais je serais ravi de me bourrer la gueule avec toi !

Je tends mon deuxième verre, le cogne contre le sien, me sers en sel et en citron, et bois avec lui. Il avait l’air d’y prendre goût, un peu comme moi. La serveuse nous regardait avec un sourire, tout comme le poivrot qui chantait maintenant du Michael Jackson. L’ambiance du bar semblait plus accueillante, familière. Je levai un autre verre et clamai d’une voix forte, vacillant un peu sur mes deux jambes :

- Ce verre, il est pour tous les mecs comme nous, avec leurs problèmes, leurs emmerdes, leurs handicaps… Pour toutes les salopes qui nous soulent au lieu de nous sucer, pour tous les mecs qui se la pètent pour se les faire, pour toutes les familles de merde qui nous appellent que quand ils ont besoin d’aide et pour tous ceux qui comme nous profitent de cette soirée pour oublier tous les cons que je viens de citer ! SANTE !

Mort de rire, je me rassois sur ma chaise et donne une petite tape dans le dos de Sean, avant d’avaler ma conso et de taper sur le comptoir avec le verre. Je me tourne alors vers la serveuse avec un sourire :

- Si t’es sage, je te fais un petit bisou. Mais d’abord, sers-nous. Et bien.
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MessageSujet: Re: Et PAF, ca fait de la tequila…   Mer 7 Mai - 13:56

Cher journal,
Je devrais te donner un nom, dire cher journal à chaque fois me trou le cul, en plus ca fait des années maintenant. Désole de expression, mais c’est la vérité. Je vais t’appeler Verseau, comme mon signe astrologique.
Pourquoi je vais t’appeler Verseau parce qu’avant d’aller chercher mon café et après avoir écrit j’ai lu dans un bouquin que le Verseau représentait la tension vers la dimension spirituelle de l’existence, la dissolution du moi individuel dans le flux indistinct des choses et de la mort mystique. Très philosophique tout ca, ca m’a bien fait rire en plus je ne crois pas vraiment dans ses conneries astrologiques, du coup je t’appelle Verseau. J’ai aussi appris que comme je suis un natif de ce signe, je devrais être généreux et hospitalier. Ah et je n’ai pas les préoccupations de la vie matériel. Un ramassis de connerie à mon avis.

Donc je disais Cher Verseau ou Verseau, c’est bien mieux, on est samedi il est neuf heure. J’écris sur ma tablette depuis quelque heure maintenant. Et oui j’étais matinal aujourd’hui. Je suis aller me chercher un macchiato au Starbuck du coin. Je crois que c’est mon café préféré, un expresso noir avec une fine couche de mousse de lait. J’adore. Je suis passé à la librairie du campus aussi, j’avais besoin de lecture j’ai acheté les misérables de Victor Hugo. Et Orwell la ferme de animaux. Ca m’aidera à agrandir ma culture littéraire. Et je suis rentré te parlé Verseau me confier un peu. Je commence à connaître un peu de gens à Wynwood, au final ce n’est pas si terrible. On m’a envoyé chez les Pi Sigma. Ca ravi mon père et se qui ravit mon père me fait chier. Enfin on verra comment ce sera.
De potable aujourd’hui je pense que j’ai seulement écrit ça :
Nous sommes déjà tous en enfer, et rien ne pourra changer cela.
Si je suis en enfer, autant que j’y honore ma place, n’est-ce-pas ?
Je vais maintenant partir et lire un peu.


J’ai lu, j’ai lu encore et encore jusqu’à ce que je me décide à me bouger un peu le cul. Je ne pouvais pas passer ma journée à rien faire, enfin cette idée de rien faire était plus tentante mais j’avais besoin de bouger un peu. J’ai appelé mes amis pour voir un peu ce que chacun faisait. Tous plus ou moins occupé avec leur copain/copine. Et quelque minute après j’ai reçu un appel de mon père :

-Papa, tu veux quoi ?
-Bonjour à toi aussi mon fils ! Je te téléphonais parce que dans quelque jour je viens faire un concert à Miami au centre Adrienne Arsht. J’aimerai que tu viennes on pourra en profiter pour ce voir, me dit-il. C’est un peu hypocrite ce qu’il dit la puisse que c’est pas une demande mais un ordre en réalité.
-Ecoute puisque c’est exigé avec tant de tact, je me pointerai sans faire plus d’histoire, répondis-je avec un ton sans réelle envie. Je n’avais pas vraiment envie de me disputer avec lui encore une fois.
-Sinon j’espère que tu as été accepté chez les Pi Sigma tu sais c’est une très bonne confrérie…
-Oui surement mais je sais pas pour le moment. Maman été dans cette école non ? Elle était dans quelle confrérie tu sais ?
-Ecoute Sean, je t’ai déjà demandé plein de fois de ne pas me parler du passé, c’est à dire autant ton frère et ta mère. La conversation est clause. Je t’attends donc au centre dans à la date que mon assistante t’enverra par mail et l’horaire sera aussi préciser dedans au revoir.


Je n’ai même pas eu le temps de lui dire quelque chose. J’ai balancé mon téléphone sur mon lit. Cette appel m’a soulé, agacé, énérvé. J’ai attrapé un cigarette dans un paquet qui trainait. Je me fumais pour me calmer, mais ca ne marchait pas, j’ai attrapé une autre clope toujours autant énervé. J’ai envoyé un message à Louis pour lui expliquer la situation.

Ce connard de père pourri jusqu’à la moelle qui se rappelait qu’il avait en fils quand ca l’arrangeait. Qui n’appelait que pour lui ordonnait de jouer à la famille parfaite. Mais c’était du pipo. La biologie, mon ADN dit que c’est mon père. Mais la vie l’a surement changé, je ne pense pas qu’il été comme ca avant. Cependant la vie l’a changé pour le pire, lui il a dépassé la biologie, le fait qu’il soit mon père, malheureusement il est allé trop loin. En changeant il a oublié qu’il y avait moi. Faudrait que j’arrive à me détacher à Miami, à New York je me mettais la tête à l’envers avec mes amis, alcool, drogue et sexe. Le trio parfait pour se changer les idées. Tout cela me faisait penser à un poète français que j’adorais, Baudelaire : « Il faut toujours être ivre. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s’enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez vous ». Et c’est comme ça qui idée m’es venu, autant aller m’enivrer. Certes je ne serai pas avec mes meilleurs amis mais ca n’avais pas d’importance. Pourquoi pas même trouver un peu de coke, sachant qu’il me restait déjà de l’herbe. Je trouverai toujours un pote de beuverie dans les rues de Miami


Au final j’ai fini mon paquet de clope sous l’effet des nerfs. Et je suis parti prendre une douche froide. Je suis sortie en urgence en mettant une serviette sur les hanches car mon téléphone sonnait. Au bout du fil Clara, ma meilleure amie de New York qui avait appris que mon père venait à Miami. Elle tombait à pique, évidement elle avait appris que mon père venait à Miami. Elle partait grave en couille, mais elle me manquait ca petite bouille et ses moments ou on buvait à en être malade, à se droguer jusqu'à plus tenir debout. Alors je lui ai dit ce que je voulais faire, boire jusqu’à oublier, droguer jusqu’à me faire flipper. Une auto destruction dans les règles de l’art. Elle m’a dit qu’elle aurait voulu prendre l’avion pour venir mais que ce serait déjà trop tard. Alors elle m’a demandé de prendre la boite où Maxime et elle avait mis quelque souvenir de New York avant mon départ. Je ne l’avais jamais ouverte j’avais trop peur de la nostalgie. Alors à sa demande je l’ai fait et j’ai trouvé un pendentif en forme de crois je le connaissait très bien c’est celui qu’elle portait toujours. Elle m’a dit dans le téléphone en cas d’urgence ouvre le. J’ai regardé ce qu’il y avait à l’intérieur. De la poudre blanche… A lala ma petite Clara totalement timbré comme fille mais c’est comme ça que je l’aimais. J’ai attrapé un T-shirt violet banal, j’ai mis un jean et mis une écharpe bleue avec des têtes de mort rose. J’adoré cette écharpe totalement stylé que j’avais trouvé en Europe dans une petite boutique branché.

Une fois que j’ai eu fini de me préparer mon portable affiché 17h37, j’ai enfilé des chaussure et je suis partie en marchant. Si comme je l’avais prévus je faisais une soirée ou je pouvais finir à quatre pattes sur des toilettes et bien autant ne pas prendre la voiture. On pourra toujours m’appeler un taxi dans le pire des cas.
Je suis rentré dans un restaurant/bar ou je n’étais encore jamais encore allé. En ouvrant la porte je me suis pris de la fumé dans a tête, c’est moi ou se restaurant avait vraiment l’air fait pour les épaves dans mon genre ? Ce qui voulait se souler. Y avait un juke-box pourri, qui passait du Madonna. Ce n’était pas vraiment mon style de musique… Loin de la. Une serveuse à moitié habillé… Surement quel esperé trouver un client qui la baiserait et l’enlèverait de se taudis ou elle bosse. Ah mon avis dix fois sur dix elle se faisait juste baiser… La pauvre j’avais de la pitié pour elle. Puis j’ai entendu un mec me parler alors que je n’avais fait que quelque pas :

- Marathon tequila, mec ?

C’était un brun aux cheveux court, assez musclé et les effets de l’alcool semblaient déjà l’atteindre… Mon pote de beuverie, je pense qu’on allait bien s’entendre, il semblait avoir le même âge que moi. Je me demandé ce qu’il lui était arriver pour atterrir dans un endroit aussi miteux. Moi c’était mon père mais lui… Son visage me disais quelque chose, j’avais du le croiser dans Wynwood. J’ai regardé la serveuse immonde pour lui lancer quelque chose :

-Hey, sert moi un mètre de tequila moi et au jeune homme qui parle de marathon s’il te plait.

Ca me revenait maintenant, je sais pourquoi il me disait quelque chose. C’était le type dont tout le monde parlait plus ou moins à l’école. Celui qui avait eu un accident et qui ne pouvait plus jouer. Je pense qu’il valait mieux faire comme si je savais rien comme à chaque fois. Jouer à l’idiot qui ne sait pas. Du coup je me suis assis au bar et je l’ai regardé, je lui ai tendu la main pour la serrer.

-Salut moi c’est Sean, je viens picoler un peu oublier les problèmes. Alors prenons le mètre de tequila et soulons nous la gueule, Santé !

J’ai attrapé un shooter, pris le sel et j’ai descendu le mien. Le brun en a fait de même et il a répondu.

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MessageSujet: Et PAF, ca fait de la tequila…   Mar 6 Mai - 12:37

Samedi matin, 6h


Un jour comme les autres pour moi. Ou presque. Les rayons du soleil étaient les mêmes et éclairaient la chambre du dortoir comme tous les jours à cette heure-là. Il était l’heure de mon jogging matinal. Celui que j’avais toujours fait. Que j’ai commencé à l’école militaire, tous les jours pendant des mois, que j’ai fais tous les jours depuis, pour mon entraînement en foot américain. Je m’assois sur le bord du lit en soupirant. Mon corps n’a toujours pas capitulé, pour lui je devrais être en train de suer sang et eau en m’entraînant. Et au lieu de ça, j’étais assis piteusement sur mon lit, à regarder la fenêtre, comme si je pouvais voir à travers un monde beau et exceptionnel. Celui que je ne voyais plus depuis des mois. Ce n’était pas tant la douleur qui rendait les choses difficiles. On apprend à vivre avec une souffrance physique constante. Mais on ne peut vivre sans rêves ni avenir.
On peut dire que je l’avais cherché. Pendant trois ans, j’avais fais le beau, fier des atouts avantageux que la puberté et le sport m’avaient permis d’obtenir. J’en avais baisé des nanas, à tour de bras, j’en avais vexé des mecs qui pensaient leurs meufs fidèles, j’avais écrasé des loosers sur le terrain… Je n’avais jamais abandonné, parce que mon rêve de devenir joueur de foot américain professionnel était à portée de main. Ca avait été presque trop facile. En fait, c’était ça l’erreur. On m’avait tout donné : un avenir, des nanas, un corps de rêve… Et j’avais tout gâché en une nuit. Faut dire qu’en une nuit on peut en faire des choses. Mais nooon, je l’avais fais à l’ancienne : du rhum, du bourbon, du whisky et un peu de vodka. Il avait suffit d’ajouter à ça une voiture de sport et un coup de fatigue… Quand j’ai ouvert les yeux à l’hôpital et que j’ai entendu ma mère prononcer les mots « accident », « genou brisé », j’avais compris. Tout s’était arrêté.
Aujourd’hui, mon monde se résumait à broyer du noir et à regarder les autres vivre leur vie comme si de rien n’était, en faisant semblant d’être super heureux pour eux. Facile à dire. J’avais juste envie de leur hurler qu’ils rêvaient, que la vie ne serait jamais aussi chouette que ce que l’on leur fait croire, parce que dès que tu es heureux, ton bonheur meurt dans l’œuf. D’un autre côté, si j’avais rencontré l’amour de ma vie avant ça, à quoi ce serait résumé tout ça ? Je ne serais pas sorti, je n’aurais pas bu, ni pris la voiture ? Ou alors elle m’aurait quitté en me comparant à Quasimodo ? Comment peut-on aimer quelqu’un comme moi, avec ses casseroles et ses blessures, encore vives ? C’est simple. Ce n’est pas une question d’aller bien ou mal, non, parce qu’on peut décider d’aller bien. Je n’en ai juste pas envie. J’ai envie de me laisser pourrir dans un coin.
Heureusement, ma mère m’avait laissé repartir à Wynwood, car ce n’était pas gagné au départ. Laisser son fils partir loin d’elle, après un accident traumatique ? Mais en Australie, je n’avais plus ma place. La star montante de l’équipe de foot US du lycée, le séducteur des filles, devenu une loque sans nom ? Je préférais encore rester à Miami, où je passais presque inaperçu au milieu des élèves de Wynwood. Certains me reconnaissaient dans les couloirs, et me regardaient comme si j’étais un fantôme, ma jambe blessée en intriguant plus d’un. Ils avaient vu les photos dans le journal. Ils savaient que mes blessures me maintenaient désormais hors des terrains. Je n’existais plus comme Zac, le défenseur des Cannonballs, mais comme Zacchary Michael Durden, le Senior B qui s’était payé une barre de sécu et un arbre après une soirée arrosée. J’avais envie de me retourner et de hurler : « Venez, regardez-moi bien puisque ça vous excite ! Regardez le mec qui peut plus marcher sans souffrir le martyr parce qu’il a fait la soirée de trop ! » Mais ça n’aurait rien changé. Ni le ressentiment qui m’animait, ni la colère envers moi-même mais aussi tous ceux qui me fixaient bêtement.

Je me redresse, comme un pantin désarticulé, cherchant mon équilibre. Je pourrais prendre des béquilles, mais attirer l’attention sur moi est la dernière chose que je souhaite. Avec un soupir, je tente de poser le pied par terre. Même en y allant avec toute la douceur du monde, une douleur lancinante s’empare de ma jambe droite, et je suffoque avant de me rasseoir. Je prends un cachet d’anti-douleurs, tentant d’apaiser ma jambe en feu en fermant les yeux et en essayant d’expulser la brûlure hors de mon corps. Encore cinq minutes, et mes muscles se détendent, laissant un peu de repos à mes os meurtris. Je réussis à me lever tant bien que mal, et sors de la chambre le plus doucement possible, de peur de réveiller mes camarades de piaule. Ils dorment à poings fermés, les veinards, contrairement à mes anciens camarades RK qui doivent être en train de suer sur les pistes d’entraînement du lycée. Je descends tranquillement les escaliers, avec une démarche claudicante qui me vaut un regard indiscret d’une jeune Lambda. Je n’ai même pas envie de lui sourire, à cette pauvre cloche abrutie. Qu’elle se mêle de son petit cul, et moi du mien. J’ai envie de lui grogner dessus, pour lui faire peur, mais je me retiens. Manquerait plus qu’elle se mange un poteau en se barrant en courant, cette greluche.

Une fois dehors, un coup de vent me fit frissonner. Un temps parfait pour aller courir. Je regardai ma jambe avec dégoût. Morceau de chairs et os inutiles. Je marchai (ou plutôt boitai) jusqu’au terrain d’entraînement des Cannonballs. Certains s’échauffaient, d’autres se lançaient la balle, d’autres encore étaient sur le mannequin d’entraînement. Ils ne me virent pas, dissimulé sous la capuche de mon sweat. Je ne voulais pas passer pour l’handicapé aux grands rêves. Après une demi-heure à les fixer bêtement, je décidai d’aller faire ce que j’aimais faire avant de partir de Wynwood : m’allonger sur le toit et dormir tranquillement.
Mais là encore, j’avais surestimé mes capacités. Je ne pouvais pas grimper les escaliers. La colère monta en moi et je sentis le feu bouillir dans mes entrailles. Pourquoi, mais pourquoi j’avais pris cette putain de voiture ce soir-là ? J’aurais du rester dans le bar, et me mettre minable avant d’appeler un taxi pour aller me faire la nana qui m’avait accompagnée ! Le feu ne s’apaisa pas, et je sentis mes muscles se contracter avec une force qui me dépassait. Je lançai mon poing dans le mur, sentant mes phalanges imploser sous la puissance du coup. L’adrénaline ayant pris le dessus, je ne sentis même pas la morsure de la douleur avant de voir le sang sur le mur en béton. Ma main dégoulinait de sang, et un de mes doigts formait un angle étrange. Et merde.


Samedi après-midi, 18h


- M. Durden ?
- Oui, j’arrive. (Traînant ma jambe jusqu’au box, je m’assieds sur le lit en gémissant)
- Comment vous êtes vous fait ça ? demande le médecin en regardant la radio.
- Un mur est rentré en collision avec mon poing.
- Je vois… (Il me regarde avec méfiance) Avez-vous déjà eu des épisodes colériques de ce genre ?
- Non, pas avant de perdre la mobilité de la moitié de ma jambe, lui répondis-je avec un sourire.

Sans un mot supplémentaire, il me mit une attelle et me donna des instructions pour la guérison de ma fracture du doigt. Comme si je ne m’y connaissais pas en fracture, après avoir pratiqué le foot US pendant des années ! Je me contentai d’acquiescer pour sortir le plus vite possible de ce que je considère comme l’enfer sur Terre : l’hôpital. Une fois dehors, je regardai autour de moi. J’avais pris le taxi pour venir quand mon doigt était devenu successivement bleu, puis noir. La douleur avait pris le dessus, et même les cachets pourris que m’avait filé le médecin ne firent rien. Autant soigner le mal par le mal.
Je me dirigeai vers le restau du coin, la main valide dans la poche. Comment ça, médicaments pas compatibles avec l’alcool ? Mais non, ça passe toujours ! L’ambiance est la même que d’habitude. Une salle enfumée, un billard, trois poivrots au bar, les chaises moelleuses et les banquettes à baise. Je me pose sur un tabouret et commande une tequila. Non, deux, autant prendre de l’avance. Un des poivrots chante sur le juke-box, une chanson de Madonna qu’il semble faire passer en boucle. La serveuse lit une revue en mâchant bruyamment un chewing-gum en soupirant de temps en temps, ce qui semble fait sortir un de ses seins de son maxi-décolleté. La classe ultime.
Après ma troisième tequila, la douleur s’estompe et les gens semble tout à coup super sympathique. La serveuse semblerait presque baisable, le poivrot bon chanteur et moi Superman. Un mec entra dans le bar, un blond aux cheveux mi-longs, aux formes longilignes, tatoué. Le genre de type que j’aime bien. Parce que je suis bourré. Je lui tends un tabouret et lui lance :

- Marathon tequila, mec ?
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Et PAF, ca fait de la tequila…
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