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 Nothing like before |Pv Kath|

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MessageSujet: Re: Nothing like before |Pv Kath|   Ven 11 Juil - 10:05



[HJ : C'est pourri, si besoin j'éditerai]

La vie avait d’une certaine manière repris son cours depuis mon retour à WHS. Entre les cours d’anglais de M.Cobb, les soirées tequila dans différents bars de la ville, un peu de coke par-ci, un peu de shit par-là… C’est fou, quand on est un sportif de mon niveau, on fait attention à tout : l’alimentation riche et variée, les heures de sport programmées en salle de sport, aucune drogue de quelconque sorte… Mais tous les sportifs à la carrière brisée finissent par faire l’exact opposé de ce qu’ils avaient vécu, ce pourquoi ils avaient été entraînés pendant des années. Parce qu’on leur a ôté les rêves de la tête et le pain de la bouche. Personnellement, j’étais revenu au point de départ. Quelques années auparavant, ma vie était ce qu’on pouvait appeler « une vie de riche ». Du fric à en perdre l’esprit, des nanas bien gaulées partout, et des fêtes à gogo. Je m’étais usé jusqu’à l’os dans l’élaboration de soirées démentielles, ce qui m’avait valu bien des soucis, notamment avec Chris, mon beau-père. Il m’avait envoyé à l’école militaire pour régler ce qu’on appelait affectueusement « le problème ». J’y avais appris bien des choses que l’on n’apprend pas en se droguant et en buvant. Et c’est ainsi que j’avais découvert le foot US, ma passion et unique raison de vivre. J’avais travaillé dur ensuite pour me développer physiquement et me faire un nom parmi les meilleurs de ma catégorie, du moins dans mon pays natal.

Venir à Wynwood n’était pas une idée des plus glorieuses pour moi, parce que si en Australie je brillais par ma seule présence, aux USA je n’étais qu’un petit nouveau en manque d’attention. Je voulais qu’un recruteur me remarque, voit l’étendue de mes possibilités et m’intègre dans une prestigieuse université où je ne rentrerais certainement pas grâce à mes résultats scolaires catastrophiques. Je venais d’ailleurs d’apprendre que vu mes résultats, je devrai redoubler ma Senior Year. Ce qui en soi n’était pas une des plus grandes surprises du siècle, je n’avais rien foutu de l’année et j’avais disparu pendant des mois. Il me restait peu de choix pour développer mon « potentiel », à part un domaine qui pourrait me plaire et qui me permettrait de rester en contact avec le milieu du foot US : médecin sportif. Bien que j’aie été recalé, j’avais décidé de partir en médecine et de voir où je pourrai aller. Mais ça demandait énormément de travail, et bien que j’avais commencé à réviser un (tout) petit peu, il me faudra du courage pour terminer l’année avec une moyenne correcte. Du moins suffisamment bonne pour que je passe en médecine. L’argent n’était pas un problème, mais le choix était bien plus difficile à faire. Honnêtement, quand on me demandait ce que je voulais faire de ma vie, j’avais envie de hurler « la changer ». Revenir en arrière. Ne plus perdre de temps dans des conneries. Ne plus avoir d’accident. Ne pas souffrir. Mais au fond de moi, je savais que toutes mes prières n’aboutiraient pas. C’était ma vie désormais.

Et ma vie venait de prendre un sacré tournant au moment où vous lisez ces lignes. Parce que le passé venait de me rattraper à la vitesse grand V. Je fermai les yeux et me remémorai mon arrivée chez les RK, cette confrérie vivante, pleine d’énergie, le genre qui vous donne la pêche quand vous n’avez pas le moral. Je me rappelle de ma cérémonie d’accueil, où j’avais débarqué presque nu, vêtu d’une unique serviette parce que j’avais oublié que je devais passer tel jour, à telle heure. Boulet que je suis. Mais un boulet sexy, alors ça va. Je me souvenais des fous rires dans les chambres, la douceur des exercices physiques le matin, les moments inoubliables avec les Cannonballs… Si j’avais été un peu plus sensible, j’aurais pleuré en repensant à tout ça. A tout ce qui symbolisait mon ancienne vie. A ce qui me ressemblait vraiment. Toute cette nouvelle vie, je la détestais, je la repoussais de toutes mes forces, pour ne pas en pâtir. Mais rien n’y faisait, j’étais cloué au sol. Comme un oiseau sans ailes. Et je venais de retrouver des fragments de plumes en revoyant une des ombres de mon passé. Kath. Elle était plus belle que jamais, dans cette tenue qui n’aurait pas flatté les formes des autres femmes, mais qui lui allait pourtant à ravir. Ca ne rattrapait pas le niveau de ses sous-vêtements de notre nuit ensemble, mais je suis un homme trop exigeant. Elle avait l’air épuisée, fatiguée. Elle devait sortir d’un entraînement ou je ne sais quoi d’autre. Elle me sourit, et je sentis fondre mes jambes, sur lesquelles je galérais déjà à tenir debout.

- Hey Zacc ! Migraine en fait, mais ce n’est pas grave, et toi ?


Ce qui expliquait son air fatigué. Je ne pouvais pas la blâmer, le soleil de Miami était intransigeant en cette période de l’année.

- Tu étais où pendant tout ce temps ? Tu es revenu il y a longtemps au lycée ? En tout cas ça me fait plaisir de te revoir !


Elle me regarda, et un instant je sentis une pique attaquer mon estomac. Je n’aimais pas trop qu’on me fixe, après toutes ces semaines de commérages sur mes blessures. Parce que, là encore, les gens n’imaginaient même pas ce que c’était, ce que je vivais, la douleur au quotidien… Et ce n’était que la partie cachée de l’iceberg. Mes cicatrices étaient bien plus étendues que celles de ma jambe. Il y avait mon torse, zébré de longues estafilades rosacées, vestiges des opérations qui m’ont sauvé la vie. Me regarder dans un miroir était la pire des tortures. Alors voir une ancienne… comment dire… une ancienne camarade de jeu, fixer ce corps qu’elle a embrassé, serré, apprécié… C’est déstabilisant. Sa question était légitime, et je lui répondis sans la regarder, les yeux dans le vide :

- J’ai eu un grave accident de voiture. J’ai perdu le contrôle et… ma jambe et mes côtes ont été broyées. Je ne peux plus jouer au foot. C’est arrivé en Février, je suis arrivé ici y’a deux mois. J’ai… intégré la confrérie des SM. Je ne me voyais pas rester chez les RK dans cet état. Et moi aussi, je suis content de te voir. Tu vas bien ? Tu deviens quoi ?

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MessageSujet: Re: Nothing like before |Pv Kath|   Dim 6 Juil - 12:06

L’heure maximale pour se lever en semaine à la confrérie était 6h45 mais mon mentor, Soma préférais que je me lève à 6h15. Ensuite, je devais le plus souvent préparer son petit déjeuner et nous partions faire du jogging dans le lycée ou parfois dans la ville. S’en suivait une série d’exercices de musculation, abdominaux, pompes…. Enfin bref des matins assez chargés. Après tous les efforts du matin nous prenions chacun notre douche puis nous nous séparions chacun vacant à ses activités de la journée. Nous étions maintenant en vacances et honnêtement me lever si tôt m’énervait un peu, mais j’avais du temps pour me reposer la journée et je pouvais donc profiter entièrement de mes soirées à condition que je prévienne Soma et que je me réveille à l’heure le lendemain. J’avais le droit bien sûr à lui demander pour faire la grasse matinée mais c’était pour de rares occasions, je préférais adopter un rythme étrange et dormir en journée la nuit où je faisais la fête. Le plus souvent je faisais la fête avec Simon alors ça ne le gênait pas beaucoup, il faut dire que nous passions de bons moments ensemble… Les personnes que ça dérangeait le plus étaient celles de l’agence de mannequinat, évidement. Ils ne pouvaient jamais prévoir un rendez-vous à l’avance, c’était toujours au dernier moment, et comme j’avais signé le contrat je leur devais obéissance. C’était assez embêtant parfois, physiquement il n’y avait rien à dire j’avais un corps athlétique, parfaite pour l’agence mais j’étais fatiguée et mes employeurs n’aimaient pas tellement ça. Justement je recevais un appel de Mlle Kenzy mon agent.

« Bonjour Katherina, tu serais disponible pour 10h ? Tu seras libre vers 15h normalement, c’est à une heure de Miami un taxi viendra te chercher dans une demi-heure. »

En fait sa question était rhétorique je n’avais absolument pas le choix, peut-importe si j’étais au bord de l’agonie, les retouches pourraient tout arranger, tant que je rentrais dans ce qu’on me demandait de mettre.

« Je suppose que oui. A tout à l’heure. »

Et je raccrochais. J’en avais plus que marre qu’on me prenne pour une esclave. Comme si je n’en avais pas assez à la confrérie. En plus de ça ma petite sœur Anouchka venait d’arriver à Wynwood et se prenait pour la reine. Le problème était qu’elle ne se respectait ni elle, ni moi. Depuis qu’elle avait été engagée par la même agence que moi, elle jouait à qui sera la meilleure, sauf que je n’en avais rien à faire, moi. Je ne sais pas ce qu’il lui passait par la tête, elle était aveuglée par l’argent, la luxure, le pire c’était qu’elle flirtait avec la moitié des mecs de l’école et ça je ne pouvais pas le supporter. Que diraient les parents ? Bien sûr je n’étais pas la meilleur pour parler de ça, vu que mon passé n’était pas tout blanc non plus, mais justement elle aurait dû apprendre de mes erreurs, au lieu de ça elle marchait sur mes pas. Elle m’énervait, il faudrait qu’on ait une discussion, une grosse discussion.

J’étais à l’heure quand le taxi vint me chercher et après une heure passée dans la voiture à envoyer des messages à mon amoureux Simon ou à Matt mon meilleur ami, j’entrais dans les studios… qui étaient des tantes... Aujourd’hui je devais faire un shooting dans le désert et il n’y avait aucun réseau, enfin pas sur mon portable, les professionnels avaient une boite spéciale qui leur donnait du réseau, vous savez au cas où ils aient des appels d’autres agences, et je n’avais jamais compris le fonctionnement. Je devais donc faire la promotion de la lingerie été d’une grande marque. Sur des portants étaient pendues diverses tenues, allant de la nuisette aux soutiens gorges, porte-jarretelle, du plus simple au plus sexy. Je n’étais pas encore majeur ici aux Etats-Unis mais dans le contrat il y avait une dérogation de mes parents qui m’autorisaient à porter toutes ces choses. Bien sûr il y avait d’autres mannequins, toutes plus jolies les unes que les autres et je me demandais souvent ce que je faisais parmi elles. J’avais quand même été choisie alors pourquoi se poser vingt milles questions ? Surtout que depuis que j’avais accepté ce travail et tout quitté, cela aidait considérablement ma famille, avec tout l’argent que je leur envoyais tous les mois. Maintenant qu’il y avait ma sœur ils gagneraient encore plus, enfin si elle ne dépense pas tout en vêtements ou en divers jeux à Miami…

« Mlle Berlinski ? » appelle une voix.

« Je suis ici ! » dis-je en levant la main.

Mlle Kenzy se dirige vers moi, une oreillette avec microphone dirigé vers sa bouche, en jupe costard, elle doit absolument mourir de chaud ici.

« Ma jolie, installe toi ici, les maquilleuses vont venir s’occuper de toi. Je t’apporte tout de suite les tenues que tu devras mettre. »

Je m’asseyais là où me l’avait demandé Mlle Kenzy. Bientôt le bal commençait, les maquilleuses s’articulaient machinalement autours de moi et les coiffeuses aussi. Kenzy apporta enfin les tenues et j’étais plutôt confiante quant à ce que je devrais porter. C’étaient surtout des maillots de bains, de haute qualité, certains très échancrés d’autres plus softs. Des fois nous avions le droit de garder des tenues et j’espérais sincèrement que je pourrais en garder quelques-unes car elles étaient vraiment superbes. Je me doutait quand même que j’aurais d’autres tenues à porter puisque le shooting durerait une journée entière. Mlle Kenzy me le confirma peu après.

« La pause est à midi, je t’ai apporté des petites choses à manger. Tu pourras aussi boire du café tu as une mine horrible ma belle. »

Elle me souriait avec son air hypocrite que je détestait tant. Je savais que sous ses affirmations se cachaient souvent des menaces du genre : « si tu ne te reprends pas tu vas être virée ma jolie », et j’avais horreur de ça.

« C’est gentil de prendre soin de moi Mlle Kenzy, ça me touche beaucoup. » lui répondis-je avec le même sourire hypocrite.

J’essayais de lui dire que je pouvais très bien me débrouiller sans elle. Mais je n’étais pas sûre qu’elle comprenne avec sa cervelle limitée. J’étais pratiquement sûre qu’elle était jalouse de moi. Elle, il y eut un temps où elle avait tout mais elle avait complètement foiré sa carrière. Alors que moi, toutes les portes s’ouvraient, même si j’avais quelques difficultés scolairement, j’excellais en sport, j’étais populaire, j’avais un amoureux, ma famille me supportait, j’avais une vie plutôt stable. Pas elle. La matinée continua normalement. La pause arriva plutôt rapidement et bien que je sois un peu fatiguée je m’amusais. Je mangeais donc le minimum, une petite salade nature et une pomme… Mlle Kenzy était assez rude sur les proportions. Il faisait de plus en plus chaud et les générateurs d’électricité faisaient un bruit immense afin que les ventilateurs puissent fonctionner. On travaillait tout de même avec de la musique. En fait tout s’enchainait dans un brouhaha énorme, avec un rythme militaire. En moins de cinq minutes je changeais complètement de look, prête pour la deuxième série, celle qui durerait tout l’après-midi : la lingerie. Je passais donc mon après-midi à sourire faussement fasse à des panneaux qui réfléchissaient la lumière du soleil sur mon visage. Heureusement on m’avait tartinée d’huile protectrice contre le soleil. J’enchainais les poses et les tenues, souvent avec les compliments du photographe. On me remaquillait de temps en temps et je buvais entre deux quelques gorgées de café. Le désert au sable rouge et aux reliefs surprenant était devenu un véritable studio, sans limite, j’avais même dû poser avec un dromadaire et quelques mannequins mâles supers sexys. Bien sûr je faisais abstraction de tout ça, et eux aussi, nous n’étions que des objets servant à exposer les tenues. Je savais que Simon savait faire la part des choses il ne me taperait pas de crise quand je rentrerais.

« Il est 15 heure, on a fini, on remballe tout. » cria une voix.

Mlle Kenzy vint directement me chercher, j’avais pu choisir quelques tenues que j’avais eu le droit e garder, plusieurs maillots de bains mais aussi des dessous sexys pour faire plaisir à Simon. Mlle Kenzy mis rapidement tout ça dans un sac avant de soupirer et de me dire avec un ton toujours hypocrite qu’il était l’heure de rentrer. Je saluai tout le monde et entra dans la voiture qui me ramènerait. J’étais complètement exténuée. J’essayai de dormir dans la voiture, en vain, je souffrais d’un gros mal de tête à cause de ma trop grande exposition au soleil. En rentrant je filais directement dans ma chambre afin de poser mes affaires. Il y avait une petite trotte entre le parking et la confrérie mais bon ce n’était pas bien grave. Une fois mes affaires posées je décidais de passer à l’infirmerie pour demander si elle n’avait pas un médicament pour les grosses migraines. Je marchais habillée simplement d’un jogging bleu marine s’arrêtant aux genoux et d’un petit débardeur blanc, avec des baskets de sport. En passant dans le couloir des casiers je remarquais à peine le jeune-homme qui s’y tenait, jusqu’au moment où il se retourna. Je m’arrêtais, il avait les yeux baissés prêt à me parler. Et quand sa voix parvint à mes oreilles je le reconnus, c’était Zacc, Zacchary Durden, j’avais passé une nuit inoubliable à ses côtés. Il était toute fois différent quelque chose avait changé, son manque d’assurance en premier.

« Kath... Ca... Quelle surprise. Ca fait... longtemps. Tu... Tu, euh... Vas bien ? »

J’hésitais entre froncé les sourcils et sourire, mais je choisis quand même la deuxième option, il paraissait déjà mal à l’aise je ne voyais pas l’intérêt dans rajouter.

« Hey Zacc ! Migraine en fait, mais ce n’est pas grave, et toi ? »

Il était gêné, ça se voyait. Et son bégayement me laissait perplexe, de plus il avait disparus de la surface de la terre pendant un long moment. Et là je le revois comme une fleur, pointant son nez au lycée. De plus il n’était pas chez les Rho Kappas sinon je l’aurais vu depuis bien longtemps. C’était bizarre, je me risquais à poser une question sur tout ça.

« Tu étais où pendant tout ce temps ? Tu es revenu il y a longtemps au lycée ? »

Bon en fait, j’avais posé deux questions, j’avais vraiment envie de savoir ce qu’il lui était arrivé. Il était toujours aussi beau, grand brun, yeux profonds et mystérieux, quoiqu’un peu mélancoliques, bras et torse musclé… Je ne me risquais pas à regarder plus bas de peur qu’il ne croie que je le dévisage.


« En tout cas ça me fait plaisir de te revoir ! » lui dis-je avec un grand sourire.
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MessageSujet: Nothing like before |Pv Kath|   Dim 4 Mai - 19:25

Maison des Durden-Logan, Sydney, le 20 Février

-Maman, il me semblait t'avoir dit que je n'avais pas faim. Tu n'avais pas à préparer tout ça.
-Zacchary, tu dois manger...
-C'est hors de question, je te dis.
-Zac, fais-moi plai...


Blam. En un instant, le plateau repas apporté par ma mère avait fini par terre. Atterrée, elle s'empressa de ramasser les restes de mon petit déjeuner et les morceaux de vaisselle qui gisaient sur le sol de ma chambre. Elle s'en alla sans même me regarder, sachant pertinemment que je lui demanderais de partir avec dureté.
Je ne pouvais pas lui reprocher de vouloir m'aider, c'est ma mère. Mais rien ne changerait ce qui me rongeait de l'intérieur. Nous venions juste de rentrer à Sydney après mon opération aux Etats-Unis, et malgré les heures de vol, nous ne nous étions pas adressé un seul mot depuis... Depuis mon accident. Je ne pouvais en vouloir qu'à moi-même, mais je n'étais même pas prêt à me regarder dans une glace de peur de la briser avec colère. Plus rien n'avait de sens, maintenant que ma vie était finie.
Couché dans mon lit, je pouvais voir par la fenêtre et les vagues qui échouaient sur la plage de sable doré. Des jeunes jouaient près des vagues, riaient aux éclats avec leur chien, un bâtard qui avait l'air heureux. Si seulement tous les bâtards comme moi pouvaient l'être. Mon père n'avait pas donné signe de vie depuis 17 ans maintenant, mais plus rien ne m'étonnait venant de lui. Ma mère n'avait jamais su choisir ses partenaires de vie, y compris le père de mon frère, Liam. Aujourd'hui, elle vivait avec un riche magnat du pétrole, aka Chris Logan, mon beau-père. Nous avions tout pour être heureux, quand j'y pense. Sauf que je ne suis qu'une source de déception.


Deux jours plus tôt...


-Zacchary, je peux entrer ?
-Tu es chez toi Chris...
-Bien... (Il s'assit sur mon lit) Ta mère et moi avons eu une discussion ce matin. D'après les médecins, il y a peu de chances que tu reprennes le foot un jour. As-tu déjà réfléchi à une autre... éventualité ?
-Tu es en train de me demander comment je vais aller à la fac sans bourse sportive... ?
-Tes résultats scolaires ne sont pas brillants, Zac, tu le sais et...
-Chris, l'interrompis-je calmement. Je viens d'apprendre que je ne pourrai plus JAMAIS marcher normalement, que courir m'est proscris... Tu es en train de me demander si j'ai un plan B alors même que je ne sais MÊME PAS si je remarcherai un jour ?!
-Zacchary, tu avais un potentiel fou, mais tu l'as gâché bêtement. Nous avons décidé que tu resterai dorénavant faire tes études ici, pour que l'on puisse t'aider à...
-En gros, vous m'empêchez de vivre ma vie pour me fliquer. Hors de question.
-Tu n'as malheureusement pas le choix.



Hôpital de Sydney, le 5 Mars


-Mme Logan, les examens montrent clairement que votre fils ne suit pas le programme de rééducation. Il a perdu presque 10kg, est apathique et sa jambe risque de ne plus être fonctionnelle si elle n'est pas mobilisée...
-Mais il refuse de manger, il ne veut pas se lever, je ne sais plus quoi faire (sanglots)...
-Il va devoir retrouver la motivation, Madame, d'une manière ou d'une autre.


Dans la chambre 501, j'entendais chaque mot que provenant du couloir. Mais je m'obstinais à regarder la fenêtre, le regard dans le vide. Je pensais à mon arrivée à Wynwood, à ceux qui avaient croisé mon chemin et à ceux qui me manquaient. Je pensais à cette fille, que je n'avais jamais raccompagné, ce qui l'avait sûrement sauvée, en soi. Aujourd'hui, ne me restaient de l'accident que la douleur dans ma jambe, brisée en de nombreux endroits, et mes côtes qui se serraient encore quand je respirais trop fort. Les hématomes partirent en quelques jours, les fractures se résorbaient, mais rien ne rafistolait mon esprit, anéanti par la perte de mes facultés motrices.
Quand ma mère revint dans la chambre, accompagnée par le médecin, je ne tournai même pas le regard vers elle. Elle s'assit au bord du lit et parla d'une voix triste, que j'aurais préféré ne jamais connaître :


-Zac, mon chéri, c'est Maman. J'ai discuté avec le docteur et ton père (je serrai les lèvres, furieux qu'elle le considère comme mon géniteur), et nous avons décidé qu'il était mieux pour toi de retourner faire ta rééducation à Wynwood.


Je tournai la tête, intéressé par ses propos qui, pour une fois, semblaient réfléchis.


-A une condition.

Ah ben tiens, voilà le chantage. Fallait s'y attendre.


-Tu dois reprendre le poids que tu as perdu et entamer correctement ta rééducation. Si d'ici un mois, tu as de nouveau un peu la forme, je t'envoie là-bas et je t'encourage dans tes études. Qu'en penses-tu ?
-… J'ai faim.



Aéroport de Sydney, le 25 Avril


-Zac, je te souhaite un bon voyage. Prends bien soin de toi.
-Merci Maman. Prends soin de Liam (je secouai les cheveux de mon frère, qui râla gentiment)
-Ne t'inquiète pas. Et ne conduis pas, d'accord ?
-Maman...(Je désignai mon genou, dont on voyait les énormes cicatrices violacées qui dépassaient de mon pantacourt, qui me donnait particulièrement froid tout comme mon t-shirt vu qu'il faisait plus froid à Sydney qu'à Miami à cette époque de l'année) Y'a pas de risques. Je t'appelle en arrivant au dortoir, ok ?
-D'accord. Je t'aime mon doudou...
-Ne m'appelle pas comme ça, 'Maan....


Une heure plus tard, j'étais dans l'avion qui m'amenait à Miami. C'était un air de déjà-vu, bien que la dernière fois que j'ai pris l'avion fut fort déplaisante, étant donné que c'était un rapatriement sanitaire, et que j'étais encore complètement drogué par les médicaments que l'on m'avait donné à Miami.
Le vol fut un moment presque sympathique, puisque je pensais à mon retour à Miami, à mes amis et à ma confrérie qui me manquait... En parlant de ça, fini les RK. Plus de sport, plus de course, et surtout, plus de foot US. Je sentais la pression monter au fur et à mesure que j'approchais de Miami. Qu'allait-il s'y passer ?


Hall d'entrée de Wynwood, le même jour un peu plus tard


-M. Durden ?

-Oui... (J'entrai dans le secrétariat) C'est moi.
-Bonjour, je m'appelle Carine, je suis la nouvelle secrétaire. On m'a dit que tu étais déjà élève ici il y a quelques mois ? Tu connais donc la routine ici. Je te laisse ton nouvel emploi du temps et des papiers à remplir. Le principal t'attends dans son bureau.
-D'accord merci.


-Zacchary ! Te voilà de retour parmi nous !
-Bonjour, monsieur le principal. Désolé de débarquer comme ça, j'imagine que ça doit poser quelques problèmes à l'équipe enseignante...
-Ne t'inquiète pas. Ton beau-père m'a dit que tu avais rattrapé ton retard et que tu te rétablissais merveilleusement bien. Mais je crois comprendre que les Cannonballs devront se passer de toi ?
-Oui monsieur. Un accident.
-On m'en a parlé... Tu comptes donc changer de confrérie, je suppose ?
-J'y suis obligé monsieur, mais ce n'est qu'une formalité, je suis là pour étudier...
-Fort bien, fort bien. Tu peux y aller mon garçon.
-Bonne journée monsieur.


Deux mois plus tard...


Couché sur mon lit dans le dortoir des SM, je repensais à mon premier jour de cours. A mon silence, aux autres élèves qui me regardaient de travers parce que j'étais « le gars qui s'est planté en bagnole et qui ne peut presque plus marcher »... Je revoyais le regard curieux, empli de pitié de tous ces abrutis de cas sociaux qui pensaient que j'étais à plaindre. Comme si je n'avais pas assez souffert, après l'accident. Des mois après, je sentais la blessure se réveiller dans mon genou. J'avais pourtant pris un anti-douleur peu de temps avant. Il faut dire que le petit morceau d'os qui me faisait hurler de douleur en pleine nuit était situé près d'un nerf, et que chaque mouvement était une torture de plus. Mais je devais passer outre la douleur et continuer à vivre.
Trouver un objectif était plutôt difficile dans mon contexte. Absolument nul à l'école, seul le foot US rattrapait mes résultats catastrophiques. Mais la perte de mon poste de défenseur m'avait coupé les ailes. J'avais erré sans but, rencontré de nombreuses personnes qui donnaient à ma vie un peu plus de sens : mon compagnon de beuverie, Sean, un gars complètement allumé, Ty, et surtout... Keziah Cooper. Cette nana-là avait un truc, c'était certain. Un truc envoûtant, sexy, irrésistible qui faisait sauter les boutons de mon jean. Mais elle était reparti quelques temps chez elle, et je devais prendre mon mal en patience. Alors maintenant me voilà, Zacchary Michael Durden, complètement inutile, futur Senior Year (oui, ENCORE), et nouveau Sigma Mu. Une confrérie qui me convenait, puisqu'elle sortait de la norme, comme moi depuis mon accident.
Je me levai péniblement et me dirigeai vers la porte. J'avais oublié un livre dans mon casier, me semblait-il, et il fallait absolument que je le récupère. Un truc d'anglais je crois, pas moyen de me souvenir quoi. Le Roi Lear, peut-être. Quelle idée, d'appeler un livre comme ça. Je me lançai dans une exploration du couloir, désert à cette heure. Oui, effectivement, personne. Arrivé devant mon casier, je l'ouvris avec la date de naissance de Liam, mon frère. Il me manquait drôlement, depuis que j'étais arrivé ici. Je fermai les yeux et les rouvrit en soupirant. Le Roi Lear. Je fermai le casier dans un bruit retentissant et me tournai. Une silhouette élancée me faisait face. Katherina. Oh mon Dieu, Kath ?! La délicieuse RK. J'avais fais sa connaissance lors d'une soirée « mission commando » des RK, destinée à éviter la chasse aux sorcières des nouvelles recrues par les anciens. J'avais trouvé refuge dans sa chambre, alors qu'elle se cachait elle aussi. Après avoir échappé à un contrôle des chambres, nous avions passé la nuit à nous découvrir et à nous unir jusqu'au matin. C'était juste avant mon accident, et je ne l'avais pas revue depuis cette nuit-là.
Ses longs cheveux blonds, doux et brillants comme la soie, effleuraient ses épaules d'une blancheur rafraîchissante en cette chaleur de ce jour de printemps. Je ne voyais pas quoi lui dire... « Ah salut, ça va depuis la dernière fois ? Oui oui, celle qu'on a passé ensemble... » ? Trop débile, Zac, t'es vraiment trop débile. Passant la main dans mes cheveux, je lui fis face, en esquissant un sourire gêné, les yeux baissés :

- Kath... Ca... Quelle surprise. Ca fait... longtemps. Tu... Tu, euh... Vas bien ?

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