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 Destiny is a bitch ! [Nolan]

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MessageSujet: Re: Destiny is a bitch ! [Nolan]   Jeu 22 Mai - 16:14

Il m'arrivait parfois de me demander ce que j'aurais fait si Mike était encore vivant. Est-ce que la vie aurait continuer son cours ? Aurais-je craqué et tout avoué. Est-ce que je n'aurais pas redoublé et serait partie de Miami comme c'était prévu. Je me souviens de nos plans, de notre projet de tour de monde. J'y repense, maintenant que j'ai tout cet argent, disperser des affaires à lui dans chaque pays comme s'il s'agissait de ses cendres. J'aurais aimé que mes parents choisissent la crémation plutôt qu'un enterrement. A des milliers de kilomètres, comment puis-je me reposer sur sa tombe. Je sais que cette pensée est égoïste et qu'ils ont eux aussi besoin de faire leur deuil. Je suis leur fille, mais pas tout à fait. C'était leur réel fils, leur chair de leur chair, leur sang. Comment pourrais-je rivaliser. Etait-ce pour ça qu'ils avaient envoyé Isaac pour veiller sur moi ? Parce qu'ils n'avaient plus le courage de le faire. Je sais qu'ils m'aiment, mais comment ne pas douter quand je réalise à quel point je ressemblais à ma mère biologique. Cette longue discussion avec mon père adoptif, cette photo d'une femme amaigris, fatiguée. J'avais tellement l'impression de me voir. Quand vous êtes en cure comme je l'ai été l'été dernier, l'image est plus parlante qu'on ne le croit. Je n'ai pas vu mon passé sur cette image, j'y ai vu mon futur. Un futur que j'ai encore frôler lorsque je suis tombé enceinte d'Isaac. Je détestais tellement penser de cette façon, me poser 36 000 questions.

Suite à ma demande un peu forcé au jeune inconnu à capuche, on disparait dans le couloir de l'escalier pour descendre. Il me fixe, mais je ne me dis que ce n'est que le résultat de ma fabuleuse réputation ou encore ma façon de lui avoir demander de l'aide. Il m'a pourtant l'air plus intrépide que farouche. J'essaye de sourire pour paraitre moins "effrayante". "Je suis désolé..." Qu'il me dit, comme si mon regard perdue avait eu raison de sa fixette. Avant qu'il n'entame son explication, je lui colle une des béquille dans les mains pour dégager l'une des miennes. Marchant avec l'autre et posant légèrement mon pied au sol par moment. Je prends dans ma poche, un boite de pilules que le doc m'avait donner. Je gobe deux cachets comme des tic tac avant de les avaler tout ronds et les ranger dans ma poche. "en fait...c'est fou...mais tu ressembles comme deux gouttes d'eaux à ma mère "

Je failli m'étrangler avec mes cachets et les recracher de ma gorge que je l'entendis. Je le dévisage. "Ca n'a pas l'air d'un compliment pourtant..." Tentais-je de rendre la discussion plus légère. Il m'aida à descendre les escaliers. On descendait lentement et ça me frustrait au plus haut point. Je me giflerai pour avoir été si conne au voyage. Mais en même temps, quand je repense à Wyatt, je n'arrive pas à totalement le regretter. Le garçon avait envahis mes préoccupations pendant des jours, si bien que je me sentais comme 4 ans en arrière en présence d'Isaac. Rien de bon sortant de mon esprit dans ces conditions. Mais la où je me rassurais, c'est que Wyatt n'était pas manipulateur. " Ecoute, je sais, c'est bizarre...putain, je suis le premier à trouver ça tellement dingue...mais tu vois, je viens du Canada, quand j'étais petit, j'habitais avec ma mère et ma petite sœur avant la mort de ... "

Tout en descendant, arrivant sur la dernière marche, je tournais alors la tête vers lui, le dévisageant, un sentiment mauvais me prenait. Pourtant j'aurai du reconnaitre son accent non ? Mais il est si discret alors que le miens est encore présent sur certaine expression. Mais non, je suis née en Amérique après tout. C'est ce que mon acte de naissance me répète. Ma conscience me lance un regard et un sourire ironique. Entre Wyatt qui a mis des milliers d'année à me lâcher un bout de son histoire et ce mec dont je ne connais même pas le nom qui me balance une telle bombe, je ne savais comment réagir. Avec mon passé, à cause d'Isaac, mes souvenirs précieux de Mike, mon respect de mes parents adoptif. Je décide ne pas m'emballer, de ne pas lui faire confiance aveuglément sur juste une phrase. "Alors celle-là on me l'avait jamais faite putain ! Faut revoir ton plan de drague mon garçon ! Même un Khi Omikron s'y prendrait mieux" Dis-je sans méchanceté. J'essayais encore de ridiculiser la conversation, faire diversion. Ne me parlez plus de mort, j'en ai assez d'un dans ma vie, et il a prit une partie de mon âme avec lui. "Tout d'abord, je m'appelle Lila ! Enchantée ! Et tu es ?"

On sortait enfin dehors et je viens m'appuyer contre un mur exterieur avant de me faire glisser jusqu'au sol pour m'asseoir. Je sortais mes cigarettes, en prenait une avec mes lèvres et tends ensuite le paquet à monsieur. "Je suis de Vancouver. Mais sérieux tu as une façon chelou de poser des questions tu sais ça ?"
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MessageSujet: Re: Destiny is a bitch ! [Nolan]   Mer 7 Mai - 20:47

Destiny is a BITCH !


Un long couloir. Des fenêtres d'un côté, une rangée de portes de l'autre. Il était long ce couloir, on avait l'impression de ne pas en voir le bout. Il semblait interminable. A gauche les portes en fer, d'un gris sec, inexpressif, refermaient ces gens accrochés aux barreaux tandis qu'à droite, les fenêtres donnaient sur cet immense saphir et ces morceaux de coton. Le ciel, la liberté qu'il représentait, ces oiseaux qui prenaient leur envol et ne s'offraient à notre vue qu'une fois dans notre vie. Mais ce paradis était figé derrière cette vitre. Inatteignable. Évidement, ces gens, avaient une vue plongeante sur le ciel, sur la liberté derrière leur barreaux et leur portes de fer. Il n'y avait que leur yeux de visible, quel intérêt de devoir faire le visage ? Rien importe plus que les yeux. Le reste était caché dans l'ombre de leur cellule. Je me mettais à la place de ces gens. En réalité, il m'était extrêmement simple de savoir ce que toucher la liberté du bout des doigts sans pouvoir l'atteindre, représentait. Mais finalement la liberté, ce n'est qu'une prison, en un peu plus grand. Je plaçai ma règle dans la diagonale, le trait atteignit le point de fuite. La perspective, qu'est-ce que j'aimais ça. Rien n'est plus réconfortant qu'un cube en contre plongée. Ces lignes droites, nettes, toutes vers le même point, ce même but. Putain, je veux être une de ces lignes, aller quelques part, vers ce point, savoir où et pourquoi je vais. Ne pas me contenter d'exister.

4 ans plus tôt, c'était ma sortie de prison. Ma liberté, enfin, ma deuxième cellule, ils sont marrant eux, à croire que passer deux ans derrière les barreaux tu peux te transformer en oiseaux du jour au lendemain. Non. La transformation est longue, alors pour t'aider, ils te présentent un psy, pour te reconstruire une vie, te reconstruire un but. Un point de fuite. Je me souviendrai toujours de cette femme, rousse, pas mal, vraiment, le genre que j'aurais bien voulu voir sans blouse blanche et dans un autre cadre que ce bureau merdique.
Tu as des passions ?
Elle s'attendait à ce que je réponde quoi ? Sûrement la mêmes choses que les autres abrutis. Le mec qui partageait ma cellule, il faisait des attrapes rêves avec du fil dentaire, il porter une ceinture sur sa combinaison et se faisait appeler Alice. Un autre, lui, il faisait des armes avec tout ce qu'il trouvait et s'improvisait rambo à chaque sorties. Moi, j'étais pas un de ces gars. J'étais pas assez tarré pour me prendre pour une fille où faire des armes, j'étais juste un jeune paumé qui avait accumulé les conneries. Et dans tout ça, fallait avoir une passion ? J'ai dit que je dessinais, parce que c'est le seul truc qui me tenait vraiment à cœur. Et me voilà. Envoyé par une charmante rouquine, en L3 Arts à l'université de Wynwood à Miami. L'administration...faut pas déconner non plus, ils ont prit 3 ans pour me trouver une école, une place. Pendant ce temps je suivais des cours de remise à niveau.

Je tirai un taf et rajustai ma capuche, il y avait beaucoup de gens dans ce parc. Trop. Ca riait, ça parlait, et moi au milieu de tout ça, j'essayais de me concentrer, de trouver un détail, un petit truc qui pourrait finir ce dessin. J'avais rempli la feuille, elle était saturée de ce long couloir bipolaire mais cela ne me semblait pas fini. Il manquait un truc, un détail qui expliquerait tout, qui renverserait la logique et donnerait de l'originalité et de la profondeur à cette simple dualité. Mais rien. Rien ne vint comme si j'avais épuisé mes réserves de créativité. Comme si je n'avais plus rien à dire, comme si plus rien n'avait besoin d'être exprimé. Le même phénomène c'était produit plus tôt, en cours. Un prof derrière moi, à hurler que mon avenir était entre ses mains, que j'avais intérêt à me tenir à carreaux, que mon talent ne me sauverait pas. Le genre de prof qui te dégoûte de la vie. Je serrai les dents pour ne pas m'emporter, pour ne pas lui abîmer son beau costume. Un français. Ces putains de français avec leur accent, leur air hautain et efféminé. Les français, une sale race ça. Je fermai ma mallette. Trois étages de crayons couleur, de bois de toutes sortes. Je me souvenais de cette mère qui me l'avait donné. Une mère, ouais. Bien qu'elle n'ai pas eu d'enfant, elle m'avait élevé pendant 3 ans comme aucune autre femme l'aurait fait. Comme aucune autre femme de l'a fait. Je mis ma mallette dans mon sac et feuilletai mon carnet. Des nuances de gris, des bleus sombres, des visages tristes, de longs couloirs, des immeubles. Je ne savais pas si ils pouvaient avoir une valeur quelconque pour quelqu'un d'autre que moi tellement ils étaient chargés de sens personnel.

Il y avait ce petit garçon. Ce mioche, qui était souvent présent. En plein milieux de la page, la tête penchée sur le côté. Je commençais par le corps, un enchevêtrement de figures géométriques qui au fur et à mesure des coups de crayons et des allez et venu de la gomme prenait forme. Puis des cheveux, un nez, des yeux, une bouche, tout ça commençant par quelques marques de crayons sur la feuille avant de devenir de plus en plus réaliste. Parfois, ça me prenait des heures, parfois, quelques minutes. Je ne savais jamais à quoi allait ressembler un dessin avant de l'avoir finit, mais ce petit garçon, il revenait souvent, c'était un habitué de mon cahier à dessin. Il venait montrer le bout de son nez dès que j'avais besoin de représenter l'enfance où l'humain au sens large, c'était un peu comme un runing gag. Bon, ce n'était pas drôle, certes. Il était souvent, la tête sur le côté, à nous regarder comme pour dire «  pourquoi ? », les mains régulièrement tachées de sang. Mais il était là. En soit, c'était assez rassurant de le voir, ça nous montrait qu'il était toujours là, toujours « en vie » en quelques sortes. Enfin, moi, ça me rassurait de savoir que je pouvais toujours le dessiner, quand je le voyais sur ma feuille, j'étais apaisé de savoir qu'il était toujours là, qu'il ne m'avait pas abandonné.
Fais gaffe, putain ! Y'en a qui ont une vie !
Ma main dérapa, et un grand trait vint arracher le visage de mon jeune garçon. Cette voix masculine me rappela étrangement un de mes...prof, effectivement, c'était lui qui descendait les escaliers accompagné d'un de ses élève, s'aidant pour tenir une grande plaque de bois, sûrement pour une maquette. Les cours d'initiation à l'architecture, ce n'était pas ce qui me plaisait le plus. Difficile pour moi de passer du dessin à la réalité, et les volumes, dans le réel c'était beaucoup plus difficile à maîtriser. J'avais toujours l'impression que le concret n'était pas fait pour moi, que j'étais fait pour évoluer dans l'imaginaire et dans la créativité.
Reste pas planté là, dégage !
Très subtil ce monsieur. Je fermai mon cahier à dessins, rangeai mon stylos. Quel idée de dessiner dans un escalier ? Tout simplement l'endroit, il était magnifique. Un pluie de lumière venait sublimer ce magnifique escalier en marbre blanc, on ne pouvait qu'être subjugué par la beauté du lieu. Mais ça aurait été trop demandé à ce prof que de comprendre. Je remontai ma capuche, coinçais mon cahier sous mon bras et mes mains dans mes poches, je dévalais l'escalier vers la sortie. Quoi ? J'aurais dû lui en coller une ? Jeter une réplique cinglante ? Je ne suis qu'un lâche, une pédale, un mec qui craint le regard des autres ? A vrai dire, j'avais cessé depuis bien longtemps d'essayer de me faire remarquer, de me rebeller, peut-être l'âge ou tout simplement mon tempérament. Les conflits ne m'intéressaient plus... peut-être était-ce...

Quelqu'un me bouscule, j'étais planté au milieu de l'allée. J'entends une petite voix me dire « Oh ! Pardon » et j’essaie de me la jouer mec mystérieux, mais elle s'en fout et dégage. Les filles, je n'ai jamais eu de succès avec. Peut-être que je suis trop froid, trop distant. Toujours est-il que je ne suis pas du genre à draguer comme un pro. Peut-être même pas du genre à draguer du tout. Petit coup d’œil à ma montre, onze heure approchait, je devais faire un saut à l'infirmerie pour y déposer mon dossier médical. Depuis mon arrivée il était difficile de s'y retrouver avec autant de papiers. Passer d'une prison, à une liberté surveillée puis à un programme de réinsertion scolaire : dans les faits, c'est simple, mais les papiers sont toujours un bordel pas possible. Le lycée de Wynwood se dressait devant moi. Le lycée...pas un endroit que j'avais beaucoup fréquenté. Des mecs cools, des intellos, des gens en dehors du système qui essaient quand même d'avoir l'air cool, c'est dingue comme tout cet univers me paraissait étrange.

Des couloirs, des couloirs, des couloirs, des escaliers, des escaliers, puis encore des couloirs. Comment peut-on supporter de vivre dans un bâtiment avec autant de couloirs et d'escaliers ? Quelques portes plus loin je pus enfin voir « Infirmerie ». C'était pas trop tôt. J'entrai dans la salle d'attente et me calai dans le premier siège à ma portée. Un couple de jeunes, l'une entrain de lire, l'autre prêt à crever sur place était présent. S'en suivit un silence embarrassant et particulièrement long. Ils devaient avoir quinze ans, pas plus. J'allumais mon téléphone, et commençai à jouer à angry bird quand la porte s'ouvrit à nouveau. Putain, tombe salope de brique. C'est bon, t'as que ça à foutre de tomber, c'est ton seul but dans la vie, fais le et on sera deux contents. J'éteignis rapidement ce jeu. Ma main commençait à serrer dangereusement mon portable. Relevant les yeux, je vis la fille qui venait d'entrer, brune, avec des béquilles. Mais son visage, son visage il me disait quelque chose. Il m'étais si familier et pourtant, je n'aurais pus dire où je l'avais croisé. "Bon !" Elle jeta son magazine sur la table, "Si l'infirmière me demande, je suis allé m'en griller une !" . Elle remarqua mon intérêt pour sa personne. Quoi ? Elle croit que je drague c'est ça ? Elle arqua un sourcil avant de me demander d'une voix des plus naturelle :  " Et badboy tu viens m'aider à descendre les marches et je t'en payes une ?"

Je la revis, allongé par terre. Les yeux grands ouverts, et pourtant, sans aucune expression, sans aucun signe d'émotion. Elle était inerte, sur le sol pendant que ma sœur hurlait de peur. Un liquide blanc remontait dans sa bouche, son corps fut secouer de tremblements, puis se fut la fin. Et ma petite sœur pleurait, j'essayais tant bien que mal de lui cacher les yeux, pendant que j'affrontais seul cet affreux spectacle. Et ces yeux, vides, grands ouverts, qui me regardaient. Ces yeux, c'était les mêmes que cette fille avec des béquilles, les mêmes que ma mère. Je repensais aux cris que ma petite sœur poussait...était-ce possible ? Non, tout bonnement non. Elle attendait une réponse, manifestement. « C'est d'accord ». Je l'aidais à se lever de son fauteuil, puis nous sortîmes de l'infirmerie. Je ne pouvais pas quitter des yeux. Ses traits, j'aurais pus les recréer à l'identique une centaine de fois sur une feuille, mais les seuls schémas qui me parvenaient en tête étaient ceux d'une petite fille. Je l'imaginais déjà dans les bras du petit garçon à attendre que quelqu'un vienne les aider, dans cette chambre crade. Cette fille, c'était le portrait craché de ma mère. Je ne pouvais tout simplement pas la quitter des yeux. «  Je suis désolé... ». Je m'étais aperçus du fait que je la dévisageais depuis plusieurs secondes, c'était gênant, presque assez pour me faire esquisser un sourire «  en fait...c'est fou...mais tu ressembles comme deux gouttes d'eaux à ma mère ». Je suppose que certains l'auraient dit de façon mielleuse, remplis de nostalgie à l'évocation de la figure maternelle. Ma réplique fut acide. Car tout ce don je me souvenais, c'était d'un cadavre. Nous marchâmes vers l'escalier, il était sombre, presque lugubre et le visage de la jeune femme était moins visible.

Arrivés devant l'escalier, je l'aidais en lui la supportant sur mon épaule, je tenais sa béquille de mon autre main. Je ne sais pas si c'est le noir, si c'est le fait d'être enfin seul avec quelqu'un, où qu'elle m'inspirait vraiment confiance, mais j'avais envie d'en dire davantage. Une toute petite partie de moi espérait encore. « Ecoute, je sais, c'est bizarre...putain, je suis le premier à trouver ça tellement dingue...mais tu vois, je viens du Canada, quand j'étais petit, j'habitais avec ma mère et ma petite sœur avant la mort de ... » ma phrase était répétitive, puis évoquer la mort de ma génitrice n'était pas la chose la plus agréable «  enfin bref, tu viens d'où ? »

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MessageSujet: Destiny is a bitch ! [Nolan]   Ven 2 Mai - 6:42

Après un voyage catastrophique, je me suis retrouvé, le pied gauche dans le plâtre. Béquille et tout le barda. Après un passage à l'hôpital, un remontage de bretelles et quelques heures de colles, je devais venir à l'infirmerie plus ou moins régulièrement pour vérifier si le plâtre était à changer, ma cheville dégonflant petit à petit. C'était clair, je ne pourrai plus courir, mais je comptais bien reprendre la marche et la randonnée à Yellowstone pour honorer mon frère. L'avantage était peut-être de découvrir Wyatt un peu plus en profondeur, ça m'énerve de l'admettre, mais il me tarde souvent de le voir en cours, appréciant un peu trop qu'il pose son regard sur moi et sourit horriblement trop quand il m'adresse la parole. C'est un râleur, un con, il est odieux et il est plus vexant que n'importe qui.

Dans la salle d'attente, j'attends donc. Rongeant mes ongles, cherchant encore lequel pouvoir ronger, je regarde les autres et les détails. Cette rouquine à lunette qui lit tranquillement son magazine, ce merdeux de quinze ans qui tient son bras comme si il allait mourir, ce mec dans le fond qui fait pas un bruit. Je m'ennuie c'est indéniable. L'ascenseur en panne, j'ai maudit celui qui a eu l'idée du siècle de mettre les lieux au premier étage. Sur la table devant moi, des magasines vieux de trois mois voir de l'année dernière. Un vieux journal trône avec en couverture l'article sur la prise d'otage. En gros la tête de Trent, en deuxième photo, celle de Wynwood. Je m'empare du papier et me remémore légèrement les événements. Pour moi, la prise d'otages n'avait pas durer bien longtemps, j'étais tombé bien vite, et j'avais encore du mal à réalisé qu'une fille était morte dans la même pièce que moi.

"Bon !" M'exclamais-je en jetant le journal sur la table. "Si l'infirmière me demande, je suis allé m'en griller une !" Dis-je à l'attention de ceux qui attende.

J'attrape mes béquilles, saloperies que me tuait les paumes des mains. Me hissant sur ma jambe droite, je grimaces à la sensation de tiraillement qui me lançait dans la cuisse gauche. Je tourne la tête vers un garçon, l'air grognon, me dévisageant depuis tout à l'heure. J'arque un sourcil. Je ne sais pas ce qui le choque ici présent mais je lui fais un grand sourire pas le moins perturbé. Wyatt faisait la gueule tout le temps et pourtant ça ne m'empêcher pas de vouloir le connaitre.

"Et badboy tu viens m'aider à descendre les marches et je t'en payes une ?"

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