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 Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]

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MessageSujet: Re: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Dim 24 Aoû - 16:14

Pars, et ne reviens jamais.


♥ Jennifer & Clara ♥

Jennifer toqua à la porte. Ce n’était plus une formalité qu’autre chose puisque au final elle avait les clés. Ca donnait un air plus sérieux, elles prenaient de la distance face à leur père, c’était comme un rendez-vous d’affaire, oui c’était ça, au final de l’argent et leur vie serait l’enjeu de tout ça. Un rendez-vous assez important donc. C’est une nouvelle gouvernante qui ouvrit la porte, d’après Jennifer elle était là depuis une petite semaine. Elle serait donc assez surprise de leur venue ici, ainsi que le remue-ménage que nous allions produire.

« On voudrait voir M.Wilson » dit Jennifer puis elle marqua une pause devant la réaction tétanisée de la gouvernante.

Elle ne les connaissait pas mais avait surement déjà vu le visage de Jennifer sur des photos dans la maison, il devait probablement y en avoir, c’est ce que Clara en déduisit. Par contre la gouvernante ne devait pas la connaître elle, et ce qui devait encore plus la surprendre était le ton qu’avait employé Jennifer tout en appelant son père par son nom. Pas très commun à vrai dire.

« Ah, je suis accompagnée de … »

Jennifer se tourne alors vers Clara un sourire malicieux sur les lèvres, celle-ci sourit à son tour avant de regarder la gouvernante.

« Clara, Clara Wilson. » sourire mesquin et voix de garce, tout en essayant de garder une expression innocente.

La gouvernant ne disait rien complètement perdue devant les jeunes-filles. Elle devait surement être quelque peu bouleversée face à ces révélations. Ce n’était rien pourtant, mais Clara en déduisit que son père n’avait pas parlé d’elle. Comme d’habitude elle était délaissée, le vilain petit canard certainement. Se redressant sur ses talons Clara pris suite à sa sœur, menton levé, démarche féline et déterminée, elle ne se retourne pas quand la porte se ferme. Elle suit sa sœur qui sait où se diriger, elle ne sait pas où elle se dirige mais elle est complètement éblouie par la taille des pièces, le mobilier hyper moderne et qui apparait très luxueux. Ce n’est pas tellement à son goût, un peu trop impersonnel pour elle, mais elle admire quand même, elle n’était jamais entrée dans une maison si grande et si luxueuse. Elle observe note mentalement essaye d’interpréter. Nouvelle Eta Iota certes mais toujours sensible et réceptive, intelligente de nature elle sait se servir de sa tête… Cela peut faire mal, et ça va faire mal.

« Qu’est-ce que vous attendez ? Allez le chercher, on n’a pas toute la journée ! » dit Jennifer autoritairement.

La gouvernante sembla vouloir répliquer mais devant le regard de Jennifer elle se ravisa. Clara était complètement fascinée par sa sœur, elle pouvait tout obtenir, elle avait cette force, cette intensité des personnes qui inspirent le respect immédiat. Aux yeux de sa sœur Jennifer était un être exceptionnel, invincible, rien ne pouvait lui résister, ce n’était pas comme elle, trop sensible, trop timide. Mais cela devait changer, Clara voulait devenir comme sa sœur.

« Tu veux boire quelque chose ? » demanda sincèrement Jennifer.

« Choisis ce que qui te conviens le mieux, je te fais confiance. » répondit Clara un petit sourire joyeux devant l’attention de sa sœur.

« Hum, du champagne » Elle examinait la première bouteille qui venait, et ajoutait « Je vais l’ouvrir, le paternel comprendre surement que c’est une grande occasion »

Clara sentit un frisson glisser sur sa colonne vertébrale, électrisant, la pression commençait à monter. Elle ne stressait pas tant que ça pour l’instant mais elle savait que bientôt son cœur voudrait avec ardeur sortir de sa poitrine et que c’était très mauvais signe. Transpiration, rougeur, tremblements, vertiges, plaques, c’était habituel et elle redoutait ça. Bien heureusement elle s’améliorait grâce aux aventures avec Jennifer elle n’avait pas trop eu le choix. Elle avait aussi un médicament pour la tension, celle-ci étant habituée à être trop élevée.

« Oui, si il ne pète pas un câble avant ahah. » Clara essayait de s’enfuir de son stress avec de l’humour, au-delà de ça elle savait que son père aurait quand même très probablement cette réaction.

Clara restait debout, sur place regardant sa sœur s’agiter entre la magnifique cuisine américaine et le salon très spacieux et luxueux, ses talons claquaient sur le parquet à un rythme très régulier ce qui adoucissait les tensions de Clara. De nouveaux pas interrompirent cet équilibre relaxant, Mr Wilson arrivait.

« Clara ! Ou étais-tu passée, enfin ? Et toi, Jennifer ? » Il marqua une pause, indécis. « Vous étiez ensembles ? »

Sans hésitation ou presque Jennifer pris la parole, un ton neutre et froid comme elle savait très bien le faire. Mais derrière tout ça Clara savait que sa sœur canalisait ses émotions aussi fortes soient-elles, sa sœur était capable de les transformer. « Rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme ». M’enfin d’un autre point de vu cette phrase était fausse, elle avait gagné une sœur, elle allait perdre un père et toute sa vie serait transformée. Comme quoi la science n’est que relative au final.

« Contente de voir qu’on t’as manqué » Fis Jennifer sans émotion, arrangeant les flutes sur la table. « Mais je t’en prie, assieds-toi, et prend une flûte »

Son père était complètement concentré sur Jennifer et cela renforçait un peu l’énervement de Clara, tout se répétait encore et encore. Mais bientôt elle prendrait la parole et tout exploserait. Son père était habitué à voir Jennifer dans des états pareils, mais sa petite Clara non, trop gentille, trop respectueuse, trop timide pour avoir un mot à dire. Ça lui ferait bizarre et Clara s’en réjouissait à l’avance.

« C’est quoi ce bazar, Jennifer ? Pourquoi as-tu ouvert une bouteille de champagne ? Je suis désolé, mais je n’ai pas le temps, je travaille sur un gros dossier »

Nerveusement et aussi agacée Clara émit un petit rire. Il se foutait de leur gueule ? Il avait deux de ses filles dans son salon, des filles qui n’étaient pas censées se connaitre et sa seule réaction était de dire qu’il avait un dosser très important sur lequel travailler. Il avait toujours été égoïste, toujours ailleurs quand le besoin était, toujours brillant par son absence mais Clara lui avait toujours trouvé des excuses. Mais depuis qu’elle savait la vérité elle était écœurée, dégoutée de son père au point que son comportement à lui et à tous les hommes de son genre la dégoutait.

« Ton gros dossier peut attendre quelques instants, nous avons à te parler. » Clara fit un ton de petite fille innocente comme son père avait eu l’habitude d’entendre.

« Tu sais quels enjeux il y a sur ce dossier Clara ? Je ne sais pas si tu rendras un jour compte que… » Clara le coupa, légèrement agacée par son attitude.

« Tu sais quels enjeux il y aura sur notre discussion « Papa » ? Je ne sais pas si tu te rendras un jour compte que ta soit disant famille est plus importante que ton travail et que toi. » elle prenait le même ton que lui, avec cette air d’agacement qu’il avait en permanence face à elle.

« Je ne te permets pas de me parler comme ça, ni même de me couper la parole, petite impertinente. »

Clara se remit à rire, un petit rire. Il se foutait vraiment d’elle, elle impertinente ? Elle en aurait pu se tordre de rire. Le fait qu’elle rigolait comme ça devant lui agaçait encore plus son père qui commençait à s’énerver sérieusement.

« Dites-moi ce que vous voulez ou je retourne travailler. Je n’ai pas de temps à perdre pour vos bêtises d’adolescentes puériles. »

Clara regarda sa sœur et lui indiqua du regard qu’elle pouvait se charger de son père comme elle savait très bien le faire.

« Vous pouvez nous laisser ? » Ce n’était pas une question, mais bien un ordre qu’elle adressait en direction de la gouvernante. « Réunion de famille » Précisa-t-elle à leur père. « Une première n’est-ce pas ? Crois-moi, tu vas prendre le temps de nous écouter, parce qu’on a beaucoup à se raconter » elle le regarda dans les yeux, glaciale, et s’enfonça plus profondément dans le canapé en cuir sur lequel elle s'était préalablement assise.

Le trio formant un joli triangle. Clara debout en face de sa sœur et son père qui venait de s’avachir sur un des fauteuils, au plus loin possible de ses filles. Tout dans son attitude montrait qu’il ne voulait pas être là ni avoir cette discussion, pas par ce qu’il savait la suite des évènements bien au contraire mais juste car il avait d’autres choses à faire. La gouvernante après un signe rapide de leur père les laissa donc seuls dans le salon. La discussion pouvait enfin commencer.

« J’étais partie chez maman, tu sais elle n’est pas bien depuis que tu l’as quittée elle s’est remise avec un homme pas très bien. Mais au final il est un peu comme toi… En moins absent mais plus brutal, physiquement parlant bien sûr. Parce que toi tu aimes la torture mentale visiblement. »

« C'est n'importe quoi ! Tu… »

« Je disais donc qu’un soir alors que je rentrais, elle était seule dans le petit salon, bien moins luxueux qu’ici bien entendu, et elle était vraiment mal. Elle avait bu et l’autre n’était pas là. Je lui ai donc parlé je voulais savoir ce qui n’allait pas et je lui ai aussi parlé de ce que j’avais vu la dernière fois que j’étais venue, Jennifer et toi en somme. Elle m’a tout raconté, Papa, mon adoption et tout le reste, je sais absolument tout. »

Clara pris alors une coupe de champagne et tout en brisant le beau triangle alla s’asseoir à côté de sa sœur. Et avant de boire sa première gorgée elle souhaita rajouter quelque chose avant que son père comprenne bien ce qu’elle venait de dire.

« En fait je vais rectifier, on sait tout, nous deux, Jennifer, moi, enfin tu vois tes filles quoi. Sauf si il y en a d’autres ? »

Clara avait gardé sa voix innocente mais ça ne l’amusait pas du tout contrairement à tout à l’heure, elle était terriblement énervée, ces épisodes l’avaient profondément bouleversée, elle s’en était plus ou moins remise. Elle l’avait tout de même encore en travers de la gorge et elle voulait que son père paye. Elle regarda sa sœur, satisfaite, Jennifer pourrait reprendre le relais, elle serait plus cruelle plus méchante, plus juste en somme. Il n’était plus question de faire machine arrière, leu père savait de quoi elle parlait ou redoutait que ce soit bien ça, mais c’était effectivement bien de ce sujet qu’elles voulaient parler et elles étaient déterminées.

HRP:
 
(c) Arwy

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MessageSujet: Re: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Ven 22 Aoû - 20:46

Pars, et ne reviens jamais.


♥️ Clara et Jenny ♥️

« T’es prête ? »

Etre mise devant le fait accompli. Question fatidique. Pouvais-je vraiment répondre à l’affirmative, alors que je m’apprêtais à faire sortir de ma vie l’homme qui m’avait mise au monde. Qui nous avait mis au monde ? Oui, je le pouvais. Parce que je n’étais, au fond, qu’une enfant brisée au côté de sa sœur. Parce que ce mec n’était pas un père mais un enculé. Parce que j’étais Jennifer Wilson et que plus rien ne m’arrêterai, dorénavant.

« Oui, voilà c’est bon. Je voulais juste lui laisser une petite surprise pour son départ »

Simple petit cadeau d’adieu. Une lettre, non pas d’amour, mais une lettre quand même. Elle n’était pas simple, celle-ci, elle ne le pouvait pas, car dans la famille, rien ne l’était. Nous en étions les preuves vivantes. Un homme d’affaire riche à en vomir, une mannequin célèbre, et leurs deux filles qui ne se connaissaient pas une semaine plus tôt, à cause de l’égoïsme de leur parents. Je déposais l’enveloppe dans la voiture, ou mon dénommé père la trouvera, et nous nous mimes en marche, vers la porte de la villa.

Je regardais devant moi, concentrée. Marcher droit, avec assurance et décontraction. Un point fixe, pour caler son regard, le clapet de la porte. De l’or massif. J’attachais mes pupilles à ce point d’ancrage, connaissant parfaitement les environs, notre magnifique jardin, la villa luxueuse et tout ce que j’aurais dû admirer. Arrivée devant cette porte que j’avais ouverte mainte et mainte fois, je décomptais, avant de jeter un dernier regard à Clara, qui admirait les lieux. Enfin, je toquais à la porte, et demandais d’une voix sèche et autoritaire :

« On voudrait voir M.Wilson » Je marquais une pause, voyant que la gouvernante ne réagissait pas.

Elle était surprise. Travaillant pour nous depuis à peine une semaine, elle ne me connaissait guère mais semblait désemparée que je m’adresse ainsi à elle, en appelant mon père par son nom, qui plus est. Cela m’agaçais, j’ajoutais donc, sourire de garce sur le visage :

« Ah et je suis accompagnée de … »

« Clara, Clara Wilson »

Je retins un petit rire, nerveux et fier. La benjamine Wilson avait opté pour une voix de garce et un sourire mielleux, qui correspondait parfaitement à la situation. La bonne femme qui nous faisait face était affolée et bouleversée, comme si elle avait ouvert à deux monstres. Ce n’était que le début.

Telle le mannequin que j’étais, j’entrais dans la maison, suivie de Clara et de la gouvernante, qui ferma la porte, avec, il me sembla l’entendre, de la difficulté. En pénétrant dans la maison ou j’habitais depuis plusieurs mois maintenant, la chaleur m’enveloppa, me faisant me sentir parfaitement à l’aise. Pourtant, un courant glacé me chatouillait l’échine et glissait le long de ma colonne vertébrale, une sensation étrange, non douloureuse mais dérangeante. Etait-ce la présence de l’homme que nous attendions, quelques pièces plus loin, un sentiment de culpabilité ou une sorte d’adrénaline malsaine ? Je n’en savais trop rien, mais cela eut pour effet d’agrandir mon agacement, que cette pauvre gouvernante dont je commençais à avoir pitié, dû subir.

« Qu’est-ce que vous attendez ? Allez le chercher, on n’a pas toute la journée ! »

Cette dernière avait surement reçu l’ordre de mon père de ne pas le déranger, ce pourquoi elle s’apprêta à répliquer, mais je lui lançais un regard noir, et elle se précipita dans son bureau. Satisfaite, je lui adressais un regard hypocrite, avant de me tourner vers Clara, cette fois-ci sincère.

« Tu veux boire quelque chose ? » Je me dirigeais vers la cuisine américaine, et ouvrit un petit coin que j’avais repéré pour les grandes occasions. « Hum, du champagne » J’examinais la première bouteille qui venait, et ajoutais « je vais l’ouvrir, le paternel comprendre surement que c’est une grande occasion »

Tout en gardant la bouteille à la main, j’ouvris la vitrine des verres et en sortit trois flûtes spécialement dédié à cet alcool, et tout en faisant claquer mes talons sur le parquet, j’allais les déposer sur la table basse, dans la grande salle ou nous avions débouché quand nous étions entrées. C’est ce moment que choisis mon père pour apparaître.

« Clara ! Ou étais-tu passée, enfin ? Et toi, Jennifer ? » Il marqua une pause, indécis. « Vous étiez ensembles ? »
Le voir à quelques mètres de moi m'étais maintenant insupportable. La colère que j'avais si longtemps enfouie refusait surface, me submergeant, affolant chacune de mes cellules et serrant mes poings fragiles. Mes ongles manucurés s'enfonçaient dans mes paumes, me blessant, et je luttais pour ne pas lui sauter au cou et l'étrangler. A la place, je revêtis un masque neutre, canalisant ma colère dans la mise en scène.

« Contente de voir qu’on t’as manqué » Fis-je sans émotion, arrangeant les flutes sur la table. « Mais je t’en prie, assieds-toi, et prend une flûte »

« C’est quoi ce bazar, Jennifer ? Pourquoi as-tu ouvert une bouteille de champagne ? Je suis désolé, mais je n’ai pas le temps, je travaille sur un gros dossier »

Connard. Enculé. Bâtard. Hum, pardon, heureusement que je ne pensais pas trop fort. Toujours aussi radin. Toujours aussi égoïste. Toujours aussi abeugle pour ne pas se rendre compte que je n'étais pas dans mon état normal, que nous n'étions pas dans notre état normal. Que je m'apprêtais à péter un câble et à tout balancer, quitte à ne pas m'arrêter de parler des heures durant, tant j'avais de choses à dire. Normalement, un père voyait ses choses là. L'émotion faillit m'arracher des larmes, mais je me pinçais discrètement et repris le contrôle, pour quelques minutes. J'avais, depuis toujours, du mal à gérer mes émotions, malgré toute l'aide et le soutien, si je puis dire, que j'avais pu avoir.

« Vous pouvez nous laisser ? » Ce n’était pas une question, mais bien un ordre que j’adressais à la gouvernante. Celle-ci aura démissionné avant la fin de la journée, poor her. « Réunion de famille » Précisais-je à mon père. « Une première n’est-ce pas ? » Enfin, j’ajoutais. « Crois-moi, tu vas prendre le temps de nous écouter, parce qu’on a beaucoup à se raconter » Je le regardais dans les yeux, glaciale, et m’enfonçais plus profondément dans le canapé en cuir sur lequel je m’étais préalablement assise.

Mon côté garce prenait possession de mon corps et mon esprit, et cet homme qui m'as engendré en payera le prix.

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(c) Arwy

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MessageSujet: Re: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Ven 15 Aoû - 21:27

Pars, et ne reviens jamais.


♥ Jennifer & Clara ♥

[justify]Jennifer plaisantait et cela fit sourire Clara. Elle était présente mais pas entièrement, elle redoutait vraiment le moment qui allait arriver. Elle savait quelle importance il aurait dans la suite de sa vie, les répercussions et tout ce que ça engendrait. Bertrand leur annonce qu’il reste 5 minutes avant que les filles arrivent au point de rendez-vous. Le cœur de Clara s’accélère mais elle devait dire un truc à sa sœur avant.

« Tu sais Jennifer… Je sais que je veux le faire. Je te lâcherais et je ne lâcherais pas non plus, juste pour moi-même. Tu sais tu as du affronter la mort de … notre mère, mais en soit je pense que ta vie a été quand même plus joyeuse que la mienne. Jusqu’à mes huit ans j’avais une vie normale, mais après le truc tu sais… Tout a été changé. Mes parents se sont séparés et notre père m’a trimbalée partout sans pourtant être là pour moi. Je n’ai jamais vraiment eu d’amis et je me rends compte que je n’ai jamais eu vraiment de famille et qu’à part toi je n’en aurais plus jamais. Je n’aurais jamais vécu cette stabilité, personne n’a jamais été fière de moi, enfin pas depuis mes huit ans et encore avant c’était déjà compliqué. Je… J’ai vraiment besoin de toi Jennifer. Pas que maintenant, je veux pas faire ça juste pour l’argent ou par vengeance, je veux juste essayer de récupérer quelque chose que je n’ai jamais eu la chance d’avoir. »

Elle s’arrêta quelque secondes au bord des larmes. Les dernières qu’elle verserait certainement, mais elles devaient être versées.

« Je veux juste que tu me promettes que tu ne m’abandonnera jamais ok ? »

Elle fondit en larme. C’était trop dur pour elle de se dire qu’elle avait toujours abandonnée lâchement. Dès sa naissance c’était elle que ses parents avaient choisis de laisser, c’était elle qui avait été adoptée, c’était elle qui avait dû déménager, c’était elle qui avait dû voir sa mère adoptive sombrer sans pouvoir rien faire et c’est elle qui avait dû toujours vivre dans l’insatisfaction et l’absence d’un père. Elle avait toujours pris ça comme normal, comme si tout ça était vécu par tout le monde. Mais maintenant qu’elle connaissait la vérité c’était juste très dur à supporter. Et quand elle pensait à tout ce qu’elle aurait pu vivre et à tout ce qu’elle avait manqué c’était encore pire. Elle sécha ses larmes du revers de la main et regarda sa sœur dans les yeux, plus déterminée que jamais.

« Jamais » répondit Jennifer.

Les jumelles comme liées par un lien invisible se mirent à pleurer, en se prenant dans les bras. Cette complicité était nouvelle autant pour Clara que pour Jennifer, mais elle faisait un bien fou à Clara. Elle avait trouvé à Jennifer un point d’encrage pour évoluer, pour reprendre goût à la vie, pour juste vivre libre, libérée de toutes les barrières qu’elle avait eu depuis toute petite.

« On va lui prendre tout ce qu’il n’a jamais eu, on le rendra faible et fragile comme il l’a fait pour nous. Après ça je ne veux plus jamais le revoir, et s’il ose essayer de nous recontacter, je m’en fou des répercussions je balance tout à la presse et je le traine dans un tribunal. Il nous a fait trop de mal, et pas qu’à nous, faut juste que ça s’arrête. »

Jennifer approuva les dires de Clara avant de déclarer :

« Je veux lire la défaite sur son visage et le voir partir la tête basse. Que son petit cœur de pierre saigne jusqu’à sa mort. »

La voix de sa jumelle était froide et presque dénouée d’émotion, comme avant un meurtre de sang-froid. Clara était plus émotive que sa sœur, elle était beaucoup plus stressée et avait chaud, très chaud. Elle reniait quand même de sa famille, il faudrait que ça marche. Jennifer regardait ensuite par la fenêtre, pensive, et Clara fit de même. Dans quelques minutes elles affronteraientt un monstre et sa vie ne serait plus jamais pareille. La voiture s’arrêta et Bertrand leur indiqua qu’elles étaient arrivées avant de venir leur ouvrir la portière. Clara mis ses lunettes de soleil, pour cacher un peu ses yeux rouge mais aussi parce que le soleil tapait fort. Son père serait surement surpris de la voir comme ça, et elle en jouerait. De toute façon elle n’était même pas sûre qu’il ait remarqué un jour son style vestimentaire… Mais là c’était quand même très différent, rien que le rouge à lèvre rouge pétant en dévoilait long.

Le regard plongé sur le décor féérique de la côté ouest de l’Amérique, Clara ne remarqua pas l’émotion de Bertrand le chauffeur, alors que sa sœur oui.

Le lieu de rendez-vous était en fait la villa de Jennifer où elle avait toujours vécu. Le cœur de Clara se serrait un tout petit instant mais elle regarda sa sœur dans les yeux, avant de descendre.

« Bertrand, vous pourriez … préparer la Mercedes pour … tout à l’heure ? Ah, je finis ce mot, mais vous le laisserez à l’intérieur. Ensuite, vous préparez les valises de M.Wilson, en veillant à passer par derrière, de façon à ne pas le croiser. Enfin, vous nous rejoindrez, nous serons tous dans le salon. »

« A votre service. »

« Merci pour tout. »

Clara regarda avec bienveillance Bertrand, cet homme était juste exceptionnel, apparemment il l’avait toujours été envers Jennifer et était bien partit pour rester fidèle. Si il y avait un problème légalement il pourrait être de leur côté et faire un parfait témoin. Clara se surprit même à penser que à tout hasard il pourrait prendre la place de tuteur au sein de la famille, si besoin.

Clara attendit sa sœur quelques instants le temps que Jennifer lise une lettre, elle ne savait pas ce qu’elle contenait mais elle ne pris pas le soin de demander, elle avait total confiance en sa sœur. Une fois qu’elle l’eut fermée elle demanda à sa sœur en la regardant dans les yeux :

« T’es prête ? »

« Oui, voilà c’est bon. Je voulais juste lui laisser une petite surprise pour son départ. »

Jennifer montra rapidement la contenu de la lettre à Clara qui sourit à sa sœur. Ca blesserait forcement leur père et au mieux ça l’énerverait. Après tout il devait le prix fort, avec les deux jeunes-filles il ne serait pas déçu, c’était sûr.

Elles s’étaient assurées que leur père n’était pas en voyage ou autre mais bien chez lui. Il y avait de grand mur mais la maison était face à la mer, en fait du côté rue on ne voyait complètement rien à part le haut de la maison mais on savait très bien que derrière c’était la mer. Bref un truc horriblement cher et luxueux. Clara se sentait plus prête que jamais à affronter son père. Jennifer avait gardé bien évidement les clés de sa maison et en activant le petit portail elles entrèrent dans la grande propriété. C’était vraiment gigantesque, Clara avait déjà habité dans de grandes maisons mais ce n’étais pas aussi… Grandiose qu’ici. C’était une architecture super moderne, blanche et qui se fondait à la perfection avec le ciel bleu et le soleil chaud. Le jardin était lui aussi magnifique, il y avait de nombreuses plantes en tout genre, des grands arbres et d’autres tout touffus, les fleurs du printemps étaient déjà bien sorties et les parterres de fleurs étaient magnifiques. La pelouse elle, semblait toute douce. C’était vraiment joli, en plus Jennifer lui avait dit qu’ils étaient du bon côté pour voir le soleil se coucher, c’était génial. Dire que si elles réussissaient leur coup, tout serait à elles deux !

Jennifer, à la fin de son décompte toqua à la porte, trois coups exactement. La porte s’ouvrit rapidement, une gouvernante aux yeux ébahis presque exorbités, surtout au moment où ses yeux se posèrent sur Clara. Elle ne la connaissait pas, Clara n’était jamais venu dans cette maison encore et Jennifer n’avait pas parlé d’elle, réservant la surprise à son père.

« On voudrait voir M. Wilson. »

Jennifer avait plus tôt appelé la secrétaire de leur père pour s’assurer qu’il serait là quand elles viendraient. Elle avait durement combattus pour que la secrétaire si fidèle à leur père ne dise rien de leur présence à elles deux. Surtout la présence de Clara. Il travaillait sur une très grosse affaire, une affaire capitale avec un gros client. Au fond elle espérait que tout ça le chamboulerait et que dans la foulée il raterait cette affaire. Mais bon il ne fallait pas qu’il coule non plus parce que les filles avaient prévues qu’il leur envoie un dédommagement chaque mois, le prix du silence en gros. Après tout si les filles montraient cette affaire au grand jour, sa carrière serait finie, son petit train de vie en irait de même, il serait peu à peu ruiné. Il se pourrait aussi qu’il aille en prison, bref il aurait obligation de coopérer.

« Ah, je suis accompagnée de … »

Jennifer se tourne alors vers Clara un sourire malicieux sur les lèvres, celle-ci sourit à son tour avant de regarder la gouvernant.

« Clara, Clara Wilson. » sourire mesquin et voix de garce, la mission est lancée.

Se redressant sur ses talons Clara pris suite à sa sœur, menton levé, démarche féline et déterminée, elle ne se retourne pas quand la porte se ferme. Elle suit sa sœur qui sait où se diriger, elle ne sait pas où elle se dirige mais elle est complètement éblouie par la taille des pièces, le mobilier hyper moderne et qui apparait très luxueux. Ce n’est pas tellement à son goût, un peu trop impersonnel pour elle, mais elle admire quand même, elle n’était jamais entrée dans une maison si grande et si luxueuse.
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MessageSujet: Re: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Mer 7 Mai - 18:25

Pars, et ne reviens jamais.


Jenny et Clara ♥

La mercedes était vraiment confortable mais pas assez pratique à mon goût. A Miami il fait toujours un temps de malade, alors la plupart du temps les voitures sont décapotables. Ensuite, il manquait une touche personnelle. Une chose … qui la rendrait unique. Des initiales sur les chaises, ou des stickers sur les côtés. Promis, une fois débarrassée du daron, on arrange ça ! Je vous assure que j’aurai ma ferrari, quoique qu’il arrive !

Lorsque Clara était arrivée, j’avais été particulièrement contente de la revoir. Plus je la côtoyais, plus je ressentais le besoin de la connaître, elle, et ces milliards de choses qui font d’elle ma jumelle. Je voulais savoir si on avait les mêmes goûts, si elle pensait à la même chose, en même temps, et tout ces trucs auquel je n’avais jamais cru sur les jumeaux. Pour l’instant, j’avais réussi à contenir ma curiosité, et on n’avait échangé que la notre vie d’avant, et de maintenant. La « base » en cette circonstance. Le plus inquiétant pour moi, qui m’était presque promis de ne plus m’attacher aussi fort à une personne que je l’avais pu faire dans le passé, c’était qu’elle devenait comme une drogue pour moi. Impossible de la perdre une nouvelle fois.

Inquiète de son état d’esprit, je lui avais demandé si cela allait :

Moi aussi ! Comment tu vas ?

Elle me sourit, visiblement contente de l’attention que je lui portais. Je ne manquais pas de le lui rendre.

Un peu stressée, enfin pour l’instant ça va… Et toi ?

Je fis une moue boudeuse. Visiblement, je ne m’étais pas trompée. Elle redoutait ce qui allait venir, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Après tout, c’était complètement dingue.

-Je vais … bien. Je ne préfère pas penser au futur, et me concentrer sur le présent, aujourd'hui. Ne pense pas et tu verras, ça ira mieux.


Et c’était vrai. La colère m’empêchait presque de douter de ce qu’on allait faire. Du truc fou qu’on allait accomplir, de la façon dont on allait se comporter. Ca défiait tous les principes familiaux, mais c’était nécessaire. Je ne pourrais plus supporter une seconde de plus mon « père ». Je ne veux pas que mes enfants voient cet enfoiré. Personne ne doit plus jamais m’assimiler à cet homme. Je veux qu’il sorte de ma vie, qu’il souffre comme il nous a fait souffrir. Et je compte bien sur la chance, parce que comme on dit, la roue tourne.

Dis, tu crois que ça va bien se passer ? Enfin j’y ai réfléchi, s’il n’accepte pas nos demandes on fait quoi ? Enfin, on peut prévenir les médias tout ça, mais la parole du père sera toujours supérieur à ses deux filles et on nous prendra pour deux folles, enfin certainement.

Je songe, deux secondes tout au plus. Puis je me souviens : ne pas penser. Ne pas redouter, se concentrer sur le présent. Je l’avais dit moi-même. Aucun doute, nous allions réussir, sinon, de toute manière je partirai. La seule pensée que la planète entière nous prenne pour des menteuses me répugna et je retins un hoquet d’horreur. Quelle idées morbides elle pouvait avoir, quand même !

Clara … Respire. Je n’ai aucun doute. On n’aura pas à prévenir les médias, je le connais. Il est con, mais pas à ce point-là. Certes il est connu, il a des relations, mais on est deux, et on est jeunes. On pourrait très bien le faire passer pour un détraqué sexuel qu’il serait envoyé à coup de pieds au cul en prison. Mais ça n’ira pas jusque-là, parce qu’il a trop à perdre. Avec les tests ADN, tout ça … C’est évident qu’il avait deux vies, et ça ne ferait pas bien pour son image d’homme et tout … Je sais qu’il est responsable de l’accident de maman et l’histoire tient parfaitement debout, et je ne manquerais pas de le lui rappeler. Promets-moi …. D’être forte.


Je lui pris la main, tandis qu’elle hochait la tête en signe de promesse. Elle avait à présent les larmes aux yeux, et ça me donne envie de pleurer. Il faut qu’on soit forte, si une de nous deux craque, c’est finis. BAM ! On sera condamnées à pleurer comme des fontaines jusqu’à ce qu’il ne reste plus une goutte d’eau dans notre organisme.

Je serais forte. Je… Je voulais juste m’assurer qu’on aurait un plan de secours. Il est con je te l’accorde mais il a réussi à nous manipuler pendant presque 17 ans, alors il pourrait retenter un truc. Mais je te promets de tenir bon, pour notre mère que je ne connaîtrais jamais comme tu l’as connue.

Je ne le laisserais pas faire. Je ne peux plus continuer à vivre normalement avec cette colère qui m’oppresse. Il faut qu’elle sorte. Et si … il arrivait à nous manipuler à nouveau, j’ai … un plan de secours. J’acquiesce. Pour maman.


Un plan de secours auquel je ne préfèrerai pas avoir besoin à y recourir. Il était simple, mais affreusement humiliant. Courageux, aussi. C'était simple, si c'était ma dernière chance, j'irai me poster devant un tribunal avec un couteau, et je commencerais par m'entailler les veines. Je crirai tout ce que je reprochais à mon père, et menacerais de me suicider. Je préfèrerais mourir plutôt qu'être plus longtemps sa cruche de fille, même si je m'aime un peu trop pour y arriver.

Et si on a tout ce qu’on veut, tu crois que ça va vraiment changer les choses pour nous ? ... Il y a tellement de choses qui ont changé ses derniers temps…


J’étais déconcertée par sa réplique. Elle semait le doute dans ma tête. Pas à propos de ce que je voulais, non mais à propos de nous deux. Si jamais, à un moment, elle décidait de repartir chez sa mère. Je me retrouverai toute seule. Seule, sans plus aucune famille hormis Alexandra que j’avais rejetée. Impossible … Au fond de moi, je savais que ça n’arriverait pas. Je ne doutais pas d’elle. Mais peut-être que Clara n’avait pas pris sa décision en fin de compte. Il fallait que je m’en assure.

Dit moi, est-ce que tu es sûre de ce que tu veux ? Parce que tu sais, sans toi, le plan ne marche pas. Mais si tu ne veux plus … je comprendrais. Je … je sais que ça fait beaucoup de choses d’un coup, qu’on ne se connait presque pas … Mais j’ai un pressentiment. Je pense … qu’on doit le faire. On est sœur, on est du même sang, on pense pareil, on ne pourra que s’entendre. Et lui … Je ne supporterais plus de le voir. Si tu reviens sur ta décision, je partirais. Personnellement, je n’en peux plus de lui, de ses conneries. Ca n’aurait jamais dû arriver, Clara ! Maman devrait encore être de ce monde, on aurait dû grandir ensemble, se connaître. Il aurait dû nous voir grandir, être présent. Il t’as abandonné, pour te reprendre et t’élevé qu’à moitié ! J’ai toujours eu l’impression qu’il ne m’aimait pas … que je n’étais pas à la hauteur.


Je m’arrêtais pour reprendre mon souffle, puis repris :

Voilà mon opinion, je vais m’arrêter là, qu’il me reste assez de colère pour lui botter le cul. Plaisantais-je.

Ma voix cristalline faisait toujours un contraste étrange avec les mots un peu « grossiers ». Mais ça avait le mérite de leur donner plus d’impact, comme plus d’importance dans mes phrases. En passant, je n’y avais jamais réfléchi mais j’avais un timbre de voix assez peu commun. Un voix claire, pure, mais qui pouvait se révéler tranchante et plus grave.

Ma sœur sourit à ma plaisanterie et ça me fit plaisir. L’humour est quelque chose que j’aimais bien. Mes blagues étaient toujours spontanées mais drôles, et quand les gens riaient ma confiance se renforçait encore plus. Les gens qui venaient se frotter à moi en ce moment-là s’en souvenait particulièrement en général.

Tu sais Jennifer… Je sais que je veux le faire. Je te lâcherais et je ne lâcherais pas non plus, juste pour moi-même. Tu sais tu as du affronter la mort de … notre mère, mais en soit je pense que ta vie a été quand même plus joyeuse que la mienne. Jusqu’à mes huit ans j’avais une vie normale, mais après le truc tu sais… Tout a été changé. Mes parents se sont séparés et notre père m’a trimbalée partout sans pourtant être là pour moi. Je n’ai jamais vraiment eu d’amis et je me rends compte que je n’ai jamais eu vraiment de famille et qu’à part toi je n’en aurais plus jamais. Je n’aurais jamais vécu cette stabilité, personne n’a jamais été fière de moi, enfin pas depuis mes huit ans et encore avant c’était déjà compliqué. Je… J’ai vraiment besoin de toi Jennifer. Pas que maintenant, je veux pas faire ça juste pour l’argent ou par vengeance, je veux juste essayer de récupérer quelque chose que je n’ai jamais eu la chance d’avoir.

Encore une fois, ma jumelle était au bord des larmes. Moi aussi. C’est vrai, sa vie avait été plus dure, beaucoup moins agréable que la mienne. Elle n’a jamais connue maman, elle n’a pas vécu tous ce que j’ai vécu. Elle croyait avoir 16 ans alors qu’elle en avait 17. Mais au fond, même si notre souffrance n’avait pas été tout à fait égale, on était dans le même bateau. Trahison, souffrances, deuils pour l’une, séparation pour l’autre. J’avais finis par vraiment me trouver, trouver ma véritable identité, au fond de moi. Je m’étais jamais autant remise en question lorsque j’ai décidé de changer, et ça a payé. J’avais même réussit à faire mes deuils, d’Alexandra et Maman, même si il m’arrivait d’y repenser. Jusqu’à ce que je revoie ma cousine et que ça chamboule tout, encore une fois.

Après quelques secondes durant lesquelles elle reprend sa respiration, Clara continua :

Je veux juste que tu me promettes que tu ne m’abandonneras jamais ok ?


Incroyable. Nous étions vraiment connectées. La crainte que j’avais eu quelques secondes plus tôt, ma sœur la ressentait aussi. C’était presque comme si nos cerveaux étaient reliés par un fils invisible. Et comme par magie, les mots me vinrent tout seuls, comme si je l’avais connue toute ma vie.

A ce moment-là, elle se mit à pleurer à chaudes larmes et malgré tous mes efforts je ne pus me retenir. Je l’imitais, transcendée par l’émotion, et nous nous primes dans les bras.

Jamais …

A ce moment, je le savais. Quoiqu’il arrive nous resterions soudées comme deux sœurs, des vraies. Notre lien sera fort, parce qu’on aura vécu des choses aussi fortes. Nous nous connaissions à peine, mais unies par les liens du sang, des convictions, nous nous aimions comme deux jumelles s’aiment.
Nous nous étions promises d’être forte, de jamais nous abandonner alors nous séchions nos larmes, nous regardions dans les yeux, déterminée à vaincre, enfin notre père.

On va lui prendre tout ce qu’il n’a jamais eu, on le rendra faible et fragile comme il l’a fait pour nous. Après ça je ne veux plus jamais le revoir, et s’il ose essayer de nous recontacter, je m’en fou des répercussions je balance tout à la presse et je le traine dans un tribunal. Il nous a fait trop de mal, et pas qu’à nous, faut juste que ça s’arrête.


Déclara-t-elle si justement. J’appuie ses dires :

Je veux lire la défaite sur son visage et le voir partir la tête basse. Que son petit cœur de pierre saigne jusqu’à sa mort.

Ma voix n’avait jamais été aussi froide, glacée, déterminée. Rien que de m’entendre, j’avais des frissons. Si l’on ne connaissait pas le contexte, on aurait pu croire que je m’apprêtais à commettre un meurtre. Mais non. Je voulais juste lui rendre tout le malheur qu’il a pu causer. Je voulais lui prendre ce à quoi il tenait le plus, son seul enfant. Son argent, sa villa. Et s’il me sortait qu’il m’aimait, que j’étais la chose qui comptait le plus pour lui, qu’il m’avait choisis, je lui cracherai au visage en lui balançant tout ce que je pensais de lui, à quel point je le haïssais. Qu’il parte en pleurant, en criant, mais qu’il souffre comme nous avons souffert.

Je regardais un instant Bertrand. Nous avions presque oublié sa présence et pourtant il avait été là, depuis le début. Les voitures n’en étaient pas encore au point d’avancer toutes seuls. J’aperçue une fine trace de larmes sur son visage sec et fin, m’apercevant qu’il nous avait vraiment écouté. Il avait pleuré. C’est-à-dire qu’on devait vraiment faire de la peine à voir, deux filles qui allaient se rendre orphelines par elles-mêmes.

La maison n’était plus qu’à deux minutes, je le savais même sans que Bertrand ne me le rappelle. Il avait été sympa et s’était abstenu de nous pressé en nous avertissant que l’arrivée était proche. Néanmoins, aussi inhumaine que je puisse paraître, mon cœur battait normalement, je ne transpirais pas : j’attendais mon avenir de pied ferme.

Voilà. Nous sommes arrivées. J’ouvre le grand portail blanc avec mon bip, nous pénétrons dans l’enceinte de la villa. La maison que j’avais rejointe quelques mois plus tôt, lorsque j’avais débarqué à Miami. Tant de choses avaient changées depuis … J’avais rencontré beaucoup de personnes, plus ou moins intéressantes, sympathiques… J’avais une bande d’amis soudés, et qui me ressemblaient. Une meilleure amie qui était également ma chef de confrérie, qui était surement celle qui se rapprochait le plus de mon modèle. Mais plus que tout, j’avais trouvé ma vraie vie, mon vrai moi, ici.

Sans un mot, Bertrand nous invita à descendre en nous ouvrant les portes de la Mercedes. Je sortis de mon sac à main une feuille et un stylo, tout en donnant quelques instructions à Bertrand.

Bertrand, vous pourriez … préparer la mercedes pour … tout à l’heure ? Ah, je finis ce mot, mais vous le laisserez à l’intérieur. Ensuite, vous préparez les valises de M.Wilson, en veillant à passer par derrière, de façon à ne pas le croiser. Enfin, vous nous rejoindrez, nous serons tous dans le salon.

-A votre service.

-Merci pour tout.

Je lui adresse un sourire sincère, et relis le mot que je venais de rédiger. Rien de bien important, rien qu’un souvenir.

« Papa,
C’était la dernière fois que tu me voyais, ceci est le dernier mot que je t’écris, la dernière fois que je t'appelle papa. Je voulais que tu gardes un souvenir de ta « petit fille chérie » comme tu mentais si bien. Sache que j’ai toujours fais de mon mieux pour voir tes bons côtés, pour te pardonner, pour essayer de ne pas comprendre. Mais les salauds on toujours ce qu’ils méritent. Ne me recontacte plus jamais, oublie moi. De mon côté, je t’ai déjà oublié mais tes conneries j’y penserai toute ma vie.
Je t’aimais,
Adieu, Mademoiselle Wilson.
PS : une photo de nous quatre, comme ça aurait dû se passer.»

J’y joins la photo que j’avais trafiquée. On y voyait M. Wilson, ma mère qui nous encadrais, Clara et moi. J’avais réussi à rajouter ma sœur grâce à photoshop, la seule chose qui avait réussi à nous unir tous les quatre. Je m’étais fait une copie, que j’avais glissée dans mon portefeuille, en prenant le soin de découper la tête de mon géniteur.

Je voulais l’oublier, à tout jamais.

T’es prête ? Me questionna Clara, me regardant dans les yeux.

Oui, voilà c’est bon. Je voulais juste lui laisser une petite surprise pour son départ.

Je lui montre la lettre avant de la glisser sur le siège ou il s’assoira. Nous nous mîmes en marche, vers la grande porte blanche, d’un pas assuré. Je ne pris pas la peine d’observer les environs que je connaissais déjà par cœur, trop occupée à me concentre pour adopter une démarche assurée, décontractée, tout en fixant le clappais en or de la porte. Je jetais un dernier coup d’œil à Clara, souffla un coup, et décomptais :

3 … 2 …. 1.


TOC TOC TOC. Et la porte s’ouvrit …

C’est la gouvernante qui se montra. En nous voyant ensemble, et surtout en voyant Clara, elle écarquille encore plus ses grands yeux globuleux. Je ne pris pas la peine de lui adresser la moindre politesse, et lui déclare d’une voix sèche :

On voudrait voir M. Wilson.

Aucun doute, il était présent. J’avais tout prévu, et j’étais à 99% certaine qu’il était là. J’avais appelé sa secrétaire, en la suppliant de ne pas répéter qu’on avait appelé et en ce moment même il travaillait sur le dossier d’un des plus gros clients de la banque qu’il dirigeait. Et si, par un grand hasard, il était absent, je l’attendrais avec Clara dans le salon comme je le faisais depuis mes 5 ans.

Ah, je suis accompagnée de …

Je me retourne vers Clara, un sourire malicieux trônant sur les lèvres.
Mme. La gouvernante se décala précipitamment, se rappelant d’un coup qu’elle avait affaire aux DEUX filles du chef et referma la porte derrière ma sœur.




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MessageSujet: Re: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Mar 6 Mai - 20:20

Pars, et ne reviens jamais.


♥ Jennifer & Clara ♥

Clara était arrivée un peu en retard. Ca sœur lui avait enseignée ça, elle devait savoir se faire attendre, mais elle doutait si là c’était vraiment nécessaire. En fait la vraie raison était que marcher avec de hauts talons n’étais la chose la plus pratique à faire, même si elle aimait globalement ça. Il lui fallait le temps de s’habituer quoi. En arrivant vers sa sœur elle lui fit un signe de la main. Sa sœur la charriai gentiment sur son léger retard puis en rentrant dans la voiture elle la salua ainsi Bertrand.

« Moi aussi ! Comment tu vas ? »

Elle sourit à sa sœur… Elle aurait pu l’admirer pendant des heures, juste pour rattraper le temps perdu, surement. Elle était tellement jolie, tellement sûre d’elle, si gentille et si compréhensive. Clara en voulait encore plus à son père de lui avoir caché l’existence de Jennifer. En fait depuis qu’elles s’étaient revues après l’accident, elles s’entendaient à merveille, c’était comme naturel, on pourrait même dire fusionnel. Enfin ce n’était que le début, on verrait bien par la suite.

« Un peu stressée, enfin pour l’instant ça va… Et toi ? »

C’était vrai. Bertrand démarra la voiture et ils s’en allèrent au lieu de rendez-vous. Le problème avec les voyages en voiture c’est que les personnes sont assises et attendent. Malheureusement Clara est une personne qui pense beaucoup, trop même. Tout devient plus flou dans sa tête… Et si… Et si tout ça foirait ? Clara avait besoin de toujours tout remettre en question, elle avait toujours eu l’habitude d’être sûre où elle mettait les pieds... C’est ça qui la changeait le plus dans son nouveau mode de vie : c’est complètement l’inconnu. Elle ne voulait pas abandonner, oh que non, elle voulait aller jusqu’au bout des choses et le faire morfler en étant proportionnelle à la quantité de mensonges et de mal qu’il avait fait. Bref il n’en avait pas fini. On récolte ce qu’on l’on sème. Pourtant tout peut vite mal se dérouler et ça devient tout de suite plus compliqué.

« Dis, tu crois que ça va bien se passer ? Enfin j’y ai réfléchi, s’il n’accepte pas nos demandes on fait quoi ? Enfin, on peut prévenir les médias tout ça, mais la parole du père sera toujours supérieur à ses deux filles et on nous prendra pour deux folles, enfin certainement. »

Clara hésitait et espérait que sa sœur comprendrait, elle voulait juste s’assurer qu’elles auraient un plan de secours.

« Clara … Respire. Je n’ai aucun doute. On n’aura pas à prévenir les médias, je le connais. Il est con, mais pas à ce point-là. Certes il est connu, il a des relations, mais on est deux, et on est jeunes. On pourrait très bien le faire passer pour un détraqué sexuel qu’il serait envoyé à coup de pieds au cul en prison. Mais ça n’ira pas jusque-là, parce qu’il a trop à perdre. Avec les tests ADN, tout ça … C’est évident qu’il avait deux vies, et ça ne ferait pas bien pour son image d’homme et tout … Je sais qu’il est responsable de l’accident de maman et l’histoire tient parfaitement debout, et je ne manquerais pas de le lui rappeler. Promets-moi …. D’être forte. »

Clara était soulagée mais aussi mal à l’aise. Elle n’avait pas eu la peine qu’avait eue Jennifer quand sa mère était morte, sa propre mère qu’elle ne connaîtra jamais. Elle avait tout raté à cause de lui. Il devait payer et il payerait pour ça, au sens propre et figuré. Après de là à dire qu’il avait tué sa maman, en fait elle savait très bien que c’était très probable, les coïncidences ne trompent pas… Ce passé… Clara eu presque les larmes aux yeux en se remémorant le souvenir, mais elle se reprit et tenta de rassurer sa sœur quant à sa confiance.

« Je serais forte. Je… Je voulais juste m’assurer qu’on aurait un plan de secours. Il est con je te l’accorde mais il a réussi à nous manipuler pendant presque 17 ans, alors il pourrait retenter un truc. Mais je te promets de tenir bon, pour notre mère que je ne connaîtrais jamais comme tu l’as connue. »

Elle hoche la tête en guise de promesse puis serre la main de Jennifer pour clore la promesse. Elles étaient deux dans la bataille et elles le resteraient jusqu’au bout. Mais Clara au fond était toujours inquiète, au final qu’est-ce que ça leur apportera ? Seront-elles plus heureuses ? Clara était un peu perdue, déterminée mais perdue. Et si tout ça n’amenait à rien, si au final il ressortait un bobard ou n’importe quoi d’autre les obligeants à se soumettre… Clara balayai cette possibilité, il avait trop à se reprocher pour imposer ses conditions.

« Et si on a tout ce qu’on veut, tu crois que ça va vraiment changer les choses pour nous ? ... Il y a tellement de choses qui ont changé ses derniers temps… »

Jennifer fronça les sourcils, complètement déconcertée par rapport à ce que venais de dire Clara. Elle n’avait pas l’air de comprendre ce qu’elle voulait dire, ce n’était pas un doute sur le moment présent mais bien sur le long terme.

« Dit moi, est-ce que tu es sûre de ce que tu veux ? Parce que tu sais, sans toi, le plan ne marche pas. Mais si tu ne veux plus … je comprendrais. Je … je sais que ça fait beaucoup de choses d’un coup, qu’on ne se connait presque pas … Mais j’ai un pressentiment. Je pense … qu’on doit le faire. On est sœur, on est du même sang, on pense pareil, on ne pourra que s’entendre. Et lui … Je ne supporterais plus de le voir. Si tu reviens sur ta décision, je partirais. Personnellement, je n’en peux plus de lui, de ses conneries. Ca n’aurait jamais dû arriver, Clara ! Maman devrait encore être de ce monde, on aurait dû grandir ensemble, se connaître. Il aurait dû nous voir grandir, être présent. Il t’as abandonné, pour te reprendre et t’élevé qu’à moitié ! J’ai toujours eu l’impression qu’il ne m’aimait pas … que je n’étais pas à la hauteur. »

Clara hochait la tête, elle était complètement d’accord. En fait elles étaient vraiment sur la même longueur d’onde, mais Jennifer avait beaucoup plus d’assurance. Ce n’était qu’une question de temps pour que Clara soit pareille. On ne devient pas comme ça du jour au lendemain, c’est un travail acharné, on ne change pas de personnalité comme de petite culotte, ça se chercher, ça s’apprend. Clara voulait aller au bout des choses et elle irait, avec Jennifer en bon pilier elle y arriverait, c’était sûr.

« Voilà mon opinion, je vais m’arrêter là, qu’il me reste assez de colère pour lui botter le cul. »

Jennifer plaisantais et cela fit sourire Clara. Elle était présente mais pas entièrement, elle redoutait vraiment le moment qui allait arriver. Elle savait quelle importance il aurait dans la suite de sa vie, les répercussions et tout ce que ça engendrait. Bertrand nous annonce qu’il reste 5 minutes avant que les filles arrivent au point de rendez-vous. Le cœur de Clara s’accélère mais elle devait dire un truc à sa sœur avant.

« Tu sais Jennifer… Je sais que je veux le faire. Je te lâcherais et je ne lâcherais pas non plus, juste pour moi-même. Tu sais tu as du affronter la mort de … notre mère, mais en soit je pense que ta vie a été quand même plus joyeuse que la mienne. Jusqu’à mes huit ans j’avais une vie normale, mais après le truc tu sais… Tout a été changé. Mes parents se sont séparés et notre père m’a trimbalée partout sans pourtant être là pour moi. Je n’ai jamais vraiment eu d’amis et je me rends compte que je n’ai jamais eu vraiment de famille et qu’à part toi je n’en aurais plus jamais. Je n’aurais jamais vécu cette stabilité, personne n’a jamais été fière de moi, enfin pas depuis mes huit ans et encore avant c’était déjà compliqué. Je… J’ai vraiment besoin de toi Jennifer. Pas que maintenant, je veux pas faire ça juste pour l’argent ou par vengeance, je veux juste essayer de récupérer quelque chose que je n’ai jamais eu la chance d’avoir. »

Elle s’arrêta quelque secondes au bord des larmes. Les dernières qu’elle verserait certainement, mais elles devaient être versées.

« Je veux juste que tu me promettes que tu ne m’abandonnera jamais ok ? »

Elle fondit en larme. C’était trop dur pour elle de se dire qu’elle avait toujours abandonnée lâchement. Dès sa naissance c’était elle que ses parents avaient choisis de laisser, c’était elle qui avait été adoptée, c’était elle qui avait dû déménager, c’était elle qui avait dû voir sa mère adoptive sombrer sans pouvoir rien faire et c’est elle qui avait dû toujours vivre dans l’insatisfaction et l’absence d’un père. Elle avait toujours pris ça comme normal, comme si tout ça était vécu par tout le monde. Mais maintenant qu’elle connaissait la vérité c’était juste très dur à supporter. Et quand elle pensait à tout ce qu’elle aurait pu vivre et à tout ce qu’elle avait manqué c’était encore pire. Elle sécha ses larmes du revers de la main et regarda sa sœur dans les yeux, plus déterminée que jamais.

« On va lui prendre tout ce qu’il n’a jamais eu, on le rendra faible et fragile comme il l’a fait pour nous. Après ça je ne veux plus jamais le revoir, et s’il ose essayer de nous recontacter, je m’en fou des répercussions je balance tout à la presse et je le traine dans un tribunal. Il nous a fait trop de mal, et pas qu’à nous, faut juste que ça s’arrête. »

Jennifer regardait ensuite par la fenêtre, pensive, et Clara fit de même. Dans quelques minutes elle affronterait un monstre et sa vie ne serait plus jamais pareille. La voiture s’arrêta et Bertrand leur indiqua qu’elles étaient arrivées avant de venir leur ouvrir la portière. Clara mis ses lunettes de soleil, pour cacher un peu ses yeux rouge mais aussi parce que le soleil tapait fort. Son père serait surement surpris de la voir comme ça, et elle en jouerait. De toute façon elle n’était même pas sûre qu’il ait remarqué un jour son style vestimentaire… Mais là c’était quand même très différent, rien que le rouge à lèvre rouge pétant en dévoilait long. Le lieu de rendez-vous était en fait la villa de Jennifer où elle avait toujours vécu. Le cœur de Clara se serrait un tout petit instant mais elle regarda sa sœur dans les yeux.

« T’es prête ? »

Elles s’étaient assurées que leur père n’était pas en voyage ou autre mais bien chez lui. Il y avait de grand mur mais la maison était face à la mer, en fait du côté rue on ne voyait complètement rien à part le haut de la maison mais on savait très bien que derrière c’était la mer. Bref un truc horriblement cher et luxueux. Clara se sentait plus prête que jamais à affronter son père. Jennifer avait gardé bien évidement les clés de sa maison et en activant le petit portail elles entrèrent dans la grande propriété. C’était vraiment gigantesque, Clara avait déjà habité dans de grandes maisons mais ce n’étais pas aussi… Grandiose qu’ici. C’était une architecture super moderne, blanche et qui se fondait à la perfection avec le ciel bleu et le soleil chaud. Le jardin était lui aussi magnifique, il y avait de nombreuses plantes en tout genre, des grands arbres et d’autres tout touffus, les fleurs du printemps étaient déjà bien sorties et les parterres de fleurs étaient magnifiques. La pelouse elle, semblait toute douce. C’était vraiment joli, en plus Jennifer lui avait dit qu’ils étaient du bon côté pour voir le soleil se coucher, c’était génial. Dire que si elles réussissaient leur coup, tout serait à elles deux !
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MessageSujet: Re: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Sam 3 Mai - 23:57

Pars, et ne reviens jamais.


Jenny et Clara ♥

Mes talons bien campés sur le trottoir, je souriais. Clara arrivait vers nous, nous saluant de la main. Je l’embrassais, et la charriait sur le fait qu’elle n’était à peine plus en retard que moi. Visiblement, c’était un bonne élève, elle avait déjà retenu une des leçons que j’avais pris le temps de lui enseigner, c’est-à-dire se faire attendre. Même si certain ont tendance à s’énerver en patientant, leur joie est toujours plus grande quand ils savent apprécier le temps.

Nous pénétrâmes dans la voiture, et nous installâmes confortablement à l’intérieur de la mercedes, tandis que Clara nous saluait.

-Jennifeeer ! Heureuse de te voir !

-Moi aussi ! Comment tu vas ?

Elle échangea quelques politesse avec Bertrand, j’étais contente qu’elle lui porte attention. Parmi la flopée de domestiques que j’avais pu cotoyé, mon chauffeur était de loin celui que je préférais. Pour moi, c’était comme un confident, une personne de confiance. Bien évidemment, il faisait partit de notre plan de nouvelle vie, comme la gouvernante de Clara, qu’elle aimait autant que sa propre mère. Enfin, sa mère adoptive … Bref, je m’enfonce.
Dis, tu crois que ça va bien se passer ? Enfin j’y ai réfléchi, s’il n’accepte pas nos demandes on fait quoi ? Enfin, on peut prévenir les médias tout ça, mais la parole du père sera toujours supérieur à ses deux filles et on nous prendra pour deux folles, enfin certainement.

Elle semblait inquiète, et, un instant, je pris peur. Peur qu’elle me lâche, qu’elle se dégonfle … Mais ma crainte disparut presque aussitôt, parce que je savais qu’elle ne le ferait pas. Après tout, c’était une Wilson, et même si je ne la connaissais que depuis une semaine, j’avais une confiance affolante en elle. Etait-ce ça le lien dont tout le monde parlait pour les jumeaux ?

-Clara … Respire. Je n’ai aucun doute. On n’aura pas à prévenir les médias, je le connais. Il est con, mais pas à ce point-là. Certes il est connu, il a des relations, mais on est deux, et on est jeunes. On pourrait très bien le faire passer pour un détraqué secuel qu’il serait envoyé à coup de pieds au cul en prison. Mais ça n’ira pas jusque-là, parce qu’il a trop à perdre. Avec les tests ADN, tout ça … C’est évident qu’il avait deux vies, et ça ne ferait pas bien pour son image d’homme et tout … Je sais qu’il est responsable de l’accident de maman et l’histoire tient parfaitement debout, et je ne manquerais pas de le lui rappeler. Promets-moi …. D’être forte.

Je lui prends, la main, la regarde dans les yeux. Elle hoche la tête en guise de promesse.

-Et si on a tout ce qu’on veut, tu crois que ça va vraiment changer les choses pour nous ? puis après un petit moment d’hésitation elle reprit plus bas, Il y a tellement de choses qui ont changé ses derniers temps…

Je fronce les sourcils, déconcertée.

-Dit moi, est-ce que tu es sûre de ce que tu veux ? Parce que tu sais, sans toi, le plan ne marche pas. Mais si tu ne veux plus … je comprendrais. Je … je sais que ça fait beaucoup de choses d’un coup, qu’on ne se connait presque pas … Mais j’ai un pressentiment. Je pense … qu’on doit le faire. On est sœur, on est du même sang, on pense pareil, on ne pourra que s’entendre. Et lui … Je ne supporterais plus de le voir. Si tu reviens sur ta décision, je partirais. Personnelemnt, je n’en peux plus de lui, de ses conneries. Ca n’aurait jamais dû arriver, Clara ! Maman devrait encore être de ce monde, on aurait dû grandir ensemble, se connaître. Il aurait dû nous voir grandir, être présent. Il t’as abandonné, pour te reprendre et t’élevé qu’à moitié ! J’ai toujours eu l’impression qu’il ne m’aimait pas … que je n’étais pas à la hauteur.

Je m’arrêtes, hors d’haleine.

-Voilà mon opinion, je vais m’arrêter là, qu’il me reste assez de colère pour lui botter le cul.
Plaisantais-je.

Bertrand nous annonce que nous n’avions plus que 5 minutes avant d’arriver à la villa. Je regarde ma sœur, observe ses traits, cherchant sans cesse des ressemblances ave maman, papa, moi et même Alexandra. Je n’ose même pas penser au moment ou Clara et elle vont se rencontrer, je suis assez stressée comme ça. Réfléchir à tant de choses instables, dont on a presque aucune idée de l’issue est pire que stressant, ça vous fait foncer droit dans le mur. Néanmoins, je suis presque sûre que nous sortirons victorieuses, riches et soudées à jamais de ce combat.

Pour me vider la tête, j’admire le paysage qui défile par la vitre de la mercedes. Sur cette voiture, le toit n’est pas décapotable, et s’est bien dommage parce que le soleil tape et il y a très peu de vent, le temps parfait pour rouler en plein air. De l’autre côté de la route, la mer est aussi bondée que les rues. C’est la plage la plus fréquentée de Miami, et ça se voit. La vue des surfeurs ne donne envie de gouter l’eau salée de de surfer sur ces vagues et je me promets qu’après cette embrouille, j’apprendrai.
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MessageSujet: Re: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Sam 3 Mai - 21:12

Pars, et ne reviens jamais.


♥ Jennifer & Clara ♥

Aujourd’hui était une grande journée pour Clara, elle allait revoir sa nouvelle sœur jumelle, Jennifer, mais aussi son salaud de père qu’elle n’avait pas vu depuis le fameux évènement de la semaine passée. Oui Clara a une sœur jumelle, en fait beaucoup de choses ont changé dans sa vie, elle a appris que sa mère n’était pas sa « vraie » mère, que sa date de naissance n’était même pas vraiment la sienne, et que son père était un putain de menteur. Bien sûr elle avait encore pas mal de choses à découvrir sur sa famille mais elle n’était pas encore prête à poser des questions. Pour l’instant elle voulait apprendre à mieux connaître sa sœur… Elle qui avait toujours été fille unique, ça lui faisait tout bizarre.

Il y a une bonne semaine, Clara venait tout juste de rentrer à Miami, elle avait décidé de reprendre ses études ici car ça se passait super mal à Paris en compagnie de sa mère et de son beau-père. En plus, elle connaissait déjà les lieux et savait que Wynwood était une des meilleures écoles aux monde et qu’elle s’y épanouirait, en tout cas intellectuellement. Louant une chambre à un petit hôtel, elle était partie en ville faire quelques courses pour son retour. Mais par un hasard impossible pour la jeune-fille, elle tombe sur son père. Que fait-il là ? C’était-elle dit. En effet, son père devait normalement être au Japon, en train de travailler à n’en plus dormir la nuit. Naïve, elle est heureuse de le voir et se jette à son cou sans remarquer la jeune-fille qui l’accompagne. Et là, les ennuis commencent.

Quelques minutes plus tard, leur père avait tout avoué : il avait mené deux vies différentes, avec deux femmes différentes. En fait Clara avait été adoptée à peu près un an après sa naissance par une jeune franco-italienne dont son père était tombé amoureux, à partir de ce moment il avait prétexté avoir beaucoup de voyages d’affaires, bref il n’était jamais là, où très peu. Clara avait été adoptée pour la simple raison que ses parents (les vrais) n’avaient pas le temps de s’en occuper, mais sa deuxième mère n’avait pas fait mieux que la première. En fait elle avait pratiquement élevée que par sa gouvernante Caroline. Depuis cette fâcheuse histoire elle était restée aux côtés de Clara, au moins elle avait quelqu’un sur qui compter. Apparemment la mère biologique de Clara serait morte, mais ça c’est encore un sujet tabou.

Clara était ensuite repartie chez sa mère, mais ne pouvant pas la voir non plus elle était repartie à Miami, de toute façon elle devrait affronter ça un jour ou l’autre. Elle avait recontacté sa sœur et autours de plusieurs verres elles s’étaient racontés leurs vies, leurs souvenirs. Elles se rendirent toutes les deux comptes qu’au-delà de la ressemblance physique il y avait une ressemblance morale flagrante. Jennifer ne cessait de dire qu’elle était pareil avant, et qu’elle comprenant les choix de Clara. Oui, Clara ne voulait plus avoir une carrière dans la kinésithérapie, pour l’instant elle était perdue, elle ne voulait juste plus être la petite fille gentille et timide qui voulait à tout prix plaire à son père. Non, elle serait maintenant quelqu’un de plus égoïste, de plus superficiel et de plus libre. Et Jennifer serait là pour l’aider à faire le changement.

Tout ça pour dire que Clara avait rendez-vous à 15h devant l’hôtel de Jennifer. Elle redoutait le moment et en même temps était excitée, les deux filles allaient affronter leur père et lui demander de ne plus jamais essayer de les revoir, le faire chanter et bien sûr qu’il les approvisionne en argent. Il était obligé d’accepter, si par malheur tout cela était révélé dans la presse toute sa carrière serait remise en jeu, toute sa vie en fait. Bien sûr ça pourrait nous apporter du support médiatique mais bon, nous on ne voulait plus entendre parler ni de lui ni de ses mensonges.

« Tu veux que je t’accompagne à l’hôtel ? » demanda Caroline.

Ah, la fameuse Caroline, toujours aussi gentille et bienveillante même avec tout ce qu’il s’était passé. D’ailleurs Clara avait décidée de demander à son géniteur de continuer à la payer. En fait Caroline voulait rester avec sa petite protégée et sa nouvelle sœur mais le problème était qu’elle ne pouvait pas rester si elle n’était pas payée. Caroline aurait bien aimé démissionner mais elle avait besoin de l’argent de Mr Wilson, tout comme les deux jeune-filles en avaient besoin. Encore un beau dilemme car même si leur père était dans une position délicate il n’allait pas non plus accepter de donner tout son argent à deux petites filles en colères.

« Non ça va aller, si j’y vais à pied ça m’aidera à me détendre un peu… » lui répondit Clara, peu sûre d’elle.

Elle aurait bien aimé dessiner ou faire un truc manuel pour décompresser. Mais même si elle appréciait beaucoup le maquillage, en le considérant en quelque sorte comme un art, elle était déjà maquillée et elle ne pouvait pas dessiné vu qu’elle avait un rendez-vous. Bref, le meilleur moyen pour elle de décompresser était de s’occuper les pensées et tenir sur des hauts-talons était une bonne préoccupation. Oui, parce qu’en soit la marche est plutôt quelque chose de machinale, on avance droit devant sans trop réfléchir, ce qui laisse au cerveau tout le loisir de penser à ce qu’il veut… Et dans le cas de Clara elle pensait à vraiment beaucoup de choses. Donc pour ne pas se laisser aller à la panique ou à un surplus de stress qu’elle connaissait bien : il fallait qu’elle s’occupe. Plaques rouges, bégaiement, corps qui tremble, sueurs ce n’était pas vraiment très glamour.

« Dépêche-toi alors, tu vas être en retard ! »

Clara consulta sa montre et vis qu’en effet elle était mal partie pour être à l’heure. Tant pis, une des premières leçons de Jennifer était qu’il fallait savoir se faire attendre… Même si là le contexte ne s’y prêtait pas forcement. Maquillage, cheveux bien coiffés, petit short, vernis accordé : elle était déjà prête. Dehors il faisait plutôt chaud et c’était un bon moyen d’exposer un peu ses longues jambes comme le lui avait conseillé Jennifer. En plus de ça, il y avait un soleil tapant, alors elle prit des lunettes de soleil au cas où. Clara avait plutôt la peau sensible tout comme ses yeux alors pas question d’abimer tout ça, c’était bien trop précieux. En 10 minutes sur ses hauts talons elle arriva devant l’hôtel où elle vit au loin Jennifer et se dépêcha de la rejoindre, en la saluant de sa main.

« Claraaa ! T’es à peine plus en retard que moi ! Allez viens, on y va ! »

Clara trouvait sa sœur magnifique. Elle avait encore du mal à croire qu’elle était sa sœur. En fait elle avait du mal à croire à tout ce qui lui était arrivé ! C’était si…. Rapide et tellement fou. Mais d’un côté elle ne regrettait rien, si les choses s’étaient passées comme ça, c’étaient que ça devait se passer, et qu’elle devait en tirer une leçon. Et la leçon que Clara avait surement mal tournée était que ce qui ne tue pas, rend plus fort. Et elle était devenue forte, enfin surement fragile d’esprit et émotionnellement encore un peu, mais elle croyait fort en ce qu’elle voulait devenir.

« Jennifeeer ! Heureuse de te voir ! » Dit-elle en entrant dans la voiture, après sa sœur. « Coucou Bertrand, tu vas bien ? »

Après quelques échanges de politesses le chauffeur de Jennifer démarra la voiture et s’échappa du trottoir bondé de monde. Bertrand était la Caroline de Clara pour Jennifer, pris entre les deux côtés il restait néanmoins très proche de la jeune-fille et compatissait à tout ce qu’il se passait, bref une épaule de confiance. Clara regarda ensuite Jennifer, inquiète.

« Dis, tu crois que ça va bien se passer ? Enfin j’y ai réfléchi, s’il n’accepte pas nos demandes on fait quoi ? Enfin, on peut prévenir les médias tout ça, mais la parole du père sera toujours supérieur à ses deux filles et on nous prendra pour deux folles, enfin certainement. »

Elle avait vraiment quelques doutes quant à ce qu’il allait se passer. Après tout leur père était un homme d’affaire très réputé et avait l’habitude du bluff et des médias. Il pourrait surement tout tourner en sa faveur et les faire passer pour deux pimbêches qui en veulent à son argent. On pourrait vraiment croire que c’est ça, mais non c’est leur liberté qu’elles veulent. Elles ne veulent plus être oppressées par des mensonges, dirigées par un putain de menteur, et découvrir toutes les parts mystères sur leur famille. Mais ça il n’y a plus que leur père qui peut leur en dire vu que la mère de Jennifer était morte et que la mère adoptive de Clara dans un sacré mauvais état.

« Et si on a tout ce qu’on veut, tu crois que ça va vraiment changer les choses pour nous ? » puis après un petit moment d’hésitation elle reprit plus bas, « Il y a tellement de choses qui ont changé ses derniers temps… »
(c) Arwy

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MessageSujet: Pars, et ne reviens jamais. [ft Clara ♥]   Mar 29 Avr - 22:13

Pars, et ne reviens jamais.


Jenny et Clara ♥

Celui qui a dit que la vie est un long fleuve tranquille devait vivre dans un rêve. Parce que, croyez-moi, cette expression n’est vraiment pas véridique. Tiens, j’ai envie de vous poser une question. Si, dans le même mois, vous aviez retrouvé votre cousine adorée alors que vous l’aviez imaginée morte, que à cause de vous votre relation est pire qu’ambiguë et difficile, que vous avez compris que votre père était encore plus un connard que vous ne le croyiez en découvrant que vous aviez une sœur jumelle ? Cela fait beaucoup, n’est-ce pas ? Mais il ne faut pas voir que les mauvaises choses, certaines sont supers, je n’aurais pas pu rêver d'une sœur plus géniale.

Vous vous demandez surement comme s’est déclenchée cette histoire familiale, alors je vais vous raconter.

*flashback*

Cette après-midi-là, était une après-midi comme les autres. Jusqu’à cette scène, dans la 13e avenue, qui allait changer le cours de ma vie.

Le soleil à son zénith, brillait, révélant les reflets de mes doux cheveux. En ce moment, ils étaient blonds, et je les portais mi- long ondulés. Je marchais à côté de mon père, qui venait de débarquer à Miami après des semaines d’absences, et la discussion était animée. Il trouvait toujours de nouveaux reproches à me faire, insensés, évidemment, alors qu’il n’était que très peu présent. De mon côté, je répliquais, énervée, que de toute manière il ne tenait jamais ses promesses. La discussion sans fin qui allait se terminer par une « défaite » pour ma poire fut soudainement interrompue par une énergumène. Elle se jeta et étreignit mon père, créant une ambiance tendue. La jeune fille avait environ mon âge, des cheveux châtains clairs aux reflets blonds, comme je les avais il n’y a pas si longtemps. Je ne la décrivis pas plus, sa réplique résonnant dans ma tête. « Papa » avait-elle dit. Papa ! Cela voulait dire que …. Non, non ! Cette fille est folle ! J’étais paralysée, trop choquée pour bouger. Tour à tour, je les reluquais. La mine affolée de mon père ne réussit qu’à amplifier ma panique. J’étais prête à exploser, lorsque je lui demandais s’il avait une autre fille.

*flashback*

Par la suite, tout alla très rapidement. Mon salaud de père avoua qu’il avait mené deux vies en même temps, avec deux femmes différentes, il nous raconta toute l’histoire. Ainsi, cette fille qui s’était pointée comme une fleur dans la rue se trouvait être ma jumelle.

J’étais dans une colère noire contre mon père, n’ayant qu’une seule envie, le tuer. Clara, ma nouvelle sœur, était dans le même état. C’est ainsi que nous nous sommes rapprochées autour d’un verre et qu’on a raconté nos vies respectives, après son retour à Miami. En réalité elle avait tenté de repartir vivre chez sa mère mais avait finir par abandonner, désespérée. On élabora un plan pour notre père, et décidâmes de garder notre secret de jumelles pour nous. Pour le monde entier, nous ne serons « que » demi-sœurs.

Il fut assez facile de modifier notre histoire pour que tout colle, c’était incroyable mais plausible. Malgré tout, j’appréhendais. Je ne pouvais m’empêcher de faire le parallèle de notre situation à celle de Nathan et Jewel, ce qui m’insupportait moi-même. Pourtant, c’était complètement différent, et je comptais bien avoir une meilleure relation de sœur avec Clara que ces deux-là
.
Clara … Quand j’y repense, c’est un cadeau tombé du ciel. Juste sous mon nez, à Miami. Nos similitudes de s’arrêtent pas au physique, mais s’étendent jusqu’à notre personnalité. Quand j’ai discuté avec elle, je me voyais, comme j’étais avant. C’était une sensation étrange j’avais l’impression de me trouver face à mon double de jeunesse, mais qui en l’occurrence était plus âgé. Le plus étonnant, c’est qu’elle voulait prendre le même chemin que moi. Elle voulait changer.

Quand elle me l’annonça, je fus d’abord tentée de l’en dissuader. Je ne voulais pas être coupable, de … ça. Mais, en réfléchissant, en écoutant attentivement son histoire qui était fort semblable à la mienne, le choc qu’elle venait de recevoir sur la tête j’acceptais de l’aider à devenir une autre, pour enfin prendre le contrôle sur soi, mais aussi sur les autres.

Le choix qu’on avait fait sur la façon immédiate dont on allait gérer les choses était simple : on allait balancer nos quatre vérités au paternel et le faire chanter. De plus, je n’avais pas remis les pieds à la maison depuis une semaine, soit le jour de la « révélation », me contentant d’une chambre d’hôtel 5 étoiles. Ce n’était pas tellement différent de ma chambre, si ce n’est que mon dressing n’était pas autant rempli.

J’avais donné rendez-vous à Clara à 15h devant l’hôtel, ou Bertrand nous attendrait avec une voiture. Le pauvre, ces temps-ci il était pris entre les deux pains du sandwich écrasé tantôt par l’un tantôt par l’autre. A 15h05, j’étais devant l’hôtel, prête à prendre un nouveau tournant dans ma vie. J’étais certaine que ce salaud ne refuserait pas notre petite proposition, il avait trop à perdre. En plus, elle était vachement raisonnable.

Comme toujours, le ciel était dégagé et les températures hot. Le soleil tapait sur ma peau à présent bronzée, et le léger vent faisait danser mes cheveux lâchés. Je cherchais des yeux ma sœur et Bertrand, tout en balayant la rue du regard. Evidemment, les rues de Miami le samedi après-midi étaient bondées et je ne cessais de me faire bousculer. Enfin, je localisais Bertrand à une centaine de mètres de l’hôtel.

-Bonjour, Bertrand ! Vous pourrez donc nous conduire à la maison, comme convenu ?

-Bonjour, Mademoiselle Wilson. Bien entendu, je suis toujours à votre service.

-Merci, vous êtes toujours aussi génial !

Le sourire qui me rendit était sincère, mais je savais quand même qu’il savait ce qui se tramait. Il sentait que ça allait clasher et il devait déjà être en train d’étudier les différentes éventualités.

-Clara ne devrait pas tarder. L’informais-je.

L’expression « quand on parle du loup, on en voit la queue » prit alors tout son sens. Ma sœur avançait à grandes enjambées vers nous, agitant sa main pour nous saluer.

-Claraaa ! T’es à peine plus en retard que moi !
Plaisantais-je. Allez viens, on y va !

Nous montâmes dans la mercedes, prêtes pour une des après-midi la plus décisive de notre courte vie.
(c) Arwy


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