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 Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎

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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Sam 1 Nov - 12:08

Terminant mon repas par une boisson digestive, j'écoutais Nina pleurnicher gaiement sur le fait que sa mère était parfois sarcastique envers elle. Telle mère telle fille j'ai envie de dire. Bien sur je ne le dis pas, je sais que la brunette risque de m'envoyer un regard furax. Autant l'éviter.

"C'est de bonne guerre voyons, tu lui fais souvent la remarque qu'elle traîne chez les Young. Après comme je t'ai dit, c'est pas évident pour elle à vivre, maintenant elle s'y fera, tu passes c'est déjà ça, mais quand tu passes, arrête de te plaindre, ça sera encore mieux."

Lui lançant un petit sourire j'écoutais la suite de son discours, au moins pour le côté narcissique, je peux dire qu'elle tient ça de moi. Enfin c'était le moi de l'époque.

"Hey oh, tu sais tu parles à qui la quand même ? L'ambassadeur des Palmer s'il te plait ! Tu as de la marge avant que ton agenda soit aussi remplie que le mien fillette ! En tout cas pour le portable, tu as bien anticipé, j'allais te faire la remarque directe ... Mais tu constates que MOI je ne l'ai pas la ! Enfin je ne suis plus le businessman que j'étais et je t'avoue que c'est pas plus mal. C'est lourd au bout d'un moment, ça sonne tout le temps. Tu verras avec le temps, puis avec ton caractère, ça va te gaver."

Je disais ça sur un ton plaisantin et avec le sourire, il n'y avait rien de moralisateur ni même aucune mise en garde, si c'est la voie qu'elle a choisi après tout, ce n'est pas moi qui l'en empêcherait.

"Du coup Isobel t'as parlé un peu de ce que tu allais faire pour elle tout ça ? Je ne m'y connais que peu dans le domaine du juridique et pénal, tu vises la même carrière qu'elle en fait ?"

J'avais dit cela d'un ton très intéressé, on parle de l'avenir de ma fille quand même, c'est quelque chose de sacré à mes yeux, d'où l'intérêt profond de mes questions. Nous n'avions parlé que très brièvement de sa future carrière après tout. Ma faute pour ne pas m'y être penché plus tôt. La conversation dérivait sur le chien que Nina tenait dans ses bras, moi je le trouvais mignon. Trop petit à mon gout, j'aime pas les petits chien, mais les Yétis ça c'est mon truc. Au moins j'ai le sentiment qu'avec Nathan je m'entendrai bien sur ce point.

"Si il était plus gros, je t'aurais bien dit de m'en laisser un, mais il serait un peu malheureux ici, j'ai du temps pour moi maintenant, mais je préférerais avoir une maison avec du terrain plutôt qu'un appartement. Au pire pourquoi tu fais pas les yeux doux à ta marraine ? Elle serait peut être ravi d'avoir un chien ou deux chez elle pour garder la demeure des Young."

Je sais qu'il y a suffisament de serviteurs chez eux mais bon, un gros chien ça branchera peut être Damon, ou les jumeaux. Ca fait un motif supplémentaire pour rendre leur mère hystérique... Pour ça je tire mon chapeau à Meïly, une autre qu'elle n'aurait jamais pu tenir la baraque comme ça, déjà que quand on était jeune c'était un tyran ... En parlant de tyran nous dérivions sur mon ex-épouse, et que d'éloge s'il vous plaît.

"Je ne l'aurais pas volé si elle m'insulte de tous les noms. Mais t'en fais pas, je vais l'appeler et lui expliquer. Même si elle n'a pas à se mêler de ma vie, elle a au moins le droit de savoir pourquoi je suis ici et pourquoi j'accapare nos enfants de la sorte. Elle ne s'en prendra pas à toi et si elle le fait, de un elle va m'entendre, chose rare, et de deux je t'autorise à venir me demander tout ce que tu veux. Je sais que c'est un peu "facile" comme proposition, mais je pense pas que tu vas te plaindre du dédommagement."

Lui faisant un sourire je m'étais levé pour sortir de la glace du congélateur histoire de bien digérer mon repas. Je proposais à Nina si elle en voulait, et si oui, qu'elle se serve. La discussion repartait sur le fait que Nathan n'avait prévenu personne de son escapade avec Nina. Mon ton se voulait toujours aussi moralisateur sur le coup, mais je m'adressais à ma fille comme un père et un homme le ferait.

"Tu sais, c'est justement la que Nathan doit mûrir. Oui tu as raison, totalement même, ce n'est pas évident d'aller vers quelqu'un qui nous déteste. Sauf que je te l'ai dit, Gustaf est un homme inetlligent. Nathan doit continuer ses efforts jusqu'à ce que Gustaf soit obligé de reconnaître sa valeur, et ça même si ça coute à Nathan. Si il t'aime vraiment, faire ce genre de démarche ne sera qu'une formalité. Au moins une fois que c'est fait, il a les mains propres, il a parfaitement agis et il marque des points en prime, que du bénef donc retourne ça comme tu veux, mais tu n'es pas un homme Nina, il y a des choses que tu ne peux pas comprendre et percevoir comme nous. C'est subtil et délicat, mais très important. Après mettre de l'eau dans son vin, il finira par le faire, mais ne te mêle pas trop des histoires d'homme Nina, c'est un conseil que je te donne en tant qu'homme et en tant que père. Gustaf acceptera Nathan, si celui-ci continue ses efforts, il le fera, je pense avoir bien saisi le personnage avec toutes ces années. Si Nathan a de la bonne volonté, qu'il continu à la montrer, mais mon conseil est qu'il ne refasse pas ce genre de coup, même si c'est pas bien méchant dans le fond, sans au préalable prendre les dispositions nécessaire. Tu comprendras quand tu seras parent à ton tour. J'ai dans l'idée que tu ne seras pas aussi tolérante que tu penses l'être. Tu as encore cette part d'insouciance de la jeunesse en toi, et garde la, c'est précieux, c'est comme ton trésor même. Nathan aussi, ce ne sont que de petites erreurs, et on apprend en faisant des erreurs justement, un jour Gustaf comprendra lui aussi qu'il est dans l'erreur à ne pas lui laisser une chance et à le juger sur son étiquette sociale plutôt que sur sa valeur personnelle."

Je mangeais un peu de glace, la laissant me donner son avis sur Gustaf. Je pense que ça lui passera, je soupirais doucement, mais reprenait sur un ton calme.

"Comme tu as dit, il s'y fera, tu as du mal à le comprendre car ici c'est une question d'éducation. Il n'a pas mon ouverture d'esprit, c'est un homme qui a été élevé dans les plus pures traditions scandinaves. Il est très rigide et fermé sur beaucoup de choses, mais retiens en une seule Nina, il t'aime, énormément. Ce qui le pousse parfois à agir de la sorte. C'est un travail qu'il doit faire sur lui même et je suis sur que tes paroles ont déjà du faire de l'effet. C'est juste qu'on peut pas tout changer radicalement du jour au lendemain. Je prends sa défense à m'entendre, mais c'est parce que je suis père moi aussi, donc je sais ce que c'est. Maintenant c'est clair que si il ne change pas, il te perdra, et tu as raison toi aussi à un moment d'être intransigeante. Juste patiente encore un peu, et si tu vois qu'à un moment, il n'y a pas d'évolution, ça sera entièrement sa faute et plus la tienne et il aura tout perdu, risque qu'il ne prendra pas. Après laisse moi te dire que tu n'as pas à le forcer à aimer Nathan. Si il ne l'aime pas, c'est son droit, tant qu'il tolère ta relation avec lui et qu'il ne se met pas en travers, auquel cas il aura beaucoup d'ennemi, tu n'as rien à dire non plus. Tu ne peux pas le forcer à aimer Nathan si il ne l'aime pas. Après je sais, tu as tout dit, il ne le connait que dans le cadre scolaire, si il le connait un peu plus dans l'intimité, je pense que son jugement changera. On ne juge pas un livre à sa couverture après tout. T'as qu'à lui dire que Nathan est comme moi à l'époque ... Quoique non !! TRÈS mauvaise idée !"

J'avais clôturé ça avec le sourire, repensant à ma belle époque, même si la plus belle de mes époques se trouve maintenant devant moi, avec cette crinière brune et cette mine boudeuse. Oui, selon moi, plus que ma richesse et mon statut social écrasant, mes enfants sont ma plus belle réussite. C'est pour moi l'apogée de ma vie, et cela malgré mes erreurs passées. Nina me parle alors de sa mère, toujours chez les Young, et de son amertume envers Dwayne. La par contre, je commençais à être vanné. C'était du caprice pur et simple d'enfant, que ce soit le fils Young ou elle d'ailleurs, aussi je mettais un terme à cette partie de la conversation de façon assez radical.

"Ecoute, si les Young te saoule tant que ça, ne va plus chez eux, fais ta vie, raye Dwayne si tu veux, après tout c'est ton problème Nina pas le mien. Moi ça ne m'empêchera pas d'y aller, et ta mère non plus. C'est ton choix et tu une grande fille après tout. Cependant, tu devras te justifier devant ta marraine quand elle te demandera pourquoi tu ne passes plus la voir et la connaissant, je doute que Dwayne soit une excuse suffisante. Après tu fais comme tu veux, c'est ta vie et c'est ton choix, moi je ne dis plus rien. Je ne suis pas objectif sur le sujet. Pas du tout même, les Young sont comme ma famille eux aussi, donc je ne peux pas être de ton côté ce coup-ci. Je ne te demande pas de te réconcilier avec Dwayne, ça c'est vos histoires, pas les miennes. Tu es juste priée de ne pas mettre ta marraine et Damon dans le même sac. Eux n'ont rien à voir. Surtout quand il s'agit de faire la morale à leurs fils..."

Nous cessions de parler sur le sujet, en tout cas moi je ne dirais pas un mot de plus, pas assez objectif comme je l'ai dit plus haut. Nous parlions maintenant de Nathan, et la le sujet captait mon attention, je sentais tout la gêne de Nina à ce moment de la conversation. Quand elle termina sa tirade, je joignais mes mains, puis posant mon menton dessus je plongeais mes yeux dans ceux de ma fille.

"Mhh je vois. Me concernant Nathan n'a à s'inquiéter que dans une certaine mesure, je ne suis pas son ennemi, et je ne vais pas chercher à le devenir. Qu'il soit rassuré sur ce point, je ne vais pas faire l'erreur de Gustaf de le juger sans le connaître. Puis Isobel m'a beaucoup parlé de lui, on se voit de temps en temps à la machine à café, vous êtes une source inépuisable de discussion. En revanche, je peux t'expliquer une seule chose concernant le père de Nathan. J'ai traîné pas mal avec lui à mon époque Pi Sigma, c'est un homme qui n'arrive pas à faire de concession. Du moins moi je le perçois ainsi, il n'est pas non plus très patient ou tolérant. Puis on ne peut pas dire qu'il réfléchit beaucoup. Nathan est meurtri à cause de la trahison qu'il a causé. Un père est toujours un exemple pour un fils, et Chris n'en a certainement pas été un pour Nathan, d'où sa rancoeur énorme, et Chris n'est malheureusement pas assez intelligent à l'heure actuelle pour comprendre que son fils réagit normalement. Je sais que Nathan a du mal avec lui et sa jeune soeur, pour eux, ils sont la cause de la perdition de sa propre famille. Puis il y a la rancoeur envers sa mère aussi. Pour moi, je trouve ça normal que Nathan soit braqué sur le sujet, seul le temps et les efforts des uns les autres aideront à arranger les choses. Malheureusement, son père n'est pas le genre d'homme comme moi, qui rabaissera sa fierté pour ses enfants. C'est triste, mais j'espère au moins qu'un jour il fera cet effort pour Nathan. Je suis en tout cas étonné que Isobel n'est pas mis fin à tout cela, surtout quand ça concerne son fils, c'est une vraie mère poule..."

J'avais dit tout cela sur un ton très sérieux, c'est dommage pour Nathan que Chris soit aussi réducteur, il n'a pas à se mêler de la vie de son fils ainsi et n'a pas à lui faire de reproche pareil surtout quand lui n'a pas été un exemple. C'est ma vision des choses. J'espère juste que pour le petit, tout cela s'arrangera un jour. Nous parlions maintenant de la récente entente entre les confréries. J'étais étonné de savoir que cela se passait comme ça maintenant, je trouve ça très bien même.

"Sasha .. Tu parles du fils Cobb ? Eden m'en a parlé, pas étonnant qu'il fasse parti de la bande celui-la aussi. Je trouve ça super que les confréries soient maintenant mélangées. On s'entendait bien avec les RK nous aussi, mais on était loin d'une évolution comme la vôtre, on était trop dans notre délire "Notre confrérie c'est la meilleure" vous avez dépassé ça apparemment, et c'est vraiment une bonne chose. Puis après si vous victimisez toujours les Khi, je ne peux que valider ! C'est quoi votre dernière crasse en date que je rigole un peu ? J'ai toujours détesté cette confrérie de naze. Ils sont ringards, pitoyables et irrécupérables. On peut parfaitement s'amuser, faire la fête et excellent en cours. La preuve, Damon et moi on s'en sort plutôt bien ... Puis tu en es la preuve, les Young aussi, j'ai entendu dire que vous étiez tous dans le top 10 des étudiants de Wynwood. Enfin tout ça c'est les gènes aussi, t'as vu vos pères ?"

J'avais dit ma dernière phrase avec l'air le plus narcissique possible. C'est vrai en même temps, je le pensais fortement donc pourquoi le cacher. Nous parlions alors de Nathan et du fait qu'il râlait toujours quand ça concernait Isobel. Je dis alors d'un ton moqueur à Nina.

"Vous êtes pas en couple pour rien au moins vous deux ..."

Terminant ma glace, je me laissais guider par mes pensées.

"Dis toi que c'est juste dans son caractère d'être comme ça. Il est très attaché à sa mère, du coup si elle est trop envahissante, ça l'énerve et inversement si elle ne le bichonne pas un peu. Après si vraiment quelque chose le ronge, peut être qu'il t'en parlera avec le temps."
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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Sam 23 Aoû - 12:01

"Il n'empêche malgré tout que j'irai parler à ta mère, et tu es priée d'arrêter de la prendre pour un monstre, elle ne passe pas sa vie à hurler dans tous les sens tu sais."

Je me retournai vers mon père, étonnée de ce qu’il était en train d’avancer. Pour ce qui concerne Anna, ça dépend. A mon sens, elle aimait bien montrer qu’elle était là et qu’elle existait. Elle aimait bien aussi me le rappeler plusieurs fois par semaine alors que je menais ma vie un peu comme je l’entendais :

« Ca dépend des jours. En général j’ai droit à « Nina, range ton téléphone quand on mange » ou encore « Nina, tu peux te passer un peu de Nathan, non ? » ou bien « Ca y’est, tu t’es rappelée que t’avais une mère ? » Mais c’est pas comme si je ne la calculais plus du tout. En général, je passe les week-ends. Fin non, le dimanche quand Nathan était au foot us et je revenais chez moi au soir. Ou alors le mercredi ! » Je marquais une pause et repris « J’trouve ça pas mal quand même. Surtout que la plupart du temps, j’dois soit attendre qu’elle revienne, soit aller chez les Young. »

Avant même qu’il ne me fasse une seule réflexion sur le portable à table, je le prenais de cours en rigolant :

« N’essaie même pas de me faire une seule réflexion sur le portable à table parce que ça c’est un truc de businessman j’te signal ! Et comme j’suis connue et très demandée, ben voilà, je me dois d’être présente pour mon fan club. En plus j’ai un doudou qui me demande énoooooormément de temps ! J’vais bientôt devoir engager une secrétaire pour gérer mon emploi du temps. » Je marquais une pause et repris, enthousiaste et pleine d’ambition « En plus comme je vais bientôt bosser avec Isobel, mon carnet d’adresse va se remplir et j’aurai un bottin pour moi toute seule et 3 agenda par mois, tu vois un peu le genre ? Très demandées les filles comme moi »

Finalement on en venait à parler du chien de Nathan que je tenais toujours dans les bras. Il était moins chiant que l’autre, mais j’aimais pas les chiens. Celui-là ou un autre, ça restait un chien. Pour ça, Peter avait l’air un peu comme Nathan. Il préférait les grosses bêtes et tant pis si ça foutait de la bave partout. Moi, ça me répugnait.

« Je reste convaincue que le must du must c’est pas de chien du tout et moi je me retrouve avec deux. Merci Isobel »

On continuait toujours sur le même sujet : ma mère qui allait péter un câble parce qu’il se trouvait lui aussi à Miami et que nous ne l’avions pas prévenue. Il avait l’air de penser qu’elle n’en dirait rien et tentait même de me rassurer sur ce fait. Je ne me sentais pa vraiment inquiète pour le coup, de toute façon il était pas question que j’aille lui parler de ça.

« De toute façon je ne compte pas passer par la case « maman » aujourd’hui et je pense que demain non plus. Donc ça va, ça te laisse du temps avant que j’me fasse déchirer. En fait.. non c’est pas tellement moi qu’elle va déchirer, mais elle va s’énerver toute seule probablement en te traitant de tous les noms et…. C’est pas vraiment le genre de spectacle à laquelle j’ai envie de participer. »

Alors qu’on mangeait, j’écoutais ce qu’il me répondait quant à Gustaf qui avait mal pris le fait que je ne prévienne pas lors de ma virée dans le Montana. J’avais l’impression de rêver avec ce que j’entendais. Je fronçai les sourcils, légèrement énervée :

« J’dis ça je dis rien mais Nath il est plein de bonne volonté. Mais essaie de contacter quelqu’un qui te déteste. Gustaf il peut pas voir Nathan en peinture et pourtant, c’est pas par faute d’être poli et courtois avec ! Si Isobel était aussi dure et asociale avec moi, j’peux te dire que je ne l’aurais pas prévenue non plus. » Je marquais une pause et repris « A un moment faudrait peut-être mettre de l’eau dans son vin et pas juste du côté de Nathan. Maman a réussi à le faire, j’vois pas pourquoi lui il essaie pas ! »

Je pouvais à la limite comprendre que ce soit assez dur pour lui d’accepter ou du moins de faire confiance en un garçon comme Nathan. Mais au bout d’un an, j’arrivais pas à comprendre comment il ne s’y était pas encore fait. Nath faisait ce qu’il fallait pour paraitre correcte, courtois et polis, mais c’était pas le cas de tout le monde et mine de rien ça avait tendance à m’énerver.

« A ce tarif, c’est plus maladroitement. Quand t’es maladroit tu fais un effort pour t’améliorer. Lui avec Nath il n’en fait pas. Il n’essaie même pas. Je ne lui en veux pas, mais à la longue ça commence vraiment à être chiant. Après on s’étonne que j’y vais jamais, bah pose toi la question. Si c’est pour avoir des réflexions sur Nathan, merci mais je m’en passerais bien. » Beaucoup plus calme, je repris « De toute façon, il a pas le choix de s’y faire. C’est pas comme si être turbulent en cours et arrogant avec les profs était sa nature. Il le fait en cours pour se donner un genre mais ca va pas plus loin. »

Je cherchais le chiot des yeux qui passait son temps à renifler tous les coins de l’appartement. Puis pris mon portable et laissai glisser mes doigts sur l’écran de celui-ci avant de le déposer sur la table, mine boudeuse. On terminait de parler de Nathan et il enchaina de plus belle sur ce que je devais dire ou pas concernant ma vie ce qui ne me rendait pas plus le sourire. Ne répondant que d’un « Ok », je le laissais continuer sur les Young qui allaient encore moins m’enchanter.

« Mais arrête de dire que je suis jamais là. Le deal c’était que je passe au moins une fois par semaine et c’est ce que je fais, parfois même 2. J’ai pas qu’elle dans ma vie, j’ai des cours, j’ai des photos et j’ai même des amis, comme elle. » et pour lui répondre je repris « Non je suis pas triste. Elle fait ce qu’elle veut, mais qu’elle arrête de dire que j’y vais jamais si à chaque fois que j’vais chez elle j’me retrouve chez les Young. »

Les conneries des jumeaux faisaient visiblement rire tout le monde sauf moi. Alors qu’il éclatait de rire, je le regardai toujours avec le même agacement.

« C’est pas parce que « c’est pas méchant » qu’il peut se croire tout permis. Il passe sa vie à me prendre pour une pute après ses parents s’étonnent que je ne peux pas le supporter. S’il est « fou amoureux » ben il est encore plus débile que ce que je ne l’imaginais. Aucune fille n’accepterait son comportement. Il devrait peut-être tenter les mecs, visiblement ça passe mieux, ses conneries et j’veux pas creuser. Je m’en tape de lui, il a été beaucoup trop loin. Je demande pas à ce qu’il soit moins chiant, je demande à ce qu’il fasse comme si j’existais pas. Comme si on ne se connaissait pas. En claire, qu’il me lâche la grappe une bonne fois pour toute. »

Exaspérée par les baguettes, je les avais troqués pour des couverts normaux.

« Pourtant, on mange plus vite avec des couverts qu’avec des baguettes. »

Je me rappelais du jour où Nathan m’avait appris que Peter était directeur adjoint de WHS. Sur le moment, j’avais rien compris de ce qu’il m’avait raconté et finalement, sans grand étonnement, ça m’avait énervée d’avoir été mise au courant à la dernière minute.

« Ben j’me suis un peu faite passée pour une conne, donc bon c’est pas difficile, j’étais énervée pour pas changer. Nathan il est jamais très enchanté quand ça concerne les parents. Que ce soit les siens ou les miens ça revient au même. Quand j’ai été mangé chez ses parents, le matin avant de partir il était de trop mauvaise humeur et une fois sur place, ça été la guerre avec son père. Il a passé son temps à faire à Nath une montagne de reproche, comme quoi il savait pas être à l’heure parce qu’on était un peu en retard, et tout des trucs comme ça. C’était un peu… lourd comme tension »

Les missions, c’était bien un truc qui ne me manquait pas en tant qu’ex chef des Eta Iota, surtout que plus le temps coulait, plus c’était exaspérant. Le temps avait évolué, les gens aussi

« Ben en fait comme j’étais chef et Nathan aussi, que mon adjointe et l’adjoint de Nath s’entendaient aussi super bien et que d’ailleurs, même sans ça on est presque tout le temps fourrés ensemble tous les 4 ou alors Nath avec Sasha et moi avec Jenny, c’était un peu pareil avec les membres des deux confréries. A la limite, c’est presque normal de voir des PS dans le bâtiment des filles et inversement et pour les Roh Kappa, c’set assez récent. Mais je m’entends bien avec Emeric et Nath aussi et comme les EI et PS passent beaucoup de temps chez les RK pour se faire coacher, remise en forme et tout on a une sorte d’alliance entre nos trois confréries. En général quand on organise des soirées c’est souvent EI/RK/PS. Après voilà, je connais pas tous les Rho Kappa, mais quand même pas mal. Kath elle fait du mannequinat avec moi, Soraya c’est la cousine de Nathan, Trey c’est l’ancien chef qui passe son temps avec Emeric, Matt c’est parce qu’on s’est tombé tous les deux à l’eau l’année dernière et voilà avec le temps ben c’est pas dur d’en connaître quelques un. Puis comme on est les 3 confréries qui victimisent les Khi Omikron, c’est pas difficile. » Il me posait des questions sur le foot US dans lequel je n’y connaissais rien. D’ailleurs, je ne suivais même pas leur stats, parce que je ne connaissais pas trop le but du jeu « Euh je sais pas. J’y connais rien là-dedans. Nath est capitaine, t’auras qu’à lui demander. »

Peter m’expliquait la raison pour laquelle Nathan en voulait à Isobel, mais ça ne m’aidait pas trop à comprendre parce qu’à mes yeux, c’était pas vraiment similaire

« Ouais fin c’est pas pareil. Isobel elle a mis un peu Nathan de côté pour ses études, mais à ses 5 ans elle est revenue et s’est occupée de lui jusqu’à aujourd’hui. C’est pas comparable. Puis même je sais pas, quand on lui en parle ou quand elle s’occupe un peu de lui il râle et quand elle y fait pas attention, il râle. C’est bizarre quand même. »
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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Mer 6 Aoû - 11:43

« Les femmes de caractère d’aujourd’hui sont les femmes de pouvoir de demain, c’est bien connu »

Je l'observe et je lui offre un sourire en demi-teinte, conscient que mon ex-femme était une dame de fer.

"Il n'empêche malgré tout que j'irai parler à ta mère, et tu es priée d'arrêter de la prendre pour un monstre, elle ne passe pas sa vie à hurler dans tous les sens tu sais."

Après, je ne connais malheureusement pas assez Anna dans l'intimité avec mes enfants, encore une erreur qui fait que j'en suis à la aujourd'hui. Je n'ai pas assez participé à l'éducation de mes enfants, à cause de la zone de confort que j'ai voulu leur offrir, comme quoi ici aussi j'ai du boulot. Je redoute déjà la discussion avec Aryan, lui, c'est moi, et la délicatesse et moi, ça n'existe pas, donc je sens que ça va être très sportif comme débat.

"C'est encore mieux si ça devient un ours, quel intérêt d'avoir un chien de grand-mère qu'on trimballe dans un panier, tu veux vieillir avant l'âge ? Fais attention ma chérie ça commence comme ça ..." Lui dis je d'un ton plaisantin, pauvre bête elle n'avait pas l'air de le porter dans son coeur, pourtant il était à croquer. J'en profitais pour parfois jouer avec lui entre deux discussion avec Nina. Je l'écoute me parler de ses histoires de mannequinat, j'ai toujours été fan de ses clichés, mais je ne lui disais pas. Parfois j'en faisais agrandir certain que je conservais dans une pièce. C'était en quelque sorte ma petite fierté concernant ma fille. Enfin, nous abordions le plus dur de la conversation, et j'avais du mal à rester objectif mais je devais faire preuve de plus de douceur, je sentais que le ton montait et le but n'était pas de m'engueuler avec ma fille, mais il n'était pas non plus de la brosser dans le sens du poil.

"Dis moi, je sais que nous n'avons pas été une matière brut de confiance, mais tu pourrais au moins me laisser une chance de parler à ta mère. Si je te dis qu'elle ne te dira rien, elle ne te dira rien. Arrête de penser constamment qu'elle va vous crier dessus. Elle était énervée en me voyant, mais elle ne l'est pas en vous voyant vous. Elle n'a pas ton âge Nina, elle sait parfaitement que je suis le seul décisionnaire ici, et que je ne suis pas du genre à rendre des comptes. La preuve, vous ne saviez pas. Donc fais moi confiance pour cette fois-ci s'il te plaît, je vais lui parler avant même que tu ne rentres. Je l’appellerais même, c'est à moi de me faire engueuler, pas vous. Et encore, ta mère n'a rien à dire sur ma vie ..."

Je prenais une légère pause, nous entamions le repas tranquillement, mes yeux fixaient Nina qui me parlait de Gustaf, décidément cet enfant est pleine de vie.

"Écoute Nina, je comprends ton point de vue, je le comprends parfaitement et je me mets à ta place, mais toi aussi, tu ne veux pas te mettre à la nôtre des fois ? Je sais que tu ne peux pas car tu n'es pas parent, donc tu ne peux pas comprendre ce que ça fait. Ici c'est vrai, tu n'y pouvais rien? Mais Nathan lui, il ne pouvait pas prévenir par exemple. Pense à l'autre côté de la barrière Nina, sois plus tolérante sur Gustaf, comme tu l'as dit, il n'a pas ton éducation et il ne te changera pas, mais lui comme moi, je pense qu'il essaye simplement de trouver sa place dans ta vie, maladroitement, mais il essaye. C'est parce qu'il s'inquiète, et je pense que tu as tendance à mélanger la nouvelle information avec l'ancienne. Le fait que tu saches qu'il est ton père peut parfois fausser ton jugement, mais même en tant que parrain il était déjà prenant et protecteur avec toi. Ne lui en veut pas trop, c'est un homme intelligent, il s'y fera, il n'a pas le choix de toute façon si il veut te garder dans sa vie. Après pour Nathan, il faut que ton copain y mette du sien aussi, en tant qu'homme c'est délicat ce genre de chose Nina, et si Nathan n'a pas une bonne ligne de conduite déjà en classe ou à l'école, tu peux être certaine qu'un homme comme Gustaf sera intransigeant, son côté excuse moi l'expression "balai dans le cul". Il était déjà comme ça avant, je ne suis pas étonné maintenant, mais tu as parfaitement raison, c'est dommage de juger Nathan uniquement à son comportement en classe ou au lycée, il n'est pas réduit qu'à ça ce garçon, mais il se fera son avis va, laisse lui le temps aussi. Bien que ça, ce soit pas ta tasse de thé."

Nous mangions, j'avais été parfaitement calme dans mon discours, je me voulais un peu moraliste sur les bords, mais je ne cherchais pas à lui donner une leçon, juste une prise de conscience. C'est à elle de comprendre ce genre de chose, et à moi probablement de la guider vers ce chemin. Après je lui montre la voie à suivre, elle en fait ce qu'elle veut. C'est à elle de choisir si elle veut la suivre ou non. Nous continuons la discussion, parlant de tout et de rien, et surtout du fait que ma fille ne voulait pas se marier. Je me sentais soulagé d'un coup, manquerait plus que ça. Je ne suis clairement pas prêt à accepter ça et de toute façon, elle est bien trop jeune pour ce genre de chose, il faut vivre encore un peu avant de prendre une telle décision. Je ne rebondissais pas sur le fait qu'elle ferait son choix un jour, je lui offrais simplement un signe de tête et un sourire approbateur, clôturant maintenant cette partie de la conversation pour dériver vers une plus épineuse.

Nathan n'était pas un problème, mais je sentais une amertume profonde de la part de ma fille envers la famille Young. Je ne comprenais pas, et c'était difficile pour moi de comprendre, nous étions comme une famille avec eux, Damon et moi sommes amis depuis l'enfance, et je peux dire que nous en avons fait des bêtises tous les deux à notre époque Pi Sigma. Nous n'étions certainement pas les plus sages. J'ai aussi souvenir de voir nos enfants jouer ensemble très souvent quand ils étaient petit, mais il faut croire que les temps ont changé et qu'ils ont eu leur propre histoire. Je ne suis pas étonné de voir ça, Nina est jolie fille, magnifique même, les petits Young sont fidèles à leur père, donc je ne serais pas étonné d'apprendre qu'ils se soient produits certaines choses, enfin, l'heure n'est pas à ce genre de question.

"Mhhh je vois ce que tu veux dire. Après je ne peux que te faire confiance sur Nathan Nina, je ne le connais pas dans l'intimité, et je n'ai pas encore beaucoup l'occasion de discuter avec lui. Je ne peux que voir ton attitude farouche pour le défendre, c'est donc signe que c'est un bon garçon, sinon tu ne serais pas autant en avant le concernant, ni même autant investie. Après pour sa mère, je comprends qu'il veuille la garder pour lui seule, les garçons sont tous un peu comme ça, je ne peux que le comprendre la dessus."

Moi aussi j'aimerais bien avoir Isobel pour moi tout seul parfois, enfin, la n'est pas le propos. C'est juste que je comprends tout à fait Nathan la dessus, notre maman, c'est notre maman. Enfin, mon ton se voulait un peu plus catégorique que tout à l'heure quand Nina repartait sur le fait de ne pas m'avoir prévenu.

"Je n'étais peut-être pas la, mais laisse moi te dire une bonne chose, maintenant je le suis, donc que l'on soit d'accord, ce n'est pas à un tiers de me dire certaines choses te concernant Nina mais bien à toi et toi seule. Si tu es la fille indépendant que tu prétends être, ne laisse pas les autres faire le travail à ta place. La dessus je serai intransigeant. Pour la je laisse couler, la prochaine fois ne compte ni sur ta mère ou ton frère pour me prévenir, fais le toi."

Laissant cela de côté je lançais une petite boutade à ma fille tout en mangeant.

"Bah alors, toi aussi tu es triste de pas avoir ta maman pour toi toute seule ? Tu sais Nina, si tu n'es pas la, c'est normal qu'elle aille chez son ami, elle ne va pas rester enfermer. Puis tu sais bien qu'elles sont tout le temps ensemble la mère Young et ta mère, c'est pas une nouveauté. Surtout que maintenant elles habitent l'une à côté de l'autre."

Je trouvais ça mignon que Nina soit possessive envers sa mère, c'est bon signe selon moi, me concernant, je ne pouvais que la comprendre et être de son côté, même si ma flexibilité d'esprit me faisait parler ainsi, le côté businessman je pense. En tout cas, à l'entente de ses explications sur les Young je ne masquais pas un rire bien audible. Décidément ces mômes sont pleins d'énergie.

"Alala tu sais bien que niveau objectivité je vais avoir du mal avec eux ! Mais j'avoue que Dwayne a un peu abusé, mais c'est pas méchant ma chérie, ce sont des garçons, et tu es une jolie fille comme tu l'as si bien sous entendu. Puis peut être que Dwayne est fou amoureux de toi et qu'il essaye de capter ton attention à sa façon, qui sait ?"

J'avais lancé ça pour rire, mais je sais que cela ne faisait pas sourire Nina, c'est dommage. Pour moi ce ne sont que des broutilles d'enfant, ça leur passera, à Dwayne comme à Nina d'ailleurs.

"Tu as déjà essayé de creuser un peu pour le comprendre ce garçon ? Il y peut être une explication derrière tout ça Nina, laisse lui une chance. Je trouve ça dommage que tu le prennes limite pour un étranger, c'est presque un membre de ta famille ce gamin. Dwight aussi. Vos petites histoires ne regardent que vous, mais il y a peut être une explication derrière son comportement envers toi, les Young sont intelligents, je ne t'apprends rien, mais parfois très bêtes. Il n'y a qu'à voir Damon à sa belle époque... En bref, essaye de creuser un jour, au lieu de dire de telles choses."

Notre discussion partait maintenant vers Nathan, Isobel et la vie au lycée des confréries. Nina se levait pour prendre des couverts, je n'étais pas étonné en fait. Personnellement je n'avais aucun problème avec ça et comme elle l'a si bien dit, c'est à cause de mon métier.

"Ah ah que veux-tu je suis un homme qui sait faire beaucoup de choses ! Mais j'avoue que c'est un truc typique des businessman, on a jamais le temps de manger, donc on se fait livrer, et comme il ne donne pas de couvert, il faut apprendre !"

Avalant mes nouilles avec entrain nous continuons à parler de Nathan.

"J'aurais payé pour voir ta tête n'empêche quand tu as appris ça. Surtout que j'ai ouï dire que Nathan n'était pas enthousiaste à l'idée de me rencontrer."

C'était un moyen de tâter un peu le terrain pour en apprendre plus sur le petit ami de ma fille. Histoire de savoir comment j'allais le prendre pendant notre entrevue. Attendant la réponse de ma fille nous enchainions tranquillement sur une conversation bien plus gaie que tout à l'heure. J'explosais de rire d'ailleurs en entendant son histoire sur les KO.

"Je crois que le seul que nous respections, du moins dont nous nous méfions à l'époque c'était Gustaf, les autres, tu as tout dit, des ringards finis ! C'était d'ailleurs nos victimes préférées, ahhhh je me souviens toutes ces crasses qu'on a pu leur faire, ça me manque ça tu vois ! Par contre nous n'étions pas plus proche que ça des RK, il y avait trop de rivalité entre nous, surtout niveau filles. Je suppose que c'est toujours pareil avec le temps ? Bien que j'ai l'impression que ce soit une rivalité saine, un peu comme la nôtre, puisque nous jouions tous dans l'équipe de Foot. D'ailleurs niveau résultat ça donne quoi eux ? Ils sont bons ? En tout cas vos missions sont un peu étranges, nous ce n'était pas aussi glauque, c'était plus simple, moins recherché niveau dramatisation, mais j'avoue que c'était deux fois plus vicieux. Si ça intéresse Nathan, j'ai sûrement une photo de sa petite maman chérie quand elle était dans la fleur de l'âge. Ca date d'une de nos missions."

Oui oui j'avais dit cela sur un ton légèrement moqueur, mais c'était pour taquiner Nina et Nathan plus qu'autre chose. Je me doute bien que ça ne l'intéresse pas. En tout cas la dernière tirade de Nina m'arracha un sourire jaune, elle ne savait pas pourquoi Nathan lui en voulait ? Moi je le savais, et je suppose que Nina a le droit d'avoir quelques pistes.

"Tu sais, Isobel est une bonne personne, tu le sais, mais Nathan lui en veut quasi exactement pour les mêmes raisons que toi tu m'en veux. Ce n'est pas à moi de t'expliquer le pourquoi du comment, j'estime que Nathan t'en parlera si il le souhaite, mais sache que c'est comme toi, quelque chose que tu comprendras avec le temps. Isobel a sacrifié certaines choses, pour en offrir d'autres à Nathan. Avec le temps, il comprendra, et il pardonnera. Nous avons parlons un peu elle et moi de tout ça, et il s'avère que notre situation est très similaire. Et non laisse ta mère en dehors de ça ! C'est une mère formidable tu sais ! C'est quoi cette image que tu as d'elle !"

Je sais que Nina adore sa mère et qu'ici c'était juste une petite boutade. D'ailleurs je ne lui reprochais rien ici, j'avais dit cela sur le ton de l'humour. En revanche concernant l'information que j'ai glissé sur Nathan, je faisias clairement allusion au fait que Isobel, comme moi, a du sacrifier du temps passé avec son enfant pour lui offrir le confort qu'il a actuellement. C'est un sacrifice énorme, qui lui a couté beaucoup et qu'elle paye comme aujourd'hui. Bien sur me concernant c'est encore un grade au dessus, je ne cherche pas à me justifier, j'aurais pu comme elle me rattraper depuis longtemps et je ne l'ai pas fait. C'est la qu'est mon erreur. Je dois l'assumer et maintenant continuer à travailler pour réparer tout ça. Cela commence par ce moment aussi dur que privilégier avec ma fille.
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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Dim 29 Juin - 22:17

Alors que je regardais la vue de son appartement, il commençait à me parler de ma mère et de son éternel caractère de cochon. En fait, j’avais pas trop à critiquer, parce qu’au final j’avais exactement le même caractère qu’elle. Il n’était d’ailleurs pas rare qu’on se prenne le bec toutes les deux, qu’on finisse chacune de notre côté pour que finalement quelques heures plus tard, c’était comme s’il ne s’était rien passé ou au contraire, il se pouvait qu’on reste 7 mois sans vraiment de nouvelle l’une de l’autre. Ca dépendait de beaucoup de choses, mais jusqu’à présent, on n’en était plus à ce stade et quelque part, je ne pensais même pas qu’on arriverait encore à cette situation. Alors que le chiot se baladait un peu partout et reniflait tous les coins de la pièce, j’écoutais mon père m’annoncer que ma mère avait été à deux doigts de le démonter sur place. Non, ça ne m’étonnait pas vraiment d’elle et c’était pas ses dires qui me rassuraient. Aryan et moi allions forcément passer un sale quart d’heure… Pour une fois que j’étais pas toute seule.

« Les femmes de caractère d’aujourd’hui sont les femmes de pouvoir de demain, c’est bien connu » lui affirmais-je sur un ton détaché.

En même temps, j’enlevais les poils que le chien avait laissés sur moi. Voilà pourquoi je n’aimais pas ces bêtes, même si celui-là était particulièrement mignon et sage, mais les poils étaient tout sauf ma tasse de thé. Passer mon temps à les enlever partout et tout le temps me demandait une patience que je n’avais pas. Nathan le faisait et sans broncher, sans doute que son amour pour ces boules de poils le rendait calme et plus apte à la patience que moi. Jurant à voix haute, je fus légèrement surprise d’entendre mon interlocuteur me reprendre. Sans doute que je n’avais plus l’habitude…

« Pardon.. Mais ça m’énerve. T’as vu la taille de ce chien ? Il perd déjà ses poils et j’ai vu sur le net que c’est sensé devenir un ours. »


Je posais encore mes yeux sur le chiot avec un air accusateur. Je savais que si Nath était là, il me rabâcherait encore que le chien n’y est pour rien, que j’ai pas à lui en vouloir que… que… et que… et au final, j’en aurais rien à secouer.

« Ta bêtise doit être devenue obèse par contre ... »

« Mmmh non, pas tant que ça. Mais si je prends plus de deux kilos, je suis virée à l’agence alors bon, j’évite. »

Un sujet un peu plus épineux arrivait dans la discussion. C’était pas tellement ce que je voulais en venant ici, c’était d’ailleurs ce que je voulais éviter, mais d’un autre côté au moins ça serait fait. On aurait mis les pieds dans le plat, on aurait même carrément sauté dedans à pieds joints et ça ne serait plus qu’une discussion qui j’espère, ne serait pas conclue sur des non dit ou des devinettes. Il tentait de trouver des solutions, voir même des réponses à mes inquiétudes, sauf que certaines ne me convenaient pas alors commençons par le début :

« Maman va forcément nous le reprocher et tu le sais. T’aurais beau lui expliquer tout ce que tu veux, une fois qu’elle nous aura dans le viseur elle n’hésitera pas et ce même si ça ne la regarde pas. T’es plus détachée qu’elle sur cette histoire. Tu l’as toujours été et elle, au contraire, n’a jamais réussi à l’être. Pour Gustaf, il peut s’inquiéter, mais je fais rien de mal. Ah si, pardon, Nathan m’a emmenée dans le Montana pour mon anniversaire, c’était une surprise, j’étais au courant seulement arrivée à l’aéroport et je l’ai directement prévenu ainsi que maman. Elle a rien dit de spécial, mais lui m’a littéralement engueulé en disant que j’aurais dû le prévenir avant et pas toujours au dernier moment ! Sauf que j’étais pas au courant, j’aurais fait comment ? Ok il a pas eu la même éducation que moi, je l’ai bien remarqué quand je l’ai accompagné en Suède. Ses parents il les vouvoie, se sont des ambassadeurs, mais moi c’est pas une éducation aussi froide et stricte que j’ai eu. Alors peut-être qu’il devrait aussi se dire que c’est pas quand j’ai 18 ans qu’il arrivera à changer mon éducation. Son seul problème à lui, c’est Nathan. Bah va parler de maman à ses parents à lui, on verra ce qu’ils en pensent. C’est exactement pareil. Elle a eu l’intelligence de faire son propre avis en apprenant à le connaître, lui il a même pas essayé. Il dit que l’avoir en cours ça lui suffit amplement. »

Depuis toute cette histoire, je me posais plusieurs questions concernant ma position dans la vie des deux hommes. J’en avais même été jusqu’à penser mariage alors qu’en tant normal, c’était pas dans mes projets, mais qui sait, peut-être un jour ? En écoutant ce qu’il me répondait, je me rendais compte qu’il y avait deux évidences et pourtant, c’était deux évidences problématiques : d’un côté j’avais l’homme qui m’avait élevé et qui, malgré ses erreurs avait plus ou moins été présent et de l’autre, j’avais mon vrai père biologique. Je comprenais que d’un côté, Peter voulait garder la place qu’il avait, là où finalement Gustaf avait échoué involontairement. Je ne savais pas encore vraiment à qui je devais donner le privilège de ce nom, même si la logique voudrait que ce soit à ce lui qui m’ait véritablement élevée, ou celui que j’appelle « papa » depuis que je suis toute petite.

« J’imagine que j’aurais la bonne réponse à mes interrogations un jour. De toute façon, c’était pas comme si j’avais envie de me marier. »


Ne préférant rien ajouter de plus ou encore moins donner une réponse à qui pourrait avoir le vrai surnom de « papa » je le regardais alors qu’il passa sa main sur mon visage et la seule chose que je terminais à dire était un simple :

« On verra avec le temps, il paraît qu’il fait bien les choses »


J’esquissais un sourire lorsqu’il me parlait de mariage. Pour le coup, n’avait rien à craindre, ou du moins pas pour tout de suite.

« Va parler de mariage à Nathan, tu devrais être rassuré en voyant sa réaction » lui répondais-je en souriant

Sa réaction face à ce que je lui avais dit concernant Nathan, me fit légèrement sourire. Gustaf ne réagissait pas de la même façon, mais encore une fois il ne le connaissait que dans l’environnement scolaire. En rigolant, j’ajoutais :

« Ah vous auriez préféré que je sois avec une fille ? »

Je marquais une pause puis repris

« Non, mais ok Nathan est un sale con à l’école. Ca je le reconnais, il fait chier son monde, mais en dehors c’est pas un monstre. Il a son caractère, ses fréquentations tout comme moi et mine de rien ça change beaucoup. Dès qu’il est dans sa confrérie c’est déjà pas le même que lorsqu’il est tout calme chez lui. Puis il a un égo surdimensionné, j’imagine que c’est son titre de chef qui veut ça, mais il a ses failles. Par exemple, si sa mère avait le malheur de s’occuper trop souvent d’un autre élève, je suis sûre qu’il en serait malade parce qu’il veut sa maman pour lui tout seul. En fait, je crois que oui sa plus grande faille ça reste sa mère »

Je n’avais rien dit à propos de l’appartement, c’est vrai mais c’était pas comme s’il avait toujours été super présent dans ma vie au point d’en avoir le déclic.

« Désolée, mais t’étais pas très présent et même si moi je ne te l’ai pas dit, je me disais qu’au moins elle ou même Aryan, te l’aurais dit. Mais maintenant tu le sais ! J’ai même deux chiots, pour mon pire cauchemar, et maman, qu’elle s’estime heureuse que je ne parte pas à Harvard alors. Je vis pas à 2 heures d’avion, je vis à 10 minutes en voiture de chez elle. C’est pas loin, elle peut survivre quand même, d’autant plus qu’elle passe sa vie avec la mère de l’autre con »

Le sujet le plus épineux venait sur le tapis : les young. Je ne pouvais pas supporter Dwayne, il m’exaspérait, il était pervers, chiant, casse-pied. Dwight pouvait l’être aussi, quand ils étaient tous les deux, en gros moins je les voyais, mieux je me portais :

« Bonjour l’objectivité. T’as bossé avec leur père et il est le parrain d’Aryan. Ce sont des vrais emmerdeurs ces mecs là. C’est parce que t’as pas 18 ans et que t’es pas une fille qu’ils te paraissent gentils et adorables. Dwight c’est calmé un tout petit peu depuis qu’il est avec Leahna, mais l’autre je lui ai promis une gifle la prochaine fois que je le voyais. Dwayne est un sale pervers. A un diner, il fait exprès de laisser tomber sa fourchette entre mes jambes et pire, il se permet même de plonger sa main pour aller la rechercher. Ou alors il trouve rien de mieux de me kidnapper comme un sac à patate pour aller au resto. Bref, s’il pouvait retourner à Vegas, ça serait génial et pour ton info, j’me suis jamais entendue avec Dwayne. Dwight oui, mais Dwayne non, c’est Aryan qui s’entend bien avec. »

Je le regardais mettre les plats sur la table. Je les fixais un instant, et lorsque le prénom « Nathan » atteignit mes oreilles, je levais à nouveau les yeux vers mon père, me demandant en même temps de m’asseoir. Je m’exécutais, rétorquant sur l’affaire « Nathan » :

« Haha, bonne chance, vraiment. C’est d’ailleurs par lui que j’ai appris que t’étais dans la direction de l’école, justement parce que Cobb lui a dit que t’allais le contacter. Au début, je pensais qu’il parlait de Gustaf, mais je ne voyais pas le rapport avec la direction. En fait je comprenais rien de ce qu’il me racontait et comme Nathan ne fonctionne qu’en texto, presque, ben voilà. »

Je marquais une pause en regardant le plat que j’avais sous le nez. J’étais pas une adepte du chinois :

« Comment tu sais manger avec des baguettes ? C’est bien un truc de business man ça, la bouffe chinoise. Même dans les séries télé, c’est ce qu’ils mangent. »


Je me levais pour aller chercher des couverts normaux, laissant de côté les baguettes pour lesquelles j’avais aucune patience. Je rigolais à la suite de ses explications quant à son terme utilisé concernant ma relation avec Nathan

« Haha ce genre de relation. Genre j’ai une relation totalement bizarre avec le fils d’une fille avec qui tu faisais des missions. C’est bizarre, nous nos missions on choisit un peu qui, fin quand j’étais encore chef et Oui ça existe encore : La dernière que j’ai faite c’était avec Sasha. Mais bon c’est de pire en pire. La dernière en date, toutes les alarmes ont sonné dans la maison, à trois heures du matin et la télé s’est allumée pour le message concernant la mission. Apparemment dans les confréries aussi. C’était trop flippant et pour le moment il y a une mission de l’été. Chaque confrérie doit préparer un event le plus attrayant possible pour amener le plus de monde. Celle qui a eu le plus de succès gagne. En tant qu’ex-chef je suis sensée m’inscrire à toutes, mais faut pas rêver. J’ai juste donné mon nom pour les PS et les RK. Les autres confréries je m’en tape. »
Je marquais une pause le temps d’écouter sa questions sur les Khi Omikron, étouffant un rire « Mais oui ! Le pire c’est qu’avant, c’était juste les PS, mais depuis que j’étais chef, c’était les EI aussi et quand Trey et Emeric étaient chefs c’était aussi les RK. Ici, comme c’est Ash qui est passée chef je pense que ça va se calmer pour eux, mais Emeric est toujours un peu chef de l’ombre et il a nommé exprès son puceau comme adjoint. Les EI, Jenny est comme moi, elle les trouve ringard donc elle garde cette règle là dans la confrérie et Olivia… Ben je ne la connais pas trop, mais elle est différente. »

Je marquais une pause repensant à ce qu'il m'avait dit concernant les Alpa Psi

« C'est marrant, quand on la regarde elle a plus la dégaine d'une Eta, elle en jette quand même. En plus elle est trop gentille, je comprends pas pourquoi Nathan est si dur avec elle, s'il se tapait maman comme mère.. Haha le pauvre. Non mais j'imagine que c'est d'elle qu'il a appris à jouer du piano et de la guitare »
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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Dim 27 Avr - 22:59


Papa ?

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Ft my baby girl <3



HRP: Tenue de Peter

« Si on pense à la même personne, je crois qu'elle t'aurait tué en premier, puis qu'elle t'aurait ressuscité pour te poser les questions, puis retué après »

Je regarde Nina, un sourire amusé apparaît sur mon visage. Je m'adresse à elle d'un ton qui se veut plaisantin.

"Et bien, je pense, à croire le regard revolver qu'elle m'a lancé quand elle m'a vu entrer dans la salle des profs, que c'est un peu ce qu'il s'est passé dans sa tête. Enfin, tu connais ta mère et sa délicatesse de char d'assaut."

Lui faisant un sourire je m'intéressais un peu à la boule de poil que ma fille tenait dans ses mains, en la laissant au sol elle prit la parole, vulgairement d'ailleurs, ce qui ne me plaisait pas.

"Nina, ton langage ..."

Après avoir posé le bol d'eau pour le chien, ma fille me fit part de son nom. Mais c'est quoi ce nom à coucher dehors ? Nathan n'avait vraiment aucun goût pour le coup, si on excepte ma fille, mais ça je préfère ne pas y penser, des envies de meurtre vont me gagner sinon, et ce n'est pas le but de cette soirée. Proposant quelque chose à boire j'écoutais Nina qui semblait sortir pas mal d'inepties en quelques secondes.

"J'avoue que Jax c'est vraiment pas terrible, il aurait pu trouver mieux ... Enfin il est mignon, c'est déjà ça."

M'executant je lui servais un grand verre d'eau, manipulant le filtreur à eau que je reposais sur le meuble après utilisation. Je l'apportais à Nina puis lui dit avec un sourire.

"Ta bêtise doit être devenue obèse par contre ..."

Suite à cela j'allais mettre la table, Nina me posait beaucoup de questions, je m'en doutais en fait, mais ce qui me faisait sourire c'était la totale contradiction entre ses réponses et mes propos. Elle faisait la forte, mais je voyais bien qu'au final ça l'a touchait. De ce fait, cela rendait mon combat encore plus âpre et farouche, j'allais devoir m'accrocher parce que la clairement, elle me rentrait dedans et j'étais loin d'êter au bout de mes peines.

« Pour répondre ça, tu répondais rien c'était pareil et j'suis pas à l'abris de pression supplémentaire, vous voir tous débarquer c'est suffisant. Après j'ai Harvard, les conneries de Nathan visiblement, cette histoire de psy et Gustaf qui me reproche tout ce que je fais, quasiment. Une de plus ou une de moins ça change rien... Puis j'suis pas débile, ça va forcément amener des tensions, mais tant que vous me mêlez pas dedans, ça me va. Tiens, au fait... J'imagine que maman va nous démonter, Aryan et moi, pour t'avoir fait venir ici, on doit lui dire quoi ? Histoire de sauver notre peau »

Je la regarde, devoir rendre des comptes à ma fille n'est pas dans mes habitudes, donc j'ai du mal à rester objectif quand à mes convictions, mais je prends sur moi, je n'ai pas le choix. Je comprends ses questions et ses craintes après tout, j'en suis en énorme partie responsable.

"Pour ta mère, ne t'en fais pas, je lui expliquerai, puis que je sache, ce que je fais présentement de ma vie ne la regarde plus et inversement. Je prendrais quand même la peine de bien lui dire que vous n'étiez pas au courant. Je sais qu'elle va réagir au quart de tour, mais elle comprendra, elle est loin d'être immature. Concernant Gustaf, il s'inquiète pour toi, c'est normal, il est comme ça, tu vas devoir faire avec malheureusement Nina. Après tu me dis de ne rien répondre quand je te dis ça, mais quand je vois ta réaction, je me dis que j'ai bien fait. Parce que justement, une de plus, ça peut tout changer, sinon tu ne craindrais pas qu'on te mêle à nos tensions. A ce propos, tu n'as pas à t'en faire, tu n'y seras pas mêlée, nous sommes des adultes, certes pas toujours responsables vu les circonstances, mais nous sommes assez intelligent pour ne pas te mêler à tout ça."

J'en restais à la niveau explication pour le moment, je ne voulais pas aller trop loin, mais je savais que ça finirait par arriver tôt ou tard, ce n'était qu'une question de temps. Surtout vu le caractère de Nina... Aryan encore je pense que j'arriverais à régler plus vite la situation car il n'y a pas le facteur "géniteur" à prendre en compte. Ici c'était plus délicat à aborder, autant pour elle que pour moi. En revanche, je ne pensais pas qu'elle serait aussi tranchante dans le propos, je dois avouer que je me prenais une claque en plein visage.

« Votre divorce ne m'affecte pas. En fait ça doit au moins faire 1 an que je m'y suis préparée. J'ai beaucoup moins bien pris cette histoire de paternité que votre divorce. J'imagine que ça affecte peut-être plus Aryan, ça serait plus légitime, non ? Tu veux savoir la question que je me pose depuis que j'ai appris ça ? « Lequel des deux dois-je appeler papa ? » Dois-je t'appeler... Peter ? J'ai pas de réponse à cette question et je crois que j'en aurai jamais. On vous a jamais dit que la naïveté des enfants c'était fragile ? Si c'est pas à moi à faire ce choix, c'est à qui ? Imagine, je me marie un jour.. Je fais quoi ? Je choisis qui ? Tu vois, c'est ça qui m'affecte vraiment, pas votre divorce. J'envie Aryan et Shawn, ils n'auront pas à choisir leur mère, eux »

Je comprenais dans un sens son ton, plein d'amertume et de rancœur, mais je ne le tolérais pas. Elle est et elle reste ma fille, elle le restera à jamais, géniteur ou non, ça ne change rien pour moi. En revanche je dois avouer que je n'avais pas assez vu le problème de l'autre côté de la barrière. L'entendre me parler de son choix pour le mariage, comment elle devrait m'appeler maintenant ? Pour moi c'était évident, mais pour elle non apparemment. Je tombais de haut en fait. Je m'étais préparé à tout ça, mais je ne pensais pas que ce serait aussi dur à entendre et à affronter, surtout que ça vient de la bouche de Nina directement. Je m'adosse contre le meuble derrière moi, mon visage prend alors 10 ans d'un coup. Je passe mes mains contre celui-ci, ma voix n'est pas tremblante, je ne suis pas énervé non plus, je n'ai quasiment jamais crié sur Nina de toute façon, j'en suis tout bonnement incapable. En revanche je me veux sec, tranchant, clair et précis. Je voulais bien lui montrer que moi aussi j'étais touché par tout ça et que je ne venais pas ici juste pour la décoration.

"Comme toi tu n'as pas à choisir ton père Nina. Tu es ma fille, que l'on soit bien clair. L'histoire de ta mère avec Gustaf ne change rien à mes yeux, tu es et tu resteras ma fille, ma petite princesse, jusqu'à la fin de mes jours. Maintenant je comprends ton amertume et tes questions, mais me concernant je ne changerais rien. Des réponses tu en voulais, tu vas en avoir. Si je suis revenu ici, c'est pour que tu m'acceptes de nouveau dans ta vie, que je regagne la place que j'avais avant et que j'ai perdu. J'ai tout quitté pour ça. Toi tu t'en fiche peut être du divorce avec ta mère, moi pas. C'est comme une seconde chance pour moi, celle de rattraper toutes mes erreurs, et elles sont nombreuses, je le sais. Pour le moment ça commence par ça, je voulais t'épargner le plus possible des discours larmoyants, parce que c'est pas mon genre de faire des courbettes et tu le sais, encore moins à mes enfants. Mais si je dois me mettre à genou pour Aryan Shawn et toi, je le ferais, sans hésitation. J'ai fait beaucoup d'erreurs dans ma vie d'homme et de père. Aujourd'hui je peux repartir de zéro, mais une chose est sûre, tu es ma fille, et ça ce n'est pas une erreur. Je ne me trompe pas, et Gustaf sait parfaitement le statut que j'ai dans ta vie, et il n'est pas prêt de changer. Concernant le nom que tu me choisiras de me donner, je l'accepterais, mais pour l'instant, je suis ton père, et je le resterais quoique tu puisses en penser. En tout cas c'est ma vision des choses. La relation en a certes pris un coup, mais si je suis revenu ici, ce n'est pas pour ta mère ou pour je ne sais quoi, c'est uniquement pour mes enfants et redorer mon image à vos yeux, c'est tout ce qui compte, et je suis prêt à faire les sacrifices qu'il faudra pour ça Nina."

Je m'étais approché d'elle pour lui parler, lui caressant au final son visage, je lui offrais un sourire maladroit. J'avais vidé mon sac, sans expliquer tout concrètement, mais le plus gros avait été dit. Je sais qu'il faudra du temps, beaucoup de temps, mais maintenant, je l'ai ce temps.

"Avant, je n'avais pas assez de temps pour vous, maintenant, je l'ai. Je sais qu'il n'est jamais trop tard, et je sais que ça ne va pas se faire du jour au lendemain. Je m'aperçois aussi que tu souffrais de cette situation, et je ne m'étais pas non plus posé les bonnes questions, mais grâce à toi tu m'as ouvert les yeux sur certaines zones d'ombres. En tout cas ne m'annonce pas que tu vas te marier s'il te plaît, je viens déjà de me prendre une claque de 10 ans, je vais mourir avant l'heure le jour où j'apprendrais ça."

J'essayais de détendre un peu l'atmosphère car la tension montait, je le sentais. Même pour moi c'était dur de garder un calme limpide. La conversation dévia alors sur Nathan, même si je n'étais pas fan de l'idée que ma fille vive avec un garçon, je devais m'y faire, cela faisait parti des sacrifices que je devais faire, entre autre. Je commençais à faire chauffer les plats finalement, je ne sais pas pour Nina mais moi j'ai faim. Je prenais la parole en même temps, que je fermais la porte du four à micro onde.

"Je ne sais pas pourquoi, mais je suis pris d'un soudain élan de solidarité envers Gustaf ! Ne sois pas trop dur avec lui Nina, c'est pas évident pour nous en tant que père, moi je prends sur moi, mais savoir que mon bébé est avec un garçon ... Tu ne peux pas comprendre je pense. On a toujours plus de mal. Personnellement, c'est parce que je connais Isobel, donc je sais qu'il a une bonne éducation, puis tu as l'air heureuse avec lui, c'est tout ce qui compte. Par contre, si jamais un jour je te vois pleurer, je lui casse les dents, ses deux bras, ses deux jambes, et j'en fais un eunuque !"

Je lui faisais un grand sourire à ce moment là, avant d'enchaîner tranquillement sur ce même ton calme et serein.

"Après, ta mère ne m'a rien dit, ce n'est pas à elle de le faire que je sache Nina, mais plutôt à toi. Enfin mets toi à sa place, tu es jeune, et je sais que tu es très indépendante comme fille, et c'est tout à ton honneur, mais pour des parents, c'est dur de couper le cordon. Fais lui plaisir, si elle t'a juste demander ça, c'est pas l'impossible. Elle fait juste son caprice... Tu sais comment elle est.. Par contre je ne vois pas ce que tu as contre les Young, ils sont adorables ces gamins. Enfin, pleins d'énergie je te l'accorde, mais on peut dire que Aryan se défend bien à ce niveau. Puis je te rappelle que Damon est le parrain de ton frère, donc fais un effort, vous vous entendiez bien avant, il s'est passé quelque chose ? Je sais qu'ils t'adorent ses deux là mais c'est tout."

Je lui faisais un sourire, je me souviens de l'époque où nos petits jouaient ensembles, c'est vrai que les jumeaux avaient tendances à toujours embêter Nina, mais je sais que c'est affectif. J'ai toujours pensé d'ailleurs qu'elle fréquenterait un des deux un jour, mais il n'en est rien. Enfin ce ne sont pas vraiment mes affaires après tout. Je me reconcentrais plutôt sur les dires de ma fille avant de sortir les plats du four à micro onde et les poser sur la table.

"Nous avons parler de Nathan justement le premier jour où j'ai pris mes fonctions. Je dois le rencontrer pour discuter de tout ça d'ailleurs. Je lui ai fixé un rendez vous sous peu. Je t'en prie installe toi, j'ai faim personnellement, et je vais mourir si je n'avale pas quelque chose. J'ai commandé chinois, donc n'hésites pas. Et ne me sors pas tes bêtises de gras la, tu as la peau sur les os limite, ça ne te fera pas de mal."

Lui ordonnant presque de s'asseoir j'attrapais des baguettes et me mettais à entamer l'un des plats. Je poursuivais la conversation le plus normalement du monde.

"Concernant Isobel, c'était une Alpha Psy, c'est peut être pour ça que ta mère ne t'en a pas parlé. Après je ne sais pas si elles se connaissent plus que ça ces deux-la, adolescent, j'ai fréquenté Isobel pour des missions pour nos confréries mais c'est tout, je n'aurais jamais pensé qu'un jour nos enfants auraient ce genre de relation. Le monde est petit. Mais j'y pense, il y a toujours les missions dans les confréries ou ça a changé ? Et les Khis sont toujours des victimes ? Je me souviens que Gustaf n'était pas commode à l'époque ..."

En même temps le géant suédois était déjà grand et imposant, donc même les Pi Sigma évitait de trop le chercher lui, puis Anna me saoulait si je m'en prenais à lui donc j'évitais. Par contre les autres ... Nous étions sans vergogne, aaah ce bon vieux temps, j'étais loin de mes problèmes d'aujourd'hui. Enfin problème, je relativisais, j'étais en plein repas avec ma fille, et cela faisait une éternité que ce n'était pas arrivé.

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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Sam 26 Avr - 15:14

L'appartement était fidèle à la personne qui vivait dedans. C'était pas aussi grand que la demeure de Las Vegas, mais que ferait-il d'une villa aussi grande alors qu'il se retrouvait seul, ou peut-être qu'Aryan allait vivre avec, j'en savais trop rien. Mon frère ne s'était pas trop prononcé, j'imaginais donc qu'il allait faire un peu le tour de chaque endroit, tantôt chez ma mère, tantôt chez mon père, peut-être même à sa confrérie ou alors... Il se prendra un appartement. Il avait l'âge de toute façon. Le luxe de l'endroit était ce à quoi j'avais toujours été habitué. Du design, de l'espace, des meubles chers et peut-être même de la marque. C'était loin d'être un amas de critiques, parce que j'avais grandi dans ce luxe, j'avais grandi dans ce genre d'environnement et encore à l'heure actuel, mon appartement avec Nathan ressemblait plus à une immense villa qu'autre chose. Je gardais le chien dans mes bras, lui imposant presque la présence de l'animal, mais c'était pas comme si j'avais le choix.

"Pas de soucis, il est mignon en plus."
ajoutait-il en le caressant

J'acquiesçais un sourire puis précisais :

« C'est la mère de Nathan qui lui a donné le chien... J'avais largement assez avec l'autre, perso. »

Je ne pouvais m'empêcher de lui poser plusieurs questions sur sa nouvelle vie à Miami. Il est clair que j'avais toujours la même idée en tête le concernant. Des cachoteries, c'était ce qu'on avait vécu, enfin surtout ma mère. Il nous avait suivi à Miami en nous disant qu'il voulait des vacances. Au fond, c'était tout à son honneur, sauf que ses plans avaient miraculeusement changés. Je ne savais même pas si Aryan, lui, était au courant ou si j'étais la seule, avec ma mère, qu'il avait berné. J'avais le choix entre en faire une affaire d'état, ou laisser couler. Je voulais simplement des explications, après je pouvais au moins faire l'effort de laisser couler tant que tout ça n'intervenaient pas dans ma petite vie et qu'en plus de ça, on ne me demandait pas de choisir un espèce de clan entre ma mère et mon père, leurs histoires, ils les réglaient et surtout sans moi bien que j'appréhendais de croiser cette dernières dans les jours à venir. Elle allait certainement nous charcuter, Aryan et moi, pour ne lui avoir rien dit. Après tout, ils étaient divorcés, non ?

" Et beh, on sait de qui tu tiens ta patience légendaire ma chérie. Enfin je te comprends pour le coup."

« Si on pense à la même personne, je crois qu'elle t'aurait tué en premier, puis qu'elle t'aurait ressuscité pour te poser les questions, puis retué après »

Je déposais le chien par terre et m'empressais d'enlever les quelques poils de ma blouse, exaspérée

« Putain on pouvait pas leur mettre des poils qui tiennent à ces bêtes là »

Peter revenait avec un bol pour le chien alors que j'admirais la vue de son appartement. Ca changeait du notre qui donnait sur une grande étendue d'eau où parfois des jeunes exerçait le ski nautique ou jet ski, où des bateaux passaient. C'était le genre de vue qui était relaxante. Ici, on voyait d'autres immeubles et la vie de Miami d'en haut. Ca changeait de Las Vegas qui était une vraie jungle, mais ça restait quand même un quartier bien urbain.

« Pour la boule de poil. Il s'appelle comment ? »

Je regardais le chien, c'était pas moi qui m'étais amusée à les baptiser, j'avais trop peu de considération pour ces bêtes là et ce, même si elles étaient mignonnes. Cependant, je redoutais fort quand ils deviendront plus grands. On aurait probablement des ours et ça me plaisait beaucoup moins. Pour le coup, je ne remerciais pas sa mère de lui avoir donné cet animal.

« Nath l'a appelé Jax. Ca fait un peu penser à du produit à lessiver, non ? »


"Je te sers quelque chose ou tu veux manger direct ?"
«  De l'eau stp. Le reste ça fait grossir » ponctuais-je en grimaçant

De toute façon, le coca et compagnie c'était pas non plus ma tasse de thé et encore moins l'alcool à part peut-être le champagne. Je regardais l'homme en face de moi dresser la table et m'expliquer en même temps son choix pour l'appartement qui en fait, n'apprenait absolument rien de plus. Je haussais les sourcils et rétorquais-je calmement :

« Pour répondre ça, tu répondais rien c'était pareil et j'suis pas à l'abris de pression supplémentaire, vous voir tous débarquer c'est suffisant. Après j'ai Harvard, les conneries de Nathan visiblement, cette histoire de psy et Gustaf qui me reproche tout ce que je fais, quasiment. Une de plus ou une de moins ça change rien... Puis j'suis pas débile, ça va forcément amener des tensions, mais tant que vous me mêlez pas dedans, ça me va.»

Je marquais une pause et puis repris sur un ton interrogateur

« Tiens, au fait... J'imagine que maman va nous démonter, Aryan et moi, pour t'avoir fait venir ici, on doit lui dire quoi ? Histoire de sauver notre peau »

Je me tournais à nouveau vers la vitre lorsqu'il me parlait du divorce. Contrairement à Nathan, ça ne m'affectait pas vraiment, parce que je m'y étais fait depuis longtemps à leur situation.

« Votre divorce ne m'affecte pas. En fait ça doit au moins faire 1 an que je m'y suis préparée. J'ai beaucoup moins bien pris cette histoire de paternité que votre divorce. J'imagine que ça affecte peut-être plus Aryan, ça serait plus légitime, non ? » terminais-je sur un ton à la limite de l'amertume.

J'avais appris cette histoire il y a 7 ou 8 mois et pourtant j'en étais toujours au même stade, je ne savais pas trop à qui je devais en vouloir et c'était frustrant. C'était une situation que j'avais beaucoup de mal à accepter et encore moins maintenant. Je me tournais une fois de plus vers l'homme dont je portais le nom :

« Tu veux savoir la question que je me pose depuis que j'ai appris ça ? « Lequel des deux dois-je appeler papa ? » Dois-je t'appeler... Peter ? J'ai pas de réponse à cette question et je crois que j'en aurai jamais. On vous a jamais dit que la naïveté des enfants c'était fragile ? Si c'est pas à moi à faire ce choix, c'est à qui ?  Imagine, je me marie un jour.. Je fais quoi ? Je choisis qui ?  Tu vois, c'est ça qui m'affecte vraiment, pas votre divorce.  J'envie Aryan et Shawn, ils n'auront pas à choisir leur mère, eux »

Un sujet moins délicat fit irruption sur le tapis : Nathan. C'était déjà plus facile pour en parler, d'autant plus que depuis janvier, on n'avait plus vraiment de problèmes et qu'à part ses conneries à l'école, il se tenait parfaitement bien.

« Oui ça va, c'est dommage que Gustaf ne l'apprécie pas, mais ça va on fait avec. Je pensais que maman te l'aurais dit. Puis j'dois retourner les weekend chez elle sinon elle pète un câble. Sauf que c'est les soirées, donc au final j'vois pas trop ce que ça change étant donné qu'elle passe tout son temps chez les Young et moi je récupère de la soirée de la veille. Puis moins je vois les jumeaux, mieux je me porte. »

Il venait ensuite me parler d'Isobel que j'avais rencontrée quelques jours plus tôt . C'était une femme très douce et calme. Elle était adorable et ce même si cette première rencontre m'avait un peu traumatisée.

« Oui elle m'a dit. J'ai été mangé chez eux avec Nathan, mais je pense que j'y retournerai pas avant longtemps. Elle est sympa, je comprends pas pourquoi Nathan lui en veut autant. Il en veut au monde entier en fait, parce que ses parents divorcent aussi. Ca le travaille je crois parce que d'habitude c'est une vraie marmotte, mais depuis il arrive pas à dormir donc quand il doit se réveiller pour les cours il est d'une humeur massacrante, m'enfin ça me regarde pas trop je crois. Elle m'a proposé de m'aider si j'avais des problèmes avec mes cours l'année prochaine, comme elle a fait droit à Harvard. Elle était chez les Eta aussi, non ? Pourtant maman m'en a jamais parlé, d'elle »
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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Jeu 17 Avr - 19:28


Papa ?

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Ft my baby girl <3



HRP: Tenue de Peter

La journée avait été longue mais intéressante. Pour le moment le poste de directeur adjoint ne me demandais pas beaucoup de travail, ce qui me changeais totalement de mes habitudes. D'ordinaire je faisais des semaines avoisinant minimum les soixante heures. La j'en fais quasiment deux fois moins. Du coup j'occupe mon temps autrement. Je me suis inscris dans une salle de fitness, histoire de passer le temps et m'entretenir un peu, j'ai terminé mon installation dans mon nouvel appartement, j'ai réglé la paperasse au niveau de mon ancien poste et j'aide Damon (le père Young) de temps en temps sur des cas complexes, en somme rien d'alarmant. Je prenais mon temps en fait, m'habituant à cette nouvelle vie de père célibataire, ou plutôt cette nouvelle chance.

Oui je le voyais comme ça à présent. Grâce à Anna et sa demande de divorce, je peux enfin me tourner vers une autre vie, dans un sens, je lui dois à elle. C'est pour cela que ce soir, j'ai invité Nina à venir manger avec moi à la maison. J'avoue que j'ai pris du temps à l'inviter, mais je voulais me débarrasser du futile pour pouvoir entièrement me consacrer à mes enfants. Des femmes vous dites ? Ce n'est clairement pas au programme et c'est devenu le cadet de mes soucis. Je sais que j'ai des comptes à rendre à mes petits et qu'ils ne vont pas se gêner pour m'en demander. Pour l'instant je n'ai pas encore parlé avec Aryan, il est plus malléable que Nina, elle est plus fougueuse, et surtout, le contexte nous reliant n'est absolument plus le même, je le sais, elle le sait, pour moi ça ne change rien, pour elle ça change beaucoup de chose. Elle se retrouve en quelque sorte à avoir "deux pères" l'un qu'elle connaît, à moitié vu mes absences, et l'autre dont elle ne soupçonnait pas l'origine, moi non plus d'ailleurs. Cette nouvelle m'avait mis une terrible claque, et je crois que c'est dans un sens cela qui m'a fait prendre conscience de mon échec en tant qu'homme et en tant que père. En tout cas, mes sentiments envers Nina ne change pas, elle est ma fille, et elle le restera jusqu'à la fin de ma vie, quelque soit son géniteur.

D'ailleurs Gustaf est un homme éduqué, que je connais, et je sais qu'il n'est pas le genre d'homme à remettre en cause mon statut dans la vie de Nina, la dessus je ne m'en fais pas. Puis on sait lui comme moi que les choses sont différentes maintenant. J'étais en tout cas très heureux que Nina accepte de venir, il faut dire que je n'étais pas certain qu'elle accepte. Pour le coup, j'avais commandé, oui n'allez pas croire que je sais faire la cuisine, malheureusement ce n'est pas mon hobby primaire, du coup j'ai commandé à manger histoire d'être sur de ne pas empoisonner ma fille. La soirée arrivait, j'avais donc fait un brin de rangement, surtout dans le salon en fait, vu que j'avais étalé mon ordinateur et certains de mes papiers partout. Une fois cela fait j'avais pris une bonne douche et enfiler une tenue plus décontracté. Après je n'étais pas du tout débraillé, même si je dînais avec ma fille, hors de question de paraître négligé. Je suis certes décontracté, mais classe. Question d'apparence et de fierté. Je crois que la dessus, elle a hérité autant de moi que de Anna. Le livreur venant d'amener le repas, j'avais mis celui-ci au frais le temps qu'elle arrive, nous n'aurions plus qu'à faire réchauffer quand on veut. Je ne sais pas vraiment comment va se dérouler la soirée, je suppose qu'elle aura une montagne de questions à me poser.

Je ne lui avais pas dit pourquoi je venais à Miami, j'avais menti en fait, je ne voulais pas lui mettre plus de pression que ça, je ne sais pas si j'ai bien fait au final. J'ai tendance à toujours la protéger plus que je ne le devrais, après tout ce n'est plus une enfant. L'heure tournait et justement quelqu'un sonna à la porte, je supposais aisément qu'il s'agissait de ma brunette. Je m'approchais de la porte et ouvrait celle-ci, la voyant donc accompagné pour le coup par ce qui semblait être une boule de poil.

« Désolée, j’suis obligée de prendre le chien sinon ca va être Tchernobyl chez moi. »

Lui offrant un sourire je lui disais d'une voix calme.

"Pas de soucis, il est mignon en plus."

Caressant la bête je l'invitais à entrer et avant même de pouvoir ajouter quelque chose elle prit la parole.

« Donc c’est ici que tu vis. C’était ton lieu de vacances que t’as subitement décidé d’acheter, c’est ça ? Pourquoi tu nous as dit que tu venais en vacances alors que tu savais très bien que ton nouveau boulot se passait là où j’étais scolarisée ? J’ai pas eu l’air conne quand Nathan m’a dit « Tu m’avais pas dit que ton père était directeur adjoint, Nina »

Oula, beaucoup de questions d'un coup. Moi qui me demandais comment ça allait se passer, je suis servi je dois dire. Je prenais donc les informations une par une, les traitant rapidement dans ma tête, je retenais surtout Nathan en fait. Je sais que c'est dans l'ordre des choses que ma fille sorte avec un garçon, mais je ne me fais toujours pas à l'idée. Je suis un peu possessif concernant Nina, mais je n'en dis rien, je ne sais pas vraiment si j'ai le droit de toute façon. Puis Nathan n'a pas l'air trop méchant comme garçon, et elle a l'air heureuse, après tout c'est tout ce qui compte. Puis je sais que c'est le fils de Isobel, donc il a reçu une bonne éducation en prime. Regardant Nina je pris donc la parole sur un ton amusé.

" Et beh, on sait de qui tu tiens ta patience légendaire ma chérie. Enfin je te comprends pour le coup."

Me dirigeant vers la cuisine je sortais un bol et le remplissais d'eau à l'attention du chien, je posais celui-ci au sol avant d'ajouter un "Pour la boule de poil. Il s'appelle comment ?"

Puis me dirigeant vers le frigo je m'adossais contre le meuble les bras croisés, fixant Nina du regard.

"Je te sers quelque chose ou tu veux manger direct ?"

Je n'esquivais pas ses questions, loin de la, je sortais juste des assiettes et des couverts histoire de préparer le terrain, les amenant à la table de la salle, c'est à dire où nous allions manger je prenais la parole.

"Pour te répondre, j'ai bien acheté l'appartement pour venir m'installer ici, et si je ne t'ai pas dit pourquoi je venais, c'est parce que j'avais mes propres raisons de ne pas le faire. Je ne voulais pas vous mettre une pression supplémentaire."

Mettant les assiettes, je savais que cette conversation arriverait, et j'avoue que cela me fait bizarre de rendre des comptes à ma fille, mais je lui dois bien cela après tout.

"Je me doute bien que tu n'aimes pas ce genre de surprise, et j'aurais préféré que tu l'apprennes de ma bouche, mais je ne savais pas vraiment comment te l'annoncer en prime. Surtout que le divorce avec ta mère venait d'être prononcé, je me suis dit que c'était peut être pas le bon moment, c'est tout. Surtout que tu te retrouves à tous nous avoir autour de toi, puis avec ce nouveau contexte ... j'ai voulu t'épargner des pensées supplémentaires on va dire. Après ta mère aussi ne le savait pas, sa réaction a été tonitruante d'ailleurs."

J'étais un peu hésitant dans mes propos, je ne sais pas trop si je devais lui dire le pourquoi de ma venue à Miami, pour le moment si elle n'en émettait pas la volonté je ne dirais rien, je ne voulais pas griller les étapes, bien qu'en quelque sorte, je l'avais déjà fait. Me tournant alors vers elle je lui dis d'une voix un peu plus intéressée.

"Et avec Nathan ça se passe bien ? Tu aurais pu me dire toi aussi que tu emménageais avec ton copain, j'ai été plus que surpris en apprenant ça. J'ai pris une claque d'au moins 10 ans à cause de ça. En tout cas, je ne sais pas si c'est le hasard, mais il se trouve que je connais sa mère depuis l'enfance. Tu as du la rencontrer je suppose."
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MessageSujet: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   Jeu 17 Avr - 11:53



Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa?
J’avais passé la journée soit en cours, soit à la bibliothèque. Je voulais profiter de mes heures d’études pour m’avancer dans mon boulot scolaire, non pas que c’était impossible, mais presque. J’étais pas certaine qu’en rentrant, il me laisse travailler. Soit il mettait sa musique à fond, soit il m’empêchait tout simplement de travailler alors que lui aussi avait de quoi faire. Je préférais de loin anticiper et faire une grosse partie de mes travaux à la biblio, au calme. De temps en temps, je regardais les gens venir et repartir, aussi, la vieille de la bibliothèque qui criait sans cesse pour avoir le silence. J’aimais pas cette femme, et c’était réciproque, sauf que contrairement à moi, elle n’avait aucun motif. Je ne foutais pas la merde sur son lieu de travail et j’avais commencé à la détester à partir du moment où elle m’avait reproché la façon de m’habiller. C’était pas un crime d’être jeune et belle, je pouvais totalement comprendre sa jalousie, mais pas me le reprocher. Depuis une semaine ou deux, je la prenais à me saluer, chose miraculeuse. Je soupçonnais le nouveau poste de monsieur Peter Palmer en personne. Une fois le bonhomme présenté aux élèves, c’était pas difficile de faire le lien avec mon nom de famille. On m’avait demandé plusieurs fois s’il était de ma famille, pendant un moment, j’avais hésité à répondre, pas du tout apte à raconter ma vie au premier venu. Je me contentais d’un « Oui, mais pas une question de plus » et finalement, j’arrivais de temps en temps à esquiver les questions indiscrètes.

Mon travail terminé, je remballais toutes mes affaires et quittais le lieu sans aucune réponse à la bonne soirée que me souhaitait l’autre vieille bique. Elle avait peut-être retourné sa veste, mais pas moi, c’était pas un nom de famille qui allait changer quoi que ce soit. Dans le couloir, je croisais justement l’homme de qui je tenais mon nom de famille. Je ne comprenais toujours pas pourquoi il m’avait dit qu’il venait en vacances et qu’au final il se retrouvait directeur adjoint du lycée où j’étais. Moi qui étais venue à Miami pour être loin de tout cet attroupement, finalement c’était mal barré, je les avais tous dans mon école. C’était pire qu’avant. Il me proposa de venir manger chez lui, j’eus un moment d’hésitation. Nathan avait son entrainement et je pouvais en profiter pour terminer mon travail dans le silence et surtout sans qu’il ne soit là pour me déranger ou distraire. Finalement, j’acceptais l’invitation d’un simple « Ok je viendrai » et continuais mon chemin jusqu’au parking où se trouvait ma voiture. A l’intérieur, avant de mettre le contact au véhicule, j’en profitais pour envoyer un texto à Nathan, le prévenant de mon nouveau programme pour la soirée. J’avais évité de parler de ce diner à ma mère. C’était pas vraiment la bonne entente entre eux et probablement qu’elle allait me dire de faire attention, ou peut-être même qu’elle ne dirait rien, mais qu’elle n’en penserait pas moins. Autant lui éviter des pensées inutiles.

Assise au bureau pour terminer mes travaux, je regardais un des chiots, couché sur son panier. Quelle idée de nous en donner un deuxième, personnellement j’avais largement assez avec l’autre. Une chance pour eux qu’ils étaient mignons, bien que Nora était particulièrement chiante. Nathan m’avait dit de ne pas laisser les deux ensembles pour ne pas retrouver l’appart sans dessus-dessous, c’était beau si on devait les séparer à chaque fois que l’on partait. Lui savait y faire avec des chiens, alors que moi pas du tout. J’avais aucune patience, ils ne me faisaient pas autant rire que Nathan et j’osais même pas imaginer quand ils seront plus grands, le carnage que ça allait être. Je jetais un œil sur l’heure et laissant mon devoir là, je pris mes clés, mon sac ainsi que le petit chien qui dormait paisiblement. Je pris le chemin de ma voiture et ensuite la direction du nouveau lieu de résidence de mon père. Cette idée de devoir choisir lequel des deux hériterait de ce réel statut me tapait sur les nerfs. C’était pas humain de devoir choisir ça, mais très rapidement, je laissais cette pensée de côté pour rejoindre l’appartement où devait se dérouler le diner. Le chien dans les bras, j’attendais de pouvoir entrer à l’intérieur de l’immeuble pour monter au bon étage puis sonnait à la porte. La porte s’ouvrait sur l’homme que j’avais croisé un peu plus tôt dans la journée à qui j’adressais un léger sourire.


« Désolée, j’suis obligée de prendre le chien sinon ca va être Tchernobyl chez moi. »


Je gardais le chiot contre moi et admirais l’endroit

« « Donc c’est ici que tu vis. C’était ton lieu de vacances que t’as subitement décidé d’acheter, c’est ça ? Pourquoi tu nous as dit que tu venais en vacances alors que tu savais très bien que ton nouveau boulot se passait là où j’étais scolarisée ? J’ai pas eu l’air conne quand Nathan m’a dit « Tu m’avais pas dit que ton père était directeur adjoint, Nina » »




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MessageSujet: Re: Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎   

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Quelle est la différence entre "la vie à Miami" et les "Vacances à Miami", Papa? > Peter ♥︎
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