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 Deux oisillons égarés hors du nid [Sienna]

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MessageSujet: Re: Deux oisillons égarés hors du nid [Sienna]   Lun 16 Juin - 16:52


Adam & Sienna

Deux oisillons égarés hors du nid


Quelle étrange amitié que celle entre un albatros et une chouette cendrée. Voilà ce que Sienna se disait, un sourire-fumée sur les lèvres, alors qu'elle détaillait son meilleur-ami-au-masculin. Ses pensées étaient un peu empâtées parce qu'elle fumait toutes seule depuis quelques minutes déjà mais elle était persuadée d'une chose : Adam, c'était le genre de mec que vous n'aviez qu'en un seul exemplaire dans votre vie. Il n'appartenait à aucune catégories et à toutes en même temps. Elle se sentait chanceuse de faire partie de la vie de quelqu'un comme ça et elle était désolée que si peu d'autres gens le comprennent. Qu'ils aillent tous au diable. C'était certainement à cause de l'état assez fébrile dans lequel elle se trouvait ce jour là mais elle avait subitement envie de hurler et de pleurer en même temps. De s'acharner sur le monde entier, sur tous ces cons et ces pétasses qui en faisaient un monde si noir. Ça ne lui ressemblait vraiment pas de penser comme ça. Heureusement que son ami avait choisit ce moment là pour débarquer chez elle. Il était temps que quelqu'un lui rappelle qu'elle n'était pas le genre de fille qui doute du monde. Pourtant, comment aurait-elle pu faire autrement, au regard des évènements récents ? Se rappeler qu'elle avait quelque chose d'une meurtrière était assez difficile à supporter. Se rendre compte qu'elle était beaucoup moins forte face à ça qu'elle le pensait jusqu'à lors, l'était encore plus. Plusieurs forces, tantôt positives, tantôt négatives se battaient en elle pour créer un maelstrom difficilement déchiffrable. Maintenant que l'albatros était là, tout ça n'avait plus tellement d'importance, de toute façon.

Un léger poids s'éleva de ses épaules quand il lui assura qu'il n'était là que parce qu'il avait envie de la voir, rien d'autre. Son sourire ré-apparut. Bien sûr qu'il n'était là que parce qu'elle lui manquait. Comment avait-elle pu croire qu'il y avait un autre but à cette visite que de profiter de leur présence l'un et l'autre ? Elle était décidément plus à cran que d'habitude. Quelque chose l'interpella néanmoins dans ses paroles : c'était la deuxième fois en une minute qu'il lui disait qu'elle lui manquait. Ses sourcils se froncèrent de façon imperceptible, manifestant le début d'une inquiétude. Elle avait comme l'impression d'entendre un appel à l'aide dans ses mots, une demande de soutiens. Qu'il ne termine pas sa phrase, la laissant en suspens de cette façon, la conforta dans sa crainte. Ses sens se mirent en alerte, mû par un sentiment qu'elle n'appréhendait pas tout à fait. Ça ressemblait à de l'instinct maternel mais ce n'était pas tout à fait ça non plus.

- Toi, tu vas bien ? Ça a pas trop l'air, j'aurais dû venir te voir avant.

Elle le laissa changer de sujet sans broncher mais elle n'oubliais pas. C'était à son tour d'ouvrir ses grandes ailes pour le protéger ; elle ne le laisserait pas tomber. Cependant, répondre à sa question n'était pas si évident que ça. Tout d'abord parce qu'elle lui devait la vérité. Ce serait une insulte beaucoup trop grande que de balayer sa question d'un revers de main ou d'un sourire. Ça, c'était bon pour les autres. Pour Adam, il fallait qu'elle ouvre son coeur tout à fait et qu'elle trouve les mots justes pour exprimer ce qu'il y avait à trouver là. Dans un premier temps, parce que c'était plus facile, elle choisit de réagir sur la deuxième partie de sa phrase :

- Ha mais je t'en prie, dis tout de suite que je suis un zombie ambulant !

Bien entendu, elle ne lui en voulait pas le moins du monde, c'était juste qu'elle adorait le rendre un petit peu mal à l'aise en mésinterprétant ses paroles. Dans un réflexe inconscient, elle ramena ses jambes contre son ventre pour se cacher un peu. Elle s'en rendit compte rapidement et reprit sa position initiale. Il s'assit sur le sol et dit encore :

- T'as ce bon vieux nounours pour veiller sur toi, mais je préfère quand même m'assurer moi-même que tu es OK.

Etait-elle seulement « ok » ? La question revenait et, cette fois, plus moyen de tergiverser.

- Je suis pas au top de ma forme mais, tu me connais, je me laisserai jamais abattre aussi facilement. C'est juste à cause des Life Skills.

Laissant ses paroles flotter dans l'air pour une seconde, elle se laissa glisser pour rejoindre Adam sur la sol. Elle avait besoin de sa présence physique, là, juste à côté d'elle. Tout simplement parce qu'elle était tactile, parce qu'elle ne se prenait pas la tête avec ce genre de choses et les questions de « distance socialement acceptée ». Elle avait toujours été plus spontanée que ça. Elle tendit la main vers lui et lui reprit doucement le joint des doigts pour le porter à nouveau à ses lèvres. Si elle allait vraiment prendre ce chemin là, autant avoir un petit adjuvant. Une question lui démangeait la gorge : « Est-ce que tu penses que j'aurais été une bonne mère ? ». Elle ne pouvait cependant pas se résoudre à la poser. Elle avait peur de la réponse. Et puis, elle ne voulait pas le forcer à chercher quelque chose de gentil à dire. C'était pas comme ça que ça fonctionnait entre eux.

- C'est un petit peu difficile d'imaginer que je pourrais avoir un gamin de trois ans ...si je l'avais pas tué.

Elle tira longuement sur le joint, dans une tentative désespérée d'avaler l'affreuse vérité qu'elle venait de prononcer. Elle, la fervente défenseure de la vie, des droits de l'homme, du choix, de la liberté, avait tué un petit être qui ne demandait qu'à naître, outrepassant par là-même ses droits au choix et à la vie. Elle avait beau savoir qu'elle-même n'avait eu qu'un simulacre de choix, que l'autre option était impraticable : elle s'en voulait. D'un autre côté, elle avait aussi été fidèle à ces mêmes principes puisque c'était sa Liberté qu'elle avait choisie. Choix cornélien, aucune solution n'était bonne. A quoi bon continuer d'y penser alors ?

Posant à nouveau les yeux sur son ami, elle enchaîna :

- Et toi, tu penses que tu pourras me dire ce que t'as sur le coeur ou tu préfères qu'on aille faire du shopping avant ?

Sautant d'une émotion à l'autre comme une gymnaste professionnelle, elle était à présent tout sourire. « Faire du shopping » était une idée en l'air mais une idée pas si mauvaise que ça. Surtout qu'avec eux, ça n'avait certainement pas la même signification que pour n'importe qui. Malgré son ton léger, elle lui faisait quand même comprendre qu'elle l'avait percé à jour. Il ne pouvait pas lui mentir mais elle ne lui forcerait jamais la main pour rien. D'ailleurs s'il préférait rester là à fumer ou même prendre le train sur un coup de tête pour changer de ville, elle serait partante aussi, loin d'elle l'idée de le forcer à s'adonner à l'activité qu'elle avait choisie.

Code by Fremione.

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MessageSujet: Re: Deux oisillons égarés hors du nid [Sienna]   Lun 28 Avr - 23:37

Parfois, certaines personnes prennent de l'importance pour nous sans que nous nous en rendions compte. En fait, je ne sais même plus vraiment comment j'ai rencontré Sienna. Enfin je veux dire, si c'est elle qui m'a parlé ou si c'est moi, si c'était un ami en commun, si c'était un hasard, si le courant est passé tout de suite. A vrai dire, je m'en fiche un peu même, le résultat est le même aujourd'hui, c'est mon amie la plus précieuse, celle que je ne voudrais perdre pour rien au monde. En cette belle matinée où j'ai envie de ne rien faire et de ne voir personne, c'est la seule qui me traverse l'esprit et qui me donne la force de me lever et de traverser le couloir. Même au plus mal, je crois que j'aurais toujours de la joie à avoir son visage dans mon champ de vision. Je m'acharne un peu sur sa porte, hurlant dans le couloir. Je ne fais même pas gaffe que j'attire l'attention, après tout, j'ai l'habitude, ils ont l'habitude. Alors que je pense qu'elle n'est peut-être pas là, la porte s'ouvre enfin et je m'attends à la voir elle. Mais je n'ai pas vraiment le temps, on m'attaque. Enfin, c'est plus un bonjour qu'une attaque d'ailleurs. Je caresse Macaron, content de le voir aussi. Je l'ai gardé pendant les vacances de Sienna avec Aaron et je l'apprécie beaucoup, cette boule de poils hyper attachante.

- Vite, vite, entre ! Il y a plein de vautours dehors.

J'oublie toujours qu'elle parle quelques mots de français. Et puis les vautours ne me dérangent même plus. Cependant, je lui obéis et entre dans la pièce. Je sens tout de suite l'odeur de ce qu'elle a fumé, ou plutôt de ce qu'elle est en train de fumer. La voir provoque une réaction très simple chez moi : je souris. Un peu comme un idiot sans doute, mais ce n'est pas Sienna qui va me le reprocher. Elle referme la porte et me tend son joint. Je la détaille un instant. Elle n'a pas l'air d'aller à merveille, j'aurais dû venir la voir plus tôt. Il n'y a qu'à la regarder dans son haut trop grand, elle me fait un peu mal au cœur.

- Je suis contente de te voir. Tiens, cadeau de bienvenue... parce que tu m'a manqué.

- Merci. Tu m'as manqué aussi.

Je saisis ce qu'elle me tend sans trop me faire prier. A vrai dire, je n'ai pas encore fumé aujourd'hui et je suis sûre que ça va me faire du bien, même si ça me gêne de prendre ce qui est à elle. Si elle me l'a proposé, c'est que ça ne doit pas la déranger outre mesure. Je la suis des yeux alors qu'elle va s'installer sur son lit, après m'avoir embrasser la joue. Je n'aime pas trop ça mais je me laisse faire sans même grimacer, c'est quand même Sienna, je ne vais pas la repousser et ce n'est pas si terrible que ça.

- Pas que t'aie besoin d'une raison pour venir ici, ma chambre t'es toujours ouverte, mais : qu'est-ce qui t'amène, au juste ?

Ai-je la tête de quelqu'un qui vient avec une idée ? En fait non, je n'ai pas de raison. Enfin pas vraiment. Je n'ai rien d'important à lui dire, à lui donner, juste envie de la voir. Je lui souris avec douceur en la regardant, m'approchant de son lit sans pour autant la rejoindre totalement. Je n'ai pas envie d'inventer une excuse bidon ou quoi, je suis sincère à 100% avec elle.

- J'ai aucune raison. J'avais juste envie de te voir. Ça fait longtemps et tu me manques. Et ...

Et je savais que ce n'était pas tout. Oui, elle me manque, il y a de ça. Mais aussi ... je ne me sens pas bien. Ca fait déjà un petit temps et jusque là, je ne lui en ai pas vraiment parlé, elle a ses propres problèmes. Je ne sais pas si je compte lui raconter les miens maintenant, mais je cherche au moins juste sa présence. Une présence qui calme, qui rassure, sans rien dire. Je n'ai pas osé avant, parce que je trouve que c'est un geste assez égoïste. Parce que MOI je vais mal, je vais l'enquiquiner elle, sans même penser que ça ne va pas de son côté, je n'aime pas ça. Je me pensais capable de lui dire que ça n'allait pas mais en fait, non. Je préfère tourner la conversation vers elle.

- Toi, tu vas bien ? Ça a pas trop l'air, j'aurais dû venir te voir avant.

Au fond, elle est plus importante que moi. Si j'avais le choix, je la ferai passer avant moi. J'ai peu d'ami, mais quand j'en ai, je les aime vraiment, pas à moitié, même si je ne le montre pas forcément comme il le faudrait. Finalement, je viens m'asseoir au pied de son lit, caressant Macaron et tirant sur le reste de son joint.

- T'as ce bon vieux nounours pour veiller sur toi, mais je préfère quand même m'assurer moi-même que tu es OK.

Mon sourire s'efface un peu pour se faire plus timide. Je reste maladroit, je ne sais pas comment m'y prendre. Certains diront que ça fait le charme d'une personne. Je trouve ça débile. Pour moi, c'est juste une façon gentille de dire "t'es nul mais on t'aime quand même".
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MessageSujet: Re: Deux oisillons égarés hors du nid [Sienna]   Ven 18 Avr - 14:26

[Même légende : italique = french. Si t'a pas assez matière à répondre tu n'hésite pas à me le dire hein !]


* Deux oisillons égarés hors du nid *

Quand on voit la terre depuis l'espace, on oublie nos problèmes


Ça faisait quelques jours maintenant que les Life Skills avaient commencés. Couchée sur son lit, fenêtre grande ouverte, jambes en équerre, joint au bec, Sienna repensait à la façon dont elle avait complètement perdu les pédales, ce jour là. Elle était entrée en contact direct avec une partie d'elle qui lui faisait peur : celle qui était incroyablement fragile, presque folle. C'était la personne qu'elle deviendrait si elle lâchait prise, si elle se laissait oublier qui elle était vraiment. Nous avons tous un fou en nous. L'homme n'est pas maître dans sa propre maison. S'en rendre compte peux faire peur mais peux aussi nous aider à garder le contrôle. C'était, évidemment, ce que l'Alpha Psi avait choisit de faire : reprendre le contrôle. De façon paradoxale, c'était en fuyant qu'elle comptait y arriver. En effet, ça faisait depuis le début de l'exercice qu'elle restait dans sa chambre et n'en sortait que pour aller en cours. Elle évitait ses amis mais surtout : elle évitait Aaron. Son monde se limitait à : fumer, se prendre la tête avec Ugo, s'occuper de Seth, sortir Macaron, aller en cours. Même Adam, elle ne le voyait presque plus, c'était à peine si elle le croisait dans les couloirs. Elle avait simplifié sa vie au maximum pour pouvoir prendre sur elle, se reconstruire après le choc du LifeSkill. Pas question d'aller pleurer dans les bras de qui que ce soit, elle avait déjà assez honte comme ça qu'Ugo l'aie vue « péter une durite ». Et puis, le monde extérieur lui semblait trop compliqué en ce moment, elle n'avait pas envie de l'affronter. Car en plus d'Aaron, le monde extérieur contenait Lila. De fait, sa meilleure amie était devenue une source d'angoisse importante pour Sienna qui ne savait pas quoi faire pour l'aider et détestait la regarder glisser encore et toujours sur la même pente dangereuse : celle de la drogue. Bien sûr, qu'elle soit elle-même en train de fumer de plus en plus ne l'inquiétait pas. Elle ne se rendait pas compte le moins du monde qu'elle était sur la même pente.

A cause de la fenêtre ouverte – histoire d'évacuer la fumée, un minimum – les bruits de la rue envahissaient la chambre. Là-bas en dessous, dans Miami, les gens s'activaient dans un vacarme assourdissant. Ça ne dérangeait pas Sienna, au contraire, parce que ça la distrayait. Elle avait quelque chose à écouter et elle laissait son esprit vagabonder, imaginer les vies des tous ces gens qui habitaient en bas. Ça l'empêchait de trop ruminer. Aujourd'hui, elle était tranquille : c'était Ugo qui s'occupait de leur fils de plastic. Rien au monde ne pourrait la forcer à se lever de son lit. Elle pourrait se reposer, se calmer, être en paix. La fumée lui brulait la gorge et les poumons mais elle se sentait bien, très bien. Elle n'entendit pas que quelqu'un frappait à la porte. Par contre, Macaron, lui, se redressa d'un bond et sauta du lit pour se précipiter sur la porte. Engourdie par l'herbe, Sienna ne sauta pas sur ses pieds mais se redressa plutôt sur ses coudes avec lenteur pour suivre son rottweiller des yeux, un sourcil arqué. Le chien faisait aller sa queue avec frénésie et grattait la porte, menaçant de la réduire en lambeau. Pendant une seconde, Sienna ne comprit pas. Ensuite les connexions se firent : la seule personne que ce chien aimait autant était aussi – par chance – la seule personne pour laquelle elle voulait bien se lever aujourd'hui : Adam.

Un sourire heureux et niais contamina ses lèvres quand elle l'entendit lui demander de lui ouvrir en français. Ha parce que vous vous demandiez toujours pour quelle raison farfelue elle avait pris cette langue en option au Lycée ? Bref, elle s'étira, non sans difficultés, pour finalement réussir à se lever. Aujourd'hui encore, elle n'était pas à la pointe de la mode : elle portait un jeans usé et déchiré – elle ne l'avait pourtant pas acheté comme ça – et un T-shirt ample qui tombait n'importe comment, découvrant l'une de ses épaules. Il n'était pas si ample que ça, avant, ce T-shirt. Le truc c'est qu'elle avait pas mal maigri, sans s'en rendre compte du tout, à cause de l'angoisse associée à toute cette histoire de bébé. Elle avait un peu de mal à manger quand elle repensait à la façon dont sa crise de panique l'avait fait tout régurgiter dans les toilettes. Pour rien au monde elle ne voulait revivre ça.

- L’albatros cherche à investir le nid de la chouette cendrée, autorisation accordée ? ... Albatros pouilleux même.

Etouffant un rire, elle leva les yeux au ciel et passa une main dans ses cheveux pour leur redonner un semblant d'allure. Ensuite, elle ouvrit la porte. Ainsi, elle libéra Macaron qui sauta sur Adam, manquant à peine de le faire tomber. Depuis qu'elle était partie en vacance avec Aaron et qu'elle avait laissé le chien aux bons soins du chef de la confrérie, il l'adorait. Lui qui distribuait normalement son amour avec parcimonie devenait fou quand l'albatros aux cheveux arc-en-ciels débarquait. Encore un peu et Sienna deviendrait jalouse. S'essayant un peu au français, elle lui intima :

 - Vite, vite, entre ! Il y a plein de vautours dehors.

Terminant ses paroles en fusillant du regard ceux des Alpha qui étaient sortit de leur chambre pour voir le « phénomène Adam ». Joignant le geste à la parole, elle le fit entrer en tirant doucement sur la manche de son grand manteau. Dès qu'il fut à l'intérieur, elle referma la porte et s'appuya dessus. Aspirant la fumée du joint qu'elle avait toujours dans les mains, elle détailla son ami. Il n'avait pas l'air au top de sa forme. Elle s'en voulu de s'être enfermée ici toute seule comme une égoïste et de ne pas avoir pensé à aller vérifier plus souvent comment il allait. Son albatros était fragile et par là même, précieux.

Se décollant de la porte, elle s'approcha de lui et lui tendit son joint :

 - Je suis contente de te voir. Tiens, cadeau de bienvenue... parce que tu m'a manqué.

Passant à côté de lui pour aller s'asseoir sur son lit, elle lui colla un rapide baiser sur la joue. Elle avait beau savoir qu'il était l'homme le moins tactile de l'univers, elle ne pouvait s'empêcher de faire ce genre de choses. Sûrement pour l'ennuyer un peu, sans jamais pousser le bouchon trop loin, trop consciente que la plupart des gens de son entourage ne se gênaient pas.

 - Pas que t'aie besoin d'une raison pour venir ici, ma chambre t'es toujours ouverte, mais : qu'est-ce qui t'amène, au juste ?

Elle avait envie qu'il lui raconte sa vie mais, en prononçant ses mots, elle se rendit compte qu'il était peut-être là pour lui passer un savon. Après tout, elle avait fait entrer une vipère dans le nid en invitant Ugo – un Pi Sigma – à venir habiter ici pour le mois entier. Depuis qu'il était là, il avait déjà surprit Vicky sous la douche et Sienna savait qu'il prévoyait de draguer quelques unes – si pas toutes – de ses consoeurs artistes. Quand elle y repensait à postériori, elle ne comprenait plus vraiment pourquoi elle lui avait proposé ça. Ça l'arrangeait d'oublier qu'elle n'aurait pas su rester seule trop longtemps dans la même pièce que leur faux enfant. Macaron sauta sur le lit et vint se coucher sur ses jambes, pile au moment où elle se rendait compte que le joint qu'elle venait de donner à Adam manquait à ses mains. Caresser l'animal parvint tout juste à apaiser cette sensation de manque étrange.



©BlackSun
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MessageSujet: Deux oisillons égarés hors du nid [Sienna]   Lun 7 Avr - 20:55

Je ne sais pas comment je vais. Aujourd'hui est un jour ou je ne suis si à droite ni à gauche, ou je ne vais ni bien ni mal. Ou tout simplement où je n'arrive pas à savoir jusqu'à ce que l'évidence me frappe en pleine tronche : ça ne va pas. Comme trop souvent ces derniers temps. Je soupire dans mon lit avant de me lever. Je crois que c'est le week-end, mais je n'en suis même pas sûr. A vrai dire, je suis tellement déphasé qu'il n'y a que deux choses qui me permettent de savoir quand on est dans la semaine. Si Ayase dort encore quand je me réveillé, et si j'ai cours de photographie dans la journée. Bizarrement, c'est une des choses que je n'oublie pas et je suis toujours là, au rendez-vous, sans me tromper. Je regarde ma colocataire en m'extirpant de mon lit. On ne peut pas dire que c'est le grand amour entre nous, loin de là, mais nous nous entendons mieux. C'est comme si je n'avais plus la force de la faire chier je crois. Je n'ai déjà pas assez d'énergie pour vivre ma vie, j'en ai encore moins pour pourrir la sienne.
Je file sous la douche, me fichant bien de si elle en a besoin ou quoi. Je la prends brûlante, j'aime bien, ça me détend toujours, même si j'en ressors avec une légère impression de brûlure. Quand je ressors, je ne sais pas vraiment quoi mettre. Je n’ai pas spécialement envie de faire attention alors je prends les premiers vêtements qui me tombent sous la main et les enfile. Je laisse mes cheveux libérés, de toute façon, ils feront ce qu’ils veulent en séchant, comme d’habitude. D’ailleurs, mes mèches commencent à s’estomper un peu, je les referai quand on ne verra plus rien.

Une fois habillé, je vais m’asseoir en tailleur sur mon lit. Je ne sais pas quoi faire. J’ai envie de m’occuper l’esprit, mais je ne savais pas comment. Rien ne me tente en fait, même aller jouer du piano. Je m’étais entrainé déjà suffisamment dans les derniers jours, si je forçais, j’allais finir par détester mon instrument tant aimé. Je n’ai pas envie de voir quelqu’un, parler, me forcer à sourire, à être bien alors que ce n’est pas le cas. Alors que je soupire, un visage s’impose à mon esprit. Il m’est tellement familier qu’il ne m’est même pas venu plus tôt. Bien sûr, je sais qui je peux voir. Qui ne me forcera pas à sourire comme un couillon alors que je n’en ai pas envie. Sienna, ma plus précieuse amie sur cette terre. Je me lève brusquement, enfilant une espèce de veste indescriptible blanche sur le dos et sors de ma chambre. Je suis pieds nus mais je m’en fiche, après tout, les Alpha ont l’habitude de me voir trainer dans les couloirs un peu bizarrement. Je me dirige vers la chambre numéro 1 un peu joyeux, mais pas trop non plus. Arrivé devant la porte, je toque une première fois, pas trop fort mais assez pour que ça s’entende.

- Sienna ! C’est moiiiii !

Je ne crie pas, mais c’est tout comme. J’attends quelques instants, m’accoudant contre le mur comme si je n’avais plus d’équilibre. Je ne l’ai prévenue de rien, j’espère lui faire une petite surprise. Je sais qu’en ce moment, elle aussi n’a pas trop le moral et les moments que l’on passe ensemble nous rendent toujours un peu plus légers, un peu plus courageux pour affronter nos problèmes et les exterminer. Je toque une nouvelle fois et passe une main dans mes cheveux encore mouillés.

- Sienna, ma jolie Sienna, ouvre-moiiii.

Croyez-le ou non, je n’ai pas bu ni fumé. Je me redresse dans un sursaut, une nouvelle idée me traversant l’esprit. Et si elle n’était pas là ? Si elle avait un rendez-vous ailleurs ? Je crois que retourner dans la chambre bredouille, tout seul comme un con, ça serait encore pire. je tente une dernière fois de jouer de ma voix pour la faire venir, bien que ça ne change rien, qu’elle soit dans sa chambre ou non.

- L’albatros cherche à investir le nid de la chouette cendrée, autorisation accordée ? Puis je rajoute en murmurant Albatros pouilleux même.

Il n’y a plus qu’à attendre de voir si elle est là, mais je crois qu’à défaut de la croiser elle, j’aurais au moins réussi à rameuter tout le couloir. Strike, que voulez-vous, classe naturelle de champion. Champion des cons ouais.

[HRP : En italique = en français
Je code plus tard si j'y pense ^^ Pardon pour ce début un peu foireux, je me rattraperai, promis <3]
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