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 [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|

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MessageSujet: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Lun 24 Fév - 19:14

Eun Jung Yoon




Id Card

ÂGE : 17 ans
DATE DE NAISSANCE : 26 novembre 1996
LIEU DE NAISSANCE : Daegu, Corée du Sud
CLASSE: Senior
3 CONFRERIES AU CHOIX : Eta Iota, Sigma Mu, Lambda
RICHE OU BOURSE D'ETUDE : Riche
AVATAR: Ham Eun-Jeong
SCÉNARIO OU PI ? PI

Forum's buisness

CODE : Ok by Shinou
SECRET ENVOYE ? : ✔️ | (à remplir par un administrateur) écrire.
SOUHAITEZ-VOUS UN PARRAIN / MARRAINE : OUI, j'en ai jamais eu /PAN/

Code:
→ Ham Eun-Jeong [color=red]ϟ[/color] Eun Jung Yoon



My physical is mine


Elle me fixe de ses yeux sombres et en amende. Elle suit le moindre de mes mouvements. J’en profite pour l’observer aussi. D’un mouvement, elle se retourne, faisant voler ses courts cheveux noirs de nuit. La dernière fois, elle les avait bruns, mais l’encre est sa couleur naturelle. Ses cheveux sont lisses et ont vraiment l’air doux et léger. En même temps, vu les heures qu’elle passe à s’en occuper, je crois qu’il vaut mieux pour elle qu’il y ait un résultat satisfaisant. Sa peau est un peu rougie par l’effort, surtout au niveau des pommettes, mais d’ordinaire, elle est très pâle. Comme beaucoup de Coréennes d’ailleurs. Son visage est fermé, concentré, mais j’ai déjà eu l’occasion de voir son sourire, ses dents bien blanches et bien alignées qu’elle aime montrer à qui veut bien le voir.
Un nouveau geste et elle s’éloigne de moi, en même tant que je m’éloigne d’elle. Je ne vois plus les traits fins de son visage, mais je peux observer son corps. Elle n’est pas très grande, sans non plus être super petite. 1m68, ça lui suffit. Elle a longtemps cru qu’elle grandirait encore, et peut-être que ça sera le cas, mais maintenant, ça ne la dérange plus tant que ça. Menue comme elle est, elle peut se faufiler où elle veut de manière discrète. Mais ça, ce n’est pas toujours un avantage. Elle arbore souvent cet air fier qui peut la rendre inaccessible et séduisante, elle en joue même. Toujours la tête haute, toujours droite, elle dégage un petit quelque chose en plus.
La demoiselle aime bien qu’on la voit. Elle met ses formes en valeurs, même si elle n’est pas la mieux lotie. Là, forcément, ça ne se voit pas, elle est en pleine répétition, mais on ne peut pas se tromper quand on la voit en dehors. Elle aime souligner ses yeux de noir, elle aime se vernir les ongles, elle aime choisir le petit accessoire qui fera toute la différence, les bijoux qui attireront le regard. Elle aime faire les magasins, choisir des fringues. Elle n’a pas spécialement de style, tant qu’elle suit la mode et qu’elle se met à son avantage, ça lui va. Mais elle a quand même un petit faible pour les tenues assez légères, avec des chaussures qui la grandissent un peu, en plus de lui faire de jolies et longues jambes. La plupart du temps, elle essaie de porter des habits de marque, même si ça n’a pas toujours été le cas dans sa vie.
Elle aime son reflet dans le miroir parce qu’elle est belle et qu’elle est au courant. Elle aime s’admirer pendant des heures, se dire qu’elle est jolie, qu’elle peut avoir n’importe qui à ses pieds. C’est un peu une beauté sauvage, mais loin d’être inconsciente de ses charmes. Elle met toutes les chances de son côté il faut dire, en prenant aussi soin d’elle, même si, entre nous, au naturelle, elle est tout à fait violable aussi. Mais il y a des choses qui ne peuvent pas se voir dans la glace, des choses cachées mais qu’elle n’hésite pas à montrer dans certains cas. La demoiselle possède un piercing au nombril, ainsi que plusieurs aux oreilles bien que ça, ça soit tout à fait ordinaire. Elle a aussi un tatouage à la hanche, l’idéogramme de son prénom en coréen.
Je sais tout ça, parce que cette fille, je la connais bien, je la vois très souvent. Je sais tout ça parce que cette fille, c’est moi.



Ideas in my head


Si je devais être objectif sur moi-même, je crois que j’aurais bien du mal. En même temps, peu de gens le sont. Il y a ceux qui s’abaissent, qui ne croient pas en eux, à tort souvent, mais à la limite, c’est gens, je m’en fiche un peu. Ceux qui rougissent et baisse la tête à la moindre parole ne m’intéressent pas. Enfin, pour me moquer, oui, sinon, pas vraiment. Il y a aussi ceux qui ont confiance en eux. Là encore, on peut faire des distinctions. Certains ont tout à fait raison, certains ont tout à fait tort. D’ailleurs, ceux-là, ils sont bien amusants quand on veut se distraire. Et moi, je me situe où ? Disons que je me situe un peu à part. J’ai confiance en moi, mais pas parce que je SAIS que je vaux quelque chose, plutôt parce que je VEUX profondément y croire. C’est ça, j’y crois, j’ai la force d’y croire, l’envie d’y croire et personne ne brisera ça. Croire à quoi au juste ?
Quand je me vois, dans ce miroir, je peux déjà donner quelques informations à ce sujet. Je me tiens droite, la tête plutôt haute, ce qui traduit bien ma confiance et l’envie de prouver que je ne suis pas n’importe qui. On peut donc penser que je suis une « altesse sans caractère » de la haute société. Mais si on observe ma façon de me comporter, de bouger, c’est tout autre chose. Je suis farouche, autant dans mes geste que dans ma façon d’agir. Au moindre mouvement que je perçois, je me tiens sur mes gardes. Ça, ça traduit une certaine insécurité, l’habitude de devoir se défendre contre quelque chose. D’ailleurs, c’est exactement ce que je suis. Une battante. Jamais je ne me laisse faire, jamais je ne me laisse marcher sur les pieds. J’ai toujours en vue que je ne peux faire confiance à personne, si ce n’est à moi-même, et que je dois me méfier. Bien sûr, avec certains, on est moins obligé d’être sur le qui-vive, mais on ne sait jamais. Un joli sourire peut cacher bien des choses sombres, j’en suis une preuve vivante …
Cette détermination m’a d’ailleurs valu d’être dans la salle où je suis, cette salle d’entrainement que je connais presque par cœur. Je peux même en dessiner les contours les yeux fermés, j’en connais chaque centimètre carré, la moindre imperfection du sol, le moindre changement de température quand on s’approche de la fenêtre, je sais tout. Je suis déterminée et persévérante, ce qui fait de moi une des meilleures manieuses de sabre coréen que connait mon professeur de Haidong gumdo. Je me suis entrainé, j’ai scruté mon reflet dans le miroir, le moindre de mes gestes, refais ce que je voulais jusqu’à ce que tout soit parfait au millimètre. Je suis légèrement perfectionniste, je ne supporte pas les choses mal faites, bâclées, je dois tout contrôler. Maniaque aussi, je ne laisse rien au hasard, il n’y a pas de hasard sur cette terre.
Mais il n’y a pas que les choses que j’aime contrôler, les gens aussi. Surtout les hommes, je dois l’avouer. J’aime bien jouer avec eux. Prenez l’exemple de celui qui vient de rentrer et qui s’est arrêté en me dévorant du regard. Ce soir, je vais me le taper. Hier, ça devait être son meilleur ami, demain, ça sera son voisin, qu’en sais-je ? Du moment que ce n’est pas le même, moi ça me va. Mais si je suis frivole en amour, il n’est pas de même pour tous les domaines où je dois être en contact avec l’être humain. Il est vrai que j’aime la compagnie de mes pairs, même si j’estime qu’il ne peut exister de relation sérieuse. Cependant, je suis fidèle pour ce qui est de « l’amitié ». Je ne trahis pas ceux qui ne me trahissent pas. Si je suis proche de quelqu’un, ou même intégrée dans un groupe, je ne fais pas n’importe quoi. Je connais l’importance de l’entente et de l’entraide et si on a besoin de moi, je ne laisse jamais une sœur ou un frère dans le besoin.
Si mon visage est plutôt sérieux dans le double que la surface lisse me renvoie, il n’en est pas toujours de même. En dehors de mes activités, je suis une jeune fille plutôt souriante et agréable, insouciante presque. Je n’oublie pas pour autant que je ne suis qu’une gamine, ou plutôt, je veux me persuader que j’ai encore la chance un jour d’agir comme tel, parce que là où j’ai grandi ne m’a pas aidé, je suis très loin d’avoir gardé mon innocence, mais je me plais à croire qu’au moins, je peux aller récupérer la légèreté d’une adolescente quand j’en ai besoin ou envie.
D’ailleurs, je suis encore une enfant sur certains points. Je veux de l’attention, je veux qu’on me remarque, qu’on ait les yeux posés sur moi. Avec le temps, j’ai appris comment faire, surtout avec les hommes, c’est tellement simple il faut dire. Mais je veux aussi que les autres filles me jalousent, au moins autant que je les ai jalousées par le passé, quand je les croisais avec leurs beaux habits, au bras d’un mari aimant qui portait leur premier poupon dans les bras. Je veux que les mecs se retournent en se disant « il me la faut » et que leur copine grommèle à côté « tu parles, encore une pute » tout en pensant qu’elle aimerait vraiment avoir mon beau petit cul ou cette aura sauvage qui attire tant. Je suis jalouse de ce que je ne peux avoir mais j’aime exhiber ce que je possède, comme un môme de 6 ans qui vient d’avoir un nouveau jouet et qui veut crâner devant son voisin. Autre chose que les bambins n’aiment pas : les ordres. Je n’apprécie pas trop ça, quand c’est arbitraire. Mais je sais me plier à une hiérarchie, encore une fois, je connais l’importance que peut avoir le respect des règles dans une organisation, plus que la plupart des gens. Je préfère juste quand je suis mon propre chef, même si je sais devenir simple soldat.
Soldat qui n’a pourtant pas sa langue dans sa poche. En effet, j’aime la franchise, l’honnêteté, même si elle doit être maladroite. Je ne cache que très rarement mes intentions, mais ça m’arrive. Ainsi, quand un mec flirt avec moi par exemple, il sait qu’il n’aura droit qu’à une nuit. Je ne recycle pas mes anciens jouets, j’adore la nouveauté. J’aime à penser que j’ai choisi, alors que ma mère n’a pas toujours eu le choix. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles je tiens tant à dire ce que je pense : ne pas me taire comme elle l’a fait si souvent. Peut-être que si j’avais eu le courage de ne pas la suivre en silence, un jour, ma vie aurait été différente et je n’en serais pas là. Mais ça ne sert à rien de spéculer sur ce qui n’est pas, je suis là, avec mon caractère, et si ça ne plait pas aux autres, tant pis.



Story of my life


Je m’assois sur le sol de ma chambre, baissant mon regard vers mes pieds. Mes chaussures commencent à être plus que déglinguées. Je ne sais même pas comment ça se fait qu’elles tiennent plutôt que de partir en lambeaux. Tant pis, je marcherai pieds nus, ce n’est pas très grave, j’ai l’habitude. Et puis de toute façon, les gamins ici, il y en a peu qui ont de belles chaussures. Je fais partie des plus chanceux, mais je n’aime pas spécialement ça. Ma mère veut toujours que je porte ma nouvelle paire, mais elle me fait mal, elle brille trop, je n’aime pas. Je suis sans doute trop jeune pour me rendre compte de ce qu’on attend de moi. En même temps, je ne vois pas pourquoi les choses ont changé, pourquoi elles ne sont plus pareilles qu’avant.
Je suis née en 1996, le 26 novembre pour être plus précise. Ça n’a pas grande importance, hein ? Non, le plus important, c’est OU je suis née. En Corée du Sud. A Daegu. Mais pas n’importe où dans cette ville. Dans les quartiers suintant la misère, dans les rues qui sentent la pourriture, autant humaine qu’autre chose. Chouette palais pour une princesse hein ? Une princesse que je n’étais clairement pas, dans ce monde puant et dégoulinant de malheur. Je crois que je l’étais seulement aux yeux de mon frère. Ma mère m’aimait, je crois, mon père, je ne suis toujours pas sûre, mais mon frère, lui, c’était autre chose. Jun a toujours été là pour moi, il me consolait quand ça n’allait pas, il me prenait contre lui quand nos parents criaient, il était le rayon de soleil pour transpercer l’obscurité moite qui engloutissait nos vies, la mienne en tout cas. C’est le seul souvenir que j’ai de lui. Le réconfort qu’il m’apportait et son sourire, sa détermination. Ça faisait maintenant 4 ans que je ne l’avais pas revu. La moitié de ma vie à ce moment-là. Un jour, Maman était partie avec moi, elle m’avait dit qu’elle avait une surprise. Moi, j’étais contente, je l’ai suivie, sans faire gaffe qu’elle avait des bagages. Je n’ai jamais compris pourquoi elle a laissé mon frère avec cet homme effrayant que j’avais du mal à appeler « Papa ». Je lui ai demandé, du haut de mes 4 ans, pourquoi il n’était pas avec nous. Elle ne m’a pas répondu, et j’ai compris avec le temps que je ne saurais sans doute jamais. Toujours est-il que je me suis retrouvée dans une autre maison, plus grande, plus propre, qui donnait l’impression d’être plus en sécurité. Sauf que je n’aimais pas l’homme qui vivait là et qui regardait Maman comme si elle était une chose, SA chose. Des fois, je les entendais crier, je ne comprenais pas tout, j’allais me cacher dans un coin de ma chambre, pleurant pour que mon frère vienne me prendre dans ses bras. Sauf qu’il n’était plus là, ou plutôt, c’était moi qui était partie. Il me manquait. Je croyais parfois entendre parler de lui, entendre qu’il passait devant la maison, qu’il n’était pas loin, mais je me disais que je rêvais, que ce n’était pas possible. Alors je reprenais ma vie tranquillement, comme si cette possibilité n’existait pas. Je n’aimais pas les robes que je devais porter dans cette vie d’ailleurs, elles sentaient le faux, je n’aimais pas ce nouveau monde parce qu’il n’était pas celui que j’avais connu jusque-là. Moi, ce que je voulais, c’était jouer avec les autres enfants dans la rue, retrouver Jun. Je ne le voyais même plus à l’école, je n’étais plus dans la même. Et puis avec le temps, je crois que j’ai oublié son visage. Je ne voulais pas pourtant, mais j’avais quatre ans la dernière fois que je l’ai vu. Je me suis accroché, je n’ai pu retenir que sa chaleur réconfortante en mémoire.
Des nouvelles affaires, j’en ai eu un certain nombre. La vie est beaucoup plus facile, je n’ai pas à me plaindre. Bien sûr, ce n’est pas non plus tout rose, je reste dans les bas quartiers, mais ma condition est bien meilleure que tous ceux qui sont ici. Quand je pense aux enfants qui ne sont qu’à quelques pas et qui sont malheureux. Mes yeux se posent sur les murs de ma chambre. J’ai ma propre pièce, ce qui est plutôt pas mal. Je sais que si j’avais eu un frère ou une sœur avec moi, j’aurais dû partager, mais non, j’ai tout pour moi toute seule. Mon regard est attiré par quelque chose, une lame accrochée au-dessus de la porte. Je n’ai pas le droit de la décrocher toute seule, raison pour laquelle elle est en hauteur, mais parfois, je prends la chaise de mon petit bureau, je monte dessus et je l’effleure du doigt, me souvenant de la dernière fois que j’ai pu la tenir plus sérieusement.
Longtemps, je me suis demandé pourquoi ma mère avait un ventre rond. Je lui avais demandé, m’inquiétant, craignant pour sa santé. Je pensais que c’était une maladie et qu’elle allait en mourir. Avec un sourire qui n’en était pas un, elle m’avait dit que non, ce n’était pas dangereux, et qu’il y avait juste un bébé, caché, juste derrière. Moi, je ne savais pas ce que c’était, un bébé, je n’en avais jamais vu, je ne comprenais pas bien. J’avais une dizaine d’années et je ne savais pas qu’un bébé, c’était un enfant en plus petit. Si j’avais su, j’aurais peut-être pu me réjouir, j’allais enfin pouvoir sortir de ma solitude. Mais la vie en a voulu autrement. Ce bébé, alors même que je ne savais pas ce que c’était, n’a jamais respiré. Il est mort avant d’être vivant, et mes espoirs de retrouver un jour à nouveau un être sur qui compter avaient été étouffés dans l’œuf. Ma mère ne semblait pas plus affectée que ça, comme si elle n’avait jamais voulu que ça se produise. Je ne lui avais pas posé beaucoup de questions, elle travaillait beaucoup. Et je crois d’ailleurs que l’homme qui nous hébergeait ne m’aurait pas répondu si je m’étais tournée vers lui. Il ne m’aimait clairement pas, j’étais un peu invisible dans cette maison qui n’était pas la mienne. Il parait que l’endroit importait peu, mais que c’était les gens qui nous accompagnaient qui faisaient tout. Je crois que c’était vrai. Mais je n’étais pas accompagnée. A l’école, j’étais plutôt distraite. Pas mauvaise, pas bonne, mais distraite. Je ne pouvais m’empêcher de rêver à autre chose. Et si j’étais restée avec mon frère, que serions-nous devenus ? Si j’étais née dans une famille riche, est-ce que je serais plus heureuse ? Je me posais des questions qui n’étaient pas forcément celles de mon âge. A 10 ans, qui se soucie de son avenir ? Du moment qu’on a une jolie poupée avec laquelle jouer en rentrant, tout va bien. Je crois que c’était pour ça que je n’avais pas d’amis. Les autres enfants me trouvaient trop sérieuse, ils avaient raison. Eux, ils arrivaient à vivre normalement, sans se plaindre de leur condition miteuse. Moi je ne rêvais que de me battre pour aller plus haut. Mais que pouvait faire une petite fille de mon âge contre ça ? Ma mère avait bien vu à quel point je semblais triste et seule après deux ans, alors elle a voulu m’occuper, faire sortir mon énergie, la canaliser, sortir cette rage qui bloquait ma vie en une existence morne et sans gout. Elle m’a offert un sabre. Bon, un petit au tout début, parce que je n’avais que 12 ans et qu’il ne fallait pas que je me blesse. J’ai donc appris à le manier, à être précise dans mes gestes, à les contrôler, à m’entrainer encore et encore jusqu’à ce que tout soit parfait. Je n’avais que ça, alors je n’avais qu’une idée en tête : ne pas faire la moindre erreur. Au moins juste réussir ça. J’étais la seule fille du groupe et sans doute que les affaires louches du type qui nous logeait devaient aider à ce que je sois acceptée dans le club un peu minable. Il ne m’aimait pas, mais il faisait ça pour ma mère je crois. Les garçons se moquaient de moi, mais je n’en avais rien à faire, j’étais déterminée, et meilleure qu’eux de surcroit. Grâce à leurs moqueries, j’ai développé l’envie de leur montrer qu’on pouvait être une demoiselle et pratiquer cette activité. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à accepter le sexe qu’on m’avait donné. Jusque-là, je m’en fichais. Ça m’exaspérait juste que ma mère me répète de bien me tenir, parce que ce n’était pas beau une jeune fille qui se tenait mal. Mais ce n’était pas pour autant que je devenais docile. Mon professeur avait bien vu la fougue qui m’habitait, cette énergie qui me poussait, et il avait décidé de me faire des cours en plus, pour m’apprendre d’autres mouvements, d’autres techniques, pour faire ressortir mon côté sauvage. Je lui dois beaucoup de choses, plus que ce que quiconque peut penser, même ma mère.
Je range quelques affaires, je n’aime pas ça. Ranger, ce n’est pas pour moi, je ne suis pas une bonne, je ne suis pas ma mère. Je n’ai rien contre elle, au contraire, même si elle n’est pas trop présente, c’est la seule chose qu’il me reste. Ce matin, elle m’a tendu quelques photographies. Nous n’avons pas non plus énormément de clichés, mais assez pour que ça fasse remonter des souvenirs. Maman est si mal depuis quelques jours que je n’ai pas le courage de refuser de les regarder avec elle, surtout depuis que je sais ce qu’elle a. Je me revois, plus jeune, accompagnée de ma première amie. Je crois que je devais avoir quelque chose comme 14 ans.
Elle était très jolie, cette amie. Je portais une nouvelle robe, de bonne grâce maintenant, et elle était venue me complimenter sur mes cheveux. Les siens n’étaient pas aussi doux, mais les miens n’étaient pas parfaits non plus. Avec les années qui filaient, la vie se faisait de plus en plus douce, mais elle n’était pas faite d’or, loin de là. J’avais discuté avec elle, et finalement, je m’étais bien entendue. Je n’avais pas besoin d’une meute entièrement derrière moi, j’étais la louve dominante, j’avais juste une bêta ça me suffisait. Mais ça, ce n’était qu’au début. Parce que ça a vite changé. Si avant ça, j’étais plutôt seule, il n’en était plus de même à cette époque. Je crois que j’aimais plaire aux gens. Maintenant que je ne me souciais plus autant des années à venir, j’étais plus attrayante. Sans compter que j’étais vraiment une jolie fille, ce qui attirait les regards. J’aimais ça et je me demandais souvent comment j’avais pu m’en passer. Parfois, je me demandais si mon frère me trouverait jolie. De lui, je n’avais plus que son prénom. Jun. Trois petites lettres qui représentaient de moins en moins de choses pour moi, et pourtant, qui avaient été très importantes. En grandissant, je remarquai que le contact avec les autres était facile, tant que je restais à une limite plutôt superficielle. Peu réussissaient à franchir cette limite, et ceux-là, je les gardais près de moi. Quant aux autres, ils allaient, venaient dans ma vie comme si c’était des marionnettes. Ça ne me dérangeait pas outre mesure. Je pratiquais toujours l’Haidong Gumbo en dehors de mes cours, j’avais une vie bien remplie. Je crois que j’étais enfin presque satisfaite de ce que j’avais, même si je rêvais d’avoir toujours plus.
Je rangeais cette photographie dans une boite. Je ne voulais pas l’emporter. Je ne voulais en prendre qu’une seule. La plus récente. J’avais fait couper mes cheveux il n’y a pas très longtemps, ça représentait un véritable changement pour moi. Parce que je n’étais plus une jeune fille, j’étais une jeune femme de 17 ans. Ce n’était pas beaucoup, bien sûr, mais j’avais confiance en moi. J’ai toujours des journées longues et des nuits courtes, rien n’a changé. Mais je sais que désormais, ce n’est plus en Corée que je vais dépenser toute mon énergie. Grâce à un petit travail, j’ai pu m’acheter un billet d’avion. Je veux me donner une chance. Je veux que ma mère soit fière aussi. Pour ça, ce n’est pas où je suis née qui m’aidera, je dois m’en aller. J’ai choisi une école de Miami, que j’ai pu intégrer sans problème avec mon argent. Ici, on s’en fiche que je sois jeune, du moment que je fais du bon boulot, je suis payée. L’Amérique m’ouvre ses bras et d’ici quelques jours, je foulerai le sol d’un lycée nommé Wynwood. Je m’y ferai des ennemis et des amis, je ferai tourner les têtes des garçons qui auront le malheur de me croiser, je rendrai jalouse les filles au bras de leur petit copain, je me pavanerai avec celles qui n’ont rien à envier aux autres, comme moi. J’aurai enfin la place que je mérite et on ne pourra pas m’arrêter.








Prénom/Pseudo : Arwy
Âge : 18 ans
Où as-tu connu le forum ? : De ma chère soeur
Une remarque particulière? : J'ai appris à dire "trou du cul" en anglais aujourd'hui 🇧🇬 




(c) Suika

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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Lun 24 Fév - 20:42

ARWYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY:evy: Absolument trop choute *-* Je veux un lien, tu t'en doute! REBIENVENUE ARWYNOUNETTE CHERIE!♥
(PS: Moi aussi je sais dire trou du cul en anglais, enfin je crois xD)
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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Mar 25 Fév - 2:08

:coeur2: :coeur1: :emeric: 
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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Mer 26 Fév - 14:46

ARWYYYYYYYYYYYYY  :huug: 

J'ai hâte de RP avec ce perso :evy: J'ai surtout envie de confronter ma baleine avec Eun :roll:
Je sais ce que tu nous prépares et ta demoiselle va être géniaaaaaale ♥️
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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Mer 26 Fév - 15:54

Marraine <3 Moi aussi je veux un lien ** Bon courage pour finir ta fiche ma n'Arwy !
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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Mer 26 Fév - 17:29

:sexy: 

J'aime votre accueil. Mais je pense que là, va falloir payer de sérieux droits à celui qui a inventé la touche Y (a)

Nono > moi j'en veux pas de tes liens, tu sais très bien que je te déteste :roll: Et puis trop choute, ahahahahaha. Aha. /pan/

Jun >  :h: :biglove: 🚿 :caaalin: 

Shinou > J'ai bien envie de manger baleine ce soir ... Hâte aussi :evy: Mais tu ne sais rien 🇧🇬 

Ma filleule > :huug: Bien sûr que tu auras un lien, même un RP 8)


Physique posté, je risque quand même de modifier 2/3 trucs. Le caractère est presque prêt, et l'histoire, faut que je bidouille encore un peu avant de me lancer :leche: 
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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Mer 26 Fév - 22:17

Rebienvenue, Arwy ! (jolie ava *-*)
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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Ven 28 Fév - 11:04

Merci Nath <3

Fiche terminée, je t'envoie mon secret :P
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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   Ven 28 Fév - 17:21

Wynwood High School



congratulations !
Tu es Validé(e);
« Arwyyyy, rebienvenue <3 Bon alors tu connais la chanson par coeur maintenant, ta fiche est nickel. Je connaissais le caractère de cette demoiselle mais pas son histoire. J'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner en RP et surtout avec son frère ! Eun sera en Senior Year B. Malheureusement, je ne peux pas te donner de parrain ou de marraine, tu le sais :roll: Comme je suis gentille, je ne te mets pas la petite explication sur les confréries, tu sais en quoi ça consiste. Donc patience, tu es chez les Lambda pour le moment ♥️ Et puis pendant que j'y suis : je veux un lien. »

Tu peux dès à présent faire ta fiche de liens et puis aussi celle de tes RPSs. Pour être plus à l'aise avec les diverses choses qui te sont proposées sur le Forum, je t'invite à aller consulter le Guide complet de WHS. Et si tu as le moindre soucis, ta marraine ou ton parrain, ainsi que chacun des membres sur le forum (surtout du Staff) reste à ta disposition ! Bon jeu (:



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MessageSujet: Re: [Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|   

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[Done] On meurt tous un jour, petit, qu'on soit mendiant ou empereur |Eun Jung|
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