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 « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)

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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Lun 2 Juin - 23:18

Hmmm bonne question, mais je dirais un peu des deux !
Ca fait toujours plaisir à entendre, mais au moins je me dis que je suis pas le seul que tu viens emmerder, c’est déjà un bon point, parce que sinon je pourrais vraiment dire que j’ai la poisse.

La poisse, oui c’était le cas de le dire. Que pile poil cette jeune demoiselle déboule dans ce parc paumé pour le voir lui et l’emmerder, alors que dans un sens elle soit aussi extravertie et curieuse avec quiconque croise sa route, ça faisait déjà plaisir à Mike, parce que sinon il aurait pu penser que c’était un stalker, qui l’épiait depuis toujours et qui avait décidé pour une raison quelconque d’apparaître devant lui. Mais par chance ce n’était qu’une curieuse un peu excentrique venue se perdre dans un parc plein de fleurs, trouvant anormal qu’un type comme Mike vienne prendre en photo des fleurs, et même si ça le faisait chier, il se mit à penser que n’importe qui aurait pu venir le voir, alors qu’il faisait tâche dans le paysage.

La jeune demoiselle s’appelle Lila, et cherche désespérément à connaître celui du jeune homme, pas disposé pour un sou à lui en faire part, bien qu’elle soit décidée à le connaître, qu’il soit d’accord ou non. Qu’elle fasse, il n’était pas disposé à prononcer la moindre syllabe, alors si elle y tenait tant que ça, elle n’avait qu’à bouger et demander, mais il doutait fort qu’elle trouve quelqu’un vraiment au courant de qui était Mike. Etudiant à l’université, toujours seul, sans ami, elle risquait juste d’attirer les regards sur lui, et apercevoir au loin des haussements d’épaule. On le croise, mais on ne sait pas qui c’est.

Je te souhaite bonne chance en tout cas.

Il fit un petit rire moqueur. En fait il l’imaginait surtout courir de ci et là, questionnant tous les gens au passage, sur qui était Mike, avec comme qualification inattendue « fan des abeilles », c’était sur que personne, jamais ô grand jamais, avec ça, ne penserait à citer Mike. Encore, si elle disait grand connard au sourire arrogant, ça aiguillerait déjà plus, bien qu’il y en ait une sacrée paire à Wynwood, mais fan des abeilles, il était hors d’atteinte. Mais ça, il jugea bon de le garder pour lui, histoire de pouvoir glousser dans son coin, quand cette petite fouine sera à l’œuvre.

Et puis chef de confrérie ou pas, même si tu prétends connaître tout le monde, tu ne semblais pas m’avoir vu avant aujourd’hui, pourtant je suis là depuis un bout de temps, ce qui prouve que tes relations ont des limites, c’est pourquoi je te souhaite bien du courage, et puis quand bien même tu le trouves mon prénom, qu’est-ce que ça te feras ? Youpi je sais comment il s’appelle et alors ?

Parce que bon ok il sait qu’elle s’appelle Lila et ? Franchement ça va pas le sauver d’un tsunami ou autre, et puis il risque pas de s’en servir souvent puisqu’il ne comptait pas vraiment la revoir d’ici peu, du moins c’était peut-être son but à elle, mais certainement pas le sien.

Néanmoins, il lui précisa ne pas être vraiment entouré d’une bande d’amis, voire pas du tout, ce qui ne changea rien à l’opinion de la demoiselle qui ne trouva pas d’autres solutions que comparer avec Hitler. Mike savait qu’il était pas mal dans le genre diabolique, mais au point d’être mis sur le même pied d’estale qu’Hitler, un peu moins. Il n’était pas encore au point de gouverner le monde et d’exterminer tout le monde. Certes, il n’aime pas les gens, mais il n’est pas un meurtrier non plus.

T’es sur que ses potes à Hitler, ils étaient pas menacés d’être enfumés et sa femme aussi ? Qui fréquenterait un type pareil. Je sais bien que je suis un parfait salaud, mais je ne suis pas un dégénéré mental qui a soif de pouvoir à en tuer tout ceux que je croise, sinon tu serais la première sur la liste, dit-il avec un sourire cynique.

Bien sur, il disait ça en riant, mais s’ils devaient s’amuser à éliminer ceux qui l’importunent, bien sur qu’elle serait en haut du classement. Mais bon, le sujet actuel était surtout de lui clouer le bec, parce que Mike tenait à son havre de paix, et elle était sur le point d’aller le crier sous tous les toits à qui voulait bien l’entendre, et ça lui plaisait déjà le forçant à rester, alors qu’il aurait tant voulu qu’elle parte dès le départ, mais trop tard la roue était lancée, et elle lui faisait carrément du chantage, lui parlant d’intégrer une confrérie, alors qu’il avait siégé chez les lambdas tout ce temps sans jamais s’en plaindre, mais le voilà contraint à intégrer les Sigma Mu.

Parce qu’en plus, ce n’était qu’une partie, tu me réserves pour la suite ? Tu ne comptes vraiment pas me lâcher, c’est ça ? Tu n’as vraiment pas froid aux yeux toi.

Enfin, dans un sens ça ne l’étonnait pas plus que ça, elle lui avait déjà montré un sacré aperçu jusqu’à maintenant, alors il était fixé, mais il s’était imaginé qu’en acceptant le marché, il soit tranquille, ce qui ne semblait pas être le cas, malgré tout.

J’espère que ce que tu dis est vrai, et que vous êtes les meilleurs, parce que c’est un truc que je peux intégrer, mais très bien quitter quand je veux, quoique tu vas me dire « mais si tu pars je parle » et là je me sens con, comme à ta merci, et j’aime pas vraiment ça, admit-il. Mais oui, tu as bien compris, c’est une façon détournée pour dire oui, parce que c’est pas comme si j’avais vraiment le choix, et c’est pas comme si allait changer quoique ce soit à ma vie.

Ca y est Mike ne pouvait plus reculer, il allait désormais intégrer les rouges, confrérie gérée par Lila en personne, et il semblait bien qu’il allait avoir affaire à elle à nombreuses reprises, surtout que comme elle le disait si bien, ils se ressemblaient plus qu’il ne voulait bien l’admettre, notamment sur le côté mauvais perdant, très présent chez Mike et qui pouvait le rendre très violent quand ça lui arrivait.

Je ne suis certes pas rancunier, mais j’ai horreur de la défaite, et je suis assez exécrable quand ça m’arrive, alors autant dire que ça risque d’être mouvementé.

Suite à quoi, il commença à questionner Lila sur la confrérie, curieux de connaître les mœurs, règles et mode de vie, qui étrangement rendait la confrérie de plus en plus attirante au fur et à mesure qu’elle lui répondait. Pas de règles, déjà, ça suffisait à Mike de ne pas regretter, et de se dire qu’il serait parfaitement dans son monde.

Voilà qui me plait bien, pas de règles, parce que même si y en avait eu, t’as beau être la chef, je te le dis clairement j’en aurais respecté aucune, j’ai horreur de ça. Et je tiens à voir, ces fameux Sigma Mu, si c’est possible d’être vraiment pire que moi comme tu le dis, mais bon au moins je ne risque pas de m’ennuyer, les autres confréries m’ont l’air si sage, que je m’ennuie rien qu’à entendre leurs descriptifs, enfin bref. Et si tu crois que je bois du thé vert tu fais fausse route, je tourne la plupart du temps à la bière, et je suis un adepte des bars, enfin en même temps je pense que ma tronche en dit long, et confirme que je suis pas fana des bars à bonbons et smoothies, du moins j’espère. Il marque une pause. Qu’est-ce que t’entends par, tu ne vas pas me laisser être un électron libre ? Qu’en gros je vais devoir me bouger pour la conf c’est ça ?

Elle ne tarde pas à répondre à sa question, et lui impose même les seules règles qui sont en somme participer aux fêtes.

Oh bah si ce n’est que ça, pas besoin de me le dire, j’y viendrais à vos fêtes, quand il s’agit d’aller se bourrer la gueule, je suis toujours de la partie, alors ça me va. Finalement, j’aurais du venir dès le début chez vous, sans avoir besoin d’y être trainé, et d’être soumis à cause d’un putain de secret.

C’est ce qui l’énervait le plus au fond, être à sa merci à cause de la photographie, mais après tout ça pouvait s’avérer plus intéressant qu’il le pensait, si ce n’est qu’il aurait probablement Lila sur le dos pour lui ressasser sans cesse cette petite discussion.
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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Sam 10 Mai - 8:36

Dis moi, tu fais ça avec tout le monde, ou c'est parce que j'ai une tête qui te reviens pas?

Je rigole à cette phrase. Il a beau être énervé ou agacé par ma présence, en voulant se faire désagréable, je le trouve plutôt comique. J'aime sa répartie et sa façon de me prendre de haut. Enfin surtout parce que ça me donne cette excuse de le faire de plus en plus chier.

-Hmmm bonne question, mais je dirais un peu des deux !

En pensant à Wyatt qui m'avait clairement qualifié de chieuse, on ne pouvait donc pas conclure que c'était seulement parce qu'il me revenait pas. Car Miller était une personne dont je voulais vraiment me faire apprécier. Je faisais de mon mieux pour répondre à ses piques en tout genre, pour bien lui faire comprendre, qu'il en faudrait plus pour me vexer. En faite, pour me toucher, il fallait me connaitre ou fallait qu'on me plaise, il n'avait, ni l'un, ni l'autre, il me distrayait juste dans ma journée. Le pauvre, il ne savait pas dans quoi il était tombé et c'était tant mieux ! Je lui explique ensuite qui je suis, car s'il veut vraiment garder son identité pour lui, moi je n'ai aucun mal à clamer qui j'étais. Encore une fois, ses reflexions sont acides, mais ça ne me touchait toujours pas. J'étais contente de retrouver cette partie de moi, j'ai l'impression de la Lila sensible avait pris trop de place ces derniers temps.

Oh mais je compte bien capter ton nom un jour où l'autre ! J'irais demander, c'est qui le grand connard avec une belle gueule, un sourire arrogant et fan des abeilles !

Je n'en attends pas moins de toi, je suis sur que tu finiras par l'avoir ce nom, comment, ça c'est toi qui te démerdes. Mais je doute fort qu'on puisse te répondre si tu clames haut et fort que tu cherches l'identité d'un photographe salaud qui kiffe la nature. C'est déjà plus dur, et puis c'est pas comme si j'étais la star à Wynwood, tu risques d'avoir du mal, mais après je voudrais bien être sur place pour te voir à l'oeuvre, je parie que ce sera à mourir de rire.

L'avantage quand t'es chef de confrérie, c'est qu'à la longue tu connais beaucoup de monde, être inconnus dans le coin c'est impossible mon grand !

Mais sérieusement, est-ce que j'ai la tête à avoir des potes? Parce que réfléchis, le bouche à oreilles dans mon cas, ça sert à rien, je t'assure.

Je le toise un instant, arque le sourcil. "Les miracles ça arrivent tout les jours, même Hitler avait des potes et une femme qui plus est !" Ironisais-je.

Je commençais à m'en aller seulement pour lui montrer que mes recherches, je comptais bien les effectuer, et vu qu'il semblait de plus en plus emmerder par ma curiosité, c'était le meilleur moyen d'attirer son attention. La manœuvre marchant, je blagues. Intrigante, pas froid aux yeux. Je souris et me tient droite fière comme un coq. Je lui propose un marché, ma parole que je garde son petit hobby secret et son recrutement chez les SM. Au moins, au lieu de chercher dans tout les sens, j'apprendrais son nom très vite.

Je m'attendais à pire venant de toi, mais je dirais marché conclu avant que tu me proposes quelque chose de plus sournois encore, parce que tu t'es un peu retenu dans ta demande ça se voit.

C'est officiel, ce mec est plus maso que moi.

"Tinquiète ça viendra avec le temps, si je t'ai sous la main, je te ferais savoir ce que tu peux faire pour moi." Clamais-je sans vraiment le penser, c'était surtout marrant de l'emmerder, sans plus.

Le nom du type que t'as en face de toi, est Mike, rien de très folichon, mais j'imagine que ça te rend heureuse de le savoir pas vrai? Le reste je te laisserais chercher seule, mais retiens juste Mike. Rejoindre une troupe de dégénérés?

Je perds mon sourire à l'écoute de son prénom, mon coeur manque même un battement et il me faut plusieurs secondes avant d'envoyer valsé ces idées. C'est un prénom, répandue qui plus est, je n'ai pas à être interpeller par son nom. Ce n'était même pas comme si ils avaient quelques choses de similaires, physiquement comme moralement, ils n'avaient rien de commun. Mon frère restera dans sa tombe pour aujourd'hui, un prénom, n'est qu'un prénom.

Les meilleures dégénérés de l'école si ça peut te rassurer ! Complétais-je.

Sérieusement, je pensais pas dire ça un jour, mais j'accepte, c'est bien la seule confrérie dans laquelle j'aurais ma place, parce que trainer avec des tafioles de Pi Sigma, non merci, ce que vous faites à le mérite d'être intéressant au moins.

-Je dois comprendre que c'est oui ?

A partir de ça, je te fais confiance ce qui est plutôt tard, avoues-toi chanceuse, mais un mot et je peux te garantir que tu vas le regretter, j'ai pas froid aux yeux et c'est pas parce que t'as une paire de seins que ça va me ralentir. Gars ou fille, je suis assez direct.

Dans sa réflexion je regarde ma poitrine avant de le regarder lui avec un air niais. Ca avait le mérite d'être clair, tant mieux, je n'aimais pas qu'on fasse la différence parce que j'étais une femme. "Au moins on sera deux ! Et si tu es rancunier, sache que je suis mauvaise perdante !" Il se mit à poser plein de question, à se mettre donc dans la tête, qu'il ferait partir de mes confrères à présent. Des questions, bien sur qu'il peut en avoir, je ne suis pas un monstre, enfin presque !

-Qui t'a parler de règles ? On est des Sigma Mu pas des putains de Rho Kappa. Accepter le diable ? Ahah, je m'esclaffe de rire tellement fort qu'une tête ou deux s'étaient retournés sur nous avant de continuer leurs routes. Darling, je ne sais pas quel estime tu as de toi-même, mais attends de rencontrer d'autre Sigma Mu avant de te proclamer rois des enfers. Oh j'espère que tu aimes l'alcool, on est pas réputé pour boire du thé vert avant d'aller se coucher. Tu n'es pas obligé de rester à la confrérie, mais si je veux te recruter, je ne vais pas te laisser être juste un électron libre.

J'observe le visage du garçon devenir plus froid. Je devrais être effrayé, mais je me rapproche de lui, pour lui faire face. "Il n'y aura pas de règles, dès lors que je ne le dirais pas, mais nous avons nos traditions, nos raisons, nos fêtes et notre réputation. Et que tu le veuilles où non t'y participeras..." Je sentais qu'il allait répliquer, dire qu'il s'en branlerait surement un truc de genre. "... Ou je n'hésiterai pas à faire étale de ton petit secret." Un sourire machiavélique me traverse, je ne me savais pas si mauvaise. Il fallait croire que 4 ans de chantage de la part d'Isaac, avait du déteindre sur moi. J'avais presque l'impression qu'il parlait à travers moi.
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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Ven 25 Avr - 13:41

C'est pas évident ? Parce que j'aime emmerder les gens comme toi voyons ! Maso sûrement, mais sadique encore plus !

Ca avait le don d'être clair, en gros ça signifiait que quoiqu'il fasse, elle continuerait à parler, à l'agacer au plus haut point, et que vu que dans sa nature c'était une chieuse, et lui un chieur ils n'étaient pas sortis de l'auberge. D'habitude, les gens comme lui, on a envie de leur asséner un grand coup dans la gueule pour son insolence, ou tout simplement de l'ignorer et passer outre, ce qui n'était pas du genre de la demoiselle. Et Mike n'en rencontrait pas souvent des récalcitrantes dans son genre, qui ne sont à peine pas effrayées, et qui décident d'en rajouter une couche par-dessus le marché. Alors évidemment, parfois il lui venait à l'esprit de juste se tirer en priant qu'on ne le suive pas, ou alors jouer la carte de la méchanceté, y aller fort pour qu'on lui fiche la paix, mais là dans cette situation il devait avouer être pris un peu au dépourvu, parce que rien ne semblait l'atteindre, et s'il faisait un pas de plus, elle le suivrait très probablement. C'était donc vraiment pas gagné pour se débarrasser d'elle.

Comment n'ais-je pas pu m'en rendre compte plus tôt, en effet, ça se voit comme le nez au milieu de la figure... Dit-il cynique. Dis moi, tu fais ça avec tout le monde, ou c'est parce que j'ai une tête qui te reviens pas?

Non parce que si elle était du genre pot de colle avec tous ceux qui croisaient sa route, il les plaignait sincèrement, pour une fois, parce que Mike était pas du genre à se soucier du malheur d'autrui. Ce qui arrivait aux autres ne le concernait pas, c'était pas son problème et pourquoi chercherait-il à s'en soucier d'abord? Qu'est-ce que ça pouvait lui faire, parce qu'au fond ça changerait strictement rien pour lui. Et sur le coup, il avait bien envie de dégoter une tête de con dans les parages pour divertir la demoiselle et filer à l'anglaise. Mais là encore, il savait que ça ne fonctionnerait pas, parce qu'il la sentait maligne de surcroit. C'en était pas une qu'on avait si facilement avec deux trois excuses bidons et techniques de fuite ridicule. Ca ne fonctionnerait pas, il le savait.

Mais en réalité ce qui l'énervait encore plus, c'est que c'était un klaxon ambulant qui ne cessait de parler et de croire qu'elle pouvait tout savoir à son sujet, prétendre qu'il en voulait au monde entier, qu'il était agressif, blabla. Oui il l'était agressif actuellement, mais fallait dire qu'il était du genre à se braquer en présence des autres et utiliser l'attaque comme moyen de défense, mais il fallait revoir ses techniques à la hausse, puisque ça avait tout l'effet contraire sur Lila, elle s'amusait à le voir tourner en rond, et s'énerver un peu plus à chaque nouvelle remarque. Tout faux, mon grand, ressaisis-toi Mike, tu vas bien finir par la faire partir.

Oh non ce serait dommage que tu aies à te percer les tympans tu crois pas, tu manquerais tellement de choses, toi qui es curieuse ça t'ennuierais de rien pouvoir suivre, dit-il sur un ton sarcastique.

Après avoir rangé tout son matériel, en priant pour que ça soit fini, il la voit se relever en même temps. Elle le fixe, elle le toise du regard, et elle l'imite qui plus est. Fantastique, il ne pouvait pas se sentir plus heureux qu'en cet instant. Du coup, il finit par céder, par soupirer et se prêter au jeu. Il mettrait sa main à couper qu'elle était chez les Sigma Mu, en même temps, une Eta Iota ne viendrai sans doute pas se balader alors que les insectes fourmillent de tous parts dans cet endroit, une Rho Kappa aurait sans doute passé son chemin, écouteurs vissés dans les oreilles en plein footing, et un AP se serait barré en courant en voyant le regard noir de Mike s'il avait voulu s'approcher... Que de clichés, d'exemples type, mais qui avait permis aux jeunes hommes de procéder par élimination. Et puis à quoi bon, ça se voyait, c'était gros comme une maison, et Mike était loin d'être con malgré les apparences. C'est surtout son manque de motivation certain qui l'empêche de montrer aux autres ses capacités.

La chef en plus, et bien ça doit être bien joyeux chez vous, dit-il sur un ton neutre. Ne t'y habitues pas trop aux compliments, ça n'arrivera pas deux fois, crois-moi.

Et même s'il n'avait pas considéré ses dires comme des propos particulièrement élogieux, la Sigma Mu, elle au contraire avait pris ça pour un compliment. Soit, qu'elle pense ce qu'elle veut, tant qu'elle finit par rebrousser chemin et abandonner toute tentative d'amitié avec Mike.

Elle se présente, Lila, et attend qu'il en fasse de même, mais ça évidemment, donner son nom il ne le fera pas. Certes, dire Mike ça le tuerait pas, et il s'en fiche qu'elle le sache ou non, c'est pas comme si c'était un secret d'Etat, mais vu la miss, il voulait l'embêter jusqu'au bout, et l'obliger à faire ses recherches toutes seules comme une grande, parce qu'elle était SM et surtout la chef, donc elle finirait bien par avoir un nom un jour ou l'autre, ce n'était qu'une question de temps.

Oh mais je compte bien capter ton nom un jour où l'autre ! J'irais demander, c'est qui le grand connard avec une belle gueule, un sourire arrogant et fan des abeilles !
Je n'en attends pas moins de toi, je suis sur que tu finiras par l'avoir ce nom, comment, ça c'est toi qui te démerdes. Mais je doute fort qu'on puisse te répondre si tu clames haut et fort que tu cherches l'identité d'un photographe salaud qui kiffe la nature. C'est déjà plus dur, et puis c'est pas comme si j'étais la star à Wynwood, tu risques d'avoir du mal, mais après je voudrais bien être sur place pour te voir à l'oeuvre, je parie que ce sera à mourir de rire.

Oh oui, qu'il allait en rire. Il était à l'université, et généralement il ne se mêlait pas aux lycéens, alors peu de chances qu'on ait entendu parler de lui ailleurs que sur le campus universitaire, et vu qu'il est sociable à souhait, arrogant, détestable, peu connaissent son nom, et surtout peu savent qu'il fait de la photo, donc son annonce serait inutile, on croirait à un vulgaire pari, parce que des gages ils en faisaient chez les SM, Mike était bien au courant de tout ça, depuis le temps qu'il était à Wynwood.

Mais sérieusement, est-ce que j'ai la tête à avoir des potes? Demanda-t-il, parce que réfléchis, le bouche à oreilles dans mon cas, ça sert à rien, je t'assure.

Il n'essayait pas de l'en empêcher véritablement, parce qu'au fond il voulait voir comment elle allait s'en tirer avec juste une description brève de son personnage. Parce qu'à part connard, y avait pas énormément de termes pour définir le monsieur.

A bien t'aimer? Je crois que t'y vas un peu fort là, dit-il, je ne nie pas par contre que tu es intrigante comme meuf, t'as pas froid aux yeux, c'est plutôt intéressant.

Et c'était plutôt sincère, mais en dehors de ça, ça ne voulait pas dire qu'il appréciait, si ça ne tenait qu'à lui, il l'aurait déjà envoyer valser très loin en priant pour ne jamais la revoir. Les relations c'était pas spécialement son truc, il était pas ce mec mielleux à faire ami ami avec quiconque croise son chemin, et certainement pas avec le type de personne qu'elle était, parce que ça se finirait sur les chapeaux de roue à chaque fois. Deux mauvais caractères ensemble, ça donne.

Je m'attendais à pire venant de toi, mais je dirais marché conclu avant que tu me proposes quelque chose de plus sournois encore, parce que tu t'es un peu retenu dans ta demande ça se voit. Il se met bien face à elle. Le nom du type que t'as en face de toi, est Mike, rien de très folichon, mais j'imagine que ça te rend heureuse de le savoir pas vrai? Le reste je te laisserais chercher seule, mais retiens juste Mike. Il marqua une pause. Rejoindre une troupe de dégénérés? Il fit mine de réfléchir. Sérieusement, je pensais pas dire ça un jour, mais j'accepte, c'est bien la seule confrérie dans laquelle j'aurais ma place, parce que trainer avec des tafioles de Pi Sigma, non merci, ce que vous faites à le mérite d'être intéressant au moins, dit-il, au courant de toutes les fêtes organisées au sein de la confrérie. A partir de ça, je te fais confiance ce qui est plutôt tard, avoues-toi chanceuse, mais un mot et je peux te garantir que tu vas le regretter, j'ai pas froid aux yeux et c'est pas parce que t'as une paire de seins que ça va me ralentir. Gars ou fille, je suis assez direct.

Ca lui faisait mal de l'avouer, mais sur le coup le chantage lui avait cloué le bec, à croire qu'il fallait parfois faire des choses vraiment folles pour avoir ne serait-ce qu'un peu de tranquillité, mais bon, il n'avait plus vraiment le choix au train où les choses avançaient.

Bon, maintenant que j'ai dis oui, répondu un peu à tes questions, à toi de m'écouter. Ca se passe comment chez vous? Parce que les règles je les ignore, et comme tu l'auras deviné par toi-même, je suis pas très soucieux de ce qui arrive aux autres, prêt à accepter un diable chez toi? T'es sure? Et j'espère que vous avez au moins un endroit digne de ce nom dans votre si exceptionnelle confrérie.
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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Dim 13 Avr - 6:08

Arrogance était l'un de mes plus grands défauts, mais aussi surtout celui qui je détestais chez les autres. Je détestais qu'on me prenne de haut et j'avais compris depuis peu, que s'énerver ne servait au final à rien. Alors oui, je m'amusais à le pousser à bout, car c'était nettement plus marrant que de l'insulter et de le frapper sans aucun intérêt. J'exagérais sur le côté dramatique de sa vie, parce qu'honnêtement, on a tous nos problèmes, nos soucis, nos tragédies, mais on est pas tous des cons mal lunés comme lui, heureusement. Il me demande pourquoi je continue, j'arque le sourcil, un sourire ironique sur les lèvres. "C'est pas évident ? Parce que j'aime emmerder les gens comme toi voyons ! Maso sûrement, mais sadique encore plus !" Ricanais-je !

Pour toi un artiste, c’est forcément ce mec altruiste, hyper heureux, en mode peace and love ? Détrompes toi, c’est pas le cas de tout le monde, et je suppose être un bon exemple tu crois pas ?

"Oh mon dieu non, si vous étiez tous heureux, ya longtemps que je me serais crevé les tympans !"

Je me relève en même temps que lui. Je vois bien que je lui tape sur le système. J'y arrive de mieux en mieux, mes yeux brillent d'amusement. Le traité de tête de gland marche, je rigole quand il reprend même mot. "Oh oui tu vas devoir me supporter, j'ai rien de mieux à faire !" Et surtout rien de plus intéressant ou amusant. J'avais complètement oublié cet être dans mon ventre et le débat de son existence était caché par la face agacé du photographe.

-Néanmoins, je dois dire que tu m’intrigues. Les gens comme toi qui font tête à un connard comme moi, c’est rare. Je dois admettre, c’est intéressant. En tout cas, si tu viens de Wynwood, je mets ma main à couper que tu fais parti de la confrérie des rebelles, pas possible que tu sois ailleurs avec un caractère aussi fort, je me trompe ?

Chez moi, ça fait tilt, je me mets immédiatement à bien l'aimer... Oui je devais être maso. "Bingo ! J'en suis la chef qui plus est ! Merci du compliment !" Ne me prenant pas pour ce que je ne suis pas, il ne pouvait pas se douter tant ça me faisait plaisir. Si je reflétais ma confrérie, alors j'avais gagné et j'étais flatté. "Je ne suis pas totalement débile". Je me pince les lèvres à ce mot, au moins il le reconnaissait, pensais-je, mais je me retins de le relever vu qu'il était parti pour dire quelque chose d'intelligent, mais la fin ne me fit que soupirer en levant les yeux au ciel. Quel con !

"Oh mais je compte bien capter ton nom un jour où l'autre ! J'irais demander, c'est qui le grand connard avec une belle gueule, un sourire arrogant et fan des abeilles !" Je continuais sur mes pics plus ou moins méchante. Oui j'avais quand même glisser un mot gentil, bien que je n'en ai rien à foutre de son allure en vrai. Quand je parle d'exposer son talent, ce que je me doutais qu'il ne voudrait pas, je suis ravie d'apprendre, qu'il aime autant que moi ces connasses d'Eta. Ca tombe bien, je parlais sans le penser, vu que je peux pas les blairer ces connes !

Je commence à m'échapper juste pour lui mettre la pression. C'est marrant, parce que maintenant que je me barrais pour enfin lui foutre la paix, il me retient et un sourire narquois apparait avec un regard vainqueur. "Décidément, toi qui voulait la paix, tu t'es mis à bien m'aimé c'est ça ?" Je ricane. Il était vraiment trop facile à emmerder. Il me demande ce que je veux, ouuuuuuh quel idiot ! Je n'y avais même pas songé. Je me frotte le menton en croisant les bras devant moi, faisant mine de réfléchir. "Je ne sais pas si je veux vraiment quelque chose, ça serait vraiment marrant de te voir remballer ces connasses" Riais-je en imaginant la scène...

"Sinon, je veux savoir ton nom et que tu rejoignes les Sigma Mu ! Et je promets de garder ton secret jusqu'au plus profond de mon..." Je scelle mes lèvres, avec la grâce qui m'est propre...
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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Dim 23 Mar - 12:09


Lila & Mike


▽ Toute révélation d'un secret est la faute de celui qui l'a confié

La jeune fille semble amusée par le comportement du jeune homme. Comme si son agressivité la faisait rire, et qu’elle ne trouvait pas ça lui moins du monde gênant. Beaucoup se seraient déjà barrés, ne supportant pas de se faire rabaisser ainsi, ou par peur de se manger un coup s’ils insistaient. Mais elle non, elle restait là, sourire aux lèvres, comme si cela lui était égal. Au fond, même s’il la trouvait chiante et insupportable, il trouvait ça intéressant qu’on lui tienne tête. Mais qui lui tient tête, devient nuisible, et il est d’autant plus irritable. Chieur ? Lui aussi en était un bon.

De plus, la mystérieuse inconnue semblait bien trop intéressée au goût de Mike, et malgré quelques paroles déplaisantes, celle-ci ne semblait pas disposée à cesser de lui poser des questions, et continuer à l’importuner. Génial, lui qui était venu pour avoir un peu de paix. S’il avait su, il se serait exilé sur une ile déserte paumée au milieu de l’océan pacifique. Il aurait été tranquille, c’était sur. Les seules choses susceptibles de le déranger seraient la pluie, les animaux et l’inlassable bruit des oiseaux et de la mer qui allait et venait sur le sable. Pas le caquètement de filles en chaleur, ni même de casse pieds dans le genre de la jeune fille. Un rêve. Mais il vivait dans une société, et donc devait assumer ce fait, et devait s’attendre à croiser beaucoup de gens comme ça.

Bizarrement, quand il lui demanda de se mêler de ses affaires, elle eut l’impudence de lui répondre non. Surpris, sur le coup, il comprit vite fait qu’elle le menait par le bout du nez. Mais malgré tout, elle n’avait pas l’air intéressée par ses propres histoires.

_ Futur dealeuse, dit-il l’air pensif, rentrant dans son jeu, intéressant.

Ce n’était pas nouveau, Mike quand il pouvait aller se fumer un gros joint, la drogue ce n’était pas un sujet tabou, où il s’écrirait « oh mon dieu c’est illégal ». Non, il serait carrément du genre à lui demander de lui en filer, la tout de suite pour voir sa réaction, bien qu’il sache que ce ne soit qu’une façon de lui dire : non je préfère largement me mêler de la vie des autres, plutôt que de la mienne. Mais comme le proverbe le dit si bien, ce qu’il y a dans l’assiette d’un autre, semble toujours meilleur que ce qu’on a dans la notre. Au fond, ce n’était pas si faux dans la société actuelle, où les gens s’envient sans cesse mutuellement.

_ Vieux jeu, peut-être, mais ça revient au même, ça change pas grand chose. Il marqua une pause. Mais dis moi, si tout le monde te le dit, pourquoi tu continue ? T’aimes te faire envoyer sur les roses ? Serais-tu maso ? Demanda-t-il l’air de rien, avec toujours l’ultime conviction de l’emmerder autant qu’il le pouvait pour qu’elle parte de son propre chef avant qu’il n’ait à le faire.

Il voulait gagner, et pas être celui qui se laissait dominer, alors tant pis s’il était blessant, il s’en fichait pas mal. En attendant, il s’accroupit au sol pour ranger son matériel, n’étant plus dans les conditions idéales pour exercer. Une nuisance n’était pas loin, et être observée le dérangeait plus qu’autre chose. Et alors qu’il était en train de fermer le zip du sac, elle était là à quelques centimètres, agenouillées à son niveau. Coriace la demoiselle en plus.

_ C’est qu’elle est pleine de préjugés la demoiselle en plus, dit-il avec sarcasme. Pour toi un artiste, c’est forcément ce mec altruiste, hyper heureux, en mode peace and love ? Détrompes toi, c’est pas le cas de tout le monde, et je suppose être un bon exemple tu crois pas ? Dit-il avec un grand sourire hypocrite.

La jeune fille, étrangement venait de résumer la vie de Mike en deux trois phrases. Tout ce qu’elle avait dit à son sujet était vrai, mais l’admettre, jamais, surtout pas si ça lui donnait raison en prime.

_ T’es psy ou quoi ? Comme si tu pouvais savoir quelque chose à propos de moi, juste parce que je ne suis pas ce gars gentil qui t’accueille à grand bras ouverts, en disant avec un sourire bien niais « viens, on va devenir les meilleurs amis du monde ? » Demanda-t-il moqueur. Souvent, tu vas tomber sur des gens qui n’ont pas forcément envie d’être emmerdé, alors normal qu’il se referme comme des hérissons. Pas la même d’imaginer tout un scénario dramatique, qui est faux et ridicule qui plus est.

Peut-être venait-il de s’accuser lui même en niant tout en bloc ? Un vieux proverbe arabe disait : Chercher à se justifier, c’est admettre qu’on est coupable. Et dans la situation, cela collait à la perfection. A croire qu’inconsciemment on se sentait obligé de s’expliquer en permanence, ce qui trahissait toujours un peu plus sa culpabilité.

Mike savait que malgré tout, la conversation n’allait pas s’arrêter, parce que comme il l’avait présumé, elle n’allait pas le lâcher de si tôt. Ce qu’elle admit à son tour. Et bah, ce n’était pas gagné.

_ La tête de gland t’emmerde, de une, dit-il énervé par un surnom aussi peu représentatif de sa personne. De deux, ça veut dire que je dois jouer au gentil petit garçon pour que je devienne inintéressant. Pas de bol pour moi, c’est au dessus de mes forces, donc je suppose que je vais devoir jouer à la tête de con longtemps, et te supporter par la même occasion, dit-il exaspéré.

La jeune fille semblait fière d’elle, et au fond ça amusait Mike.

_ Néanmoins, je dois dire que tu m’intrigues. Les gens comme toi qui font tête à un connard comme moi, c’est rare. Je dois admettre, c’est intéressant. En tout cas, si tu viens de Wynwood, je mets ma main à couper que tu fais parti de la confrérie des rebelles, pas possible que tu sois ailleurs avec un caractère aussi fort, je me trompe ? Demanda-t-il sur un ton détaché.

C’était même sur, au fond il se rappelait d’avoir vu sa tête, il y a déjà plusieurs temps à son inscription. Et vu le personnage, ce n’était pas une gentille petite Khi, ou encore une de ces pimbêches d’Eta Iota.

_ Je suis conscient que je pourrais en tirer quelque chose, je ne suis pas totalement débile. Ce que t’as pas l’air de comprendre, c’est que je ne veux tout simplement pas. Il y a deux types de personnes, celles à qui ça ne dérange pas de vendre leurs plus beaux tableaux, et ceux qui ne veulent pas s’en détacher. Pas besoin de te faire un dessin, si ? Tu sais à laquelle j’appartiens. Son ton était froid, et plein de cynisme. Pas moyen de le décoincer.

La demoiselle se présenta, et lui avoua l’avoir également vu à Wynwood, précisément. C’était bien sa chance, il savait qu’elle pouvait le traquer au lycée, si ça la chantait, et si l’envie la prenait de l’emmerder encore plus. Il était pas dupe, quand les gens étaient déterminés ils parvenaient à ses fins, y avait qu’à voir Avery.

_ Je ne prendrais pas la peine de me présenter, si tu veux connaître mon nom, faudra que t’ailles voir toute seule comme une grande sur les registres, parce que oui tu as deviné juste, je suis à Wynwood, malheureusement.

Le malheureusement avait été lâché dans un souffle de désespoir. Comme si en un mot il avait dit : ouais ce qui veux dire que je viendrais à revoir ta tête plus souvent que prévu. En gros, une nouvelle de mauvais augure, qui ne lui faisait pas le moins du monde plaisir. Mais ce n’est pas comme s’il choisissait.

_ Stop, je t’arrête tout de suite, tu vas calmer ta joie, ok ? Je recherche pas de modèles, et encore moins des Eta Iota prétentieuses, qui feront tout pour mettre leurs nichons en avant, avec une bouche en cul de poule, ni même à avoir accès à leur chambre noire, j’ai ce qu’il faut pour développer mes photos, donc pas besoin d’aller t’égosiller et user de ta salive, je te rassure. Lui expliqua-t-il, il ne voulait pas de suite évoquer le fait qu’il voulait garder ça secret, ça donnerait des idées à Lila. Il savait que mesquine comme elle devait être, elle se donnerait à cœur joie pour répandre la rumeur. Mais qui la croirait ?

Reculant de quelques pas, surement effrayée par le regard noir de Mike, elle semblait vouloir partir, et en vue de ses dernières paroles, Mike n’était pas disposé à la laisser fuir. S’il avait des fusils à la place des yeux, Lila serait certainement à même le sol, dans une mare de sang.

_ Oh non, toi tu restes là, lui ordonna-t-il presque. Son secret était entre les mains de Lila désormais, et tout ne dépendait plus que de lui. Un faux pas, et la jeune fille s’éclipsait et bientôt c’en était fini de ce havre de paix. On allait le gonfler à longueur de journées pour être pris comme modèle. Te dire que je veux pas ça va empirer les choses pas vrai ? Du coup je vais y aller cash, tu veux quoi en échange de ton silence ?

Question posée, à voir si cela fonctionnera ou pas.

(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Jeu 20 Mar - 16:42

Que monsieur était rabat joie et aimable ma parole. J'étais sur que derrière ce visage de beau gosse se trouvait un sourire magnifique. J'avais attraper son appareil photo sans me soucier de son avis. Pour moi, un bien matériel, n'est rien d'autre qu'un objet sans vie, sans émotions. J'étais peut-être sans passion suffisante pour dire ça. Mon frère aimait voyager, c'était la sa passion, et il ne s'était jamais attaché à un objet quelconque. J'ai bien essayer de vénérer sa montre cassé quand il est mort mais ça n'a durer que quelques semaines. Après qu'il est récupérer son précieux, il se mettait dans tout ses états. Me mêler de mes affaires ? Si je devrais, mais elles sont trop compliqués j'en veux pas.

"Non mes parents sont des junkies, je sais comment préparer une dose par contre..." Plaisantais-je. Pauvre papa et maman, c'était les meilleures du monde, sauf quand ils envoyaient Isaac à mon chevet, pensant que c'était un ange gardien avec moi. Sa façon de me parler était odieuse et très égoïste. Je n'avais pas envie de me facher mais plutôt de l'énerver. J'élargis mon sourire.

"Les gens me le disent souvent, enfin ils utilisent le terme gonflée, casse couille, pousse au crime... Culottée c'est un peu vieux jeu je trouve." Je rigole guillerette pour lui montrer à quel point je ne me sentait pas menacer par sa façon d'agir et de parler. J'en avais connu vraiment d'autre. J'avais parlé d'expo car quand on fait un art dont on est fier on ne cherche pas à montrer au monde notre talent ? Je veux dire, c'est comme quand on est gamin et qu'on ramène une bonne note à la maison, on est tout content, on cherche les acclamations des parents. Mais voila monsieur reprends ses grands airs, monsieur avoue lui-même ses défauts, monsieur n'a besoin de personne. Je lève les yeux au ciel faussement outrée, plus un jeu d'acteur exagéré. Je me moquais clairement mais gentiment. Je viens m'agenouiller à côté de lui pendant qu'il range.

"T'es drôlement agressif pour un artiste. Quoi avoue tout, t'a pas eu une enfance joyeuse alors t'en veut à la terre entière, les autres c'est des cons alors je prends la nature en photo parce que tu vois la nature ça vous trahis pas, bla... bla... bla..."

Mon grand je comptais pas t'oublier de si tôt, c'était bien plus marrant de t'emmerder. Si je devais m'en prendre aux autres à chaque fois qu'il m'arrivait des crasses, j'aurai déjà assassiné Matt et tuer Isaac.

"Gagner, je suis ce genre de connasse là ! Surtout quand j'ai à faire à des têtes de glands dans ton genre" Déclarais-je toute fière en bombant le torse. "Allez pète un coup, si tu veux pas en parler c'est ton problème. Mais tu sais ya des gens qui achète ce genre de connerie, c'est con de pas s'en servir." Je hausse les épaules face à son regard de tueur, tout en soupirant. Je me redresse en même temps que lui.

"Je m'appelle Lila March au passage ! Maintenant que je t'ai parlé je sais ou j'ai vu ta sale ganache. T'es à Wynwood mon mignon ? J'ai bon hein ?" Rien qu'à son expression, je le savais que j'avais raison. Prenant un air con et souriant, je m'éclatais dix fois plus à le faire rager qu'à penser aux emmerdes qui m'attendaient en rentrant. "Tu sais quoi, quand je vais dire au Alpha Psi qu'il y a un nouvel artiste dans les environs, ils se feront surement une joie de te prêter leur chambre noir ! OH NOOOON encore mieux, je vais courir l'idée comme quoi tu cherches des modèles pour tes photos ! Les Eta aussi connes qu'elles sont vont tous se jeter sur ta tronche de rabats-joie et tu pourras me dire merci."

J'explose de rire à son expression, il a envie de me tuer et ça se voit tellement. Je commence à reculer de quelques pas, comme si j'étais sur le point de partir. "Tu sais quoi, je vais demander à Aiden ton nom et j'vais m'occuper de ta pub !"
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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Lun 10 Fév - 13:52


Lila & Mike


▽ Toute révélation d'un secret est la faute de celui qui l'a confié

Certains lui diront qu’il a tort de cacher son talent, certains n’en auront rien à faire, comme son père, mais lui accorde une attention particulière à cet art qu’il pratique en secret. Tout d’abord parce que ça lui vient de sa mère, et qu’il refusera de l’admettre, et que c’est le seul moment où il peut respirer et ne pas avoir à confronter les autres puisque généralement il s’isole. Tout ça, dans le but de se cacher.

Certes, l’idée du parc naturel n’avait pas été l’idée la plus brillante qu’il avait eu, puisque techniquement c’était un lieu public, et que par conséquent il serait à découvert, mais comment aurait-il pu deviner qu’un élève de Wynwood allait se pointer pile au moment où il était en plein exercice de sa passion. Jamais il n’aurait pu en douter. A part un Nu Zeta paumé, il ne risquait pas de croiser grand monde. Rare sont les personnes qui s’intéressent aux plantes. Bon Mike n’est pas un défenseur de la nature non plus, qu’on coupe un arbre lui fait ni chaud ni froid, il la prend juste en photo, après c’est une toute autre histoire. Il trouverait même qu’une forêt en feu ferait un merveilleux cliché, mais allez dire ça à ces pauvres écolos. Quoiqu’il ne l’a jamais vraiment caché non plus.

C’était une jeune femme. Loin d’être du goût du monsieur, par ailleurs, qui venait de poser un pied à l’intérieur de son cercle et de s’intéresser à lui. Il n’aimait pas qu’on s’intéresse à lui, et encore moins qu’on le fasse sans se gêner, déjà qu’il avait Avery sur le dos, si on venait lui coller une petite fouineuse, il n’était pas bien aidé pour réussir à garder ça pour lui.

_ Libre en effet. Et tu es libre de choisir. Soit tu pars gentiment d’où t’es venue et tu te mêles de ton cul, ou alors tu restes et je me casse. Je n’aime pas les petites curieuses dans ton genre.

Curiosité. Quel mot déplaisant. Il était empli d’une telle ignorance. On n’était pas curieux avec Mike, on était considéré comme un fouineur, une de ces personnes à s’immiscer dans la vie des autres pour tout savoir sans demander quoique ce soit. Et Mike en avait des perturbateurs dans sa vie qui venait l’emmerder pour le faire parler. Mais il était bien connu que Mike était loin d’être loquasse, enfin en ce qui concerne sa vie, sinon pour parler d’autres sujets, il savait argumenter, il savait aussi jurer, beaucoup.

La jeune fille s’avance, pas plus apeurée que ça, s’en fichant totalement, et saisit l’appareil de Mike. Grossière erreur. Mike n’avait aucune confiance, en personne, et elle tenait en main son appareil photo, comme ça. Mike, même si il avait pu avoir quelqu’un en qui il avait confiance, n’aurait jamais voulu qu’on le touche. C’est un peu comme toutes ces filles qui refusent qu’on touche leur téléphone portable comme si la vie leur en coûtait. Là c’était un peu pareil. Et la pire chose qui puisse arriver c’est que le sol fasse rencontre avec.

Précipitamment, il se jeta sur elle, et le récupéra comme si elle venait de le lui voler.

_ On t’a jamais appris à te mêler de tes affaires toi ? Il se répétait encore. Il vérifia qu’il n’avait rien. Je t’interdis d’y toucher encore, c’est clair.

Sinon quoi ? Sinon rien, Mike ne lèverait jamais la main sur une femme, à force d’avoir vu son père le faire il ne se sentait pas capable de le faire un jour, sauf maladroitement, involontairement.

_ Je ne t’ai jamais demandé de regarder, répondit-il froidement. Et alors là tu rêves ma pauvre, c’est la première et la dernière fois que tu vois mes photos, je te le garantis. J’aime pas beaucoup les gens comme toi, et tu vois je viens tout juste de te rencontrer, et je trouve sacrément culottée.

Elle avait beau lui faire des compliments, il n’en avait rien à cirer. Il faisait de l’art pour lui et pas pour les autres. Et encore, la photographie était la seule chose qu’il savait faire. On ne pouvait pas dire que c’était un artiste dans l’âme sinon. Il trouvait les œuvres d’art contemporaines inutiles, et ne savait même pas dessiner un trait, ni même chanter ou encore jouer d’un instrument, la seule chose qu’il savait faire c’est capturer un instant unique, et montrer toute sa sensibilité.

_ Une expo ? Il riait. Même pas en rêve. Les autres je m’en fiche, j’en rien à foutre qu’on puisse trouver ce que je fais « beau ». Je ne partage pas moi, je suis égoïste, et je ne veux pas qu’on y ait accès, tu piges ? Alors estimes-toi heureuse d’avoir pu apercevoir ne serait-ce que quelques clichés. Ca ne se reproduira plus, crois-moi.

Son sourire le dégoute, sa curiosité l’emmerde, sa présence lui donne envie de se tirer. Envahissante est le seul mot qui lui vient à l’esprit en ce moment même. Ne voulant pas en entendre plus, il s’agenouille, et commence à ranger son appareil dans le petit sac prévu à cet effet.

_ Et je te demanderais de bien vouloir m’oublier. Sans la regarder aucunement, concentré dans son rangement.

Le pire c’est qu’il savait qu’après cette entrevue, elle n’allait pas lui lâcher les baskets, et n’allait certainement pas lui obéir docilement. Il savait bien que ce n’était pas ce genre de filles à fermer sa gueule après s’être fait rabaisser par un inconnu.

_ Non, oublie ce que j’ai dis, je vois bien que t’es le genre de chieuse qui va me coller au cul, et au contraire qui va tout faire pour ne pas que je t’oublie.

Cependant, il voulait vraiment qu’elle se taise, qu’elle garde ça pour elle, voire même qu’elle oublie, mais là c’était trop en demander. Malheureusement, il ne savait pas quoi dire, et dire s’il te plait lui arracherait trop la gueule pour vouloir le prononcer, ni même demander une faveur à cette petite curieuse.
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Ven 7 Fév - 4:53

Dans le fond de la classe, j'étais à moitié en train de dormir, les explications des cours d'anglais me faisant carrément somnolé et baver sur mon bras. Trop dur de garder l'œil ouvert quand le surveillant de votre lycée s'introduit dans votre chambre, quand votre actuel copain n'est pas là. Ce connard d'Isaac doit être en train de roupiller de son côté et sa place lui permet clairement de faire comme il veut. Dormir me permet de ne penser à rien d'autre. Je n'ai pas envie de réfléchir à ce que j'ai dis ou fait avec Eddy. Surtout en ce qui se rapporte à ma prétendu grossesse. Enfin, avec Savannah, le verdict est tombé, je suis bonne pour des examens sanguin pour confirmer. Je suis flippé mais le pire c'est que si tout ça atterrit dans les oreilles d'un certain australien, il ne me laissera pas me débarrasser de ce problème en clinique. Pire, il utiliserait mes parents contre moi. Ma tête fini par cogné la table et me réveillé, filet de salive à la clé. C'est déjà l'heure d'aller déjeuner.

Je crève la dalle et une file d'attente longue comme la muraille de Chine, se dresse devant moi. Heureusement pour moi, je suis maintenant riche, enfin un million sur votre compte arrange vos affaires. Je remercierais jamais assez ma cousine pour ça. Moi qui avait pris l'habitude de me serrer la ceinture pour acheter mes clopes. Putain, il parait qu'on ne peut ni boire, ni fumer quand on est en cloque. Je secoue la tête pour m'arracher cette pensée et me grille une cigarette malgré tout. La conscience m'engueule, mais merde, c'est pas comme si j'avais prévu de le garder ou quoi ? Je finis la clope en me dirigeant vers le premier fast food aux abords de l'école et je finis ma pause la bas. J'ai un appelle de Matt, je l'informe que je mange avec des amis, même si c'est faux. Je regarde l'heure, je dois assister à mes cours de l'après midi.

****

Nouveau jeu dangereux en croisant Isaac. Maintenant qu'il travail à Wynwood, je le vois partout. Incapable de lui dire non, c'est affreux. Je croise Kaegan en cours, il me déchire le coeur. Je dois fuir le lycée au plus vite. Je prends la tangente en taxi et je lui demande de m'emmener là où j'aurais le plus de tranquillité. Au départ, le mec était un peu perturbé, mais il a fini par m'emmener au parc naturel. L'idée me fait sourire, j'aimais la nature surtout dans laquelle je pouvais camper en général. Mais c'est vrai que je ne risquerais pas de voir Kae', plutôt fils de bonne famille et accroc à la civilisation. Isaac un peu plus, mais il avait du boulot et ça m'arrangeait bien. J'essaye d'appeler Zack pour avoir des nouvelles sur son état, il rejette mes appels en boucle. C'est agaçant. J'ai peur d'apeller Eddy et Sienna m'attends dans la soirée pour qu'on buche à deux sur les devoirs. Si elle n'était pas là, je m'en serais chargé à la dernière minute à tout les coups. Je paye le taxi et je file, mains dans les poches de mon short jusqu'au fond du parc. Le soleil était vite revenu, la fraicheur nous faisait toujours frissonner mais c'était comme un doux printemps, doux et agréable. Les écouteurs dans les oreilles, je me penchais sur la balustrade donnant sur le jardin des fleurs, décorant le sentier de milliers de couleurs. Un garçon est là, en train de photographier tout ce qui bouge. Mes yeux ne peuvent s'empêcher de l'observer. La musique doucereuse dans mes oreilles colle parfaitement à la situation et j'ai l'impression de regarder un film dont il était le héros. Je le reconnais ce type, c'est celui qui fait beaucoup de beaucoup à la cafet ! Mon sourire s'élargit quand j'y pense. Il ressemble à Damian, un type de l'année dernière avec qui j'avais eu beaucoup d'atome crochus.

_ Je peux savoir ce que t’as à me regarder comme ça ?

Je laisse exhulter un rire sarcastique à cette demande et ne lui laisse voir qu'un sourire. " Et dans l’absolu, si tu comptes pas répondre, dégager, c’est ce qu’il te reste de mieux à faire. " J'arque le sourcil. "Sinon quoi ? On est dans un pays libre !" Je saute de mon perchoir et passe par dessus les fleurs sans les abimés. A l'aise dans mes converses, je m'approche du grand méchant loup, qui me donne plus l'impression de l'ours mal léché. "Pas la peine de sortir les crocs tu sais ! C'est cool ce que tu fais !" Dis-je alors que je le rejoignais et qu'il me dévisageait. J'attrape son appareil photo et m'écarte de lui au plus vite ! Juste le temps de voir les clichés. Il rage, je peux le voir du coin de l'oeil. Je tiens l'appareil dans ma main et m'écarte à chaque fois qu'il approche. "Ah ah ah ! Calme toi cowboy ! Je fais juste que regarder ! T'es vraiment doué ! Je me demande ce que ça donne sur papier..." Il m'arrache l'appareil des mains et j'ai l'impression qu'il va me bouffer. Je lui fais un grand sourire. "Faut vraiment que tu fasses une expo ! Je suis sûre que les gens aimerait ton talent !" Ca me faisait du bien de penser à autre chose, d'embêter quelqu'un à ma manière, sans que ça n'est de rapport avec ma vie à moi. Puis tout ce que je disais, je le pensais, vraiment.
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MessageSujet: « Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)    Jeu 6 Fév - 0:19


Lila & Mike


▽ Toute révélation d'un secret est la faute de celui qui l'a confié
C’était un endroit calme, reculé, que peu de personnes fréquentaient. C’était un endroit magnifique, un petit lieu de paradis, loin de l’effervescence de la ville. Il y avait des forêts à perte de vue, un petit ruisseau, qui s’écoulait paisiblement, et des plantes, de mille et une couleur, d’une beauté rare, mises en valeur par un soleil rayonnant. Elles étaient toutes différentes, et on s’enivrait de leur agréable odeur. Des petites abeilles virevoltaient de ci et la, butinant sans demander leur reste. Et Mike se tenait là, debout, comme l’intrus au milieu de cet endroit idyllique, au milieu de toutes ces fleurs, au milieu de toute cette pureté. Il était une tâche sur un tableau, le vilain petit canard, l’incongru.

Son visage était caché, il était accroupi, concentré. Entre ses mains, sa vie, sa passion : un appareil photo. Il le tenait fermement. Un œil fermé, il était en train de vouloir capturer une de ces petites abeilles, infime insecte, qui s’était posé délicatement sur la pétale d’une des plantes. Son doigt fit pression sur le bouton, un léger clic, et le cliché était prit. L’image apparaissait sur le petit écran, et un sourire s’afficha sur le visage du jeune homme, il était fier, sa photo était réussie.

***

Le réveil avait sonné tôt, ce matin-là, sept heures plus exactement. Mike avait cours, comme tous les jours de la semaine, et avait été contraint de se programmer un réveil, sans quoi il passerait ses journées à dormir. Le réveil avait sonné tôt, et Mike l’avait maudit, comme tous les matins, et l’avait violemment insulté, et frappé pour qu’il cesse d’émettre un bruit long et strident.

Suite à quoi, il s’était levé, non sans difficulté, et avait pris sa douche, longtemps, très longtemps. L’eau chaude avait l’effet inverse sur lui, au lieu de le réveiller, il lui donnait la même sensation de chaleur que sous sa couette, et il somnolait davantage. Pas motivé, il se brossa les dents, ne prit pas la peine de peigner ses cheveux, ni même de raser le peu de barbe qui commençait à pousser, et attrapa deux trois fringues avant de se rendre en cours.

Sac à dos sur l’épaule, il baillait aux corneilles, clope en main, en direction de l’université. Il bousculait les gens sur son passage, estimant que ce n’étaient que des gêneurs qui ne feraient que pourrir sa matinée, sans même s’excuser, pas un regard, juste un coup d’épaule. Puis, il continuait son chemin. Il était dans sa bulle, écoutant de la musique à fond, sans écouteurs. Les gens le regardaient avec mépris, mais lui il leur souriait.

_ Vous ne pourriez pas couper votre musique, c’est vraiment gênant !
_ Je vous emmerde, et augmentait le son, avant de s’en aller.

Mike était comme ça, égoïste. Il ne pensait qu’à lui, en grande partie, et en avait rien à faire de ce qu’on puisse penser de sa manière de vivre, de sa manière d’être. Qu’il écoute Nirvana à plein volume l’aidait à mieux appréhender la longue journée qui l’attendait, et tant pis si ça ne plaisait pas aux autres.

Arrivé devant les portes de Wynwood, il jeta sa clope à terre, et l’écrasa du bout du pied avant d’entrer dans l’enceinte du lycée. Il ne connaissait pas grand monde, et n’aimait surtout pas grand monde. Il le savait, et le vivait même très bien. Il avait quelques potes avec qui il allait souvent boire, mais ça s’arrêtait là, il n’était pas le genre de mec bisounours qui cherchait à se faire des amis, à saluer tout le monde et à faire de grand sourire niais pour obtenir la grâce de ses camarades. Non, lui il les fusillait du regard, leur demandant d’aller se faire foutre, en les traitant de cons. La plupart du temps.

Verbalement, Mike était tout sauf correct, il était vulgaire, très vulgaire. Non pas que son vocabulaire soit limité, mais il affectionnait tout particulièrement les jurons. Il faut dire, que depuis tout petit, il a été habitué à en entendre sortir de la bouche de son père à longueur de journée, c’est une mauvaise habitude, dont il a du mal à se détacher. Mais aussi, il ne faisait pas le moindre effort.

Après avoir monté les marches, il arpenta les couloirs à la recherche de l’amphithéâtre dans lequel il aurait cours aujourd’hui. Cinéma était la licence qu’il étudiait. Apprendre à faire des montages vidéo, savoir bosser dans la post-production d’un film, les effets spéciaux, les scénarios… Tout ce qui était bon à savoir pour la réalisation d’un film. Rare était ce qui lui plaisait vraiment, mais ses études lui plaisaient réellement. Bon après, ça ne voulait pas dire qu’il faisait la misère aux profs, ou même qu’il mettait pas un peu de piment dans les cours avec ses caprices, mais il était impliqué, ce qui pouvait être étonnant venant d’un gars comme lui.

_ Salut. Lança-t-il au professeur en entrant dans la salle, puis partit se placer dans la rangée du milieu.

Le cours se déroula sans accroc, si ce n’est quelques mauvaises blagues de sa part, sur le prof, le cours, ou ses camarades, et à la fin, il fut le premier à franchir le seuil de la porte. Il avait faim, et il avait pas manqué de le faire remarquer à toute sa classe, jusqu’à en devenir chiant sur les cinq dernières minutes avant la fin du cours.

Une fois dehors, il s’alluma une clope, et partit manger dans une pizzeria non loin de là. Il n’aimait guère le restaurant universitaire, et la qualité déplorable de la nourriture. Une fois, il a refusé l’assiette qu’on lui a tendu, prétextant haut et fort, qu’il était inadmissible qu’on serve de la merde pareille. Enfin, il a fait son scandale, et depuis, il n’y mets que rarement les pieds, pour leur faire toujours les mêmes remarques.

L’après-midi de libre devant lui, Mike passa à son appartement chercher son matériel, voulant profiter d’un peu de tranquillité, et ayant envie de s’adonner à la seule activité qui lui permet de s’évader, de s’éclater, d’être lui, tout simplement. Récemment, il était tombé sur de superbes photos d’artistes, prenant des variétés de fleurs colorées splendides, et Mike eut envie d’en faire autant, la raison pour laquelle, il finit, en début d’après-midi, au parc naturel, appareil en main, en une toute autre personne.

***

Il venait de réussir un cliché, qui à ses yeux était parfait, et représentait exactement la vision de la scène qu’il avait. D’une simplicité sans égale mêlée d’une beauté pure. La nature avait ce don, d’être naturellement exceptionnelle et c’était sans doute ce que Mike préférait le plus photographier. Il n’avait jamais, à ce jour, fait de clichés d’êtres humains.

Alors, qu’il était prêt à prendre une nouvelle photo, il constata qu’il n’était plus seul, mais qu’une jeune fille était à son niveau, et le pire c’est qu’il lui semblait la connaître. Il n’aimait pas qu’on sache, qu’on connaisse cette passion. Vous allez me dire que c’est bizarre, mais c’est son seul moyen de s’évader, de se sentir bien, c’est son havre de paix. Et que quelqu’un en ait connaissance, c’est comme si quelqu’un venait d’entraver la frontière, venait tout bouleverser. Elle le regardait.

_ Je peux savoir ce que t’as à me regarder comme ça ?

Non, il ne regretterait pas. Il n’avait aucun tact, et ne s’y connaissait guère en matière de politesse, il était agressif, dans les paroles et dans les gestes.

_ Et dans l’absolu, si tu comptes pas répondre, dégager, c’est ce qu’il te reste de mieux à faire.
(c) AMIANTE

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« Toute révélation d’un secret est la faute de celui qui l’a confié. » (PV Lila)
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