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 I wish you could fix me [Raphaël Brahier]

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MessageSujet: Re: I wish you could fix me [Raphaël Brahier]   Mer 14 Mai - 15:40

Sienna était arrivée à l’appartement paniquée. Ce n’était pas la première fois et, malheureusement, pas la dernière non plus. Ca arrivait de temps en temps, quand elle faisait des cauchemars ou quand elle ne dormait pas et que ses vieux démons venaient lui rendre visite. Moi aussi, ça m’arrivait. Mais … je n’allais pas toujours la déranger. Si je la réveillais en pleine nuit parce que je paniquais, elle allait paniquer aussi. C’était ma façon à moi de protéger ma petite Blondie. Et elle, bien sûr, elle pouvait venait quand elle voulait, même en plein milieu de la nuit, ça me faisait toujours plaisir. Alors, comme souvent, elle était venue. Gabriel dormait encore et elle ne le réveilla pas, ce que j’appréciais. Si elle l’avait fait, je ne lui en aurais pas voulu pour autant. Mais mon frère avait besoin d’être préservé lui aussi.
Je la laissai dans la cuisine après lui avoir servi quelque chose à boire et allai dans ma chambre pour y récupérer quelque chose. Je savais que dans ces moments-là, la meilleure chose à faire c’était de se changer la tête. Et j’avais exactement ce qu’il fallait pour elle. Quand j’étais sur ma moto, je ne pensais qu’à la trajectoire que je prenais, au vent qui frottait contre moi, à toutes ces sensations de liberté que ça me procurait. Bien sûr, sur ma bécane, je ne prenais pas de risques inconsidérés non plus, mais nous avions tous les deux besoin d’une petite balade et d’un peu d’action. Je reviens avec deux vestes en cuir et deux casques, elle sembla comprendre dès qu’elle me vit réapparaître.

- Prépare-toi Blondie, on sort ! On va d’abord aller acheter quelque chose à manger et on ira faire tout ce que tu voudras.

Mon amie réagit immédiatement et se leva subitement, prête à me suivre. Aaaah, je savais que cette idée allait lui plaire. Après tout, on ne pouvait pas refuser un petit tour de la ville en moto, et encore moins en ma compagnie. J’hésitai à laisser un mot à Gaby. Il y avait peu de chances pour qu’il se réveille avant que nous ne soyons revenus, mais on ne savait jamais. Si c’était le cas, il allait se demander où nous étions. Tant pis, je pris le risque de ne pas lui laisser de mot, s’il me cherchait, il pouvait m’envoyer un message. Et puis, il savait que ce soir je rendais visite à Dany, j’aurais pu rentrer tard. Ce ne fut que lorsque je refermai qu’elle prit la parole.

- Mmmh, qu'est-ce qu'on peut manger à une heure du matin ? Pourquoi pas de la glace ? Des pop-corns ? A mon avis, le plus simple c'est de se mettre à la recherche d'un nightshop et on improvisera là-bas !
- Tu as raison, on verra bien en fonction de ce qu’ils auront ! Allons-y sans se prendre la tête, Blondie …

En souriant, j’ébouriffai amicalement ses cheveux. Je n’aimais pas spécialement les surnoms, même si j’en utilisais pas mal autour de moi. Rien que mon frère, je l’appelais très rarement par son nom complet et c’était le plus souvent de manière formelle. Il y avait Dany aussi, mais elle, c’était autre chose, elle refusait complètement que je l’appelle par son nom entier. Pour Sienna, c’était encore différent parce que ce n’était même pas un diminutif. C’était notre façon de nous reconnaître, quelque chose d’unique entre nous. Quand elle m’appelait Joker ou que je l’appelais Blondie, nous faisions clairement référence de près ou de loin à cette affreuse soirée d’Halloween. Oui, quand ces noms étaient utilisés, c’était le moment de se détendre et de perdre pied pour se sentir mieux. Je repassai devant elle et une fois en bas, me dirigeai vers ma moto qui m’attendait sagement. Sienna avait l’air excitée comme une enfant à l’idée d’un petit tour sur mon deux roues. Je la laissai mettre la veste et le casque, en faisant de même et l’invitai à monter derrière moi.

- Bon alors, tu t’accroches bien. Les deux bras autour de moi et les mains scellées devant, compris ?

Elle hocha la tête et je nous lançai enfin dans l’aventure. Quand le son du moteur parvint à mes oreilles, mon cœur battit plus fort. Voilà, ça, c’était ce que j’aimais. Je sentais Sienna qui me serrait. Allez, c’est parti ! Je filai à allure normale au départ, accélérant par la suite quand je le pouvais. Je roulais peut-être légèrement trop vite, mais je ne nous mettais pas en danger pour autant. Je savais ce que je faisais. A cette heure-là, il y avait encore de la circulation, Miami était une de ces villes qui ne dorment jamais, mais c’était quand même largement plus fluide qu’en pleine journée. Je laissai Blondie profiter de tout ça. Le vent qui frottait contre elle, la sensation de vitesse, et même un peu de danger. Au bout d’un moment, elle m’arrêtant, repérant un petit magasin d’ouvert à cette heure-ci. Je souris et m’arrêtai, la laissant descendre avant d’en faire de même.
Je pouvais clairement sentir que ce tour lui avait fait plaisir et qu’elle était prête à repartir avec moi quand je le voulais. J’étais content, j’avais réussi à chasser ses démons le temps de quelques minutes. Je m’inquiétais pour elle. J’avais encore des traces de cette soirée, je n’étais pas toujours rassuré et le pire c’était quand je devais accomplir mon rôle de chef. Il y avait cette angoisse, là, qui montait et qui me donnait l’impression que tout allait recommencer si je ne faisais pas les choses correctement. Le pire, c’était certainement quand je laissais Dany seule. J’avais toujours peur qu’il lui arrive quelque chose, même si elle s’était plutôt bien rétablie. J’avais peur pour mon frère, aussi. Il était dans le même groupe qu’Aiden ce jour-là. Et un message de ce Sigma à Arizona avait déclenché la colère de Trent. J’avais eu tellement peur pour mon frère. J’avais encore peur pour lui, on ne savait jamais ce qui pouvait arriver. La nuit, je pouvais en faire des cauchemars. Ça arrivait de moins en moins souvent, et pas aussi régulièrement qu’à mon amie, mais c’était toujours trop. Elle me faisait face dans le magasin, marchant à reculons, ne regardant pas où elle mettait les pieds.

- Et si on achetait de quoi faire un « picnic sauvage » dans un lieu... interdit ?!

Oui, Sienna était vraiment emballée par la nuit que nous allions passer. Elle avait pris une voix mystérieuse pour finir sa phrase, ce qui me fit rire. Puis je réfléchis à ce qu’on pouvait faire. Je n’étais pas un délinquant, j’étais assez réfléchi et je n’aimais pas faire ce qui était interdit. Mais je n’étais pas coincé pour autant et il y a des moments dans la vie où il faut savoir lâcher prise. Alors, à partir de maintenant, et jusqu’à demain matin, j’allais faire comme s’il n’y avait pas de loi, comme si nous pouvions faire presque tout ce que nous voulions, dès l’instant que notre étique nous le permettait. Je lui souris à mon tour, baissant légèrement le regard avant de la regarder droit dans les yeux, énigmatique.

- Pourquoi pas un petit feu de camp avec un ou deux trucs à griller ? Des marshmallows pour le dessert, des saucisses, ou je sais pas quoi qu’on peut mettre au bout d’une pique au-dessus d’un feu …

Bien sûr, je ne précisai pas que ça serait un peu à l’écart du monde, rien que nous deux, sur un terrain vague par exemple. Et que les feux sauvages étaient interdits, surtout en pleine nuit par deux adolescents. Nous récupérâmes dans les différents rayons de quoi nous approvisionner, chargeant nos bras au fur et à mesure. Nourriture, allumettes, boisson. Nous finîmes par avoir tout ce dont nous avions besoin et par nous diriger vers la petite caisse. Je déposai ce que je tenais et laissa Sienna faire de même. alors que je sortais ma carte de crédit pour payer, mon regard se posa machinalement sur un présentoir exhibant fièrement les promotions du moment. Et là, quelque chose me sauta aux yeux. Il y avait des bains moussant. Rose. Pour deux achetés, le troisième était gratuit. Je pensai immédiatement que nous pourrions faire quelque chose avec ça, même si je ne savais pas quoi. Je montrai les flacons du doigt à Sienna.

- Ca te dit pas une petite virée dans une piscine privée et plein de mousse ? Lui dis-je amusé. Un bain de minuit en retard …
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MessageSujet: Re: I wish you could fix me [Raphaël Brahier]   Mar 25 Mar - 16:50


*I Wish You Could Fix Me*

I Wish I could heal you, and I wish you could heal me


Sienna, cette file qui se targuait de n'avoir peur de rien, d'avoir confiance en elle et dans la vie, était entrain de frapper frénétiquement à la porte de son ami, possédée par la peur comme par un démon malveillant. Les jours où rien ne l'impressionnaient étaient finis, elle était maintenant terrorisée par une chose : la folie. Autrefois, tout comme Erasme, elle en faisait l'éloge. Aujourd'hui, elle la voyait sous un autre angle, elle la découvrait capable de gangrener l'esprit des hommes jusqu'à les pousser à commettre l'irréparable, jusqu'à les rendre dangereux. A qui pouvait-elle alors faire confiance ? Tout le monde, même elle, était susceptible de perdre l'esprit. Voilà ce qui l'angoissait : la personne habitant dans l'appartement à côté de celui de Raphaël pouvait être entrain de planifier un kidnapping, un viol ou même un meurtre. Mais la Cassady n'était pas du genre à se laisser glisser lentement dans la paranoïa et l'angoisse, elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour se relever et apprivoiser à nouveau le monde. C'est pourquoi elle avait besoin du Joker. Il essayait lui aussi d'oublier tout ça, de trouver une façon de passer outre ces cauchemars et de pardonner à la vie d'être aussi cruelle. Tous les deux, ils allaient réapprendre à Vivre. Personne ne pourrait les empêcher, pas même le fantôme de Trent.

Heureusement, Raphaël ne la laissa pas dans le couloir bien longtemps et, rapidement, elle se retrouva face à ce sourire qu'elle connaissait bien. Elle se calma un peu alors qu'il lui assurait que tout allait bien. Ensuite, comme pour vérifier s'il était réel – parce qu'elle ne faisait même plus confiance à ses yeux – elle le pris dans ses bras. Il était là, elle n'était plus seule, elle avait un allié. Elle lui faisait d'ailleurs une confiance aveugle. Notamment parce qu'il avait été là pour elle pendant ces dernières semaines de tourmente mais surtout parce que, là bas, dans la salle de musique, il avait dégagé une aura rassurante. De fait, il n'avait perdu son calme que quand Danny avait été touchée, et encore. Se mettant à sa place, Sienna ne savait pas comment elle aurait réagit si c'était Aaron qui avait été touché. Aurait-elle été capable de garder la tête froide pour l'aider ou son coeur aurait-il lâché, abandonnant le navire, abandonnant Aaron ? Alors voilà, savoir qu'elle était amie avec un type qui pouvait gérer ce genre de situation, c'était incroyablement rassurant. Parce que s'il savait traverser ça, il savait tout traverser. Elle avait besoin de quelqu'un comme ça dans son entourage pour si jamais elle, elle perdait pied. Une possibilité qu'elle aurait écarté du revers de la main, quelques semaines plus tôt. Elle, perdre pied ?! Impensable ! Mouais... Elle n'en était plus si sûre aujourd'hui.

Après l'avoir suivi dans la cuisine, elle se mit à l'aise et lui raconta à voix basse ce qui l'amenait ici. Elle avait compris, sans qu'il aie à le lui dire, qu'il ne fallait pas déranger Gabriel. D'ailleurs, si ce dernier ne les avait pas encore rejoint c'était qu'elle ne l'avait pas encore réveillé. C'était déjà miraculeux au regard de la violence dont elle avait usé pour frapper à la porte. Autant ne pas pousser la chance en parlant trop fort. Tout en racontant, elle essaya d'insuffler de l'autodérision à son récit pour le rendre plus léger. « Je dois être complètement folle pour paniquer si vite hein ? Haha ». Le chef de Khi n'était cependant pas dupe, comme le prouvèrent ses paroles :

- Allez, t’inquiète pas, ici tu es en sécurité, d’accord ? Tiens, j’ai une idée. Bouge pas, je reviens.

Oui, il avait raison, elle était en sécurité ici. Juste au cas où, elle jeta un regard circulaire dans la cuisine. Elle repéra plusieurs armes potentielles : couteaux de cuisines, planche à pain, bouteilles. Si quelqu'un entrait tout d'un coup avec l'agenda de s'en prendre aux habitants de l'appartement, elle lui ferait passer un mauvais quart d'heure. Maîtrisant les émotions de son visage pour qu'il ne trahisse pas ses pensées – à savoir : « Nooon, reste ici ! » – elle lui sourit tendrement.

 - D'accord. Je bouge pas.

Son sourire s’agrandit alors, exprimant son intérêt pour ce que Raphaël pouvait bien avoir en tête. En l'attendant, elle termina le verre de thé glacé qu'il lui avait servit une minute plus tôt. Son esprit était presque totalement apaisé. C'était fou l'impact que cet appartement avait sur elle. Ou était-ce simplement une nouvelle manifestation de son lunatisme ? Le voyant revenir les bras chargés de deux casques et de vestes en cuir, elle comprit son intention. De la moto. De la vitesse, de l'adrénaline. Filer dans les rues de Miami la nuit, ça promettait d'être agréable.

- Prépare-toi Blondie, on sort ! On va d’abord aller acheter quelque chose à manger et on ira faire tout ce que tu voudras.

Sienna sauta sur ses pieds, ne se le faisant pas dire deux fois. C'était typiquement le genre de choses qu'elle adorait : tout plaquer pour partir à l'aventure en plein milieu de la nuit sur une impulsion, juste parce qu'ils le pouvaient, juste parce qu'ils étaient jeunes et tant pis s'il y avait cours demain matin. Et puis, s'il avaient la moto, personne ne pourraient les attraper, ils seraient insaisissables, plus rapides que le vent. Décidément, l'idée lui plaisait. Pendant qu'il fermait la porte et qu'elle enfilait la veste, dans le couloir, elle lui répondit :

 - Mmmh, qu'est-ce qu'on peux manger à une heure du matin ? Pourquoi pas de la glace ? Des pop-corns ? A mon avis, le plus simple c'est de se mettre à la recherche d'un nightshop et on improvisera là-bas !

La tâche ne serait sûrement pas trop difficile, les rues de Miami étaient agitées, toujours bondées, même de nuit. Il devait bien y avoir un magasin ou l'autre qui serait encore ouvert. Ils enfourchèrent la moto du jeune homme et Sienna s'accrocha à lui. L'air frais était agréable et alors qu'ils allaient de plus en plus vite, le vent tenta de les désarçonner. C'était excitant. L'adrénaline se déversa dans ses veines et fit battre son coeur plus fort, plus vite, lui faisant sentir qu'elle était bel et bien en vie. C'était justement ça qu'elle voulait, être au contact de la vie, après toutes ces images de mort qui surgissaient dans son esprit.

Ils roulèrent comme ça pendant quelques minutes. Sienna profitait à fond. Elle se surprit à adorer regarder le paysage de Miami défiler à toute vitesse à côté d'eux, frôler les voitures. En fait, sur une moto, on pouvait presque se sentir voler. Il faudrait peut-être qu'elle demande au Joker de lui donner des cours. C'était juste mille fois mieux qu'un tour en voiture, en tout cas. Quoi qu'il en soit, au bout d'un moment, repérant un nightshop, elle le fit savoir à Raph :

 - Hey arrête toi là !

Il s'exécuta et ils entrèrent dans le magasin. Sienna, avec sa veste en cuir et ses vêtements « à la va te faire foutre » – puisqu'elle s'était habillée en hâte et dans le noir avant de le rejoindre – avait une dégaine de Sigma Mu. Chose dont elle se rendit compte en se voyant passer sur l'écran de sécurité. Tournée vers le Joker, marchant ainsi à reculons dans l'allée de la supérette, elle lui proposa :

 - Et si on achetait de quoi faire un « picnic sauvage » dans un lieu... interdit ?!

Pour prononcer ce dernier mot, elle avait pris un air faussement mystérieux et rebelle qui la fit rire elle-même. Il était dingue de constater à quel point elle était à présent de bonne humeur. Bien sûr peut-être que quelqu'un avec de mauvaises intentions les attendait pour leur sauter dessus au tournant d'un rayon mais elle arrivait à ne pas trop y penser. Elle regardait son ami, les yeux pétillants, un sourire aux lèvres, en attendant de voir s'il allait adhérer au délire.



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MessageSujet: Re: I wish you could fix me [Raphaël Brahier]   Lun 3 Mar - 7:02

Je garai ma moto sur la place qui lui était réservée avec un sourire sur le visage. Il devait être une heure du matin, et je revenais de chez Dany. Depuis Noël, elle allait beaucoup mieux. Et moi, est-ce que j’allais mieux ? J’avais toujours peur pour elle. J’avais cru la perdre ce jour d’Halloween, et je ne pouvais m’empêcher d’avoir peur, encore. Trent n’était pas un cas isolé, je le savais très bien. Des gens comme lui, il y en avait des centaines, des milliers dans ce pays. Combien étaient prêts à passer à l’acte ? Certainement beaucoup parmi eux tous. A quel point vivaient-ils proche de nous ? Qui sait. Peut-être que l’un d’eux était à Wynwood. Oui, peut-être qu’il y avait un deuxième malade prêt à fusiller tout le monde qui attendait le bon moment pour entrer en action.
Je ne m’en étais pas vraiment rendu compte, mais j’avais passé mon temps à couver et à protéger ma petite-amie. Je l‘avais veillée tous les jours à l’hôpital, attendant patiemment qu’elle soit assez forte pour affronter le monde extérieur. J’avais même loupé une poignée de cours pour ça. Moi qui aimais tant apprendre, qui aimait aller en cours. Je représentais les élèves les plus impliqués dans leur vie scolaire, les plus brillants, les plus prometteurs. Et je n’étais moi-même pas capable de les représenter correctement. J’étais minable. « On comprend. » m’avait-on dit ? Non, justement. Ils ne savaient pas tout. Ils pensaient savoir que si je n’allais pas toujours en cours, c’était parce que je ne supportais pas d’y aller à cause de ce que j’avais vécu. Ils ne savaient juste pas que je me rendais à l’hôpital pour veiller une prof. Prof qui était blessée parce que je n’avais pas su la protéger.

Si je me sentais mieux en rentrant chez moi, je n’étais pas allé me coucher pour autant. Je n’étais pas fatigué, je ne ressentais pas le besoin de dormir. Non, je ne voulais pas dormir. J’avais peur de dormir. Je ne le disais pas, je faisais tout pour ne pas y penser. Même à vous je l’ai caché, sans aucune raison. Mais voilà. Je n’arrivais pas à dormir. Quand je fermais les yeux, allongé dans ce grand lit froid, seul, je la revoyais tomber au sol. J’entendais son cri de souffrance, ce cri qui m’avait annoncé la fin. Il n’y avait que quand je dormais avec elle que j’étais paisible. Mais je ne pouvais pas dormir chez elle toutes les nuits. Elle était prof et moi élève. J’avais mon appartement, elle avait sa villa. Je ne pouvais pas abandonner mon frère, pas alors qu’il allait bientôt partir de Miami. Il fallait que je profite encore de lui un peu. Et si je dormais chez Dany, je rentrais tard dans la matinée.

Je ne dormais pas quand quelqu’un se mit à frapper à la porte. Je fus surpris, néanmoins, je savais déjà qui c’était. Ça arrivait que Sienna vienne passer la nuit ici. C’était aussi pour ça que je ne dormais pas souvent chez Dany. Sienna avait besoin de moi, et j’avais besoin d’elle.

- Joker ouvre, c'est moi !

Je me levai pour lui ouvrir tandis qu’elle marqua une pause dans ses coups pour reprendre après un très court moment. Que s’était-il passé pour qu’elle soit dans cet état ? Avait-elle fait un cauchemar, encore ? Un de ceux qui nous tenaient prisonniers, nous faisant croire que tout ce qu’on voyait était réel ? Je ne le savais pas encore, mais je n’allais pas tarder à le savoir si c’était le cas. Je franchis le salon puis le petit couloir pour enfin arriver devant la porte. Je lui ouvris et lui lançai un sourire rassurant au moment où j’aperçus son visage.

- Calme-toi Blondie, tout va bien.

Ma voix était douce, pas très forte. A l’autre bout de l’appartement, Gabriel dormait et j’aurais voulu éviter de le réveiller. Il se levait souvent quand il entendait que Sienna était là, mais pour le moment, il avait besoin de repos. Une nouvelle aventure l’attendait d’ici deux semaines, et ce n’était pas le moment pour qu’il se fatigue. Je laissai mon amie entrer et refermai derrière elle sans un mot de plus. Elle me suivit jusque dans la cuisine. Là, je la fis s’asseoir sur une chaise pour se calmer. Je lui demandai ce qu’elle voulait boire et la servis. Je me posais en face d’elle, un verre d’eau dans la main.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Elle me raconta la raison de sa présence ici et je soupirai. Il y avait vraiment des idiots partout. N’avaient-ils rien de mieux à faire que de jouer avec des pétards au beau milieu de la nuit, ces imbéciles ? Surtout aussi près des fenêtres d’un bâtiment de confrérie. Tout le monde ne s’était pas remis de ce que nous avions vécu il y a quelques mois. C’était un total manque de respect. Je souris une fois de plus à Sienna, cherchant une idée. Elle avait besoin de prendre l’air, de faire autre chose pour s’occuper l’esprit.

- Allez, t’inquiète pas, ici tu es en sécurité, d’accord ? Tiens, j’ai une idée. Bouge pas, je reviens.

Je me glissai dans ma chambre à pas feutrés, puisqu’elle se trouvait juste à côté de celle de mon frère. J’y récupérai deux casques –j’en possédais un certain nombre pour je ne sais quelle raison- et ma veste en cuir accompagnée d’une veste supplémentaire. Puis je revins vers Sienna, posant mon casque sur la table ainsi que ma veste et lui tendant les siens.

- Prépare-toi Blondie, on sort ! On va d’abord aller acheter quelque chose à manger et on ira faire tout ce que tu voudras.

A condition qu’on puisse, bien sûr. Nous étions quand même en pleine nuit. Elle s’empara du casque et de la veste que je lui tendais et se leva. Je récupérai ce qui était à moi et la suivis, fermant discrètement la porte derrière elle.


HRP : Je ne me souvenais plus des détails exactement, alors j’ai improvisé avec ce dont je me rappelais. J’espère que rien ne cloche, sinon, fais-moi signe ^^ Désolée pour l’attente ♥
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MessageSujet: I wish you could fix me [Raphaël Brahier]   Mar 4 Fév - 17:38


*I Wish You Could Fix Me*

I wish I could heal you, and I wish you could heal me


Dans la rue toute proche de la confrérie, il y avait un groupe de jeunes qui se baladaient, alcool à la main. Ils avaient l'impression de ne faire de mal à personne alors qu'ils riaient, hurlaient et buvaient dans des bouteilles cachées par des sacs en papier. Qui espéraient-ils leurrer avec cette technique vieille comme la nuit ? Le plus stupide des policiers pouvait voir clairement qu'ils étaient ivres et ils n'avaient certainement pas la majorité. Un des garçons sourit avec malice et sortit un pétard de sa poche et le lança au milieu de la rue sans prévenir personne. Une des filles, surprise, eut le premier réflexe d'hurler de peur. Ce qui aurait bien fait rire tout le monde si un autre cri, plus déchirant encore, ne s'était pas échappé d'une des fenêtres de la confrérie.

C'était Sienna qui avait hurlé. Le bruit du pétard l'avait éveillée en sursaut – elle comme beaucoup d'autres résidents de la confrérie – et, toujours dans les limbes, elle avait d'abord cru à un coup de fusil. C'était comme si, tout d'un coup, Trent était à nouveau là et qu'il avait à nouveau tiré sur quelqu'un. Recroquevillée dans son lit, elle étouffa des sanglots. Il n'y avait pas grand monde qui savait qu'elle était toujours atteinte à ce point là par le traumatisme. A vrai dire, elle le cachait à tout le monde sauf au Joker. Elle n'avait pas envie qu'on la traite comme une pauvre petite fille apeurée. Ça, ce n'était pas du tout ce qui allait l'aider. Non, ce n'était pas demain la veille qu'elle se laisserait traiter comme si elle était une assistée, une pauvre demoiselle en détresse. Elle ne voulait pas qu'on sache qu'elle n'était pas aussi forte qu'elle le montrait. Du coup, tout le monde pensait qu'elle avait oublié tout ça depuis longtemps, qu'elle avait tourné la page et qu'elle n'y pensait plus jamais. C'était faux. Ce jour d'Halloween, elle avait été exposée à une cruauté humaine qu'elle n'avait jamais soupçonnée, qui la dépassait, qu'elle ne pouvait pas comprendre. Depuis, elle avait peur de la croiser à nouveau.

Avait-elle réveillé quelqu'un ? Immobile, l'Alpha essaya d'écouter les bruits des dortoirs. C'était une très mauvaise idée. Car elle entendait à présent tous les bruits normaux de radiateur qui coule, de plancher qui grince, en décuplé et ça la faisait presque bondir à chaque fois. Et puis, il faisait si noir. Est-ce que c'était dans sa tête ou est-ce que les ombres avaient bougées ? Quelqu'un comme Trent – ou peut-être son fantôme – se cachait dans les ombres, prêt à lui faire du mal juste parce qu'il le pouvait. Personne ne pouvait la protéger maintenant tout comme personne n'avait su la protéger quand elle était à l'intérieur de l'école. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était trouver une façon de fuir, ne pas se laisser attraper.

Sienna se leva sans allumer la lumière et attrapa des vêtements de-ci-de-là pour s'habiller. Elle regarda ensuite l'heure sur son portable : 00h13. Ce n'était pas si tard que ça, peut-être que Raphaël serait encore debout. En fait, si elle elle ne l'avait pas été c'était parce qu'elle avait cours le lendemain. Dans l'embrasure de la porte, elle se figea. Pouvait-elle vraiment le déranger ? Encore une fois ? D'accord ça faisait bien deux semaines qu'elle n'avait plus été dormir chez lui mais... n'en aurait-il pas marre de la voir ? Il serait peut-être plus sage d'embêter son petit-ami, ce cher Macaron qui lui, ne se gênerait pas pour lui dire ce qu'il en pensait. L'idée était tentante et elle sourit aux anges en l'imaginant au saut du lit, les cheveux en bataille et l'air ahuri. Mais elle se renfrogna bien vite, pas très sûre d'être capable de se retenir de fondre en larmes devant lui. Et plutôt mourir qu'être le « cas de charité » dont il s'occupait bien gentiment.

Quelques secondes plus tard, elle se rendit compte qu'elle était entrain de marcher vers le bâtiment où habitait son ami. A croire que la décision était prise. Elle accéléra le pas, elle avait vraiment envie de le voir. La nuit était douce et bien que les ombres soient très présentes elles étaient assez faciles à ignorer pour qui avait une destination en tête. Elle arriva rapidement à hauteur du bâtiment et s'y infiltra en silence, suivant ce chemin qu'elle connaissait par coeur et qui la mènerait à l'appartement du Joker. Une fois devant la bonne porte, elle esquissa le geste pour l'ouvrir mais s'arrêta dans son élan. Dany était revenue de l'hôpital depuis un moment, il se pouvait qu'elle soit à l'intérieur avec lui. Sienna se mordit l'intérieur de la joue avec anxiété, ce tic qu'elle avait acquis depuis la fusillade, et préféra frapper.

 - Joker ouvre, c'est moi !

Elle n'avait pas besoin de préciser qui était ce « moi » car elle était la seule capable de débarquer en plein milieu de la nuit en l'appelant « Joker ». Sa voix avait été légèrement tremblante, signe qu'elle n'était pas tout à fait sereine. Elle attendit quelques secondes mais cette porte fermée l'angoissait alors elle se remit à frapper plusieurs fois en l'appelant de plus en plus fort. Et tant pis si elle réveillait l’entièreté des résidents de l'immeuble.



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MessageSujet: Re: I wish you could fix me [Raphaël Brahier]   

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