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 Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes [Pv Mawa ♥]

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MessageSujet: Re: Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes [Pv Mawa ♥]   Mar 17 Juin - 6:39




Nous nous battrons pour eux

Poste de police, Maeko et Anaeli} Maeko avait émis l’idée de faire un vrai attentat sur le ton de la plaisanterie mais la Vénézuélienne se perdit un moment à penser à cela. Derrière un attentat, il y avait toujours une revendication. Pour pouvoir être pris au sérieux, il fallait que la cause défendue derrière soit louable et malheureusement, la protection animale n’en était pas encore rendue à ce stade dans l’esprit de beaucoup. Les personnes qui tenteraient un tel coup seraient immédiatement internées au lieu d’être exécutées, après tout, quelle personne saine d’esprit préférerait défendre la vie d’êtres inférieurs plutôt que celle du genre humain ? Les mentalités contemporaines dégoutaient la jeune femme qui aurait préféré naître un siècle plus tard, à une époque où les choses seront certainement mieux.

Maeko se tourna vers la Vénézuélienne, en attendant quelque chose, un mot, une réponse à sa question qui n’en était pas une, comme si elle voulait vérifier que son amie était toujours bel et bien là.

« Non, mieux vaut ne pas leur dire, tu as raison. » dit-elle, en lui adressant un clin d’œil. Il ne fallait pas le dire et encore moins dans un commissariat. Puis, son calme apparent se changea en une colère qui n’était pas feinte et qui révélait tout son agacement. Elle était profondément énervée, elle en avait plus qu’assez d’être enfermée dans ce trou à rat et elle trouvait tout simplement inhumain qu’ils les maintiennent ici dans ces conditions. Maeko se rapprocha finalement de sa co-détenue afin d’y trouver certainement un peu de réconfort. Pour la Vénézuélienne, il était difficile de se retrouver captive mais elle cherchait à ne pas le montrer, trop occupée à porter son masque comme elle le faisait si bien la plupart du temps. Elle conseilla à la jeune maman de mettre son sweat devant son visage pour atténuer l’odeur putride et nauséabonde des lieux et elle s’exécuta de suite. Comme elle ne fit aucune remarque, elle en conclut que sa solution devait, à défaut de masquer totalement l’odeur l’aider fortement à la supporter.

La tentative d’humour de Maeko fut accueillie par un léger sourire sincère. Il n’y avait vraiment qu’elle pour tenter d’amuser la galerie dans une telle situation. Lorsqu’elle posa sa tête sur l’épaule d’Anaeli, cette dernière ferma les yeux. Savoir qu’elle n’était pas seule et qu’elle était soutenue par une amie l’aidait à mieux prendre les choses, même si au fond d’elle, elle savait pertinemment qu’elle allait pleurer et qu’elle ne ferait pas la fière lorsqu’elle se retrouverait face à face avec un policier, ou pire encore, elle entrerait comme à son habitude dans une attitude provocatrice et agressive, ce qui était de loin la pire solution à envisager dans son cas.

Devant la question de Maeko, elle prit le temps de réfléchir un moment. Allaient-ils se débarrasser de l’animal ? Très certainement. Ils ne pouvaient malheureusement pas se permettre de laisser un animal de laboratoire dans la nature.

« Malheureusement, je pense qu’ils les tuent une fois qu’ils ne s’en servent plus. Libérer un animal génétiquement modifié pourrait avoir des répercussions graves sur l’environnement. Ça doit être dans leurs législations ou une connerie du genre… »

Société de merde. Toujours la même chose, dès que quelque chosene sert plus on le jette et basta, cela révoltait tellement l Sud-Américaine qu’elle pourrait presque ressentir des pulsions meurtrières envers la personne qui avait inauguré ce carnage et envers toutes celles qui l’avaient perpétué par la suite… Cela rendait malade la jeune femme, au premier sens du terme car plus elle s’énervait et plus elle faisait attention à ce qui l’entourait, dont l’odeur insoutenable qui régnait dans la cellule.

Elle ne devait pas être belle à voir puisque Maeko lui demanda même si elle voulait qu’elle aille demander de l’aider. Ana’ se força donc à rouvrir les yeux pour rassurer sa colocataire de fortune.

« Ne t’inquiètes pas, ça va aller. J’e, ai vu d’autres … »

Que venait-elle de dire ? Anaeli ne voulait pas qu’elle pense qu’elle était habituée à ce genre de situation et pourtant, c’était clairement ce qu’elle venait de sous-entendre. Fort heureusement, elle n’eut pas à se justifier plus que cela car un bruit attira leur attention et la porte s’ouvrit. Anaeli attendit que Maeko se lève avant d’en faire de même et de sortir de la cellule. Le fonctionnaire se dirigea vers une salle et les deux jeunes femmes lui emboitèrent le pas en silence quand Ana fut harponnée en plein couloir par un de ses collègues.

« Qu’est ce que tu fous le bleu ? Jamais ensemble. Comment on compare les versions sinon ? Oh je te jure ! »

Apparemment, l’agent qui s’occupait de Maeko était un petit nouveau ? Fort bien, elle allait bien s’amuser en ce cas, sauf qu’il semblerait que sa camarade n’ait pas la même chance. Entraînée dans une autre salle après avoir adressé un clin d’œil confiant à son amie criminelle, elle fut jetée sans tellement de tendresse dans la pièce.

« Asseyez-vous. »

La Vénézuélienne lança un regard noir à l’homme avant de s’exécuter, sans un mot. Blanc, la quarantaine bien sonnée, il avait tout du stéréotype du flic de la brigade des trafics. Génial, elles étaient considérées toutes les deux comme des criminelles en puissance à première vue. Dans quel merdier s’étaient-elles fourrées ?

« Nom, prénom etc. »

Elle ne répondit pas, le regardant droit dans les yeux avec toute l’insolence du monde.

« Nom prénom, dépêches toi, j’ai pas toute la nuit devant moi. »

Elle conserva le silence avant qu’elle ne recommence, plus agressif cette fois ci.

« Donne-moi ton putain de …
Angeles. Angeles Anaeli. Née à Gran Sabana, au Vénézuéla le 14 février 1995. Je suis ici depuis … deux ans environ. Vous trouverez tout ça sur le net. Mais je suppose que ce n’est pas ça qui vous intéresse ? Alors je mesure un mètre soixante-sept et je pèse …
LA FERME. »


La jeune femme s’arrêta net, regardant toujours avec la même insolence le représentant de la loi qui venait de frapper du poing la pauvre table. Elle n’ajouta pas un mot tandis que ce dernier la sermonnait allègrement, lui rappelant à quel point elle était une moins que rien et qu’elle avait intérêt à coopérer, ceci étant purement et simplement sa dernière chance. Elle lui relata alors tout ce qu’il s’était passé ce soir-là et les raisons qui avaient motivées ces actes.

« … Je ne supporte pas de voir que l’Homme se permet ainsi de disposer de la vie d’autrui, comme s’il était le créateur de la terre, comme si tout lui appartenait de droit et qu’il pouvait disposer de tout comme bon lui semble. Je me doute à votre regard que vous ne partagez pas mon opinion, loin de là. »

Le flic la regarda à son tour dans les yeux avec toute la froideur du monde, cette même froideur et supériorité qu’elle exprimait bien souvent dans son propre regard. Il lui ordonna de se lever et elle le fit, avant qu’il ne la fasse sortir pour qu’elle soit confrontée à Maeko. En arrivant dans la salle où elle était interrogée, elle la regarda avant de lui adresser un petit sourire pour la rassurer et qui semblait dire : Tout va bien. Elle fut assise de force sur une chaise face à elle avant que les policiers ne lui demandent de répéter sa version. Elle déballa alors tout ce qu’elle avait dit au policier, à savoir exactement la même version que celle qu’elles avaient préparées toutes les deux, dans l’éventualité où elles se feraient prendre. Une fois son récit terminé, elle attendit. Maeko avait-elle dit la même chose ou leurs déclarations se contredisaient elles clairement ?

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MessageSujet: Re: Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes [Pv Mawa ♥]   Sam 10 Mai - 0:46




Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes

«  Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent.»[Chateaubriand]


De sa nouvelle place, près de la grille de leur cellule, Maeko observait son amie. Si l'asiatique commençait déjà à ne plus supporter ni l'endroit, ni l’ennui, la vénézuélienne, quant à elle, semblait prendre la chose très calmement. Ça en était presque inquiétant, quand on savait que d'habitude Anaeli avait un caractère limite pire que sa sœur de confrérie. Au lieu de s'énerver comme elle l'aurait probablement fait en tant normal en entendant le ton tranchant de son amie, elle répondit même à la phrase de Maeko avec une certaine légèreté et un... sourire.

«  Non, on a pas posé de bombe, on a fait bien pire. On a voulu toucher à leurs Œuvres d’Arts. C’est bien pire qu’un attentat je pense. »

Maeko secoua la tête en regardant à nouveau à travers les barreaux de sa cellule. Elle avait toujours trouvé qu'il y avait un problème avec ce que tout le monde appelait « la justice ». Des meurtriers qui finissaient par sortir de prison au bout de quelques années, des violeurs qui n'étaient même pas condamnés et parfois même des innocents qui passaient des années en prison pour rien et qui étaient un jour relâchés, avec leurs misérables vies brisées, parce que de nouvelles preuves les avaient disculpé. Et si déjà elle était révoltée quand elle entendait ce genre d'histoire, le fait d'être elle-même mise en garde à vue pour avoir voulu sauver un animal sans défense la révulsait encore plus.

« Ouais, bah en attendant, ça me donne bien envie d'en commettre un pour de bon, d'attentat. » Répondit-elle, toujours énervée. Puis elle se tourna vers Anaeli avec un air sceptique. « Mais je crois que c'est mieux de ne pas leur dire ça, hein ? »

Non, ce n'était sûrement pas une bonne idée. Si passer une nuit dans cette cellule la rendait déjà ingérable et la stressait au plus au point, elle s'imaginait mal y rester un long moment pour avoir eu l'air d'une terroriste. Cela aurait voulu dire laisser son fils à son père pendant un moment et ne presque plus voir Nobu. Et elle en avait des frissons rien qu'à y penser. Elle en était à se demander si ces parents prendraient réellement le temps de revenir en Amérique s'ils la savaient quand Anaeli reprit la parole d'une façon bien moins douce qu'auparavant.

« Comment on peut appeler ça une œuvre d’art ? Comment on peut justifier cette odieuse pratique et la cautionner ? C’est dégueulasse ! »

La colère n'était pas dirigée vers Maeko, mais au moins, elle était bien présente, contrairement à ce que le calme apparent qu'elle avait dégagé jusque là pouvait suggérer. Étrangement, cela rassura l'asiatique qui avait l'impression de retrouver son amie. Voir Anaeli trop calme, c'est encore plus effrayant que de la voir s'énerver. Plus à l'aise et habituée à ce comportement -dans sa confrérie, on supportait difficilement l'idée qu'on puisse s'en prendre aux animaux- elle se releva pour aller s'asseoir près de la vénézuélienne au moment où celle-ci finissait son discourt.

« Ce système me rend folle, ils me donnent des envies de meurtres. Et je suis désolée de te l’annoncer, mais on est parties pour passer la nuit ici. Si jamais l’odeur te dérange trop, mets ta tête dans ton sweat, c’est pas grand-chose, mais au moins, ça atténuera cette puanteur abjecte »

Sans un mot, Maeko suivit les bons conseils de sa codétenue et remonta son sweat jusqu'à son nez. Ce n'était pas la façon la plus confortable de porter ce vêtement et ça ne cachait pas entièrement l'odeur, mais elle dut bien avouer qu'il y avait une nette amélioration. Et cette amélioration lui permit de supporter un peu mieux l'idée de passer la soirée là et donc de ne voir ni Nobu, ni Akiko ce soir. Ainsi, elle parvint même à être un peu plus agréable lorsqu'elle se remit à parler à Anaeli.

« Ah tu te remets en colère, c'est rassurant ! J'hésitais à appeler les urgences de te voir si gentille, d'un coup, malgré le contexte désagréable. Mais je suis d'accord, ce sont ces imbéciles qui devraient être là, à notre place. » Fit-elle, en déposant sa tête sur l'épaule de son amie. « Tu crois qu'ils vont leur rendre, le lapin qu'on a pris ? Je veux dire... J'imagine qu'une fois qu'ils ont fait leurs expériences débiles et qu'ils les ont exposé une fois ou deux, ils doivent s'en débarrasser, non ? Du coup, je me dis qu'on a peut-être une chance de le garder et tout ça n'aura pas complètement servi à rien. »

Ce soudain intérêt pour le lapin qu'elles avaient essayé de sauver était réel, mais si elle n'avait pas été enfermée avec Anaeli, jamais elle ne l'aurait avoué à haute voix. La raison pour laquelle elle le faisait avec sa sœur de confrérie c'est qu'elle partageait quelque chose de particulier avec elle. Elle avait confiance en la vénézuélienne de la même façon qu'elle avait eu confiance en Marissa à l'époque. Et ces deux Nu Zêta, en plus de Nobu évidemment, constituaient les seules personnes avec qui elle osait -parfois- se montrer comme elle avait réellement été autrefois : naïve et plus faible que ce qu'elle voulait bien montrer. Elle releva la tête quand elle sentit l'épaule d'Anaeli, pensant qu'elle la gênait, mais quand elle vit le visage de son amie, bien plus blanche que d'habitude et qui n'avait pas l'air de se sentir bien, elle s'inquiéta d'avantage.

«  Tu vas bien ? Tu veux que j'appelle quelqu'un ? »

Elle se sentait complètement inutile, à l'endroit où elles se trouvaient, même si sa sœur de confrérie se sentait vraiment mal, elle n'aurait pas vraiment l'occasion de l'aider. Et vu qu'elle avait crié après les surveillants peut de temps avant, ils risquaient même de ne pas venir si elle appelait. Idiote qu'elle était ! Elle passa doucement sa main sur le bras d'Anaeli en signe de compassion, puisqu'elle ne savait vraiment pas quoi faire d'autre. Heureusement, c'est à ce moment-là que l'un des policier apparut dans l'encadrement de la porte. Il les jaugea quelques secondes du regard dans une atmosphère que Maeko trouva un peu pesante et enfin, il les appela.

« Allez Mesdemoiselles, c'est l'heure de votre interrogatoire en commun, on y va. » 

 



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MessageSujet: Re: Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes [Pv Mawa ♥]   Ven 27 Déc - 23:43




Nous nous battrons pour eux

Poste de police, Maeko et Anaeli} Elle voyait bien que l’asiatique n’était pas très bien et c’était également pour cette raison qu’elle essayait de lancer la conversation, en vain. Maeko l’envoya bouler tout simplement. Certes l’odeur n’était pas des plus agréables et la Vénézuélienne avait réprimé plusieurs fois des hauts le cœur mais c’était fait exprès. Tout était fait pour que les personnes qui se trouvaient dans cette cage ne veuillent, qu’une chose, la quitter, quitte à passer aux aveux plus vite que prévu.

Elle se leva et se dirigea vers les barreaux, sous le regard éteint de sa compagne de cellule. Cela ne servait strictement à rien de forcer sur les barreaux, ils n’allaient pas s’ouvrir ainsi, comme par magie … et agresser les policiers n’allaient pas les aider non plus. Elles allaient passer la nuit ici et tant pis pour elle. Il n’y avait que Maeko que cela dérangeait profondément, pour Anaeli, ce n’était pas qu’une formalité mais elle prenait sur elle.

Elle regarda Maeko qui semblait s’être calmée un instant, lui adressant des mots toujours emplis de colère mais plus envers elle cette fois ci. Elle fit un petit sourire avant de lui répondre avec légèreté.

«  Non, on a pas posé de bombe, on a fait bien pire. On a voulu toucher à leurs Œuvres d’Arts. C’est bien pire qu’un attentat je pense. »

Si elle n’avait pas été aussi bien élevée, elle se serait mise à cracher au sol de dégoût, mais elle se retint.

« Comment on peut appeler ça une œuvre d’art ? Comment on peut justifier cette odieuse pratique et la cautionner ? C’est dégueulasse ! »

Elle détestait cela, elle haïssait ce système et tout ce qui se passait. Sous prétexte qu’ils ne pouvaient parler, s’exprimer avec le même langage que l’Homme, ils n’avaient pas les mêmes droits. Avait-on déjà vu un homme fluorescent ? Avait-on déjà modifié génétiquement l’ADN d’un Homme pour voir ce que cela donnait ? Pourquoi les scientifiques, les politiques et les hommes se croyaient tout permis à chaque fois ?

« Ce système me rend folle, ils me donnent des envies de meurtres. Et je suis désolée de te l’annoncer, mais on est parties pour passer la nuit ici. Si jamais l’odeur te dérange trop, mets ta tête dans ton sweat, c’est pas grand-chose, mais au moins, ça atténuera cette puanteur abjecte »

En temps normal, jamais elle ne se serait montrée aussi gentille et avenante avec une personne autre que Maeko, jamais, même pas avec un Nu Zêta. Elle partageait quelque chose avec elle, un grain de folie qui les avait poussées dans ce laboratoire, juste à côté de ce parc des expositions. Ce même grain de folie qui les avait mené par la suite au commissariat. Dans quelques heures, elles allaient très certainement repasser devant les policiers, se faire interroger encore et encore jusqu’à ce qu’elles parlent. La jeune femme ferma les yeux un instant. Elle se concentrait pour penser à tout sauf à l’endroit où elle se trouvait. L’odeur était trop horrible, trop insoutenable et si elle y faisait attention, elle allait certainement rendre le contenu de son estomac, pourtant vide depuis plusieurs heures.

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MessageSujet: Re: Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes [Pv Mawa ♥]   Jeu 26 Déc - 8:12




Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes

«  Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent.»[Chateaubriand]


Quand on l'avait emmenée dans la cette cellule, une envie de vomir s'était aussitôt emparée de Maeko. Envie qu'elle avait directement réprimé en voyant l'état des toilettes, disposés à la vue de tous. Au début, on l'avait séparée d'Anaeli, sûrement pour qu'elles n'aient pas l'occasion de se mettre d'accord sur une histoire à raconter. C'était complètement inutile, puisque la chinoise ne comptait absolument rien dire, mais elle ne protesta pas. Ce qui l'avait dérangé, en revanche, c'est que les officiers l'aient placée dans une cellule déjà occupée pendant qu'ils interrogeais sa sœur de confrérie. Elle avait donc passé les premières heures de sa garde à vue avec un type qui transpirait l'alcool -ce qui était presque un avantage, l'odeur de l'alcool étant préférable à la puanteur de l'endroit- et qui tentait désespérément d'établir la conversation entre deux vomissements. Et l'asiatique avait eu beau être la plus désagréable du monde, il était tellement ivre qu'il n'y avait même pas fait attention. Elle avait donc eu une conversation des plus passionnante portant, entre autres, sur la question « Pourquoi l'alcool saoule-t-il quand on le boit, mais ne dessaoule-t-il pas quand on le vomit ? » avec des preuves en directe de la seconde partie.

Ensuite et à son grand soulagement, on l'avait emmenée se faire interroger à son tour. Elle avait alors quasiment juré que le lapin fluo qu'elle tenait lors de son arrestation était à elle. Et comme personne ne la croyait -parce que, les mensonges sont bien plus difficiles à croire, forcément-, elle s'était même énervée, beuglant qu'il était impossible de voir des incompétents pareil. Bref, les policiers avaient finalement dû la menacer de la garder en cellule pendant les quarante-huit heures maximales pour qu'elle se calme un peu. Il n'était pas question qu'elle reste là à pourrir autant de temps. D'abord, parce qu'elle avait dit à Nobu qu'elle repasserait le voir en rentrant et qu'elle était déjà en retard. Ensuite parce que, mine de rien, elle avait son fils à récupérer auprès d'Arya le lendemain et qu'elle refusait d'avoir cette image d'une mère adolescente ne sachant pas s'occuper de son fils. Et puis, elle avait été élevée dans le luxe et  croupir dans une cellule dégueulasse n'avait jamais été dans ses projets.

Bref, elle refusait l'idée de rester là, du coup, elle avait repris son sérieux. Du moins, elle avait arrêté de crier. puisque que non, elle n'avait pas avoué avoir volé l'animal pour autant. Au bout d'un moment, elle avait même réclamé son coup de téléphone pour qu'on vienne la rechercher, bien que personne ne lui ait donné l'autorisation de partir. Et les agents, excédés, avait fini par la remettre en cellule, avec son amie cette fois.

Le gars soûl avait disparu et Anaeli avait la tête posée contre le mur, silencieusement perdue dans ses pensées.  Du coup, l'asiatique ne la dérangea pas. Elle préféra mettre la capuche de son sweat-shirt gris (tenue clic) pour aller s'allonger sur paillasse présente, sans avoir de contact avec celle-ci, et essayer de dormir un peu. Sauf qu'à présent que l'odeur d'alcool avait quitté les lieux avec l'homme ivre, les autres odeurs paraissaient soudainement beaucoup plus forte. Un haut-le-cœur la secoua et elle plaque une main sur son nez et sa bouche pour couvrir un maximum les odeurs. Finalement, c'était l'une des première fois qu'elle osait remettre le nez dehors depuis la fusillade, mais quitte à être enfermée dans cette cage infernale, elle aurait préférée être dehors, même seule et sans sa bombe lacrymogène pour la protéger.

Elle était toujours couchée sur le matelas, les jambes légèrement repliées sur elle et une main toujours plaquée sur son nez quand Anaeli se leva. Du coin de l’œil, elle observa son amie s'étirer et remettre sa veste de survêtement -d'ailleurs, comment avait-elle pu oser l'enlever ? Alors qu'elle, elle allait certainement brûler ses vêtements dès qu'elle sortirait delà parce qu'ils avaient touché la paillasse.

« Tu tiens le coup ? »

Pas de réponse. Maeko haussa simplement les épaules en se repositionnant correctement. Le temps commençait à devenir long, Nobu lui manquait, Akiko aussi et elle  avait faim. Plus le temps passait, plus elle était de mauvaise humeur et plus elle avait bêtement l'impression qu'elle ne sortirait jamais de là. Et si c'était vraiment le cas ? Est-ce que Nobu viendrait la voir ? Au début sûrement mais, s'il la gardait longtemps ? Et en même temps, pouvaient-ils réellement la garder une éternité pour avoir volé un lapin ? Elle soupira. Il fallait qu'elle pense à autre chose si elle ne voulait pas encore avoir envie de pleurer à l'idée de ne plus voir le japonnais. Et elle avait horreur de ça. D'ailleurs, savoir que ce qu'elle supporterait le moins en prison serait de ne pas le voir l'énervait au plus haut point. Comme elle ne comprenait toujours pas comment le nippon pouvait être amoureux d'elle, elle conservait sa part de doutes, imaginait qu'il pouvait la larguer à tout instant, or, elle savait que ne pas le voir ne serait pas supportable... Bref, penser à la prison la renvoyait à ses inquiétudes habituelles et ça lui donnait envie de tout casser tant elle trouvait cela agaçant.  

«  Hey, Maeko, tu dors ? » Fit-alors la voix d'Anaeli, à l'autre bout de la pièce.

Maeko se redressa et observa son amie. Celle-ci avait probablement choisi l'instant le plus mauvais possible pour commencer une discussion.

« Comment tu veux que je dorme, bordel ? T'as le nez bouché ou quoi ? Je suis en train de mourir d'asphyxie, là. » Répondit-elle, en levant les yeux au ciel.

Elle se releva d'un bond, s'étira à son tour et alla jusqu'à la porte de la cellule. Les barreaux entre les mains, elle essaya d'ouvrir, en vain et soupira. Elle se laissa glisser contre le mur pour se retrouver assise par terre. À l’affût, elle essayait de capter la discussion des agents dans la pièce d'à côté, quelques fois qu'ils donneraient des infos sur leur libération. Mais les sons étaient trop étouffé et elle ne comprenait rien.

« Combien de temps ils vont nous garder, à ton avis ? J'ai pas que ça à faire, moi ! Et puis j'ai faim et j'en ai marre d'attendre ! » Se plaignit-elle, sans se retourner vers sa sœur de confrérie. « EH ! VOUS AVEZ ENTENDU ? J'AI FAIM ! » Hurla-t-elle ensuite, à l'intention des policiers.

Elle crut entendre un charmant « la ferme ! » lui répondre et une porte claqua, emportant avec elle les bride de conversation qu'elle espionnait un peu plus tôt. Nouveau soupir. Ses yeux se mirent à parcourir le bureau sur lequel donnait la cellule. Ainsi, elle vit que les clés étaient sur une étagère, hors d'atteinte, que les employés avaient laissé une boite de pâtisseries ouvertes et qu'elles avaient l'air bonnes et surtout que soit l'horloge était très en avance, soit elles étaient là depuis déjà bien trop longtemps.

« Dis, t'as vu l'heure !? On est là depuis une éternité... » Fit-elle, en faisant l'effort de se tourner vers son amie, cette fois. « Tu crois pas qu'ils s'exagèrent un peu ? On a quand même pas posé une bombe ! »

 



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MessageSujet: Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes [Pv Mawa ♥]   Mer 25 Déc - 22:22




Nous nous battrons pour eux

Poste de police, Maeko et Anaeli} La puanteur était insoutenable. Les mouches auraient même pu voler ici. Des relents de vomi, d’urine et de clope froide empestaient dans la petite salle dans laquelle elle se trouvait. Elle posa sa tête sur le mur froid et sale de la cellule. Elle ne regrettait en rien ce qu’elle avait fait et si c’était à refaire, elle le referait sans hésiter. De toute façon, ils ne pouvaient rien contre elle, c’était ce qu’elle ne cessait de se dire.

Elle regarda le visage de sa compagne de cellule. Elle se demandait ce qui se passait dans sa tête, comment elle allait et si elle s’en voulait. Pour sa part, elle ne regrettait rien et était même fière de ce qu’elle avait fait. Elle finit par se lever, s’étira, remettant sa veste de survêtement en place avant de se réinstaller paisiblement sur le banc de pierre.

« Tu tiens le coup ? »

Elle se faisait tout de même un peu de soucis pour elle. Elle ne voulait pas qu’elle craque, elle avait peur qu’elle ne soit pas assez forte, agir était plutôt facile, mais quand on voyait les conséquences, surtout pour deux étrangères comme elles, il n’y avait rien de plus difficile. Pourtant, par amour pour les animaux, elles l’avaient fait et s’étaient fait prendre.

Elles s’étaient faites interrogées séparément, avaient été isolées avant de finir la nuit dans la même cellule. Depuis quelques heures, c’était le calme plat dans le commissariat, comme s’il n’y avait personne à part les deux Nu Zêta. Un léger vrombissement venait perturber de temps à autre le silence de la nuit et constituait l’une des seules occupations de la jeune femme. Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil, elle ne pouvait pas dormir dans ses conditions de toute façon.

«  Hey, Maeko, tu dors ? »

Elle commençait à s’ennuyer et voulait parler pour s’occuper. Elle voulait se rappeler de cette expérience plus que risquée, elle voulait vérifier que tout ceci n’était pas qu’un rêve et qu’elles  étaient bien enfermées ici pour avoir défendues leurs convictions.


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MessageSujet: Re: Malgré les conséquences, nos convictions seront les plus fortes [Pv Mawa ♥]   

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