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 Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma

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Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Empty
MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeJeu 18 Avr - 15:28

Drunk



J’ai souvent fait ce cauchemar quand j’étais jeune. Je cours dans les rues de Londres. Je fuis une présence invisible. Elle m’oppresse, m’obsède. Je cours encore et encore. Je m’épuise. Je trébuche. Je bouscule des gens sans visage. Je fuis un fantôme qui s’apprête à me dévorer. Et puis d’un coup, je tombe. Je chute. Je suis coincée et la présence rapproche. Comme une tornade balayant tout sur son passage, je la vois arriver de loin. Pourtant je ne sais pas vraiment à quoi elle ressemble. Je sais juste qu’elle veut me faire du mal, me tuer, me dévorer, me torturer. Elle est prête à tout et ne reculera devant rien. Rien ne peut l’arrêter ni la stopper. Et puis l’ambiance devient plus pesante. Le ciel s’assombrit. Tout disparait. Il n’y a que moi, coincée dans un trou et la bête que si rapproche. Mon cœur s’accélère. Le battement envahit mes oreilles. Je prends ma tête entre mes mains, j’ai l’impression de devenir folle. Je n’arrive plus à respirer. Le temps s’écoule, elle se rapproche. Et puis… Elle apparait. Et au moment où mes yeux se plongent dans les siens, je me réveille en sursaut. Mon cœur bat toujours aussi vite. Je transpire à grosse goutte. J’ai du mal à retrouver ma respiration. Je me sens au bord de l’évanouissement. J’ai la nausée et du mal à reprendre mes esprits. Je mets quelques minutes à savoir l’endroit dans lequel je suis, ce qui vient de se passer.
J’ai fait ce cauchemar des centaines voire des milliers de fois. Il était comme un rituel envahissant chacune de mes nuits. Je n’ai jamais su comment m’en débarrasser. Je savais ce qu’il signifiait. Je connaissais chacun des détails et le pourquoi du comment. Mais je ne savais comment le vaincre. C’était comme une force trop puissante pour moi. Et tant que je ne retrouverai pas la paix intérieure, il ne me quitterait pas.
Ce cauchemar a disparu un jour. Quand j’ai dormi avec Warren… Il m’a pris dans ses bras, m’a dit que ce n’était rien et m’a caressé doucement les cheveux. Je sentais sa respiration calme et apaisante. Je sentais sa présence et sa force. J’étais blottie dans ses bras et je savais que rien de grave ne pourrait m’arriver. Alors je pouvais être tranquille et m’endormir sereinement à nouveau. C’est alors devenu une habitude. À chaque fois que je me réveillais en sursaut, il ouvrait ses bras et je m’y endormais. Et au fur et à mesure, j’y allais automatiquement sans attendre d’être réveillée au milieu de la nuit. On se blottissait ainsi l’un contre l’autre, on parlait et on dormait. Les nuits passaient et je ne me rendais même pas compte que le cauchemar avait disparu. C’est comme j’avais réussi à le vaincre. Grâce à Warren, grâce à sa présence… Il a toujours réussi à faire sortir le meilleur de moi. J’étais prête à tout pour lui. Quand il m’a demandé d’être en quelque sorte sa fiancée, je ne pouvais dire non. Il était ma raison d’existence, celui qui donnait un sens à ma vie. C’était mon ami, mon amant, mon confident et ma famille. Il était là pour moi et me rendait plus forte. Cette alliance était une promesse d’attendre le bon moment pour échanger nos vœux. Nous ne comptions pas nous marier dessus mais nous nous sommes fait la promesse d’attendre d’être prêts.

Mais il est parti. Sa présence m’a quittée. Je ne l’ai pas oublié, c’est juste que ça me manque. Le cauchemar n’est peut-être plus aussi présent mais il a été remplacé par un autre d’autant plus dur à supporter. Je revis inlassablement l’accident, le verdict des médecins, ce camion qui nous rentre dedans, le visage de Warren avant que je me réveille en sursaut. J’aimerai me blottir dans ses bras. Mais depuis l’ouragan, je ne dors même plus dans notre ancienne chambre à tous les deux. Je suis seule, sans colocataire. Mon lit est désespérément vide et petit. J’aimerai trouver une présence, un murmure qui me dit que tout ira bien… Mais il n’y a rien. Alors je ne trouve plus le sommeil. Je passe mes nuits à chercher Warren dans mon lit. Mais rien…

Soma se place à côté de moi. Il me prit, place ma tête contre lui. Mes paupières se fermèrent instantanément. J’avais besoin de faire comme si Warren était encore là. Comme si quelqu’un pouvait encore me consoler, me rassurer… Comme s’il savait tout depuis le début, Soma passe sa main dans mes cheveux. Un frisson parcourt mon corps. Si seulement Warren pouvait être encore là… Si seulement je pouvais retrouver la force qu’il me transmettait… Si seulement tout pouvait devenir simple en un claquement de doigts…
« Ne t’en fais pas, tu peux rester ainsi autant de temps que tu veux, je ne partirais pas, je reste là avec toi. » Sa voix résonne dans la pièce. Son ton me berce. Je sais que ce n’est pas la voix de mon texan, ce n’est pas son accent ni sa tonalité… Je m’en moque. J’avais besoin d’entendre, ne serait-ce qu’une fois, que quelqu’un est présent pour moi. Je ne suis pas seule. Je ne suis pas dans mon lit, essoufflée, paniquée et complètement abandonnée. Il est là et attendra que j’aille mieux. Je n’ose plus ouvrir les yeux. Je reste dans ce noir et souhaite oublier la douleur. Celle-ci est devenue moins forte, plus supportable. C’est peut-être la raison pour laquelle je me suis si vite endormie…



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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeMer 17 Avr - 17:06

Le fort dévore le faible. Pas moi.


Hope & Soma




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HRP: désolé c'est un peu court :/ Tu peux éventuellement clore le rp si tu veux, ou relancer à toi de voir Boss !

C'est fou ce que les larmes d'une femme peuvent changer un homme du tout au tout. Au début de cette rencontre, un espère de sadisme s'était emparé de moi et je prenais un malin plaisir à torturé mentalement la jeune femme. Sauf que la je ne prenais plus du tout de plaisir à cela, au contraire j'assistais, impuissant, à sa tristesse profonde. J'étais énervé après moi même. Je sais c'est débile me direz-vous mais dans ma famille, nous sommes des hommes à femme. Par cela j'entends que nous avons été éduqué de sorte que les femmes soient comme des reines pour nous, nous devons toujours être présent pour elles quand elles en manifestent le besoin. Le moindre de leur désir doit être comblé. Mais dans ce cas mère, dites moi, comment je peux lui rendre son sourire ? Il semble qu'on lui ait volé, qu'il est parti loin d'ici et que probablement il ne reviendra pas. Je n'ai point d'idée concernant le passé de cette jeune inconnue et je ne chercherais pas à le savoir, tout ce que je veux, c'est pouvoir lui apporter un peu de soutien et soulager un peu sa souffrance. Oui je le veux, et ne me demandez pas la raison je ne la sait pas.

C'est ainsi et pas autrement. Je ressens ce besoin de l'aider et il est hors de question que je la laisse ainsi. Je suis donc la, le visage posé sur mes genoux à la contempler. Elle est pourtant jolie, une beauté naturelle, je me demande bien ce qui a pu la blesser ainsi au point qu'elle n'arrive pas à contenir ses larmes. Le coeur des femmes est si complexe pour nous les hommes. Il est incompréhensible, insaisissable, changeant mais si attirant. Je ne saurais me passer de lui. Laissant mes ébènes se plonger vers elle, je reste silencieux suite à ma proposition. Quelques secondes s'écoulèrent quand j'entendis le son de sa voix raisonner. Mon attention se focalisa sur elle instantanément. Je ne savais pas encore ce qu'elle voulait quand d'un coup sa demande me parvint aux oreilles.

« Tu peux me serrer dans tes bras ? »

Je compris donc qu'il fallait que je cesse tout dialogue, je ne devais pas parler, je devais agir. Je n'étais pas étonné, je n'étais qu'un parfait inconnu à ses yeux, il est logique que sa langue ne se délie pas. J'étais cependant heureux de pouvoir me rendre utile pour elle car je suppose qu'elle doit avoir ses raisons de me demander ce geste de tendresse. Je n'ai pas pour habitude d'offrir mes bras ainsi, mais elle c'est une exception, et je le ferais volontiers. Le temps de me redresser la jeune femme se rétractait déjà. Je faisais cependant mine de ne pas avoir entendu ses paroles et me rapprochant d'elle je passais mes mains autour de taille puis je l'amenais contre moi. Je déposais sa tête contre mon torse, j'étais donc plaqué contre le dos du lit avec le jeune blonde dans mes bras. J'exerçais une légère pression de mes mains comme pour lui montrer qu'ainsi elle était en sécurité et pouvait se laisser aller. Je passais d'ailleurs instinctivement une de mes mains dans ses cheveux.

C'est une sorte de manie que j'ai lorsque je suis dans ce genre de situation avec une fille. Je suis quelqu'un de tactile je l'avoue, mais pas avec 'importe qui. Ici la jeune fille détruisait ma phrase précédente, mais j'avais bien compris qu'elle avait besoin de ce moment de tendresse. Je ne lui offrais pas par pitié loin de la, ce n'est pas mon genre. Je n'avais pas pitié d'elle, je voulais uniquement apaiser sa douleur, ne serait-ce qu'un peu. Je laissais donc mes longs doigts fins passer dans ses cheveux que je caressais avec beaucoup de délicatesse et de douceur. Mes gestes se voulaient protecteur, rassurant. Je voulais lui montrer que la, elle était en sécurité. D'ailleurs suite à cela je laissais ma voix s'élever, douce, calme, limite mélodieuse.

"Ne t'en fais pas, tu peux rester ainsi autant de temps que tu veux, je ne partirais pas, je reste la avec toi."

(c) Ocelline
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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeLun 1 Avr - 0:02

Drunk



J’aimerais arrêter de pleurer. J’essaye de tout cœur. Comment une fille comme moi peut s’apitoyer sur son sort ? Je ne suis pas morte. Je ne suis pas dans une boite six pieds sous terre. Et pour ça, je devrais être reconnaissante. Pourtant je n’y arrive pas. C’est même la principale raison de mon malheur. J’aimerais tellement en finir avec tout ça. Personne ne me connait. Je ne suis qu’une loque minable dont personne ne veut. Je ne peux laisser entrer quelqu’un dans ma vie sans risquer de le perdre. Je suis un porte-malheur. Je suis une pauvre victime qui ne fait que le mal autour de soi. Je me plains, je me perds, je me noie. Mon cœur se noircit. Il pourrit. Mais je ne veux pas d’aide. Comment accepter de l’aide quand on sait que l’on est une cause perdue ? Je ne mérite pas de vivre. Je ne mérite pas d’exister. Toutes ses personnes n’aurait jamais dû mourir alors que moi si ! Je ne vaux pas leurs vies. Ils auraient fait de bien meilleures choses que moi. Je perds mon temps. Je ne suis qu’une gamine pleurnicharde sans avenir. Que vais-je devenir ? Que vais-je faire ? Si l’alcool ne peut pas effacer mes douleurs, qu’est-ce qui le fera ? J’ai besoin d’aide. J’ai besoin de sortir de là ! Mais dans le fond… Je ne le veux pas. Je dois souffrir… Je mérite d’être mal traitée, d’être blessée, d’être heurtée… Je mérite tout le mal possible. Faites-moi souffrir ! Blessez-moi ! Je veux mourir. Je veux en finir avec tout ça. Torturez-moi ! Rendez-moi folle !

Même le jeune homme s’éloigne de moi alors que je suis en sanglot. Même lui, il a honte de mes larmes. Comment l’en blâmer ? Je dois être pitoyable. Il doit se sentir mal à l’aise. Il n’aurait jamais dû venir à ma rescousse. Il aurait dû me laisser seule sur cette plage. J’aurais dû aller dans l’eau plutôt que vers cette cabine. J’aurais dû boire encore plus. J’aurais dû draguer un pauvre type pour qu’il me traite comme une moins que rien enlacés tous les deux à l’ombre de la fête. Il m’aurait enlevé ma dignité. Ou le peu qu’il me reste encore… Ça ne pourra jamais être pire.

Soma revient vers moi. Je pensais qu’il allait claquer la porte. Et pourtant… Pourtant il s’accroche à regarder ce spectacle. N’a-t-il pas compris ? Il n’y a plus rien à faire. Je suis une cause perdue. Il s’assoit à côté de moi et vient doucement essuyer ma joue. Ce geste me gonfle encore plus le cœur. Je sens une boule se nouer en moi. Elle me tord le cœur et encombre ma gorge. « Il n’y a rien de plus attristant que les larmes d’une femme, quelque soit la raison de ses larmes d’ailleurs. » Sa voix raisonne étrangement dans la pièce et en moi. Mes paupières se ferment et j’essaye de retenir mes larmes. Il glisse dans ma main un doux mouchoir. Je n’ose même pas ouvrir les yeux pour le regarder. Je sais que si je pose mon regard sur le tissu ou même l’étudiant, je replongerai dans les méandres de mon chagrin. Il me donne un nouveau verre d’eau que je ne peux pas refuser. Je suis muette. Aucun son ne peut sortir de ma gorge. Tout reste bloqué en moi dans une éternelle torture mentale.

Soma continue de me parler et je me laisse bercer par sa voix. Il me dit que je suis normale… Il est bien le seul à le croire. Même moi j’ai perdu tout espoir. Comment trouver les réponses ? Elles n’existent peut-être pas ! Peut-être sont-elles trop dures à voir ? Trop difficiles à avouer ? Je ne veux plus souffrir. J’ai eu mon quota et pourtant j’en réclame un peu plus. J’ai besoin de me sortir de là. J’ai besoin de me sentir mieux. Mais ça n’arrivera jamais. Parce que dans le fond, je traine mes problèmes depuis mes 13 ans. Et je ne les ai pas résolus. Ils sont restés coincés à Londres. Et depuis ce jour, je ne fais qu’accumuler les erreurs, les problèmes. Comment résoudre quelque chose que l’on n’est pas censé avoir vécu ? Londres me hante et me hantera toujours. J’ai causé involontairement la mort de mes parents. J’ai fui. Ma seule solution a été la fuite. Depuis ce jour, je fuis chacun de mes problèmes. Je regarde le passé de loin en me morfondant. Je suis minable… Je suis pitoyable… Je n’aurais jamais le courage, ni la force pour changer les choses. Je ne suis pas courageuse, forte, brave, volontaire… Je ne suis pas une héroïne. Je ne suis qu’une pauvre fille brisée.

« J’peux…» Ma gorge se serre. Il m’a proposé de lui parler. Bien que l’alcool puisse favoriser ce genre de choses, je n’en ai pas envie. Il n’y a qu’une seule chose dont j’ai besoin et je ne suis même pas sûre qu’il l’accepte. « Tu peux me serrer dans tes bras ? » J’ai besoin de sentir une présence tout près de moi. J’ai besoin d’entendre un souffle dans mon oreille. Je veux m’endormir en me sentant protéger. J’ai envie de sentir une main tendre passer dans mes cheveux. Comme Warren le faisait… Après chaque cauchemar, quand je me réveillée en sursaut les larmes aux yeux, il venait se coller dans mon dos. Son bras venait s’enrouler autour de moi. Il me disait que je n’avais plus à m’en faire, qu’il était là… Et je m’endormais ainsi protégée. C’était le seul moyen pour que je retrouve le sommeil.
Je regarde Soma est me dit qu’il doit me prendre pour une folle. « Non… Laisse tomb…tomber…Je…C’pas grave…» Je secoue la tête et bois quelques gorgées avant de reposer le verre d’eau.



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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeJeu 21 Fév - 20:43

Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma -ian-somerhalder-and-candice-accola-25415358-500-282

Je calmais mon sadisme peu à peu, car oui c'est un défaut chez moi dont j'ai vite pris conscience. Des fois j'aime bien jouer à tourmenter les autres, j'ai commencé à calmer ce point le jour ou l'on m'a fait du mal en retour. Je ne dis pas que mon sadisme est fait pour faire du mal, je ne veux pas faire du mal, mais involontairement j'en fais, car cette pression psychologique a pour but de rendre l'autre fou. Elle a pour but de le lancer dans un débat mentale, une course effrénée ou les réponses sont parfois plus tortueuse les unes que les autres. Ici je m'amusais de ma "patiente" mais le jeu était terminé et je n'avais plus envie, j'avais perdu cette adrénaline qui m'avait poussé à le faire. Je venais donc de donner le fameux verre d'eau à la jeune femme, et mes sentiments concernant sa soif furent fondés. Elle vida le verre d'une traite puis le posant, elle prit la parole.

Mettant le verre de côté, je l'observais silencieusement me fait part de son avis sur mon humour. C'est vrai que j'ai déjà été plus drôle. Pour le reste je buvais ses paroles, mais aussi et surtout je lui accordais toute mon attention, car j'avais bien remarqué cette larme qui coulait le long de sa joue. Je sais que je n'y suis pour rien dans cette larme, et c'est la suite de ses propos qui me conforta dans cette idée. Elle disait vouloir être normale, vouloir faire comme tout le monde. Je ne suis pas psychologue mais ce genre de discours, on le fait lorsque l'on a vécu quelque chose de mauvais, de douloureux. Le genre de chose qui vous pousse justement à finir dans l'état de la jeune femme. Je ne connais pas sa souffrance, mais je la partage car moi aussi j'ai parfois cherché à fuir la réalité, je me suis réfugié dans l'alcool, mais le matin au réveil, j'avais toujours les mêmes problèmes, et ma souffrance était toujours la, plus vive que jamais.

D'un coup je changeais radicalement mon comportement envers cette inconnue, j'arrêtais toute forme de sadisme et je l'observais, fin des taquinerie et reprise du sérieux. Elle s'essuya la joue mais la j'assistais directement, impuissant dans l'immédiat, à la souffrance de la jeune femme. Elle se mit à fondre en larmes. Je restais calme et impassible, j'avais au moins une qualité, je ne perdais jamais mon sang froid, et j'étais rarement pris par surprise. Silencieusement, je me levais, j'allais remplir un autre verre d'eau, et dans ma poche, rangé dans pochette de protection à l'intérieur de mon porte monnaie, je sortais mon mouchoir.

Oui les Japonais ont toujours un mouchoir sur eux, personnel, c'est ainsi. Il était toujours très utile surtout dans les moments comme celui-ci. Il était propre bien sur car je ne l'avais pas encore utilisé. Sur le bord on pouvait voir les initiales S.A, référence à mon prénom. Il était bleu. Je m'approchais de la jeune femme, posant le verre sur ma chaise, je m'asseyais directement sur le lit. Je regardais la jeune femme puis ma main, d'un geste doux, glissa près de son oeil pour essuyer ses larmes. C'est à ce moment la que ma voix, étrangement tendre, s'éleva.

"Il n'y a rien de plus attristant que les larmes d'une femme, quelque soit la raison de ses larmes d'ailleurs."

J'essuyais d'un revers de main celles qui étaient tombés, puis je continuais, toujours sur le même ton.

"Tiens, utilise le, ne t'en fais pas il est propre."

Sans vraiment lui demander son avis, j'essuyais une partie de sa joue délicatement à l'aide du mouchoir puis je lui glissais dans la main. Suite à cela j'attrapais le verre que je fourrais dans son autre main puis je repris la parole.

"Je suppose que tu avais tes raisons d'agir ainsi ce soir, de vouloir t'évader, faire comme tout le monde. Tu ne t'es pas plantée, tu n'as juste pas trouver les réponses à tes questions ce soir, mais cette recherche justement, cette envie de briser ce cercle vicieux, ça prouve que tu es normale dans un sens."

Je restais assis, près d'elle, je n'osais pas faire un geste de plus vers elle, après tout je ne sais pas trop comment elle pourrait le prendre. Elle a l'air émotionnellement dans un sale état, je vais éviter en plus de la froisser … Je restais donc près d'elle sans la regarder comme j'ai l'habitude avec n'importe qui, je suppose qu'elle se sent gênée, ce que je comprends, je n'ai pas en plus envie de lui rappeler en la regardant que je suis la. Les yeux vers le plafond, je me mettais donc en position assis sur le lit, j'avais pris soin de retirer mes chaussures avant pour ne pas salir les draps, les genoux repliés sur moi même et mes bras autour d'eux, je posais ma tête dessus et laissa ma voix s'évader une dernière fois.

«Je pense pas que tu le feras, ce que je comprends, mais si t'as besoin, hésites pas, je reste veiller sur toi ce soir, donc si t'as envie de parler...»
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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeLun 18 Fév - 13:35

Drunk



Je le sens. Il est là. Il détient le pouvoir. Je ne suis qu’une faible poupée de chiffon. Je ne suis qu’un insecte qu’il peut écraser d’un coup de pieds. Je ne suis rien. Pourtant j’essaye de montrer de la résistance. J’essaye de lui faire croire que je n’ai pas peur, que je sais me défendre. Mais c’est faux. Je suis à deux doigts de tomber dans le sommeil. Je meurs de chaud, j’ai l’impression de transpirer à grosses gouttes et d’avoir les poumons complètement obstrués.
Sa main… Elle me fait peur. J’ai peur qu’il glisse jusqu’aux anneaux que je porte autour du cou. Il pourrait me les prendre, il pourrait me les voler… Et alors dans ces cas-là, je serais encore plus à sa merci. À moins que cela ne parvienne à me sortir de ce cauchemar. Car je n’ai pas lâché ses anneaux depuis de longs mois. Ils sont bien souvent cachés sous mes t-shirt mais leur présence me rassure. Blottit contre ma poitrine, à quelques centimètres de mon cœur, ils me permettent d’avancer quand je ne le peux plus. Je n’ai qu’à les toucher pour me remonter le moral. Ils sont le symbole de ce que j’étais avant : une jeune fille forte, amusante, pleine d’entrain, amoureuse. Il me rappelle mon ancienne identité. Ils font remonter à la surface tous les sacrifices dont j’ai dû faire preuve mais également tout ce que ces épreuves m’ont apportés. Ils sont ce qui permet de me faire tenir dans les moments difficile. Ils sont cette petite dose d’oxygène dont j’ai besoin dans mes moments les plus bas. Ils me raccrochent au passé. Ils me forcent à aller de l’avant. Valentin et Warren. L’amitié et l’amour. La folie compulsive d’une fille ne pensant pas aux conséquences. L’amour sans limite d’une rêveuse en détresse. Deux côtés de la fille que j’ai pu être. Elle semble si loin. Paige… Paige McCarthy. L’identité m’ayant transformée. Aujourd’hui je suis Hope… Hope Blackwood étudiante dévastée, ravagée par le deuil. Comment ai-je pu croire qu’une soirée avec une autre identité changerait quelque chose. Je me suis fait passer pour ce que je n’étais pas. J’ai crié que je m’appelais Thea. Je m’en suis moi-même convaincu. L’alcool ne résout pas les problèmes. Et pourtant… Pourtant j’ai l’impression que j’aurais dû faire ça depuis bien plus longtemps. L’alcool m’a permis d’oublier. Rien qu’un instant. J’ai oublié ce poids qui alourdi mon cœur. J’ai oublié les fantômes qui entourent ma vie. J’ai oublié ma souffrance. J’ai oublié mes cauchemars. Je me suis sentie libre. J’ai enfin pu respirer convenablement, j’ai pu goûter à nouveau à ce que la vie peut offrir. Et maintenant ? Maintenant je suis en pleine rechute. Les images reviennent. La peur noircit mon cœur. La tristesse, la peine, la détresse, la mélancolie… Tous ces sentiments qui rythment ma vie reviennent au galop. Alors qu’elle est la solution ? Vivre avec eux en permanence ? Les laisser faire ce qu’ils veulent de moi en prétendant me battre ? Ou bien… Ou bien je peux boire pour oublier. Rien qu’un instant… Mais c’est déjà ça. Le retour à la réalité est difficile et douloureux. Mais au moins pendant quelques minutes j’ai pu me sentir mieux… Peut-être que ce n’était qu’une illusion. Peut-être que ce n’est pas la solution. Mais j’en ai marre. J’en ai assez de m’enliser dans cet état de souffrance permanente. Je suis là, à ne pas savoir où je suis et avec qui… Je suis peut-être en présence d’un dangereux criminel prêt à me faire du mal. Ou qui m’en a déjà fait comme il le dit. Et je m’en moque. Qu’il me fasse mal ! Qu’il s’acharne sur mon corps ! Qu’il me mutile ! Mon corps est déjà anéanti de l’intérieur. Ça fait un an que je me laisse pourrir. Alors tant qu’à faire… Que mon corps subisse les mêmes dommages que mon âme !

Je le sens. Il me bouge. Je le laisse faire. Je ne réponds même plus. J’ai simplement envie de fondre en larme. Je me sens si faible, si minuscule. Comment ai-je pu en arriver là ? Je suis en train de réclamer d’autres douleurs ! Comme si je n’en avais pas subi assez…
Son ton change. Il me dit que j’ai de la chance d’être tombée sur lui, qu’il fait partie du clan des gentils. Vraiment ? Et si j’étais tombée sur un psychopathe. Et si on avait décidé d’abuser de mon corps ce soir. Aurait-ce été si grave ? J’imagine déjà les journaux « une jeune fille retrouvée sans vie sur la plage. Son corps nu présente des traces d’agression et sans doute de viol… Un drame pour le lycée de Wynwood. » Un drame ? Les profs auraient dit que je n’étais pas bien depuis un an, que j’aurais dû voir un psychologue. Certains auraient même pensé que je le méritais. Il y aurait eu de beau discours. Beaucoup se seraient demandés qui je suis, si j’étais lycéenne à Wynwood. Peut-être certains auraient pleuré en faisant comme s’ils me connaissaient. Mais c’est faux. Personne ne sait qui je suis. Je suis Pearl Ella Newel, une anglaise qui a été sous protection judiciaire pendant cinq ans. Je suis Paige McCarthy qui a sa pierre tombale au cimetière de Miami. Je ne suis l’amie de personne. Je ne suis personne. Que je meurs ou que je vive ça ne changera rien. Personne ne saura jamais qui je suis. Parce que les derniers à connaître la vérité sont tous morts…

Mon cœur se gonfle. Une larme roule sur ma joue tandis que le jeune homme continue de me parler. Il se présente mais je ne retiens pas vraiment son nom. Je me contente de répéter mentalement son prénom. Soma. Soma. Maso ? Mauvais signe…
J’attrape le verre d’eau qu’il me tend. J’en bois quelques gorgées. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point j’avais soif avant de boire. Je finis le verre avant de lui dire : « T…T’as un humour assez spécial…» Non franchement ! Qui s’amuse à faire ce genre de blague à une inconnue ? « J’pas d’amis… J’suis v’nue toute seule ici… Je… J’voulais essayer d’faire comme tout l’monde… D’être normale…» dis-je en haussant les épaules. « Faut croire que j’me suis…plantée…» Ma main vient doucement essuyer ma joue où la trainée de la larme commençait à sécher. Mais ce petit geste suffit pour faire sortir toutes les autres larmes que j’avais sur le cœur. Je me sens si nulle, si minable. Et en plus je pleurs devant un inconnu !

Je vois encore plus flou. J’ai envie de le prendre dans mes bras mais n’ose pas. Je reste donc immobile et laisse le chagrin se déverser sur mon visage. J’ai envie de m’arrêter, de lui dire que je suis désolée du spectacle mais je n’arrive pas à reprendre mon souffle, à articuler quelques mots.


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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeSam 16 Fév - 11:58

Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Candice-3-candice-accola-19471656-497-264

Le toucher, l'un de nos sens qui peut être le plus meurtrier dans certaines situations. Ici il avait le don de provoquer la colère, la panique, le dégout, la crainte, voir la peur. Moi je sais que je ne ferais jamais de mal à cette jeune fille, faible et sans défense, allongée et décuvant devant moi. En revanche elle elle n'en sait rien. Si ma mère voyait ça … Je pense qu'elle me tuerait sur place, je serais déshérité et je prendrais surement la plus belle raclée de ma vie. Oui j'ai peur de ma mère, mais pas dans le sens propre du terme, c'est juste que chez nous, ce sont les hommes qui prennent soin des femmes, on s'occupe d'elles, on les bichonne en quelque sorte. C'est une question d'éducation naturellement. De ce fait je ne pourrais jamais faire de mal à une fille. Malgré ma colère et mes douleurs, on en revient au fondement, le naturel revient toujours aux galops.

Pour en revenir à cette histoire de toucher, ma main, et surtout le bout de mes doigts caressais le cou de la jeune femme, délicatement, sans brusquerie, j'avais la chance malgré le fait que je sois un garçon, d'avoir une peau de bébé premièrement, et des ongles soignés. Oui je pense que c'est essentiel de ne pas griffer sa partenaire, mais cela n'engage que moi. Enfin assez divaguer, je sentais maintenant la jeune femme venir au contact de ma main. Je ressentais ainsi un contact venant d'elle pour la première fois. Il faut dire que celui ci je l'ai cherché. J'avais mon petit sourire de sadique sur les lèvres, et j'avais volontairement fait en sorte de faire réagir la jeune fille.

D'ailleurs la réaction fut radicale ! Elle avait selon elle vu mon visage, et elle me dénoncerait si je faisais quoique ce soit, ça tombe bien je ne comptais pas vraiment faire quelque chose de répréhensible. Enfin je dis ça mais moi et mes pulsions … On est parfois en contradiction. La jeune femme acheva sa prise de parole en m'expliquant qu'il n'y avait pas que de l'alcool dans son verre. Honnêtement je la croyais à deux cents pourcents sur le coup ! Je pense que c'est d'ailleurs la cause de la température élevée de la jeune femme, ainsi que ce côté excitant qu'elle dégageait.

Par excitant j'entends que quelque chose sur elle faisait en sorte qu'on était comme aimanté, attiré indubitablement vers elle, obligé de poser notre main sur elle, de lui porter un contact, c'était mon ressenti. Bien sur et heureusement pour elle je sais me contrôler, et vu son piètre état, jamais je ne ferais quelque chose de malsain envers elle. Bon d'accord je l'ai déjà un peu fait, mais elle n'en sait rien de toute façon, et ce que l'on ne sait pas ne nous blesse pas. Ma main quitta le cou de la jeune fille, je reprenais la serviette sur son front que je trempais à nouveau dans l'eau. Avant de reposer la serviette sur son front, je replaçais quelques mèches de son visage, puis je l'épongeais à nouveau délicatement.

«Qui te dis que je ne t'ai pas déjà fait quelque chose ?»

Je patientais quelque secondes, histoire de semer la confusion dans l'esprit de la jeune femme, bien entendu j'étais presque sur de faire mouche la. C'est logique en même temps avec une phrase bourrée de sous entendus comme la mienne, elle n'allait pas réagir autrement, mais j'avais hâte de savoir. Je caressais délicatement sa joue du bout de mes ongles avant de regarder le verre d'eau près de moi. La jeune femme devait avoir soif, on a toujours soif après avoir décuvé, ou faim selon les gens. Pour la jeune femme, je pense qu'un bon verre d'eau fera l'affaire, de toute façon je n'ai rien à manger sur moi et il n'y a rien dans ce poste de secours. Je prenais ensuite l'initiative de passer ma main derrière sa tête pour replacer son oreiller contre le dossier du lit, puis je mis la jeune femme en position semi-allongé, c'est à dire le buste contre le dossier du lit et les jambes allongées. Dans la même position qu'un patient à l’hôpital qui reçoit une visite. Procédant ainsi je récupérais la serviette qui était tombé sur le lit, je la mettais dans le bac, saisissant le verre d'eau je regardais la jeune femme et je reprenais la parole.

« Effectivement il n'y avait pas que de l'eau dans ton verre, et tu as de la chance d'être tombé sur moi, quelqu'un d'autre aurait pu VRAIMENT te faire du mal. »

Elle avait l'air de reprendre ses esprits peu à peu, ma voix était toujours calme et douce, le petit jeu de torture s'apaisait, j'étais quand même la pour prendre soin d'elle.

« Au fait, inutile de paniquer, je ne suis pas un violeur, et je ne t'ai rien fait. Je m'appelle Soma, Soma Akane, et je suis à Wynwood, et si tu peux voir ma tête, tu verras que la je ne mens pas. Je te taquinais juste un peu. »

Je lui faisait un sourire, je ne sais pas si elle était en état de voir mon visage, je pense que si vu qu'elle avait ouvert les yeux tout à l'heure, elle doit commencer à reprendre ses esprits doucement. Lui tendant ainsi le fameux verre d'eau, je concluais avec beaucoup de douceur.

« Tiens, un verre d'eau, rassure toi il n'y a rien dedans, ça te fera du bien. Mais comment en es tu arrivé la ? Et ou sont tes amis ? »
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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeSam 9 Fév - 11:50

Drunk



Je ne sais pas où je suis. Je ne sais pas avec qui je suis. J’ai un peu peur. Et s’il me voulait du mal. Et si c’était ça son plan. M’enfermer dans une pièce et me torturer. Et si c’était Warren ? Peut-être que je viens de vivre un cauchemar. Tout n’est qu’un cauchemar. C’est ça ! Je suis en train de me réveiller. Il est là. C’est lui. Il me réveille. On a dormi ensemble dans ma chambre. Et sa mort n’est qu’une illusion de mon esprit. C’est faux ! Évidemment ! Tout semble plus clair et étonnement plus flou en même temps. J’ai cette impression de ne plus appartenir à mon corps. Mon esprit s’envole. Il virevolte dans tous les sens. Ou bien est-ce la terre qui tourne et mon esprit qui essaye de la suivre. Dans tous les cas, si tout n’était qu’un rêve et bien… J’ai presque envie de pleurer. Ma nuit m’a semblé si longue et si courte en même temps. Je revois le sang de Warren, le regard de Drake, le sourire de Chase, la voix d’Alfred. Je ne sais plus ce qui est réellement et ce qui ne l’est pas. Comment mon esprit a-t-il pu me torturer ainsi ? Ils sont tous morts en une seule nuit. Pourtant tout s’est déroulé en une année. Je ne perçois plus le vrai du faux. Est-ce que je m’appelle Hope, Paige, Pearl, Lucy ou Thea ? J’ai eu tellement d’identité que je ne connais plus la vraie. Je ne sais plus laquelle je suis actuellement. Où suis-je ? Qui est-il ? Warren ? Je bats des cils. Je combats l’attraction du vide. On a dû mettre quelque chose dans mon verre. Mais c’est ça ! J’avale ma salive. Ma gorge est sèche pourtant je perçois cette arrière-goût âpre de l’alcool. J’ai bu. Me suis-je mise dans cet état toute seule ? Ce n’est pas possible. Pas moi. Je ne bois pratiquement pas. Je sais être raisonnable. Et puis… L’alcool ne m’a jamais fait un tel effet. J’ai l’impression que l’on pourrait me faire n’importe quoi, je ne pourrais pas lutter. Je suis réduite à l’état de cailloux. Je dépends des personnes qui me marchent dessus, m’envoient valser, me ramasse. Qui est-il ? Je perçois son visage près de moi. Il me dit que nous sommes dans un poste de secours. Comme ceux de la plage ? Je ne suis dons pas dans mon lit avec Warren à mes côtés. Ça semblait si beau, si rêvé, si idéal. Alors ça veut dire que… Que le cauchemar continue ? Ou bien tout n’était que réalité. J’ai faim. Il me dit de prendre mon temps. Warren est mort. Je suis seule dans une cabane. Seule avec un inconnu contre lequel je ne peux pas me défendre. J’ai peur et il me rassure. Il m’éponge gentiment le front. Je frissonne. Mes pensées s’embrouillent. Tout va trop vite et trop lentement à la fois. Vous n’avez jamais eu cette sensation. Vous avez l’impression que rien ne peut vous arrêter. Vous pensez, pensez encore et encore et encore. Tous les sujets défilent sous vos yeux en un temps record. Vous ne percevez même pas tout. Vous voudriez courir, sauter, voler, nager mais votre corps, lui, il est à une vitesse complètement différente. Si lente quand vous vous ennuyez presque à l’intérieur de vous-même. Ça ne vous est pas arrivé ? Non ? Du coup, vous ne pouvez pas comprendre… C’est désagréable et amusant en même temps. C’est spécial, étrange et intéressant.

Je… Je… Je dois faire le vide. Noir. Noir. Noir. Noir… J’essaye de ne visualiser que du noir. Inspiration. Expiration. Je ferme les yeux. Je me concentre sur ma poitrine qui monte et descend au rythme de mes respirations. Je fais le vide. J’oublie tout.
Et tout me parait plus clair après ça. J’ai bu de l’alcool. On m’a donné un verre. Je n’ai pas réfléchi, je l’ai bu. J’étais sur la plage d’où la présence des postes de secours. J’ai voulu chercher de l’aide. Je ne me sentais pas bien et puis… Noir complet. J’ai ouvert les yeux, il y avait l’ombre. Il m’éponge et me parle d’une voix calme et assez rassurante. Il me faut son nom. Je dois savoir qui il est. Je dois être sûre qu’il ne me fera pas de mal. De toute façon, si c’est son but… Il pourra très bien faire semblant. Mais tant pis ! Je veux savoir… J’en ai besoin. Sans doute pour me rassurer un peu plus.

Je suis parfaitement calme lorsqu’il me dit être un élève de Wynwood. J’ai retrouvé une sorte de sérénité qui ne dura pas longtemps. « Je ne te ferais pas de mal… Du moins pas encore… » Dans un premier temps, je ne réagis pas. Puis ses paroles me reviennent à l’esprit quand je sens son doigt caresser ma peau. Je le sens descendre dans mon cou. Pas encore… Pas encore ? Il se fout de ma gueule. Je suis prise d’une violente envie de partir. Mes paupières s’ouvrent instantanément et ma main tente de remonter vers la sienne. Histoire de l’attraper. Non mais oh ! Bas les pattes ! Sauf que je suis trop lente, trop épuisée. J’y arrive lentement. Ma main semble brûlante par rapport à la sienne. Ou bien glacée. Ou peut-être juste moite… Je n’arrive même plus à reconnaitre les sensations. « Tu… T’peux pas m’faire de mal… J’ai vu ton visage… J’te reconnaîtrais et te dénoncerais. » Question de logique. En vérité, je le vois un peu double, un peu flou mais ça il ne le sait. Je suis plutôt étonnée par moi-même. Comment ai-je fait pour trouver si vite une réponse à lui fournir ? « J’pense qu’il y-y ‘vait pas qu’d’l’alcool à cette soirée… je… » Je secoue la tête et relâche la main de l’inconnu. Mes doigts glissent vers le haut de ma poitrine. Du bout des doigts je viens toucher les deux bagues que je porte autour du cou. Elles sont là. Je n’ai donc jamais cauchemardé. Tout était vrai. Et je suis dans une merde pas possible. Comment vais-je me sortir de là ?



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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeMar 5 Fév - 12:59

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Le silence. Il est apaisant, et c'est parfois mon meilleur auditeur. Souvent je suis en sa compagnie, loin de la fièvre du samedi soir. D'ailleurs dans ma tête, je ne sais pas pourquoi mais ce petit air de funk "Get down Sathurday Night" me trottait, je m'ambiancais tout seul d'ailleurs. Enfin seul, je ne l'étais pas. Dans ce silence de cathédrale, une demoiselle, alcoolisé, décuvant du moins, était allongé sur le lit situé en face de moi. Me concernant, assis sur ma chaise, les jambes croisées, je la fixais, le regard un peu dans le vague. Qu'est ce qui l'avait amené à finir ainsi ? Du moins à se retrouver la ce soir, à cette soirée, seule apparemment vu qu'elle n'était pas accompagnée ? Je n'en savais rien, et à vrai dire ça ne m'intéressait pas des masses. Chacun à ses raisons, et chacun fait ce que bon lui semble.

Pour ma part, j'étais la dans une optique de drague, de sexe, de relations. Au final je me retrouve seul, enfin presque, avec mes pensées, comme quoi il y a certains soirs ou il vaut mieux rester chez soi. Enfin je dis ça, mais si je n'avais pas été la, qui sait dans quel état, et ou aurait fini cette belle inconnue. Oui car malgré son état, je peux dire que j'ai ramassé un sacré bout de femme. Enfin je ne vais pas épiloguer sur son physique, ce serait trop long, puis autre chose me préoccupait. Je la voyais remuer, je la voyais s'agiter. Je l'observais.

Je me penchais légèrement vers elle, sa voix se faisait entendre à nouveau. J'écoutais ce qu'elle disait. Elle me posait les questions jusque la logique, mais qui paraissait lui couter autant d'énergie qu'un match de foot pour moi. Ceci étant je la comprends, quand on décuve, le retour à la réalité fait mal, l'euphorie s'estompe et le corps subit sa sentence. On se promet toujours de ne plus boire après une cuite, naturellement les résolutions sont faites pour que l'on aille à l'encontre de celles -ci. Pour le reste je fixais la petite blonde, ma voix s'éleva, toujours aussi douce et calme, j'approchais mon visage calmement pour que ma voix lui parvienne plus facilement.

"On est au poste de secours"

J'épongeais de nouveau son front et laissait la serviette sur celui ci. Je prenais mon temps pour lui parler, histoire que les informations arrivent une par une et pas d'un bloc, je doute qu'elle ait toute ses capacités de réflexion la. Je ne doute pas qu'elle soit lucide, du moins qu'elle commence à l'être, mais malgré qu'elle me fit savoir que ce n'était pas l'alcool, n'en demandons pas trop à une bourrée.

"Oui oui, je te crois, reste calme en attendant, prends ton temps."

Ma voix se voulait rassurante. Le but était qu'elle se sente en sécurité. Mais c'était assez amusant de la voir ainsi, me posant toutes ces questions, puis me demandant de ne pas lui faire de mal. Je ne suis pas un violeur non de Dieu ! Bon la pour elle, je peux faire une exception, mais je suis un gentleman, du moins je m'en suis auto-proclamé le titre, et j'ai de l'éducation, je ne profites pas d'une femme affaiblit, du moins j'évite. La jeune femme réclama ensuite mon prénom. Du moins derrière son "Qui" se cachait cette demande. Puis elle je ne sais pas pourquoi, mon petit sourire de sadique se dessina sur mon visage. J'avais envie de voir comment elle réagirait.

"Je suis un élève de Wynwood, t'en fais pas ..."

Pourquoi donner un nom quand on peut entretenir le mystère quelques minutes de plus ?

" Je ne te ferais pas de mal ... Du moins pas encore ... "

Je laissais mon doigt caresser doucement sa joue et descendre dans le prolongement de son cou. Oui ça m'amusait. C'est vrai ça entrait en totale contradictions avec mon "Je ne vais rien te faire" et effectivement, je ne vais rien lui faire, je voudrais juste voir comment elle va réagir. C'est tout.
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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeJeu 24 Jan - 19:49

Thea



La voiture roule tranquillement. La radio laisse grésiller les vieilles cassettes de rock. Il fait nuit. Le temps est passé vite. Trop vite ! Je n’arrive pas à croire que… Mes yeux glissent sur la bague encerclant mon doigt. Ce n’est pas une demande à proprement parler. C’est juste… Une promesse. La promesse d’attendre. Nous ne nous quitteront pas. Jamais. Je l’aime. Ce voyage m’a tellement ouvert les yeux. Je le savais avant. Mais maintenant c’est tellement évident. Rien ni personne ne pourra nous séparer. Je tourne la tête et l’observe. Il est si beau. Concentré sur la route du retour pour Miami, il me fait sourire. Si tout le monde pouvait le connaître comme je le connais… Je me décale un peu et vient poser ma tête contre son épaule. Ce n’est pas raisonnable mais… La route est longue, droite, sans personne. Quel serait le danger. Il me regarde à son tour, me sourit et dépose un baiser sur mon front. Je ferme les yeux. Une lumière vive sur ma droite m’attire et j’ouvre les paupières par réflexe. Je ne sais pourquoi… Là, j’aperçois plusieurs grands fards s’approchant de nous. Trop tard. Le choc. Un bruit sourd, du verre, le sol le ciel, tout ce mélange. J’ai mal. Tout est noir.

Je sursaute. Pourquoi est-ce que je repense encore à l’accident ? Où suis-je ? Je bats des cils. Comme lorsque que j’avais ouvert mes yeux après l’accident. Quand j’avais retrouvé doucement la mémoire... Pendant un instant je m’y crois. J’ai l’impression d’y être. Comme si tout cela ne datait pas de l’année dernière. Comme si c’était bel est bien la réalité. Pourtant Warren n’est pas à côté de moi. Son sang ne se répand pas sur le volant. Bien qu’une douleur me barre la boîte crânienne, je ne me sens pas à bout de souffle. Mes jambes ne sont pas coincées. Des milliers de morceaux de verres ne me coupent pas la peau. Il n’y a pas cette affreuse fumée, ni les cris d’un homme téléphonant. Il n’y a rien de tout cela. Pas la trace de l’amour de ma vie auquel j’aimerais prendre la main. Je n’entends pas sa voix me souffler ses derniers mots d’amour. Il n’y a pas le chauffeur du camion qui nous est rentré dedans. Rien de tout cela. Juste un plafond lisse.
Un mouvement me fait sursauter. Je sens cette chose venir tapoter ma peau. Je n’ai plus vraiment chaud. C’est plutôt le contraire. J’ai quelques images qui me reviennent progressivement à l’esprit. Surtout quand j’entends cette voix inconnue me dire que je ferais mieux de baisser ma consommation de bières. Je revois les gobelets. J’entends la musique. Réfléchir semble soudain trop compliqué. Comme si tout s’embrouillait dès que je me penchais au-dessus de la question. Comme un ravin qui t’emporte alors que tu cherches à regarder la rivière coulant au fond. Comme le trottoir vu du haut d’un immeuble… Il t’appelle, attrape ta main et… Trop tard.

La voix parle à nouveau. Je ne distingue pas tout mais j’essaye de tourner la tête vers la source du son. Je veux le voir. C’est lui. C’est l’ombre de tout à l’heure. Il ne m’a pas fait de mal. Enfin… Je ne pense pas. Au contraire. « On..n..est..o-où ?» Mes doigts pressent le matelas sur lequel je suis. Je retrouve progressivement mes sensations, comme au sortir d’un rêve. Mais tout est encore flou. «C’pas l’a-alcool…Je… » Parler me fatigue. Tout semble plus compliqué. Mon corps me donne l’impression de peser une tonne. J’ai presque l’impression d’une couverture de plomb a été déposé sur moi. Et si… Et si des heures entières s’étaient écoulées ? Où suis-je ? Cette pièce… Ce lit… Cette présence. Je frissonne. J’essaye de me relever pour fuir. Mais à peine décollée du matelas, je sens ma tête tourner. Le Nord, le Sud… Je perds tous mes repères. « Qu..Qui ? Je…J’suis pas…comme ça…J..N’me faites pas..d’mal…»

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MessageSujet: Re: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeMar 22 Jan - 22:22

HRP: Je ne sais pas si tu attendais ce genre de réponse ou si tu voulais un type de rp bien précis. Si tu as des attentes, n'hésites pas !

Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Tumblr_lvsapavyIS1qc7mp1

La sueur, traduction d'un effort, d'un sentiment, d'un ressenti, bref d'une multitude de chose à laquelle on pourrait l'associer sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Je courrais le long de la plage depuis un moment maintenant. Combien de temps ? Je ne sais point, j'ai arrêté de regarder ma montre, tout ce que je sais, c'est que je commence à être épuisé. Je prends donc la route pour rentrer chez moi, mon compresseur collant et trempé, mes cheveux ruisselants et tiré négligemment en arrière et tenu par un élastique, un casque sur la tête et un training, pas besoin d'être devin pour le savoir, je revenais d'une session de sport. Le temps défile vite depuis que je suis à Wynwood et pourtant certains soir se ressemble.

En l'occurrence ce soir était similaire à beaucoup d'autres depuis mon arrivée ici, à savoir me rendre à des soirées organisées par des connaissances d'une connaissance. Ce cercle vicieux était aussi addictif que la clope pour certains, ou les femmes pour d'autres. Dans mon cas c'est surtout la seconde option qui est de rigueur. Plus qu'un moyen de connaitre du monde et m'amuser, ce qui en soi est un bon programme, c'est aussi le moment pour faire des rencontres du genre "plus si affinités", et je ne vais pas cacher que c'est la motivation numéro une de ma sortie de ce soir. Direction la plage, tenue légère, à savoir jean délavé coupé juste en dessous des genoux, style pantacourt, mais cintré avec un maillot noir en col V proche du corps, une veste à capuche et une paire de montante. Portable et porte monnaie dans les poches, mon éternel casque autour du cou, je me rendais sur les lieux.

La nuit était tombé, ce petit moment de solitude me permettait de m'évader pour quelques minutes, sans penser à rien d'autre d'ailleurs, et cela faisait un bien fou. J'ai été pas mal contrarié ces derniers temps, et j'aimerais passer à autre chose, entrer dans une nouvelle dynamique. Je voudrais oublier le Soma de New-York, cet être faible et démoralisé, qu'on pouvait brisé d'un petit doigt si on l'aurait voulu. Oui je voulais me reforger, passer à autre chose en venant ici, c'est aussi un des buts sous-jacents de cette soirée détente. Une fois sur place, il y avait un monde fou. Musique électro et boisson alcoolisée sont le cocktail évident et sans surprise. Je rejoignais rapidement quelques connaissances, puis la fête commençait. A mon grand étonnement je ne buvais quasiment pas.

D'ordinaire je ne bois jamais, mais depuis que je suis ici, j'ai levé le coude un peu plus régulièrement qu'à l'accoutumée, et je n'ai pas envie de finir minable ce soir, c'est pas le but. Entre danses et verres, je m'arrêtais à trois, la soirée se passait bien, mais rien d'intéressant ne se profilait à l'horizon. Autrement dit, je ne m'amusais pas autant que je le voulais. Aussi et à cause de cela je partis donc m'isoler dans un coin, non loin du poste de secours. Un verre à la main j'étais assis dans le sable, et je regardais tranquillement la plage. J'entendais en fond la musique et les cris résonner, au moins certains s'amusaient. Après plusieurs minutes le regard dans le vague, je remarquais une silhouette, une blonde, qui avait l'air de pas mal galérer d'ailleurs.

Encore une qui avait trop bu je suppose. Enfin je la voyais se diriger vers le poste de secours, je l'observais, je n'avais rien de mieux à faire. Elle essayait d'ouvrir la porte du poste, mais apparemment elle n'y arrivait pas, étonnant, les postes de secours sont toujours ouvert en général ... Puis la je la vis tomber. J'attendais quelques secondes, je suis assez intrigué par la scène qui se produit, je regarde autour de moi, personne... Elle n'est quand même pas venue seule ? Bref je me lève, car la jeune fille ne se relevait pas, et je n'avais pas envie d'avoir une merde sur la conscience si je l'abandonne à son sort. J'arrive rapidement à sa hauteur, je me penche sur elle, mon verre à la main.

J'entends alors le son de sa voix, qui me demande de l'aider. je pose mon verre sur le sol puis je pose ma main sur son front, son cou, puis sur son coeur. Bon d'accord j'en profite un peu sur le coup ... Pas besoin d'aller au niveau du coeur pour vérifier un pouls, la c'est juste que je tire profit de la situation. Je me relevais puis m'approchait de la porte, j'actionnais la poignée et effectivement la porte était fermée. Incrédule j'observe la porte, comme si elle allait s'ouvrir par magie, puis je remarquais juste que le levier du bas de la porte était bloquée, ce qui la rendait impossible à ouvrir. Je levais donc le levier et tirait la porte en grand. Je retournais vers la jeune fille que je soulevais avec aisance, merci mes muscles et mon gabarit dans ce genre de moment.

Il faut aussi souligner que la demoiselle n'était pas bien épaisse. Je l'emmenais donc à l'intérieur du poste puis je la déposait sur le lit qui était dans un coin de la pièce. Soufflant un bon coup j'allumais la lampe, histoire de ne pas exploser les yeux et le crâne de la demoiselle, car rien qu'à l'odeur et les vapeurs, j'ai bien compris qu'elle était dans un sale état, merci l'alcool ! Balayant donc la pièce du regard je cherchais de quoi m'occuper de son cas.

"C'qui faut pas faire sérieux .."

Et la je trouve mon bonheur, une bassine, une serviette et des bouteilles d'eau ! Impeccable. Je remplissais donc la bassine avec de l'eau puis je laissais la serviette tremper dedans. Je remplissais un grand verre avec l'eau d'une bouteille et j'amenais le tout près de l'inconnue. Installé sur une chaise j'en profitais pour la regarder de plus près. Elle était plutôt bien faite, de belles formes, de longs cheveux blonds, un visage fin et de jolies courbes, oui elle était tout à fait à mon gout. Je prenais donc la serviette, la pressais pour l'éponger, puis la passait sur son front et son visage. Je continuais la manipulation au niveau de son cou, puis au dessus de sa poitrine. Observant la jeune fille ma voix s'éleva, douce et calme, comme toujours. Je lui adressais un sourire.

"Ne t'inquiète pas, je ne vais rien te faire. Tu devrais moins forcer sur la bière".

Replongeant la serviette dans la bassine, je l'éponge à nouveau et la pose ensuite délicatement sur son front, prenant soin de la plier. Puis je saisissais le verre d'eau et le posait près de la demoiselle.

"Tu boiras ça aussi quand ça ira mieux, ça te fera du bien"

Je me posais ensuite contre le dossier de ma chaise, replaçant une mèche de cheveux, je l'observais maintenant en silence. J'avais pas grand chose à dire de toute façon, mais j'étais sur d'un truc, je resterais avec elle jusqu'à ce qu'elle aille mieux. Dans un sens elle a de la chance d'être tombé sur moi, un autre en aurait peut être profité ! Bon j'avoue je l'ai peloté ... J'en ai profité ! Mais je ne reste qu'un homme ! Kami-sama (dieu en Japonais) pardonne moi !
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MessageSujet: Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma   Le fort dévore le faible. Et tout le monde laisse faire. || Soma Icon_minitimeDim 20 Jan - 13:35

Thea



Le temps passe. Il défile encore et encore. Il ne te laisse pas le choix. Tu vis l’instant ou rien. Tu regrettes. Tu ne peux revenir en arrière. Alors il faut regarder droit devant soi. Ne pas se retourner. J’aimerais tellement que ce soit si simple. Vaincre le temps, les remords et les douleurs. J’aimerais prendre les armes et battre tous les fantômes qui me hantent. Je souhaite que mes blessures ne soit plus que des cicatrices. Toujours présentes pour me rappeler à l’autre mais sans douleur. La douleur c’est qu’il y a de pire. On tombe toujours sur un petit truc qui va réussir à mettre le doigt là où ça fait mal. Un mot, une odeur, un souvenir, un rêve, une chanson… Tous ces souvenirs qui prennent forme dans la présence et qui presse le bouton rouge. Le bouton d’alarme. Lâchez les missiles ! Abattez-là ! Mettez-la au sol et rouez-la de coups. Il faudrait que j’arrive à dire que rien ne m’atteint, qu’il y a cette lueur d’espoir à laquelle je m’accroche. Mais c’est tellement compliqué ! J’ai 18 ans, j’ai vécu des évènements traumatisants, je mens sur mon identité. Je ne suis plus personne. Je ne suis plus rien. Un nom sur une liste. Un visage croisé dans la rue que l’on oublie. Une ombre dans le fond d’une classe.

« Hello princesse ! On organise une fête sur la plage ce soir ! Viens » dit-il avec un petit clin d’œil. Un gars, torse-nu et lunettes sur le nez me tend un bout de papier. Sans réfléchir, coupée dans le fil de mes pensées, je le récupère. Il s’éloigne tout sourire et va offrir son discours à une autre fille deux mètres plus loin. Mon regard azur se baisse alors sur ce fameux papier. Apparemment, une sorte de grande soirée était organisée au bord de la plage. Un truc faussement sage. Des feux de camps, une scène, de l’alcool, des petites pilules passant de main en main. J’inspire un grand coup. Ce soir... Il y a encore des personnes qui arrivent à s’amuser. Des jeunes. J’aimerai tellement retrouver cette innocence, cette naïveté. Ce truc qu’on tous les jeunes de mon âge. Ils voient le monde d’une manière beaucoup plus simple. Ils ne connaissent pas la peine. Ils ne sont aveuglés que par leurs petites querelles et les fêtes. J’aurais été comme ça moi aussi si tout n’avait pas changé lors de ma treizième année. J’aurais pu vivre ainsi… J’ai même essayé ! J’ai souri, j’ai ri, j’ai couru les cheveux au vent. Qu’est-ce qui m’empêche de refaire tout ça ? Je pourrais… Je pourrais, le temps d’une soirée, essayer de jouer cette fille. Évidemment, ce ne sera qu’un rôle. Mais ce ne sera pas le premier que je joue ! Je suis bien Hope Blackwood aujourd’hui. Je suis cette blonde un peu triste qui déambule en short sur Ocean Drive. Ce soir je pourrais très bien essayer d’être Thea, une fille un peu triste se consolant dans l’alcool, la fête et la danse. Peut-être que ce sera mieux ? Peut-être que ce rôle me permettra de me sentir un peu mieux. Qui sait ?

Je marche à nouveau dans les rues. Mais cette fois-ci, la nuit est tombée. J’ai enfilé une jupe et un débardeur. Je serre mon petit sac en bandoulière contre moi. Dedans se trouve un spray au poivre, mon portable. Mon argent est quant à lui bien au chaud dans mon soutien-gorge. Au moins, je sais que personne n’ira me le voler. Parce que j’ai beau être Thea, la fille qui s’amuse, je ne me laisserais pas tripoter. Jamais !
J’arrive donc sur le lieu de la fête. Un DJ déverse une musique électronique qui me fait mal à la tête. Où est passée la véritable musique. Je lève le menton. La tête droite je me fraie un chemin à travers la foule. Les gens se bousculent, sautent sur place au rythme de la mélodie et crient pour se parler. J’arrive près d’un fut de bière et attrape un gobelet qu’un gars tend. Il continue de servir tout le monde ainsi par conséquent je ne me pose pas trop de questions.
Par réflexe je regarde la foule. Comme si j’allais y voir un visage connu. Chose impossible. Je vous l’ai dit, je ne suis rien. Qui pourrait me connaître ? Je commence à bouger et avale mon verre d’une traite. Il va me falloir un peu plus qu’un gobelet de bière pour réussir à tenir ici ! Je retourne cherche un verre, je l’avale à nouveau et pars danser sur la piste de danse.

Je saute avec tout le monde. Nous sommes tous très proche. J’ai chaud. Je crie mon nom à des gens et parle un petit peu. Nous rigolons quand un gars tombe au sol, sûrement après avoir trop bu. En parlant de ça, je ne sais à combien de verre je suis. Je ne les compte plus. Parfois, le gobelet que je tiens se rempli tout seul. Comme si quelqu’un faisait le tour et servait les pauvres gorges vides. On m’incite à continuer d’en prendre. Je ne réfléchis pas. Thea ne dit jamais non. Je continue de danser. J’ai chaud. Je transpire. Il faut que je m’arrête. « Thea ! Tu fous quoi ? » On me prend les mains, on me force à bouger encore mais je n’en peux plus. Il me faut de l’air.

J’arrive en je ne sais combien de minutes à sortir de la foule. Des perles de sueur coulent le long de mon visage. Je me sens poisseuse. J’ai chaud et froid en même temps. Je cligne des yeux et tente de me calmer. Au loin je vois une cabine de secours. Ou deux… C’est bizarre qu’ils en aient mis deux l’une à côté de l’autre… Ah non… Il n’y en a qu’une… Deux ? Trois ? Je m’avance sur la plage. Le bruit de la fête se réduit au fur et à mesure. La ou les postes de secours s’agrandissent. Et moi dans tout ça ? Je sens mes jambes commencer à se dérober sous mon poids. Plus qu’un mètre…

La porte est fermée… Mes paupières sont lourdes. J’ai chaud… Sans m’en rendre compte, je me retrouve étalée au sol. Un corps sort de l’ombre. Il approche. « J… Aide-m…oi !» J’ai l’impression de parler au ralenti. L’ombre s’approche. Il se penche au-dessus de moi. Sa main glisse sur mon corps… Elle est moite et pas à sa place. Pourquoi il… ? J’ai l’impression qu’il m’attrape pour m’emmener je ne sais où. Je ne veux pas quitter le poste de secours. Pourquoi est-il fermé ? Qui est l’ombre ? Il va me faire du mal, pas vrai ?

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