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 L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]

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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMar 4 Déc - 4:41

D'après mon horaire, le professeur s'appelait M. Anterspinas. C'était un nom original qui ne venait certainement pas d'ici. Il m'expliqua que ce cours ne l'ai pas vraiment mais que ce n'est qu'une permanence. C'est vrai qu'en regardant autour de moi, je remarquai que la classe était presque vide. Je fis ce que le monsieur me demanda. Je ne venais pas d'ici alors je ne connaissais que certain de ces événements comme par exemple la Winter Party, la White Party ou le Festival du film. Mais le reste était inconnu pour moi.

Je viens de New York. Je ne les connais pas tous mais pouvez-vous quand même les expliquer pour que se soit plus clair ?

Pour un moment, Anterspinas sembla être perdu dans de lointains souvenirs. Il devait être un professeur unique car c'était la première fois que j'en voyais un avec un tatouage. Un très bel oiseau. Je m'arrangerai plus confortablement sur ma chaise puis sortis une feuille et un crayon, étant prêt à prendre des notes. Soudain l'enseignant me demanda ce que je faisais avec le directeur.

J'ai juste un petit problème avec un prof, rien de très important...

Déjà au premier " cours " je lui annonce que j'ai eu une visite chez le directeur. Il devait croire que j'étais un mauvais élève, ce qui n'etait pas le cas. J'avais toujours fait attention à la première impression. Les gens avaient tendance à conclure des choses beaucoup trop rapidement.
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeVen 30 Nov - 9:27

[ HJ : eh ben heureusement que Neil ne m'a pas vu avec mes avatars d'Halloween ou de Noël ^^ ]

Spoiler:
 

Le temps qu'un autre élève arrive, Anterspinas ne s'était pas gêné : il avait ouvert une fenêtre et s'était mis à tirer sur une clope. Il eut tôt fait de l'écraser en voyant une silhouette passer la porte, car ce n'était ni l'heure ni le lieu. Une seconde plus tard, il ne pensait plus à son addiction. La perfection de l'élève, en ce qui concernait son corps et son visage, lui faisait l'effet de ces mannequins blancs et lisses qu'on trouve aux vitrines des galeries marchandes : il pourrait l'habiller comme il voudrait, lui faire prendre n'importe quelle pose, ça rendrait toujours bien à l'écran. Pas tout à fait comme le précédent... Seyton était une sorte de cascadeur à ses yeux ; celui-là lui donnait envie de jouer à la poupée. Bref, il fallait d'abord savoir sur quoi il pourrait travailler.

"Ce n'est pas un cours, c'est une permanence. L'horaire que j'ai donné à l'administration n'était qu'à titre indicatif. Avant toute chose, regarde cette liste. Si tu es de Miami, tu sais à quoi correspondent ces noms ; sinon je te l'expliquerai."

Etrange, d'ailleurs, que les deux derniers élèves se soient présentés un à la fois. Comme si le destin préférait qu'ils ne se croisent pas. Pensif, le professeur laissa quelques temps au nouveau venu pour examiner ce qu'il lui indiquait ; entretemps il examinait pour sa part le tatouage en forme d'oiseau sur le dos de sa main, un vieux souvenir qui semblait vouloir s'effacer avec le temps. Impensable. Il faudrait qu'il aille faire corriger cela. Si l'on se grave les souvenirs dans la peau, c'est précisément parce qu'on refuse de les perdre.

C'est alors seulement que les mots prononcés prirent du sens dans son cerveau : un problème avec le proviseur ? Oh non, il n'avait quand même pas affaire qu'à des petits délinquants cette année ? Où était passée la cuvée des Jeff Williams et des Musked Tears ? Enfin, il avait côtoyé des pirates en mer d'Afrique, des braconniers et des maquerelles en Asie du Sud-Est, et pire encore depuis qu'il était aux Etats-Unis ; il pouvait gérer la situation. C'était juste inattendu pour un établissement où il espérait lui-même se ranger et, pour le coup, oublier une partie de son passé...

"Excuse-moi, quel problème avec le proviseur ? C'est un ami à moi," lança distraitement Anterspinas - en exagérant un tout petit peu la réalité, mais le jeune homme n'était pas censé le savoir - "et les ennemis de mes amis... Tu connais la formule. Je ne demande pas ça pour te fliquer, c'est juste que ça peut m'aider à t'aiguiller vers un sujet qui te fera réagir, en bien ou en mal. Le thème d'aujourd'hui, en quelque sorte, c'est : test de personnalité. Comme si tu postulais dans une entreprise !"

Certains des élèves les plus ingénus ignoraient parfois à quel point cette pratique était devenue courante dans le monde du travail, et s'offusquaient de voir l'intérêt que prenait ce professeur à leurs peurs profondes, à leurs vices cachés et à leurs addictions les plus flamboyantes. Elevés dans des familles manichéennes, il leur fallait quelques séances pour comprendre ce qu'était un employeur situé au-delà du Bien et du Mal.
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeVen 30 Nov - 0:32

Le bruit courait qu' un nouveau professeur était arrivé à Wynwood. Selon ce que j'eus entendu, c'était un enseignant de cinéma le plus sévère et ignoble de tout l'univers. Je ne croyais pas spécialement aux rumeurs. On ne savait jamais d'où cela sortait et depuis je trouvais la description du nouveau venu exagérée. J'appris que j'aurai le grand plaisir de le rencontrer en après-midi, lors de son cours. Mais avant cela, je devais endurer le cours que je je détestais le plus : la science. Ce n'était que des informations impossible à comprendre, encore plus que les mathématiques. De plus, la professeure n'a pas l'air de m'aimer et moi non plus.

C'est en traînant les pieds que je me rendis à mon cours. Mme Science nous annonça que ce matin nous allions observer le corps de la grenouille. Chaque élève devait choisir cet amphibien puis lui ouvrir le ventre. J'exprimai mon mécontentement à la femme. Il était hors de question que j'ouvre cet animal et d'explorer son corps. C'était fascinant les grenouilles mais ce qui se trouve à l'intérieur ne m'intéressait guère. La prof rouspéta en disant qu'elle nous avait prévenu et que la seule chose qui m'empêcherait de faire cette expérience serait une note écrite par mes parents. Elle ajouta également que si j'écouterais en classe je serais un bon élève. Va chier.

Je m'assis à ma place, regardant l'animal mort avec dégoût. Comment les autres pouvaient trouver cela amusant ? J'étais terrorisé par le massacre et le sang depuis que j'avais écouté un film classé 14+ lorsque j'avais sept ans. Il y avait du sang partout car les gens se faisaient arracher les membres de leur corps . Depuis lors je suis terrorisé. Voyant que je ne m'activais pas, mme Science me rappela à l'ordre. Je ne bougeai toujours pas.

Je ne suis pas un monstre comme vous. Je ferais ce que je veux, quand je veux

Une réplique qui me coûta une petite visite chez le proviseur. J'avoue que j'avais un peu cherché à la mettre à bout de nerfs. Comme je connaissait bien M. Cannon, j'espérais qu'il ne soit pas trop sévère avec moi. Mais non. Je devais écrire une lettre d'excuse d'une page complète. Je ne pouvais pas sortir de son bureau tant que je ne l'avais pas terminé. Ce fut la raison de mon énorme retard à mon cours de cinéma. En voyant le professeur, je crus soudainement les rumeurs qu'on disait à propos de lui. Il avait l'air d'une grosse bête brutale.

Désolé, j'ai eu un petit problème avec le proviseur...

Je m'assis juste à côté du tableau. Je l'observais profondément. Il y avait des aspects et des genres d'événements en lien avec eux. Mais je ne comprenais pas le rapport avec ça et le cinéma.
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMar 27 Nov - 15:36

Si ç'avait été son genre, Anterspinas serait passé pas loin de l'éclat de rire, et il faut avouer que l'idée lui arracha une expression passablement amusée ; naturellement qu'il ne l'aimait pas ! Il n'aurait plus manqué que ça, une déclaration d'amour de la part d'un gamin placé sous sa responsabilité. Il aurait démissionné sur le champ, et probablement changé d'état, c'était certain. Non, mieux valait, et de loin, rester distant. Voire un petit peu agaçant comme il s'appliquait à l'être en ce moment.

La remarque qui suivit sur son âge et la pratique bloggeuse aurait pu équivaloir à une riposte sur ce même terrain, d'ailleurs. Il commençait à apprécier le dialogue avec ce jeune homme, il avait du répondant et ne s'effarouchait pas aussi facilement que ses petits défauts auraient pu le faire croire.

"Je te note ça avec les consignes. Sinon, tu tapes mon nom dans l'intranet de l'école, tu vas tomber dessus direct. Mais il paraît que mon nom est un peu compliqué..." Le nom du blog, à vrai dire, était beaucoup plus classique, quoique les remarques hilares aient déjà été supprimées en masse : TheBoss/cineteacher/wynwood.com.

La dernière précision ainsi notée, il rendit à Trevor le papier qu'il commençait sans doute à haïr, symbole de toutes ses nouvelles obligations. "Voilà. N'hésite pas à y faire un tour si le cours t'intéresse. J'aime bien ce truc de jeunes, moi, je préfère ça que de confier mon numéro personnel à des gens mal intentionnés."

Il se contenta de hausser les épaules et de se détourner lorsque le jeune sportif évoqua une possible incompatibilité entre son illustre personne et le probable geek à lunettes qui lui serait adjoint. Il avait encore du travail, et qui sait quel serait le prochain élève à venir monopoliser son attention ; Trevor n'aurait qu'à ronger son frein et attendre le rendez-vous fatidique. Ce serait tellement plus amusant ainsi...

Il fit donc mine de ne plus remarquer la présence de l'élève, et se replongea dans le montage vidéo qui l'occupait avant son arrivée. A partir de maintenant, la balle était dans le camp du Cerveau. Les choses se mettraient en place selon le questionnaire que ce dernier choisirait d'établir. Ce ne serait sans doute pas le soir même ; la première visite de Trevor sur son blog, en revanche, aurait sans doute lieu plus tôt. Lui aussi était impatient de voir comment tout cela allait tourner.
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMar 27 Nov - 15:14

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« Tu n'as pas besoin de le savoir pour commencer à apprendre tes textes. Je lui dirai de t'envoyer un mail avec le contenu de la première interview, celle que vous ferez au domicile du pasteur. Tu découvriras son identité une fois là-bas » déclara ‘Spinas suite à la question du grand brun qui lui servait d’élève. « C’une blague ? » s’exclama Seyton, ahuri. Puis, au lieu de se plaindre par rapport à l’identité en question de son binôme, il eut un réflexe presque professionnel, sans même s’en rendre compte : « Le Pasteur va tout de suite capter que c’est la première fois qu’on s’voit… ». Peut-être qu’au fond, Trevor était plus intéressé par le projet de son professeur que ce qu’il ne voulait bien le montrer ?

Une fois la feuille de consignes imprimée, le professeur la plia en deux et la tendit à Trevor, qui le récupéra en bougonnant. Il lui donna également de quoi noter, et précisa : « Note-moi ton adresse mail, sinon je serai encore obligé de faire des recherches à ton sujet, et il me semble que tu n'aimes pas ça ». Trevor haussa un sourcil et fronça l’autre, en lui lançant un regard interloqué. Le prof lui adressa un petit sourire détestable, comme pour bien lui faire comprendre qu’il se moquait de lui. « C’est officiel, j’vous aime pas, m’sieur » déclara-t-il, en notant tout de même sur le bout de papier son adresse mail – juste au cas où ! « SeytonBall@live.us », inscrivit-il donc, puis il rendit ses fournitures à son professeur.

« J'imagine que tu as autre chose à faire de ta journée. Je ne vais pas te retenir. Tu pourras me contacter ici au besoin, ou sur mon blog ». « Votre blog ? Vous rigolez ? C’t’un truc de jeunes, ça, m’sieur. C’est quoi l’adresse, qu’on rigole ? » fit-il, sans savoir qu’il se retrouverait bientôt nommé sur le blog en question, et que cela n’était pas du tout compatible avec sa réputation. Le jeune sportif se leva ensuite, pour quitter la salle de classe. Il fit quelques pas puis se tourna vers son professeur : « Et si les questions du Cerveau sont débiles, j’fais quoi ? » demanda-t-il alors, soudain pris d’un doute. C’est vrai, quoi. C’est pas parce que le prof le collait avec quelqu’un que lui jugeait intelligent que ça serait forcément le cas, hein. Quitte à se mettre sur ce projet, autant faire ça bien, au final. Surtout si ça pouvait aider sa moyenne à remonter un peu, ce qui n’était franchement pas gagné, au vu de ses notes dans les cours théoriques. Heureusement qu’il était en fac de sport et que c’était un domaine dans lequel il excellait, sans quoi il aurait été vraiment dans la merde au moment des examens.


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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMar 27 Nov - 14:27

Magnifique : un petit génie de l'embrouille, en plus du reste. Lelio commençait à cerner le jeune homme et il se dit qu'un problème risquait de se poser au cours du tournage : celui de la colère. C'était un jeune homme instable, et la fréquentation de milieux chargés en souffrance et en tension, tels que le commissariat, l'hôpital ou tout simplement la famille en question, risquaient de provoquer chez lui des réponses émotionnelles disproportionnées. Malheureusement, il était loin d'être le seul élève dans ce cas cette année ; les enseignants devaient parfois employer des pincettes, et Dieu sait pourquoi, Anterspinas en particulier.

Mais il s'agissait de penser positif, et surtout, constructif. Une immense prudence était nécessaire afin de canaliser tout cela et d'en tirer le plus grand profit possible, c'est à dire une note acceptable et la présentation d'un film intéressant. Le binôme choisi était donc le meilleur en la matière... et son identité éveillait la curiosité du petit nouveau. Quoi de plus normal ? Néanmoins, la réponse se ferait un peu attendre.

"Tu n'as pas besoin de le savoir pour commencer à apprendre tes textes. Je lui dirai de t'envoyer un mail avec le contenu de la première interview, celle que vous ferez au domicile du pasteur. Tu découvriras son identité une fois là-bas."

La feuille sitôt imprimée, il la plia en deux, un tic personnel, et la tendit à l'étudiant ainsi qu'un post-it et un stylo.

"Note-moi ton adresse mail, sinon je serai encore obligé de faire des recherches à ton sujet, et il me semble que tu n'aimes pas ça."

Un petit sourire malicieux signala qu'il plaisantait, ou peut-être qu'il prenait un malin plaisir à tourmenter plus jeune que lui, qui sait. Un professeur, c'est imprévisible en soi, alors quand en plus il travaille dans les matières artistiques... Il y avait surtout ce très léger sadisme qui consiste à laisser un élève défaitiste s'imaginer toutes les plus horribles situations, ne serait-ce que pour le voir presque dépité le jour où il comprendrait qu'il s'était inquiété pour rien. Une forme de châtiment passif où le coupable se punissait lui-même, et qu'affectionnait Lelio Anterspinas, étant donné son problème personnel avec la discipline pure et dure. Hausser le ton, menacer, insulter, c'était du ressort d'Eva, par exemple, pas du sien. D'ailleurs on ne l'aurait pas pris au sérieux.

"J'imagine que tu as autre chose à faire de ta journée. Je ne vais pas te retenir. Tu pourras me contacter ici au besoin, ou sur mon blog."
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMar 27 Nov - 12:21

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Lelio Anterspinas répliqua que ses élèves ne passaient pas toujours bien à l’écran, et que c’était cela, l’atout de Trevor. Celui-ci leva une fois de plus les yeux au ciel en soupirant. Super, en plus de faire équipe avec un imbécile, il ou elle serait même pas beau à regarder. Le prof lança une musique inconnue au bataillon de Tre’, et alla poser ses fesses devant un ordinateur portable, en invitant le jeune homme à le rejoindre… ce qu’il fit.

L’enseignant commença à noter des consignes, que son élève déchiffra au fur et à mesure. Au début, il n’avait pas grand-chose à dire. C’était normal de ne pas traiter une femme dont la gamine était souffrante de déchet de la société… en tout cas, devant une caméra. En poursuivant ses notes, le professeur donnait des instructions : « Et que tu aimes les flics ou pas, tu leur parles gentiment. J'ai déjà eu des soucis avec eux à cause d'une hippie l'an dernier, j'ai payé l'amende pour insulte à agent mais je ne recommence pas ce coup-ci ». « Hé, ça va ouais ? Vous m’prenez pour un délinquant ou quoi… ? C’pas parce que j’ai fait 6 mois en maison de correction que j’étais coupable : j’ai jamais eu de problème avec les flics » ne put-il s’empêcher de se défendre. Plus le temps passait, et plus Trevor avait l’impression que ce prof le connaissait mieux que ce qu’il ne laissait paraitre. Forcément, il avait dû lire son dossier… Et le pire, c’est qu’il avait été accusé à tort, pour la maison de correction ! Ou alors, c’était lui qui était parano, et le professeur le prévenait à titre préventif, sans savoir qu’il avait déjà fait un petit séjour en centre. Enfin, en tout cas, maintenant il le savait.

« Voilà, c'est tout pour cette fois. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu n'as pas compris ? » conclut finalement Anterspinas, avant de lancer l’impression du Document. Tre’ se balança un peu sur sa chaise et finit par poser la question qui lui trottait dans la tête : « C’limpide, m’sieur… mais c’est qui, au juste, mon Cerveau ? ». Bah oui, quitte à faire équipe avec quelqu’un, autant savoir qui il allait devoir supporter… ou pas.


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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMar 27 Nov - 10:44

"Mes élèves, en plus d'être crétins, ne passent pas toujours très bien à l'écran. Ce n'est pas parce qu'on est bon metteur en scène ou bon cadreur qu'on a une bonne gueule. Toi, c'est ça, ton atout. Je vais te coller quelqu'un avec un cerveau qui me plaît - un crétin, donc, sans doute que je suis un peu crétin moi aussi - et toi, tu feras office de visage. Tu apprendras les questions qu'il aura préparées, comme du Cyrano, et tu discuteras avec les gens pendant que le crétin te filme."

Tout cela manquait gravement de musique. En lançant une énième playlist de Springsteen sur le poste le plus proche, le professeur eut une nouvelle illumination, plus discrète cette fois ; cela concernait l'autre personne impliquée. Décidément, ce désagréable jeune homme l'inspirait de manière fulgurante : c'était inattendu, mais il était ce qu'on pouvait appeler un bon élément, à cet égard en tout cas. Il s'assit ensuite, fit signe au bonhomme de l'imiter, et ouvrit une page de traitement de texte afin d'y coucher rapidement ses premières instructions.

"Tu seras noté au même titre que mes élèves, et bien noté si j'obtiens ce que je veux. C'est bon pour ta moyenne et c'est bon pour ma classe."

1 : pas de jugements personnels. On ne sait rien de la mère, donc il se peut qu'elle soit lesbienne. Ou bi, ou bonne soeur, au final. Toutes ces catégories de personnes dotées d'un appareil reproducteur féminin peuvent subir un viol et se retrouver enceintes/contaminées. Tu lis ce que ton Cerveau a écrit, rien de plus.

"Oh, et ce que j'écris là, ce sont les critères sur lesquels tu seras noté. Je ne te dis pas le barème, sinon tel que je te connais, tu serais capable de faire l'impasse sur certains points."

2 : être présent à chaque rendez-vous. On ne laisse pas son Cerveau se dépatouiller seul. Il me faut une visite chez les parents - filmez la gamine seulement si vous y êtes autorisés, sinon voyez pour avoir des photos, un plan du berceau, etc... - une à l'hôpital des enfants où elle est suivie, une à la clinique où elle est née, et bien sûr une à l'unité de recherche qui essaie de retrouver la mère. Je ne sais pas qui ils ont engagé.

"Et que tu aimes les flics ou pas, tu leur parles gentiment. J'ai déjà eu des soucis avec eux à cause d'une hippie l'an dernier, j'ai payé l'amende pour insulte à agent mais je ne recommence pas ce coup-ci."

3 : le sujet de la White Party est la sensibilisation pour traiter le sida. Restez dans le sujet : parlez traitements, expérimentation, risques médicaux, types de contamination, menace omniprésente, financements de la recherche... La famille en question n'est qu'un exemple, une accroche ; ne faites pas tout tourner autour d'eux.

"Mais ça, c'est surtout l'affaire de ton Cerveau. Toi, à la limite, tu le recadres si tu vois qu'il tombe dans la tragédie personnelle... Si l'enfant meurt, allez-y mollo sur l'enterrement, etc. Voilà, c'est tout pour cette fois. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu n'as pas compris ?"

Les coordonnées des différentes personnes à contacter, pasteur, médecins et autres, s'alignèrent au-dessous de ces directives à la vitesse de l'éclair, et l'impression commença. Une oreille attentive aurait pu déceler que la course des doigts sur le clavier s'était machinalement calquée sur le rythme de la musique diffusée non loin de là. Satisfait de son exposé, le professeur retourna à son tableau, et barra d'un large trait la ligne dévolue à la White Party.
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeLun 26 Nov - 23:59

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Le doigt du professeur Anterspinas s’éleva, tel celui d’Archimède, des milliers d’années avant lui. Et évidemment, son élève fut loin de trouver cet index pointé vers le ciel encourageant. Pour un peu, il se serait entendu à l’entendre crier « Eureka »… enfin, s’il avait eu la moindre idée de ce que cela signifiait, évidemment. Ce qui, entre nous, n’était pas le cas. Le professeur de cinéma annonça à Trevor qu’il avait un sujet pour lui. « Trop cool » ironisa l’adolescent, tandis que son ainé s’appliquait à lui raconter l’histoire d’une gamine adoptée. A ce mot, le jeune homme fronça un sourcil. Lui aussi était adopté… c’était quoi, l’astuce ? Est-ce que ‘Spinas essayait de lui faire pitié, en jouant sur sa prétendue compassion, là ?

« Les tests ont révélé qu'elle est séropositive » poursuivit l’illuminé – c’était maintenant clair dans l’esprit de Trevor : il n’était pas net ! –, tandis que son élève l’écoutait, sans réaction. A vrai dire, il n’avait rien contre les séropositifs, tant qu’ils ne l’approchaient pas. Le jeune sportif avait même déjà oublié que ce thème était lié à celui de l’homosexualité. Mais c’était idiot de sa part, puisque c’est bien connu : le sida, c’est un truc de gay.*

Une petite pirouette plus tard, et Anterspinas se retrouva devant son élève. Il affichait une mine réjouie qui n’augurait vraiment rien de bon, c’était un fait. « Tu peux faire un sujet sur cette famille ? Ou la tentation d'exterminer la petite fille et sa mère sera trop forte, à moins que ce ne soit celle de faire des mots d'esprits plutôt que d'investiguer le sujet en profondeur, qu'en dis-tu ? Il est encore temps de te dégonfler » lâcha ensuite l’enseignant, ce qui fit lever les yeux au Ciel de Trevor. « Bah, que j’sache, sa mère est pas lesbienne, son père non plus. Pourquoi ça m’dérangerait de faire un sujet là-dessus… si on met de côté le fait que ça m’fait chier d’être là, évidemment. En plus, il n’a jamais été question de faire un sujet, mais d’être figurant dans celui d’un de vos crétins d’élèves » répondit-il, sans s’imaginer une seule seconde que son propre grand frère faisait partie des dits-élèves.


* Je tiens quand même à rappeler que ces propos sont uniquement prononcés dans l’optique « mettons-nous dans la tête de Trevor », et qu’ils ne reflètent absolument pas mes pensées personnelles.


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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeSam 24 Nov - 22:29

Observant de travers les tics nerveux de son jeune visiteur, le professeur Anterspinas semblait accorder toute son attention aux posters qui décoraient les murs de la salle. Mais l'inspiration qu'il cherchait se situait bel et bien dans les propos que prononçait le petit frimeur à ses côtés. Fidèle à son habitude, ce dernier ne se démonta pas pour un petit obstacle à franchir, et y balança symboliquement un grand coup de tête. Comme s'il ne l'avait pas entendu, le professeur de cinéma leva l'index d'un air de savant fou qui a trouvé son idée de génie, et lança distraitement :

"J'ai un sujet pour toi. Je connais un couple, du côté de South Beach, un pasteur et sa femme ; comme ils ne peuvent pas avoir d'enfants, ils ont décidé de faire une bonne action, et d'adopter un bébé mis au monde sous X à la clinique voisine. La petite fille a un mois maintenant, mais elle va très mal..."

Nouveau regard en coin, appuyé cette fois. Néanmoins, la réaction du dénommé Trevor comptait peu, à présent. Sa décision était prise, et il avait même sa petite idée sur le binôme qu'il allait lui adjoindre afin de rendre le résultat final plus complet. Mais son métier nécessitait un certain effort de sociabilité, et il préférait voir se peindre, sur le visage de ce garçon si expressif, le reflet de ses émotions au moment où elles se manifesteraient. Ce serait un avant-goût du petit reportage qu'il comptait lui réclamer.

"...et les tests ont révélé qu'elle est séropositive. Tout ce qu'on sait de sa mère biologique, c'est qu'elle a été violée et ne veut plus en entendre parler ; néanmoins il est très urgent de la contacter afin qu'elle envisage un traitement, avant que la contamination soit trop avancée... mais ce ne sera pas facile. Il faudrait un genre d'enquête, de détective privé, ou de journaliste d'investigation..."

Une légère pirouette sur les talons de ses mocassins, et il se trouva face à Trevor, qu'il dévisagea d'un air mêlant défi paisible et amusement peu dissimulé. Il restait cependant parfaitement sérieux, et ses pouces calés dans ses poches n'avaient rien de négligent. S'il restait le moindre doute au jeune luron, la proposition se matérialisa impitoyablement dans la seconde qui suivit.

"Tu peux faire un sujet sur cette famille ? Ou la tentation d'exterminer la petite fille et sa mère sera trop forte, à moins que ce ne soit celle de faire des mots d'esprits plutôt que d'investiguer le sujet en profondeur, qu'en dis-tu ? Il est encore temps de te dégonfler."
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeSam 24 Nov - 19:53

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Le professeur insista, expliquant à son élève que ses raisons ne le regardaient pas – du moins, c’est ainsi que l’adolescent saisit le message – et que les élèves pouvaient penser ce que bon leur semblait devant lui. Lelio Anterspinas ajouta ensuite que certains avaient déjà pleuré à son cours, ou picolé, ce qui n’était pas pour rassurer l’adolescent, qui fronça un sourcil perplexe à cette évocation. « Tu ne me choqueras pas. Continue ».

La règle s’abattit une fois de plus sur le tableau. Trevor leva les yeux au Ciel, mais consentit tout de même à obéir. Ses pupilles bleues-grises s’attardèrent sur le titre qui lui aurait presque arraché une grimace. Elles glissèrent ensuite à l’endroit où était posée la règle. « White Party », commença-t-il. Bon début, hein. Le jeune homme ne poursuivit toutefois pas immédiatement. Il gagna quelques secondes de répit en s’éclaircissant la gorge. Ses mains s’agrippèrent l’une à l’autre, dans son dos, et il se tordit les doigts. Il sentait qu’il allait encore avoir des problèmes, à révéler le fond de sa pensée. C’était extrêmement rare qu’il le fasse devant un représentant de l’autorité. Par contre, devant les étrangers et les homosexuels, il ne se gênait pas.

Bon, il ne pouvait plus reculer. Le jeune homme se décida donc à poursuivre, d’une voix basse, néanmoins, comme s’il n’assumait pas totalement sa pensée. Et au fond, c’était peut-être le cas. Il n’aimait pas être montré du doigt, même si ce n’était pas ça qui le ferait renoncer à ses convictions racistes et homophobes. « White Party, l’endroit idéal pour exterminer toute la vermine de la Planète à coups de bombes » lâcha-t-il finalement, avant de tourner un regard dur vers le professeur de cinéma, histoire de jauger sa réaction. Droit comme un « i », la mâchoire serrée à l’extrême, il attendait. Oui, il était raciste. Oui, il y avait une raison. Homophobe ? Aussi. Raison ? Présente, et bien évidemment top secrète. Comment réagirait-il, si Anterspinas essayait d’y voir plus clair ? La première idée qui vint au Capitaine de l’équipe de foot US fut qu’il lui enverrait son poing dans la figure… mais il se souvint qu’il avait affaire à un professeur de son établissement scolaire. Etablissement scolaire où il était boursier. Et qui dit boursier dit : sur la sellette. C’était loin d’être le moment de frapper le type qui l’avait forcé à parler. A la réflexion… il aurait dû fermer sa gueule. Trop tard.


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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMer 21 Nov - 21:25

Pour l'instant, quoique mal luné, le gamin était sûr de lui, expressif, ouvert au défi... Ce qui dérangea quelque peu le professeur, bien que les petites piques inventées du tac au tac le fassent sourire, de son sourire pensif et désincarné, c'était la visible ignorance du garçon. Il parlait de toutes ces fêtes locales comme quelqu'un qui ne les connaît que de nom, peut-être n'était-il pas du coin, ou ne s'y intéressait-il tout simplement pas. Ce n'était pas sa capacité à inventer qui était l'objet de la question : c'était son angle de réflexion sur un évènement, aperçu précurseur de ce que pourrait être son étude d'un sujet.

Anterspinas ne comptait pas lui donner l'occasion d'inventer quelque chose dans sa chambre, entre une bière et un porno, et de réciter cette fantaisie bâclée pour faire rire ses petits camarades. Il comptait bien le faire observer, se passionner, et réfléchir. Il y a plusieurs formes de passion, positives ou négatives ; mais il n'y en avait pas dans les moqueries classiques que brodait le jeune homme d'après les mots inscrits au tableau. En revanche, en fin de tirade, le Cyrano de service sembla éprouver soudain un peu trop d'inspiration... trop pour l'exprimer sur le moment, en tout cas. Peut-être le public n'était-il pas adapté.

"Cuisine secrète, tu comprendras quand tu seras un pro. Je ne mords pas, tu peux te lâcher devant moi : mes élèves ont déjà pleuré comme des madeleines dans mon cours, simulé l'acte sexuel, et l'un d'eux a même pris une cuite. Et ce n'est pas le premier métier que je fais," sourit-il de nouveau, un peu plus franchement, en se détournant vers la fenêtre : "tu ne me choqueras pas. Continue."

La longue règle se rabattit sur la ligne de la White Party. Allons, ce n'était tout de même pas si terrible, tout de même ! Et si le jeune homme avait avec le sida un contact trop personnel, qui l'empêchait de déconner sur ce sujet, il pouvait également le dire, on n'était plus à l'époque où une telle rumeur pouvait faire exclure un pensionnaire ou détruire une réputation. Dieu Merci, Saint Mercury était passé par là et avait remis un peu d'ordre dans cette vision des choses. Le fait d'avoir un avis personnel rendrait sans doute le slogan plus intéressant que les précédents, au contraire. Si c'était le cas, le sujet du jeune homme était tout trouvé - et il semblait s'en douter, ce qui expliquait sa réticence : il n'était peut-être simplement pas pressé de se mettre au travail ! Anterspinas n'était pas inquiet pour autant : on aurait dit un petit labrador qui rechigne à se mettre à l'eau, et qui, une fois jeté dedans, se mettra à barboter comme un canard.
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMer 21 Nov - 0:28

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« Tu aurais eu d'autant plus de raisons de venir, au contraire. Parce que ton public aurait eu d'autant plus de raisons de t'y pousser, et que ne ferait-on pas pour son public ? ». « Euh… se jeter du haut d’un pont ? » ironisa le jeune homme, qui ne voyait bien évidemment pas ses amis comme un public.
Le professeur de cinéma embraya sur la raison de l’absence d’élèves dans sa classe : « Il n'y a pas cours aujourd'hui, c'est une permanence d'aide aux devoirs. Les jeunes viennent s'ils le désirent et je les conseille. Et pour te conseiller, il faut que je te connaisse un peu mieux. Regarde le tableau et pour chaque projet, essaie de formuler un slogan qui résume ta réaction... la blague que tu ferais à ce sujet devant ton public bien-aimé ». Trevor songea qu’il ne désirait absolument pas être là, mais il ne releva pas : déjà son professeur s’avançait vers le tableau blanc, armé d’une longue latte, qu’il pointa sur la première phrase. « Par exemple : Festival International du Film... Navets à la mode encensés par des bimbos refaites et leurs macs périmés » dit-il à son élève, ce qui arracha un sourire au Capitaine des Cannonballs.
Pointant ensuite Coconut Grove de sa latte, Anterspinas attendit une quelconque réaction de la part du sportif. Tre’ fronça un sourcil, signe qu’il réfléchissait. « Hm… Coconut Grove, le festival où… où les têtes de coco se mettent à la danse ? » tenta-t-il pitoyablement. Question humour, on repasserait.

Il enchaina, sans laisser le temps au prof de se moquer de lui : « Food Festival, cantine gratos des SDF. Mois du Spice Restaurant, comment mettre du piment dans sa vie sexuelle quand sa meuf ressemble à un thon ».

Son regard glissa sur le thème suivant. Gay, humanitaire, lut-il. Trevor cligna légèrement de l’œil droit, comme s’il avait un tic. Il détourna son regard azuré du tableau blanc et le dirigea sur son professeur. « Vous pouvez m’dire à quoi ça sert, au juste ? J’vois pas comment vous allez apprendre à m’connaître en me demandant de donner mon avis sur ça ». Ce n’est pas qu’il n’était pas coopératif… - enfin, si, un peu ! -, mais il n’aimait pas dire tout haut ce qu’il pensait. En tout cas, pas devant un professeur, quand le sujet était les gays et l’humanitaire. En effet, il n’y avait pas pire salop que lui, ni pire homophobe. A ses yeux, il fallait exterminer les étrangers, placer les vieux dans des camps de concentration et gazer tous les homos. Mais le dire à un prof, ce n’était pas vraiment une bonne idée… Surtout qu’il n’avait pas l’air très ricain.


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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeVen 16 Nov - 15:06

Tout le monde s'accordait pour dire que le professeur Anterspinas était bien plus agréable en salle des profs qu'en cours. Il n'émanait pas de lui la même présence, et celle du cours était moins humaine. Notamment cette habitude de se tenir dans un coin, tel un vautour sur sa branche, et de regarder approcher les gens qui, évidemment, venaient pour lui, sans prendre la peine de signaler sa présence ; juste ce regard perçant qui pesait sur la nuque des intrus, leur donnant l'impression d'être observés par une présence hostile.

Hostile ? Pas particulièrement, mais c'était difficile à diagnostiquer. Son silence était un accueil plus menaçant que ne l'aurait été une salutation renfrognée et bourrue, statuant en termes clairs que la nouvelle présence était un dérangement. Avec lui, il n'était pas facile de savoir ce qu'il avait vraiment en tête, et sur quel détail exactement il s'était focalisé. Ce qui, pour des jeunes souvent complexés d'une façon ou d'une autre, pouvait s'avérer inconfortable.

"Tu aurais eu d'autant plus de raisons de venir, au contraire. Parce que ton public aurait eu d'autant plus de raisons de t'y pousser, et que ne ferait-on pas pour son public ?"

Le public, voilà ce qui faisait toute la vie de ce gamin. Qu'est-ce que mes potes vont penser, est-ce que cette fille me trouve beau, est-ce que mon entraîneur est fier de moi ? Déjà une vraie petite diva, avant même d'attirer les regards des paparazzis. Les caméras allaient révéler ce trait chez lui, et s'il se prêtait à l'expérience le résultat sur pellicule serait sans doute intéressant, car sa vanité n'avait rien d'injustifié : il avait effectivement une présence physique remarquable. Sa diction n'était peut-être pas son point fort, ce n'était pas à proprement parler un bon acteur ; mais il pouvait apporter sa présence en renfort, son charisme, et sans doute quelques belles cascades. Il suffisait de trouver un projet qui mette tout cela en valeur.

"Il n'y a pas cours aujourd'hui, c'est une permanence d'aide aux devoirs. Les jeunes viennent s'ils le désirent et je les conseille. Et pour te conseiller, il faut que je te connaisse un peu mieux. Regarde le tableau et pour chaque projet, essaie de formuler un slogan qui résume ta réaction... la blague que tu ferais à ce sujet devant ton public bien-aimé."

Lelio se redressa, abandonnant son travail en cours ; il s'avança vers les propositions énoncées sur la surface blanche, s'empara d'une longue règle dont il se servait, comme aux débuts de l'école obligatoire, pour indiquer la phrase qu'il lisait... et désigna la première ligne.

"Par exemple : Festival International du Film... Navets à la mode encensés par des bimbos refaites et leurs macs périmés."

Ce n'était pas exactement ce qu'il en pensait, mais il fallait bien avouer qu'en y jetant un coup d'oeil pour la première fois, c'était l'image qui sautait aux yeux, surtout du point de vue d'un jeune homme... accoutumé à porter des jugements comiques sitôt après avoir jeté son premier coup d'oeil. Déplaçant la règle sur quelques centimètres, Anterspinas frappa la seconde ligne, et attendit.
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MessageSujet: Re: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeVen 16 Nov - 14:13

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L'Atelier du Cinéma

« Je te parie que tu t’prends un vent avec la blondasse qui vient d’entrer ». Tre’ leva les yeux vers la porte, tandis qu’un de ses camarades universitaire la lui désignait du menton. Un sourire amusé étira ses lèvres quand il reconnut une fille de son cours d’histoire. Ce n’est pas qu’il avait spécialement confiance en lui… mais devant ses potes, l’important était de faire comme si. Entre eux, ils ne refusaient jamais un pari. Ce pourquoi le jeune homme claqua la main de son camarade, puis se leva pour aller draguer la jeune femme, sans vraiment faire attention à ce qu’il se prendrait s’il ne réussissait pas à choper son numéro.

Dix minutes plus tard, il était de retour… bredouille. « Trou d’balle, j’parie qu’tu savais qu’elle était casée depuis 4 ans ! » siffla-t-il entre ses dents, tout en reprenant sa place au milieu de ses amis hilares. L’intéressé lui fit un grand sourire et lui tendit une feuille : « Te rassieds pas, voilà c’que tu dois lire devant tout l’monde, debout sur la table ! ». Suspicieux, le jeune homme jeta un œil à la feuille, en s’attendant à y lire une connerie dans le genre Moi, Trevor Seyton, je suis homosexuel et je suce pour un BN. Mais ce n’était absolument pas ça… « C’quoi ça ? » demanda-t-il en fronçant un sourcil. « Mon vieux, si tu te cultivais un peu, tu saurais qu’il s’agit de la tirade la plus célèbre de Cyrano de Bergerac » répondit son camarade, qui faisait du théâtre depuis de nombreuses années. Tre’ et les autres s’étaient souvent moqué de lui à ce propos – le théâtre, c’est pour les PD ! Et voilà qu’il venait de trouver le moyen de se venger… à sa façon. « Tu m’payeras ça » l’informa le Capitaine de l’équipe de Foot US de Wynwood, tout en se levant et en grimpant sur la table. Il attira l’attention en se raclant la gorge, même si ce n’était pas vraiment nécessaire, vu le ramdam qu’avaient fait ses camarades quand il s’était levé.

« Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme... En variant le ton, — par exemple, tenez : Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez, il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! » commença-t-il par réciter d’un ton morne, tandis que le silence se faisait autour de lui. Avoir tous les regards sur sa personne était proprement dérangeant, mais Trevor finit par se prendre – un peu – au jeu, et termina correctement ce discours très – trop ! – long. Quand il eut finit, il se rassit précipitamment, tandis que quelques-unes de ses groupies l’applaudissaient. Mais la plupart des gens avaient un petit sourire en coin amusé ou moqueur, ce qui ne plaisait guère à l’adolescent. « Ton nez est tellement petit, ça donnait trop bien ! » se moqua l’investigateur du pari raté. « Ta gueule ». Ses amis se bidonnaient la panse… mais le calvaire du brun n’était pas fini ! En effet, quelqu’un se leva et répondit à la tirade des nez, dans le resto universitaire !
La personne en question se révéla être un prof de cinéma, et il invita Trevor à venir participer à son cours en tant que figurant dans les courts métrages de ses élèves. Évidemment, la première chose que fit Tre’ fut de refuser avec mauvaise humeur. Mais, sautant sur l’occasion, son ami fan de théâtre lança : « Pas capable, Seyton ». Et, en jeune homme stupide qu’il était, le brun s’énerva et lança au professeur : « Où et quand ? ».

Voilà pourquoi il se retrouvait à pousser la porte de l’Atelier, ce jour-là. Et il n’y allait pas de gaieté de cœur, loin de là. C’était même plutôt l’inverse : on aurait pu l’entendre trainer des pieds jusqu’à l’autre bout de l’école. En plus, son programme scolaire était déjà chargé, entre les cours, son poste de Capitaine de l’équipe de foot, son rôle de Chef de Confrérie, l’accueil des nouveaux, les sorties avec ses amis qui n’étaient pas à l’université, les baptêmes au sein de la Confrérie,… Bref, il n’avait plus une minute à lui. Ajouter du cinéma à tout ça, c’était comme lui empêcher définitivement de se reposer. Mais bon, un pari est un pari, et en bonne tête brûlée qu’il était, Trevor n’en refusait jamais un.
Quand il pénétra dans la classe, Tre’ remarqua immédiatement qu’il était le premier. Il vit ensuite, au tableau, une liste de noms de festivals inscrits… probablement ceux auxquels le prof voulait présenter les travaux de ses élèves. Le jeune sportif chercha le dit prof des yeux, et quand il le repéra, il ferma la porte derrière lui et le salua d’un « Bonjour, m’sieur » pas très motivé. « Vous auriez pu m’dire que votre cours était tellement naze qu’il intéressait personne, j’aurais pas pris la peine de v’nir » ajouta le grand brun et balançant son sac à dos près d’un mur.


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MessageSujet: L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre]   L'Atelier de Cinéma [Sujet Libre] Icon_minitimeMer 14 Nov - 22:39

L'année précédente, la salle toute simple, "comme les autres", allouée au nouveau professeur n'avait pas été suffisante. Il avait des exigences précises, et pas seulement envers les élèves. Certains devaient présenter leur tirade ou poser pour leurs camarades presque nus, afin d'observer à l'échelle d'une classe entière le jeu de la lumière sur la peau, ou les nuances d'un maquillage. Il fallait un chauffage puissant pour assurer à la fois cette liberté et la santé des cobayes.

L'acoustique non plus ne permettait pas de jouer la colère ou la panique sans inquiéter les classes voisines ; la lumière du jour n'entrait pas à toute heure de manière suffisante, l'espace ne permettait pas de pratiquer des cascades ou des scènes de combat... Néanmoins, difficile de s'installer en extérieur car souvent il était nécessaire de revenir au support télévisé, aux oeuvres qui servaient de référence, et les différents appareils de musique nécessitaient d'être branchés. En somme, les vacances seraient l'occasion d'un salutaire déménagement.

A présent, tout était rentré dans l'ordre : la preuve, c'est qu'on ne disait plus "la classe", comme pour d'autres cours, mais bel et bien "l'atelier". L'ancien hangar des affaires de sport, à présent déplacé, avait laissé la place à un espace vaste et vierge, sous de grandes vitres blindées au lourds rideaux opaques, avec un coin vestiaire fort utile, au rez-de-chaussée avec accès aisé au parking... local où Mr Anterspinas avait eu tôt fait d'installer quelques réchauds, et tout son matériel. Waverly, le mannequin qui servait aux démonstrations, se dressait dans un coin, accroché à son poteau, comme le squelette traditionnel des salles d'anatomie. Un large tableau sur le mur indiquait les projets des élèves et les occasions publiques auxquelles ils étaient liés ; une partie du cours consistait à mettre en relation les jeunes avec les professionnels du milieu de l'art.

Les plus doués dans ce domaine seraient les futurs agents ; ceux qui s'épanouissaient dans la créativité feraient de bons metteurs en scène, scénaristes ou autres responsables des effets spéciaux ; et ceux qui se jetaient à l'eau sans crainte du ridicule pour interpréter un personnage étaient peut-être les stars hollywoodiennes de demain. Il n'y avait pas de séparations en fonction de l'âge, Lelio jugeant préférable de responsabiliser les plus vieux en leur donnant l'opportunité d'aider les plus jeunes. Il ne tenait compte de l'expérience de chacun qu'au moment d'attribuer les notes. Il savait que les gamins de seize ans ne sont pas forcément les plus innocents, ni les anciens à la barbe fleurie, les plus délurés ; les rôles étaient donc attribués en fonction des souhaits de chacun, pour optimiser l'efficacité du groupe.

Dans un coin, le piano - Lelio n'aimait pas beaucoup les synthés - servait à indiquer l'ambiance sonore, quelques notes pour symboliser la symphonie qui serait ajoutée à la version finale lorsque celle-ci serait filmée. Une rangée d'ordinateurs destinés à ce travail de post-production, équipés des logiciels les plus intuitifs, complétait le spectacle, et c'est là que se tenait Lelio, jamais assis, toujours en mouvement. Dos au mur, il surveillait le déroulement d'une séquence montée la veille, qui étincelait de mille feux sur l'écran, très prometteuse pour l'avenir de ses jeunes créateurs ; tout exécutant cette surveillance de routine, il jetait de temps à autre un regard à l'extérieur, car plusieurs élèves devaient le voir pour parler de leurs projets en cours. Avaient-ils contacté les personnes nécessaires ? Avaient-ils besoin d'aide pour cela ? Il fallait qu'à la fin de l'année tout soit parfait, c'était sa raison d'être là.

Au tableau, blanc car il servait à projeter les oeuvres étudiées, s'alignait pour l'heure une liste de noms au feutre velléda. Histoire de clarifier les choses pour tout le monde, le professeur y avait dressé la liste des grandes occasions permettant d'exposer en ville les oeuvres de ses étudiants. Les sketches seraient sans doute présentés sur la plage lors des nuits de festival, et les courts-métrages filmés, sur les façades de Miami, pour surprendre les passants. Enfin, si quelqu'un créait une bande-annonce originale que la municipalité acceptait de diffuser, l'un de ses élèves aurait peut-être la gloire de présenter à la télévision la sélection des films retenus pour le Festival International, ou des artistes invités au Coconut Grove. En bref, rien que de glorieux moments en perspective... Et étant donné la diversité des occasions, toutes les sensibilités devaient y trouver leur compte. L'année précédente, une jeune fille passionnée d'oeuvres de charité avait fait un sujet très touchant sur la vie des mendiants pendant la Winter Party. Original, bien pensé et bien réalisé ; il espérait rencontrer autant de bonne volonté chez les derniers arrivants.

Etude du cinéma, ou histoire de l'art en général :
- Festival International du Film
- Coconut Grove


Reportage sur les habitudes alimentaires, les boissons... :
- Food Festival (grande cuisine)
- Mois du Spice Restaurant (cuisine qui pique ^^)


Gay/humanitaire :
- White Party (lutte contre le sida, l'homophobie...)

Aventure :
- Boat Festival
- Journée des parcs animaliers autour de Miami (la faune en danger, les dangers de la faune, etc...)


Culture locale :
- Festival de l'Histoire de Miami
- Carnaval
- Winter Party


Nuit sur la plage :
- Sleepless Night
- Week-end des Comiques de South Beach


Inclassables :
- Fête de l'Orchidée
- Week-end de l'Art Déco

Et pour ceux qui n'ont pas d'idées, il reste toujours les éternels sujets qui demeureront dans le for intérieur de la salle de classe, mais qui feront plaisir au prof :
- Bruce et les grands moments de l'Histoire américaine
- La vie privée de Bruce
- reprises célèbres de Bruce (films, campagne d'Obama, etc)
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