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 Camillo L. Angeli || 1993 - 2012.

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MessageSujet: Camillo L. Angeli || 1993 - 2012.   Ven 31 Aoû - 14:03



CAMILO L. ANGELI


« Tu es partis beaucoup trop tôt,
Toi qui étais si jeune.
Tu as finis par lâcher prise.
Pas assez de courage, pas assez d'amour ou alors beaucoup trop de chagrin et de peine pour arriver à surmonter tes épreuves.
Nous, tes amis proches, que tu as laissé là... on ne comprend pas ton geste.
On ne le comprendra jamais.
On doit continuer sans toi.
On tiendra notre promesse à seulement trois.
On tiendra pour te montrer que non, ensemble, on peut y arriver.
On tiendra pour toi.

A toi, notre ami... »
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MessageSujet: Re: Camillo L. Angeli || 1993 - 2012.   Dim 2 Sep - 23:20




31 Août 2012. The last call of you.

Ton dernier jour, celui du reste de nos vies.
Tu ne nous a pas dit au revoir. Non. Tu es partis sans même nous dire adieu, sans même nous dire pourquoi, sans même nous montrer que ça n'allait pas. Comme si c'était soudain, irréfléchi, inconscient. Tu as été égoïste, tu as cru que nous ne pourrions pas t'aider, nous, tes amis. Seulement je pensais que nous étions les quatre personnes les plus soudées et les plus proches au monde... Aujourd'hui encore, l'une des seules choses dont j'étais persuadée vient de s'effondrer. Tu nous a abandonné, froidement lâché. Tu as décidé de faire cavalier seul dans une bataille que tu voulais perdre d'avance. Tu as décidé de partir, tu t'ai donné la mort, tu es mort seul, dans une idée sombre, dans un désespoir que je ne comprendrais jamais. Comment expliquer un tel geste? Qui peut nous l'expliquer maintenant que tu n'es plus là?...

Je suis dans ma chambre, face au miroir qui me reflète entièrement. Je ne sais pas comment je réussi à tenir debout, tout en me regardant. En regardant ce visage meurtri, ces yeux devenus noirs, sanglants de douleur et de rage, tout autant que d'incompréhension et de tristesse. Je suis là, je regarde ce corps qui n'en finit plus de souffrir. A peine sortie d'une tempête, je retombe la tête la première dedans. Comme un bateau prit dans le vent, entre les vagues qui le submerge, je ne sais pas si j'arriverai à bon port. Je ne sais pas si j'arriverai à m'en sortir. Je suis seule à bord, pétrifiée de peur à l'idée de mourir ou d'être abandonnée. Je dois me sortir de cette tempête, mais je ne sais plus comment faire. J'ai la sensation que quoi que je fasse, je n'y arriverai pas. Que peu importe la direction où ma tête se tourne, je ne trouverai que le néant. Je n'y arrive plus... et tu n'es plus là.

Ma robe est noire. Cintrée à ma poitrine, plus large par la suite, elle dévoile mes jambes. Je porte des talons, je n'en mets presque jamais. Mes bottines noires sont belles, je les avais acheté il y a peu mais à partir d'aujourd'hui, tout comme cette robe, elles porteront à jamais la trace de ton départ. Ca restera pour toujours, les vêtements que je portais le jour où nous t'avons dit au revoir. Où nous t'avons enterré. Plus jamais nous ne te reverrons, c'est terminé. Hier, j'ai passé ma journée dans la pièce où ton corps repose. Je suis restée là, des heures entières, à observer ta dernière expression, à voir les vêtements qu'ils t'ont choisi. A voir tes cheveux noirs près de ton visage. Tu sembles si calme, alors que étais si tourmenté... pour oser faire ce que tu as fais... A un moment, je me suis levé pour me tenir près de toi. Entre les fleurs, les musiques qui passaient, j'ai déposé ma main sur la peau morte de ton visage. Je t'ai caressé, une dernière fois. Plus jamais je ne verrai ton sourire, ton regard, ton expression maline, ton minois qui était si adorable... Plus jamais tu ne me prendrais contre toi, ne me dirais tout ce que tu pouvais m'avouer, ne me ferait rire.

Et je n'étais pas là. Je n'étais pas là quand tu t'ai donné la mort. Non. Valentin et moi étions partis en Italie, pour une semaine de vacances. Nous étions en train de rire, de nous amuser, de profiter de la vie, alors que toi, tu étais en train de penser à te l'enlever. A la retirer de ton corps. A nous quitter à jamais. C'est Dexter qui nous a appelé. Choqué, ne sachant pas trop comment nous apprendre ça. Et malheureusement, c'est moi qui ai décroché. J'ai tout d'abord, pas voulu réaliser ce que tu étais en train de me dire. Puis... j'ai vite compris que c'était la vérité. Que jamais tu ne pourrais me dire ceci autrement que si ce n'était pas la vérité. Comment annoncer la mort de ton meilleur ami? Comment annoncer la mort de son meilleur ami? Je n'ai pas pu. Je ne le peux toujours pas. Je ne peux pas dire à voix haute qu'il n'est plus là. J'ai tendu le téléphone à Valentin, Dexter a du le dire deux fois, je ne pouvais pas le dire une seule fois.

Il y a un silence sépulcrale dans ma chambre. Plus de bruit, plus de musique, plus de paroles dans le bâtiment. Comme si la musique du monde s'était éteinte, le temps de cette journée. Il est 14 heures, je n'ai pas mangé, je n'ai pas faim. Je ne ressens plus rien, hormis de la tristesse qui ne se meurt jamais. Soudain, on toque à la porte entrouverte de ma chambre. C'est Maeko. De sa voix douce et triste pour moi, elle m'annonce que Valentin et Dexter sont en bas. Je ne pouvais pas me rendre à la cérémonie toute seule. C'était trop me demander. Depuis qu'on a apprit le décès de Cam', nous ne nous sommes presque pas quitté plus de 24 heures. On est toujours ensemble, même le soir, la nuit. On ne s'éloigne plus les uns des autres. Je ne peux pas m'éloigner d'eux. Non, pas en ce moment. J'ai trop besoin d'eux. Je n'ai jamais eu autant besoin d'eux de toute ma vie.

Je baisse la tête, sans rien dire et je me tourne à moi-même. Avançant alors dans le couloir, je descends lentement les marches, on entend mes talons résonner. Ils sont là. Tout les deux. Habillés dans de magnifiques costards sombres, leurs visages sont tristes, fermés. Je ne souris plus. Je m'approche d'eux, je me colle dans les bras de Valentin. Puis je dépose un baiser sur la joue de Dexter.

« On y va? »

Murmurais-je alors tristement.
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MessageSujet: Re: Camillo L. Angeli || 1993 - 2012.   Mar 4 Sep - 0:01

Le jour où Camillo s’était donné la mort, j’avais senti que quelque chose n’allait pas. Je savais, je l’avais présenti et je n’avais rien fait. J’avais pensé que je déraillais, que j’étais un peu parano mais non. Je ne l’avais pas dit mais c’était moi qui avais trouvé Cam’, j’étais allé le voir dans sa chambre et je l’avais trouvé, les veines ouvertes, mort. Je n’avais pas dit à Marissa et Valentin que c’était moi qui l’avait trouvé et que ça m’avait fait un tel choc que j’avais pensé à me suicider moi aussi. Quand j’avais appelé Marissa, je me tenais sur au bord du toit du lycée. Je n’avais rien dit. Je m’étais tus mais je leur avais expliqué –et par deux fois- que Camillo s’était suicidé. J’avoue que je m’étais senti abandonné : Valentin et Marissa étaient partis tous les deux en Italie. La seule personne qui m’avait tenir était Lexi. C’était bête de dire qu’une fille qui me repoussait me faisait rester en vie.

J’étais bien plus silencieux qu’en temps normal. Je n’avais même pas envie de passer du temps avec Marissa et Valentin. En fait, ça devenait presqu’une torture. Mais je me l’infligeais à chaque fois car Marissa avait besoin de moi et que je ne devais pas la laisser tomber. J’avais déjà affronté la mort de ma mère seul. J’aurais voulu affronter la mort de Cam seul mais Marissa ne me laissait pas cette possibilité. Face à la mort, j’avais besoin d’être seul. Mais avec Marissa et Valentin, bien qu’ils soient mes meilleurs-amis, je me sentais seul en ce moment. J’étais moins démonstratif qu’eux et ça créait une barrière entre nous. Malgré tous les drôles de sentiments que j’éprouvais aujourd’hui, je restais avec Marissa et Valentin et je ne disais rien. En y repensant bien, on rejouait les Trois Mousquetaires à l’envers : on avait commencé à 4 et on finissait à 3. Notre D’Artagnan nous avait quitté. Plus que jamais je me faisais penser à Aramis même si je ne croyais pas en Dieu mais j’étais le plus hypocrite des trois restants (Comme Aramis)… Je n’hésitais pas entre les mousquetaires et la religion mais entre mes amis et Lexi, la fille dont j’étais fou amoureux et qui était la seule que j’avais envie de voir en ce moment.

J’avais revêtu un costume que j’avais acheté pour l’occasion. Je le brûlerais certainement plus tard comme j’avais brûlé celui que je portais à l’enterrement de ma mère. J’avais toujours détesté les cravates, j’avais l’impression d’étouffer. A croire que ça devait étouffer le chagrin mais que ça ne faisait qu’amplifier le chagrin et faisait remonter les larmes. Je me composais un visage de rigueur sans montrer ma tristesse. Mon visage s’en trouvait donc fermé. Je me trouvais rapidement en bas du bâtiment de la confrérie de Marissa. Elle alla se coller dans les bras de Valentin puis vint m’embrasser sur la joue. Je me terrais dans mon mutisme mais acquiesçais à la « proposition » de Marissa.

Spoiler:
 
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Camillo L. Angeli || 1993 - 2012.
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