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 Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.

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Dylan S. Jenkins

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeJeu 7 Fév - 3:27

Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.





Edward & Kaylee

C’est bien parce que c’est lui que je ne me suis pas réellement énervée, n’importe quel autre de mes ami m’aurais fait ça, Jeff par exemple, je lui aurais sans doute fait péter une gifle en pleine tronche pour finir par lui tirer la gueule pendant quelques jours. Je ne peux pas bouder mes vrais amis bien longtemps, comme je ne peux pas faire semblant de ne pas être touchée par ce qu’ils me disent, sérieusement ou non. Je sais ce que provoque la perte d’un être cher, et je sais aussi que je ne veux pas montre mes sentiments au grand jour, surtout quand il s’agit d’être triste ou de déprimer. Je crois que je suis un peu trop fière pour ça. Mais encore une fois, aujourd’hui c’est diffèrent, je viens de le retrouver, je ne veux pas le perdre pour une bêtise d’égo un peu trop gros. Je vais prendre sur moi, peut-être me venger plus tard, et ranger tout ça dans un coin de ma tête. Dans quelques mois on en rigolera, j’en suis sure.

Et en plus je me suis faite mal aux phalanges. Oui, parce que quand je boude, tout ce qui m’arrive est de la faute de quelqu’un d’autre, et non de la mienne. J’ai toujours les sourcils froncés, dans le genre petite fille qui n’est pas contente du tout. Je tente de l’étouffer pendant deux petites secondes avant de reprendre ma place initiale. Je passe une main sur mon visage et secours la tête de gauche à droite. Il me les aura vraiment toutes faite je vous jure. Oui, il sait qu’il m’énerve, et d’ailleurs c’est loin d’être la première fois. Je n’ai pas assez de doigts pour compter les fois où lui et Nathan m’ont fait des petites crasses, où ils m’ont menti, où ils m’ont poussé à bout jusqu’à ce que je tape une crise de nerfs maison. Jamais rien de bien méchant, mais je craque assez vite. Mais ces deux petits cons, je les aime, comme il n’est pas permis d’aimer des êtres humains.

Il me fait un sourire parfait pour une pub de dentifrice blanchissant et me demande plus ou quoi que c’est bien parce qu’il m’énerve que justement, je l’aime. Cette fois je ne peux pas m’empêcher de pouffer de rire et d’accepter son câlin. Pendant qu’il est tout contre moi je lui susurre un petit « Je crois que oui… Mais n’en profite pas ! » comme si cette mise en garde fonctionnerais réellement. Naïve que je suis. Voilà comment tasser les choses en douceur, un petit câlin, et c’est reparti ! Et puis ça fait chaud au cœur aussi, trop d’émotions pour ce soir. Depuis le début de la soirée j’ai l’impression que mon cœur est constamment en ascenseur émotionnel. On peut calmer un peu les choses avant que je ne fasse un infarctus ?

Mon ami me propose ensuite un bain de minuit, de virer tout le monde et de profiter de la piscine. En voilà une idée qui m’emballe ! Malgré l’heure il fait encore chaud, et avec tout cet alcool c’est encore pire. Cela ne pourra que nous faire du bien. Je n’ai pas de maillot de bain, mais franchement, est-ce bien important ? Ce serait loin d’être la première fois que je me baigne en sous-vêtement ou même toute habillée. Je lui souris à mon tour, très contente de sa proposition. « Tu sais te rattraper toi tu sais ? Je te laisse dégager tous ces faux-culs, je crois que je me suis assez donnée en spectacle pour ce soir. » Et je ne veux pas passer pour une psychopathe non plus. Quoi que… Honnêtement ce serais drôle, mais je n’oublie pas pourquoi est faite cette soirée, je suis trop respectueuse pour ça. Je lui fais un rapide bisou sur la joue, et attrape nos affaires éparpillées partout dans la cabane, sans oublier le fond de la bouteille, bien sûr !

Nous sortons l’un après l’autre de la cabane, mais le chemin broussailleux pour rejoindre son jardin se trouve bien plus difficile à emprunter une fois que nous sommes debout, l’alcool me rappelle bien qu’il est toujours présent et qu’il ne veut pas partir tout de suite. Je me retiens à mon ami plusieurs fois pour ne pas m’écraser contre le sol et nous sortons enfin de derrière la palissade, comme par magie ! Je lui donne une caresse rapide sur le bras. « Va y, je reste ici, j’ai pas envie de les voir. » Même si d’où je suis, je les remarque très bien, moi qui les pensais partis… Pendant qu’Edward s’en va à leur rencontre et à celle des autres, je m’installe sur un transat et sort une cigarette de mon paquet, sans quitter des yeux mes parents. Je l’allume et tire une longue bouffée dessus en leur faisant un petit signe d’au revoir de la main, sourire mesquin aux lèvres. Provocation ? Jamais. Connait pas.






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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeSam 26 Jan - 16:28

Kaylee and Edward




J’essaye de rigoler de tout ça mais je ne peux pas. Ce que je viens de faire était injuste. Je n’aurais pas dû faire peur à Kaylee. Pas de cette manière en tout cas… Nous venons à peine de nous retrouver et me voilà déjà en train de lui balancer une bombe en pleins figure. Il faudra un jour qu’elle fasse face à la vérité. Mais pas aujourd’hui, pas ce soir. Elle n’y ait pas préparé. Moi non plus d’ailleurs… On n’annonce pas ça comme ça entre deux gorgées de vodka et une crise de fou rire. Ça doit se passer différemment. Dans un contexte plus cadré, plus normal… Quoi que… Je ne me vois pas l’emmener avec Nathan au restaurant, attendre le dessert pour leur dire le fameux « Il faut que l’on parle. ». L’air grave, le sérieux, le solennel… Tout ça ne me correspond pas du tout ! Je serais mal à l’aise durant tout le diner, j’appréhenderai le moment crucial et ils se douteraient de quelque chose. Et puis après ? Je ne veux pas qu’ils me prennent dans les bras en me soufflant que ce n’est pas grave. Je n’ai pas envie de les voir inquiéter, de recevoir des messages de leur part pour me demander chaque jour comment je me sens. Je ne souhaite pas qu’ils essayent de passer plus de temps avec moi « au cas où »… Ce serait simplement insupportable. Voilà pourquoi j’étais si bien à des millions de kilomètres de tous ceux que j’aime. Je ne risquais pas de voir cette lueur dans leurs regards.

Je regarde discrètement Kaylee. Elle a été chamboulée par la nouvelle et met un certain temps avant de réagir. Comme si elle n’y croyait pas. Mon ventre se tord à la vue de ce spectacle. J’ai envie de me frapper. Comment ai-je pu être assez débile pour faire ça comme ça ? Je suis vraiment trop con… Parfois je me dis que je n’ai finalement pas autant muri que je ne le pense. Car un homme n’aurait pas traité Kaylee de cette manière. Il lui aurait fait passer le hoquet d’une façon bien plus traditionnel. Ça n’aurait pas marché mais on aurait fait le tour de tous les trucs de grands-mères. On aurait continué de discuter et finalement on se serait rendu compte que son hoquet avait disparu naturellement. Tout aurait été bien plus simple… Mais l’alcool m’a chamboulé le cerveau. Il a mis mes pensées en vrac et à sortie de son chapeau la moins bonne de toutes. Bravo ! Vraiment bravo !
J’avale ma salive quand mon amie d’enfance me répond. Elle boude. C’est la moindre des choses dans le fond. Elle aurait eu un sang plus chaud, elle m’aurait sans doute donné une bonne gifle. Elle serait peut-être même partie en claquant la porte. Je me serais mis à genoux… J’aurais accepté la moindre des punitions pour me faire pardonner de ce mauvais tour. Mais tout ça se passerait dans un contexte ou non n’avons jamais vécu des week-ends à s’amuser ensemble. On s’appelait pour savoir si on était libre. On passait d’un jardin à l’autre. On courrait dans les rues. On allait à la plage. On s’éclatait à l’époque. On se connaissait sur le bout des doigts. Elle sait que je peux être complètement stupide parfois. Comme je sais qu’en ce moment-même elle m’en veut mais elle s’en veut également. Parce que j’ai réussi à l’influencer, je suis parvenu à lui faire croire dur comme fer à quelque chose, elle n’a pas vu le coup venir, elle n’a pas su lire dans mon jeu.

Kaylee fait tout de même venir son poing contre moi. Il s’écrase contre mon torse sans vraiment me faire souffrir. Mais tout est dans la portée symbolique du geste, non ? Je l’observe en souriant. « Rah ! Tu m’énerves tu le sais ça ? » Oui je le sais. Ça fait partie du contrat. Les garçons contre les filles. Nathan qui se venge des coups bas de sa petite sœur et moi qui lui vient en aide selon le code de la solidarité masculine. Elle n’avait qu’à pas s’enfermer dans la salle de bain ce matin ! « C’est pour ça que tu m’aimes, non ? » Je lui offre un immense sourire exagéré et m’approche d’elle pour la serrer dans mes bras. Je ferme les yeux et profite de l’instant. Ça fait du bien de la retrouve. Elle et tous ceux qui comptent à mes yeux. Je n’ai jamais eu beaucoup d’attaches. Parce que c’est trop dur… Parce qu’il faut être présent et que ça entraîne des responsabilités. Quand on commence à aimer quelqu’un, on le protège, on veut qu’il ne lui arrive que du bien. Et c’est beaucoup trop me demander… J’ai réussi à me convaincre que je ne suis pas capable de faire tout ça. Alors, je ne m’accroche à personne, je pars tous les deux mois pour une nouvelle destination. Mais aujourd’hui je suis là. Je dois rester à Miami. Je n’ai plus ma mère. Je n’ai plus que cette maison et Nathan et Kaylee. Mes deux trésors du passé avec qui je compte bien rattraper le temps perdu. Je vais essayer de… Je vais essayer d’être présent. Je ne fuirais pas. J’affronterai mes plus grandes craintes.

« Ça te dit un petit bain de minuit ? Je vire tout le monde de chez moi et… On profite un peu de la piscine !» Je me recule et lui sourit. C’est la première idée qui me passe par la tête. Je me suis souvenu de nos après-midi passés au bord de l’eau. Et puis, on trouvera d’autres bouteilles d’alcool et de la nourriture. Le seul problème sera les personnes déjà présentes… Je pense qu’à l’heure qu’il est, la plupart des invités sont retournés chez eux. Ils parlent de cette soirée, font un compte rendu, critique et synthétise les informations croustillantes qu’ils ont réussi à soutirer.
La personne la plus difficile à déloger sera mon oncle. Je crois qu’il compte rester à la villa encore un ou deux jours, peut-être même une semaine. Le temps de signer les papiers pour devenir mon responsable légal et faire des trucs à propos de l’école dans laquelle je suis récemment inscrit.





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Dylan S. Jenkins

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeDim 20 Jan - 23:53

Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.





Edward & Kaylee

Je suis assise là, tout près de lui, le serrant toujours autant que je peux encore le faire. Ses dernières phrases tournent, tournent dans tous les sens dans ma tête, c’est une véritable torture. Je ne sais pas si j’aurais préférée ne rien savoir du tout au final… Au moins il me prévient… il me met en garde, il me prépare au pire. Mais je ne peux pas, je ne veux pas y croire. Edward est réellement l’un de mes meilleurs amis, le plus vieux de tous mes amis même. Dans le sens où l’on se connaît depuis tellement d’années… J’ai envie d’éclater en sanglots, j’ai envie d’hurler ma colère, de me défouler contre quelque chose, n’importe quoi, mais tout reste bloqué en moi. J’ai comme une boule au ventre… Ce n’est vraiment pas juste. Vraiment pas.

Pourtant des larmes s’échappent tout de même. Je ferme mes yeux fort, très fort, je veux arrêter tout ça, je veux arrêter le temps, je veux arrêter de penser, je veux beaucoup de choses… Ce sont beaucoup de coups durs en si peu de temps. Le décès de mon ancienne voisine, la rencontre houleuse avec mes parents et maintenant ça. On me dit forte, mais pas à ce point. Mes doigts se resserre toujours un peu plus au bras de mon ami, comme si je ne lâcherais jamais, comme si, tant que je pouvais le tenir je repoussais ce qu’il venait de m’annoncer. C’est sa main qui me fit ré ouvrir les yeux. Un simple geste, mais rempli de tendresse et de tout l’amour que l’on peut porter à un ami. Je ne bouge pourtant pas, parce que son baiser sur ma joue me soulage un peu, sans forcément enlever le pic qu’on vient de me planter dans le cœur.

Son silence m’inquiète d’autant plus. Le silence est toujours la pire des choses, celle qui nous confirme la plupart de nos questions. Et comme si mes prières avaient été entendues, ou qu’il avait lu dans mon esprit, sa voix se fait entendre dans la petite cabane branlante. Je ne relève pas les yeux, j’ai peur d’écouter, j’ai peur t’entendre, mon ventre se tord… Attendez, qu’est-ce qu’il vient de me dire là ? Ma tête se relève un peu trop vite, et je suis obligé de cligner un moment des yeux pour comprendre. Ma bouche s’entre ouvre s’en laisser aucun son en sortir. Pourquoi me parle-t-il de mon hoquet tout à coup ? « Qu… » J’avale difficilement et j’ai peur de comprendre tout à coup. « Tu peux me frapper maintenant… C’est la seule solution que j’ai trouvé…» dit-il en écartant les bras. Mes mains retombent mollement sur mes genoux.

C’était une blague… Un moyen banal de me faire peur pour évacuer mon hoquet. Mes yeux sont rond comme des billes, je regarde partout autour de moi, je passe ma main dans mes cheveux emmêlés, comme si je venais d’un seul coup me réveiller d’un affreux cauchemar. Je remarque ce petit sourire discret sur son visage, je n’y crois pas ! Je me suis fait avoir comme une débutante ! A peine ses mots prononcés que mes larmes avaient coulé, que mon cœur s’était ralenti, que l’on en m’arrachait un morceau… et tout ça n’était qu’une blague. Je vais le tuer, de mes propres mains. Enfin non… mais vous voyez bien ce que je veux dire. « C’étai… hum. » Ma voix est un peu rocailleuse à cause des larmes, de l’alcool et de tout le reste. Je m'éclaircie la gorge et reprend mes esprits un court instant.

« C’était genre… une blague ? HAHAHA mais c’est super drôle ça, je suis morte de rire… ! »

Je croise mes bras sur ma poitrine le visage fermé. Je ne fais pas la gueule pour ce qu’il vient de me faire, enfin si… peut-être un tout petit peu. Mais surtout parce que je suis mauvaise perdante, et que je viens de me faire avoir en beauté. Je le regarde de la tête aux pieds, tout de même intérieurement soulagé d’un énorme poids, n’oublions pas que le principal est qu’il ne va certainement pas mourir, du moins pas tout de suite. Moi qui étais à deux doigts de lui refaire de dialogue de Leo à Kate dans Titanic… c’est loupé. Je reste un court instant comme ça, il s’attend à ce que je le frappe, et ma vengeance ne sera pas pleinement satisfaite. Mais tant pis, il faut que je calme mes nerfs mis à rude épreuve, et puis… je ne compte pas lui faire mal… C’est mon ami d’enfance tout de même.

Laissant seulement un de mes bras contre ma poitrine, l’autre, le poing fermé, viens s’abattre un peu (trop ?) vite contre son pectoraux. Aïe ! Mais c’est qu’il est musclé maintenant ! Je sers les dents pour ne pas montrer que c’est moi qui me suis faite mal et secoue un peu ma main dans l’air. Je lui lance un regard noir avant de me jeter sur lui pour tenter de l’étouffer avec un câlin.

« Rah ! Tu m’énerve tu le sais ça ?! »







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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeJeu 3 Jan - 17:56

Kaylee and Edward



Je suis trop con. Pourquoi ai-je fait ça ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui m’est passé par la tête ? Je trop con. Vraiment trop con. Je suis envahi par un état second. Un mélange de sentiments différents et un peu trop complexe. Je ne réfléchis plus. Je suis mélanger entre de la honte, du stress et du dégoût. Honte d’avoir balancé ça comme ça. Il y a bien d’autres moyens pour faire peur à quelqu’un qui a le hoquet. Je stresse de voir la réaction de Kaylee. Et si elle s’en foutait ? Et si elle me baffait ? Et si ? Et si ? Des tas de questions se presse dans ma tête. Sans m’en rendre compte mes yeux clignent plus régulièrement. Je ne contrôle pas ce geste et je ne m’en rends même pas compte. Pourquoi suis-je dégoûté ? Parce qu’il y a tous les malades… Tous ceux atteints de maladie, jamais ils n’auraient balancé ça comme ça. Quand on est malade on ne lance pas cela comme ça. On ne fait pas plus de mal à ceux que l’on aime avec une si mauvaise nouvelle.
L’alcool m’a empêché de penser. Ma tête tourne et je n’arrive plus à réfléchir. J’ai mal. Je suis con. Mon esprit bafouille. Ma tête se perd, s’embrume. Je n’ose pas quitter le sol. Je suis planté dedans. J’attends la réaction de Kaylee. Mes doigts se tordent entre eux. Mon estomac se tord. Je suis con… Je suis trop con… Un petit rire. Je me détends. Ça se passe un peu mieux… Puis… Tout tourne au cauchemar. D’un coup, mon ancienne voisine vient se planter devant moi. Je sens le stress sur son visage. Ses nerfs ont l’air tendu. Je n’arrive pas à la regarder droit dans les yeux. Je fais quoi maintenant. J’ouvre la bouche. Je bégaie. Je veux lui dire que c’est une blague. Tout ça… Ce n’est que pour son hoquet. Juste ça… Je lui fais peur pour qu’elle arrête d’avoir la respiration coupée. « Comment ça t’es malade ? C’est nouveau ça ? Tu nous l’as jamais dit ! Personne ne va mourir tu m’entends ? Et surtout pas toi. T’as pas le droit de nous laisser, on vient de se retrouver putain… » Ses mains se sont accrochées aux miennes. Je suis un abruti fini ! J’aurais pu dire n’importe quoi… Mais ce n’est vraiment pas la bonne chose ! Je relève ma tête. Je tente un sourire. J’essaye de la faire rire. C’est trop tard. Elle a les larmes qui envahissent ses beaux yeux. Ils rougissent. « T’as pas le droit de partir loin de moi encore nounours. » Ma main passe sur sa joue. Je me rapproche doucement et vient déposer une baiser sur sa joue humidifiée. Mes lèvres se collent à sa peau tout en douceur et ce pendant un moment plus long que pour un simple petit bisou. Je me recule légèrement et l’observe. « Tu n’as plus le hoquet ma belle… Il est parti…» Elle ne va rien comprendre. Je préfère qu’on ne parle pas de ce sujet. C’est mieux ainsi. Je ne veux pas que l’on insiste sur un sujet si sombre. « Tu peux me frapper maintenant… C’est la seule solution que j’ai trouvé…» Je mérite une bonne baffe. Une énorme même ! J’écarte les bras et m’écrase sur le sofa. « Vas y ! Fais-moi mal, Kiki ! » Un tout petit sourire se glisse sur mon visage. Dire qu’elle réagisse ainsi face à cette nouvelle… Comment ça se passera si je lui dis la vérité ? Si je lui avoue tout ? Si je lui dis pourquoi je suis parti, pourquoi je risque de la faire, pourquoi je me suis disputé avec ma mère, pourquoi mon père est parti… Tous ces petits détails qui ont gâché ma vie. Je ne sais pas comment Kaylee réagira. Je n’ai pas envie de la perdre suite à cette nouvelle, tout comme j’ai pu perdre ma mère. Ce serait tellement dur… Et ce serait sans doute pire si elle commençait à me regarder différemment.




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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeVen 28 Déc - 6:58

Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.





Edward & Kaylee

Tous les deux visiblement rassurés que ce ne soit qu’n vilain hoquet qui se soit déclenché dans ma gorge, nous pouvons presque reprendre le cours de la soirée comme il se doit. Simplement le fou rire, partant à moitié dans les aiguë par moment, de mon ami, me fait froncer les sourcils et tirer ma lèvre inferieur en avant, comme une enfant qui boude. Je lâche un petit et à peine audible « Meuh c’pas –hips- drôle. » En fait, ça l’est. Les rôles auraient été inversé que ce serais moi qui serait sans doute en train de me rouler par terre. Avant de monter sur la table pour faire mon grand discours, je lui tire la langue en fronçant le nez. Parfois j’aimerais être dans sa tête pour pourvoir admiré son imagination sans doute débordante.

Et puis viens mon discours profond mais laborieux. Je ne sais même pas comment j’ai fait pour ne pas abandonner littéralement. Je n’ai pas attrapée les perches que mon ami me lançait le moins discrètement possible, en pouffant de rire à chaque hoquet qui sortait de ma bouche. J’aurais pu descendre tout à coup de la table, me jeter sur lui, et le torturer de chatouilles pour me venger de m’avoir interrompue. Mais mes idées ne sont pas dans le même espace-temps que mes agissements. Pourtant cela aurais été drôle… Je doute fort que j’aurais réussie à tenir bien longtemps accroché à lui par contre… Un simple geste du bras aurais réussi à me faire valser de l’autre côté de la pièce. Je l’observe cette fois m’applaudir approximativement –Oui parce que ses deux mains aussi n’ont pas l’air dans le même espace-temps l’une de l’autre- Cette fois c’est à moi de me moquer gentiment.

Et puis je me suis rassit. Ce satané hoquet me donnait mal aux côtes. A moins que cela ne soit à force de rire depuis plus d’une heure. Surement un peu des deux. J’installe ma tête dans mes deux mains. Les coudes posés sur mes cuisses. Je dois avoir l’air d’une enfant dans cette position. Il semble chercher une solution à mon problème… qu’il est attentionné ce garçon. Mais s’il me sort un remède de grand-mère, je crois que je n’aurais plus qu’à sauter de cette table ! Même pas peur d’abord ! Quand il semble avoir enfin trouvé –du moins c’est ce que je crois sur le moment- je sursaute une nouvelle fois. Je ne m’attendais pas à ce qu’il s’exclame aussi fort. A un moment, je vous jure que je vais vraiment tomber à cause de ça. Mais mon ami n’a rien trouvé, il semble relativiser, il me dit que ce n’est rien, que cela va passer si je le regarde danser.

Il recommence à faire son show pour mes beaux yeux. Avec un abus de manière féminine d’ailleurs. Mais même comme cela, cela lui donne une sorte de charme fou. Pour un choc émotionnel… s’en est un. On ne pense juste surement pas au même. Entre le dévorer des yeux, rire et hoqueter en même temps je ne sais plus où donner de la tête. Comme si je devenais hyper active tout d’un coup. Quand tout cet alcool va retomber, je vous jure que cela va faire mal, très mal. « Hips- ca marche –hips- même pas ton truc, c’est nul. Mais merci pour –hips- le spectacle, t’es doué tu sais ? »

Il s’est rassit dans le vieux sofa. Et je tenais personnellement à le féliciter. Je décroise mes jambes et les tends devant moi, c’est comme si j’avais des fourmis au bout des pieds. Tout sourire, je relève la tête, mais Edward lui, a perdu ce sourire si charmeur. J’arque un sourcil pendant qu’il soupire bruyamment. Je me disais bien aussi qu’il semblait trop heureux tout à coup. Je me doute que cela doit être à cause de ce soir, la réunion pour la veillée de sa mère. Il faut que je réagisse, que j’aille le réconforter. C’est ce que les vrais amis font. J’attrape mon téléphone pour mettre la musique en payse et avec agilité je descends de la table, et hésite un instant avant de la rejoindre.

L’instant de trop. Edward brise le silence qui venait de s’installer en m’annonçant la pire des choses. Atteint d’une maladie grave, il sait qu’il va mourir dans quelques petites années. Au départ je relâche mes muscles tendus pour pouffer de rire. J’étais sur le point de lui dire d’arrêter ses conneries, mais mes yeux se sont posé sur son visage fermé, et quelque chose se resserra dans mon estomac, mon sourire disparu automatiquement. Je restais planté là pendant plusieurs petites minutes. J’étais littéralement tétanisé, terrorisé d’apprendre cette nouvelle des plus atroces. Puis vint la colère. Je m’accroupis juste devant lui et lui prend les mains.

« Comment ça t’es malade ? C’est nouveau ça ? Tu nous l’as jamais dit ! Personne ne va mourir tu m’entends ? Et surtout pas toi. T’as pas le droit de nous laisser, on vient de se retrouver putain… »

Et puis les larmes commencent à monter doucement pour commencer à rouler sur mes joues. Il ne manquait plus que ça tiens. Je les essuyais rapidement de fait en sorte à ce qu’il ne remarque rien, ou qu’il fasse semblant de ne pas avoir vu. L’alcool aide décidément à tout ce soir. Je me relève, et place mes poings sur mes hanches, comme pour trouver une solution. Sauf que mon esprit ne calcul pas immédiatement que c’est un problème sans solution. Du moins pas à ma portée. C’est n’importe quoi. Finalement je prends place à ses côtés et le prend dans mes bras le serrant fort contre moi.

« T’as pas le droit de partir loin de moi encore nounours. »






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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeDim 9 Déc - 12:15

Kaylee and Edward



Je me sens bien. Je me sens bien dans le sens où je suis complètement décontracté. Tout me semble possible. Tout me semble plus léger. Le décès de ma mère, les problèmes avec mon oncle, le retour à Miami… Tout est lointain et flou. Plus rien n’a de sens. Plus rien n’a d’importance. Le moment présent compte. Et même lui n’est pas très net. J’ai l’impression que ma tête pèse plus lourd que d’habitude. Mon corps bouge à l’aide de mouvement que je ne contrôle pas vraiment. Mes yeux se plissent et je saute au rythme d’une musique imaginaire. Mon esprit la créer si bien que j’ai l’impression qu’elle est réelle. Il me faut un certain temps pour comprendre que c’est le portable de Kaylee qui recrache la mélodie et non mon imaginaire. Je crois que j’aurais vraiment dû manger ce soir… Ou bien ne pas boire. Mais c’est trop tard maintenant. Je ne peux plus faire demi-tour. Et j’adore cette sensation ! Je saute dans tous les sens avec mon ami. D’un pied à l’autre, je vais dans l’air. Mon estomac se retourne un peu plus à chaque saut mais je m’en fous. Mes mains s’accrochent aux épaules de mon amie d’enfance et je la bouge au même rythme que moi. Rapidement, elle me demande d’arrêter. Sa main devant sa bouche veut tout dire. Je m’éloigne un peu mais n’arrête pas de bouger. J’ai chaud et en plus je commence à transpirer. Je bouge dans tous les sens en attendant le pire. Qu’elle vomisse. Mais rien ne se passe. Au contraire, elle se redresse un peu pour me dire que tout va bien. Son hoquet vient déclencher chez moi un fou rire. On dirait un de ces vieux pochetrons des bars miteux. Il vient vous parler en titubant et un hoquet vient couper chacune de ses phrases. Son haleine vous fait presque tourner de l’œil et vous ne pouvez pas vous débarrasser de lui. Kaylee Standford la bourré du dimanche midi à Trouduculdumonde ! Je la vois tellement dans le rôle. À moitié allongée sur le bar, relevant la tête et pointant du doigt les nouveaux arrivants. Je n’arrive pas à m’arrêter de rire à cause de cette vision. Plus j’essaye de l’oublier, plus elle s’affine avec des détails plus tordants encore. Son visage avec des yeux voulant se rejoindre. Elle loucherait et une mouche tournerait autour de sa tête, la rendant ainsi complètement folle.

Quand je me calme, Kaylee est allée sur la table. Quoi ? Elle veut se suicider ? La chute serait terrible. Elle ne s’en sortira pas vivante. Il faut appeler les secours ! Vite ! Et moi, il faut que je me calme…
Elle brandit la bouteille telle une guerrière brandissant son épée avant une grande bataille. « Moi –hips- Kiki déclare cette –hips- soirée être LA soirée ! Nous sommes jeunes et –hips- beaux! Profitons de notre –hips- jeunesse et de cette insouciance pour –hips- faire ce dont nous avons toujours –hips- eu envie ! Pour ne jamais ressembler à –hips- tous ces cons dehors ! –hips-» À chacun de ses hoquets, un petit rire étouffé sort de ma bouche. À part ça, je n’ai pas trop suivi ce qu’elle a dit… Mais ça devait être très beau ! Mes mains viennent à la rencontre l’une de l’autre pour applaudir la grande Kiki ! À un moment, je ne sais pourquoi mais elles ne se rencontrèrent pas. Je frappais dans le vide… Tant pis ! La blondinette descend et m’annonce qu’il lui faut un choc émotionnel. J’essaye de réfléchir à ce que je pourrais lui faire. L’air de rien, c’est compliqué de réfléchir à ses choses-là. De réfléchir tout court aussi… Mais bon… Ce n’est pas de ma faute, hein ! Je ne suis pas dans mon état normal. Une chose est sûre, pour que le choc fonctionne, il ne faut pas qu’elle s’y attende. Donc, je ne dois pas lui faire peur tout de suite. Pas encore… L’air de rien, je lance : « Mais noooooon ! Ça va passer ! S’tu danses ! Qu’t’penses à autre chose ! R’gardes moi danser ! Ça va t’choquer émotiotionnellement ! » Et ainsi, je me lance dans une imitation de filles en train de danser. Mon poignet se plie, mes hanches bougent de droite à gauche. J’essaye ensuite de faire comme si j’avais un oulaoup. Finalement, je fais plus des carrés que des cercles mais passons. Je passe les mains sur mon corps d’une façon qui se veut sensuelle puis me retourne pour me lancer dans un body check. Je rigole et me laisse tomber sur le canapé. Je me calme soudainement et soupire. Ma joie de vivre s’évapore d’un seul coup. Aussi vte qu’elle n’est apparue. Mes vieux démons reviennent me hanter et je lance : « J’suis atteint d’maladie grave Kaylee… J.. J’vais mourir avant mes 25 ans…» Mon sourire a disparu. Mes yeux fixent alors le sol. C’est assez puissant comme choc émotionnel ?




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Dylan S. Jenkins

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMer 28 Nov - 16:17

Comme si rien ne s’était passé, comme si nous ne nous étions jamais perdu de vue, comme si cette amitié était destiné à l’être éternellement, comme si nous étions intouchables, comme des jeune adultes complètement immature que nous sommes. Des jeune adultes qui se permettent de faire et de dire des choses qu’ils n’avaient pas osé étant plus jeunes, ensemble. Parce qu’à l’époque nous n’étions sans doute pas si… expérimentés ? Parce que nous pensions aussi certainement à tout autre chose. Du moins pour ma part, parce que dans mon esprit tout était plus ou moins clair. Je n’y ai franchement jamais vraiment réfléchi… A tout ça. Quoi que ? Non, arrêtez, je n’en sais rien, et l’alcool m’empêche de réfléchir correctement !

Par contre, il ne m’empêche pas de dire des conneries, bien au contraire ! Un jour, ou même demain, avec l’esprit plus clair, il faudra m’expliquer pourquoi j’ai dit ça. Parce que franchement… ça craint un peu quand même, et cela ne me ressemble pas vraiment… enfin du moins pas avec mes amis. Ça ne va pas non ? Pour qui me prenez-vous ? Au départ je pensais que cela aurais pu passer inaperçu mais pensez-vous… Rien qu’à la tête de mon ami, j’en conclus que lui non plus n’a pas du tout comprendre. En plus je me mets à rigoler comme une baleine sans qu’on s’y attende. C’est franchement déroutant pour les autres, et j’en suis désolée. Par contre, quelque chose me dit que je ne suis pas la seule dans cette pièce à subir les effets de ce breuvage immonde, parce qu’Edward danse toujours alors qu’il n’y a ni musique, ni paroles.

Enfin voilà… je crois que les choses se sont tassées d’elle-même, enfin j’espère, je ne voudrais pas qu’il y ait un quelconque malentendu vous voyez… Même le coup de l’hypnose fonctionne ! Quand il se met presque à crier pour trouver la bouteille, je sursaute légèrement, et regarde ma main avec un air abrutie. Aurais-je des pouvoirs de persuasions ? Parce que là… C’est comme si, juste avec ce mouvement j’avais effacée les cinq dernières minutes. C’est ça ! Je suis trop forte ! Imaginez un peu toute les possibilités avec ce genre de pouvoir. Fini les mauvaises notes, fini les renvois de cours, je pourrais même ordonner aux autres de faire des choses pour moi. Ou pas. Range tes ailes ma belle, tu risques de tomber de haut.

« Qu’est-ce que tu… »
Dis-je en regardant mon amis brasser dans le vide. « ATTENTION UN REQUIN ! »

Quoi ? Passons. Il pose ensuite la bouteille en équilibre sur une commode branlante, je me précipite pour la remettre comme il faut pour qu’elle ne se fracasse pas contre le bois, Même s’il n’en reste pas beaucoup, quelque chose me dit que ce liquide est précieux. Je pose mes fesses contre une table, la reculant de bien un bon mètre, heureusement, cette fois je ne suis pas tombée, je me redresse comme si de rien n’était tandis que mon ami, lui ai en pleine transe. Ses mots vont trop vite pour mon esprit, il mélange tout et je suis obligée de plisser les yeux et de me concentrer au maximum pour tenter de tout comprendre. Il à chaud, il veut de la musique, il veut que je danse. Oula doucement garçon, doucement. Attendez… Il m’a bien appelé Kiki là ? Cela fait des années que l’on ne m’a pas appelé de cette manière, enfin à part mon frère. Je ne sais pas d’où sors ce surnom d’ailleurs. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles, et j’ai mal aux joues. C’est vrai qu’il fait chaud ici… Je cherche mon téléphone pour lancer avicii – last dance. C’était la première que j’avais trouvée, et commence à sauter partout avec Edward.

« Yaaaay YEAH YEAH YEAH! Ouh… ça tourne là. Doucement, me remue pas comme ça sinon je vais… Hu. Attend. » J’ai mal au ventre tout d’un coup, enfin plutôt au cœur. Je m’arrête de bouger en mettant ma main devant la bouche. Par pitié tout sauf ça. Et puis…« -Hips- Ha non c’est –hips- bon. Raaah Bordel –hips- Ca va –Hips- passer. »

Je déteste ça, clairement. Je crois que c’est encore pire que de rendre tout le fast-food du dîner sur le parquet. Je secoue un peu mon tee-shirt, laissant apparaitre légèrement mon ventre, juste pour me faire un peu d’air. Il nous suffirait juste d’ouvrir la seule fenêtre de la cabane pour s’aérer un peu, mais je crois que nous n’avons jamais réussi à la débloquer. Je monte en équilibre sur la table, après avoir récupéré la bouteille en main, m’aidant en m’accrochant à mon ami, j’ouvre les bras en grand, brandissant la bouteille, prête à faire un discours digne de ce nom.

« Moi –hips- Kiki déclare cette –hips- soirée être LA soirée ! Nous sommes jeunes et –hips- beaux! Profitons de notre –hips- jeunesse et de cette insouciance pour –hips- faire ce dont nous avons toujours –hips- eu envie ! Pour ne jamais ressembler à –hips- tous ces cons dehors ! –hips-»


M’énerve ce hoquet. Je descends de mon estrade pour m’assoir en tailleur dessus. Inspirant fort.

« Me faut un choc –hips- émotionnel là. »

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeDim 25 Nov - 17:51

Kaylee and Edward



Pourquoi me parle-t-elle de cours de danse. Je me suis toujours remué de cette façon, non ? Bon peut-être que j’étais un peu plus coincé… En même temps, passer deux ans à sortir tous les soirs et à bosser dans des bars ou des boîtes, ça m’a appris à suivre le rythme d’une musique. Mais il n’y a pas que cela. L’alcool facilite beaucoup plus les choses. Mes gestes sortent plus naturellement comme s’ils étaient complètement voulus. Mais pourquoi est-ce que j’ose articuler ses paroles ? Bien que j’en fasse une reprise, cette chanson restera une des plus connu pour inciter au sexe. Comment ne pas sortir cette phrase quand on rencontre une française. Ça les a bien fait rire d’ailleurs que ce soit la phrase que je connaisse le mieux… Et pourtant ça ne voulait pas dire que je demandais à tout le monde ! Ce n’est pas l’envie qui m’en manquait… Je suis un mec voyez-vous ! Alors une fille ou une autre, ou les deux… Si une phrase les amène à moi, je prends ! Je ne joue pas les fines bouches… Mais je n’ai pas fait ce road trip uniquement pour le sexe. Oui, je suis devenu un homme. Au sens où j’ai appris à planter la petite graine… A la replanter, à la cultiver, à la semer, à la titiller pour la faire grandir… Bref. Vous avez compris l’idée. Mais merde ! Pourquoi je pense à tout ça ? Pourquoi ce genre d’idées et d’envies remontent à la surface alors que je suis tranquillement posé dans la cabane de mon amie d’enfance. Elle est plus jeune que moi en plus ! Enfin… D’une seule année mais on va compter ça comme un argument valable.

Pour ne rien améliorer, Kaylee commence à se déshabiller. Enfin, elle n’enlève que sa veste mais c’est déjà un début ! Elle la passe autour de ma nuque. Je continue de bouger. Faisant au moins quinze petits centimètres de plus que la jeune fille, je baisse la tête vers le sol. Ou plutôt vers elle. Son visage souriant. Je vais trop bas, tombe sur son décolleté. Je n’arrive pas à m’en détacher du premier regard. Vous savez, ce genre de chose, ça vous attire et vous piège. Comme un pot de miel et une abeille ! On a beau vouloir résister, c’est dans notre nature. On ira y fourrer notre nez. Enfin… Pas littéralement parlant. Bien que je ne dis pas non… Enfin… Non… J’veux dire… Pas avec Kaylee… C’est la petite sœur de Nathan ! Nate quoi ! Merde ! C’est la gamine avec qui je jouais à des trucs stupides ! Je me donne une bonne claque mental et continue à chanter. Oui, parce que je l’aime bien quand même cette chanson ! Et ma reprise est tellement merveilleuse ! Au moins, je ne dis pas « coucher » mais « danser » ça m’évite toute situation embarrassante. Quoi que… À la suite de ma phrase, Kaylee m’annonce que le choix est difficile. Pardon ? Ma tête tombe sur le côté dans un geste de parfait abruti. Vous savez, vous penchez la tête en espérant que ça change quelque chose. Comme si secouer son cerveau fera ressortir la solution. Comme un magicien qui fait tourner sa baguette dans un chapeau pour en faire ressortir un lapin. Sauf que dans ce cas-là, il ne secoue pas le chapeau justement… Et puis, c’est un lapin qui en sort pas une idée… Enfin… Bref ! Je ne comprends pas tout à ce qu’il se passe. Et pour en rajouter une couche, mon amie me fait un clin d’œil. C’est censé vouloir dire quoi tout ça ?

Mais immédiatement, la situation bascule. Je ne comprends toujours rien mais je remarque au moins le changement. Les yeux de Kaylee s’arrondissent progressivement jusqu’à devenir deux billes pointées sur moi. Puis le scénario change à nouveau lorsqu’elle explose de rire. Elle passe du choc à la joie ? Ou bien tout cela est le même sentiment ? Bizarrement, mon bassin continue de bouger en rythme avec une mélodie inaudible. Ma cervelle, quant à elle, tourne à plein régime. Elle essaye de faire des liens là où il n’y en a pas et réfléchir me demande définitivement plus que ce dont je suis capable. « Ouais nan, fais pas gaffe. » Ok… Ça me perturbe énormément tout ça. Je suis passé à côté d’un truc et ça m’agace plus qu’autre chose. Mais rapidement mes yeux sont hypnotisés par la main de Kaylee qui me demande d’oublier tout ce qu’elle a dit. Ou plutôt m’ordonne… Parce qu’ai-je vraiment le choix ? Bonne question ! Et je n’ai pas envie d’y répondre pour l’instant. Où est la bouteille ? « Où est la bouteille ? Ça m’a donné soif tout ça ! » Un vrai alcoolique. J’assume. Et j’ai vraiment soif. En l’occurrence, il n’y a rien à boire dans cette cabane. Rien sauf cette maudite bouteille de vodka qui détruit nos foies. Je pars à sa recherche en faisant un peu de brasse. La natation dans l’air… C’est ma passion. « J’ai chaud ! » Bouteille ! Te voici ! J’ai tellement soif… Mon envie est rapidement stoppée par le goût. Je me tourne vers Kaylee, repose le récipient quelque part. Je ne serais pas capable de vous dire précisément où… « Kayleee ! J’ai chaud ! Il nous faut d’la musique Kiki ! Kiki ! Wooow… Ça faisait longtemps qu’j’t’avais pas appelée comme ça ! Wouhouuuu Kikiiii ! Allez, danse ! »



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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMer 21 Nov - 18:22

Vous connaissez ce moment, celui où l’on voit quelqu’un tomber, et on ne sait pas si l’on doit rire ou s’inquiéter de savoir si la personne s’est faite mal ou non. Et bien malgré les années, Edward réagit toujours de la même manière, il rigole en premier, et il a bien raison, il est habitué à ce genre de trucs que je faisais, et que je fais toujours malgré moi, pour son plus grand bonheur. Par contre, tout cet élan de danse et de bisous m’a légèrement fait tourner la tête. Je me suis levée trop vite, et je me suis secouée trop fort. L’alcool fait de moi une vraie bouteille de coca, attention au bouchon !

Même si ce soir, nous ne sommes pas sensé rire à s’en choper des crampes au ventre, ces retrouvailles sont plus forte apparemment. De toute façon, nous avions la vie devant nous pour nous lamenter sur tout ça, sur mes parents, sur mon éducation… Et lui, l’avais aussi pour regretter, être triste, pour sa mère. Cependant, il ne faut jamais oublier d’attraper le bonheur quand on nous le met sous le nez. Bien entendu, s’il était resté au trente-sixième dessous, je serais resté à ses côtés, je l’aurais câliné, je lui aurais susurré des paroles rassurantes, je sais m’adapter à toutes sortes de situations, mais je dois avouer que je préfère que cela se passe comme cela.

Ce qui me fait soudainement sortir de mes pensées ? Le fait qu’il détache sa chemise, et que du coup, ça m’ai fait arrêter de fixer le mur de derrière sans m’en apercevoir, ou bien ce qu’il vient de me dire… ? Je ne rêve pas, c’est bien une allusion pour me faire comprendre que nous allons être dans la même confrérie ? Mon sourire redouble alors et je tape dans mes mains comme une gamine devant ses cadeaux de noël. C’est juste pas croyable, je sens que je vais passer la meilleure dernière année de ma vie. Et ce clin d’œil, je sais qu’il cache quelque chose, je le connais trop bien. Mon voisin sort alors son téléphone pour mettre de la musique visiblement, pour finalement le laisser de côté.

Je le regarde se lever et commencer à tourner sur lui-même avant de me lancer sa veste sur les genoux. Je la réceptionne, et siffle en sa direction pendant qu’il me fait ce fameux regard de séducteur. Enfin j’ai un peu l’impression d’être un big mac géant, et qu’il ne désire qu’une chose, me dévorer en moins d’une minute. « Viens danser, poupée ! » Mais c’est qu’il le fait bien le strip-teaseur mystérieux en plus ! Mon rire aigue résonne dans la cabane. Je mets ma main devant ma bouche comme si j’avais fait une connerie, mais c’est surtout pour étouffer mon rire, parce que quand je suis alcoolisé il est un peu… spécial et incontrôlable.

« Pendant ces deux ans t’a pris des… des cours de danses ou quoi ? Tu te demerdes vachement mieux qu’avant ! »

J’attrape sa main et commence à me dandiner au rythme de la fameuse chanson du moulin rouge chanté par mon ami et moi-même. « Ya da da !Voulez-vous coucher avec moi ce soir ? » A ce train-là, c’est tout le quartier qui allais nous entendre, et alors ? Techniquement, et à ce que je sache, cette cabane m’appartient encore, alors je fais ce que j’y veux. Je commence à avoir chaud aussi, j’l’enlève ma veste et la passe autour de son cou, tout en tenant les deux bouts, continuant à danser en sautillant presque. Mon esprit flotte, et mes joues me font mal à force de sourire comme une abrutie, mais je m’en fiche, je suis heureuse, je ne pense à rien d’autre qu’au moment présent.« …Lalalalalala! Veux-tu danser avec moi ce soir ? »

« Ouuh, choix difficile ! »

Lui dis-je agrémenté d’un clin d’œil. Non attendez… je n’ai pas dit ça quand même ? Votre honneur je vous jure que les paroles qui viennent de sortir de ma bouche sont complètement sous l’effet de l’alcool ! Au moment où je me suis aperçue de ce que venais de dire mes yeux se sont ouvert en grand. Et j’ai la réaction la plus débile du monde, je me remets à exploser de rire, c’est nerveux, ce n’est rien ça va me passer.

« Ouais nan, fais pas gaffe. » Je passe mes mains devant ses yeux, comme un hypnotiseur. « Je n’ai rieeen diiit, tu n’as rieen entenduuu ! »

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeDim 18 Nov - 12:50

Kaylee and Edward



Mon sourire ne s’effaça pas. Si nous sommes dans le même lycée, ce serait juste une opportunité. Elle pourrait presque me présenter à quelques-uns de ses potes et puis je n’aurais pas à chercher à côté de qui manger les prochains jours. Au moins la scène de mon premier jour ne se reproduirait pas. Pour tout vous dire, j’étais à deux doigts de me battre avec une fille et ça s’est fini en course poursuite dans les couloirs car un surveillant voulait nous emmener chez le principal. Bref, le lycée quoi ! Je ne me souvenais pas de tout ça. Cet univers de rumeurs, de méfiances de critiques à tout va. C’est du chacun pour soi malgré les sourires tendus à tout va. Si j’y suis c’est bien pour faire plaisir à ma mère. Je suis certain que j’aurais pu vivre une vie correcte sans diplôme. Oui, enchaîner les postes de serveurs dans des bars n’offre pas des tas d’opportunités. Mais peut-être que j’aurais fini par acheter un local et monter mon propre commerce… Ok, des connaissances seraient sans doute nécessaire… Mais j’aurais eu tout mon temps. J’aurais appris en accumulant des expériences. Je suis jeune, j’ai la vie devant moi alors pourquoi me forcer à avoir un foutu bout de papier. Il justifiera mes connaissances ? N’importe quoi. La plupart des lycéens qui se font diplômer en fin d’année ne trouve pas d’emploi car il n’y en a pas. Ils se font de grands projets et une fois dans la vie active ils se rendent compte de la merde pas possible dans laquelle ils se trouvent. À Wynwood, ce ne sera sans doute pas le cas pour la plupart d’entre eux parce qu’ils ont des relations… Un réseau social plus qu’étendu leur ouvrant toutes les portes. Mais qu’est-ce qu’ils savent faire franchement ? Manipuler les rudiments écrits d’une seconde langue. Connaître de grandes formules de physique. Dessiner un croquis sur l’organisation des états d’Amérique. À quoi tout cela sert-il dans la vie ? Je vous le demande.

Mais là, je suis en train de dériver. N’oublions pas le principal : Kaylee est dans le même lycée que moi ! Et je pense que son cerveau fait tilt de façon un peu trop violente. Lorsqu’elle se redresse rapidement et perd ainsi l’équilibre. Elle se retrouve alors sol comme une crêpe. Ce qui a le don de me faire rire légèrement. Kaylee a toujours été comme ça. Une grande maladroite un peu folle. Deux mains gauches qui peuvent en un instant devenir de la dynamite. Attention, fermez les yeux, ça pourrait être dangereux ! Ma voisine se relève automatiquement. Ni vue, ni connue n’est-ce pas ? Elle commence à s’agiter dans tous les sens et j’hésite à sortir mon portable pour la filme. Mon rire grave résonne entre les murs de la cabane. J’ai même le droit à un gros bisou. Bon par contre, c’était une mauvaise idée de sauter ainsi sur moi parce que le canapé a relâché une bonne dose de poussière. J’avale une longue rasade d’alcool alors que Kaylee me dit : « Bordel j’suis trop contente là ! On a une bonne raison de plus de faire la fête ce soir ! C’est quand même un truc de dingue… dis-moi, tu as choisi la confrérie à laquelle t’intégrer ?» Comment voulez-vous que je sois sérieux. Évidemment que c’est une super soirée. J’ai l’impression que le monde est à nous. Vous savez, plus jeune j’étais plus proche de Nathan parce qu’on était des garçons. Vous voyez le genre ? On voulait pas forcément d’une fille dans notre groupe. Mais Kaylee… Ce n’est pas une fille. C’est plus que ça. Un petit trésor. Une pépite de bonheur. Un concentré de bonnes choses à l’état pur. Je suis si heureux de me retrouver avec elle. Dommage qu’il n’y ait ni musique, ni bougie, ni bouteilles, ni nourriture. Parce que j’aurais fait de cette nuit, un instant mémorable de notre vie.
Elle récupère la bouteille. Je me sens presque démuni. J’en reveux. Mais elle recommence à parler. Les confréries. Ça s’embrouille dans mon esprit et j’ai dû mal à suivre tous ses mots. Y en a vraiment trop ! C’est fou ce que j’ai chaud soudainement ! Je détache un bouton de ma chemise. « Et ben… Soyons invincibles !…» Je lui fais un clin d’œil. Elle s’est imaginée un tas de truc sur le fait de nous deux Sigma Mu et bien on a plus qu’à les réaliser maintenant. « Je propose que l’on commencer par un peu de musique. Je sors de ma poche mon portable pour chercher un truc à mettre. Quelque chose qui bouge… Je sais pas absolument pas danser mais on avait une chorégraphie débile quand on était gosses. Un truc qui reprenait un peu les pas du Haka et comme je ne connaissais que ça, je le faisais sur toutes les chansons. Ridicule n’est-ce pas ? Et si je le fais ce soir, c’est sans doute l’alcool qui m’y pousse. J’abandonne le fait de trouver une mélodie pour commencer à bouger mon corps. Je lève les bras au ciel tout en tournant. D’un geste digne d’un strip-teaseur professionnel, je balance ma veste de costume sur Kaylee. Je tourne la tête vers l’autre côté de la cabane pour avoir l’opportunité de lui faire mon regard de grand séducteur. Ou de vieux pervers… À voir. Mouvement de nuque en direction de la cible, yeux plissées, visage de profil légèrement caché par l’épaule. « Viens danser, poupée ! » Et la voix qui va avec. Je ne réponds plus de rien !
Je pars attrapé les mains de mon amie pour la faire virevolté dans tous les sens. «Giuchie, Giuchie, ya ya dada ! Giuchie, Giuchie, ya ya here ! Lalalalalallalalalalaya da da !Voulez-vous coucher avec moi ce soir ? Oh yeah » Oui, c’est la première chanson qui me passe par la tête. Je rigole comme un con et commence à bouger mon popotin. Sur le même air je chante « On est, on est Sigma Mu ! On est, on est trop forts ! Lalalalalalalallalallalal ! Veux-tu danser avec moi ce soir ? »
Quoi ? Je tiens très bien l'alcool ! Ça n'a absolument rien à voir !



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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeJeu 15 Nov - 3:46

Mon doigt reste pointé sur le bout de son nez un petit instant. Je reste bloquée dans cette position peut-être une minute entière, qui me paraît n’être que quelques secondes. Jusqu'à ce que je m’aperçoive que de rester le bras levé, comme ça, ben ça tire sur les muscles. Et dieu sais que je ne suis pas sportive pour un sou. Les efforts, tout ça, ce n’est pas mon truc. Me massant l’épaule pour soulager ma crampe je ne détourne pourtant pas mon regard d’Eddie. Je lui ai posé une question, et je croise les doigts pour qu’il me réponde qu’il y est, dans cette école, qui est aussi la mienne. Enfin… combien y a-t ’il de chances pour que ce soit le cas ? Après tout Miami regorge de lycée.

Je reprends la bouteille que j’avais posée entre moi et le dossier du canapé, louchant dans le goulot comme une enfant, tout en reprenant quelques gorgées qui brulent toujours autant mon gosier. Puis Edward repris la parole, je relevais les yeux, la tête toujours nichée sur ses genoux, sur un ton faussement enjoué, il m’annonça ce que je savais déjà, il retournait au lycée. Je comprenais ce ton, je n’ai, certes, pas arrêtée l’école mais l’année passée j’ai eu de nombreuses absences à mon actif. Ce qui m’avait d’ailleurs value mon redoublement. Super génial, moi qui séchait pour esquiver les cours, voilà que je devais me taper une année de plus. Et quand j’avais voulu rattraper le coup auprès du doyen pour lui expliquer que tout était dû à ma blessure, dans des fausses larmes digne de celles de Kate dans Titanic, celui-ci n’a rien trouvé d’autre que de m’envoyer voir un psy. Quel plan foireux.

Je ne dis rien, pour ne pas en rajouter une couche, et j’obéis en lui donnant la bouteille d’eau comme il l’appelle si bien. Oui, nous dirons que c’est de l’eau. Cela vaut mieux pour tout le monde, y compris pour nous. J’ai l’impression que mon esprit flotte, et ça, c’est un des premiers signes du début de la fin. D’ordinaire je tiens assez bien l’alcool, mais goutez celui-là un peu pour voir, on verra qui rira le dernier. Eddie m’expliqua que c’était le désir de sa mère, de le voir diplômé et tout le bordel qui va avec. Alors il était revenu et avais atterri ici. A Wynwood. Je souris sans franchement me rendre compte de ce qu’il vient de me dire. C’est quoi le problème ? Dois-je lui parler de ces filles quasi anorexique ? Des histoires de cœur, de cul, entre profs, entre élèves, des histoires de meurtres, de suicides, et de maladies ? Nin, cela gâcherais toute la surprise. « Tu… T’y es aussi ?». Attendez… Mon cerveau se remet soudain en marche.

Je me redresse. Un peu trop vite pour tout vous dire, et en voulant lui faire face, avec tout mon enthousiasme, je me rétame à plat ventre sur le sol poussiéreux. Au point où on en est j’ai envie de vous dire. Je n’ai pas changée, je suis toujours aussi maladroite. Ignorant ce qui viens de se passer, je me relève aussi vite que l’éclair et effectue une danse… approximative ? Qui consiste à bouger les bras d’un côté, puis de l’autre, de les joindre et de faire un cercle devant soi. Sexy hein ? Je me jette à nouveau sur le canapé et lui colle un gros baiser sur la joue.

« Dieu existe ! » m’exclamais-je tout en tendant les bras vers le plafond. « Bordel j’suis trop contente là ! On a une bonne raison de plus de faire la fête ce soir ! C’est quand même un truc de dingue… dis-moi, tu as choisi la confrérie à laquelle t’intégrer ?»

Je remets mes cheveux en place, et me frotte le visage qui avait mangé la poussière quelques instants avant. Je lui prends doucement la bouteille vide à la moitié, pour en reprendre une gorgée et reprendre mes esprits par la même occasion. Je parierais presque sur les Pi sigma, ou peut-être les Rho Kappa… avec le gabarit qu’il a. Je suis certaine qu’il les fera toute tomber, les filles. Mais attention, comptez sur moi pour surveiller tout ça de loin, la première qui lui fais du mal, je lui ferais bouffer un mur, c’est compris ? Pour la plupart des filles du lycée, un coup de vent suffirait à les faire s’envoler, alors une pichenette sera amplement suffisante. Seulement c’est toujours moins drôle.

« Les Sigma Mu… On pourra dominer le monde, ou du moins Wynwood, et imposer notre loi tous les deux. Mettant à nos pieds tous ces cons. On sera invincible et personne n’y pourra rien. T’imagine ? »

Moi en tout cas oui. J’imagine à haute voix, les yeux pleins d’étoiles, même si je n’en pense certainement pas autant. Et puis… tout ça n’est qu’une simple supposition…

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMar 6 Nov - 22:57

Kaylee and Edward



Mon amie attrape la bouteille pour la coller à ses lèvres. Je l’observe du coin de l’œil et ne peut m’empêcher d’esquisser un sourire moqueur quand elle se met à tousser. Petite joueuse ! Ahlala les filles ! Ça ne tient pas l’alcool, c’est bien connu ! La preuve, elle approuve en le disant elle-même. Bon, il est fort probable que je sois également dans un sacré état si je l’aide à finir la vodka. Sauf que je suis bien trop fier pour l’avouer. Je serais simplement d’une extrême bonne humeur grâce aux retrouvailles et à rien d’autre ! C’est vrai quoi ! Comme la dit Kaylee, tout aurait pu disparaître, j’aurais pu ne jamais revenir, elle aurait très bien pu ne pas se rendre à la cérémonie et la cabane aurait pu se faire démolir. Voilà ce qui, dans quelques minutes, me fera faire des choses insensées et complètement hors de propos. Souvenez-vous ça ! De cette excuse et du fait que je n’ai pas mangé ce soir et que cette vodka rendre aveugle toutes personnes qui tentent de s’en mettre dans les yeux. Ne cherchez pas à savoir pourquoi… Ce n’est que le premier, ou plutôt le troisième, argument que j’ai trouvé pour contredire tous ceux qui oseront dire que je suis bourré. C’est bien clair ?

Kaylee pivote un peu pour étendre ses jambes sur le sofa et poser sa tête sur mes jambes. Me voilà, oreiller. Je suis un homme objet, merde ! Nouvelle raison pour boire un coup, tiens ! Je souris alors qu’elle me dit : « Alors comme ça tu retournes au lycée ? Si tu me dis que tu vas à Wynwood je… je… sais pas quoi mais attention à tes fesses hein ! » Elle pointe son doigt vers moi, juste sous mon nez. Wynwood… Je ne sais pas trop quoi dire. C’est là que je suis inscrit. En fait, ma mère avait prévu de m’y envoyer avant que je décide de tout plaquer. La rumeur disait qu’ils avaient les meilleurs taux de réussites, l’équipement le plus performant, une bonne équipe de football et de très bons professeurs. Selon ma mère, ce lycée était un investissement pour l’avenir. Elle me disait que j’y ferais la connaissance de jeunes issus de milieux aisés et que je pourrais en faire un cercle pour mes emplois futurs. Je pense que c’était un peu trop pour moi. À l’aéroport j’avais ressenti une sorte d’énorme soulagement. Je n’allais pas avoir à me faire des amis dont les parents auraient plu à ma mère. J’allais retrouver une véritable liberté dans mes choix, mes envies, mes relations… Et voilà que je m’y suis finalement inscrit quand je suis revenu à Miami. Peut-être parce que ma mère avait prévu le coup avec un dossier entièrement préparé et aussi parce que je ne voulais pas voir mes anciens professeurs qui m’auraient tous catalogué et questionné. « Ouais je suis de retour au lycée… Wouhouu !» Je finis par lâcher cette phrase avec un faux entrain complètement visible. « Donne-moi un peu d’eau pour me consoler, s’il te plait !» Je pointe la bouteille. Entre deux gorgée, j’enchaine : « En fait, c’était un peu un rêve de ma mère… Me voir diplômer et tout et tout… Quand je suis revenu, j’étais un peu obligé de faire ma dernière année de lycée. J’suis parti en Junior, j’ai passé deux ans sur les routes et m’voilà en Senior… À Wynwood. C’est quoi l’problème avec ce lycée ? » Elle m’a fait une sorte de menace tout à l’heure. « Tu… T’y es aussi ?» Ça semblerait plus clair comme ça. Et si c’est le cas… c’est juste génialissime ! Un immense sourire s’incruste sur mon visage. Dansons pour fêter ça !



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Dylan S. Jenkins

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeLun 5 Nov - 3:20

Je crois que j’ai bien fait de ne pas lui faire la blague trop longtemps. Son visage s’était presque décomposé quand je lui avais annoncé que j’en étais à mon deuxième, j’avais même décelé, peut-être, un regard apeuré. C’est certain, si cela avait était vrai, le pauvre, pour un retour cela lui aurais fait un sacré choc. Et puis, moi-même je ne préfère pas m’imaginer bloquée avec deux marmots en bas âge, quelle horreur. Pas que je déteste les enfants ou quoi, mais je suis encore jeune, la jeunesse c’est fait pour en profiter non ? Et pas devenir adulte trop vite n’est-ce pas ? J’ai encore des choses à vivre, des choses à faire, à découvrir, des sensations, et je veux prendre mon temps.

Mon ami n’a pas vraiment réagi quand je lui ai expliqué la véritable histoire, en revanche j’ai pu voir son sourire pour le coup du parrain. Un sourire qui veux tout dire, pas besoin de mots dans ces cas-là. Alors j’avais préféré me confiner dans ses bras tout en lui faisant part de mon sentiment de l’avoir retrouvé. Après quelques toutes petites minutes Edward m’ordonne de lui donner la bouteille pour digérer toutes ces histoires. Bien entendu je l’écarte pour l’éloigner de lui, non mais ?! Ce n’est pas une façon de parler aux femmes jeune homme ! Mais il me connaît bien et a anticipé mon geste en s’emparant assez rapidement de la dite bouteille.

J’aurais voulu lui dire d’y aller doucement parce que … « Woooh ! ». Trop tard, voilà pourquoi. J’observe la magnifique grimace que mon ami fait, toujours mon bras autour de ses épaules et souris doucement, c’est vrai qu’elle décape cette vodka ! Je réinstalle ma tête tout contre lui, et observe les murs de la cabane, les vieilles affiches déchirés, les photos poussiéreuses, nos rires qui résonnent encore, mes pleurs aussi certainement. Des larmes d’adolescente dont le cœur venait d’être brisé par son premier petit copain, Drake –Paix à son âme- et puis cela m’était passé, tout fini par avoir moins d’importance avec le temps, et des amis. C’est vrai que c’était dommage qu’il n’y ai pas mon frère, les trois mousquetaires réunis, tout comme avant.

« Je t’assure que ce sera sans doute lui le plus dégouté dans l’histoire, d’avoir loupé tout ça ! »

Très certainement même, même si tout laisse à penser qu’il ne se mêle pas des affaires d’autrui, même celle de sa petite sœur, je sais qu’il a toujours son mot à dire. Je l’imagine d’ici débarquer par la petite porte, et nous voir assis là. Sa tête vaudrait sans aucuns doutes tout l’or du monde. Mais cela n’arrivera pas… malheureusement. Cette soirée n’appartient donc qu’à moi et à Edward, sans que personne ne sache que nous sommes ici. Edward fait un petit récapitulatif de début de soirée, je hoche la tête à chaque fois qu’il finit une phrase. Il me dit être au lycée, quelque chose qu’il ne m’a pas mentionné plus tôt.

« Si on prend du recul, du très gros recul, on est pas si mal là. J’veux dire, j’aurais pu être enceinte, tu aurais pu ne jamais revenir, mes parents auraient pu raser la cabane et ce merveilleux canapé… »

Une bouteille sauvage fait son apparition juste sous mon nez. Je le fronce légèrement. Dieu que ce liquide sent fort. Se mettre la tête à l’envers juste avec son odeur… c’est une idée, mais pas très bonne en soi, c’est comme sentir du white spirit. J’avais tenté une fois, je suis tombé dans les pommes justes après. Je l’attrape et la porte quand même à mes lèvres, oubliant à quelque point elle arrachait la gorge j’en pris une longue gorgée, un peu trop grosse, ce qui me fit tousser presque aussitôt.

« Bordel ! J’aurais dû t’écouter. J’vais être saoul en cinq minutes. » Je me tournais sur le sofa pour pouvoir m’allonger, et poser ma tête sur ses genoux. « Alors comme ça tu retournes au lycée ? Si tu me dis que tu vas à Wynwood je… je… sais pas quoi mais attention à tes fesses hein ! »

Dis-je en le pointant du doigt quasiment sur son nez. En vérité s’il me disais cela, je crois que je lui sauterais dans les bras et ferais la danse du soleil, en tapant sur la bouteille pour faire de la musique et en sacrifiant une araignée.

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMer 31 Oct - 15:27

Évidemment, elle prend tout son temps pour me répondre. Elle me laisse me torturer l’esprit à imaginer qu’un gars l’a mise enceinte, qu’il est parti et qu’il refuse d’assumer ce bébé, que Kaylee essaye de faire face seule et s’apprête à boire de l’alcool. Ce n’est pas un truc qu’on interdit aux femmes ayant un fœtus dans le bide ? Non parce qu’elle ouvre vraiment cette bouteille et en prendre même une gorgée ! L’étiquette de la bouteille en verre est déchirée, je ne sais pas depuis combien de temps elle se trouve dans cette cabane mais elle doit être sacrément vieille. Jamais je n’aurais imaginé que Kiki aurait pu oser la goûter en première. Je n’ai même pas le temps de l’empêcher de faire quoi que ce soit. Sa grimace me fait sourire. Il doit décaper ce petit sirop !
Je ne dis rien. Je ne veux pas trop insister. Je ne sais pas trop quoi faire, alors je reste là à attendre qu’elle se décide à dire quelque chose. Et c’est ce qu’elle finit par faire. Mais j’aurais mieux fait d’être ignorant. En caressant son ventre, pas si rebondit que ça, elle m’annonce que c’est le deuxième. Quoi ? Pardon ? Le quoi ? Deuxième ? Comment c’est possible ? En deux ans ? Elle a eu… Non ? Mais… Vous vous foutez de moi ? Oui. Ce n’était qu’une blague qui ne fait à parement rire que ma petite voisine. Elle m'explique que toute l’histoire n’est que pure fiction. Qui s’amuse réellement à faire ça ? C’est suicidaire ! C’est des coups à perdre ses amis car ils vous pensent irresponsables, à vous engueuler avec vos parents, à se retrouver à la rue, à perdre une bourse scolaire… Cette idée me paraît absurde mais je ne fais aucun commentaire. Je suis mal placé pour critiquer quoi que ce soit niveau décision d’ado complètement débile. Je suis parti de chez moi, avec mon compte en banque dans la poche, pour faire le tour du monde en annonçant à chaque fois un faux nom… Je n’ai pas dit que j’étais un futur père de famille mais on n’est pas loin de la folie non plus !

« Et puis, si ça avait été le cas, je te jure que j’aurais remuée ciel et terre, juste pour te retrouver et faire de ce gosse ton filleul. » Cette idée me fait sourire. Je me vois mal parrain à 19 ans. Je suis loin d’être un modèle en plus ! Je lui apprendrais quoi au gosse ? Comment draguer des nanas ? Et si c’est une fille… Comment draguer des nanas. On va aller loin avec ça !
Kaylee vient poser sa tête sur mon épaule et dit tout haut ce que je pense tout bas. Oui. Je suis heureux d’être ici avec elle. Rien que pour ça, je suis heureux d’être revenu. C’est la seule et unique bonne chose pour le moment. « Passe-moi la bouteille femme ! Il va falloir que j’avale toute cette histoire et une bonne gorgée de… cette chose… ne serait pas de refus !» Je sais qu’elle va râler ou s’opposer ou je ne sais quoi, alors j’attrape la bouteille de sa main. Je l’apporte à mes lèvres et bois le liquide. C’est comme s’il brûlait tout ce qu’il touchait. Une grimace s’affiche automatiquement sur mon visage. « Woooh ! » Je ne sais pas à qui on l’avait piquée celle-là mais cette bouteille va rapidement me tourner la tête ! « C’est dommage qu’il n’y ait pas Nate… Je suis sûre qu’il aurait eu quelque chose à dire ! » Petit sourire. Je reprends une gorgée… Juste pour savoir si après plusieurs le goût devient meilleur. Ce n’est pas le cas mais j’aurais essayé. « Donc, récapitulons. Tu n’es pas enceinte, je suis sur la liste pour être parrain, je suis revenu, je n’ai plus de parents, tu t’es engueulée avec les tiens, euh… La cabane existe toujours et… euhm… Et je suis au lycée… Viens bois un coup avec moi pour oublier cette affreuse idée !» Je mets la bouteille sous son nez. « Je suis sûr que rien qu'en sentant cette bouteille, on pourrait se mettre à l’envers !» Je rigole légèrement. C’est fou ce que je suis détendu dans ce canapé !
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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMer 31 Oct - 2:44

Le jeune homme prend finalement le même chemin que moi pour s’écrouler de la même manière dans le vieux sofa. Dieu ce qu’on y est bien. Ça change de toutes ces chaises hyper moderne, inventé par je ne sais quel décorateur en vogue, et soit dit en passant, bien trop raide pour mon fessier et mon dos. Et visiblement je ne suis pas la seule à le penser, mon ami me rétorque qu’il n’est pas question qu’il se relève pour aller chercher des bouteilles, si bouteilles il y a. Je prends un air boudeur, quelque chose qui voudrais dire : s’il te plaiiiiit ! Mais rien n’y fait. Ce n’est pas grave, rien n’est grave quand on passe une soirée pareille.

Et puis, de toute façon, je doute sérieusement qu’il y est encore de l’alcool dans le coin... Enfin peut-être que…. Mon bras s’enfonce au plus profond du sofa, entre le dossier et les coussins. Il me semblait bien que… Mes doigts cherchent quelque chose, jusqu'à enfin le trouver. Je peinais à le sortir mais… Bingo ! Et une bouteille de vodka une ! Tout sourire et fière de moi, je brandissais la bouteille. « On en était où avant tout ça ? » « Ça se perd pas de l’alcool mh ? » Dis-je au même moment que lui, regardant le liquide à l’intérieur de la bouteille, en la penchant. Bon je vous l’accorde, sa question est bien plus intéressante que la mienne. Je détourne mon regard, souriant de plus belle, pour le poser sur son visage. Je ne sais pas pourquoi mais prendre la parole pile au même moment que quelqu’un ben… j’ai toujours trouvé ça amusant. Folle vous dites-vous ? Ja-mais !

Et le jeune homme me posa la question fatidique. Pourquoi mon très cher père avait-il dit que j’étais enceinte ? Et future mariée, d’une pierre deux coups. Bon ça, Edward ne me l’a pas demandé, mais cela va avec le lot, sinon on n’y comprend plus rien. Finalement je me décrète toute seule que cette bouteille sera encore bonne. Au pire des cas elle sera juste bien corsée et puis c’est tout. Je la débouche donc, et dans une grimace parfaite avale ma première gorgée. En effet, corsée, le mot est bien choisi. Pas que cette histoire soit déplaisante à raconter, simplement cela a pris bien plus d’ampleur que je ne l’aurais cru. Et à raconter à un vieil ami, cela peut-être délicat. C’était un moment qui nous appartenait… sur le moment.

« Ben oui. C’est même mon deuxième. » Dis-je très sérieusement, en passant doucement ma main sur mon ventre. « Fais pas cette tête c’est pas vraai ! C’est un truc qu’on avait inventé avec un ami, une journée totalement délirante, un délire d’ado, tu vois le genre. »

Un pincement au cœur quand je reparle ouvertement de cette journée, parce que je n’ai pas eu de nouvelles de cet ami, Jude, ce prince, le mien, de tout l’été… je n’en ai pas donné non plus remarquez. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé. C’est souvent comme cela, nous faisons des rencontres, et puis on se détache aussi vite que l’on a été aimanté. Ou pas. Je n’en sais rien. Peut-être m’était faite des films trop rapidement. Finalement je ne sais pas si j’ai envie de développer tout ça. Faire comme je fais depuis des mois, ne pas y penser. Je ne veux pas que mon ami décèle quelconque déception en moi de toute façon, cette soirée n’est pas faute pour ça.

« Et puis, si ça avait été le cas, je te jure que j’aurais remuée ciel et terre, juste pour te retrouver et faire de ce gosse ton filleul. »

Dis-je finalement avec un grand sourire. Je n’y avais franchement jamais vraiment pensé, mais maintenant, cela me venais comme une évidence. Les amis d’enfance ne sont-ils pas pour la vie ? Plus que ça, comme une famille, une vraie. Je m’approche de lui et passe mes bras autour de son cou, pour poser ma tête sur son épaule.

« Ca fait un bien fou de te retrouver… Ici… à l’ancienne. »

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMer 17 Oct - 20:03

Même pas un peu de ménage ? J’y ai cru… Mais non. Nous voilà tous les deux face à un tas de poussière qui n’a pas été secoué depuis bien longtemps. Les nouvelles propriétaires des lieux sont de belles et poilues araignées. Mignonne celle que l’on a sous les yeux ! Kaylee n’a pas l’air du même point de vue et va s’acharner violement contre sa pauvre victime avec un magazine trouvé à portée de main. Les coups sont si violents que la télévision aurait classé cette scène en moins de dix-huit ans avec la notion « certaines scènes peuvent heurter la sensibilité du public ». Quoi ? J’exagère ? Non… Ou alors un tout petit peu ! C’est une haine avide qu’elle a envers ces pauvres petites bêtes. Je me souviens qu’elle était pareille quand elle était plus petite. À croire qu’elle n’a jamais su dépasser cette phobie. Pauvre chou ! Un jour une araignée géante viendra se venger de tous les meurtres qu’elle a commis. Cruauté envers l’humanité ! Ou plutôt le monde araignesque. Araignesque ? Après vérification dans mon dictionnaire de poche mental, ou parce que je n’ai pas la place d’en caser un intégrale dans ma cervelle, je suis presque sûr que ce mot n’existe pas. Mais faisons comme si.
« Certainement depuis que mon frère et toi avez arrêté de lire ce genre de trucs. » Kaylee répond finalement à la question que je viens de lui poser en me montrant le magazine qu’elle tenait dans les mains. De jolies playmates… Elles m’avaient manqué ces demoiselles ! J’ai envie de répliquer par une ânerie mais son rire m’en empêche. Je me contente simplement de sourire et de reporter mon attention sur la cabane. Ça n’a pas vraiment changé de la dernière fois que je suis venu, en fait. Je me souviens qu’avant de faire mes valises, j’avais voulu venir ici. Une dernière fois. Alors que je m’étais disputé avec ma mère, que je m’étais réfugié dans ma chambre pour faire de la musculation et noyer ma rage… J’avais eu l’envie d’aller tout leur dire. Aller au fond du jardin, les voir assis dans le canapé et tout leur déballer. C’est ce que j’ai fait. Je suis sorti en courant de chez moi. J’avais fait tout le chemin. Et je me suis arrêté juste devant la porte. Je ne sais pas s’il y avait quelqu’un ou non. J’ai juste eu peur. De quoi ils auraient pensé ? Auraient-ils eu pitié ? Est-ce que ça aurait changé quelque chose entre nous ? Et puis… Ma tête s’est levée vers le ciel. Comme si dieu pouvait m’envoyer une réponse. C’est là que j’ai vu un avion. Tout s’est bousculé dans ma tête. J’ai fait ma valise. J’ai choisi de n’en parler à personne. J’ai vidé mon compte en imitant la signature de ma mère. Je me suis acheté un billet d’avion et suis parti. Comme ça. J’ai pris le premier vol qui serait en partance. Et je me suis ainsi offert la liberté et la solitude dont j’avais besoin. J’ai pu souffler, j’ai pu vivre au jour le jour, j’ai pu profiter et m’amuser. J’ai découvert qu’il y avait des tas de merveilles qui m’entouraient. J’ai aidé des gens pour être un ange gardien et non celui qui a besoin de protection.

Bref. Arrêtons de ressasser le passer. Kaylee va s’asseoir dans notre vieux canapé. Un nuage de poussière sans dégage immédiatement. C’est plutôt drôle, avec des bougies cet endroit pourrait prendre des allures de maisons fantômes. Chose que je trouve à la fois effrayant et romantique. J’imagine les bougies, la bouteille de champagne, un paquet de chocolat, des roses et un bon tapis moelleux. Le tout dans l’enivrante odeur de cire, ce mêlant à la poussière. Je sais que ça peut paraître complètement bizarre mais je ne suis pas tout à fait comme tout le monde. Disons ça comme ça. C’est plus simple de dire qu’on pense différemment plutôt que d’argumenter pour prouver que ce que l’on dit est juste. C’est plus simple et plus rapide. Et puis je suis avec Kaylee et il n’y a rien de romantique entre nous !
Je finis par aller prendre place à côté d’elle. C’est toujours le même confort ! La jeune fille me fait remarquer qu’il ne manque plus qu’un pack de bières et le tout serait parfait. J’avoue qu’un peu de boissons ne serait pas de refus là, tout de suite ! « Compte pas sur moi pour bouger de ce canapé maintenant que j’y suis ! J’avais presque oublié qu’on ne pouvait plus en bouger une fois dedans ! Malgré les ressors…» Je souris légèrement. Cette épave est en véritable piège. Une fois dedans on a la flemme d’en partir. Même si on a froid. Même si on a mal au dos. Même si les besoins naturelles commencent à se faire ressentir… C’est juste l’objet par excellence pour oublier le temps qui passe et se réveiller le matin, courbaturé, dans la même position que la veille. « On en était où avant tout ça ? » C’est vrai que ses parents ont un peu bousculé nos plans… Je ne sais même plus quel était le sujet de la conversation. Par contre je me souviens très bien d’une chose que je devais lui demander. « Pourquoi ton père a dit que tu étais enceinte ? C’est vrai ?» Je ne crois pas que Kaylee soit ce genre de personnes. Mais y a-t-il vraiment un genre ? Parfois ça arrive sans prévenir… Comme ça… En fait, je n’aurais pas imaginé que Kiki puisse avoir un petit copain avec qui se soit sérieux. Et encore pire, une aventure d’un soir sans protection ! Bizarrement, Kaylee je veux la mettre dans une bulle et l’éloigner de cet univers. C’est peut-être parce que je veux être comme son frère… Protecteur. Ou bien que je suis jaloux. Personne ne peux la toucher… Je ne sais pas. Je n’avais jamais vraiment pensé à tout ça…
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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMar 16 Oct - 22:51

J’époussète un peu mes fringues en attendant une réponse de la part de mon ami. Je crois que moi aussi j’avais oublié que c’était aussi épique pour rejoindre les deux maisons par ce passage secret. L’égratignure sur le bras d’Edward en est d’ailleurs aussi la preuve. Je jette un petit coup d’œil à travers les arbres, pour y voir la fenêtre de ma chambre, à l’étage. Les rideaux sont tirés. Depuis combien de temps ? Mon départ ? Je crois qu’au fond je m’en fiche complètement, alors inutile de s’attarder là-dessus. Je détourne mon regard et le pose sur l’impressionnant gabarit de mon ami doit y en avoir des muscles là-dessous… Hein quoi ? Ce dernier m’annonce avec une parfaite mine de dégout qu’il ne se souvient pas de « ca ». De quoi la cabane ? Son état ?

« Attends, tu plaisan… »

Ma mine est soudainement déconfite. Ce ne peut pas être possible, après tout ce qu’on a pu y faire, après toutes ces longues journées, nuits passées à l’intérieur. Je n’avais pas terminé ma phrase, parce que mon ami se dirigeait vers la petite cachette où se trouvait la clef. Je poussais un long soupir de soulagement. Je me disais bien aussi que c’était étrange. Dans même pas quelques secondes, nous entrerons à l’intérieur, et ce sera la surprise autant pour lui que pour moi. Mais avant, fier de lui, il me demande si j’y ai cru… quelle question… évidemment, il me connaît trop bien, moi et mon habitude de sauter les deux pieds en plein dedans.

« N’importe quoi, pas une seconde. Je m’y connais en jeu d’acteur, crois-moi, je t’apprendrais un jour. »


Lui dis-je avec un clin d’œil et une petite tape sur l’épaule. Oh que oui je m’y connaissais, nous en avions eu la preuve il n’y a même pas quelques minutes avec mes parents. Jude et moi avions vraiment réussi à rouler tout le monde avec ce truc. Encore heureux que cela n’ait pas mal tourné. La porte enfin ouverte, tout n’est que poussière à l’intérieur, et Eddie me pousse presque à l’intérieur pour que j’y fasse le ménage. Je ne manque pas de lui donner un petit coup de coude dans les côtes en passant. Devant lui et en lui tirant la langue.

« Alors là mon p’tit père, tu peux toujours te gratter. »

Côte à côte nous « admirons » l’intérieur de la pièce en silence. Je crois que même ma chambre à l’internat est moins poussiéreuse, c’est vous dire. Edward me pose la question, depuis combien de temps personne n’a foutu les pieds ici. Sans doute depuis son départ, Nate étant parti avant moi. Mais avant de lui répondre je suis son regard, posé sur une toile d’araignée. Bordel ce que je peux les détester. J’attrape un magazine qui trainais par terre, et frappe de toute mes forces avec sur la bestiole immonde qui dégringole le long du mur pour s’affaisser à terre. Je secoue le magazine, et y jette un coup d’œil. Ouh les jolies jeunes filles topless. Je souris en tendant le bien à mon ami.

« Certainement depuis que mon frère et toi avez arrêté de lire ce genre de trucs. »

Je laisse sortir un petit rire doux de ma gorge, avant de me diriger vers l’un des vieux canapés tout moisi, et m’affale dedans, après vérification d’éventuelle araignée planquées dedans. Je tapote à côté de moi, faisant sursauter toute la poussière, pour qu’il vienne me rejoindre. Rien ne vaut un petit retour aux sources. A l'ancienne.

« ‘Manque plus que des bières, et ce serais par-fait ! »

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMer 10 Oct - 20:48

Je n’ai pas à jouer les charmeurs trop longtemps. Kaylee semble soudainement avoir une idée. Il y a cette étincelle dans son regard. Je peux tout miser sur une solution de génie. Un truc un peu fou et qui saura me surprendre. Alors cette fois-ci mon sourire s’agrandit nettement. Je sens que sa main glisse dans la mienne pour fermement l’attraper. Je me laisse faire. Ce n’est pas dans mon habitude. Je suis plus de genre à prendre les rênes en main et ne pas les céder à qui que ce soit. J’aime le travail bien fait, et je ne peux pas me plaindre quand il est réalisé par mes soins. Mais ce soir, je vais être doux comme un agneau et suivre mon destin. Ou plutôt la charmante blondinette qui me servait d’énervante voisine. Énervante, agaçante, détestable mais amusante, rigolote, folle, presque prête à tout, souriante… Je lui trouverai presque plus de qualités que de défauts… Quoi que ! En y réfléchissant bien je trouverai pas mal de choses à lui reprocher. Mais c’est ça l’amour, non ? Enfin, l’amitié je veux dire. On ne se déteste pas mais on aime se taquiner et appuyer sur les points sensibles pour chercher l’autre. Et le trouver évidemment.

Kaylee dit au revoir à son père de la manière la plus poétique ! J’ai presque envie d’en rire. J’ai été un peu pareil avec ma mère à un moment… Mais je pense que si mon père n’était pas parti quand j’étais gamin, j’aurais pu être bien pire ! Parce qu’avec maman, malgré notre grand conflit on s’aimait profondément. Je n’ai pas su lui dire, ni lui montrer à temps mais je pense qu’elle le savait.
Nous nous dirigeons vers le fond du jardin. Je ne comprends pas trop où elle veut aller mais continue de la suivre sans dire un mot. Ses cheveux se balance dans son dos au rythme de ses pas.
C’est une fois dans les buissons, quand je la vois passer à quatre pattes que je finis par faire le rapprochement. Il y a comme une connexion qui se fait dans ma tête. Je retrouve mes neurones. Ça faisait un moment que je ne les avais pas fait fonctionner ceux-là ! Par contre… Je ne fais plus le même gabarit qu’avant… J’ai un peu peur que ça ne passe pas. Pourtant ça passe. Bon, il ne faut pas oublier la gentille griffure d’un arbuste content d’avoir à nouveau du passage devant lui.

Nous voilà devant la fameuse cabane. Notre cabane. Vous savez, tous les gamins ont leur petit jardin secret. Un endroit dans lequel se réfugier quand les parents semblent trop sévères ou qu’ils prennent la tête pour un bulletin pas assez bon. Ou encore pour expérimenter de nouvelles choses. Une première bouteille d’alcool, un premier pétard… Une discussion sur le premier rapport avec une fille avec son meilleur pote. Puis le silence gênant quand la petite sœur débarquant en demandant quel est le sujet de la conversation… Bref, il s’est passé énormément de choses dans cette cabane. Des fous rires, des conneries, des rêves, des discussions, des nuits blanches… Je n’en reviens qu’elle existe toujours ! Je me suis toujours imaginé qu’un jour les parents des Standford y débarqueraient et la détruiraient pour construire un petit plan d’eau.
Je suis agréablement surpris de revoir ce cabanon. Je savais que l’idée de Kaylee me toucherait tout en me surprenant. Je n’avais pas eu tort. C’était l’endroit idéal. Et même si quelqu’un avait eu l’envie de nous suivre, il se serait perdu entre les deux clôtures et tous les arbres.
« Tu te souviens de cet endroit ? Je crois qu’il est parfait… On entre ou … ? » Ou on s’touche ? Hmm.. Pardon, ça sort par réflexe. Bah quoi ? Je suis un mec ! Je n’ai pas non plus que des réflexions utiles est très mature ! J’ai beau avoir pris de l’indépendance pendant deux ans en étant seul, je n’ai pas mon esprit d’adolescent à moitié attardé. Mais j’en ai conscience. Ce qui est en soi, un très bon point. Je décide de m’amuser un peu… « Euh… Je suis désolé d’avoir à te dire ça mais…» Petite pause de suspens. Je fais mine de réfléchir, puis grimace un peu. « Mais je ne me souviens pas de… De ÇA !» Dis-je en montrant l’ensemble de la cabane d’un air entre le dégoût et le hautain.

Je m’avance et me penche vers les petites pierres déposées en montagne juste à côté. Je fouille un instant avant d’en sortir la clé. Je me dirige vers la porte et pénètre le petit bout de métal dans la serrure. Avant de tourner la poignée, je me retourne pour regarder Kaylee. « T’y a cru ? J’essaye d’améliorer mon jeu d’acteur… Dans le seul but de faire croire aux profs les raisons de mes retards…» J’affiche un grand sourire de gamin fière d’une bêtise qu’il vient de réaliser. Puis ouvre la porte en grand. « Après vous ! Histoire que tu fasses ce pour quoi tu es là… La poussière ! Allez ! Plus vite ! Au boulot !» Insistais-je en lui faisant signe de rentrer. Moi et la connerie… On fait la paire !
« Sans déconner, depuis combien de temps quelqu'un est venu ici ? » Dis-je en constatant une toile d'araignée. Les fameuses amies de Kaylee.
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Dylan S. Jenkins

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMar 9 Oct - 20:53

Je regarde le sol à présent. Mon sang bouillonne toujours dans mes veines, et mon cœur est toujours plus rapide. Mais je suis honteuse. Honteuse d’avoir perdu mon calme de la sorte, honteuse de m’être donnée en spectacle devant mon ami, devant sa famille, et devant tous ces invités, honteuse parce que je considère cela comme un manque de respect à Mme Terry. Bien que je sache qu’elle aimait l’action, je doute que cela est bon pour sa mémoire. Je n’aime pas ce genre de situation, surtout quand elles ne sont pas planifiées. Demain, tout le quartier lancera des rumeurs, sur moi, mes parents, peut-être même mon frère, qui sais ? En partant de la maison, j’avais transférée mon argent sur un autre compte, dans une autre banque, une du genre publique, pour effacer tout soupçon. Quelque chose me dit que j’ai bien fait de le faire.

Je suis les pas d’Eddie, pour m’éloigner d’eux. Je leur jette un dernier et bref regard, juste… comme ça. Mon père se prend la tête entre les mains, tandis que sa femme tente de le réconforter avec des « Ce n’est pas ta faute » tout en lui frictionnant le dos. Pathétique. Je sens que mon ami à quelque chose à me dire, avant que je parte, puisque je l’ai décidé. Par respect pour lui, pour sa mère. Je lève doucement mes yeux, sans relever complétement mon visage, il me sourit. Je n’y arrive toujours pas. « Si tu pars, je vais finir par devenir fou et péter un gros câble en public. » Et je sais qu’il en serait capable. Je l’ai déjà vu s’énerver. Une seul fois, pas après moi, mais je ne me souviens plus bien pourquoi. Je force un peu mes zygomatique, pour tenter quelque chose de plus chaleureux sur mes lèvres.

« C’est juste que… Tu vois bien, c’est pas possible. Par contre je crois que cette soirée a eu sa dose de pétage de câble. »


Pourtant c’est bien la dernière chose dont j’ai envie, au fond, partir. Je ne veux pas le quitter. Je ne veux pas le perdre de vu une fois de plus. Ce n’est arrivé qu’une seule fois, mais c’était la fois de trop, bien trop longue à mon gout. Je veux pouvoir parler de tout, de rien avec lui. Surtout de rien. Je veux pouvoir refaire le monde avec des ‘Si’, comme quand nous étions petits. Comme la nuit, où nous avions décidé de dormir sous une tente au fond du jardin, et où nous avions rigolé à s’en faire péter le bide toute la nuit. Je me mords la lèvre, je réfléchie à une solution. Mais honnêtement rien ne me viens. Je n’ai même aucun moyen de m’en aller, puisque c’est Nate qui à la voiture. Le rappeler pour qu’il vienne me chercher ? Dans mon état de nerf, et avec les vieux dans le coin ? Très mauvaise idée. Il baisse un peu sa tête, pour être à ma hauteur et me demande de ne pas partir. De rester avec lui, ou plutôt de partir ou de se cacher. Je ne peux décidément pas rester insensible à ce sourire charmeur.

« J’ai une idée ! Viens ! »

C’était vrai. Comme une illumination dans ma tête. Je prenais sa main dans la mienne, et commençais à trottiner tout au fond du jardin, derrière les haies, l’emmenant avec moi. J’ai cru entendre mon vieux demander où est-ce que j’allais, et je lui offrais mon joli majeur bien levé en guise d’au revoir. J’essayais de me frayer un chemin dans les buissons, chemin que je n’avais pas pris depuis mes… 13, 14 ans ? Je me baissais, et à quatre pattes je cherchais le fameux passage secret qui menais tout droit à… ma maison, oui vous ne rêvez pas. Vous voulez en savoir plus ? Patience. J’espérais simplement que mon plan fonctionnerait. Enfin qu’il soit toujours d’actualité. Derrière les haies de mon ancien jardin cette fois, je longeais jusqu'à une petite cabane en bois, qui a toujours été là, mais qui n’a jamais servie. Sauf à nous… Nate, Ed et moi. Notre ancien repère secret. Je me tournais pour faire face à mon ami, et souriait timidement.

« Tu te souviens de cet endroit ? Je crois qu’il est parfait… On entre ou … ? »

Personne n'en connais l'existence, les clefs sont caché sous des pierres juste sur les côtés. Mes parents n'y s'y rendent jamais de toute façon, ils ont préféré le cacher par de grands buissons parfaitement taillé. Seulement si cela lui convenait. Cet endroit regorge de souvenirs. Les plus triste comme les plus joyeux. C’était l’endroit idéal pour retrouver un vieil ami comme il se doit. Pour discuter toute la nuit. Peut-être même y retrouver des affaires à nous, des bouteilles ou que sais-je encore. Je n’y ai pas remis les pieds depuis qu’il est parti en fait.

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeSam 6 Oct - 13:45

Repli dans la maison ! En avant toute ! Et une deux, une deux ! Gauche droite ! J’ai l’impression de n’avoir jamais été aussi près du sol. La pelouse m’apparait si clairement que je peux voir la terre, sentir les cailloux, brouter l’herbe. Ce n’est pas très simple. Je m’appuie sur mes coudes, j’avance un genou puis l’autre. J’ai plus l’impression de faire du surplace qu’autre chose ! Un coup d’œil sur la gauche m’informe que je ne suis pas le seul dans cette situation. Kaylee a l’air de galérer tout autant. Mine de rien c’est assez sportif de ramper ! Je la quitte des yeux une demie seconde pour voir si nous sommes bientôt arrivés. Ce fut la seconde de trop. Un cri perçant vient de me faire sursauter. Un cri typiquement féminin. Je ne sais pas si vous voyez ce dont je parle… C’est très aigu, plutôt inattendu, il vous brise les tympans et souvent inutile. C’est à peu près le même que celui des filles heureuses sauf qu’il y a cette petite note pour vous prévenir que non… Non… Elle n’a pas vu Justin Bieber ! Ou pire encore… Bref. C’est autre chose. De toute façon la moyenne d’âge des invités doit être de 49 ans alors ce n’est pas un beau gosse que nous avons là. Parce qu’elle est là, la gueularde. Juste à côté de moi. Debout. Sautant d’un pied à l’autre en agitant les bras. Je ne peux pas m’empêcher de soupirer, mon corps s’affaisse dans la pelouse et je ferme les yeux, consternée. Pourquoi toutes les filles sont comme ça ? En prime on nous a repérés.

Je n’ai plus qu’à me relever à mon tour. L’air de rien… J’intercepte un petit regard désolé de Kaylee, un réprobateur de mon oncle et… Un noir de M. Standford. Le tiercé gagnant ! Mes mains s’enfournent dans mes poches. À présent je ne vais plus avoir grand-chose à faire. C’est mon amie qui voulait les éviter pas moi… Alors je n’ai pas à rentrer dans leurs histoires.
La blondinette s’avance légèrement vers ses parents. Je reste à l’écart, fixant un brin d’herbe collé à ma veste noir et n’osant pas bouger pour l’enlever. «Mademoiselle va se marier et être maman parait-il ! Tu te rends compte de la honte des Standford grâce à toi ?!» Hein ? Quoi ? Mes yeux se relève immédiatement. Je fixe le dos de Kaylee. Maman ? Elle a un petit-ami et… Et elle ose dire qu’il n’y a rien à raconter quand je lui pose des questions sur sa vie ? Enfin, elle a détourné le sujet alors que… Maman ! Je n’en reviens pas. Je me serais attendu à tout mais vraiment pas à ça. Je sens que la belle va répliquer. Alors j’écoute, plus attentif que jamais. Je ne sais pas pourquoi mais ça me fout les boules de savoir qu’elle peut vouloir se marier et fonder une famille. Je l’ai connue gamine. C’est la petite sœur de Nathan ! Elle ne peut pas… Je frissonne. J’ai toujours voulu essayer de ne pas penser à ça. Elle dans un lit… J’en ai rêvé mais… Passons ! Mais Kaylee avec un ventre arrondi… Enfin, si elle est heureuse, je ne peux rien dire contre ! Et surtout si le mec la respecte. Je pense que c’est ça le principal.

Kaylee perd son calme. Plus rapidement que je ne l’avais prévu. Je m’avance un peu vers elle mais n’arrive pas à attirer son attention. Elle hausse le ton. Elle montre son épaule. Je ne vois pas de quoi elle parle. Son père s’avance fou de rage. Je sais de qui elle tient son fort caractère. Mon oncle parle. Il est encore là celui-là ? Je lève un sourcil en l’observant. Il est inutile. Je le déteste vraiment et c’est réciproque.
Je n’ai le temps de ne rien faire. Kaylee a tourné les talons pour me faire face. Elle passe son bras autour de moi et me lance quelques petits mots. Je tente un sourire et la regarde avant de m’éloigner des adultes. « Si tu pars, je vais finir par devenir fou et péter un gros câble en public. » Je n’aurais personne sur qui me raccrocher. Aucun allié dans cette horde de monstres sans cœur. Je finirais enfermé dans ma chambre, une bouteille de whisky dans la main et les vieux albums photos étalés au sol. Dans le fond cette idée ne me déplaît pas, c’est simplement dépriment ! Totalement. Complètement même… Je ne penserai qu’à ma mère et à ma fugue. À ce qu’elle m’a légué. À notre dernière engueulade. À mes remords… Bref, je sombrerai. J’attendrai que le bruit s’étouffe pour retourner dans le salon et ranger tranquillement. Mon oncle sera sûrement encore présent… On se disputera parce qu’il me reprochera de m’être mal conduit et de n’être qu’une personne intéressé. Je suis sûr que je finirais par fuir dans le coupé sport de ma mère à toute allure pour ne rentrer que tôt le lendemain matin. Je tire peut-être des conclusions simplistes et je fais des plans sur la comète mais je suis quasiment certain que je ne me trompe que de peu. « Partons ! Reste avec moi… J’t’en supplie. Je peux vraiment pas passer ma soirée avec eux. Prenons une voiture ou enfermons-nous dans ma chambre en faisant croire qu’on est parti… Mais ne pars pas parce que tu t’es engueulée avec tes parents. Cette raison n’est pas valable !» Je lui fais mon sourire le plus charmeur possible. J’essaye de la convaincre. Et puis je viens de la retrouver alors… J’ai envie de comprendre. Cette histoire de bébé, son truc à l’épaule qu’elle a montré… Je veux apprendre à connaître cette nouvelle Kaylee. Cette femme.
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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMer 26 Sep - 23:27

Je crois que cela fait bien longtemps que je n’ai pas eue une telle poussé d’adrénaline. Heureusement que mon ami d’enfance ne m’a pas posé plus de questions, ni hésité à réagir, sinon tout aurais été bien plus compliqué. Il y a encore quelques minutes nous étions en plein séquence émotion et retrouvailles, que maintenant je dois me planquer derrière une barrière, en pleine réunion funéraire. Toujours bien cachée, et en fermant les yeux, j’entends Eddie saluer mes parents avec une faux enthousiasme certainement, tout en essayant de les écarter du jardin arrière en vain, puisque ma très chère mère désire rester dehors pour discuter. Dieu qu’ils sont coriace ces deux-là. Dans ma tête, je tente de trouver un plan pour me sauver discrètement mais si fais le tour de l’autre côté j’arrive tout droit… dans mon ancienne maison. Certainement pas. Quand j’entends vaguement ma mère proposer une certaine aide pour la maison, et mon père compléter sa phrase comme s’ils étaient un couple parfaitement harmonieux, j’ai bien failli m’étouffer. « Des personnes compétentes. » Ils sont sérieux là ? Je passe ma main sur mes paupières closes, j’ai honte. Réellement honte de ce qu’ils sont.

Pendant que les voix s’éloignent, je me relève un peu pour voir comment Eddie s’en sort. A première vu parfaitement bien. Il est en train de montrer du doigt un des palmiers, sur lequel April est en train de s’extasier exagérément. Le pauvre ne doit plus savoir quoi inventer pour s’en débarrasser. C’était le moment où jamais pour prendre mes jambes à mon cou. Alors à moitié à quatre pattes, et rapidement, je prends le chemin qui passe sur le côté de la villa, et au moment de passer à découvert, j’aperçois l’oncle d’Eddie sortir d’une des baies vitré tout sourire. He merde ! Cela me fait, bien entendu, faire demi-tour aussi vite que j’étais arrivée. Seul moyen de me sortir de là indemne : appeler mon frère. Eddie ne pourra certainement pas me couvrir toute la soirée. Je sors mon téléphone de ma poche, et remarque avec horreur que ma batterie est à plat.

C’est une voix toute proche, trop proche à mon goût qui me fait sursauter. Soulagement. C’est Ed’ qui m’avais rejoint à plat ventre. Si j’avais pu éclater de rire je l’aurais fait. Je me contentais d’écarquiller les yeux et de mettre mon rire en silencieux, m’aidant de mes deux mains devant ma bouche. « Mission accomplie mon colonel ! Nous avons évité l’alerte à la bombe, cependant il va falloir rapidement fuir pour nous mettre à couvert si nous ne voulons pas que notre position soit découverte !» Ca y était, nous, jeune adultes que nous sommes, étions bien retombés en enfance. Je lui faisais un salut militaire, et pris la même position que lui, sur le ventre, m’approchant pour que je puisse lui parler discrètement.

« T’es un vrai chef ! Merci, je te revaudrais ça.» Je réfléchissais un instant. «Bon, je propose un repli dans la maison. Ensuite on avisera. »


Au pire des cas, je n’aurais qu’à aller me planquer dans l’une des chambres, sans doute celle de mon ami, et les souvenirs me submergeraient certainement. Mais pour le moment, je ne peux pas m’en aller, je n’ai plus de voiture, Nathan étant parti avec. Je faisais signe de départ avec mes doigts en comptant jusqu'à trois, et c’était parti. Sauf qu’en rampant, tout est plus compliqué. Je me demandais bien ce qu’aillaient penser les invités de l’état de nos vêtements quand on rentrerait enfin. Finalement je crois que j’ai hâte, voir leurs têtes outrées. Rien de plus drôle. J’étais placé à gauche de Ed’, pour qu’on me voit moins, et ce que moi, je n’avais pas vu, c’était l’énorme araignée qui me grimpait sur le bras. Je déteste réellement ces bestioles, et dans un cri aiguë non contrôlé, je me relevais en sautillant partout pour me débarrasser de cette chose velue. MISSION FAILED.

« Kaylee… ?! » Debout, je regardais Eddie d’un air de dire ‘oups’. Je me pinçais les lèvres, tout en fermant les yeux aussi forts que je le pouvais. Je me retournais donc en direction de mes parents, et les fixait, comme si j’étais vide de sentiments. Sans sourire, sans bouger. Ma mère se retenait à mon père, comme si elle était à deux doigts de tomber dans les vapes. « Qu’est-ce que tu fais là toi ? » Dit James, les bras croisé sur son torse, la figure virant étrangement couleur prune. « James, non. Ma chérie… ça fait tellement… » Dit-elle, en posant sa main sur lui, comme pour l’empêcher de m’approcher, de s’agacer davantage. Si j’étais vraiment impolie, je me serais tirée avec la main d’Eddie dans la mienne en criant au repli, mais je ne pouvais pas. Je m’avance de deux pas.

« Longtemps ? C’est ça le mot que tu cherches ? » Je m’adressais à mon père cette fois. « Je suis venue rendre une dernier hommage à une amie, voilà ce que je fous là, comme tu dis. » Je laisse un petit rire jaune sortir, en souriant sur le côté. « Regardez –vous… » « De quel droit tu oses refaire surface comme ça?! Tu crois que l’on n’est pas au courant de ce que tu fais dans ta nouvelle vie ? Mademoiselle va se marier et être maman parait-il ! Tu te rend compte de la honte des Standford grâce à toi ?!» Ha, en effet. Si Jude était là, je lui en taperais certainement cinq. Je vais devoir donner des explications à plusieurs personnes là-dessus. « Très cher papa, tu me ferais le plus grand plaisir si tu vérifiais tes sources avant de m’accuser. Si vous êtes au courant de ma vie, comment se fait-il que je n’ai eue AUCUNE visite, rien, quand j’étais à deux doigts de CREVER ?! Regardez bien CA ! C'est vous qui me faite honte.» J’ouvrais ma veste pour laisser place à ma cicatrice dans mon creux de l’épaule. Kaylee, où comment perdre son calme en trente secondes. Mon père se libère de sa femme pour se mettre droit devant moi et commence à lever sa main. « Vas-y. Essaye pour voir. » Fini la petite fille modèle. «James...»«M. Standford ce n'est pas...» Je secoue la tête de droite à gauche, avant de leur tourner le dos, et de passer un bras autour de mon ami, et lui dit le plus sincèrement du monde, même si je n'avais aucune envie de le quitter.

«Désolé pour ça, vraiment, Il serait préférable qu'on... que je m'en aille.»

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeSam 22 Sep - 21:48

Doucement, je sens la main de Kaylee venir glisser sur la mienne, elle n’a pas besoin de dire quoi que ce soit. Je comprends. Mes yeux cherchent les siens. Elle me soutient malgré ces mois de silence. On se retrouve et c’est comme si rien n’avait changé. C’est même plus fort. Je comprends alors à quel point l’amitié peut être forte. Derrière mes yeux d’adolescents stupides je ne l’avais pas remarqué à l’époque. Et désormais, Kaylee vient me prouver certaines choses que j’avais oubliées. Je n’ai pas à être seul.
Puis il y a Nate, comme elle l’a dit. Je me demande bien où il est celui-là ! Si Kaylee et lui vivent ensemble, ils ont sans doute dû venir ensemble également. Pourtant je ne l’ai pas vu dans la salle de réception et je n’imagine pas Kiki venir s’isoler dans le jardin toute seule. Je suis sûr qu’ils sont tout le temps fourrés ensemble ces deux-là. Surtout pour ce genre de soirée où il fait mieux vivre d’avoir un allier.

Je n’ai pas le temps de lui poser des questions sur son frère car les deux personnes que j’avais aperçu tout à l’heure sont toujours en approche. À y regarder de plus près, je crois distinguer les traits d’une certaine… Mme Standford ! Dans mes conclusions faites à la va-vite, Kaylee et ses parents ne sont pas en très bon terme. La suite des évènements semble plus compliquée que je ne l’avais prévue. « Merde, merde. J’aurais dû m’en douter ! Cache-moi, fait un truc, n’importe quoi, s’te-plait ! » Ceci vient immédiatement confirmer mes dires. Du coup, sans vraiment réfléchir, je me lève de la barrière. Je m’écarte, de façon à cacher du mieux que je peux la jeune fille. Cet effort semble totalement vain et grotesque mais pourquoi ne pas y croire un tout petit peu ? Avec mon gabarit, j’ai sans doute réussi à masquer le saut de la jeune fille. Je ne l’ai même pas vu faire. Ce n’est qu’après un bref coup d’œil que j’ai remarqué qu’elle n’était plus là. Complètement invisible. Il suffit alors qu’ils ne nous aient pas vu et la supercherie était parfaite… Je croise un instant les doigts.

« Eddie, mon chéri, cela me fait tellement plaisir de te revoir ! » Souris ! Souris ! Et naturellement s’il vous plait ! Un peu plus convaincant… Détendre ses épaules… Paraître décontracté mais pas trop étant donné que c’est la veillée funèbre de ma mère… « Bonsoir Edward. Je suis sincèrement désolé pour ce qui est arrivé à ta mère, triste histoire.» Triste histoire ? Ouais sans doute... Je trouve plutôt cette soirée triste. Pour ma mère c’est autre chose… C’était simplement inévitable. C’est désolant de savoir qu’elle a fini sa vie seule dans cette maison à organiser de fausses soirées gaies avec de fausses amies quarantenaires. « April ! Monsieur Standford…» Sourire commercial. J’ai toujours appelé ce chef de famille par son nom, spécialement quand il nous engueulait. Je ne sais pas pourquoi, mais ça a toujours été comme ça. Et je ne me vois pas changer du jour au lendemain. Pour April, c’est différent, elle venait à la maison et partageait des moments avec ma mère alors… Alors c’était comme ça qu’on l’appelait dans nos conversations.
Il faut que je trouve une excuse pour les éloigner de leur fille. « Je suis sûr que maman aurait été très heureuse de vous savoir ici… Que diriez-vous de rentrer à l’intérieur. C’est là-bas que ça se passe…» Dis-je en montrant l’intérieur de la villa. Je profite du fait qu’ils tournent la tête vers la baie vitrée pour m’avançait un peu plus dans cette direction et les forcer à suivre le mouvement. Je me place ainsi devant la maison, les forçant à tourner le dos à leur fille. « Eddie… Restons un peu dehors… Parle-nous, comment vas-tu ?» Pardon ? Ça les intéresse vraiment de savoir ce que je vis ? De savoir que je me sens mal d’avoir abandonné ma mère suite à une stupide dispute. Que ça me met mal à l’aise de savoir que c’est ici qu’elle a eu une attaque de panique pour finir à l’hôpital, morte. Est-ce qu’ils veulent vraiment savoir que j’ai envie de frapper mon oncle qui me déteste car je suis revenu récupérer mon héritage ? Dois-je leur parler du fait que la plupart des personnes racontent les histoires les plus folles à mon propos ? Ont-ils déjà leur petite idée ? Sont-ils faits de jugement ou bien vont-ils me croire sur parole ? Sincèrement… Je pense que je ne peux pas leur donner mon entière confiance. Mr Standford m’a toujours mis mal à l’aise. Il a ce regard indéchiffrable et cette sorte de rictus constamment sur le visage avant de prendre la parole. Principalement quand la discussion porte à son avantage. Et puis April… Je ne sais pas… Elle est comme toutes les femmes de ce quartier, non ? Ce que je vis réellement ne l’intéresse pas. Elle veut de l’extraordinaire, de l’original. « Je… Je ne peux pas dire que je vais bien. Vous savez sans doute ce que c’est… On ne peut donner d’étiquette à tout ça. » « Tu sais que si tu as besoin de te confier ou pour s’occuper de la maison…» Oui ? « On connait des personnes compétentes.» Moi qui pensais recevoir un peu de compassion… «Merci.» S’ensuit une conversation des plus difficiles. April a voulu faire le tour de la piscine. J’ai tout fait pour détourner l’attention. J’ai pointé du doigt le palmier qui a extrêmement poussé depuis mon départ. J’ai insisté pour rentrer à l’intérieur. J’ai même demandé un peu de solitude. Mais il y avait toujours un sujet sur lequel enchaîné. J’ai cru mourir et Kaylee ne doit pas être mieux non plus.

Puis finalement délivrance ! Mon oncle arrive. « M. et Mme Standford ! C’est un plaisir de vous revoir !» « Veuillez m’excuser, je vais vous laisser entre adultes quelques temps.» Hourra ! Mon excuse. Mon oncle prend le relais de la conversation. Ils me suivent du regard lorsque je rentre dans la villa. J’observe la cachette de Kaylee. Ok… Je fais le tour par la cuisine puis ressors dans le jardin par une autre porte. Je m’accroupis et marche doucement dans l’herbe. C’est finalement en rampant que j’arrive jusqu’à la cachette de mon amie d’enfance. J’aurais pu courir discrètement, mais avouons-le, c’est beaucoup moins marrant ! « Mission accomplie mon colonel ! Nous avons évité l’alerte à la bombe, cependant il va falloir rapidement fuir pour nous mettre à couvert si nous ne voulons pas que notre position soit découverte !» Moi, gamin ? Mais noooon ! J’ai été sérieux pendant de trop longues minutes. Il faut définitivement que je me détende. Cette soirée me met les nerfs !
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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMar 18 Sep - 4:20

Pendant un petit instant je me demandais s’il allait se décider à me raconter ou non. Après tout, s’il était parti sans dire un mot, c’est qu’il avait ses raisons, Et peut-être qu’il les avait toujours, ces raisons. Enfin, je ne lui demandais pas non plus tout le pourquoi du comment, juste où avait-il pu passer ces deux années. Parce que mine de rien, c’est long, mais pas assez pour ruiner une amitié. Je ne veux pas être celle qui le force à quoi que ce soit. S’il ne se sentait pas prêt à me raconter, et bien soit. Un jour viendra surement. Comme dit un certain proverbe, nous avons toute la vie devant nous pour ça. Je gardais mon sourire attendrissant, non, je ne pouvais décidément pas lui en vouloir.

C’est quand j’ai vu son tout petit sourire, que j’ai su qu’il comprenait ce que je voulais dire, pour mes parents. Parce qu’après tout, il avait été témoin de mon éducation bien plus stricte que celle de mon frère, même si les choses ne se sont dégradées qu’après son départ. Et je comprenais qu’il ne me dise rien, de toute façon, qu’y avait-il à dire de plus ? Tout le monde à ses problèmes familiaux, qu’ils soient plus ou moins grave. Et cette gifle, cet enfermement, était gravé en moi. Parce qu’ils étaient loin d’être en position de réagir de la sorte. Enfin bref. Finalement Ed’ viens se poser à côté de moi, et semble réfléchir un tout petit moment avant de commencer à me raconter. Rio Sydney, l’Europe… Ça en faisait des pays, des voyages. J’écoutais avec attention, je buvais presque ses paroles. Je ne sais toujours pas les raisons de ce voyage si soudain, mais finalement, je me dis que cela devait en valoir la peine.

Il me dit également avoir changé, enfin c’est ce qu’il pense, alors qu’ici ben… tout est resté au même point. J’ai un petit rire nerveux, en effet, il n’a pas tort. Il y a des jours où l’on se sent plus ou moins fort, et on se dit qu’on réussira à changer le monde, alors on fait ce qu’il faut, du moins on le croit, et puis… non. Il y a un petit silence, mais je sens qu’il cherche ses mots, alors je le laisse faire, je ne veux pas le couper. Qu’il prenne le temps qui lui faut pour ça. Nous avons toute la vie devant nous. Il me dit être désolé, pour sa mère, pour nous, ses amis, d’avoir fait ce qu’il a fait. Je pose alors ma main sur la sienne, un petit signe compatissant, et aussi pour lui faire comprendre que moi, je suis là.

« Le principal, c’est que tu ailles bien. Les choses ne se passent pas toujours comme prévu… On a grandi, on a pris des chemins différents, mais maintenant on s’est retrouvés. Et… tu sais que tu peux compter sur moi, et Nate, si tu en a besoin. »


Dis-je en resserrant un peu mon étreinte. D’ailleurs, en parlant de mon frère, il n’allait pas en revenir, quand je lui dirais. Lui non plus n’a jamais compris. Et puis, on n’avait pas réellement eu l’occasion d’en reparler. Si je me souviens bien, ils étaient très potes plus jeune. Pour le reste, c’était entre garçon, alors bon… Je ne lâche pas sa main, je ne cesse de le regarder et lui souris toujours comme je peux. Puisqu’au fond, cette soirée est quand même bien triste. Ne l’oublions pas. Je ne remarque même pas que nous ne sommes plus seuls. C’est seulement quand j’entends « Edward ?! Mon dieu ce que tu as changé ! » Cette voix… Je tourne rapidement ma tête pour regarder du côté de la piscine, et mon corps devient comme paralysé tout à coup. Ces cheveux blond, coiffé trop parfaitement, ce tailleur hors de prix, cette façon exagéré de mettre sa main sur sa bouche. Oui, je vous présente April Standford, accompagné de son très cher mari. Damned.

« Merde, merde. J’aurais dû m’en douter ! Cache-moi, fait un truc, n’importe quoi, s’te-plait ! »

Prise de panique, il va m’être bien compliqué de les esquiver. Sans attendre que mon ami réagisse, Je passe la rambarde avec une souplesse excellente, et me met pile derrière Ed’ un peu accroupie. Réaction complètement débile, et cela m’étonnerais grandement que cela fonctionne, mais étant donné qu’ils s’avancent lentement vers nous, je n’ai pas trop le choix. Les affronter vous dites ? Cela se voit que vous ne les connaissez pas. Je suis partie du jour au lendemain, avec un simple mot, ils n’ont jamais cherché à me revoir. Même à l’hôpital, c’est vous dire. Mes mains tremblent un peu. Je lance un dernier regard pour Ed', -s'il te plait-. Je sens qu’ils sont de plus en plus proches.

« Eddie, mon chéri, cela me fait tellement plaisir de te revoir ! »
Certaine ? Parce qu’il me semble que tu ne le portais pas dans ton cœur à l’époque. Avait-tu peur pour ta petite fille?
« Bonsoir Edward. Je suis sincèrement désolé pour ce qui est arrivé à ta mère, triste histoire. »
Et je vous présente le plus grand menteur du monde : James Standford ! Qu'en avait-tu à faire ? Il n'y a que ton nombril et ta réputation qui compte.

Si je ne me retenais pas, si je n’avais pas cette peur, je me serais levée pour les secouer dans tous les sens. Je me pinçais les lèvres pour ne pas respirer trop fort, on se croirait dans un film d’épouvante, quand l’héroïne se planque en tentant d’effacer tous bruits pour ne pas se faire repérer. J’exagère ? Je vous le répète, vous n’avez pas vécus avec.

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeVen 14 Sep - 19:06

C’est bien un truc de fille ça ! Agiter les mains dans le vide pour retenir ses larmes. Même si ce geste est affreusement ridicule, que le vent produit par le mouvement de ses poignets n’arrêtera pas le travail de ses glandes lacrymales et qu’il n’y a que les femmes pour faire ça… Malgré tout ça, je la trouve mignonne. Son émotion je la comprends. Je suis tout autant touché par ces retrouvailles. Disons que j’intériorise beaucoup plus. Évidemment Kaylee se reprend vite. C’est ça de grandir avec un grand frère et un voisin toujours présent pour faire les quatre cents coups ! On frappe à l’épaule plutôt que de faire un bisou plein de rouge à lèvre.
Alors que je lui pose des questions sur son départ, Kaylee se dirige vers la rambarde, lentement. Alors, une fois assise face à moi, elle entame des explications. Je me doute que pour elle aussi ce doit être compliqué. Je ne suis pas capable dans parler alors c’est probablement le cas d’autres personnes. Je ne suis pas un cas unique ! «Quelques mois après Nate, y’a genre un an… a peu près. Mes parents tout ça… » Elle fait alors la plus belle des grimace. Je vois ce qu’elle veut dire. Un petit sourire s’affiche sur mon visage alors que mes mains glissent dans les poches de mon pantalon et que mes yeux se rivent sur le sol. Les parents. Une galère quand ils sont là. On les déteste, on les critique, on leur crie dessus. Et puis… Un jour ils nous disent la chose en trop… Et après on nous annonce qu’ils ne seront plus jamais là pour ruiner notre vie. J’ai détesté ma mère, comme jamais. C’était principalement la raison de mon départ. Mais maintenant qu’elle n’est plus là, je m’en veux. Je n’ai pas été un bon fils, je suis parti lâchement, sans explication. Juste comme ça alors qu’elle avait toujours voulu me protéger. De mon père, des secrets, de la tristesse… Un cocon d’illusions et de mensonges qui n’était là que pour me procurer du bien et qui en se détruisant à ruiner la relation que j’entretenais avec ma mère.
J’avale ma salive quand Kaylee me demande de parler de moi. J’obéis sagement en allant m’asseoir à côté de la demoiselle. J’essaye principalement de gagner du temps. Elle vit chez son frère, va dans un lycée et a sans doute des tas d’amis malgré son redoublement. Moi, je vis dans cette baraque immense, seul. J’ai loupé deux années de cours. J’ai perdu mes capacités scolaires. Je ne connais personne en ville et je n’ai aucune perspective d’avenir. Génial ! Mais concentrons-nous plutôt sur la question en elle-même. Où suis-je allé ? « Ben… Un peu partout et nulle part en même temps. J’ai d’abord pris un vol pour Rio, puis Sydney et j’ai ensuite visité pas mal de pays d’Europe… J’ai bossé dans des bars généralement, je dormais dans des petits hôtels que je payais grâce aux jobs que je trouvais et à l'argent que j'avais retiré avant de partir ;ou bien j’essayais de me faire héberger… Disons que j’ai vécu au jour le jour pendant un peu plus de deux ans. J’ai l’impression d’avoir changé. Et revenir ici… Alors que rien n’a bougé… Ça me fout les boules ! Enfin, j’sais pas si tu vois ce que j’veux dire…» J’hésite un instant. C’est compliqué d’expliquer des choses qu’on ne comprend pas forcément. J’ai eu ma liberté. J’y ai goûté. J’ai eu des moments de bonheur. Mais je n’ai pas non plus connu l’extase. Cette absence n’a été qu’un retour aux sources. J’avais besoin de tout effacer pour reprendre sur de bonnes bases. Mais on m’a forcé bien trop tôt à revenir. Je n’étais pas prêt. Pas prêt à accepter enfin ce que j’ai toujours repoussé. « J’m’en veux d’avoir traité ma mère ainsi… Et les autres aussi… J’suis désolé de pas avoir donné de nouvelles ou quoi que ce soit. J’avais besoin d’être seul, sinon je devenais dingue !»

Un couple sort de la maison et s’avance vers la piscine, ils sont en pleine discussion. Je croise les doigts pour qu’ils ne viennent pas nous parler. J’aurais aimé être seul. J’aurais voulu que cette foutue fête n’aie pas lieu. Mais c’est encore une fois un truc que ma mère et moi n’ayons pas en commun…
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Dylan S. Jenkins

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MessageSujet: Re: Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer.   Chaque famille a ses secrets, il faut bien réfléchir avant de les déterrer. Icon_minitimeMar 11 Sep - 2:49

Je le regarde, je le fixe, jusqu’aux moindres détails de son visage. Parce que cela fais bien trop longtemps que cela ne mettais pas arrivé. On ne se dit rien, on s’observe l’un l’autre, sans doute autant sous le choc. Et plus mes yeux parcourent son visage, plus cela deviens évident. Son sourire quand je l’ai à mon tour reconnu, ses yeux. Sa mâchoire est bien plus musclée qu’à l’époque, tout comme son corps. Je suis obligée de lever un peu la tête d’ailleurs : il a toujours été plus grand que moi. Son sourire s’efface un instant, le temps que je me rattrape en fait. Je ne voulais pas le brusquer, mais c’était sorti tout seul. Vous savez, quand vous tenez à quelqu’un, que vous avez partagés pas mal de choses ensemble, et qu’il disparaît du jour au lendemain, ça fait mal, très mal, et le temps passe, la vie suis son cours, et on oublie, la douleur s’estompe, les souvenirs restent.

Pour être honnête, jamais je n’aurais cru le revoir un jour. Ce n’était pas comme si un jour on s’était pris de gueule, et qu’on aurait pris nos distances, coupés les ponts, définitivement. Non. Du jour au lendemain nous n’avions plus eu de nouvelles, ni sa mère, ni moi, ni Nate, ni personne je crois. Pendant des semaines j’avais tenté de le joindre en vain, et puis de moins en moins jusqu'à ce que je me fasse une raison. Jusqu'à ce que je classe cela dans un coin de ma tête, jusqu'à ce que d’autres choses avec plus d’ampleur remplacent tout ça. C’est triste, mais c’est comme ça. J’enlève ma main de sa joue, la laissant glisser, pour finir par la retirer complètement. Mes yeux sont toujours grands ouvert, j’ai toujours ce sourire, plus ou moins affiché, j’espère simplement ne pas l’avoir vexé….

Et les minutes qui s’étaient arrêtées pour nous pendant quelques instants, le temps de bien comprendre ce qui nous arrivent, reprennent le cours des choses. D’un geste assez ferme il me prend enfin dans ses bras. Je peux souffler maintenant, un long soupir de soulagement, c’est dingue ce que cela peut faire du bien. J’entoure mes bras autour de lui, le serrant très fort. Je crois que si je ne me retenais pas, j’aurais bien laissé couler une petite larme d’émotion. Ma tête posé contre son torse je l’écoute me dire qu’il est heureux, heureux de me revoir. Serre les dents Kaylee ne pleure pas.

« Oh que si j’le sais… Moi aussi j’suis contente, c’est dingue ! Tu m’a manqué Ed’ tu sais. »

Un petit sanglot dans ma voix, que je n’ai pas su retenir, avais dû me trahir. Moi qui ne voulais pas montrer mon émotivité… C’est loupé. Et puis nous séparons notre étreinte. J’ai chaud, c’est bizarre comme sensation, J’agite ma main un tout petit instant devant mon visage je lève un peu mes yeux vers le ciel, histoire de faire partie ce trop-plein d’humidité. Mais ce ‘tu m’as manquée’ ne peux que me faire sourire à mon tour. Je balance un peu mon bras vers lui, pour lui donner un tout petit coup et de lui dire avec une pointe d’humour.

« Arrête, tu vas me faire pleurer, déjà que je me retiens. »

Juste le temps de me remettre un peu, et nous nous engageons dans une conversation qui semblait inévitable. Je me doute bien que j’ai dû attiser un minimum sa curiosité quand je lui ai dit que j’étais partie d’ici. Comment il aurait pu le savoir de toute façon ? Je baisse un peu la tête, et me dirige vers une rambarde d’un pas lent. Je m’appuie dessus et me retourne pour lui faire face. Comment tourner mes mots ? C’est long, et compliqué. Mais je lui fais toujours confiance, Je vais me contenter de lui répondre simplement.

« Mh oui, vraiment partie, pour de bon. Quelques mois après Nate, y’a genre un an… a peu près. Mes parents tout ça… »

Je roule mes yeux dans mes orbites en tirant la langue. Bon ce n’est peut-être pas la chose à faire devant quelqu’un qui vient de perdre justement un de ses parents, mais c’est plus fort que moi.

« Et maintenant j’habite avec lui, près de mon lycée à Wynwood, d’ailleurs j’ai redoublée. » Petit rire. « Enfin en gros voilà, mais toi, viens là, raconte-moi, t’était où ? »

Lui dis-je en lui faisant signe de venir à mes côtés.

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