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 [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeMer 31 Oct - 21:48


Un air désolé se peint sur son visage avant qu’il ne me demande de parler plus lentement parce qu’il a du mal avec l’espagnol. Mon gars, je crois bien que c’est mieux pour toi que tu n’ais pas compris pour le coup, mais bon, tu ne peux pas le savoir, effectivement.

« Pas de problème. »

J’articule correctement pour une fois, cette phrase fait partie de celles que j’ai apprises par cœur pour pouvoir répondre aux clients dans le fast-food où je suis employée, sans avoir un accent à couper au couteau qui pourrait les énerver plus qu’ils ne le sont déjà à longueur de journées. Bref, j’ai dit trois mots sans cafouiller pendant trente ans, bravo Thatha, tu auras un bon point.

J’en ai assez fait qu’il dit, je suis assez d’accord, mais en même temps, c’est uniquement parce que je l’ai voulu, à la base, il ne voulait pas de mon aide, j’ai été à la limite de le séquestrer pour qu’il accepte. Et c’est une nouvelle bataille qui s’annonce pour le convaincre de prendre une douche. Sauf que je ne suis pas sa mère, cette fois, je ne compte pas insister pendant des heures, hier, il y avait l’excuse que s’était dangereux de le laisser vagabonder dans les rues telle une âmes en peine rincée à l’alcool, aujourd’hui, tout ce qu’il risque c’est de faire peur aux passants et d‘être ridicule devant ses parents. Ce qui, n’est pas réellement grave, je crois. Je n’ai pas à insister énormément de toute manière puisque son reflet dans le miroir semble le convaincre plus encore que mon argument. Il faut dire aussi que vu la tête qu’il a, il pourrait sans problème jouer dans un film de mort-vivants en jouant le cadavre principal.

Il part donc dans la salle de bain pour prendre une douche alors que je retourne dans la cuisine préparer mon petit-déjeuner. Un peu plus tard, alors que je suis en train de manger une tartine tout en buvant mon chocolat chaud dans la cuisine, il vient me retrouver. Il est torse nu et mes yeux se fixent sans que je ne le veille sur cette partie dénudée de son corps. Saloperies d’hormones d’adolescents en folies. Enfin, il faut également dire que propre, parfumé et coiffé, il a une autre allure que lorsqu’il est bourré le soir à faire n’importe quoi dehors.

« Ca te dérange si… tu me prête ce tee-shirt ? J’peux pas remettre le mien. ¿Sí? »

Hein ? La question tourne dans ma tête jusqu’à ce que je la comprenne-ce qui met tout de même presqu’une minute entière vu que j’étais concentrée sur totalement autre chose-, il veut le tee-shirt de Pedro ? Soit, tant qu’il daigne enfin se rhabiller, pas que je sois déstabilisée par lui ou quoi -enfin, si, peut-être un peu quand même- mais disons, même si c’est une excuse, que c’est surtout parce que mon père peut rentrer n’importe quand. Oui, disons ça et oublions ce que je viens de penser, il n’y a rien de déstabilisant dans ma cuisine ce matin.

« ¡ Guárdalo, te lo doy! Sí, lo toma pero vuelve a vestir tú antes de que... »* Avant que quoi Thalia ? Tu deviens complètement tarée ma pauvre fille, limite prête à sauter sur le premier mec bourré venu juste parce qu’il est beau et bien foutu, c’est June qui serait surement contente de savoir ça. Papa aussi d’ailleurs. « Conténtate con vestirte, por favor. »** Oui, voilà, faisons comme-ci c’était ce fichu tee-shirt le problème et pas moi.

Au final, il vient s’asseoir face à moi. « ¿ Café o chocolate? ». Suite à sa réponse, je verse du café dans son bol et je replonge mes yeux dans mon chocolat chaud. Le reste du petit-déjeuner se passe en silence, je n’ai pas grand-chose à dire et j’ai un peu peur des retombée si mon père revient à la maison pour une raison ou une autre. Et puis, je suis un peu mal à l’aise, je l’ai invité à dormir chez moi sans le connaître et je ne fais pas vraiment cela tous les jours. Mais qu’importe puisque je ne le reverrais jamais.

Une fois qu’il a fini son café; il se lève et je fais pareil. Je le raccompagne jusqu’à la porte et souris. « Bon Coraje*** y bonne journée. ». Et enfin, je referme la porte.


*Garde-le, je te le donne ! Oui, prend-le mais rhabille toi avant que...
**Contente-toi de t'habiller, s'il te plaît
***Courage


FIN

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Diego R. Bolderas

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeMar 23 Oct - 3:26

L’expression du visage de la jeune fille, certainement à peine réveillée, tout comme moi, changea tout d’un coup suite à la question que je venais de lui poser. J’étais vraiment à deux doigts de claquer la paume de ma main sur mon front. Je manque de tact, et on ne me le dira jamais assez. Pourtant je devrais savoir ce genre de choses. Elle qui avais été si gentille avec moi, devrait certainement regretter de m’avoir devant elle ce matin. En matière de réveil, la jeune fille devait certainement avoir vécue mieux. J’allais me rattraper, lui dire que ce n’est pas ce que je voulais lui dire… enfin pas totalement. Bon ok, si, mais pas de cette manière. Oh et puis merde.

De toute façon elle ne m’en laisse pas le temps. Clairement, et visiblement un peu vexée par la fameuse question, elle me dit que non. La suite, pour être honnête je n’ai presque pas callé un mot de ce qu’elle m’a dit, le tout est en espagnol, et elle parle incroyablement vite. Juste en me concentrant un peu, j’ai cru comprendre que j’étais drôle, que j’étais beau, et mon état de cette nuit. Heureusement qu’elle m’a précisé juste avant que nous n’avions rien fait, parce qu’avec ça, j’étais en droit de me poser des questions. Elle croise les bras sur sa poitrine, je m’efforce de ne pas poser mon regard dessus, et le garde ancré dans ses yeux. Je m’efforce d’avoir l’air le plus désolé possible.

« J’voulais pas te demander ça comme ça... Mais… por favor, essaye de hablar más lentamente, j’ai du mal con la lengua español. »


Je ne suis certainement pas en position de lui demander ça, mais si nous voulons nous comprendre à un moment donné, autant moi, qu’elle, devaient faire des efforts. Je ne lui demande pas de me parler anglais. Juste de parler moins vite, pour que je puisse comprendre un minimum. D’ailleurs je crois qu’elle a compris ce que je voulais dire. Elle aurait pu me jeter dehors, me pousser par la porte, comme elle l’avait fait cette nuit, mais au lieu de ça, elle me propose de prendre une douche avant de partir, ou de boire un café. Je ne peux cacher mon étonnement. Qu’elle fille sur terre, après avoir été ‘insultée’ proposerait ce genre de choses ? Je me sens encore plus mal que je ne l’étais déjà. Malgré ses propositions, plus qu’honorable, je sens que je l’ai blessé.

« Tu en as déjà assez fait pour moi. T’était pas obligée. Je vais te laisser tranquille. »

Honteux, un dernier regard avant de me diriger vers la porte de sortie qu’elle venait de me montrer du doigt. Je pose ma main sur la poignée, mais je n’eus pas le temps de l’actionner que la jeune fille reviens à la charge, me conseillant tout de même de prendre une douche, pour éviter un drame de plus avec mes parents. Je me regarde dans le miroir juste à côté de la porte. Cette image de moi, que j’avais oublié. C’est vrai que je fais peur à voir. Cernes, yeux rouges, pupilles dilatées, traces de poussière sur le visage, sur les bras, haleine de chacal mort. Cette fille n’as pas tort. De plus je leur ai dit avoir passé la nuit chez un ami. Je me sens tout bête de devoir, encore une fois, profiter de son hospitalité.

« De acuerda. Tu as raison. »


Finissais-je par dire en lâchant du regard mon jumeau maléfique qui se reflétait dans le miroir. Je me dirigeais vers la salle de bain qu’elle m’avait montré un instant plus tôt, et refermais la porte derrière moi. Dieu que c’était petit, j’avais à peine de place pour me tourner. Enfin non, j’exagère. Mes fringues à terre, j’allumais les robinets. L’eau chaude qui perlait sur ma peau me faisait le plus grand bien. J’aurais pu y rester pendant des heures. Une fois propre, j’attrapais la première serviette sèche que je trouvais et me rhabillais. Seul problème, ce tee-shirt ne m’appartenait pas, et pas possible de remettre le mien. Et mon jean sentait toujours l’alcool, je me servais donc d’un déodorant pour l’en asperger, histoire de cacher l’odeur. C’est torse nu, propre, parfumé et coiffé, avec son haut à la main, que je sortais de la salle de bain, la cherchant, je la retrouvais dans la cuisine.

« Ca te dérange si… tu me prête ce tee-shirt ? j’peux pas remettre le mien. ¿Sí? »

Je m’installais sur une chaise en face d’elle, sans me rhabiller immédiatement. Il ne fallait pas que je traine trop. Allez, un café et je m’en vais. Ca suffisais comme ça les conneries.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

- Vida Loca -
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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeLun 22 Oct - 3:08


Les yeux du garçon s’ouvrent doucement. Il fait une drôle de tête et j’imagine que son réveil doit être difficile, ce qui est plutôt normal vu sa soirée de la veille. Il semble perdu quelques instants, comme s’il ne se souvenait pas de ce qu’il s’est passé. Encore une fois, ça ne serait pas vraiment étonnant. Au final, il repousse la couverture et se lève en cherchant quelque chose dans sa poche. « Merde merde merde ! » Je sursaute. Qu’est ce que c’est que ce sauvage ? On a pas idée de crier comme ça au réveil enfin ! Il sort un objet de sa poche : un téléphone et compose un numéro. Il ne va pas appeler la police pour leur dire que je l’ai séquestré chez moi, hein ? Non, pitié, dite moi que ce n’est pas ça. Je tente de comprendre avec qui il est au téléphone, mais il parle affreusement vite et je ne comprends pas tout.

« Oui mam’s c’est moi… Je sais[...] Je sais. […] Laisse-moi parl… […] JE SAIS ! » Nouveau sursaut. Mais en même temps c’est rassurant, ça ne doit pas être la police ! « […] Non je ne hurle pas... […] Chez un pote. » Regard désolé. Je n‘ai pas compris la phrase de toute façon, je me contente donc de sourire en haussant les épaules. « Ecoutes, je vais pas tarder, on en reparle à la maison ok ? […] Non mais oui… je sais. […] Si tu le dis… Allez à tout à l’heure. […] Moi aussi.»

Je connais les deux derniers mots, parle-t-il a sa copine ? Surement. Tant pis, ou tant mieux, enfin on s’en fout, je crois… Bref, je divague. Le manque de sommeil sans doute. Il range son téléphone, récupère son tee-shirt et se tourne vers moi. Des remerciements, un baiser sur la main qui me fait un peu rougir malgré moi et il m’annonce qu’il doit partir. Ok, très bien, au moins je n’aurais pas à le mettre dehors de force, c’est un avantage. Il sort de ma chambre et semble observer la pièce, à l recherche de quelque chose ? La porte peut-être ? Il se retourne au moment où j’allais lui indiquer cette dernière et là…

«Heu... Juste comme ça, On a fait... des trucs cette nuit ou pas? »

… C’est le drame ?

Ou alors, je rêve. Et dire que ma mère osait nous dire qu’il faut toujours aider les autres comme si notre propre vie en dépendait. Dieu nous rend toujours ce que l’on fait de bien, qu’elle disait. Un jour, je lui présenterais peut-être ce type ingrat qui se tient devant moi, je suis certaine que même elle, il pourra la faire changer d’avis. Quoiqu’il en soit, je reste quelques secondes stupéfaite par sa question. Je l’ai comprise directement, mais pour une fois, j’aurais préféré que ça ne soit pas le cas. Non mais c’est vrai, comment ose-t-il poser cette question et surtout en premier ? Il aurait pu demander mon prénom, où il était ou bien ce qu’il s’est passé hier ou encore pourquoi je l’ai aidé mais sérieusement, pas ça…

« Des troucs ? Non. ¿ Sabes que eres divertido ? Si había sido cuestión de hacer algo y qué por milagro o locura o porque posiblemente eres bello, había estado de acuerdo, en el estado donde estabas ayer por la noche, no habrías podido nada hacer. »*

Je croise les bras et arque un sourcil pour le fixer d’un air blasé. Il est temps que cette blague prenne fin, je crois. Je ne suis pas sa mère à ce type, je n’ai pas à m’occuper de lui plus longtemps, surtout que je n’avais déjà pas à m’occuper de lui hier, en théorie. Et puis là, sa question m’a vexée, je ne sais pas vraiment pourquoi, d’habitude, les paroles des inconnus ne me touchent pas. Les siennes si apparemment. C’est vraiment génial. Je suis tellement en manque d’amis que je me voyais déjà faire copain-copain avec un type que j’ai trouvé en train de lancer des bouteilles vides sur un commissariat, c’est mon père qui aurait été ravi. Mais bon passons, après cette question, je pense que je peux railler l’idée de mon esprit.

« Si tou vouloir prendré oune doutché antes dé partir, tou peux par-là » annonce-je en montrant la porte de la salle de bain. « Sino….Eh ? … j’aille? Fait dou café. Y sino, buena après-midi, la porta esta là-bas. »

Notez que je fais tout de même l’effort de parler sa langue hideuse, parce que cette fois, je veux qu’il comprenne ce que je dis, alors que tout à l’heure, je n’étais pas bien certaine de vouloir. J’essaye de cacher mon mécontentement mais ma voix me trahie tout de même un peu. Cependant, une petite vois dans ma tête -ma conscience surement- me dit qu’il n’a rien fait de grave et que je n’ai pas à lui parler comme ça. Alors je lui lance un sourire et radoucie ma voix.

« Jé sais qué tou estas préssé pero jé té consaille ? … hum…. la doutché si tou né veux pas qué tou padres voir qué tou a bou dé l’alcool. »


*Tu sais que tu es drôle ? Si il avait été question de faire quelque chose et que par miracle ou folie ou parce que peut-être tu es beau, j'avais été d'accord, dans l'état où tu étais hier soir, tu n'aurais rien pu faire.

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Diego R. Bolderas

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeJeu 18 Oct - 3:30

Quand je la remercie, le plus sincèrement du monde, elle ne me répond pas, elle fait mieux que ça, elle me sourit. Je crois que depuis que j’ai croisé son chemin, c’est bien la première fois que je vois cette expression sur son visage. Et ça lui va plutôt bien d’ailleurs… Même si les traits fins de son visage restent toujours un peu flous pour moi. J’essaye de la suivre du regard lorsqu’elle se relève mais ma tête est encore douloureuse et mon cerveau pas bien vif non plus. Je reste donc là, assis contre le lit, j’essaye de ne pas fermer les yeux, et de rester tout de même un minimum attentif à ce qui se passe autour de moi. Pas que je n’ai pas confiance, mais cette fille s’avère être très persuasive. Je préfère rester sur mes gardes.

Et puis quelque chose dans mon dos me pousse vers l’avant. Je me retourne au ralenti, et remarque que la jeune fille tente de tirer un matelas en dessous de son lit. Certainement le mien pour cette nuit, du moins ce qu’il en reste. Quelques heures à peine. Je me décale un tout petit peu, juste pour qu’elle puisse le sortir complètement. A la regarder s’affairer de la sorte, on pourrait croire qu’elle était en plein forme, mais moi cela me donnais tout simplement le tournis. Elle me donne un tee-shirt, un d’homme. Ce qui me pousse à me demander si elle a un petit-ami, je ne sais même pas pourquoi je me pose la question. Mais avouer qu’enfiler, tant bien que mal, confondant la sortie de la tête avec celle des bras, le tee-shirt d’un autre, surtout s’il s’avère être celui de sa moitié, n’est pas franchement éthique. Tant pis.

La jeune femme m’aide à ramper jusqu’au matelas qui me semble être à des kilomètres. Mes jambes ne me soutiennent plus, inutile donc d’essayer de se relever complétement. Une fois dessus, je m’affale sur le ventre les bras inerte au-dessus de ma tête la bouche entre-ouverte. Dieu que cela fait du bien. Je pourrais rester dans cette position pendant des jours entiers. Fermer ses yeux, ne penser à rien, faire le vide, oublier tout ça, et s’endormir, c’est tout ce que je désire. C’est d’ailleurs ce que je fini par faire. Dans mon semi-someil, je sens quelque chose de doux se poser sur moi, un sourire se dessine sur mes lèvres, au loin je comprends qu’elle me souhaite une bonne nuit. J’aurais voulu lui répondre, mais mon esprit, lui est déjà bien loin.

*** *** ***

« Eh… Lo siento dé té despertar como ça mais tes padres té cherché, ils haben appeler la policia para toi. »

Pardon ?
J’ouvre doucement mes yeux, la lumière du jour me fait un mal de chien. J’ai l’impression qu’un pivert est en train de faire son nid dans ma tête. Je suis barbouillé, je me sens sale, ma bouche est douloureuse, sèche. Que s’est-il passé. Je tourne ma tête et tombe nez à nez avec une blondinette. Hein ?! Je suis où là ? Je dégage la couverture d’un seul coup et me redresse, j’observe les lieux et tente de me souvenir. Mais c’est qui celle-là ? Ne me dites pas que… non je n’aurais pas pu faire ça sans m’en souvenir quand même ? Mes yeux se posent sur ce qui semble être mon tee-shirt, parsemé de tâches de sang. Je passe mes mains sur mon visage, et plisse les paupières, aussi fort que je le pouvais.

Oh… c’était donc ça. Cela me revenait en flash-back. L’enguelade avec mes parents, beaucoup d’alcool, et cette fille. En gros, pas de quoi être fier du tout, du tout. Par contre, aucune idée d’où me viens cette douleur à la bouche, ni ce sang qui semble être le mien. Du moins j’espère qu’il m’appartient. Trêve de fabuleux souvenirs. Que venait-elle de me dire ? La police ? C’était vraiment, vraiment la dernière chose dont j’avais besoin. Mais d’ailleurs…comment le savait-elle ? Je me mettais debout et cherchait mon téléphone dans ma poche tout en jurant. « Merde merde merde ! » Je composais rapidement le numéro de mes parents, Je n’ai eu le droit qu’à une sonnerie avant que ma mère décroche le téléphone au bord de l’hystérie.

« Oui mam’s c’est moi… Je sais[...] Je sais. […] Laisse-moi parl… […] JE SAIS ! […] Non je ne hurle pas... […] Chez un pote. » Je jetais un regard désolé à la jeune fille. « Ecoutes, je vais pas tarder, on en reparle à la maison ok ? […] Non mais oui… je sais. […] Si tu le dis… Allez à tout à l’heure. […] Moi aussi.»


Pour les excuses, ce sera pour plus tard, dans la pure intimité d’une famille soudée. Je rangeais mon téléphone et me baissait pour récupérer mon tee-shirt, que je callais dans la boucle de mon pantalon, sur le côté. Que pouvais-je dire à cette jeune fille dont je ne connaissais pas le nom ? Merci ? Désolé ? Tant de choses, de mots, et pourtant si peu de concret. Ce qu’elle avait fait pour moi, cette nuit, était d’une bonté hors du commun, et tous les mots du monde ne suffiraient pas à l’en remercier. Ma honte ne m’avais pas quitté, je crois que je ne méritais pas de la revoir après ça, du moins, elle ne méritait pas ça. J’étais certainement l’un des mecs les plus cons de Miami.

« Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, mais… c’était sympa ce que tu as fait. Je ne sais pas comment j’aurais fait sinon… » Je prenais sa main, et y déposait un simple baiser furtif, comme le font les gentlemen. Au moins ça pour rattraper le coup. « Mes parents m’attendent, il faut que je m’en aille. »

Je lâchais sa main, et oubliant ma veste en cuir, je sortais de la chambre suivit par la demoiselle. J’avais beau chercher des yeux la porte d’entrée, ou plutôt de sortie, impossible de me souvenir. Ignorant au passage les meubles… miteux ? J’aurais besoin de son aide sur ce coup-là. Encore une fois… et sans réfléchir, avec un tact hors du commun, je ne trouve que ça à dire. Mais si je ne le fais pas je ne serais pas tranquille. Apparemment je preferais lui demander ça, plutôt que son prénom. Charmant.

«Heu... Juste comme ça, On as fait... des trucs cette nuit ou pas? »

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeMer 17 Oct - 1:19


Retour à ma chambre. Il fait sombre, trop sombre pour que je ne vois ce que mon invité surprise a fait. C’est pour cela qu’en entrant dans la chambre… BAM… Je m’efforce de ne pas crier et de retenir les larmes qui me montent aux yeux en même temps qu’une douleur vive envahi mon pied. Ma main libre cherche l’interrupteur à tâtons et soudain, la lumière s’allume, tuant mes yeux au passage ce qui me fait faire une grimace des plus affreuse. Je baise la tête pour découvrir mon porte manteau à terre et tous les vêtements qui y étaient accrochés éparpillés autour. J’ai bien fait de ranger ma chambre on dirait. Un regard pour le reste de ma pièce m’apprend que monsieur Bolderas n’a pas fait d’autre dégâts, il s’est échoué à côté de mon lit, apparemment son tee-shirt n’a pas survécu à la guerre, allez savoir pourquoi.

Je m’approche doucement, essayant de faire le moins de bruit possible. Je crois qu’il s’est endormi et je ne sais pas ce qui lui est arrivé pour qu’il en arrive à se mettre dans cet état mais je pense qu’il en a besoin. Je m’assieds face à lui, jette un coup d’œil à ma montre pour y découvrir avec soulagement que mon taux de glycémie remonte doucement et ouvre la trousse de secours. J’observe les flacons afin de prendre un désinfectant qui ne pique pas, je crois qu’il en a eu assez pour se soir, pas la peine de lui en faire baver en le soignant en plus. Et puis si je peux désinfecter sans le réveiller et donc sans avoir à négocier encore une fois, ça me va très bien, ma foi.

Ce n’est que lorsque ma bonne action de la journée est terminée et que la lèvre a enfin arrêté de saigné que les yeux du garçon se rouvrent doucement. Il écarte ma main de son visage, mais délicatement cette fois. Je lui souris et me relève pendant qu’il boit en laissant la moitié du contenu de sa bouteille se renverser sur son torse. Avec sa carrure, ça aurait pu être super sexy… S’il n’y avait pas eu tous les événements qui nous ont conduits à cette scène. Là, du coup, c’est juste triste pour lui qu’il ne sache même plus boire proprement.

« C’est bon, t’inquiète pas. Si ? Y… gracias… por todo. »

Waw. J’ai même droit à des remerciements maintenant ? Finalement, j’ai peut-être fait le bon choix en l’aidant au lieu de le dénoncer à la police comme me l’aurait surement conseillé mon père. Nouveau sourire, presque attendri cette fois, et je contourne le lit pour tirer le sommier et le matelas cachés en dessous afin d’y accueillir mon frère lors de ses visites. Je vais ensuite chercher un tee-shirt à Pedro dans l’armoire de la chambre pour le donner à mon prisonnier pour la nuit. Une fois qu’il a réussi à l’enfiler -par je ne sais quel miracle au bout d’un quart d’heure de bataille acharnée-, je l’aide à se déplacer -enfin plutôt à se trainer pour tout vous dire- jusqu’au lit que j’ai déplacé un peu plus tôt et enfin, je vais chercher une petite couverture que je remonte ensuite délicatement jusqu’à ses épaules pour qu’il n’ait pas froid le reste de la nuit. « buenas noche, amigo! » Je murmure, le « amigo » est venu tout seul mais ce n’est pas bien grave, je crois bien qu’il dort déjà de toute façon et à vrai dire, une fois la lumière éteinte, je ne mets pas bien longtemps non plus à rejoindre le pays des rêves.

~~~ ~~~ ~~~


Le lendemain, se sont les pas précipités de mon père dans la pièce principale qui me réveillent. Quelques rayons de soleil passant par les trous de mon volet, je n’ai pas besoin d’allumer la lumière pour voir clair dans ma chambre. Mon téléphone m’indique qu’il n’est que neuf heures et demie. Le type endormi sur le lit d’à côté et mon porte manteau par terre me confirment que je n’ai pas rêvé ce qu’il s’est passé cette nuit. Et enfin, mon taux de glycémie me fait comprendre qu’il est temps de prendre le petit déjeuné… Très bien, agissons de façon logique. Etape une, sortir de la chambre sans réveiller monsieur Bolderas. Cela ne s’avère pas trop difficile et je retrouve mon père dans le salon/salle à manger. La pièce n’est pas très grande, les murs y ont une horrible couleur verte pomme que je déteste, sur la gauche, une table de taille moyenne trône, entourée de quatre chaises et à droite, un canapé trois placex et un fauteuil font face à une petite télé sous laquelle un vieux magnétoscope fait pâle figure à côté du démodulateur presque neuf que l’on a récemment dû acheter pour ne pas perdre toutes les chaines. Les murs sont décorés de cadres à l’intérieur desquels on a disposé des photos d’une famille auparavant unie mais qui a tout de même fini par se séparer.

C’est dans la petite cuisine aux murs orangés que je retrouve mon père. Il a l’air énervé -comme toujours- et paniqué. « ¿ Que pasa papá ? » Demande-je en sortant deux bols d’une armoire. « Un niño, Diego Bolderas, algo que ha estado desaparecido desde anoche. Tengo que ir a la policía inmediatamente y no puedo encontrar mis malditas llaves! »* Répond-t-il naturellement, sans se douter un instant que la personne dont il parle est sous son toit. Je lui lance un sourire crispé et lui montre du doigt que ses clés sont à leur place, accrochées près de la porte en tentant de ne pas laisser paraître ce qu'il se passe dans ma tête, à savoir ; la troisième guerre mondiale. Il me demande rapidement si je vais bien avant de s’en aller travailler, me laissant là, décontenancée par la situation.

Je mets tout de même la cafetière en route au cas où Diego -puisque c’est son nom- voudrait en boire une tasse avant de repartir et je me précipite dans ma chambre. Il est toujours là, endormi où je l’ai laissé. Je m’approche lentement et le secoue doucement, plaçant ma main sur son épaule. Prions pour qu’il ne soit pas de mauvaise humeur au réveil.

« Eh… Lo siento dé té despertar como ça mais tes padres té cherché, ils haben appeler la policia para toi. »



*Un garçon, Diego Bolderas, quelque chose comme ça, est porté disparu depuis cette nuit. Je dois aller au commissariat tout de suite et je ne retrouve pas mes satanées clés !
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Diego R. Bolderas

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeDim 7 Oct - 18:13

La jeune fille, s'accroupie devant moi, et me relève un peu la tête pour vérifier l’étendue des dégâts, ignorant ma question au passage, d’ailleurs je ne me souviens plus exactement ce que je lui ai demandé, alors au fond, ce n’est pas très grave, parce que je doute que cela me revienne à un moment donné. Dans son geste, elle est douce, alors qu’elle pourrait être clairement tout le contraire avec moi. Elle me demande même si je vais bien, je passe une dernière fois ma langue dessus, et hoche la tête doucement. Je ne lui réponds pas directement, parce que si j’ouvre la bouche, je sens qu’il pourrait se passer une catastrophe de plus. Et ce ne sera pas joli joli.

Et sans avoir le temps d’ajouter quoi que ce soit, ni même d’avoir une quelconque réaction de ma part, la jeune fille –dont je ne connais toujours pas le nom- met sans plan a exécution, c’est-à-dire, prendre l’ascenseur. J’aurais voulu l’aider à me relever, mais au moment où j’ai attrapé la barre de l’escalier, je me suis senti glisser une fois de plus. Inutile de rejouer la même scène n’est-ce-pas ? Alors je me laisse faire, comme un vulgaire pantin. Je n’ai pas la notion du temps, je ne sais pas combien de temps nous sommes resté dans ces escaliers, ni combien de temps cette jeune fille a mis pour me relever et pour me faire entrer dans l’ascenseur.

D’ailleurs, ce dernier, parlons-en. Elle à bien dû remarquer que ça n’allais pas du tout puisqu’elle a pris le soin de bien s’éloigner de moi. La tête baissée, les yeux fermés, le souffle court, et des bouffées de chaleur, j’essaye de me retenir un maximum. Je me regarde juste une seconde dans le miroir derrière nous, les yeux rougi, le teint pâle, la lèvre et le menton en ruisselant de sang, les cheveux en bataille, mon tee-shirt sali de poussière, et de sang. Je fais réellement peur à voir. Je ne peux d’ailleurs pas me regarder plus longtemps, je me fais honte. C’est ce « TING » qui sonnait comme la fin du voyage, du calvaire, enfin. Je suis la demoiselle jusqu'à sa porte, avec son aide, et me promet de ne pas ouvrir la bouche, ni de faire quelconque conneries de plus.

Nous entrons dans l’appartement, je tiens debout, toujours grâce au bras de la jeune fille qui ne m’a pas lâché, je n’ai même pas le temps d’analyser la pièce où nous sommes, ni les meubles qu’une grosse voix masculine retenti dans l’appartement. Et c’est là que tout se passe très vite, une porte s’ouvre derrière moi, et une pression sur mon thorax se fait sentir, ce qui me fait automatiquement reculer, dans la dite-pièce, et la porte se referme. Je ne m’y attendais vraiment pas, donc pour éviter de tomber en arrière, je me retiens à la première chose qui me tombe sur la main. Un porte manteau, que, bien entendu, j’emporte avec moi dans la chute. Je me débats un instant avec tous les vêtements, pour les pousser sur le côté, et rampe jusqu'au lit, défait. Je ne monte pas dessus, je reste assit par terre, le dos contre le lit en question.

La demoiselle n’est pas encore revenue. Je me demande même si elle va le faire. Si ça se trouve, elle m’a enfermé ici, et ne m’ouvrira que demain. Histoire d’être débarrassé de moi, au moins jusqu'à ce matin. Je regarde un peu autour de moi, j’observe les photos au mur, ses meubles, ses vêtements, ses bibelots. C’est une fille pas de doute. Et ce drapeau de l’Espagne bien en évidence, me laisse croire que son, notre, pays lui manque. Ce que je comprends par contre, c’est que nous n’avons certainement pas la même classe sociale. Parce que ma chambre à moi, doit bien faire trois ou quatre fois la sienne. M’enfin… Je m’essuie le visage avec le revers de mon tee-shirt, et finalement décide de l’enlever, je serais sans aucun doute bien mieux sans. Je ferme les yeux en attendant… en attendant le déluge certainement, dans ma tête, ça tourne, beaucoup. Mais je crois que je fini par m’endormir pendant quelques minutes.

Je ré-ouvre les yeux doucement, et face à moi se trouve la mystérieuse inconnue qui m’héberge cette nuit. Du coton, et du désinfectant dans chaque main, sans doute a-t-elle profité de ce moment de calme, du fait que je sois assoupie pour me soigner, sans risquer de lui faire une scène, une de plus. Je remarque qu’elle porte toujours ma veste. Dans la panique, sans doute a-t-elle oublié de l’enlever. Une bouteille d’eau est posé juste à côté de moi, je crois qu’elle a vraiment pensé à tout, ou presque. Je fais glisser mon regard dans le sien, j’écarte sa main de ma bouche, gentiment cette fois, pour attraper la bouteille et en boire plus de la moitié d’une seule traite, en faisant couler par inadvertance sur mon torse nu, laissant apparaitre quelques frissons.

« C’est bon, t’inquiète pas. Si ? Y… gracias… por todo. »

Je montre du doigt lèvre, pour lui faire comprendre que ça ira, je m’en sortirais, je ne vais pas en mourir. Et ce remerciement, cette fois, je n’ai pas dû me forcer pour lui dire, il vient réellement du cœur.

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeMar 25 Sep - 0:49


Il me prête sa veste, un geste gentil et inattendu. C’est mignon et c’est vraiment étrange de la part de ce jeune homme qui, je ne voudrais pas me répéter mais je vous le rappelle, hurlé encore sous ma fenêtre, il y a de cela quelques minutes.

« C’est pour m’excuser... disculparse. ¿Sí? »

Je souris sans trop le vouloir, je ne sais pas si c’est l’alcool ou si il est toujours comme ça, mais on dirait un enfant qui chercher à se faire pardonner. Et soyons franc, comment pourrais-je résister à des yeux comme les siens ? Surtout qu’il insiste sur les mots pour que je comprenne bien et qu’il s’est condamné à avoir froid juste pour que moi, j’ai un peu plus chaud. D’ailleurs, je le vois frissonner, ce n’est pas le moment de réfléchir, c’est inutile dans la situation présente en plus.

« Si, si, obviamente jé tou pardonné. »

Demain, la mégère du troisième se fera un plaisir de donner tous les détails croustillants de cette scène étrange dans la rue à tout l’immeuble, c’est certain. C’est dans des moments pareils que je suis contente d’avoir un père encore moins doué que moi en anglais, au moins, le temps qu’il apprenne correctement cette langue, l’histoire sera oubliée et il ne saura jamais que j’ai invité un inconnu à la maison sans son consentement. Parce qu’à présent, ce n’est plus une hypothèse, il est entré en soupirant dans le hall de l’immeuble et j’ai refermé la porte à double tour, je crois que j’aurais même avalé la clé si j’avais pu, afin d’être certaine que cette bataille était belle et bien gagnée. En me retournant, je lui fais signe de faire le moins de bruit possible.

« Ça va, j’suis pas con non plus. »

Il n’est pas con parait-il. Oui, j’ai bien compris cette phrase, quand mon frère m’apprenait des mots par-ci par-là dans cette langue affreuse, c’était souvent des injures. Débile vous dites ? Absolument pas, d’abord parce que les insultes, c’est toujours sympa à apprendre -oui, d’accord, ce n’est pas la meilleure excuse que j’aurais pu trouver- mais surtout parce que, selon Pedro, grâce à ça on peut savoir quand quelqu’un s’en prend à nous… Ce qui mènerait certainement à des disputes… Ok, oubliez ce que je viens de dire, ce raisonnement n’a aucun sens. N’empêche que je connais bien les gros mots en anglais. Et pour une fois que je comprends une phrase correctement, je ne manque pas d’hausser les sourcils pour y répondre.

« Y no soy ridicula. »

Non, je n’ai pas encore oublié, j’ai horreur que l’on me juge sans me connaitre, qui plus est lorsque le « on » en question est un mec beurré qui m’a réveillé en pleine nuit parce qu’il lui avait pris la soudaine envie de balancer des bouteilles de bière contre le commissariat d’à côté. Mais bref. Il commence à monter l’escalier d’une façon un peu trop indécise à mon goût. Je n’ai pas le temps de le suivre qu’il dégringole les seules marches qu’il a réussi à escalader -oui, c’est le mot- avec un maximum de bruit, s’ouvrant la lèvre au passage et je suis partagée entre l’envie de lui encastrer la tête dans le mur, pour lui faire comprendre le sens de « ne pas faire de bruit » et celle d’accourir une nouvelle fois pour constater l’étendue des dégâts. Je choisis la deuxième option, bien sûr, je suis pacifiste, du moins, j’essaye de l’être. Je m’approche donc et ignorant sa question à laquelle je n’ai pas envie de répondre, je pose ma main sous son menton pour soulever lentement son visage et observer la blessure. Ça saigne beaucoup et je suis obligée de me faire violence intérieurement afin de ne pas partir en courant. Ce n’est pas le moment d’avoir une réaction surdimensionnée, on reprend sa respiration et surtout, on chuchote.

« Bueno, tou vas bien ? Creo que…Eh… Viens je crooois… Qué el elevador séra meillor. »

Et sans lui demander son avis, j’attrape son bras droit et le passe au dessus de mes épaules pour l’aider à se relever. Inutile de vous dire combien j’ai galérer pour y arriver je présume ? Une fois -enfin- arrivés dans l’ascenseur, je le laisse dans un coin et me place tout à fait à l’opposé, j’ai remarqué qu’il avait des haut-le-cœur et il n’est pas question de se faire vomir dessus en prime.

Premier étage, tout va bien, pas de vomis, pas d’évanouissement et pas -encore- d’hémorragie. Deuxième étage, ma montre se met à sonner, je la regarde, mon inquiétude fait baisser un peu trop mon taux de glycémie. J’ai tout intérêt à manger quelque chose rapidement avant de voir les premiers symptômes arriver.
Troisième étage. Bip.

« Esta ici, viens y chut. »

Je l’attrape par le bras et l’aide à sortir de l’ascenseur avant de le lâcher pour aller ouvrir l’appartement. J’entre, ne vois personne, mon père est surement reparti se coucher. Très bien. Je ressors et attrape le blessé par le bras en priant de toutes mes forces pour qu’il ne fasse rien tomber sur le chemin jusqu’à ma chambre. Tout se serait bien passé si je n’avais pas entendu sa voix.

« ¿Thalia estás en casa? »

Une phrase qui me glace le sang, suivi de bruits de pas qui se rapproche. La panique s’empare de moi, je regarde à droite, à gauche… Ma porte de chambre n’est pas très loin, je l’ouvre à la volée, pousse littéralement l’inconnu à l’intérieur et referme juste au moment où mon père ouvre sa porte de chambre.

« ¿ Todo va bien ? »

« Sí, se ha ido. »

Sourire innocent pour appuyer mes paroles. Et… un bruit dans ma chambre. Regard interrogateur de mon père, je peins l’air le plus angélique possible sur mon visage avant de hausser les épaules et contre toutes attentes, ça fonctionne, il retourne se coucher. Gros soupir de soulagement et je vais chercher la trousse de secours ainsi que quelque chose à manger pour arranger ma glycémie. Et enfin, je peux retourner à ma chambre.
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Diego R. Bolderas

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeSam 22 Sep - 4:29

Finalement, je crois que je l’ai plus énervée que blessée. Comment je le sais ? Il suffit de regarder l’expression de son visage, et ses bras croisés sur sa poitrine. En même temps je peux comprendre, Quelqu’un m’aurais dit quelque chose de ce genre à moi, il se serait très certainement reçu mon poing en plein dans la tronche. Peut-être aurait-elle dû le faire, cela m’aurais refroidi d’un coup, et dans l’état dans lequel je suis, je n’aurais même pas compris ce qu’il me serrait arrivé. Je sens bien qu’elle doit faire un effort surhumain pour rester ici, et justement ne pas se jeter sur moi pour m’arracher les yeux. C’est d’ailleurs pour cela que je m’étais rattrapé, au fond de moi, je saluais son geste, et son attitude pleine de patience. Et puis, je crois qu’en ce moment, c’était bien la seule à oser me tenir tête.

De plus, je crois que tous les deux sommes en pleine incompréhension mutuelle. Je fais de mon mieux pour parler dans ma langue natale, et elle fait de même, ou presque, pour me parler anglais. Mais je crois que nous sommes aussi nuls l’un que l’autre. De mon côté je le sais, bien entendu, mais du sien, je crois l’avoir deviné quand elle a jetée tous ces regards autour de nous, et sur elle-même. Combien de chances avais-je pour tomber sur, sans doute, la seule hispanique du quartier qui ne parle pas la langue ? Depuis combien de temps sommes-nous ici d’ailleurs ? A mon avis il est déjà très tard, puisque la demoiselle jure en regardant sa montre. Sans doute que sa maman et son papa vont s’inquiéter. Pauvre chérie. Je ne lui ai rien demandé moi. Reprend-toi Diego, tu as t’es dit vouloir faire des efforts.

Et elle n’a même pas reculée quand je me suis approché, elle s’est contentée de continuer de me regarder droit dans les yeux, avec une détermination folle. Elle ne m’a pas l’air commode la demoiselle, pleine de caractère. Une espagnole quoi. Et puis, comme je vous l’ai dit, je vais tenter d’arrêter de trop réfléchir, ce que je vais vous dire, je vais arracher ces mots de ma bouche mais… je crois qu’elle a gagné cette bataille. Je laisse même paraitre un petit sourire discret quand elle écarquille les yeux à cause de mon geste, ma veste sur ses épaules. Cette fois, c’est moi qui ait réussi à la déstabiliser et non le contraire. Un geste comparable à celui d’un gentleman me direz-vous. Certes, simplement je ne vais pas pouvoir rester ici sans bouger bien longtemps.

« C’est pour m’excuser... disculparse. ¿Sí? »

J’insiste sur les mots, vous voyez que je fais un effort. Enfin je vois un sourire apparaitre sur ce visage qui me semblait un instant auparavant aussi froid que le temps qu’il fait. Sourire qui fait également disparaitre ces éclairs nichés dans ses yeux. Mais cette fois je ne la fixe plus. Parce que j’ai peur de faire encore une bêtise, ou de dire quelque chose de déplacé. Et franchement, cela ne m’étonnerais que peu. De petits frissons commencent à se faire ressentir sur ma peau bronzé, et aussi bizarre que cela puisse paraitre, ce n’est pas si désagréable, au contraire, la brise me fait du bien. Je suis fatigué, j’ai besoin de me reposer. Et la jeune fille, qui n’a visiblement pas changé d’avis, ouvre sa porte d’entrée, et sans me demander mon avis, elle m’annonce dans un mix d’anglais et d’espagnol, et un accent absolument craquant, devoir entrer, que je pourrais rentrer demain, mais pas ce soir, pas dans cet état. Et je dois avouer qu’elle a certainement raison. Je pousse un dernier et long soupire avant de passer devant elle pour entrer dans l’immeuble.

« Sí, sí. Gracias… » Nous entrons tous les deux, et avant de grimper les escaliers, elle me fait signe de ne pas faire de bruit, avec son index sur sa bouche. « Ça va, j’suis pas con non plus. »

Dit le mec qui viens de réveiller un quartier entier en jetant des bouteilles de bières sur un commissariat et envoyer tous ses habitant aller se faire foutre. Oui, je sais, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Chassez le naturel hein… de toute façon, il y a peu de chances pour qu’elle comprenne le sens de ma phrase, alors bon. Une marche, trois marches, 6 marches, et c’est la septième que je n’ai pas vu. Dans un fracas du diable je m’écrase face contre terre, et me retiens à la rambarde pour ne pas redescendre toutes les marches sur le ventre, que je viens de monter dans un effort surhumain. « Su puta...» Madre. Je sens un petit goût de sang dans ma bouche, et porte ma main à mes lèvres pour vérifier. Dans la chute, je me suis mordu, pile sur une ancienne cicatrice, faite dans une bagarre et maintenant je saigne. Cela ne fera que la troisième fois que cet endroit se ré-ouvre. La routine. Je ne me relève pas tout de suite, et en profite pour lui poser cette question qui me brule les lèvres. (Façon de parler)

« Qui es-tu ? ¿Por qué… Merde comment on dit ça… me est ayudando? »

Pour la discrétion, on repassera hein. Mon regard est à la fois désolé, et sûr de moi. Je sais que cette fois-ci, elle ne pourra pas m’engueuler, parce que je saigne. Et on ne crie pas sur un blessé. Et qu’elle non plus n’a pas le droit de faire de bruit. Et puis ce n’est pas comme si j’avais fait exprès de me prendre une marche en plein dans la mâchoire quand même. Le seul avantage, de se ramasser en étant bourré, c’est que cela attenue ma douleur, qui est d’ailleurs quasi inexistante à ce moment précis. Par contre, il va falloir que j’arrête de passer ma langue sur mes lèvres, parce que le goût du sang commence à me donner des haut-le-cœur.

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeMer 19 Sep - 1:22


Il me regarde ouvrir la porte de l'immeuble avec un air que je qualifierai volontiers d'ahuri, je ne fais qu'ouvrir une porte, pas la peine de m'observer de la sorte. Oui, je sais, je fais bien pire lorsque je bois, mais moi, ça n'a rien à voir... Bref, revenons à nos espagnols ; il examine donc la façon dont j'ouvre la porte en écoutant-je l'espère- ce que je lui dis en espagnol. Une fois la porte ouverte, je le vois cligner des yeux plusieurs fois, je me demande si c'est parce qu'il n'a pas compris, parce qu'il voit mal ou parce qu'il est simplement attardé et comme je n'ai pas le temps d'y réfléchir trop longtemps -le fait est que je suis en train de congeler sur place- j'en conclue que c'est probablement un peu des trois. Et soudain, son expression devient un peu plus... Inquiète ? Oui, on dirait bien de l'inquiétude. Qu'est-ce que cet idiot empestant l'alcool à vingt kilomètres a bien pu comprendre de si déstabilisant dans ma phrase ? Je veux l'aider, c'est si invraisemblable que ça ?

« Quo... Qué ? Tss. Esto es bueno. Laisse-tomber. Basta. »

Laisser tomber ? Je regarde autour de moi, mes mains, mes vêtements ... Laisser tomber quoi ? Je m'apprête à lui demander, mais je le vois s'appuyer au mur et tenter de s'échapper. Rentrer chez moi et le laisser crever dans le caniveau est assez tentant, surtout à cause de mon état de fatigue et de l'incompréhension certaine qui règne entre nous, cependant, mes parents m'ont toujours appris à aider ceux qui en avaient besoin et je pense que ce garçon, qui qu'il soit et quoi qu'il ait fait à besoin d'aide. Alors, je referme la porte que je viens à peine d'ouvrir, prête à le suivre comme je le lui ai dit. Bien sûr, le bruit de la porte le fait se retourner avec un air des plus mécontents.

« Bueno ! T'es ridicule là ! RI-DI-CU-LO. ¿Lo entiendes? ¡Déjame en paz!»

Ridicule ? Il ose me dire que moi je suis ridicule ? Ma main droite se resserre autour de la bombe au poivre, toujours bien calée dans mon sac, seulement une petite pression et il aurait ce qu'il mérite... Il est bourré, il est bourré, il est bourré.... Il faut à tout prix que je garde cette idée en tête si je ne veux pas dire -ou faire- quelque chose que je regretterai par la suite. Ma main lâche la bombe en question. Mon dieu, donne-moi la foi de ne pas répondre à cela et promis, j'irai confesser tous mes pêchés dès que je le pourrais. Inspiration, expiration. Un regard à la montre qui en plus de fournir l'heure, contrôle également mon taux de glycémie et je fais un constat dans ma tête.« Mierda. » Il y a deux choses importantes à prendre en compte : premièrement je suis une folle furieuse d'être sortie pour faire quoique ce soit avec un inconnu ivre à une heure si tardive et deuxièmement, mon taux de glycémie est un peu bas -oui, oui, bas, contrairement à d'habitude, ce qui n'est pas très bon signe-, il faut donc que je calme mes nerfs si je ne veux pas qu'il continue de descendre et que je fasse un malaise. Ce serait vraiment le bouquet. Si je m'évanouie là, je peux être certaine de mourir, ce n'est pas ce garçon qui ne sait même pas tenir sur ses propres jambes qui va me venir en aide. Surtout qu'il n'est pas question d'avoir besoin d'aide, je ne suis pas venue en Amérique pour avoir l'image d'une petite chose fragile. Être étouffée par un père et une cousine sur-protecteurs est bien suffisant, aucunement besoin d'en rajouter avec un voisin ou même un garçon ivre.

Quand je relève la tête, j'aperçois son doigt planté sur moi et son sourire limite sadique. Ok. J'arque un sourcil et croise les bras, prête à riposter à la prochaine remarque, je veux bien être gentille, mais je ne suis pas débile non plus, bourré ou pas, il est hors de question de le laisser, lui ou n'importe qui d'autre, m'insulter sans réagir. Sauf que je n'aurais pas l'occasion de riposter, le doigt accusateur se baisse et je l'observe prendre une grande bouffée d'air, les yeux clos et.... Se rattraper de justesse alors qu'il a faillit basculer. Puis d'un coup, il s'avance, j'ai envie de reculer, mais je reste plantée là à l'observer alors qu'il fait la même chose avec moi de son côté. Un léger silence s'installe, court et, mais si long dans mon esprit.

« Je... no quería. Perdón. Tu vas... coger frío. »

Et sur ces bonnes paroles, il enlève sa veste. Pour mourir de froid avec moi ? Je m'imagine d'ici les gros titre de demain « Solidarité espagnole, deux jeunes gens sont morts de froid ce matin dans les rues de Miami, l'une en short, l'autre en tee-shirt, les voisins assurent pourtant que le garçon portait auparavant une veste. Et si le fait de venir du même pays les avait menés à l'idée de mourir ensemble et de surcroit de froid, surement pour marquer le contraste avec le climat auquel ils étaient auparavant habitués. » D'accord, il faut que je me reprenne, je suis en train de devenir dingue, surtout quand on sait qu'en fait, son geste n'a rien à voir avec la mort, bien au contraire, en fait, s'il a enlevé son vêtement, c'est uniquement pour le passer sur mes épaules, histoire que j'ai moins froid.

« Yo... eh... Bueno, merci...beaucoup. »

Notez l'effort pour parler cette langue détestée qu'est l'anglais. J'en regretterais presque toutes les mauvaises pensées que j'ai eues auparavant. Presque parce qu'il ne faut pas abuser, un geste gentil ne me fera pas oublier que ce jeune homme est venu hurler sous ma fenêtre en pleine nuit, une semaine avant la rentrée scolaire. C'est à mon tour d'avoir l'air ahuri, entre mes cernes, mon sourire qui se veut gratifiant et mes yeux ouverts comme des soucoupes à cause de la surprise, je dois vraiment avoir l'air d'une folle. Et pourtant, je n'en démords pas, dans le genre têtu, on trouve difficilement pire que moi. Je reprends dons mes clefs et ouvre à nouveau la porte, faisant un petit geste de la main pour lui demander d'entrer.

« Jé te promets... Demain tou pourras...eh... Répartir como tou voudras perro... Jé no puedo té... laisser ici esta noche... Eh...dans este état.... Comprendes ? »

Il y a encore des progrès à faire pour être totalement bilingue, mais je trouve que je me suis bien débrouillée. En admettant qu'il accepte d'entrer, je pourrais peut-être même éviter la rencontre avec mon père et passer le reste de la nuit bien au chaud dans... Euh... mon canapé, du coup. Que demander de plus ? Ah oui ! Pour ça, il faudrait déjà qu'il entre ! Et je vous garantie que s'il le fait, je lui laisserais plus l'occasion de ressortir avant d'avoir complètement dessaoulé.
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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeMar 18 Sep - 5:18

Ne croyez surtout pas que c’est parce qu’elle a haussé la voix, qu’elle m’a parlé du père noël, qu’elle a jurée contre cette langue, et qu’elle m’a prié de me lever plus vite que ça que je l’ai fait. Certainement pas, elle n’est pas née la gonzesse qui me donnera des ordres moi je vous le dit. Et encore moins une inconnue en short par cette nuit froide. Mon petit ange, d’un côté, me dit que c’est pour mon bien, que c’est une bonne personne, et mon petit diable, de l’autre côté, me dit de l’ignorer, de passer mon chemin. C’était donc dans un dernier regard que j’avais tourné les talons, ignorant le fait qu’elle me dise, qu’avant, c’était ce qu’elle faisait, de dormir. Me connaissant, j’aurais très bien pu lui répliquer ‘hé ben retourne-y’. Mais comme la jeune fille semblait avoir de certains lacune avec la langue, je n’allais tout de même pas lui imposer ça… si ?

De toute façon, demain, ce sera oublié, elle racontera à ses copines ce qui s’est passé, elles diront de moi que je suis un psychopathe, l’une d’entre-elle aura eu vent de mes déboire et se fera un plaisir de me casser du sucre sur le dos, comme le font si bien les filles, malgré mes beaux yeux bleu, et dans une semaine, elle ne se souviendra même plus de moi. Voilà comment cela se passera. Sauf que non. Parce que j’ai failli me casser la gueule, la énième fois ce soir d’ailleurs. Je ne sais pas qui elle est, mais elle se prend tout à coup pour mon ange gardien, elle accoure vers moi pour me redresser. Et cette fois, je me laisse faire. Pas facile de s’en débarrasser dites-moi.

Je la regarde, l’air penaud, ouvrir la porte de son immeuble. Elle continue de me parler dans ma langue natale. Mais bordel, moins vite, je ne le parle pas couramment moi. De plus, je suis obligé de cligner plusieurs fois des yeux pour éviter de la voir en double. En plus des larmes, c’est l’alcool qui monte de plus en plus et qui ne semble vraiment pas vouloir redescendre. Je crois avoir compris que j’étais bourré, bravo Sherlock, que je devais entrer, et qu’elle me rendrait la vie impossible. Hein ? J’ai dû louper deux trois trucs là. Elle ne va quand même pas me séquestrer juste parce que je l’ai réveillée en pleine nuit.

« Quo… Qué ? Tss. Esto es bueno. Laisse-tomber. Basta. »

Je ne prends pas ses paroles au sérieux, surement parce qu’en fait, je n’ai pas tout compris. Il manque des pièces au puzzle. En m’appuyant au mur d’une main, je tente de continuer ma route, mais j’entends la porte qui se ferme derrière moi, je me retourne donc, et… Mais elle n’est pas partie celle-là ? A quoi joue-t-elle ? En analysant bien les choses c’est peut-être elle qui a un problème ce soir. Mais la pièce manquante était-elle ‘Sinon je vais te suivre’ ? Mierda.

« Bueno ! T’es ridicule là ! RI-DI-CU-LO. ¿Lo entiendes? ¡Déjame en paz!»

Je la pointe du doigt, avec ce sourire à la con. Je suis le pire des connards. Tout ce qu’elle veut c’est m’aider, et moi je réagis de la pire des façons, j’accentue le fait qu’elle ne comprend pas, je lui manque de respect. Et ça, je ne l’ai –presque- jamais fait avec la gente féminine. Le pire dans tout ça ? C’est que je m’en rends compte. Molly aurais honte de moi si elle voyait ça. Oui mais, elle ne peut pas le voir. Ta gueule diablotin. Je continue de la regarder, et baisse ma main. Je ne sais pas si je l’ai encore plus énervée, ou si je l’ai blessé, mais dans les deux cas, ce n’était pas mon but. Je prends une grande bouffé d’air frais et ferme les yeux juste un instant, sauf que je sens mon corps basculer une fois de plus, mauvaise idée. Je m’avance vers elle, et l’observe sans rien dire.

« Je… no quería. Perdón. Tu vas… coger frío. »

J’enlève ma veste et la dépose sur ses épaules. Pourquoi ? Aucune idée. J’ai toujours eu l’habitude de prendre soin de la gente féminine. N’allez pas croire que je la drague, pour une fois ce n’est pas le cas. Elle a voulue m’aider, et j’en fais de même, comme je peux. Et si pour une fois, j’arrêtais de trop réfléchir, j’arrêtais de n’en faire qu’à ma tête. Et si pour une fois j’acceptais de me faire aider ? De toute façon, la situation ne peux pas être pire que maintenant.


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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeDim 16 Sep - 1:34


Ma main sur son épaule lui fait relever tête. J’essaye de le réconforter mais c’est un inconnu, qui en plus m’a réveillé en pleine nuit, je n’ai donc qu’un « tout va bien » en réserve et je trouve que c’est déjà un effort considérable au vu de l’heure et de la situation. Seulement, ça n’a pas du tout l’effet escompté, peut-être parce qu’il est bourrée, peut-être parce que je ne suis juste pas douée pour réconforter les gens ou bien c’est juste que j’ai encore dit une bêtise. Le début de sa réponse en espagnol me fait croire que c’est plutôt la troisième solution… Génial, en plus de me rappeler mon pays qui me manque tant, d’être beurré et de gueuler devant ma fenêtre, il ne va pas bien. Non vraiment, je n’aurais pas pu rêver mieux. Et puis il y a le reste de sa phrase dont je n’ai quasiment rien compris et qui me perturbe. Je hais cette langue, j’ai l’impression que tout le monde m’insulte en permanence sans que je ne puisse rien y faire puisque je ne comprends rien.

« Soy quoi ? Qué dices…»

Mais je ne finis pas ma phrase, il vient de repousser ma main d’un geste ferme. Je fronce les sourcils, je ne comprends pas ce que j’ai fait de mal. Il a basculé en arrière et est maintenant assis au milieu de la route, j’en profite pour me relever alors qu’il essuie ses larmes d’un revers de la main. Je ferme les yeux, un quart de seconde pour mieux réfléchir, mes paupières sont à peine clauses que je sens mon esprit divague vers le monde des rêves. Je commence même à apercevoir le visage de Pedro, mon frère, lorsqu’une sensation de chute me fait ouvrir les yeux brusquement et reprendre mon équilibre. Il faut croire que je suis plus fatiguée que ce que j’imaginais. Je ne sais pas ce que je vais faire de lui, mais dans tous les cas, il faut qu’il se lève, il ne peut pas rester là, au milieu de la route. Que se passera-t-il si une voiture passe ? Un frisson me parcoure, je ne veux même pas imaginer. J’attrape son bras et le tire en lui demandant de se lever.

« Je peux me levento tout seul.»

Je soupire et j‘attends. J’attends qu’il se lève mais il ne se passe rien, les seconde filent et il reste là, assit, sans bouger… Pardon maman, pardon papa, pardon Pedro aussi, je suis désolée pour toutes ces fois où je suis rentrée ivre à la maison et ce, malgré les restrictions de ma maladie, maintenant, je comprends vos réactions.

« Bastà ! Tu attends el Papá Noel o qué ? Levántate tout seul, mais Levántate rápidamente, parce que… Rah Qué estúpida idioma! Levántate et esta tout, ne reste pas como este ! »

Je m’énerve alors j’inspire pour retrouver mon calme. Je fais des efforts, je vous assure, mais ma patience à des limites et là, j’ai de plus en plus de mal à rester calme. Et si je l’abandonnais là ? Je sais bien que ce n’est pas dans mes principes, ni même dans mon éducation mais je ne le connais pas, je ne lui dois rien et n’il n’a pas envie d’être aidé alors pourquoi pas ? Mais je croise son regard rougi par les larmes qu’il a versé et je dépose les armes, très bien, si un jour je suis dans cet état, j’espère au moins que le karma me récompensera. Je lui demande où il habite, espérant qu’il s’en souvienne, cela réglerait tous nos problèmes. Mais tout ce dont il se souvient, c’est de sa mère Anita Bolderas à ce qu’il dit et qui vit en Espagne. Un peu loin pour le ramener cette nuit tout de même. J’ai l’impression que mon cerveau est en ébullition tant je réfléchis. Et soudain, il tente de se relever. Il a beaucoup de mal, mais je n’ose plus l’aider, de peur d’être encore repoussée. Finalement, il se tourne vers moi pour me lancer une phrase d’excuse bidon et me dire d’aller coucher. La bonne blague…

« Dormir ? Esto es lo que hice antes de que llegaras! * »

Mais il s’en moque, il continue de marcher, m’abandonnant là, en short, congelée, au milieu de la route. Soyez sympa qu’ils disaient… Soufflant une dernière fois, je le suivais, non pas pur l’aider, -il voulait se passer de mon aide, grand bien lui fasse,- mais pour rentrer chez moi. Seulement, quand je le vois trébucher devant mon immeuble, je ne peux l’empêcher de courir pour aller à son secours et tant pis s’il ne veut pas de mon aide, je l’obligerais à coup de bombe au poivre s’il le faut. Arrivée à côté de lui, j’ouvre la porte de l’immeuble.

« Bueno ! Estás borracho, no sabes donde vives y lo siento, pero no voy a dejar ahí, así que o vienes mañana y te vas a casa, te estaré siguiendo toda la noche haciendo la vida imposible para la mayoría como pude.** »

Je ne fais aucun effort pour parler espagnol, je suis trop exaspérée pour ça. Je croise les bras sur ma poitrine tout en le regardant dans les yeux, histoire de montrer ma détermination. Mais en réalité, j’ai juste peur, peur de sa réaction, peur qu’il préfère la seconde solution. Après tout, je suis bien placé pour savoir que lorsque l’on est ivre, on n’a pas la même logique que lorsque l’on ne l’est pas. Oui, alcoolisée, moi aussi j’ai des réactions des plus étranges. Rien que de repenser à ça, j’ai la nausée… Alors je me force à penser à autre chose car non, ce n’est pas le moment. Vraiment pas.


* Dormir ? C’Est-ce que je faisais avant que tu n’arrives ! 
** tu es bourré, tu ne sais plus où tu habites et je suis désolée mais je ne te laisserais pas là, donc soit tu entres et demain, tu retourne chez toi, soit je te suis toute la nuit en te rendant la vie la plus impossible que je le pourrais.

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Diego R. Bolderas

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeMar 4 Sep - 6:54

Je reste là, dans le silence de la nuit, dans la fraicheur des nuits de Miami, fraicheur que je ne sens pas, mon corps étant bien trop alcoolisé. Pauvre fille, celle que j’ai sans doute réveillée, celle qui m’a hurlée dessus, et celle qui ne sais sans doute pas comment réagir face à mon comportement si étrange. Etrange pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire, logique pour moi, et ceux qui savent. Ceux qui me regardent diffèrent depuis quelques temps, depuis qu’on me l’a arrachée en fait. Des regards compatissant sur mon passage, d’autres moqueurs, parce qu’on n’a pas l’habitude de me voir dans cet état, et certainement aussi ceux qui se disent que c’est bien fait pour moi, parce qu’ici, et au lycée, je n’ai bien entendu pas que des amis, bien au contraire.

Je n’ose même pas la regarder, mon visage n’est plus enfoui dans mes mains, elles sont maintenant posées sur le sol, mais je suis toujours à genoux. Je crois que je n’arriverais pas à me relever, au sens propre comme au figuré. Je sens bien que je tourne mal, c’est en train de me rendre fou, complétement, et ce mot me rappelle que ma mère, biologique, elle, l’est. Folle. Justement quand elle a perdu mon père. C’est ce qu’on m’a raconté, et cela me donne l’impression que l’histoire se répète, avec moi, son fils, alors que je ne la connais presque pas, parce que je ne l’ai jamais revu depuis qu’on m’a arraché à elle. Mais Molly est encore de ce monde, simplement elle n’est plus à mes côtés. C’est dingue ce que l’amour peux vous détruire, d’une façon ou d’une autre.

Vous voyez-bien que je divague totalement là. Mais cette main, posé sur mon épaule me fait relever la tête. Qu’est-elle en train de faire ? Je ne rêve pas ? Cette fille qui était sortie comme une véritable furie, prête à m’arracher les cordes vocale pour que je puisse me taire était en train de me réconforter comme elle pouvait, me caressant doucement le dos. Je ne captais même pas qu’elle avait du mal, qu’elle mélangeait l’espagnol et l’anglais. Elle me disait que ce n’était rien, que ce n’était pas grave.

« Todo vas bien… No. simplemente no van bien. Nan mais t’es aveugle ou quoi sérieux? »

Son intention avait l’air d’être bonne, mais j’ai toujours un caractère de merde, surtout quand on me dit que tout va bien alors que c’est tout le contraire. C’était gentil, mais moi je ne voulais pas qu’elle me touche, qu’elle passe sa main dans mon dos, qu’elle sente ma vulnérabilité. J’en profitais Quoi que…il fût peut-être un peu tard pour ça non ? Je me laissais tomber en arrière, sur les fesses, et d’un geste ferme, mais pas violent, ni méchant, j’enlevais sa main. D’un revers de main j’essuyais les quelques larmes qui avaient roulées sur mes joues.

Et puis je ne sais pas ce qu’il se passe tout à coup, mais elle s’est relevée, sans que j’y fasse attention. Je crois que je suis en train de sombrer, de m’endormir à moitié, je suis exténué. Elle me tire par le bras comme elle peut, me demandant de me lever en espagnol, malgré mes quelques lacunes, je peux comprendre certaines phrases. Je ne fais aucun effort, mes muscles étant tout engourdi, d’ailleurs, elle baisse rapidement les bras, n’arrivant visiblement pas à faire ce qu’elle veut de moi.

« Je peux me levento tout seul.»

Mais je ne le faisais pas pour autant. Je veux simplement garder un minimum de fierté. D’ailleurs, pourquoi voulait-elle que je me relève ? Pour quoi faire ? Et puis, elle continue à vouloir m’aider, mais pourquoi au juste ? Des parents ? Où j’habite ? Je relève doucement ma tête, mes yeux rougis et pas bien ouvert croisent son regard. Je ne sais pas si elle est simplement exaspérée, ou si elle veut réellement m’aider.

« Mi madre es Anita Bolderas. En… España. No ! Je euh… ici je sais plus.»

J’avais l’air complétement honteux. Oui, je ne savais même plus où je vivais, pourquoi je lui ai parlé d’Anita moi ? Je perds les pédales, et l’alcool à raison de moi. Il est temps de faire quelque chose, de la laisser tranquille par exemple ? Tant bien que mal je me relève, j’ai dû m’y reprendre à trois fois pour y arriver, et tenir debout tout seul. Je la regardais une dernière fois et dans un souffle alcoolisé je m’excusais une dernière fois à ma manière.

« Olvida todo esto. Devuelve a acostarte.»

Sans me retourner, la laissant seule, j’avançais lentement, très lentement, ma tête tournais, beaucoup trop à mon goût. Ce n’était pas le moment de fléchir, pas une fois de plus. Il fallait que je respire un bon coup, que je ne pense à rien. Titubant jusqu’au mur de l’immeuble, un peu plus loin, je voulais m’appuyer contre lui, juste un instant, sauf que j’étais plus loin que je ne l’aurais cru, et je loupais le petit trottoir, que je n’avais pas vu. Su puta madre. Heureusement je pu me rattraper au mur cette fois. Non, rien n’allais.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeLun 3 Sep - 7:05


Lorsqu’il se retourne, je prends conscience de l’ampleur des dégâts et je recule un peu. Déjà, il est complètement ivre et il manque de tomber en pivotant sur lui-même. Mais en plus, il est en train de faire un magnifique doigt d’honneur à tous ces gens qui sont devenus mes voisins il y a peu et qui n’aspirent qu’à une chose, la même que moi : dormir. Le seul bon point étant qu’au moins, il se dépêche de cacher ce majeur insultant en me voyant. En fait, il n’a pas vraiment l’air de comprendre ce que je dis, peut-être que je me suis trompé et qu’il est américain ? Ou alors, il est juste trop bourré pour décrypter mes paroles. Etrangement, en voyant l’état de ses cheveux, ses yeux rouges et ses cernes, j’opterais plus pour la seconde option.

« No es que ... Putain t’es pas ma mère. »

En plus d’être en anglais, la fin de la phase est dite beaucoup moins fort, ce qui fait que je ne comprends que les deux derniers mots…. Comment ? Pourquoi il me parle de sa mère celui là ? Mais bref, on s’en moque, peut-être est-ce encore un effet indésirable de l’alcool, peut-être qu’il vient de m’insulter sans que je ne le sache ou peut-être que je suis à côté de la plaque comme chaque fois que l’on me parle en anglais. De toute façon, je ne le saurais probablement jamais alors je ne m’énerverais pas. Non, je vous assure, je vais rester calme. D’ailleurs, c’est d’une voix douce que je lui demande dans cette langue affreuse qu‘est l‘anglais, ce qu’il fait là. Si j’avais su que cette simple question produirait une réaction pareille…. Je ne sais pas si je l’aurais posée. En effet, son expression change, s’il avait l’air agressif il y a deux minutes, maintenant il à juste l’air triste et je ne suis pas certaine que se soit vraiment mieux. Et puis, il se laisse tomber à genoux juste devant moi au milieu de la rue le visage enfuit dans ses mains.

« Lo siento ... J’voulais pas… Je sais plus. Estoy tan cansado… de tout ça… »

Je reste débout, tétanisée quelques secondes avant de me reprendre. Enfin de me reprendre, de me retourner un peu paniquée, à la recherche de quelque chose, ou quelqu’un qui pourrait me dire quoi faire, parce que là, moi je n’ai pas d’idée. Sauf que la rue est déserte, les lumières de l’appartement s’éteignent à nouveau peu à peu et il ne reste plus que lui et moi en plein milieu de la route. J’enlève ma main gauche de mon sac, la bombe au poivre ne sera surement pas nécessaire ce soir pour la poser doucement sur son épaule. Je m’accroupie à ses côtés frottant un peu ma main dans son dos, dans un geste qui se veut réconfortant même si je ne suis pas bien certain que cela fonction.

« No es grave ... Todo vas bien, ok ? … Euh…. ¿cómo se dice?… ça va aller … Hum… Ce n’est rien de accuerdo ? »

Je continue de passer ma main dans son dos, regardant une nouvelle fois autour de moi. Qu’est-ce que je peux bien faire ? M’enfuir en courant est une idée assez attirante, mais je m’en voudrais de le laisser là sans l’avoir aider. Surtout qu’il a vraiment l’air au plus bas. Mais en même temps, si je fais descendre mon père pour le ramener, il aura une bonne raison de me tuer et si je ramène un inconnu bourré à l’appartement, il nous tuera tous les deux. Je soupire, ma logique n’est pas au mieux de sa forme, il me manque des heures de sommeil. Cependant, quoiqu’il arrive, une idée lumineuse ne va pas tomber du ciel alors il faut agir. Et vite tant qu’on y est, on a beau être à Miami, il fait nuit, le soleil est donc caché et je suis en short, bref, j’ai un peu froid et je ne suis pas rassurée.

« Bon… Ce n’est rien, allez, levántate, s’il te plait. » Fis-je en tentant de le relever. Vous avez déjà tenté de forcer quelqu’un de plus lourd et plus saoule que vous à se relever ? Non. Eh bien, je vous le déconseille, c’est juste risible… Et inutile. « Bueno…. Tu as des padres ? Où tu habites ? » J’ai comme la vague impression que je ne vais pas obtenir de réponse claire et que cela va m’obliger à emmener un inconnu chez moi sans le consentement de mon père. Ravie de vous avoir connu.

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Diego R. Bolderas

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MessageSujet: Re: [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego]   [Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Icon_minitimeJeu 30 Aoû - 4:30

Plus d’une semaine après l’incarcération de ma chère et tendre. Ma Molly, vous connaissez l’histoire, pas besoin de vous refaire le topo. Seulement, plus les jours passaient, loin d’elle, et moins je le vivais bien, je pettais littéralement les plombs, je ne savais plus où j’en étais, comme si on m’avait retiré quelque chose de primordial, qu’on m’avait arraché de force un bout de mon cœur. Je devenais encore pire qu’avant. Le Diego que vous connaissiez, hautain, dragueur, bagarreur mais qui ne frappais jamais en premier, hé bien, il n’était plus. Dans un premier temps parce que je ne voulais pas trahir Molly pour les filles, deuxièmement parce que j’vais besoin d’expulser toute cette rage que j’avais en moi, toute cette colère. Et cette fois, le sport ne me suffisait plus. Du coup, tous les soirs je vagabondais dans les rues de Miami, j’écumais les bars les uns après les autres, souvent jusqu'à la fermeture, ou bien jusqu'à ce que les videurs décident de me virer à cause de mon comportement. Oui je cherchais la merde, à tout et à tout le monde. C’était moi contre le monde entier. Seul.

Et ce soit plus que jamais, parce que mes parents s’en sont mêlés, et pour, je crois, la première fois de ma vie je les ai envoyé chier. Mon père, ma mère, mes rendez-vous, mes médicaments, plus rien à foutre. Qu’on me foute la paix une bonne fois pour toute. Je n’ai jamais été comme ça avec eux, j’ai toujours réussi à me modérer, mais pas cette fois, ils ont manqué de respect à Molly, la traitant comme une vraie criminelle, tout comme cette loi, et ils ont tenté de me raisonner, me traitant moi aussi comme un véritable gamin. Je n’arrive même pas à me souvenir de ce que je leur ai dit, mais certainement des choses que je vais regretter un jour ou l’autre. Genre demain matin. Alors j’étais parti de la maison en claquant la porte, les poings et la mâchoire plus serrée que jamais. Je n’avais même pas pris la peine de prendre mes clefs de bagnole, ni d’être présentable. Pas coiffé, des cernes jusqu’en bas du visage, les yeux rougis. Je pense que je faisais peur à voir. Et alors ? j’avais donc passé une bonne partie de la nuit à picoler et me rendre ivre mort dans plusieurs pubs de la ville, et au bout d’un certain temps, il semblait que tous aient fermés les uns après les autres. Me laissant avec ma solitude une fois de plus.

Alors j’errais dans les rues vide, titubant à moitié, une dernière bouteille à la main, je ne marchais même plus droit, je ne reconnaissais pas non plus l’endroit dans lequel je me trouvais. J’étais fatigué, fatigué de tout ça. A un moment j’ai même cru sentir une présence derrière moi, alors j’avais attrapé une barre de fer qui trainais contre un mur, et pouvoir m’en servir comme une arme. Mais non personne. Je grommelais tout un tas de trucs complétement incompréhensible tout seul. Où allais-je ? Aucune idée, je marcherais sans doute comme ça pendant des heures, jusqu'à ce qu’on me trouve, ou que je m’écroule et me réveille que le lendemain. Et puis j’ai relevé ma tête. Et je me suis bloqué pendant bien 2 minutes. J’étais devant un commissariat. Devant un Putain de commissariat. C’était à cause d’eux que j’étais dans cet état, c’était eux, les salopards qui m’avaient enlevé ma Molly. Je sentais une chaleur soudaine parcourir mon corps, mon cœur s’était accéléré, j’avais chaud, mes oreilles bourdonnaient. Les pupilles certainement bien dilatées.

« C’est à cause de vous tout ça ! BASTARDO ! Vous avez vu ce que vous avez fait ? HIJO DE PUTA ! »

Je mettais mis à hurler en pleine rue, en pleine nuit. Brisant le silence qui régnait autour de moi, ma voix ivre résonnant dans l’air. Je finissais une traite ce qu’il restait dans ma bouteille, et la lançais sur le mur qui me faisait face. Je n’avais peur de rien, qu’ils viennent, je les attends, moi, je ne leur doit rien, ils me doivent tout. Jamais je n’accepterais de dire que Molly était en tort, même si tout au fond je le sais, et je m’en rendrais compte un jour, certainement…

« JODER DE MIERDA ! Vous allez me le payer putain ! CABRON ! »

Plus je m’agaçais et plus j’entendais des gens me demander de la fermer, je relevais la tête pour les voir, et m’étonnais d’avoir réveillé toutes ces fenêtres allumées. Je les accueillais bien entendu par un joli majeur levé, et un geste de hanche dans le vide, qui veux signifier ce que vous pensez, oui. J’avais ce genre de sourire malsain au coin des lèvres. J’aurais pu pisser sur le mur du commissariat que je l’aurais fait. Mais non, d’une parce que je ne suis pas exhibitionniste, de deux parce qu’une autre voix s’élevais derrière moi une féminine, bien plus proche que si elle sortait d’une fenêtre. « Hey ?! ¿Qué pasá aquí ? » Et ce qui m’interloqua le plus, c’est que c’était en espagnol. Alors je me retournais doucement, non sans manquer de tomber, le majeur toujours levé, que je dépêchais de ranger. Elle avait l’air assez jeune, mon âge peut-être, mais elle n’avait pas l’air contente du tout. D’ailleurs je n’eus pas le temps de répondre quoi que ce soit qu’elle me hurlait dessus. Elle débitait trois mots à la seconde, sauf que mon esprit alcoolisé, et mon peu d’espagnol ne suivait pas. En fait c’était comme si je mettais pris une douche glacée. A sa place j’aurais réagi exactement de la même façon.

« No es que ... Putain t’es pas ma mère. »

Finissais-je dans un souffle. Pourquoi devrai-je me justifier après tout ? J’allais repartir, pour qu’on me laisse cuver mon alcool tout seul, mais la demoiselle s’approcha doucement de moi, sans doute pas très rassurée. Je suis peut-être un connard, du moins dans le contexte présent tout le laisse à penser mais je ne lèverais jamais la main sur une femme. Son agressivité soudaine s’était estompée, et elle me demandait cette fois en anglais ce que je faisais là. Bonne question, très bonne question. Je n’en avais aucune idée, je ne savais même plus d’où je venais, cette question avais donc le pouvoir de devoir me faire réfléchir, et je n’y arrivais plus, et puis d’un seul coup, je déposais les armes, les bras ballants, mon visage perdais de sa méchanceté, mes yeux commencèrent à être humide, sans que je ne puisse le contrôler. Je n’avais plus le courage de me battre contre moi-même. Et puis d’un seul coup, je me laissais tomber à genoux devant la demoiselle, en plein milieu de la route, cachant mon visage avec mes deux mains. J’étais minable, et complétement ridicule en plus de ça.

« Lo siento ... J’voulais pas… Je sais plus. Estoy tan cansado… de tout ça… »

L’alcool et ses méfaits. Ça aussi demain je le regretterais. De passer pour un moins que rien aux yeux de toute une rue. Et de cette fille.

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[Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Tumblr_m9hry3jiuZ1r4fh8bo2_250[Terminé]J'ai fait vibrer ma luette. Ça a fait trembler ta fenêtre. [Ft. Diego] Tumblr_m9hhv2n16X1r4fh8bo4_250

Il est tard, ou bien tôt, je ne sais pas exactement, toujours est-il que dehors, il doit encore faire bien sombre car la lumière ne passe pas encore à travers les trous de mes volets. Et donc, comme vous pouvez vous en douter, puisque je suis en train de vous raconter cela, je ne dors pas. Pourquoi ? C’est très simple en fait, il y a un type qui hurle dans la rue dehors juste en bas de chez moi. Bien sûr, d’un côté, j’aimerais beaucoup me lever pour le faire taire, mais de l’autre, je n’ai pas le courage de sortir de mon lit, là tout de suite. Alors j’attends, les yeux grands ouverts, regardant vers le plafond que je ne distingue pas vraiment dans la pénombre. Le gars dehors crie en espagnol, mais je ne distingue pas vraiment ce qu’il dit et à vrai dire je m’en moque totalement. Au début, j’ai même eu l’impression de ne pas avoir déménagé, de toujours être à Barcelone et puis je me suis retournée dans mon lit et je suis tombée sur la peluche que Pedro, mon frère, m’a offert en cadeau d’au revoir… Alors mes espoirs se sont évanouis et j’en ai conclu que j’avais la malchance d’avoir l’un des seuls espagnols -probablement bourré- de Miami qui criait sous ma fenêtre. Génial.

Après avoir soupiré, je me retourne et tente de me rendormir, je n’ai aucune envie de me lever maintenant alors autant essayer de se reposer, même si ça risque d‘être compliqué avec le bouquant qu‘il y a dehors. Je passe mon oreiller sur ma tête et j’appuie au niveau de mes oreilles pour étouffer les sons extérieurs. Mais ce n’est pas aussi efficace que ce que j’espérais puisque j’entends toujours la voix, moins forte certes mais tout de même. Et je discerne également le bruit de la porte de la seconde chambre de l’appartement qui s’ouvre en grinçant et les pas énervés d’un homme qui grommèle de colère : mon père. Mes yeux se rouvrent brusquement, je me lève si vite que ma tête tourne, mais ça n’a aucune importance, la fatigue et l’envie de rester tapie dans mon lit disparaissent, je ne sais pas qui est l’homme dehors, ni ce qui le met dans un état pareil mais je sais qu’il ne mérite aucunement de subir les foudres de mon père. Je continue donc de m’activer sautant littéralement dans mon short et enfilant un tee-shirt en quatrième vitesse. Enfin je sors en courant de cette pièce récemment devenue ma nouvelle chambre. Je le rattrape finalement à la porte de l’appartement et dépose ma main sur son épaule.

Lorsqu’il se retourne, il a cette expression affreusement effrayante qu’il avait également le jour du divorce. Repenser à ce jour me brise le cœur, c’est encore trop tôt, mais ce n’est pas le moment de craquer, alors je ferme les yeux une seconde afin d’effacer mes mauvaises pensées et lorsque je les rouvre, j’esquisse un sourire. Lui, n’a pas changé d’expression, sourcils froncés au maximum, mâchoire et poings serrés et surtout, les yeux emplis de colère, il me regarde avec cet air qui m’a toujours glacé le sang et je me retrouve tétanisée. « ¿Qué? » Hurle-t-il hors de lui, je sursaute, surprise par ce ton si agressif mais je me force à ne pas reculer et à le fixer. « déjame hacer. » c’est un chuchotement mais je sais qu’il a entendu car je le vois hésiter un instant. « Por favor, papá. » dis-je un peu plus fort. Ses yeux suivent mon bras droit pour arriver à mon bracelet et son expression devient encore plus dure qu’auparavant. Oui, je sais, c’est à cause de ma maladie que son couple a été brisé, à cause d’elle aussi si il m‘a sur les bras et je sais qu’il m’en veut même s’il ne l’avouera jamais. « escóndeme eso! » crache-t-il avant de se retourner en soupirant. Je regarde quelques secondes le bracelet en question, je compte de toute façon le cacher, c’est ce que je fais tout le temps, j’acquiesce simplement par un signe de tête et il retourne à sa chambre. « Te quiero Papa. » Il se retourne alors, sur le pas de la porte, l’expression légèrement adoucie et sourit même. « Yo también querida. » Et la porte se referme derrière lui.

Je retourne rapidement dans ma chambre pour prendre un gilet, mon sac, ainsi qu’un bracelet éponge que j’enfile au dessus du bracelet médical. Et je quitte enfin l’appartement. C’est trois étages plus bas, en sortant pas la porte d’entrée sécurisée que je le vois. C’est un jeune homme qui doit avoir à peu près mon âge, il continue de crier et lance des bouteilles de bière en direction du commissariat… Décidément, heureusement que ce n’est pas mon policier de père qui est descendu à ma place. Je referme la porte et m’approche doucement, une main accrochée à mon sac dans lequel se trouve une bombe au poivre, on ne sait jamais. « Hey ?! ¿Qué pasá aquí ? » Je tente de ne pas avoir l’air agressive mais le fait est que je viens d’être sortie de mon lit de force et en pleine nuit, le résultat n’est donc pas garanti. Surtout qu’évidement, en réalité, je suis énervée. « Podemos saber por qué la gente se despierta durante la noche? Si usted quiere parar, hay maneras más efectivas, la policía también parece que duerme arriba! Y por lo demás creo que todos mis vecinos estarán de acuerdo en que nos gustaría que terminemos nuestro sueño en paz! » Comme je n’ai pas pris le temps de réfléchir avant de parlé, j’ai tout dis en espagnol, mais monsieur à l’air de connaitre la langue alors ça ne devrait pas être un problème. Je sais que je suis extrêmement mal placée pour donner des leçons de morale, mais par chance, dans ce pays pourri, personne d’autre ne le sait. J’avance encore de deux pas, je ne suis plus qu’à un ou deux mètres du garçon, ce qui me permet de la distinguer un peu mieux malgré la pénombre. La main toujours accrochée à mon sac, je me dis que l’agressivité ne résoudra rien alors quand j’ouvre la bouche pour la dernière fois, je parle vraiment calmement. « ¿Entonces? Pourquoi tú es là ? »


* On peut savoir pourquoi tu réveilles les gens en pleine nuit ? Si tu veux te faire arrêter, il y a des moyens plus efficaces, les policiers aussi, ça dort figure-toi ! Et dans le cas contraire je pense que tous mes voisins seront d'accord pour dire que nous aimerions que tu nous laisses finir notre nuit de sommeil en paix !


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