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 Promenons-nous dans les bois. [Emeric]

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Ven 13 Juil - 21:10

Il l’avait vu. Un étincelant sourire ravivait de splendeur les lèvres de l’adolescente. L’altercation avait été jetée aux bras de l’oubli et ils discutaient désormais l’un et l’autre comme s’il ne s’était jamais rien passé, le cœur léger. Comme deux connaissances qui apprenaient inlassablement à se découvrir, sous un rayon de soleil et de bonne humeur. Devant lui, Desdemona avait repris son ascension et d’un pied sûr et docile, elle mettait tranquillement le pied aux étriers qui pendaient devant eux. Très vite, il lui emboita le pas.

- Moi ? Bah, tu sais, il faut un temps pour tout. Je crois qu’on est d’accord si je te dis que sans diplôme, tu vaux pas grand-chose, ici, en Amérique. Bon. Pour tout te dire, je me serais bien contenté des cours par correspondance mais mon père s’est fait choppé par un crocodile quand on était en Inde. Il a du se faire hospitaliser d’urgence et là il est en repos forcé pour une bonne année. Mais… attends ? Tu veux dire que tu n’as jamais voyagé ? Genre jamais, jamais ? Tu ne connais que la Floride ?

Il leva les yeux au ciel, esquissa un sourire amusé.

- Euh… Oui. New York, ça compte que pour un demi-point. C’est une Floride où l’eau de l’océan, c’est de la pluie. Alors quoi ? Ça te convient, de vivre comme ça ?

Il haussa les épaules, se hissa sur la nouvelle passerelle, laissant son regard bifurquer sur l’épreuve suivante.

- Je veux dire, ‘y a pas que l’avion, ‘y a le bateau aussi, c’est pas une vraie excuse. Et si tu peux le prendre pour bouger à New York… hein ! Enfin… je suis curieux, vas-y ! Je veux savoir, quelles sont les aventures quotidiennes d’une citadine ? Qui de toute évidence ne grimpe pas pour la première fois dans les arbres.

Nouveau sourire, plutôt flatteur. Enfin, il fallait être honnête. Son expérience dans le domaine était plutôt évidente.

[Désolée j’avais un peu zappé que tu avais répondu et en plus c’est nul. ]
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Sam 7 Juil - 14:45

« C’est génial de faire ça. À chaque fois ça me rappelle le temps que j’ai pu passer à m’éclater en Amazonie avec mon père. Quand on voulait grimper aux arbres, on utilisait toujours un système similaire. »

La jeune fille ne put s’empêcher de sourire, affichant un air béat dont personne n’était témoin, fort heureusement. Cette sensation de bonheur provenait non seulement du fait qu’elle était à présent debout sur une plate-forme à plusieurs mètres d’altitude, mais en plus les paroles de son ami la laissaient penser qu’elle avait probablement eu tort de se faire des idées sur son compte. Lui aussi était là pour une bonne raison, excellente même puisqu’elle était en tous points identiques à la sienne. Ce n’était pas l’amour du sport, il y avait plus physique comme activité, qui le poussait à venir, et encore moins l’envie de passer un peu de temps avec elle, même s’il ne l’avait probablement pas choisie par hasard. En fait, il semblait qu’il cherche à se rappeler des souvenirs avant toute chose et c’était tout à son honneur. Dess se sentit tout de suite beaucoup mieux, elle n’aurait pas à jeter de petits coups d’œil furtifs derrière elle toutes les dix secondes et pas à avoir peur de ce qu’il pourrait se passer dans son dos. C’était vraiment très positif. En attendant son camarade, la jeune fille se contenta donc de se perdre dans la contemplation du paysage qui l’entourait. Se retrouver si proche de la cime des arbres avait quelque chose d’incroyablement grisant, et jamais elle ne se lasserait de ce spectacle. Cependant, elle n’en oublia pas d’ouvrir la bouche encore une fois, elle était décidément bien trop bavarde mais qu’importe.

« Cet endroit me rappelle des souvenirs à moi aussi, pas le même genre, j’imagine… »

En même temps, il n’était pas dans les habitudes de Dess de ressasser le passé, ce n’était pas une réunion des anciens élèves de Wynwood, ils n’avaient pas encore la vingtaine pour la plupart et s’ils devaient déjà avoir des regrets, ils n’étaient vraiment pas sortis de l’auberge. Dess n’en avait pas à proprement parlé d’ailleurs, c’était plutôt des souvenirs qu’elle se remémorait avec nostalgie, regrettant qu’ils ne puissent plus s’inscrire dans son présent. Enfin, elle était un peu trop grande pour beaucoup de choses d’après ce que lui avaient dit les adultes alors qu’elle aurait simplement aimé pouvoir se comporter comme une enfant de temps en temps. C’était apparemment ce qu’Emeric avait décidé de pouvoir lui permettre aujourd’hui et elle ne pouvait que lui en être reconnaissante. Enfin pour ça, elle attendrait bien sûr la fin de la journée, pour l’instant, il était surtout grand temps de s’amuser et d’arrêter de trop réfléchir.

« Tu as déjà été en Amazonie ? »


La question ne put que la surprendre, dans le bon sens du terme. Voilà qu’il essayait d’en apprendre plus sur elle. C’était vraiment sympa de sa part. Peut-être qu’elle pourrait compter sur un nouvel ami lorsqu’elle regagnerait sa voiture ce soir ? Elle avait l’art et la manière d’anticiper un peu trop ce qu’il pouvait se passer que ce soit au cours d’une journée ou de plusieurs mois elle aimait beaucoup faire des pronostics même si elle se permettait de les modifier comme bon lui semblait au fur et à mesure que les événements se précipitaient. Au final, elle finissait bien souvent pas être déçue par quelque chose qu’elle avait un peu trop idéalisé, mais qu’importe. Il était difficile de se changer du tout au tout même lorsqu’on savait exactement où se situaient ses propres défauts. Tant que personne ne pâtissait de ce comportement, Dess n’avait pas franchement de raison d’évoluer mis à part pour elle-même et si elle ne faisait pas, ça signifiait donc bien que la situation n’était pas aussi catastrophique qu’elle aurait pu le laisser penser. La Rho Kappa se contenta donc de sourire à son ami, qui venait en plus de la rejoindre sur la plate-forme avant de répondre à sa question avec un plaisir non-dissimulé.

« Non, jamais. Je sors rarement de la Floride en fait, seulement de temps en temps pour aller à New-York, mais comme j’ai toujours vécu à Miami, mes proches s’y trouvent et je ne suis pas très à l’aise en avion de toute façon. Et toi alors, qu’est-ce que tu viens faire ici ? Ça doit te changer… »

Tout en parlant, la jeune fille avait continué à avancer, elle n’avait pas besoin de trop réfléchir ou poser les pieds, l’habitude se ressentait dans chacun de ses mouvements. Elle visait tout simplement la seconde passerelle et avançait sans se presser sans pour autant mettre deux ans à faire un pas. Le parcours n’était pas spécialement long, ils avaient le temps.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Sam 7 Juil - 13:32

Emeric Kürschner était par définition un homme de tête. Il embrassait et maudissait à la fois l’autorité. Quand elle était entre ses mains, il faisait d’elle sa fille, une véritable bénédiction. Mais à peine avait-elle le malheur de se retourner contre lui qu’il s’asseyait dessus et hurlait au parjure devant cette renégate qui l’avait injustement trompé. Sentir les rênes glisser entre ses doigts clos, endurer la perte d’un pouvoir qui lui conférait obéissance et par-dessus tout tranquillité, c’était une sensation qui le contrariait. Et la contrariété, c’était sa bête noire. Cette émotion insupportable contre laquelle il n’était rien d’autre qu’un gamin ankylosé, une âme faible et neutralisée d’avance qui n’avait plus pour arme que la capacité de se braquer et de tirer au renard sur une corde trop tendue. Plus il était nerveux, plus vite il se sentait sous tension. Or à cette heure, ses lèvres n’avaient toujours pas effleurées l’ombre d’une cigarette, cela faisait précisément une semaine qu’il n’avait pas tenu de cartes et deux jours qu’il n’avait mis personne dans son lit. Enfin. Là, appuyé contre cet arbre immobile, il n’était en mesure de satisfaire aucun de ses désirs. Alors, en l’attente d’une réaction de Desdemona, il se mit à compter les secondes qui s’écoulaient, très simplement. Une. Deux. Trois. Quatre. Un sourire satisfait s’étendit doucement sur le visage du garçon. Elle venait de capituler.

Tandis qu’elle s’approchait de la corde, l’Allemand s’appuya sur ses jambes et se remit debout, sur ses pieds. D’un geste sec, il secoua sa paire de gants et les enfila tranquillement, suivant du regard l’ascension de sa partenaire. Le cœur tranquille, il soupira paisiblement. Il avait gagné. Et il adorait ça. Ce moment où l’autre cédait lui donnait systématiquement des ailes et lui conférait l’agréable impression de nager entre les nuages vaporeux. D’ailleurs, les nuages, il était prêt à s’en approcher. La petite brune était arrivée sur la première passerelle et c’était à son tour de grimper sur la corde. Ni d’une, ni de deux. Il s’exécuta directement, commentant allègrement sa progression.

- C’est génial de faire ça. À chaque fois ça me rappelle le temps que j’ai pu passer à m’éclater en Amazonie avec mon père. Quand on voulait grimper aux arbres, on utilisait toujours un système similaire.

Il sourit. Presqu’en haut, il leva les yeux vers la fille.

- Tu as déjà été en Amazonie ?

Et voilà. Ses pieds frôlaient déjà les planches en bois.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Dim 1 Juil - 9:36

« Attends t’es sérieuse, là ? Non d’un chien ! Tu te rends compte au moins que t’as un fameux grain, toi ? T’es vraiment cinglée, j’vais pas te sauter dessus dès que t’auras le dos tourné, hein. Putain j’y crois pas… ! »

Dess hésita un instant entre rire, pleurer, ou bien tout simplement se lever et partir vers sa voiture. La jeune fille trouvait la réaction d’Emeric complétement disproportionné compte tenu de ce qu’elle venait de dire. Certes, elle était un peu paranoïaque mais de là à péter un câble parce qu’elle avait refusé sa proposition de passer devant sur un simple parcours d’Accrobranche, c’était tout de même assez fort. Du haut de ses seize ans, Dess trouvait son ami légèrement immature et les insultes qui fusaient n’étaient pas pour lui plaire, pas du tout même. Se faire traiter de cinglée n’était pas forcément très agréable, surtout venant de quelqu’un qui la connaissait à peine et sachant que ce n’était pas tout à fait faux finalement. La jeune fille savait qu’elle ne ressemblait pas aux adolescentes de son âge, qu’elle était bien trop névrosée pour réussir à se fondre dans une masse de filles gloussantes. Mais de là à aimer entendre de la bouche d’Emeric qu’elle était dérangée, elle n’était pas certaine de vouloir continuer cette journée. Cependant, la Rho Kappa n’était pas vraiment rancunière et n’avait pas non plus tendance à rentrer dans une dispute qui n’avait pas lieu d’être. Lorsqu’elle ouvrit la bouche pour répondre au jeune homme, son ton était plutôt calme, bien que son sourire ait momentanément disparu au profit d’une expression plus neutre.

« Ce n’était pas du tout comme ça que je l’entendais, et tu n’es pas obligé d’être vulgaire en plus ! »

Les jurons utilisés par le jeune homme étaient tout de même un peu moches et Dess n’était pas persuadée d’avoir envie de partir de ce côté-là. La situation lui échappait et elle comprenait sans doute à présent pourquoi elle avait appréhendé cette journée, même si la raison de cette dispute était sans doute elle avant tout. La jeune fille n’avait rien en commun avec ce garçon plutôt ouvert, assez démonstratif et surtout plutôt colérique ce qui était loin de lui plaire. Au moins, elle était certaine que cette journée allait être beaucoup moins drôle que ce qu’elle aurait pu imaginer. Dess gérait très mal les conflits, que ce soit avec ses amis ou avec des personnes qu’elle connaissait à peine. Aaron était déjà la personne de trop parmi ses ennemis. Il l’avait pris en grippe dès leur première rencontre et les rares fois où ils se retrouvaient ensembles se finissaient en crise de larmes pour la jeune fille et elle voulait évidemment qu’aujourd’hui soit complétement différent. Bon, pour l’instant ça ne paraissait pas gagné d’avance, d’autant plus qu’Emeric ne comptait pas forcément s’arrêter là.

« Très bien ! Tant que tu ne te décides pas, moi j’bouge pas d’ici. Il est pas question que je marche dans ton jeu puéril de paranoïaque à deux balles. Je te jure que tu me feras pas monter avant toi, j’ai toute la nuit ! Je sais pas comment tes parents t’ont éduquée mais il serait peut-être temps que t’apprenne un peu à faire confiance ! En tous cas merci. On était là pour passer une bonne après-midi, tu fous déjà la merde. J’aurais dû savoir que t’étais pas le genre de personne sur qui on pouvait compter pour passer du bon temps sans se prendre la tête avec des conneries. »

Il était sérieux là ? Il pourrait éviter de se comporter comme un petit garçon de six ans quand même ! Dess avait prévu de passer une journée agréable et non pas de se reconvertir en nounou. Est-ce qu’il croyait vraiment qu’il allait réussir à la faire culpabiliser avec ses reproches à deux balles ? Non parce que si tel était le cas, il était bien loin du compte. La Rho Kappa avait plus envie de se mettre à rire. Le voir refuser de bouger le petit doigt tant qu’elle n’aurait pas accepté de passer devant, c’était ridicule et elle aurait probablement pu envoyer cette scène à vidéo gag. Deux adolescents qui se disputaient pour savoir qui allait grimper sur un parcours d’Accrobranche le premier. La jeune fille savait qu’elle allait capituler avant même d’ouvrir la bouche. Il lui paraissait totalement impossible de rester assise dans l’herbe en bas du parcours à côté d’un garçon agaçant qui lui feraient la tronche pendant des heures et des heures. C’était soit elle montait maintenant et ignorait superbement ce comportement de gamin, soit elle retournait tout de suite vers sa voiture, mais dans ce cas, elle aurait tout de même gâché l’argent du jeune homme qui l’avait si gentiment invité et en plus, elle n’aurait pas à retrouver cette étrange et très agréable sensation de se retrouver à plusieurs mètres au-dessus du vide simplement attachée par deux bouts de ficelle.

« Mais t’es incroyable ! Tu pars au quart de tour, c’est impressionnant. »
Dess passa la main dans ses cheveux tout en regardant en l’air, le parcours qui s’étendait au-dessus d’elle. « J’y vais. »

Sans accorder un regard de plus à Emeric, la jeune fille commença son ascension, accrochant et décrochant les mousquetons à un bon rythme. Elle avait envie de se retourner pour savoir ce qu’il se passait derrière elle, mais ce comportement ne servirait qu’à raviver la dispute, et elle n’en avait pas du tout envie.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Ven 29 Juin - 14:39

La vitesse à laquelle Desdemona était capable de changer d’humeur était impressionnante. Véritable lunatique, son expression morose et anxieuse s’était brutalement métamorphosée en un sourire serein et tranquille. Un instant, elle lui avait donné l’impression d’être heureuse d’être là, avec lui. Un instant, seulement. Parce que celui d’après, sa joie éphémère avait déjà pris son envol. Par principe ancré, il lui avait proposé de grimper la première sur le parcours. Oh, si elle s’était contentée de murmurer un petit : non merci, je préfère passer rester derrière, il n’y aurait vu aucun inconvénient. Il n’aurait sans doute pas même tiqué sur sa réflexion. Seulement, elle avait ajouté cette phrase perturbante, ce détail teinté d’une paranoïa totalement absurde : j’ai horreur de ne pas savoir ce qu’il peut se passer derrière mon dos. Surpris, le garçon avait écarquillé les yeux et s’il avait été en train de boire, il aurait sans doute recraché le contenu entier de son verre. Comme pour placer une barrière devant le rire nerveux qu’il s’était appliqué à étouffer, il croisa les bras, réprimant maladroitement un sourire déstabilisé.

- Attends t’es sérieuse, là ?

Embêté, il passa une main dans ses cheveux, secouant la tête dans une expression significative. Oh oui, visiblement elle l’était. Presqu’autant que régnait l’ahurissement sur son visage stupéfié.

- Non d’un chien ! s’exclama-t-il, toujours avec ce rire consterné. Tu te rends compte au moins que t’as un fameux grain, toi ? T’es vraiment cinglée, j’vais pas te sauter dessus dés que t’auras le dos tourné, hein.

Agacé, le garçon leva ses yeux qui jusqu’alors étaient plantés dans les petites perles vermeilles de son invitée au ciel. Machinalement, sa tête bascula vers l’arrière et tandis qu’il pivotait légèrement sur le côté, il releva l’une de ses mains tournées, traduisant ainsi la vision qu’il avait du ridicule de la situation. Elle n’était pas prête à en démordre, ça se voyait.

- Putain j’y crois pas… ! marmonna-t-il en se massant le front.

Seulement voilà, lui n’était pas prêt à laisser passer ce qu’il jugeait comme étant un caprice totalement infondé. Irrité, il haussa les épaules.

- Très bien ! articule-t-il avec une teinte d’agressivité dans la voix.

Il s’assit sur l’herbe qui ornait la cime de l’un des nombreux arbres du parcours et posa négligemment ses gants -il en avait ramenés de chez lui- sur ses genoux.

- Tant que tu ne te décides pas, moi j’bouge pas d’ici. Il est pas question que je marche dans ton jeu puéril de paranoïaque à deux balles. Je te jure que tu me feras pas monter avant toi, j’ai toute la nuit ! Je sais pas comment tes parents t’ont éduquée mais il serait peut-être temps que t’apprenne un peu à faire confiance ! En tous cas merci. On était là pour passer une bonne après-midi, tu fous déjà la merde. J’aurais du savoir que t’étais pas le genre de personne sur qui on pouvait compter pour passer du bon temps sans se prendre la tête avec des conneries.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Mar 26 Juin - 20:42

« Je sais. »

Dess se contenta de hausser les épaules. Au moins, elle avait été comprise et c’était le principal, elle n’avait aucune envie qu’on la materne, qu’elle soit prise en pitié parce qu’elle était le sexe faible… le sexe faible ? Y en avait-il réellement un ? C’était simplement une image toute faite ancrée dans la tête des gens et très difficile à déloger, surtout dans celle de certaines personnes. La jeune fille avait pris l’habitude de ce genre de remarque, d’autant qu’elles étaient pour la plupart tout à fait innocente, mais elle en avait assez de les entendre tout de même et au moins, Emeric s’abstiendrait peut-être à l’avenir de lui parler de cette façon, compte tenu des réactions qu’elle pouvait avoir. La Rho Kappa ne savait pas comment interpréter sa réponse qui n’avait rien de très cassante mais qui n’était pas non plus des plus chaleureuse, en même temps, il n’allait pas se mettre à rire joyeusement alors qu’elle lui faisait remarquer qu’elle n’avait pas besoin de lui, ça aurait été absolument ridicule. C’est bien pour cette raison que la jeune fille décida de ne pas l’ouvrir cette fois-ci, elle avait beau être bavarde, il lui arrivait bien de ne pas savoir quoi répondre et aujourd’hui, elle sentait que ces occasions allaient être assez courantes.

« Le casque ici c’est pour les gosses… Non mais t’as raison. C’est déjà une chance d’être épargné, on va pas cracher dessus. En plus les leurs sont d’un rouge vermillon assez laid. »

La première partie de la phrase d’Emeric semblait un peu plus sèche que d’ordinaire. Ses remarques commençaient-elles à le titiller d’une façon désagréable ? Dess n’avait pas forcément envie de contrarier les plans du jeune homme, mais elle aimait savoir se débrouiller par elle-même et il allait le comprendre assez rapidement. La Rho Kappa aurait été bien plus mal à l’aise s’il l’avait emmené faire les magasins ou quelque chose dans ce gout-là. Tout ce qui relevait du domaine sportif était son univers, elle y évoluait comme un poisson dans l’eau quelle que soit la discipline et n’avait pas besoin d’une canne pour réussir à avancer. Seulement, Emeric ne semblait pas forcément le comprendre, ou du moins, pas dès le début. Heureusement, il eut l’air de réaliser qu’une dispute ou en tout cas un début de conflit semblait prématuré. Comme quoi, la maturité était au rendez-vous. Dess l’aurait presque applaudit si la jeune femme n’était pas toujours en train de raconter sa vie. C’est à peine si elle remarqua qu’elle s’arrêtait de parler, elle n’avait absolument rien écouté et s’en fichait éperdument. Ils allaient pouvoir profiter un peu de leur journée sans que quelqu’un se colle à eux pour leur rappeler des règles de sécurité que Dess avait toujours respectée à la lette. Comme quoi, sportive et casse-cou ne rimait pas forcément.

« Je suppose que c’est pas un problème pour toi si on commence par le parcours noir, hein ? »

Un grand sourire s’étala sur le visage de la jeune fille. Alors comme ça, il avait enfin compris qu’il était absolument inutile de la ménager et c’était très agréable. Dess ne mourrait pas d’envie de commencer par quelque chose de super facile qu’elle terminerait en dix secondes pour le plaisir de lui montrer encore une fois qu’elle était une grande fille et qu’elle n’avait pas besoin d’aide et de soutien. Le vertige ? Elle en était parfois la cible, mais pas au point de devoir fermer les yeux et de rester tétaniser percher sur son arbre. Elle avait effectué le parcours noir avec son père dès qu’elle avait l’âge et la taille requise et se dirigeait toujours par là depuis. Pour une fois, Emeric et elle parvenaient à être sur la même longueur d’onde, elle n’allait certainement pas cracher dessus. Finalement, les émotions de la Rho Kappa faisaient assez bien le yoyo dans sa tête, elle arrivait sans mal à se dire que cette journée allait être absolument interminable et l’instant d’après, elle se rendait compte qu’elle n’aurait voulu être nulle part ailleurs. C’était un peu paradoxal, mais Dess était sans doute un paradoxe à elle toute seule, un peu plus ou un peu moins…

« Tu supposes bien. »


Le ton de sa voix était bien différent. La jeune fille était un peu plus détendue que tout à l’heure, ce qui n’était pas une mauvaise chose. La Rho Kappa pouvait se vanter de réussir à voir le mal là où il n’y en avait pas et c’était sans doute pour cette raison qu’elle avait si peu d’amis du sexe masculin. Elle était devenue la cible favorite d’Aaron, il devait bien y avoir une raison. Que pouvait-il ne pas aimer chez elle ? Son sens un peu trop poussé de l’organisation ? Ça aurait pu facilement énerver un proche, mais quelqu’un qui la connaissait à peine ne pouvait pas franchement le deviner, ce n’était pas inscrit sur son visage. Sa timidité ? Le problème restait qu’elle n’était pas toujours apparente, la plupart du temps, Dess faisait même un sacré effort pour la mettre au placard et ne pas la ressortir. Effort bien souvent payant d’ailleurs puisqu’elle avait réussi à devenir un vrai moulin à paroles ce qui n’était pas forcément du gout de tous ses professeurs. Non, franchement elle ne voyait pas. Que quelqu’un qui la connaisse depuis un bout de temps la trouve imbuvable, ça elle pouvait le comprendre, nul ne faisait l’unanimité, mais Aaron… elle ne se souvenait même pas lui avoir un jour adressé la parole et si toutefois elle l’avait fait ça avait été pour des banalités sinon elle s’en serait souvenue. Elle n’avait pas encore une mémoire de poisson rouge, ou tout du moins elle l’espérait.

« Honneur aux dames. »


Dess était vraiment douée pour se perdre dans ses pensées. Elle avait suivi Emeric sans prononcer un seul mot. Avait-il fait la conversation pendant ce court trajet ? Elle l’ignorait mais pouvait supposer que ce n’était pas le cas. Il aurait forcément prit un air boudeur et non pas ce petit sourire sympathique. En plus, il venait de lui proposer de monter d’abord ce qui aurait dû la réjouir… Aurait dû… Comme toutes les filles, Dess ne prenait absolument pas la galanterie pour du sexisme. C’était assez classique, quand elle voulait quelque chose, elle s’attendait à ce que les XY la lui fournissent sans opposer de résistance rien que pour se monter galant, mais lorsqu’il s’agissait d’être un peu macho, elle devenait une vraie féministe. Mais qu’importe, en l’occurrence, ce n’était pas ce qui l’embêtait. Elle avait bêtement imaginé qu’il était possible qu’Emeric envisage de l’approcher d’un peu trop près. Ça faisait beaucoup de suppositions, mais la jeune fille n’avait aucune envie de savoir si elle réussirait ou non à s’approcher de près ou de loin de la vérité. Savoir que son ami serait continuellement derrière elle sans qu’elle puisse anticiper ses faits et gestes l’angoissait terriblement et il était absolument hors de question qu’il gagne cette bataille.

« Je m’y attendais un peu, mais je te laisse passer devant, j’ai horreur de ne pas savoir ce qu’il peut se passer derrière mon dos. »

Paranoïaque ? Non, à peine. Dess avait bien conscience qu’elle en faisait peut-être un peu trop, mais qu’importe, elle tenait à se préserver d’une potentielle menace qui n’existait peut-être que dans sa tête, ou peut-être pas…
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Ven 22 Juin - 15:09

- Je sais.

Il avait lâché ça comme ça. Une phrase abandonnée avant d’autres qui viendraient la noyer et dans l’oubli, sans un rire, sans un sourire. Mais sans amertume non plus. Juste deux mots anodins, signe peut-être de son manque de compréhension. Oui, il savait. Il savait qu’elle aurait pu le faire seule. Il savait qu’elle était une grande fille, débrouillarde. Il savait tout ça. Mais… et quoi ? C’était marrant, ces réactions décalées qu’avait la jeune femme. Enfin. Marrant était un bien grand mot. Le terme relativement inapproprié aux sentiments du garçon. Ses lèvres filiformes s’étaient presqu’imperceptiblement étirée en un insaisissable sourire, accentuant désagréablement avec ce qu’il percevait comme étant de l’amertume cette phrase qu’elle avait dite : j’aurais pu le faire toute seule. Une seconde, il la jaugea, nerveux. D’une rafle, son timbre sibérien avait refroidi l’ambiance bon-enfant qui régnait dans la forêt. Et d’une autre, la tranquillité d’esprit d’Emeric s’évapora. Deux fois. Cela faisait deux fois qu’elle agissait de la sorte. Il serra imperceptiblement la mâchoire. Difficulté à gérer ses émotions, manière de meubler un silence ou message mal exprimé ? Isoler la vérité des hypothèses n’était pas chose aisée, moins encore quand les éléments se mélangeaient dans une complexité propre à la psychologie. Alors quoi ? Suspicieux, il hésita un instant. Alors rien. Il serait aveugle. Ni plus, ni moins. Il n’était pas question qu’il joue à l’apprenti télépathe, ce matin.

- Le casque ici c’est pour les gosses.

Le ton suintait la contrariété. Un peu trop, peut-être. Hum. Il valait sans doute mieux se rattraper.

- Non mais t’as raison. C’est déjà une chance d’être épargné, on va pas cracher dessus. En plus les leurs sont d’un rouge vermillon assez laid.

L’Allemand esquissa brièvement un sourire avant que ses pupilles ne se reposent sur la femme qui terminait ses explications. Elle allait les laisser s’enfuir, enfin. Très vite, les mots libérateurs s’échappèrent de ses lèvres pulpeuses. Aussitôt, le sourire du blond s’élargit. A eux le plaisir !

- Je suppose que c’est pas un problème pour toi si on commence par le parcours noir, hein ?

Non. Bien sûr que non.
Sous leurs semelles, les épines des pins crissaient en un bruit étouffé, chant délectable de la flore. Accompagné par le murmure des oiseaux, il plongeait l’endroit dans un calme serein. Quand Emeric s’arrêta, il leva la tête vers une longue corde épaisse. A cinq mètres approximativement du sol les attendait la première parcelle en bois. Comprendre ce qui était attendu n’était pour le coup absolument pas compliqué. Mais ce n’était pas pour autant que l’exécuter était simple. Une main posée sur l’épaule féminine, le garçon la poussa doucement vers l’avant.

- Honneur aux dames.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Jeu 21 Juin - 22:10

« Et pourquoi pas ? »

La jeune fille haussa simplement les épaules. Ce n’était pas forcément une question à laquelle elle avait envie de répondre, c’était simplement un moyen pour Emeric de ne pas avoir à répondre lui-même. Tant pis, ce serait pour une autre fois. De toute façon, elle n’avait pas envie de jouer les curieuses plus longtemps, pouvoir s’amuser un peu l’enthousiasmait beaucoup plus et ce qu’elle découvrait également. Ils allaient passer une excellente après-midi ce à quoi Dess ne s’attendait absolument pas. Certes, passer un peu de temps entre amis ne l’avait jamais dérangé, mais d’une part, elle avait nettement plus l’habitude d’être avec des amies et non pas des amis et en plus Emeric et elle n’avaient jamais été spécialement proches. Lorsqu’il lui avait demandé si elle pouvait lui accorder une journée complète, elle avait haussé un sourcil interrogateur avant de se dire qu’en étant dans la même confrérie, ils allaient sûrement avoir droit à un entrainement sportif ou quelque chose du genre. En attendant, Dess était aux anges et même si ce n’était pas franchement évident lorsqu’on la regardait, elle n’en pensait pas moins intérieurement.

« Tu dis ça maintenant mais qui sera là pour te défendre quand tu te feras kidnapper par Magnéto ou le Bouffon Vert, hein ? Enfin. Alors, on y va ? »


Qui serait là pour la défendre ? Elle n’aimait pas du tout cette phrase, non pas qu’elle se sente humiliée ou quoi que ce soit d’autre, après tout, le jeune homme avait simplement fait une plaisanterie qui l’avait d’ailleurs fait sourire, avant qu’elle ne remarque cette petite partie de phrase. Dess était un peu féministe sur les bords, elle détestait se faire materner, couver en permanence et c’était valable autant lorsqu’il s’agissait de ses parents que des garçons qu’elle rencontrait. Elle ne voulait pas qu’on la prenne pour une petite chose fragile qui avait besoin d’un filet de sécurité à chaque fois qu’elle tentait quelque chose. Le filet de sécurité, elle se le créait elle-même avec son emploi du temps réglé à la seconde près et sa petite vie monotone, elle n’avait jamais imaginé pouvoir se reposer sur quelqu’un d’autre qu’elle-même pour avancer. La main qui se glissa dans la sienne vint appuyer sa théorie, pourtant, elle se laissa faire, convaincue qu’elle allait gâcher une superbe journée entre amis si elle tentait de montrer que les contacts physiques à répétition n’étaient pas trop son truc. Simplement, elle se contenta de reprendre la parole en souriant, alors qu’ils marchaient vers le guichet.

« Je suis une grande fille. »

C’était autant pour la remarque précédente que pour le geste et s’il n’était pas totalement stupide, il comprendrait assez rapidement. C’était le problème avec les garçons, ils mettaient des heures à réussir à décrypter une phrase en apparence plutôt simple. Enfin, elle fut ravie qu’il la lâche pour payer la charmante jeune fille qui se trouvait au guichet bien que l’invitation soit un peu moins plaisante, ça faisait un peu trop rencard à son gout et elle commençait à se demander s’il n’avait pas imaginé quelque chose qu’elle n’avait pas pris la peine d’envisager. Enfin, elle aurait le temps de se poser la question plus tard, il fallait qu’elle attache son harnais, chose qu’elle avait fait des centaines de fois et qui ne lui posait absolument aucun problème à présent. Cela étant, il n’était pas forcément évident de pouvoir aller à son rythme puisqu’il leur fallait évidemment suivre des instructions qu’elle connaissait presque par cœur. Emeric semblait lui aussi ne pas avoir franchement envie d’en écouter plus puisqu’il ne tarda pas à reprendre la parole, coupant la pauvre demoiselle dans ce qu’elle disait. De toute façon, ce n’était pas parce qu’elle perdait le fil pendant quelques seconde s qu’elle risquait la chute, elle savait fort bien où et comment accrocher ses mousquetons.

« Mauve… T’as de la chance, ton harnais t’iras bien, c’est une couleur qui te met en valeur. Pourquoi le mien est rose saumon, sérieusement ? Ça fait pd ! Putain c’est fou ce qu’on a l’air cons avec ces trucs dès qu’on a les pieds collés au plancher. Ça me donne l’impression de ressembler à un pantin. Mais je dis ça… je dis rien. Si je devais porter une robe pour jouer aux acrobates, alors j’en porterais surement une. Blanche. Avec des fleurs orange. Et… attends. Celui qui l’a retiré avant toi a fait ça comme un bleu. »


La jeune fille l’écouta sans prononcer un seul mot, imprimant chacun de ceux qu’Emeric prononçait dans son esprit, en tentant d’en comprendre la signification. Heureusement pour elle, il faisait de courtes pauses entre chaque phrase. Elle remarqua tout de même qu’il la complimentait sur la tenue ridicule dont elle allait être affublée dans peu de temps et c’était assez risible finalement. Le reste de la conversation se perdait un peu dans la masse de mots qu’il réussissait à prononcer à la seconde. Il fallait bien reconnaitre qu’il parlait beaucoup, elle avait eu la chance de tomber sur un garçon bavard ce qui ne l’obligeait pas à parler trop et ça c’était vraiment positif. Enfin, du point de vue de la jeune fille. Elle ne put s’empêcher de compter intérieurement lorsque le jeune homme tenta un troisième contact, elle commençait sérieusement à ne pas apprécier. Et dire qu’elle ne s’était pas méfié au départ, peut-être que son « ami » voulait plus qu’une après-midi sportive en réalité. Mais non, elle se faisait des idées, il voulait juste l’aider avec son harnais, rien de plus. Sauf que comme elle venait de le préciser, elle était une grande fille et n’aimait pas trop qu’on chercher à lui venir en aide en permanence. Enfin, Emeric l’ignorait probablement et tant qu’elle ne lui disait rien, il ne serait pas plus au courant. Qu’importe. Dess n’avait qu’une hâte, se retrouver dans les arbres et elle en aurait bientôt l’occasion, toutes les pensées parasites étaient plutôt simples à évacuer.

« J’aurais pu le faire toute seule. »
constata simplement la jeune fille avec un léger sourire. « On a eu de la chance, on a échappé aux casques. »

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Mar 19 Juin - 0:12

Timide. La réaction de la jeune Rho Kappa était timide. Dans ses prunelles ébènes étincelaient une multitude de paillettes enjouées et ses pommettes légèrement haussées par l’étirement de ses lèvres témoignait toute sa gratitude. Quand on savait où chercher, elle avait l’air ravie, vraiment. Mais sa réaction n’en était pas moins réservée. Une position statique, presque tendue, comme celle calculée d’une femme se méfiant de ses propres gestes. Et derrière ce masque d’illusions, quelques mots, seulement, un maigre sourire et un regard traitre. Puis une question. Les yeux d’Emeric bifurquèrent sur leur invitée, amusés. C’était plus fort qu’elle, les questions. Elle aimait savoir. Et par-dessus tout, elle aimait contrôler. Lui ? Il aimait l’évasion. Alors…

- Et pourquoi pas ?

Alors ses réponses restaient évasives. Doucement, la jeune étudiante se détacha de son étreinte et ses pas la guidèrent un peu plus loin, entre les arbres. Son visage se souleva, minutieux, et ses iris vermeils vagabondèrent entre les parcours de cordages, de métaux et de bois. Elégamment, elle tourna sur elle-même, profitant d’un panorama plus complet. Un sourire agrémenta les lèvres du garçon. Elle était comme une princesse découvrant avec fantaisie l’architecture d’une salle de bal, la robe en moins. Aucune importance. C’était la grâce qui faisait tout. Quand elle se tourna à nouveau vers lui, elle découvrit allègrement le blanc de ses dents en une expression ravie, quoique teinté d’une once de témérité. Posément, son timbre vint couvrir le murmure des voix perdues dans les branches. La tête du garçon se pencha légèrement sur le côté, mine amusée. Plus à l’aise dans les nuages que sur ses pattes ? Hm. Au moins, ça leur faisait un point commun.

- Tu dis ça maintenant mais qui sera là pour te défendre quand tu te feras kidnapper par Magnéto ou le Bouffon Vert, hein ? argumenta-t-il par l’absurde. Enfin. Alors, on y va ?

Rire étouffé. Sans attendre de réponse, les doigts de l’Allemands se refermèrent précautionneusement sur la main féminine et il la tira d’une pression légère vers l’avant. A quelques mètres, un guichet improvisé les attendait. Libérant de sa paume son amie, il sortit de sa poche quelques billets et les tendit poliment à la caissière. A chacun, elle légua harnais, mousquetons, longes, sangle et poulie et les dirigea d’un signe de l’indexe vers le personnel chargé de la sécurité qu’ils ne tardèrent à rejoindre. Parés pour cinq minutes d’informations prémâchées et déjà bien connues… ! Oh. Ses prunelles glissèrent machinalement sur l’employée. Minutes qui ne s’annonçaient pas franchement déplaisantes. Si la demoiselle n’avait pas le plus séduisant des visages, sa peau satinée et ses formes aguichantes devaient amplement suffire à séduire en soirée. La pratique assidue du sport n’avait pas fait d’elle l’une de ces femmes trop musclée et difforme et s’était contentée de lui sculpter des muscles utopiques, rêve sans doute d’une grande majorité de la gente. Réflexe. Le garçon lui adressa un sourire intéressé. Mais presqu’aussitôt, il se pencha à l’oreille de la petite brune.

- Mauve… T’as de la chance, ton harnais t’iras bien, c’est une couleur qui te met en valeur. Pourquoi le mien est rose saumon, sérieusement ? Ça fait pd !

Ou comment détourner l’attention pour les nuls. Mine râleuse, il l’enfila malgré tout, resserra les liens et clipsa attentivement chacune des attaches. Et voilà. Le tour était joué ! Enfin…

- Putain c’est fou ce qu’on a l’air cons avec ces trucs dés qu’on a les pieds collés au plancher. Ça me donne l’impression de ressembler à un pantin. Mais je dis ça… commenta-t-il en s’étirant paresseusement. … je dis rien. Si je devais porter une robe pour jouer aux acrobates, alors j’en porterais surement une. Blanche. Avec des fleurs oranges. Et… attends.

Adroits, les doigts d’Emeric frôlèrent les reins de l’Américaine et tirèrent sèchement sur le tissu tressé de sa protection.

- Celui qui l’a retiré avant toi a fait ça comme un bleu.

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Dim 17 Juin - 20:50

Emeric semblait enjoué, de bonne humeur, ça faisait plaisir à voir. Il l’attrapa rapidement par les épaules pour l’entrainer avec lui à l’intérieur de la forêt. Dess jeta un bref coup d’œil à a sa voiture comme si elle pouvait lui dire de faire attention et de ne pas partir trop loin d’elle. Heureusement, ça pouvait parfaitement passer pour une simple tentative de mémorisation de la position de la dite voiture. Ça aurait été quand même bête qu’elle ne se souvienne pas de l’endroit où elle l’avait garé. Elle suivit ensuite le Rho Kappa de bonne grâce, curieuse de savoir où il venait en venir. Il semblait plutôt sûr de son coup et elle lui faisait totalement confiance, si Emeric semblait si heureux d’être là, c’était forcément qu’il avait trouvé une bonne idée. Il fallait seulement espérer que ce n’était pas un espèce de pique-nique foireux qu’elle n’était pas certaine d’apprécier. Bien sûr, elle aimait passer du temps à bavasser avec ses amis et le jeune homme en faisait partie, mais elle préférait encore être gentiment assise à une table pour discuter, c’était nettement plus agréable.

« Salut ! T’inquiète, je suis prêt à te pardonner cinq minutes. Pour le reste... Un peu de patience voyons. Mais je te rassure, je n’ai pas projeté de te violer dans les bois ou de te vendre à un marchand arabe. Juste… De te faire profiter d’une journée ensoleillée. »


Tout en parlant, il avait continué à marcher, marcher, marcher et ils se trouvaient maintenant en plein cœur de la forêt et Emeric levait les yeux, visiblement pour qu’elle fasse de même. Avant de regarder dans la même direction que son ami, de nombreuses hypothèses passèrent dans sa tête. Un tour en montgolfière ? Ils allaient grimper aux arbres ? Ils allaient… Non, elle ne voyait pas vraiment pas. Ce n’était pas lever la tête vers le haut des arbres qui lui indiquerait qu’ils partaient en fait à la chasse aux champignons avec un petit panier. Et puis cette hypothèse était particulièrement ridicule de toute façon. Dess termina par regarder dans la même direction qu’Emeric et ce qu’elle découvrait lui faisait vraiment plaisir. C’était un parcours dans les arbres qui s’étendait au-dessus de leur tête et c’était probablement pour cette raison que sa voiture n’était pas la seule à être garée à l’orée de la forêt de nombreuses personnes devaient vouloir profiter de cette sympathique attraction et en plus elle aimait bien être entourée par plusieurs personnes sans pour autant avoir une vraie foule, elle avait donc le beurre et l’argent du beurre. En réalité, elle dut se retenir de sauter au cou de son amie, elle allait avoir une journée de rêve et c’était grâce au Rho Kappa. Seulement, Dess n’était pas spécialement démonstrative et elle préférait parler avec de vrais mots plutôt qu’avec des gestes surtout qu’elle avait toujours peur que le moindre petit mouvement soit mal interprété. Ses amis ne cessaient de tenter de lui faire comprendre qu’elle réfléchissait trop, mais rien à faire, elle ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer le meilleur comme le pire à chaque fois qu’elle bougeait le petit doigt.

« Accrobranche ! Génial ! A croire que tu sais lire dans mes pensées… Pourquoi ce choix ? »


Après tout, elle aurait pu s’attendre à tout et n’importe quoi, ils auraient pu tout simplement aller courir ou quelque chose dans ce genre-là. Ils étaient amis, certes, mais ils ne se connaissaient pas forcément super bien et c’était sûrement l’occasion de faire un peu plus connaissance. La jeune fille avait plutôt hâte, elle n’aimait pas spécialement raconter sa vie, mais elle aimait beaucoup poser des questions. La curiosité est un vilain défaut, mais la Rho Kappa préférait penser que c’était simplement de l’intérêt et non pas un harcèlement désagréable. Enfin, ça c’était aux personnes qu’elle interrogeait de le confirmer ou non et elle préférait nettement qu’on ne lui dise rien ça lui évitait d’avoir à corriger un défaut qu’elle pensait réellement difficile voire impossible à corriger. Enfin, cette forêt lui rappelait subitement des souvenirs heureux et l’empêchait de se poser plus de questions sur ce qui allait se produire plus tard, il fallait qu’elle profite du moment présent et qu’elle arrête de réfléchir. Evidemment, c’était plus facile à dire qu’à faire et elle devait se forcer un peu, mais une journée sans réfléchir ne lui ferait vraiment pas de mal. Elle pouvait presque entendre la voix de Zoey lui hurler d’arrêter de se torturer pour des bêtises. Et elle avait raison, vraiment raison, seulement il était toujours difficile de se changer soi-même en claquant des doigts.

« J’espère que tu n’as pas le vertige. »


La jeune fille jet a un petit sourire en coin à Emeric, avant de se détacher délicatement de son étreinte pour aller inspecter le parcours qui s’étendait un peu plus haut au-dessus d’elle. Il était encore très raisonnable et elle avait hâte de monter là-haut. Seulement, ils auraient probablement droit au fidèle speech concernant la sécurité qu’elle avait déjà entendu un certain nombre de fois puisqu’elle passait pas mal de temps dans les arbres, souvent ne compagnie de son père qui avait admiré ses prouesses de sportives. Il faut dire que niveau entrainement physique, ce n’était pas le top du top, mais elle avait tout de même plus d’aisance que le commun des mortels ce qui était amusant autant pour elle que pour son géniteur qui, bien qu’il prétende aimer sa fille comme elle était, adorait la comparer aux autres enfants en constatant inévitablement qu’elle était la meilleure d’entre tous. Ce n’était pas vrai, bien entendu, mais beaucoup de parents avaient une estime un peu plus élevée de leurs enfants que ce qu’il faudrait et elle s’en amusait plus qu’autre chose. Et puis elle préférait nettement qu’ils la pensent meilleure que ce qu’elle était en réalité plutôt qu’ils la sous-estiment en permanence. Certaines de ses amies n’avaient malheureusement pas sa chance et elle ne pouvait que se réjouir de ce qu’elle avait en réalité. Son inspection terminée, elle se retourna à nouveau vers Emeric, toujours avec un grand sourire sur le visage, pour répondre à sa remarque piquante qui ne manquait pas de lui donner envie de montrer qu’elle n’était pas une simple petite fille peureuse. C’était sans doute bête de sa part de voir un challenge où il n’y en avait pas mais ça la motivait et c’était déjà mieux que de penser qu’elle ne reviendrait pas vivante de son excursion.

« Bien sûr que non ! Tu n’auras pas à te soucier de moi une fois là-haut, je serais presque plus à l’aise dans les airs que sur terre. »

C’était presque vrai quoi qu’elle n’avait jamais particulièrement aimé prendre l’avion par exemple, mais c’était plus une histoire de claustrophobie qu’autre chose ou tout du moins c’était ce qu’elle avait imaginé la dernière fois qu’elle avait fait une crise de larmes qu’elle pensait ne jamais pouvoir arrêter. Enfin, Dess n’allait probablement pas utiliser son ami comme psychologue personnel, elle n’en avait pas spécialement envie de toute façon.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Dim 17 Juin - 18:44

Rien de special, ce matin.

07h00. Un réveil qui sonne, la radio qui s'élance. La voix vive du présentateur débute sa course aux secondes, difficile à suivre quand le sommeil tire encore nos paupières vers le bas. Les nouvelles ne sont pas bonnes, aujourd’hui. Elles ne sont pas mauvaises non plus. Au loin, les guerres du Moyen-Orient s’enveniment et la crise économique européenne s’éternise. Mais sur les terres américaines, la vie est belle. Alors, en réalité, tout va bien et nul n’a rien à craindre. A travers les cinquante Etats, des sourires rassurés s’esquissent. Un brin de toilettes, un costume enfilé pour tous, un peu de rigueur. Puis le délicieux parfum des cuisines qui s’éveillent pour réchauffer les cœurs. Parmi les innombrables cuisiniers, Emeric Kürschner. Sur la plaque noire d’une poêle, une pâte blanchâtre à l’aspect répugnant gonflait doucement, laissant s’échapper un arôme de blé et de maïs. A la surface, des bulles éclataient régulièrement, éclaboussant le plan de travail et sur les côtés se dessinaient peu à peu les dorures caractéristiques d’une crêpe sans doute trop épaisse. A l’aide d’une spatule, le garçon gratta stratégiquement le fond et retourna son repas, bercé par le son frétillant du beurre qui fond. Ses gestes maladroits traduisaient son manque de pratique mais il n’avait pour autant l’air de se décourager. Bientôt, l’aspect lui sembla correct et ses doigts firent machinalement pivoter les boutons de cuisson. Dans une vieille assiette, la crêpe tomba lourdement et il se chargea de la saupoudrer de sucre blanc. Paaarfait. Armé d’une fourchette et d’une cuillère, il se laissa tomber sur une chaise et piqua fermement dans la chair de froments. Première étape, la couper en morceaux. La seconde, manger. Un segment planté au bout de son ustensile, il le plaça devant ses lèvres et son souffle frais vint allègrement l’envelopper.

- Bon appétit mon vieux.

Sans pus de cérémonie, il l’engouffra dans sa bouche et ses incisives mastiquèrent efficacement le mélange de sucre, de pâte et de salive avant qu’il ne débouche dans son œsophage. Vingt-cinq parcelles de crêpe et un verre de jus d’orange plus tard, l’étudiant avait achevé son petit-déjeuner. Il s’étira brièvement, fila se brosser les dents. Hm. Cette mèche de cheveux était un peu de travers, aussi. Son t-shirt peut-être un peu petit. Et quand il vit enfin le bout de son éternelle préparation, il était déjà 08h47. Merde ! Une dose d’adrénaline lui électrocuta le cœur et la porte de son appartement claqua vivement. Nerveusement, il coinça les clés dans la serrure, enclencha le mécanisme qui bloquerait la poignée. Son indexe coincé dans l’anneau métallique qui retenait son trousseau de clés, il dévala les escaliers et se planta devant sa voiture. Il appuya sur le bouton d’ouverture automatique et s’installa confortablement sur le siège de cuir. Inspiration, expiration. Il brancha le contact, enleva le frein à main. L’une de ses paumes se referma sur le volant, l’autre sur le changement de vitesse. Ses pieds se placèrent sur les pédales. Hop ! C’était parti. A neuf heures, il avait rendez-vous.

Faire bonne impression, ce n’était pas trop compliqué. Il suffisait de savoir s’y prendre. Le seul ennui, c’était le temps. Parce qu’arriver en retard quand on était celui qui avait fixé l’heure, c’était à la fois un faux pas trop facile d’accès et l’épine qui resterait toute une journée plantée dans un pied. C’était impoli et ça gâchait tout. Soit. Les pneus crissèrent bruyamment sur le macadam. Pour une fois, le côté sport de sa voiture lui servirait. Et c’est ainsi qu’il se retrouva rapidement parqué à l’orée de la forêt. Un vif coup d’œil à son téléphone, quatre minutes de retard. A toute vitesse, il sauta sur les graviers, ferma la portière et s’y appuya nonchalamment. Il y avait déjà quelques voitures autour de lui mais l’attendue n’avait pas l’air d’être arrivée. Heureusement. Et… oh ! En parlant du loup. A quelques mètres à peine, il reconnut la silhouette caractéristique de Desdemona Johnson. Pour l’occasion, elle s’était vêtue de son habituelle tenue de sport. Sourire. Il lui adressa un signe de la main. Instantanément, elle s’approcha. Marrant. Elle avait l’air crispée.

- Salut !

La voix percée d’une teinte de stress s’échappa alors des lèvres féminines de l’adolescente. Et déjà deux questions en un quart de seconde. Les mains d’Emeric glissèrent placidement dans ses poches. Ok. C’était bien une femme. Bref. Mentira, mentira pas ?

- T’inquiète, je suis prêt à te pardonner cinq minutes. Pour le reste...

Omettra.
Un bras passé autour de son épaule, il l’entraina tranquillement en direction de la verdure.

- Un peu de patience voyons. Mais je te rassure, je n’ai pas projeté de te violer dans les bois ou de te vendre à un marchand arabe. Juste…

Il s’arrêta, leva sa main libre vers le ciel. Au-dessus de leurs têtes s’étendait les installations caractéristiques d’un parcours d’accrobranche.

- De te faire profiter d’une journée ensoleillée.

Reprenant son ascension, il l’entraina jusqu’à la caisse.

- J’espère que tu n’as pas le vertige.
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MessageSujet: Promenons-nous dans les bois. [Emeric]   Dim 17 Juin - 8:39

Journée sportive avec Emeric. Dess ne s’attendait absolument pas à ce qu’il lui propose de venir s’entrainer à sa compagnie, ni même de mettre un peu de piment à leurs entrainements pour changer un peu pour une fois. Il était vrai que les journées de la Rho Kappa étaient assez répétitives. Tous les matins, elle se levait à la même heure, pour aller courir sur la même plage, où elle regardait à peu près les mêmes choses que la veille, défiler devant ses yeux. Ensuite, elle passait sous sa souche, puis à la cafétéria et entamait sa journée de cours en semaine ou se dirigeait directement vers le gymnase ou le terrain de volley selon ses envies du jour. De toute façon, qu’il y ait entrainement ou pas ce jour-là, elle n’avait pas d’autre idée en tête que d’aller perfectionner encore et encore les différentes techniques qu’elle connaissait. Généralement, elle retrouvait Brooke ou Alicia sur le terrain de volley et pouvait passer des heures à enchainer des passes sans vraiment voir le temps passer, pour ce qui était du cheerleading, en l’absence de ses coéquipières, elle se contentait de répéter la chorégraphie, qu’elle connaissait pourtant parfaitement, sans réussir à s’arrêter jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite d’elle-même ce qui arrivait assez rarement. Sa journée se terminait sous une douche et c’est avec ses devoirs à bâcler pour le lendemain qu’elle allait se coucher, de bonne heure évidemment. En fait, si son activité principale avait été le tricot, elle aurait aisément pu passer pour une petite grand-mère dans sa routine bien construite. Seulement, lorsqu’Emeric était venu la voir pour lui proposer de s’entrainer en sa compagnie, elle avait été surprise et déstabilisée. Le jeune homme était un Rho Kappa lui aussi, rien d’étonnant à ce que le sport ait de l’importance dans sa vie, et elle s’était tout de suite imaginé qu’il avait entendu parler de ses entrainements intensifs et voulait faire de même. Enfin, elle n’en était pas tout à fait sûre, mais cette idée lui plaisait bien et elle avait passé un bon moment à tâcher de s’en convaincre. En temps normal, elle aurait refusé catégoriquement son offre, il la faisait sortir de son cocon de sécurité, du terrain balisé dans lequel elle aimait évoluer. Bien sûr, ça lui était déjà arrivé et ça lui arriverait probablement encore, mais elle prenait généralement une de ses deux meilleures amies sous le bras pour être sûre et certaine que rien de tragique ne pourrait véritablement lui arriver. Emeric et elle avaient beau être amis, ou camarades, il ne la connaissait absolument pas et la réciproque était tout aussi vrai… Mais bon, sous le coup de la surprise, Dess avait tout de même accepté. Enfin de la surprise… C’était surtout la curiosité qui l’avait poussé à accepter la proposition du Rho Kappa, elle ne savait pas du tout ce qu’il voulait d’elle au niveau sportif, et tout ce qui touchait au sport l’intéressait au plus haut point, elle avait donc une occasion en or de passer une journée de rêve et bien que le stress se fasse un peu sentir, elle avait hâte d’y être.

La jeune fille avait donc mis sa tenue de sport, et s’était empressée de rejoindre le parking où se trouvait sa voiture. Il était sécurisant de pouvoir porter les mêmes vêtements que lorsqu’elle allait s’entrainer pour le volley, ça avait quelque chose de sécurisant. En revanche, réaliser qu’Emeric voulait la voir en dehors de l’école l’avait troublée. Il y avait bien de quoi faire si on voulait s’entrainer à l’intérieur des luxueux bâtiments de Wynwood, il était triste de constater qu’il voulait aller un peu plus loin, dans un lieu qu’elle ne connaissait pas. Elle ne pouvait pas reculer maintenant, elle lui avait promis d’être au rendez-vous à l’heure et elle était du genre ponctuel. Dess prit une grande inspiration avant d’attacher sa ceinture de sécurité et alluma le GPS avant de laisser ronronner le moteur. Et dire qu’elle habitait à Miami depuis sa naissance et était toujours aussi incapable de trouver sa direction sans l’aide de ce précieux outil… C’était un peu la honte, mais la jeune fille ne pouvait pas faire autrement, elle était bien trop douée pour se perdre pour prendre le risque de trouver son chemin à l’aveuglette. Emeric lui avait donné rendez-vous dans une forêt pas très loin de Wynwood, elle ne serait donc pas trop paniquée à l’idée d’être loin de sa bulle, mais la forêt… Ce n’était pas le lieu préféré des tueurs en séries ? La jeune fille chassa rapidement ces sombres pensées, elle devait se concentrer en conduisant, ses parents ne seraient probablement pas ravis si elle leur apprenait qu’elle avait envoyé sa voiture dans un ravin en imaginant sa mort imminente. Ils allaient juste faire du sport et tout irait bien. La jeune fille se gara devant le bois, et fut étonnée de voir que quelques voitures se trouvaient déjà là… C’était donc un rassemblement sportif ? Elle aurait vraiment dû demander de quoi il s’agissait avant de s’embarquer dans cette aventure. Elle se rassura bien vite, en apercevant Emeric qui l’attendait déjà. Elle vérifia discrètement sa montre et constata avec soulagement qu’elle était à l’heure, il ne pourrait donc pas lui reprocher de l’avoir fait attendre. Dess s’approcha du jeune homme, tentant tant bien que mal de dissimuler l’air interrogateur que voulait à tout prix afficher son visage. Elle s’arma de courage pour sourire.

« Salut Emeric. J’espère que je ne t’ai pas trop fait attendre… Qu’est-ce qu’on fait là ? »

La question était lancée, elle n’avait pas pu se retenir plus longtemps, elle voulait savoir et savoir vite de préférence…
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