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 Le Grand Méchant Loup. [Isy]

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MessageSujet: Re: Le Grand Méchant Loup. [Isy]   Ven 11 Mai - 19:24

Elle ne dit rien pour le taxi. La femme s’énerva. Son regard. Il était plein de haine. C’était presque à vomir. Si de simples yeux avaient pu tuer, Isy serait déjà morte depuis longtemps. Du sang. Beaucoup de sang. Isobel était sensée la connaître. Et alors ? Qu’est-ce que ça changeait ? Une ennemie. Parce qu’on ne peut pas aider une ennemie qui s’est faite tabasser. Laisser les gens crever sur le trottoir c’était difficile à accepter. En tout cas, ce n’était pas dans le caractère de l’anglaise. Qui a dit que tout le monde était froid dans ce pays ?

Eva. Trois lettres. Un prénom. Une haine. Kity. Se prénom résonna dans la tête de la jeune femme. Sa cousine. Cette étudiante si fragile, si discrète et timide. Elle ne faisait jamais de mal à une mouche. Son regard était rempli de respect et d’admiration. C’était une petite princesse débarquée sur Terre. Le monde n’avait jamais été fait pour elle. Trop cruel, trop dur, trop personnel. Tuée. Assassinée. Morte. Y avait-il une différence entre tous ces mots ? La fin. Voilà tout. La vie s’était simplement échappée de son corps. Une balle. Tout ça à cause d’une balle. Elle avait été présente au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais c’était ainsi. C’était injuste et triste. Comme la mort de Chase. Mais que pouvait-on y faire ? La vie n’a jamais été un long fleuve tranquille. Il y en a qui reste. D’autres qui partent. On ne peut rien y changer.

Isobel s’était instantanément levée. Par défense ? Peut-être. Eva était trop blessée pour la frapper. Mais ce réflexe fut inévitable. Elle fit quelques pas. C’était douloureux d’entendre parler ainsi de sa cousine. Chaque mot d’Eva avait eu une résonance particulière sur la jeune femme. Elle ne comprenait pas.

«Et ? Tu veux que je te frappe peut-être ? Que je te hurle au visage ? Que je te crache dessus ? OUAIS TU L’AS PEUT-ÊTRE TUÉE. TU me l’as retirée. TU l’as enlevée à ses parents. Mais merde quoi. C'pas possible… Je suis pas non plus en train de te faire une putain de révérence ou quoi que ce soit ! »

Les pas de la blonde bougeaient dans tous les sens, elle ne tenait plus en face. Cette femme ne voulait rendre de compte à personne. Très bien. Parfait. Madame resterait seule à jamais. Mais merde. C’est comme être un Homme dans ce cas là. On doit haïr tous ceux qui nous entourent. Iso aurait dû vivre dans la haine de son père. Celui qui n’a pas su prendre les responsabilités, celui qui ne voulait pas la prendre en charge, qui aurait pu l’abandonner quelque part. Elle devait détester tous ceux qui l’ont maltraitée durant sa grossesse. Tous ceux qui regardent de travers, qui vont faire la guerre à un peuple qu’ils ne connaissent pas, tous ceux qui ont un jour voulu tuer une personne. Tous ceux qui la déteste, qui la critique, la regarde de travers. Celui qui avait tué Chase. Celle qui avait vidé de son sang Kity. Celui qui était prêt à l’abandonner parce qu’elle avait un bébé. Merde. Les gens sont cons. Ils font que des conneries. De plus ou moins grandes envergures. Ok, on est pas chez les bisounours. Personne n’est parfait. Restons dans notre imperfection. Faisons-la fusionner pour vivre avec. Jusqu’au bout. Il fallait arrêter d’avoir honte. L’Homme est mal fait. La faute à qui ?

Isy était sur le point de partir. Énervée. Rouge. Triste. Le cœur gonflé et la gorge serrée. Mais il fallait qu’elle rajoute quelque chose.

« Tu sais quoi ? J’pensais que c’était faux. Qu’est-ce qu’une mère de famille irait foutre dans une prise d’otage ? Sincèrement… Si tu avais voulu tuer Kity. Y avait un autre moment. Enfin. C’est pas ce que je veux dire. Mais dans ce genre de situation, on ne pense qu’à la chaire de sa chaire. Ta fille. Ils ont dit qu’il y avait ta fille. Et toi, tu es plus préoccupée à assassiner d’une balle une gamine avec qui tu ne t’entends pas ?! C’est stupide… Et si c’est le cas… Putain ! Mais réveille-toi ! J’pensais que c’était un accident… Mais bon… Tu le revendiques. Alors vas-y… Mais…»

Pas besoin de continuer. Ça ne sert à rien. Isobel secoua la tête. Il fallait qu’elle se barre d’ici.
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MessageSujet: Re: Le Grand Méchant Loup. [Isy]   Dim 6 Mai - 0:42

    Elle est là, elle m'observe. Femelle dominante à l'affût de sa proie. Elle est là, elle me regarde. Elle ne me lâche pas. Ses yeux me frappent, me giflent, ses yeux me rappellent cruellement ceux terrifiés et surpris de la petite blonde que j'avais tuée, sans le vouloir. Ses yeux ne sont plus que des mystères, dans lesquels je refuse de me plonger. Obstinément. La haine. Je hais la haine. Je hais ce regard que tu me portes, ces yeux pleins de compassion et de curiosité. Tu ne me reconnais pas. Tu ne sais rien. Je le comprends, à présent. Tu ne sais pas, alors tu tentes de secourir cette loque enceinte que je suis devenue. La Goth. Cette femme étrange aux cheveux de feu. Cette démoniaque personne, qui n'est représentée que par cruauté, frustration et souffrance. Je suis tout ça à la fois. Et je ne regrette rien. Montrez-moi qui je suis. Ne m'ignore plus. Tu vas savoir. Car tu décides de te braquer. Non, ce n'est pas la méthode à user avec moi. Je ne me laisserai plus faire. Je suis prête à te planter un couteau entre les omoplates, si tu marques le moindre signe d'hostilité. Mon dos me fait souffrir. Je ne peux pas me lever. Dans ce coin sombre de la boite de nuit, je ne ressens qu'une intense douleur, et quelque chose que je ne pourrais jamais effacer de ma mémoire. La perte. L'oubli. Le mensonge, la désillusion. La souffrance due à votre départ, à tous les deux. Je vous vois avancer dans un couloir noir, mais je ne suis pas invitée. Derrière des barreaux brûlants de l'Interdit, je vous vois disparaître peu à peu. De mon esprit. De ma vue. Lancelot. Pollo.

    - Je pars à Paris.

    Mon visage ne reflète plus le rire dû aux plaisanteries que nous avions échangées, plus tôt. Non, ce n'est plus qu'un masque de surprise, un masque d'étrangeté, de mystère. Mon mystère. Je n'arrive pas à te croire, malgré tous les effort que je fais. Non. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas m'abandonner. Je porte ton bébé, en bonne santé. Un bébé qui n'est pas atteint de ta maladie, une descendance que tu aurais pu aimer et chérir, longtemps. Mais non. Tu ne peux rien faire. On t'a rappelé. Et moi... Je dois rester. Pour Chica. Pour mon bébé. Et de toute manière, la France me rapproche beaucoup trop de l'Espagne. Je ne peux pas m'y résoudre. Alors, je te vois quitter le bar, avec un regard de regret. Je ne veux pas, mais je ne peux pas t'en empêcher. Tu me quittes. Pour toujours, ou pas, je ne sais pas. Mais je ne veux plus te voir. Mon fils vivra sans père. Mateo Lancelot Esperanza. Pour toujours et à jamais. Je te tiendrai la main à la fin. Mais ensuite, je te punirai. En oubliant jusqu'à ton existence. Je le savais. Quelque chose s'est brisé, depuis la mort de Kity. Tu aimais cette fille. Mais je ne pouvais pas l'accepter. Mon geste était involontaire. Mais tu as refusé de comprendre.


    Tu m'as abandonnée. Toi aussi.

    Songeant à cet après midi pluvieux, je me contente de jeter un regard de haine à Isobel Wilson. Un regard qui te fera tout comprendre. Mes mots, aussi.

    "Je sais qui tu es, Isobel Wilson. Mais moi. Tu ne m'as pas reconnue ?!"
    Gronde-je, avec une colère contenue.

    Non, pas toi. Les autres, mais pas toi. Je ne veux rien te devoir. Je t'en dois déjà trop. Je ne veux pas dépendre de ta pitié. On se retrouvera en Enfer.

    "Je suis Eva. Tu te rappelles ? Eva Esperanza ! CELLE QUI A TUE TA COUSINE ! JE NE VEUX PAS DE TON AIDE ! JE NE DOIS RIEN A PRESONNE, TU ENTENDS ?? DEGAGE !"


    Ma rage éclate comme une bombe s'écrasant sur le sol. Je ne peux pas me lever, pour te coller une gifle, mais je peux hurler ma colère, ma frustration, mon chagrin, à travers ma voix portant jusqu'à tes oreilles. Mon nom doit résonner. Eva. J'ai tué ta cousine. J'ai fait ça, et je n'ai pas fait que ça. Ne t'approche pas de moi. Ne me regarde pas. Ignore moi méprise moi. C'est la meilleure chose à faire. Fous-moi la paix, une bonne fois pour toutes. Ne m'autorise pas à pleurer, à te montrer mon regret. Il vaut mieux que tu croies que je ne regrette pas de lui avoir collé une balle dans le coeur. Il vaut mieux que tu croies que cela n'avait rien d'un accident. Que cela n'avait rien d'une ignorance. D'un coup raté. Il vaut mieux que tu croies que par amour, j'avais assassiné mon seul obstacle. Frappe-moi. Tue moi. Je n'ai plus rien à perdre.

    Je veux juste crever, là. Ici, et maintenant.

[Pardon pour le temps de réponse T.T mais je voulais faire mieux que le navet que je t'avais pondu plus haut ♥]
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MessageSujet: Re: Le Grand Méchant Loup. [Isy]   Lun 23 Avr - 14:41

Ses prunelles lançaient des éclairs incendiaires. Même ses mots secs ne parvenaient à traduire aussi bien cette menace. La jeune femme ne voulait pas d’aide. Ok. Seulement, c’était criminel de laisser quelqu’un dans cet état. Surtout quand cet inconnu vous rappelle vaguement quelque chose. Si le soleil aurait éclairé son visage, peut-être qu’Isy aurait pu mettre un nom… Mais là, ça semblait impossible.

«Je t'ai dit de me foutre la paix, t'attends quoi ?! Dégage ! J'en veux pas, de ta pitié à deux balles.»

Hé mais il fallait qu'elle se calme ! Ok, elle vient de se faire agresser. Ok, la première personne qui vous approche après ce genre d'évènements n'est pas forcément la bienvenue. Mais il faut prendre une bonne respiration. Isobel n'avait pas non plus la tête d'une ennemie potentielle. Elle ne venait pas pour lui donner des coups de talons.
Seulement, l'inconnue semblait être une fille au sang chaud, au vu de la vitalité de ses réponses. Combattre le mal par le mal ? Utiliser des mots crus contre d'autres mots crus ? Ou bien être raisonnable et suivre les dires d'une personne dont l'état est limite.. Mmh, voyons voir...

« De la pitié ? Mais ce n’est pas de la pitié ! J’veux juste te tendre la main pour t’aider à te relever. Je ne laisse pas les gens crever sur le trottoir, désolée. Je suis comme ça, je suis chiante mais on ne va pas me changer. »

Elle secoua la tête. La pitié ! Non mais merde quoi ! C'était le mot qui convenait le moins. Évidemment tout de suite, il faut que ce soit transformé, qu'une proposition, qu'un regard et qu'un geste soit vu comme un acte délibérément pensé pour des intérêts personnels..
Isobel les avait vus arriver les gens avec leur ton faussement triste qui vous traitent de « pauvre enfant », qui vous demandent quelle aide ils peuvent vous apporter. On vous fait un don, on vous promet une prière, une pensée… Des choses qui ne vous font jamais avancer et des regards qui vous donne des envies de meurtres.
Ce soir, Isy ne voulait pas reproduire ce schéma. Non, elle désirait simplement aider d’une manière ou d’une autre la jeune femme. Que ce soit en lui appelant une ambulance, un taxi, en l’aidant à se relever. Elle n’allait pas se mettre dans un discours mielleux !

« Et je fais pas ça pour avoir du bon Karma ou je ne sais quoi... Je t’appelle un taxi et j’me casse si tu préfères. »

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MessageSujet: Re: Le Grand Méchant Loup. [Isy]   Jeu 29 Mar - 18:10

    La voix d'Isobel Wilson résonna à mon oreille comme un chant lointain et étrange. La douleur irradiait mes bras, mes jambes, ma tête et mon dos, et je n'arrivais pas à croire qu'il était possible d'avoir aussi mal après s'être mangé une peignée de coups. Le pire dans tout ça, c'est que je n'avais ni clope, ni rien qui puisse me soulager ou me faire penser à autre chose. Plus de carte bleue, plus de téléphone portable, plus rien, même mes anti-dépresseurs étaient dans mon sac à main que ces connards m'avaient chourés. J'aurais voulu appeler Lancelot. Mais il était parti. En France, sans me dire un mot. J'ignorais si c'était Kity, ou moi, ou mon bébé qui l'avaient fait fuir, ou bien les démons de son passé, mais tout ce que je savais, c'était qu'il me filait encore entre les doigts, et que je ne pourrais pas le suivre, cette fois-ci. Ma fille, mon trésor, je ne pouvais plus lui faire vivre la vie que je vivais ces derniers-temps. Pas à elle, pas comme ça. Je tentais de me redresser. Mais prise de vertige, je me laissais retomber, folle de rage de ne pas pouvoir faire le moindre mouvement face à cette fille dont la cousine était morte de ma propre main. D'ailleurs, en voyant mon visage, elle s'était arrêtée de parler, me fixant avec étrangeté. Je ressemblais sûrement à une folle, avec mes yeux pointés sur elle, les cheveux en bataille, mon corps étendu par terre. Je ne savais plus quoi faire. Que dire à cette fille qui devait sans doute me haïr ?

    Je me redressais. La fixant dans les yeux. Non, je n'avais pas peur d'elle. Pas plus que je n'avais peur de Liam. Tout ça, c'était un accident, un putain d'accident. Alors si je devais l'assumer, eh bien je le ferais. Si elle devait me frapper, m'insulter, qu'elle le fasse. Mais moi je rends les coups. Et si j'arrivais un jour à retrouver ces petits cons qui m'avaient dérobé toutes mes affaires, ils allaient passer un sale quart d'heure. Je frottais un moment mes membres endoloris. Bon sang, parfois, se battre, ça n'avait pas que de bonnes conséquences pour la santé physique, comme mentale. Et moi, en plus, je venais de me prendre une belle peignée. Mais je ne voulais pas paraître faible devant cette femme qui me jugeait déjà alors qu'elle ne me connaissait pas. Pas maintenant. Pas cette fois. Pas encore.

    "Fous moi la paix."
    lui dis-je d'un ton sec. Je la fusillais du regard, même si elle n'y était pour rien dans ce qu'il venait de m'arriver. Je ne voulais pas de son aide, pas de son aide à elle. Je ne voulais avoir aucun compte à rendre, à personne. Alors, je m'appuyais contre le mur de la discothèque, calmement. Il allait falloir que je récupère ma fille. Le plus vite possible. Mais dans cet état... ce n'était pas vraiment envisageable.

    Comme Isobel ne bougeait pas, je sentis ma colère monter, ainsi que mon agressivité. Mon dieu, j'en aurais montré les dents.

    "Je t'ai dit de me foutre la paix, t'attends quoi ?! Dégage ! J'en veux pas, de ta pitié à deux balles."

    Non, la pitié c'était pour les faibles. Les lâches. Les incapables. Je n'étais pas de ceux là. Je ne pouvais pas en être. Impossible.
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MessageSujet: Re: Le Grand Méchant Loup. [Isy]   Sam 17 Mar - 19:55

« Izzie ma chérie ! J’ai un contrat en or pour toi ! »
« Allô ! Je… Tu m’appelles à cette heure-ci pour un contrat, Joshua ? »
« Tu sais comme je t’adore ! Et si ça ne serait pas un contrat majestueux, j’aurais pas osé te déranger ! »
« Quel genre de contrat ? »
« Peut-être du national, le projet tient la route, il a un renommé à New-York… Le mieux c’est que tu nous rejoignes ! On est dans un bar… Attends, je t’envoie les coordonnées par sms. »
« Ok. Je prends mon book et je file ! Et c’est bien parce que j’ai une entière confiance en toi Josh’, si c’est de l’arnaque… »
« Tu pourras me faire la pire des réputations, critiquer et salir mon nom. Habile-toi simplement. Il préfère voir le produit à l’état brut. Mais ne dis pas que je te l’ai dit ! Ça te fera de points en plus… Ciao Izzie ! »

Créateur. Ami de créateur. Directeur d’une agence… Isobel n’avait pas la moindre idée de la personne avec qui Joshua avait rendez-vous. Était-ce au moins un minimum sérieux ? Personne ne pourrait lui répondre. De nature curieuse, la demoiselle avait accepté. Ce soir, l’anglaise était avec sa mère. Comme quasiment tous les soirs à vrai dire… Elle ne supportait plus vraiment l’ambiance de l’interna. Trop de gamins qui ne pensent qu’à eux. Et Wyatt ne pourrait jamais grandir correctement dans cet univers ! Alors, régulièrement, la blonde venait dormir avec son fils chez la grand-mère de celui-ci. Le petit y dormait presque tout le temps, tandis qu’Isy faisait des allés-retours en voiture.

Le mannequin se rendit au rendez-vous. La tenue simple fut rapidement trouver. L’été sera, pour certains, blanc. Alors une petite robe plissée et ajourée en crêpe de soie et viscoses ferait l’affaire. Le tout avec des escarpins Veronique Leroy et c’était parfait. Un aspect faussement candide, son teint légèrement mielleux et ses cheveux blonds tombant sur ses épaules. Que dites-vous de ça ?
Tout se passa normalement. Un petit verre à une table. Un homme en costard sur mesure jouant avec sa montre en or et parlant d’une grande marque de prêt à porter. Il chercher une égérie inconnue à placarder sur tous les emplacements publicitaires possibles. Il semblait intéressé. Il n’avait pas cessé de sourire. Et finalement, il lui avait donné sa carte de visite en inscrivant une adresse et un horaire. Un séance avec son photographe favori pour voir si Isobel était si prometteuse que ça. Avec Joshua, ils n’arrêtaient pas de parler et ça en devenait ennuyeux. Quitter le rendez-vous tout de suite lui aurait fait perdre les fameux « point » que Joshua tentait désespérément de lui faire gagner.

Finalement l’occasion apparue. Les deux hommes voulurent changer d’endroit pour une fin de soirée plus intime.

« Je vais vous laisser. J’aurais adoré rester avec vous, mais demain j’ai une grosse journée. On se revoit très vite j’espère ! »

Un gentil sourire, une petite bise et hop ! Le tour est joué ! Une fois dehors, la belle tenta de retrouver sa voiture garée beaucoup plus loin dans la rue.
Au loin dans la nuit, des mouvements se précipitaient. C’était bizarre l’atmosphère qui régnait en cette soirée. Certains dorment profondément, paisiblement enfermés dans leurs maisons sécurisées. Et d’autres commencent à sortir de boîte de nuit, alcoolisés, hurlant, se battant… Isobel n’avait jamais apprécié d’être seule dans ces moments là. Surtout habillées pareillement ! Elle aurait dû mettre un jean brut et un bon vieux sweat d’Alecto. Mais c’était trop tard. Trop tard pour les regrets. On ne peut pas retourner en arrière. Sa vue s’adaptait à cet univers sombre. Les portes d’une boite de nuit étaient à une centaine de mètre. Peut-être plus. Sûrement plus !
Des bruits étouffés résonnèrent dans la rue. Isobel ne comprit pas immédiatement. Seulement ses pas se fut plus lents. Comme si instinctivement, elle savait que ce qui se passait là-bas risquait de lui attirer des ennuis. Il suffisait que ce soit un groupe de garçons avec plusieurs verres de trop… L’anglaise resta même sur place un moment. Ce n’est que quand le calme refit surface, que des personnes sortirent de l’endroit bruyant, qu’elle recommença à marcher.
Isy s’approchait peu à peu de l’endroit quand elle distingua un corps sur le bitume du trottoir. Les gens le contournaient sans y jeter un pauvre petit regard. Baisser les yeux, sourire, tendre la main, ça ne coûte rien merde ! Une sorte de nausée la prit. Elle avait toujours porté secours à ceux qui étaient rejetés. Et ça même au collège. Chase en était la preuve… Nathan aussi ! Une sorte d’instinct qui l’avait préparée à être l’adolescente enceinte dérangeante aux yeux des parents chrétiens.
Mais ce ne fut que quand ses yeux se posèrent sur le ventre arrondi, qu’Isy comprit qu’il fallait qu’elle fasse quelque chose. Les mères… Les mères ça se comprend ! Que ce soit avec ou sans argent. Que ce soit dans la rue ou dans un collège. On vous balance de la haine en pleine face et à longueur de journées. Le père n’est pas là. Vous êtes seules et vous sentez ce petit corps prendre de plus en plus de place. Au bout d’un moment vous savez quand il dort, quand il bouge, quand il vous donne des coups de pieds… Une sorte d’osmose nait.

Alors Isobel s’approcha, jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres de la jeune femme. Elle était dans un mauvais état. C’était lamentable qu’on puisse faire ça. Parce que de si près, on pouvait remarquer que ce n’était pas à force d’être dans une rue qu’elle était comme ça. Non. On lui avait fait ça… On avait dû la tabasser… Était-ce ce qui s’était passé tout à l’heure ? Isy avait-elle laissé faire ça ? Un petit nœud vint obstruer sa respiration.
Puis elle se ressaisit. La pitié, la tristesse… Ça n’avance à rien. Et ça ne réconforte jamais.

« Vous avez besoin d’aide ? Je peux appeler une ambulance ou… »

Isy s'arrêta net. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Que ce soit dans les yeux de la fille, dans son expression. Un brin de familiarité mais pas seulement... Ce n'était pas anodin !
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MessageSujet: Le Grand Méchant Loup. [Isy]   Mar 6 Mar - 11:59

    Abrutie de médicaments.

    Je ne savais même pas ce que je faisais là. Dans cet endroit plein de monde, de gens qui faisaient n'importe quoi, qui dansaient ou se trémoussaient, pour ensuite se retrouver dans les toilettes à fumer des joints ou acheter des trucs pas nets. Moi, je ne venais plus ici depuis un bon bout de temps. Qu'est-ce que je cherchais, alors ? Qu'est-ce que je cherchais, avec mon verre de vodka (le huitième) et ma tête alourdie par l'alcool, que je devais tenir d'une main pour ne pas m'affaler comme une ivrogne sur le comptoir ? Qu'est-ce que je cherchais ? Je l'ignorais. Je venais de tout perdre en un seul instant. Les derniers mois qui étaient passés furent les pires, sans doute, que je ne connaitrais jamais. J'avais pris rendez-vous chez un psy, avant de devenir complètement folle. Il m'avait prescrit une bonne dose d'anti-dépresseurs lorsqu'il avait entendu le récit que je lui avais fait. La Voix avait révélé sur moi mes secrets les plus noirs. Et si je le retrouvais, elle serait morte avant même d'avoir pu éternuer. Oui. J'étais furieuse. Furieuse contre moi-même, qui m'étais attiré la moitié de ces ennuis toute seule. Je n'avais plus de solution. Liam me traquait. Pour le meurtre de sa femme et de son fils, pour les atrocités que je lui avais faites. Quelle ironie. Sonata était sa fille. Il était vivant, c'est un homme que j'avais profondément aimé trois ans auparavant, d'un amour sans égale, d'un amour plus fort que tout. Et j'avais tenté de le tuer. J'étais persuadée d'avoir réussi. Mais non. Il était en vie. Eclopé, bourré de haine et de rancoeur, mais en vie. Et Pollo. Mon Pollo. Je venais tout juste d'apprendre sa mort, et c'était comme si tout s'effondrait autour de moi, un château de cartes branlant que j'avais commencé à monter, haut, très haut, depuis mon arrivée à Miami. Il était le pilier de ce château. Et plus rien n'avait d'importance, maintenant. Mon bébé. Lancelot. Il n'y avait que Sonata qui avait une réelle importance à mes yeux.

    Je me levais. Titubais. Sortis de la boîte de nuit pour fumer une cigarette, à l'air libre, au frais. Loin de cette chaleur étouffante et de l'odeur insupportable de transpiration et de parfum mélangé. Je ne pouvais pas supporter cette odeur. Je m'appuyais contre le mur. Je ne les avais pas vus. Ils étaient appuyés au mur, eux aussi. Face à moi. Et m'observaient, dans le noir. Je tirais sur ma cigarette, en songeant que je faisais bien des misères à ce bébé que je portais dans mon ventre, imbibée d'alcool et de tabac comme une outre pleine à craquer et lourde à porter. Ils étaient cinq. Ils marchèrent calmement vers moi. Un sourire mesquin aux lèvres, sans même se presser. J'étais bourrée. Qu'est-ce que je pouvais faire ? Je fronçais les sourcils. Mais rien n'y fit. Ils ne changèrent pas de position. Cinq jeunes hommes, contre une jeune femme. J'allais en baver. Et je m'y préparais déjà mentalement.

    "T'as pas une clope, la goth ?"


    Je fis non de la tête. Le plus grand s'avança vers moi. Me fixa d'un regard... stupide. Menaçant, certes, mais stupide.

    "Et c'que t'as dans la main ? Tu vas pas nous faire croire que c'est ta dernière ? Allez, on te fait une fleur. On te touche pas, mais on va te prendre ton fric, ton portable, et tes clopes. Si t'as de la weed, on en prend aussi.

    - Casse toi, connard.

    - Hé les mecs, vous entendez comment elle me parle la donzelle ? Va falloir te tenir à carreaux, la balafrée, si tu veux pas qu'on fasse des misères sur ton joli p'tit corps."


    Mon poing s'abat en plein sur le nez du type. Le craquement sinistre me donne une satisfaction magnifique, bien vite remplacée par la résignation lorsque les quatre autres se jetèrent sur moi. Je ne me défendis même pas. Je reçus des coups un peu partout. Sur le visage, surtout, dans les bras et les jambes. L'un d'entre eux avait vu que j'étais enceinte, aussi ils ne frappèrent pas mon ventre, question de... Respect ? Curieux. Je me faisais tabasser, mais pas un seul n'osait toucher mon ventre. Ils pouvaient, pourtant. Je n'en voulais plus, de ce bébé. Je ne voulais que crever, maintenant. Ezio s'occuperait de Sonata. Je lui en confierais la garde. Peu importe le reste. Alors ils me laissèrent là, étendue sur le sol. Démunie de téléphone, d'argent, de cigarettes. L'un d'eux avait arraché mes vêtements en longueur. Et personne ne vint m'aider. Les gens qui sortaient de la boite me prirent pour une mendiante, et ne firent pas le moindre pas pour m'aider. Finalement, je l'avais grandement mérité. J'avais un coquard qui me rendait aveugle, et j'étais à moitié nue sur le bitume. Mes cheveux en bataille, mon corps alcoolisé m'empêchait de me redresser. Alors je restais là. Sur le sol froid et sale. Si ma fille me voyait... mais je n'y pensais pas. Pas encore.

    Et puis, j'entendis claquer des talons. Encore. Et encore. Le bruit se rapprocha. J'eus à peine la force de redresser ma tête, et de me tourner vers la personne qui s'approchait de moi. J'eus du mal à reconnaitre la blonde qui s'avançait vers moi. Mais son visage m'était déjà familier à Wynwood... et après tout j'avais tué sa cousine.

    Isobel Wilson.
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