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 Apollo Tässäon || 17 juin 1991 ▬ o1 mars 2o12

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MessageSujet: Apollo Tässäon || 17 juin 1991 ▬ o1 mars 2o12   Jeu 1 Mar - 0:56

Overdose ▬

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MessageSujet: Re: Apollo Tässäon || 17 juin 1991 ▬ o1 mars 2o12   Dim 4 Mar - 22:23

    Une histoire presque stupidement abordable, par chacun d'entre nous.

    Elsa s'était inquiétée de la non-réponse de Pollo à son message. Elle avait essayé de l'appeler plusieurs fois, sans succès. A Londres, j'avais fait le point sur ce qu'il venait de m'arriver. J'avais assassiné une pauvre fille au cours d'un braquage. J'avais fait un petit séjour en taule à cause de mon meilleur ami parce que celui-ci avait découvert ce que je faisais de mon temps libre. J'étais enceinte de lui. Et la personne que je croyais morte, la personne dont j'avais vu le sang se vider entre mes mains, était revenue me hanter sous la forme humaine d'un boiteux couturé de cicatrices. Ma fille gardait le traumatisme de mes frasques, et il m'avait semblé que ce n'était pas terminé. Lorsque j'avais mis le pas au sein de Miami, j'avais entendu parler. Des chuchotements d'abord peu perceptibles, mais finalement la véritable nature des chuchotements s'était révélée une vérité pure, une vérité trop insupportable, quelque chose que je ne pouvais pas accepter. Ces murmures dans le noir, ces questions sans réponses, l'absence, le doute, la réponse, finalement, je l'avais. J'avais tout. Lorsque les phrases étaient apparues dans ma tête, violentes, virulentes, quelque chose que je ne pouvais pas contenir plus longtemps. Alors j'avais couru. Sans réfléchir une seule seconde, j'avais couru. J'avais arpenté les rues, renversé des passants, j'avais failli me faire renverser au bas mot dix fois, et ma cuisse blessée me brûlait comme si on y arrachait petit à petit des morceaux de chair. J'avais couru jusqu'à en perdre haleine, sans pouvoir stopper mes jambes qui me portaient, et ma tête qui disait cent fois la même chose. Je filais, aussi vite que je le pouvais. Franchis les grilles comme une folle, et me retrouvais là où j'avais déjà été il y avait quelques semaines de cela. J'arpentais les allées en observant tous les noms. Et là, cette image me frappa en plein visage. L'image d'une souffrance que je ne voulais pas voir, que je ne voulais pas croire. Que je ne voulais pas seulement imaginer. Et pourtant le nom était là. Comme on me l'avait dit. C'était trop tard. Liam ne s'en était pas chargé, mais quelque chose d'autre, quelque chose de plus dangereux et de plus meurtrier. Et je n'avais pas été là pour prendre soin de lui. Je suis sûre qu'elle, elle avait été là. Mais moi...

    Moi...

    "Apollo Tässäon
    17/06/1991 - 01/03/2012"

    Je tombais à genoux. Plus aucun son, dans ce cimetière. Un homme priait devant une tombe. Et moi. Moi. Moi je regardais le nom sur cette dalle de pierre, comme si je venais de voir la réincarnation du diable même. Hallucinée. Piétinée. Dominée par un mélange de colère, de chagrin et de désespoir, je fixais en silence cette colonne de souffrance, son nom gravé dessus en un dernier épitaphe vengeur. Et je songeais à tout. A tout ce que nous avions vécu, lui et moi, pendant un an.

    Mes lèvres ont rencontré les tiennes. Fusion abyssale. Une caresse labiale, douce comme une plume, si lègère. Tes lèvres, sucrées. Mon baiser, si rapide et si lent à la fois. Je n'ai rien contrôlé, rien décidé. J'ai seulement senti la pression de mes lèvres contre les tiennes, si douces. Un baiser de femme, un baiser de tendresse. Un baiser de douceur et de chaleur. La pleine lune brille, ce soir. Elle n'en finit pas. Cette caresse de mes doigts le long de tes joues. Les miennes sont en feu. Elles brûlent d'un désir charnel que je ne contrôle pas. Mes mains tremblent encore. Arrête Eris. Arrête, tu es folle. Arrête, tu ne le connais pas ! ARRETE, EVA !


    Jamais je ne cesserai de t'aimer. Jamais je ne t'abandonnerai, Eris.


    Jamais. Non. Jamais. Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas. Accroche toi à moi comme un animal ne voudrait lâcher sa compagne, comme deux cygnes amoureux seront fidèles jusqu'à leur mort, comme si plus rien ne comptait que la compagne ou le compagnon chéri jusqu'à la fin. Protection intense. Aime moi. Déchire moi.

    Trahis moi.

    - El... Elena est enceinte.


    La rage me submergea, une colère pire encore de celle que j'avais connue un an auparavant. Une fureur dans mon regard, dans mon coeur, dans mon corps, une fureur qui me faisait trembler et transpirer. Une fureur qui allumait mon regard, d'une flamme que je n'avais pas vue depuis
    longtemps. Seulement un murmure. Juste un murmure.

    "Non. Putain, non. Non. Non ! NON !!"


    Je me jetais à terre en poussant un hurlement déchirant, un hurlement qui résonna dans la pièce insonorisée. Un hurlement en A, un hurlement qui me dévora de haine, de colère et de douleur. Un hurlement qui me rappela cruellement mon passé. Un hurlement que je laissait flamber dans mon
    corps, comme si on me brûlait à l'intérieur. Un hurlement qui s'acheva lorsque mes cordes vocales se brisèrent, en même temps que mon violon que je fracassai avec violence contre le sol, éparpillant des copeaux de bois, des cordes et du plastique noir autour de moi. Je ne savais plus où j'étais. Le hurlement. Avant de tourner mon visage déformé par la rage vers lui.
    Lui. Ce salaud. Ce putain de salaud.

    Tu m'as abandonnée. Tu m'as trahi. Et je t'ai pardonné. Comme j'ai pardonné à celui qui m'a jetée en prison. Qui m'a blessée et fait trop de mal.

    Peut-être qu'un jour, je t'expliquerai pourquoi je ne suis pas venu toquer à ta porte, Eva, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je veux juste que tu saches que je suis désolé de ne pas
    l'avoir fait. Je te présente mes excuses, pour tout. Pour la souffrance que j'ai causée... Je sais que c'est facile à dire, mais... je suis désolé. J'aurais aimé que les choses se passent différemment, mais il
    faut qu'on avance, maintenant. Et si tu veux bien de moi à tes côtés, je serais plus que ravi de t'épauler, Eva. Je... Si tu me laisses une place à tes côtés, je remplirai mon rôle d'ami avec plus de foi que je ne l'ai fait en tant qu'amant. La décision t'appartient.


    Et comme l'idiote que j'étais, je t'ai pardonné. Parce que je ne faisais pas le poids. Parce que tu m'as aimée, plus sincèrement que personne ne l'a fait. Je voudrais... mais je ne peux pas. Ma main s'écrase sur la pierre froide, éclairée par un soleil brûlant. Peut-être est-ce ma main qui est gelée. Je te fixe, ce visage sur la pierre, ce visage qui m'est inconnu, puisque ce n'est pas ainsi que je te connaissais. J'aurais dû m'en douter. Au cimetière. A la maison. Tu étais devenu un junkie. Mais égoïste, je n'avais pas fait attention. Je n'avais pas voulu le voir, je n'avais pas voulu y croire. Ma jambe se réveille. La douleur est si forte que je me mords les lèvres. Et un rictus s'installe sur mon visage, tandis que je contemple cette photographie figée de Pollo, mon amant et meilleur ami.

    "T'aurais pu prévenir."


    La tête baissée dans un position de soumission absolue. Je voudrais te hurler des choses à la figure et gifler ton fantôme, mais ma main se contente de frapper de sa paume la pierre tombale qui est désormais ta dernière demeure. Un coup rageur, un coup mal maitrisé, si bien que je me fais mal. Mais je m'en fous. Je me fous de tout, maintenant. Ma voix résonne dans ce cimetière à présent vide. Vide de tout. Vide de toi.

    "T'es fier de toi, espèce de connard ? C'est la dernière chose que tu as fait, te sniffer une ligne de coke ? T'es content, hein ? Tu as laissé de côté ta femme, ta fille et des amis qui t'aiment. J'espère que tu crève de honte là où tu es, QUE TU CREVES DE HONTE, ENFOIRE !!"


    Mon front touche le sol, et ma plainte résonne dans cet endroit où le silence est maître. Mes larmes ne peuvent plus être taries, ma douleur est sans bornes. Le cri mêlé aux sanglots de souffrance n'est plus qu'un long bruit de tristesse sans fin. J'ai perdu un ami. Un frère. Un amoureux. Un homme merveilleux. Je voulais te protéger de Liam, je ne peux pas te protéger de tout. J'ai mal. Mal de toi. Mal de tout. Mon corps tremble, à genoux devant ta tombe. Je n'arrive plus à réfléchir. Les mots sortent tels qu'ils arrivent. Je ne peux plus me contrôler.

    "Pourquoi... pourquoi t'as fait ça putain... tu avais pas le droit... Tu as pas le droit de me faire ça, Pollo..."

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Apollo Tässäon || 17 juin 1991 ▬ o1 mars 2o12
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