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 Adonis Carter || 11 Février 1993 ▬ 02 Novembre 2011

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MessageSujet: Adonis Carter || 11 Février 1993 ▬ 02 Novembre 2011   Jeu 12 Jan - 11:41



« Adonis Carter ; 11/02/93 - 02/11/11»

On a heurté une voiture. Il a grillé le feu rouge. Elle a poussé un hurlement. Je n'ai rien eu le temps de dire. Je m'en rappelle, maintenant. Il a grillé le feu rouge et pan. Un gros coup. Mais elle était attachée. Lui aussi. Moi non. J'étais trop pressé. Alors j'ai traversé le pare-brises. Et je suis tombé. Trou noir, éveil. Mes yeux sont ouverts, mais je ne veux plus fermer les paupières, je veux regarder ce qu'il se passe. J'entends le vacarme des sirènes. Un homme se penche vers moi. Prend mon pouls. Il me fait mal, ce connard. Lâche moi, minable. Il me demande de parler si je le peux. Mais je ne peux pas ouvrir la bouche. Je ne peux plus que regarder, et penser. Et avoir mal. Le bitume ça sent mauvais, aussi. Les gaz d'échappement. Miami. Sans doute la dernière fois que j'en verrais la nuit.
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MessageSujet: Re: Adonis Carter || 11 Février 1993 ▬ 02 Novembre 2011   Jeu 12 Jan - 23:29

Tombe d'Adonis, un Adam repris par celui qu'on appelât Dieu...

02 Janvier 2012,

J'étais rentrée de mes vacances au Japon plus tôt que prévu, les joyeusetés de fêtes de Noël et du Jour de l'an n'étant pas réellement de mise. Certes, retrouver le pays fut plutôt agréable au premier abord, quelque peu réconfortant de par son climat familier mais, les souvenirs, les reproches de la famille, le déshonneur et tout ce qui en découlait, ne cessaient de m'étouffer plus ardemment que lorsque j'errais dans les couloirs de Wynwood.

Il y avait eu cet interminable réveillon de Noël, un repas auquel toute la famille avait été conviée, tantes, oncles, cousins, cousines, le père, les grands parents, bref, tout le côté paternel, et en plus de cela, oui, ma mère était aussi là. L'américaine avec ses traditions différentes de celles de la famille pure nippone. Enfin, pure, c'est vite dit, leurs traditions se sont, malgré eux, adaptées à l'occidentalisation du pays, au fil des années. Preuve en est que nous avons fêté Noël comme n'importe quel japonais moderne en nous fournissant chez KFC pour le poulet. Et d'un autre côté, nous restons fidèles aux cinq jours de fêtes pour la Nouvelle Année. À part moi qui ai pris le premier avion, lors du deuxième jour, pour Miami.

Mais revenons en à ce long dîner de réveillon, qui en passant pour les jeunes est l'équivalent de la Saint Valentin en occident, je l'ai passé avec ma "très chère" famille. Nous étions tous assis autour d'une table, des bribes de conversation, quand soudain... «Alors, Nicole, comment ça se passe à Miami ?», la voix de mon américaine de mère résonnait comme si il n'y avait plus aucun bruit extérieur, elle avait laissé tomber la langue locale pour une conversation en américain -oui, oui, à différencier de l'anglais, chacun à ses propres mots et expressions dans le registre familier, par exemple, un anglo saxon emploiera plus souvent le terme "bloody" à la place de l'abusif "fucking" que les américains appliquent à toutes les sauces-, pour moi, c'était plutôt un mauvais signe. Et c'était peu dire. «Et bien...» Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que mon père me coupait, interrompant par la même occasion toutes les autres conversations : «何があなたがその言語を話せるようにすべての家族を非表示にすることがありますか?すみれは、彼女は彼女が彼女の新しい学校で何をするか私達に告げることができないのですか?» «このスキャンダルを作成するもよろしいですか?私たちはあなたと私の両方を知って、whatever、 私たちの小さなニコールとすみれは、間違っています。家族全員の前で話すの物事は解決しません。», lui répondait alors ma mère. J'avais su dès le départ que cette discussion allait puer le scandale, soit disant en voulant l'éviter, elle l'avait provoqué et, quelque part, j'étais persuadée que c'était l'effet recherché. Hypocrite.

Évidemment, cela dura quelques heures, où je faisais silence tandis que quelques uns se rouillaient les cordes vocales à propos de mon comportement inacceptable et ce, malgré les quelques efforts fournis ces dernières semaines. Mais bien sûr, cela ne pouvait pas se voir, c'était encore bien trop récent, le bulletin n'était pas tombé. Et puis, cet acharnement sur Skinner, qui était loin d'être fini, n'améliorerait certainement pas mon image... Tant pis. Il faut bien que chacun paie un prix, que chacun souffre pour un autre. Nous sommes tous le con de quelqu'un, parfois son bouc émissaire. Et elle m'avait bien tendu la perche, la salope...
Triste bilan, en cette fin d'année.

Je songeais, avec ça, de plus en plus, à abandonner tout espoir de pouvoir gagner le cœur d'Eden. Il me semblait plus inaccessible chaque jour, entouré de ces deux rouquines, de Luce, son meilleur ami, de ses problèmes, et après tout, je ne le connaissais pas si bien. Qu'aurais-je donc pu espérer ?
Rien.

Jusque là, j'avais tout fait de travers, je n'avais ni regardé là où il en faut, ni fait ce qu'il fallait et lorsque j'essayais de bien m'y prendre, faire des efforts, là aussi, je me trompais... Il me fallait alors sacrifier certaines envies, certains sentiments pour pouvoir avancer. Oublier Eden donc, pour commencer, et donc oublier toute tentative de foutre le bordel dans son entourage, définitivement.

Quelles autres "résolutions" devrais-je prendre pour vivre... plus sainement ? Heureuse ? Rien que d'y penser, j'ai envie d'éclater de rire, là, maintenant, alors que je suis debout face à cette pierre. Et quelle pierre ! Après mon vol de quelques heures Tôkyô-Miami, j'ai déposé mes bagages dans la chambre et avant d'affronter qui que ce soit, je me dirigeais vers un endroit que j'avais évité ces deux derniers mois tout en cessant de me dire qu'il était indispensable de m'y recueillir. Alors, enfin, je m'étais décidée à me rendre au cimetière, devant la tombe d'Adonis, ce jeune homme que je n'avais connu que le temps d'une partie de soirée, celle-ci s'étant finie dans un drame. Un accident de taxi causé par un excès de vitesse du chauffeur car nous étions bien trop pressés. Mais, certainement pas au point de... Pourtant, il était désormais six pieds sous terre et moi, en chanceuse ingrate, j'étais toujours là, n'ayant subi qu'une petite semaine d'hôpital. Je n'oublierai jamais.

À présent, je me tenais debout, un bouquet de chrysanthèmes dans la main droite, un bâton d'encens et un briquet dans la main gauche. Je me mettais alors, lentement, à genoux devant la pierre tombale, déposais délicatement les fleurs sur le côté puis, allumais l'encens que je gardais dans ma main gauche tandis que l'autre restait posée sur l'autel froid, à la gauche des fleurs encore fraîches. Je n'ai jamais cru en aucun dieu, en aucun religion tout comme je n'ai jamais connu ce jeune homme avec lequel j'ai passé quelques minutes et pourtant, je me tenais là, sur ce monument, respectant, plus ou moins, ou plutôt de manière très approximative, une tradition japonaise et chrétienne pour celui qui aurait pu me tenir compagnie le temps d'une nuit, il y a deux mois.

Certains trouveraient tout simplement que j'atteins le summum du ridicule, l'ironie dans toute sa splendeur mais parfois, ce sont dans des choses insensées que l'on peut, paradoxalement, chercher du sens. Pour ce qui est d'en trouver, c'est une autre histoire. L'encens se consumait de plus en près de ma main, je posais donc ce qu'il en restait sur le côté gauche. Ce n'était pas sa fumée qui me piquait les yeux mais, les regrets, ceux qui englobaient tout ce que j'avais vécu jusqu'ici, toutes mes erreurs... Mon parcours scolaire, Masaru, notre rencontre, notre rupture, la façon dont je l'ai humilié et harcelé après, la conséquence que ça a engendré, c'est-à-dire son suicide, mon obstination à passer le temps de manière stupide pour oublier qui, en réalité, ne cessait de ramener à mes sombres pensées, ma soirée avec Swann, ma rencontre avec Eden, moi devenant amie avec ce dernier, la soirée d'Halloween... Ma rencontre avec Adonis et cet accident de taxi. Ma rencontre avec Skinner, Farès et Callahan, la vidéo de Skinner et Farès, mon acharnement sur eux, mon comportement avec Wyatt, les coups que j'ai reçu, ceux que j'ai donné... Une vie d'haine et de désespoir. Cela faisait de moi une cause perdue, rien de plus, rien de moins.

Devant ce petit mur tombal, gisait donc ma dernière remise en question. Faire des efforts n'était tout simplement pas suffisant, je devais opter pour un changement radical, ce serait extrêmement difficile et certaines personnes garderaient toujours la même image de moi dans leurs esprits. Peu importe, c'était avant tout pour moi, pour avancer sans être rongée de remords.

Pour finir, je m'effondrais en larmes, fixant à travers la barrière aqueuse les lettres formant l'épitaphe d'Adonis, très certainement une phrase touchante, aimante, il ne pouvait pas en être autrement même si cette phrase n'était que de la dégoulinante guimauve gravée par un sentiment de culpabilité pour ne pas avoir été davantage présents pour leur enfant. Et ce que je pensais alors dans cette vague réflexion était que, quoiqu'il arrive ensuite, je ne meurs pas d'une manière aussi atroce et que, quelqu'un serait là, sur ma tombe ou mon urne, peu importe, je n'avais rien décidé encore à ce sujet, pleurant pour moi et non pour d'autres stupides raisons comme je le faisais actuellement. Pour cela, j'espérais, sûrement naïvement, rencontrer une personne, au moins une, qui m'apprécierait un peu, juste assez, et réciproquement, bien entendu...


«Si Dieu existe... Ou plutôt, si le paradis existe, je te souhaite de... que la vie après la mort est agréable pour toi. Je crois que... c'est tout ce que l'on peut espérer, n'est-ce pas ?»

Après avoir essuyé mes dernières gouttes d'eau sur mon visage, je me relevais, aussi lentement que je m'étais agenouillée, regardant une dernière fois ce froid monument symbolique.

«さようなら Adonis, ごめなさい pour tout... Au revoir.»

C'est ainsi que je quittai le lieu sacré, laissant Adonis, un Adam retourné dans son jardin d'Eden, qu'il soit spirituel ou une simple tombe dans une pelouse entretenue...





*Qu'avez-vous à cacher à toute la famille pour parler cette langue-là ? Sumire ne peut-elle pas nous raconter ce qu'elle fait dans sa nouvelle école ?
Veux-tu faire un scandale ? Nous savons aussi bien, toi et moi, que notre petite Nicole ou Sumire, peu importe, ne tourne pas rond. En parler devant toute la famille ne va pas arranger les choses.
adieu
désolée
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Adonis Carter || 11 Février 1993 ▬ 02 Novembre 2011
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