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 Le fantôme de la forêt. Pouêt. [Afred]

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MessageSujet: Re: Le fantôme de la forêt. Pouêt. [Afred]   Jeu 19 Jan - 0:41

La jeune fille me remercia d'être venu, je lui répondis simplement que c'était normal, que quand quelqu'un allait mal, on se devait de l'aider, d'être là, de la soutenir et de l'aider à se relever. L'adolescent l'aida alors à marcher, quand un cri totalement affreux vint les surprendre. Un cri qui leur glaçait le sang, qui transperçait chaque partie de leur corps pour le raidir alors. Une sensation de peur, d'effroi, de crainte et de froid traversa le corps plutôt fort d'Alfred. Il se sentait mal, mal à l'aise. L'ambiance était bien trop morbide pour le coup. Il lui avait semblé humain ce cri, totalement humain, mais qui pouvait bien hurler comme ça? Une femme qui se faisait agresser? Un homme qui se faisait tapé sur la gueule? En tout cas c'était une personne en detresse, une personne qui hurlait qu'on lui vienne en aide, une personne qui hurlait son mal, ses maux, sa douleur.

Il regarda Eva, alors qu'il la tenait toujours pour la faire tenir debout. Elle semblait totalement effrayée et son corps tremblait. Le jeune homme lui murmura alors calmement:

- Vas à la voiture et enferme toi dedans, ok? Je vais aller voir ce qu'il se passe. Si tu ne me vois pas revenir d'ici dix minutes, tu appelles les flics, mais surtout: tu te casses de là ok?

Le jeune homme lui déposa un léger baiser sur le front et la mit sur la route de la voiture, elle n'avait qu'à marcher tout droit pour l'atteindre. Il soupira un grand coup, alors qu'il sentait son coeur battre fortement dans sa poitrine. Il passa ses mains sur son visage et s'avança dans la forêt, alors que le cri retenti à nouveau. C'était un cri improbable, il était incapable de dire s'il s'agissait d'un garçon ou d'une fille, mais ça semblait ressembler à celui d'un enfant. Des idées noires lui vinrent alors à l'esprit, et si le pire pour un enfant était en train d'arriver? Et si ce qui lui était arrivé étant jeune, arrivait à un enfant en ce moment même? L'adolescent fut alors pris de spasmes, de tremblements incontrôlables. L'effet de la drogue et de sa peur n'était pas un bon mélange, même pas du tout. Faisait-il un bad trip?

Le jeune homme prit ses mains et tenta de se calmer, les souvenirs de son enfance l'assaillirent. Il se souvint de cette horrible soirée et ça le brisait. Le jeune homme sentit alors une envie de vomir, mais quand le cri et les pleurs, cette fois, se firent entendre de nouveau, il ne perdit pas une seconde pour se mettre en route. Il avança alors vers ces cris, ces bruits. Il n'y voyait rien, manquant de tomber à plusieurs reprises, il continua encore.

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MessageSujet: Re: Le fantôme de la forêt. Pouêt. [Afred]   Sam 14 Jan - 15:15

    Lorsque j'entendis la voix d'Alfred résonner dans l'air, je me sentis légèrement rassérénée. Il venait me chercher. Il venait me récupérer, je prendrais la voiture, et je n'aurais plus peur. Mon téléphone n'avait plus de batterie. Mon bandage commençait à se salir. Putain, j'étais vraiment dans la merde. Et Sonata qui m'attendait à la maison... Lorsqu'il approcha, je l'accueillis, faiblement. J'étais effrayée par les bruits de la nuit, les bruits de la forêt. Lorsqu'il m'attrapa, une douleur lancinante atteignit ma cuisse. Les points de suture. Il ne fallait pas que je marche sans béquille. Je les avais laissées sous l'arbre. Comment allais-je pouvoir faire ? Je sentis le sang chaud couler en un petit filet sur ma cuisse. J'aurais aimé ne pas avoir à supporter ce souvenir cuisant du Hold Up, lorsque le type m'avait tiré dans la cuisse avec un air évident de satisfaction. Je lui avais fait éclater la tête. Je regardais Al', m'accrochais à son épaule. Nous nous étions rencontrés, lorsque j'étais encore au lycée. Je faisais mes paquetages, dans le bâtiment de notre confrérie, et je l'avais croisé. Il avait du répondant, un peu comme moi. Bien que puritain, avec un peu trop de beaux principes à la mords-moi-le-noeud, c'était quelqu'un de bien, vraiment. Le fait qu'il soit venu me chercher le prouvait. Je compris pourquoi il avait eu une voix bizarre ; il puait le tarpé à dix mètres. Bah, pas grave. Il était venu, et c'était la seule chose qui importait réellement à mes yeux. Je m'accrochais à lui, luttant contre la douleur. Je changerais le bandage dans la voiture, cela n'avait pas d'importance.

    - Merci d'être venu, t'es classe.

    J'essayais de le lâcher du mieux que je le pouvais. Je n'étais pas une gamine. Je me devais de garder ma dignité. Je pouvais parfaitement bien marcher toute seule. Il faudrait qu'on se magne. Ma fille attendait à la maison. J'étais presque persuadée qu'elle ne dormait pas. Même si son état s'était un peu amélioré, elle avait quand même besoin de moi, et moi d'elle. J'aurais aimé appeler Lancelot, mais depuis l'hôpital, j'évitais au maximum de le croiser. J'ignorais s'il était au courant au sujet de la mort de Kity. S'il savait que c'était moi qui l'avais tuée. Sans doute pas, puisque sinon, j'aurais eu sa visite dans la seconde même où il l'aurait appris. J'étais vraiment pas une veinarde. J'étais enceinte. J'avais commis un meurtre, même s'il n'était pas voulu. Je n'avais pas pu protéger correctement ma fille. J'étais blessée d'une balle dans la cuisse. Bravo. J'étais une sacrée veinarde. Nous avions presque atteint la sortie du bois lorsqu'un cri retentit dans la forêt. Un hurlement guttural et aigu à la fois. Réflexe, je plaquais mes mains sur mes oreilles. Seulement voilà, plus rien ne tenait mes béquilles maintenant. Ma jambe blessée lacha, et je tombais sur le sol.

    Comment ça avait pu m'arriver ? J'étais la fille qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Et pourtant, j'étais dans cet état, terrorisée, seule malgré la présence de mon ami. Je ne pleurais pas. Pas encore. Je sortis un flingue de la poche intérieure de ma veste. Je l'avais achetée à un type pas trop regardant. Depuis le Hold Up, je ne m'en séparais plus. Je le pointais en direction de l'endroit où j'avais cru entendre le cri. Même au sol, je pouvais faire une tireuse redoutable, si j'étais assez concentrée. Or là, je ne l'étais pas du tout. Le flingue tremblait dans ma main. Je ne savais plus quoi faire. Tétanisée, je me tournais légèrement vers Alfred. Tremblante.

    "C'était quoi ça, putain..."

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MessageSujet: Re: Le fantôme de la forêt. Pouêt. [Afred]   Ven 13 Jan - 12:09

13. 01. 2012
Night

Alfred était tranquillement installé dans sa toute nouvelle voiture. Je dis nouvelle car en effet, le jeune homme était passé devant le Garage, plusieurs fois déjà, tournant sa tête à chacun de ses passages, il avait voulu se faire plaisir. Après tout, tant qu'il a de l'argent et qu'il est jeune, c'est maintenant qu'il faut en profiter non? L'adolescent avait donc claqué une somme monstrueusement indescente pour cette Lambordhini Gallardo noire et blanche. Il s'était toujours dit, qu'il achèterait une Lamborghini, mais il l'avait toujours vu rouge ou bien jaune. Mais là, pour celle-ci, il s'était vu poussé des ailes. Il n'avait jamais eu réellement de voiture à lui, bien qu'il eu le permis. Alors à presque vingt ans, il pouvait se faire ce petit plaisir là! Il était assis au volant, avait rabattu un peu ses sièges et s'était allumé un gros pétard, les fenêtres fermées, pour venir le fumer en face de l'océan. Quoi de plus beau? Il avait choisi de tinter les vitres, pour ne pas se faire prendre en flagrant déli. Alors qu'il était dans un état très... posé, il reçu un coup de téléphone. Oh! Eva... il n'avait pas eu de nouvelle d'elle depuis un bail! Alfred n'avait même pas été mis au courant des atrocités qu'il y avait eu à la banque. Pour le coup, il était vraiment ailleurs. Il décrocha et ne tarda pas à froncer les sourcils. Son amie lui avoua alors qu'elle était dans une forêt, seule et qu'elle commençait à flipper. Elle racrocha le laissant alors sur sa fin. Alors déjà: quelle forêt? Ensuite qu'est-ce qu'elle fout là-bas à une heure pareille? Toute seule en plus! Le jeune homme posa son joint dans le cendar, ouvrit un peu les fenêtres, laissant l'aquarium se vider à l'extérieur puis alluma le contact pour partir de plus belle. Il n'y avait qu'une forêt dans les alentours et il pourrait y être dans une demie heure environ, il mit donc le paquet. A cette heure là en plus, les routes autour de la ville n'était pas vraiment très féquentées, il pu donc se faire plaisir ! La musique à fond, l'accélérateur qui n'en finit plus et le moteur qui ronronne à son oreille, laissant la lune éclairer le reste du paysage.

Comme il l'avait vu plus tôt, il arriva à la forêt environ 30 minutes après l'appel de son amie, il essaya alors de l'appeler mais il tomba directement sur sa messagerie. Il cria alors plusieurs fois son prénom avant d'entendre la jeune femme répondre de la même façon. Ok, elle était par là, il prit donc la direction de sa voix et commença à s'enfoncer dans la forêt. Non mais y'a pas idée de venir ici à un moment pareil hein! Alors qu'il s'avançait, il entendit des bruits suspects derrière lui, il n'y prêta pas attention, se disant que c'était probablement des animaux effrayés. Après quelques minutes, il cria de nouveau "Eva!!" et ne tarda pas à la trouver. Elle semblait totalement paniquée, près d'un arbre, avec ses cheveux et son maquillage, on aurait pu penser à une échapée d'asile et ce n'était vraiment pas très rassurant, surtout dans un lieu et à un moment pareils! Le jeune homme n'attendait plus que la musique de l'exorcisme et tout serait niquel.

- Bah alors ma jolie qu'est-ce que tu fous ici? Hein? Aller viens!

Il l'aida à se relever, attendant sa réponse, il lui passa alors sa veste et l'aida à marcher en direction du parking, alors qu'un rire démentiel envahit la forêt, ce qui leur glaça le sang.
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MessageSujet: Le fantôme de la forêt. Pouêt. [Afred]   Mer 11 Jan - 23:32

    J'avais abandonné ma fille aux mains d'une étrangère. Il fallait que je parte faire un tour. Il s'était passé trop de choses, beaucoup trop. La mort de Kity. Le bébé, que j'allais garder. J'avais attisé la colère de Lancelot, pour ces deux raisons. A présent, j'étais seule. Même Ezio m'en voulait, d'avoir été assez stupide pour me laisser "engrosser", disait-il, par ce "foutu connard". Pourquoi je ne pouvais pas avoir un seul instant tranquille ? Sonata était traumatisée par ce qu'il s'était passé. Elle m'avait vu brandir froidement mon arme et tirer dans la tête du braqueur. Elle avait reçu du sang sur le visage. Sa cervelle s'était répandue sur le sol. Elle m’avait vu hurler devant le cadavre de Kity, une balle, la mienne, fichée entre ses côtes, le sang se répandant en une flaque macabre sur le sol de la banque. J'avais seulement rendez-vous avec un conseiller pour gérer ma fortune. Et nous nous étions retrouvées au milieu d'une cohue, mélange de flics et de truands, de civils et de morts, dans cette grande pièce luxueuse, à présent entourée de bandes jaunes. On m'avait interrogée. J'avais dit la vérité. J'avais dit que j'avais tué deux personnes, l'une parce qu'elle menaçait ma fille, l'autre par pur et simple accident. Je n'allais comparaître que comme témoin. Mais pour la famille de Kity ? Pour Lancelot ? Pour Isobel, qui était à Wynwood ? Pourrais-je encore la regarder en face, même si je ne la connaissais pas ? Comment allais-je bien pouvoir me sortir de ce pétrin ? Je l'ignorais. Tout ce que je savais c'est que je ne dormais plus. Chaque bruit me faisait sursauter. Je ne laissais plus Sonata dormir, manger, jouer seule. La personne qui la gardait à ce moment là, pour la nuit, avait été triée sur le volet, et je gardais une surveillance vidéo dans la voiture, pour vérifier que tout allait bien. Je ne voulais plus laisser ma fille seule. Muette, elle pleurait toutes les nuits, revoyant dans ses rêves l'atrocité du hold up, une semaine plus tôt. Même moi, je revoyais souvent le regard de Kity, ce regard surpris et presque soulagé qu'elle avait eu avant de mourir. Le dernier regard qu'elle m'avait jeté. Avant de mourir.

    Je roulais longtemps. Très longtemps. Je quittais Miami, au volant de ma Mercedes je-sais-plus-le-nom-je-l-ai-achetée-parce-qu-elle-était-trop-classe. Je dépassais la limitation de vitesse, et roulais malgré ma cuisse qui me faisait encore souffrir. La balle que j'avais reçu dans la cuisse avait fait un joli trou dans ma chair. Je me réveillais, souvent, moi aussi, pour pousser des grognements de douleur, reprendre des cachets à base de morphine, et me rendormir. J'avais démisionné de mon travail, consacrant mon temps à Sonata. Mais ce soir-là, j'avais besoin de prendre l'air. Vraiment.

    Je garais la voiture près d'une forêt, et m'enfonçais à l'intérieur. Je marchais longtemps. Je laissais mes larmes couler, me laissais sangloter, et m'effondrais contre un arbre, abattue par la douleur, la peur, l'inquiétude que j'éprouvais à l'idée de tout ce qui m'arrivait. J'aurais aimé que cela n'arrive pas, mais je n'avais pas le choix. Je n'avais pas le choix, je devais assumer. La forêt m'embauma de ses bruits. Ses craquements, les cris des animaux que je dérangeais de mes pleurs. Il faisait nuit noire. Je n'arrivais pas à croire que j'étais là, aussi loin de tout. Loin de toute communication, de Sonata, de Lancelot, d'Ezio, de tout ce qui me faisait du mal. Mais j'étais aussi seule, et vulnérable à tout. Il y avait du monde, dans cette forêt. Lorsque le vent se leva, je me mis à trembler. La terreur m'emporta aussi puissamment qu'une vague lors d'une journée venteuse. Le Hold Up m'avait rendue plus que craintive. J'avais peur. J'attrapais mon portable. Je ne savais pas qui appeler. Vers qui me tourner. Et puis soudain, je sus. Je composais fébrilement le numéro. La tonalité sonna un moment, jusqu'à ce qu'une voix endormie me réponde. Ma voix tremblait. Je n'avais pas reparlé avec Alfred depuis des lustres.

    "Al, viens me chercher, je suis dans la forêt... je sais pas du tout à combien de kilomètres, j'ai suivi la nationale... Contre un chêne... grouille putain, j'ai peur ! A toute."

    Je raccrochais. Collais mes bras contre mes genoux. Les bruits de la forêt semblaient sortis d'outre tombe. Je priais pour m'en sortir. C'était comme si des esprits avaient cherché à prendre possession de moi. Je ne pouvais plus bouger. Je me contentais d'écouter le bruit du bois, que je trouvais à présent tonitruant. Al allait me faire sortir d'ici.

    Vite.
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