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 And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)

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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 24 Jan - 0:13

- T’as oublié ça, grognasse !

Le soutif qu'il m'envoyait, tombait à terre. Et si je n'étais pas en train de vomir mes tripes, j'aurais hurlé d'effroi lorsqu'il entrait, me poussant alors que j'étais toujours nue. Comment osait-il ne serait-ce que me frôler ! Sa présence me répugnait. Penser à toutes ces choses que l'on avait dites et faites m'écœurait d'autant plus. La somme des deux était à gerber. Encore. Je rejetais tout en bloc, au figuré comme au propre. Après ça, je me relevais, doucement, même si je voulais faire dans la précipitation mais, cela m'était impossible entre mes multiples douleurs au corps, au crâne, mon état nauséeux et le fait d'être à peine réveillée. J'enfilais mes sous vêtements, ne souhaitant pas être vue en tenue d'Ève plus longtemps lorsque ce connard de Farès ouvrit sa grande et sale gueule... Oh non, ne surtout... surtout pas repenser à sa bouche... Aaaaaaaaaaaaaaah putain mais, putain de merde !!!!

- Je te jure que tu me le pa…ye… ras… !
- Toi, tu commences pas avec ça ! Pour une fois, tu la fermes, tu m'oublies, t'oublies tout et tu me laisses partir. D'ailleurs, comme tu l'as si bien dit, il ne s'est rien passé, absolument rien !

J'en arrivais enfin au pantalon, j'enfilais mes talons, plutôt maladroitement mais, je finissais par m'en sortir. Vite, vite, où était ce putain de débardeur ? Allez... Hop ! Il était à terre près de la baignoire. Je le mettais, pressée de m'enfuir le plus loin possible de cet endroit.

- Putain...

Enfin habillée, je me retenais de vomir à nouveau, me disant que de toute façon, une fois dehors, je serais tranquille, qu'importe si je devais vomir à l'extérieur, le plus important était de fuir Farès comme la peste. D'ailleurs, il était la peste ! Qu'il vomisse, qu'il continue, je ne voulais pas avoir la moindre conversation avec cet enfoiré. Je retournais dans la chambre... Les baies vitrées ! Oui, les baies vitrées étaient la seule solution. Hmmm... Premier étage hein ? Tant pis ! J'ouvrais les portes en verre et sautais.

- Putain !

Qu'est-ce que ça faisait mal ! Mais au moins, j'étais dehors... Adieu promiscuité dérangeante ! Adieu... Et merde, envie de vomir... Se lever... Se lever, merde ! Putain, si j'ai un truc de cassé, ce sera sa faute ! Mais non, ne pas se laisser endormir par la douceur du gazon, il faut se barrer... Je m'accrochais aux brins d'herbe, prenais appui sur mes jambes tremblantes, je réussissais à me remettre debout au bout d'une longue minute de galère. J'étais prête, déterminée à regagner Wynwood pour me décrasser de toute cette merde... Maudit Farès !
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeLun 23 Jan - 16:44

Putain. Katina avait dit putain. Et pour une fois, il le lui accordait, c’était carrément le cas de le dire. Putain, putain, putain ! Putain mais qu’est-ce qu’il avait bien pu se passer dans leurs têtes d’idiots pour en arriver à une aberration pareille ? C’était insensé. Totalement insensé ! « C’était quoi ça ? ». Hein ? Quoi… ça ? Rho c’était pas vrai, de quoi elle parlait encore l’autre cruche ? Elle allait pas le faire chier avec ses questions à la con dés le réveil tout de même ?! Et bien si. Elle enchainait. « Qu’est-ce qu’il se passe ? ». Il se passait qu’elle le faisait gravement chier à couiner comme ça alors qu’il crevait de mal au crane et qu’il brulait d’envie de l’assommer d’un coup sur la gueule. Effacer toutes les preuves. En dehors de ça, il ne se passait rien. RIEN ! Son regard embrumé n’était absolument pas attiré par ses formes découvertes. Non. Il n’était pas masochiste au point de se remémorer ainsi quelques bribes de souvenirs. « Où je suis ? » Euuuh… Comment ça, où elle était ? Là où elle ne devait certainement pas être ! A savoir, dans une pièce fermée, avec lui pour seule compagnie. Pire : dans une chambre ! Et pas n’importe laquelle, malheureusement. « Qu’est-ce que tu fiches là toi ? » Tout permis la meuf ! C’était plutôt à lui de lui poser la question ! Après tout c’était la chambre de son pote, pas du sien, donc il avait clairement plus de droit dessus qu’elle. « Pourquoi… pourquoi t’es dans cette tenue ? » Mais qu’elle ferme sa grande gueule la salope ! Ca, c’était précisément la question à ne pas poser, parce qu’il n’en savait pertinemment rien et qu’il ne voulait surtout pas le savoir. « Putain ! » Ouaip. Toujours putain. Putain pourquoi elle ne fermait pas sa grande gueule ? « Pourquoi je suis toute nue ? » Hum. Ca non plus il ne voulait pas le savoir. Il redoutait étrangement la solution de l’équation « alcool + Katina nue + lui-même nu + isolation + lit ». Elle avait hurlé. Lui aussi aurait voulu hurler mais il était si ébahi qu’aucun son ne sortait de sa bouche. Ok, il n’en pensait pas moins, mais c’était encore plus frustrant de ne pas pouvoir se défouler sur cette petite peste blonde. Bref. Dans son délire, elle avait tout de même eu une judicieuse idée. Se recouvrir d’un drap pour protéger le peu de pudeur qu’il leur restait ! En chœur avec elle, il s’exécuta nerveusement. Oh berk. Berk, berk, berk. Violente nausée. Ne pas penser à cette nuit ! Ni à quoi que ce soit qui appartienne au champ lexical de la bouffe. Il secoua la tête. Et l’autre qui continuait à caqueter… Ouch. Il en avait presque envie de s’éclater la tête contre le mur. Ouais, un cauchemar. C’était ça, ça ne pouvait pas être autre chose. Il était encore endormi, sur le canapé en cuir de Jack, comme à toutes les autres soirées. « Où sont mes vêtements ? ». Ah. A cette question-là il ne pouvait pas répondre. Le pantalon, les sous-vêtements et les godasse près du lit, le t-shirt abandonné dans la salle-de-bain. NON ! Il ne pouvait pas répondre.

L’intruse, toujours couverte de SA couverture, traversait désormais la chambre d’une manière assez ridicule. A quatre pattes, remontant tous les deux centimètres ses vêtements de fortune, elle avait ainsi l’allure d’un petit chien handicapé. Et lui, comme un con, il la suivait bêtement du regard. Wouhou. Qu’est-ce qu’elle avait l’air cruche à jouer au petit poucet avec ses morceaux de coton. L’ennui, c’était que dans cette critique, il avait oublié d’émettre l’hypothèse selon laquelle la fille ne ferait pas que récolter ses cailloux métamorphosés et regagnerait dés qu’elle le pourrait la pièce adjacente. C’est ainsi qu’en un quart de seconde, il se retrouva totalement découvert.

- BORDEL ! Mais vas-y, je te dirais rien, hein !

Uw. Il avait la bouche tellement sèche et pâteuse que même hurler le répugnait. Qu’importe. Pour le coup, sa réactivité n’était pas de mise et il enfila boxer et pantalon plus vite encore que sous la pression d’un chef de chambrée. A ses pieds, le soutien-gorge vermillon. Sans réfléchir, ses doigts se refermèrent dessus et il ouvrit brutalement la porte tout juste claquée.

- T’as oublié ça, grognasse !

Roulé en boule dans sa main, le morceau de tissue fut propulsé jusqu’à la silhouette recroquevillée au-dessus des toilettes. Une seconde. Là… elle était en train de… VOMIR ! Brusquement, il se jeta sur le carrelage, poussa d’un coup de coude violent sa rivale-avec-qui-il-ne-s’était-rien-passé qui, selon lui, prenait trop de place et se pencha au-dessus de la cuvette, juste à temps pour évacuer quelque chose qu’il ne savait discerner entre le dégoût de l’alcool ou de leurs actes inavoués. Et plus il vomissait, plus les détails lui revenaient. Génial ! Maudite journée. Il releva brièvement la tête, mine déterrée.

- Je te jure que tu me le pa…ye… ras… !

Impossible de réprimer davantage la nausée. L’ultime mélange. La vision de lui en train de lécher de la chantilly sur le corps de cette chieuse eut vite raison de ses efforts. Aaaah, il détestait l'alcool !
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeLun 23 Jan - 13:55

- Ma petite guerrière Cosaque. T’en as pas l’air comme ça mais t’es vraiment hargneuse comme fille, un véritable raton-laveur. Et puis c’est mignon un raton-laveur, ça donne envie de le serrer dans ses bras pour lui faire un câlin.

Rêve.
Sommeil. Une nuit entière où la jeune fille trouva enfin le sommeil. Summum de l'ironie, elle l'avait trouvé dans les bras de son pire ennemi.


- OH NON !

BOUM ! Réveil.
La jeune fille jusque là endormie avait roulé jusqu'à s'écraser à terre. Tous ses membres endoloris par les coups de Nakajima se réveillaient en percutant le sol ajoutant une douleur de plus. Elle eut un léger râle de souffrance, ne comprenant pas encore dans quelle situation elle était. Tout ce qu'elle savait à cet instant était qu'elle avait mal, était nauséeuse, avait la tête grosse comme une pastèque et que le soleil qu'elle se prenait en pleine gueule n'améliorait guère les choses. Quand soudain...


- C'est pas ce que tu crois ! On n’a pas dormi ensemble, ok ?! Et il ne s’est absolument rien passé. RIEN ! Tu as dormi par terre !

Elle n'avait pas vraiment fait attention à la première exclamation mais cette tirade là, eut un effet foudroyant, réveil brutal ou façon extrêmement subtile de ramener quelqu'un à la réalité. Cette voix était-elle de Farès. Comment ce petit con prétentieux, psychorigide et plein de jugement pouvait-il se trouver dans la même pièce qu'elle au réveil ? Avait-il forcé la porte du dortoir pour venir l'emmerder dès le matin ?

Quand Alisa ouvrit les yeux, elle réalisa qu'elle n'était pas dans sa chambre. Elle était dans une chambre qu'elle ne connaissait pas, apparemment pas à Wynwood en plus...


___

- Putain ! C'était quoi ça ? Qu'est-ce qui se passe ? Où j'suis ? Qu'est-ce que tu fiches là toi ? Pourquoi... Pourquoi t'es dans cette tenue toi ? PUTAIN ! POURQUOI JE SUIS TOUTE NUE ? hurlais-je en tirant un drap afin de me couvrir le plus possible

Dans quel cauchemard étais-je tombée cette fois-ci ? Farès nu... Moi nue. Merde... Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde. Non, du calme, c'était impossible, il y a une erreur. Putain, j'avais envie de vomir. Je me souvenais alors. Mais c'était pas possible...


- C'est juste un putain de cauchemard. Putain de merde ! Où sont mes vêtements ? Merde, merde, merde et merde !

Je rampais tout en tenant le drap autour de moi, ce qui me ralentissait énormément. J'en étais arrivée à faire le tour du lit, ignorant la présence parasite de ce maudit Farès pour enfin retrouver mes vêtements et sous vêtements éparpillés au pied du lit. Je les rassemblais et me précipitais dans la salle de bain liée à cette chambre, lâchant le drap au dernier moment avant de claquer la porte. Je me souvenais de plus en plus des événements de la soirée, ma tête était au bord de l'implosion. Et sans avoir le temps d'enfiler le moindre vêtement, je vomissais mon dégoût de la veille dans la cuvette des toilettes. J'étais mal là, sacrément mal, j'avais fait la pire des conneries. Bon allez, du calme, il suffisait de partir d'ici. Vite !
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeDim 22 Jan - 21:07

Comme la caresse d’une plume sur son visage, les doigts d’Alisa effleuraient tendrement sa joue. Ce n’était plus ni regard défiant, ni paroles haineuses qu’ils s’échangeaient, mais un sourire étonnamment paisible. Presque irréel. Une expression éthérée, symbole du profond sentiment de quiétude qui les envahissait. Lui qui tant aimait le ciel, il lui semblait que des ailes lui avaient poussées dans le dos et que la soie sur laquelle ils s’étaient allongés s’était alors métamorphosée en nuage. Ses lèvres s’étirèrent davantage, découvrant doucement l’ivoire de ses dents. Il ne savait si c’était une question de mélanges ou de fatigue mais jamais l’alcool ne lui avait permis de se sentir aussi bien. C’en était presque illusoire. Inconcevable. Bien entendu, il était évident qu’aucun facteur relationnel n’était à prendre en compte. Il s’agissait simplement… de hasard. Elle tourna la tête, approcha ses lèvres des siennes. Brusquement, elle s’immobilisa. Froncement de sourcils. Qu’est-ce que… ? Elle s’expliqua. Maux conséquence directe des répliques de Nakajima lors de leur altercation matinale. Ah. Ceci expliquait donc les hématomes. Soit, il ferait plus attention. Mais, tout de même… ironie du sort. Dire qu’ils étaient alors en train de vérifier l’hypothèse cause de leur querelle, aussi absurde soit-elle. Il étouffa un petit rire vite réprimé par le tracé délicat de la bouche féminine, esquissa une expression amusée.

- Ma petite guerrière Cosaque. T’en as pas l’air comme ça mais t’es vraiment hargneuse comme fille, un véritable raton-laveur.

Légèrement, il s’avança pour lui éviter la distorsion qui la gênait et glissa une main sous sa nuque, l’autre sous son dos.

- Et puis c’est mignon un raton-laveur, ça donne envie de le serrer dans ses bras pour lui faire un câlin.

Enfin, leurs lèvres se frôlèrent pour le baiser qu’elle lui avait promis. En prime, elle lui offrait même une étreinte. Ses bras l’attiraient un peu plus contre son torse, et réciproquement, sécurisant répit. Puis ses doigts glissèrent le long de son échine. Plus bas, toujours plus bas. Courte rupture, tandis qu’il la suivait du regard, elle le débarrassait du dernier morceau de coton. Ainsi, il serait entièrement à elle, comme elle serait entièrement à lui. D’une lenteur certainement imaginaire qui, impitoyable, attisait son impatience, elle unit derechef leurs lèvres brulantes. Contre sa taille, il sentit l’enivrante pression de l’une de ses jambes qui ne demandait qu’à les rapprocher. Savoureux emballement. C’était une invitation, le signal qu’il avait tant attendu. Alors, pour rien au monde il ne l’aurait déclinée, et ce quoi que puissent en dire ces autres qui ne comptaient pas. Contre sa poitrine, son cœur battait la chamade. Il ferma les yeux. Un peu plus tôt dans la soirée, il avait été déconcerté par la beauté des étoiles qui bordaient ce ciel d’hiver. Désormais, il n’y avait plus de mystère. Pour que cette nuit soit parfaite, il n’aurait pu en être autrement. Ce serait comme dans les livres. Unis sous le ciel étoilé, ils prieraient ensemble Eros et s’endormiraient dans une dernière étreinte, sublime témoin de l’étendue de leur amour.

Enfin presque, puisqu’ils ne s’aimaient pas.

A travers les grandes baies vitrées qui ornaient la façade de l’appartement de Jack, les rayons du soleil s’infiltraient royalement, imposant aux habitants leur extrême luminosité et leur réconfortante chaleur. Dans la chambre, deux corps enlacés. Peu à peu, l’astre du jour se permettait de chatouiller avec davantage d’intensité leurs visages assoupis. Grognement agacé, plainte inaudible. Gnieubegrumfeteu (→ onomatopée du grognement). Maudit soit le soleil. Pourquoi fallait-il qu’il le réveille aussi désagréablement chaque fois qu’il oubliait de fermer les rideaux ? D’ailleurs… pourquoi n’avait-il pas fermé les rideaux ? Paresseusement, il ouvrit les paupières, les referma presque aussitôt. Aouch, bordel ! La lumière ! Il avait la sensation qu’on venait de lui enfoncer un poignard dans le crane. Il grinça des dents. Etrange comme sa tête lui semblait lourde. Et cette nausée particulière... Gueule de bois. Lentement, les éléments de la veille lui revinrent en mémoire. La soirée de Jack, le bonheur de leurs retrouvailles, la venue importune de Katina, puis… Une seconde. Pourquoi dormait-il dans le lit de Jack ? Du bout des doigts, il tâtonna l’étrange surface qu’il surplombait. Et pourquoi son bras était-il comme refermé autour d’un corps féminin endormi et étrangement dénudé ?

- OH NON !

Brusquement, il s’était redressé, yeux grands ouverts. Oh non, oh non, oh non ! A ses côtés, Alisa Katina. Sans attendre son reste, malgré l’atroce endolorissement de ses membres assommés, il la fit violemment rouler sur le grand lit jusqu’à ce qu’elle se retrouve que le plancher.

- C'est pas ce que tu crois ! On n’a pas dormi ensemble, ok ?! Et il ne s’est absolument rien passé. RIEN ! Tu as dormi par terre !
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeDim 22 Jan - 1:01

Ses mains qui venaient encadrer le visage d'Alisa, la faisant se sentir protégée. Protection éphémère qui se faufilait le long du corps de la demoiselle jusqu'aux hanches ou elle fit un demi-tour hésitant pour finalement redescendre bien plus loin du visage qui observait le moindre mouvement. Elle n'appréhendait plus la suite, elle brûlait simplement d'impatience, elle le voulait, le désirait ardemment mais savait aussi bien que lui, qu'il leur fallait prendre le temps, apprécier chaque instant qui les unissait, pour cette unique fois, sous un jour qu'ils ne connaîtraient plus jamais. Il attrapait enfin la dentelle rouge pour l'en débarrasser. Une couleur qui n'avait pas pu mieux tomber. Symbole de la passion mais aussi de l'interdit. Qui a dit que c'était aussi celui de l'amour ? Sûrement un idiot.

Dès lors que le tissu fut écarté de la partie, Rogdaï reprenait le cours de ses carresses, remontant cette fois-ci, n'épargnant aucun grain de peau, offrant à la jeune fille le loisir de se laisser parcourir par quelques agréables frissons. Lorsqu'il s'allongeait enfin de nouveau contre elle, ils s'apprêtaient à rejoindre leurs lèvres de nouveau mais... Maladresse. Il l'avait heurtée au visage. Mais cela lui importait peu même si elle avait un peu mal, enfin, elle n'était plus à ça près vu les dégâts que la nippone lui avait infligé. Lui, en revanche... Il eut un rire qui semblait nerveux avant de cacher son visage dans la chevelure blonde d'Alisa. Ça ressemblait étrangement à de la gène et le rendait atrocement mignon aux yeux de la jeune femme. Et comme si cela ne suffisait pas, il lui déposait un baiser sur la joue après l'avoir tendrement ramenée plus près de ses lèvres. Tendre, mignon, adorable... Alisa se sentait comme aux anges dans ses bras et souhaitait ne surtout pas se réveiller de cet état là. C'était iréel mais... Ne surtout pas y penser. C'était bien plus interdit que leurs actes. La voix de Rogdaï se faisait discrète mais elle accaparait alors l'attention d'Alisa qui avait légèrement tourné la tête apercevant un peu le visage du jeune homme au milieu de tous ses cheveux.


- Pardon, pardon ! Je crains. Je t’ai pas…
- Tout va bien.

D'une main, Alisa caressait une des joues du jeune homme, elle se voulait rassurante presqu'ai... Non, ce mot était interdit. Elle souriait à Rogdaï, ce n'était pas un rictus moqueur mais une expression de joie. Si elle n'avait pas autant bu, elle flipperait à l'heure actuelle enfin... Non, puisqu'elle serait déjà partie très loin. Très certainement. Sans aucun doute.

C'est alors en tournant un peu plus la tête, forçant légèrement sur le cou pour approcher ses lèvres de celles de Rogdaï, qu'elle ressentit une douleur un peu plus forte. Elle s'arrêtait de bouger, serrant les dents pour ne pas montrer sa légère souffrance. Mais...


- Ok. J'avoue... J'ai un peu mal à certains endroits mais, c'est pas ta faute. Tu sais... Plus tôt, je t'ai dit avoir cogné la japonaise... Elle a aussi répliqué.

Elle terminait cette phrase par le baiser qui lui avait valu cette douleur au cou. Un peu de douceur atténuait toujours les maux. Elle en avait plus que besoin ce soir, avec lui. Dans la foulée, elle passait ses bras derrière son dos afin de le serrer un instant dans ses bras. Second câlin de la soirée, ce genre de gestes lui manquait terriblement, elle n'y avait pas eu droit depuis tellement d'années. Mais elle ne s'en contenterait pas cette nuit ainsi, ses mains glissèrent le long de la colonne vertébrale jusqu'à arriver au fessier, où elle pouvait constater la présence d'un dernier élément contraignant dont elle n'allait pas s'encombrer plus longtemps. Doucement, elle fit basculer son partenaire sur le côté puis, se laissait glisser de plus en plus bas tout en retirant délicatement le boxer de celui-ci. Une fois le sous-vêtement à terre, Alisa revint à hauteur du visage du jeune homme reprenant une nouvelle fois ses lèvres avec les siennes tandis qu'une de ses jambes attrapait sa taille afin de l'attirer plus près d'elle.

C'était une invitation qu'il était désormais libre de refuser. Toute dernière chance. Elle avait la décence de lui laisser ce choix. L'ultime choix sans retour en arrière possible.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeSam 21 Jan - 14:21

En réalité, la question que venait de poser la jeune femme n'était pas une question. Au plus profond d'eux-mêmes, ils connaissaient la réponse, tous les deux. Pour rien au monde ils n'écouteraient les réclamations du propriétaire. Le tambourinement sur la porte en bois laqué ferait, s'il le fallait, partie du décor car pour une nuit, les lieux seraient leurs. Avec ou sans consentement. Ils se les approprieraient. Alors oui, sans la moindre hésitation, ils les ignoreraient. Un sourire mutin éclaira un instant le visage du garçon tandis que sa main continuait à descendre. Moquerie. C'était en quelque sorte son verdict et il n’y avait nul besoin de mettre des mots sur cette expression nouvelle. Il en était certain, la jeune femme en saisissait parfaitement le sens. D’ailleurs, elle s’était tue un court moment. Elle lui donnait raison ; l’alcool serait cette nuit à la fois bourreau et clé de leur Paradis. Dans leurs regards mêlés, désir et curiosité. Derrière la porte, toujours des protestations. Rires étouffés. Alisa venait de trancher et aux vues des menaces que proféraient désormais Jack, il avait compris que son combat était peine perdue.

- Vous êtes sérieux ?! Déconnez pas ! C’est chez moi j’vous rappelle ! Ohooo ! Bordel… !

BANG ! BANG ! BANG ! Silence.
Sur les draps colorés, les jambes satinées de la Russe se découvraient peu à peu.

- Putain c’est pas vrai ! Si vous sortez pas d’ici immédiatement, j’vous promets que j’vais m’appliquer à gâcher vot’ nuit. Et vot’ matin aussi ! Dégagez de là ! Ou j’demande à Fred’ de crocheter la porte !

Il ne le ferait pas. Et quand bien même il aurait le culot d’oser, Farmer n’obéirait pas à cet ordre absurde. Les talons-aiguilles claquèrent sur le plancher, écrasés par le jeans abandonné. La pudeur de son amante n’était désormais plus qu’assurée par un morceau de dentelle écarlate. Doucement, ses doigts revinrent effleurer ses flancs. Il n’existait plus rien, sauf elle. Son timbre cristallin couvrait d’une nappe de velours l’indélicatesse de leur hôte et l’étudiant se saoulait au murmure de ses mots maladroits. Ils s’infiltraient en lui, nouvel oxygène, et lentement embrasaient veines, artères et organes. Son cœur, surtout son cœur. Baume délicieux dont il se délectait, douce caresse sur son orgueil. Il savait qu’elle disait vrai. Cette violente passion qui réduisait en cendres leurs principes, elle n’était qu’entre eux. Unique aux yeux bleus, unique aux yeux bistrés. Il y avait l’univers, banal, et eux avec qui tout était si différent. Oui. Différent, c’était ce qu’il avait pensé dés leur première rencontre. Déjà explosive, après réflexion. Monde façonné d’artifices et de volcaniques altercations. Elle se tut. Son mutisme soudain était comme un rappel à l’ordre : il imposait le silence. Ils parlaient trop. Ils auraient la journée pour débattre mais le plaisir en impunité ne planerait que le temps d’une nuit. Le délice d’un geste valait mille mots ; ils devaient se taire.

Contre son torse glissaient les phalanges salvatrices d’Alisa. Il brûlait de les serrer contre les siennes, réconfort apaisant. Pourtant, il ne s’exécuta pas. Il les laissa dévaler le long de sa peau parce qu’il savait que leur projet serait plus attisant encore. Elles s’attardaient sur le haut du pantalon trempé, jouaient avec le tissu et morceau de métal qui faisait office de bouton. Son rythme cardiaque sembla s’intensifier si bien qu’il le sentait battre au centre de sa cage thoracique. Sourire retenu, symbole de l’étrange mélange de désir, de tendresse et de gêne qui l’envahissait à présent. Sentiments qui peu à peu se métamorphosaient en suppliciante avidité tandis que les doigts malhabiles continuaient de s’activer contre son hypogastre. La tâche devenue alambiquée quand s’en mêlait l’alcool enfin accomplie, le jeans découvrit doucement, trop doucement, sa peau toujours humide suite aux épisodes sous la douche. Qu’importe. Il s’était un temps écarté mais ses chaussures vivement délassées et le coton trempé abandonné, il revenait déjà enlacer l’objet de ses désirs. Frisson. Contre chaque parcelle de sa peau, il pouvait dés lors profiter de l’irradiante chaleur de celle de la fille. Chaque parcelle ? Non, presque.

Du bout des lèvres, il parcourait le dessin de ses formes pour un voyage qu’il connaissait bien. Délicate caresse entre ses cheveux ébouriffés. Elle l’invitait pour un nouveau baiser, agrément impardonnable. Toutefois, il ne se fit pas prier et remonta jusqu’à son visage, armé de ses mains également. Mains qui suivirent derechef le tracé de ses épaules, de sa poitrine puis de ses hanches. Elles remontèrent, hésitantes, redescendirent. Plus bas, toujours plus bas. Elles frôlaient désormais la peau qu’un string ne couvrait pas, les rapprochant presque insensiblement. Presque. Baiser plus aride. Etrange, comme le sentiment d’interdit décuplait les sensations. Ses doigts se refermèrent sur les rebords en dentelle, le firent glisser vers le bas comme son pantalon juste avant. Prendre son temps, profiter pleinement de chaque seconde. Ses lèvres suivaient le tracé tandis qu’il s’écartait pour l’en débarrasser définitivement, firent ensuite le trajet à l’envers, secondées par ses mains. Refermées sur ses pieds, elles profitèrent de la remontée, des chevilles au bassin, en passant pudiquement par ce qui était chastement appelé mont de Vénus. Tendrement, il s’était comme précédemment allongé sur elle mise à nu, l’échine aux aguets. Leurs souffles mêlés, son opium. Il regagna ses lèvres, toujours ses lèvres. Tenta, du moins, puisque sa maladresse eut raison de lui et il se cogna le nez, puis, brusquement saisi, le front contre le visage féminin. Bref rire nerveux et alcoolisé. Honteux, il enfuit sa tête dans le creux de celle d’Alisa, entre soie taupe et cheveux blonds. D’une main, il ramena doucement contre lui l’une de ses joues, embrassa la parcelle de peau délivrée à ses lèvres. Hum. Plus gêné par ses gestes osés et trop peu contrôlés, par le désir grandissant qui l’envahissait ou par sa gaucherie ? Murmure et moquerie auto-dérisoire.

- Pardon, pardon ! Je crains. Je t’ai pas…

Fait mal.
Bon, il venait de se démonter le nez, encore une fois mais ce n’était qu’un détail. Parce qu’elle était plus importante. Et ok, c’était mal de parler, mais… bordel il était con ou quoi ? Pourquoi c’était plus fort que lui ?
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeSam 21 Jan - 4:17

- Tu sais…

La jeune fille, sous les caresses de Rogdaï se sentait planant dans un monde parallèle, un monde où Rogdaï n'était pas un type méprisant et pleins de jugement infondés... Mais ce "tu sais..." interrompait cette pensée pour la remplacer par une question existentielle, enfin, existentielle pour une personne en état d'ébriété "d'où venait leur haine ?". Elle se rappelait alors cette toute première journée à Wynwood, le cours de philosophie, celui de sport. Comment cela s'était-il déclenché ? La question sur la raison et la religion, oui, c'était ça le point de départ. Un clash direct ! En y songeant, c'était vraiment débile mais ça suffisait à redonner une boule au ventre à Alisa. Elle savait que c'était nerveux mais ne pouvait pas s'empêcher de remettre ça sur le compte de l'alcool.

- Je sais…

Que pouvait-il encore lui réserver comme surprise ? D'où sortait cette hésitation à parler ? La boule au ventre d'Alisa grossissait, elle se sentait comme s'il cherchait un nouveau moyen de la faire souffrir, il la faisait languir, il lui infligeait la curiosité d'en savoir plus... Que savait-il donc ? Rien, il ne savait rien. Qu'aurait-il pu savoir ?

- Je sais que ça sert à rien de dire ça et qu’il faut que j’arrête de penser ou même de faire ça parce que c’est pas sensé et qu’on devrait même pas partager un lit mais je vais te le dire quand même parce que… parce que pour moi c’est important et que… et que voilà je sais pas pourquoi. Et j’arrête pas de dire des conneries alors qu’on devrait pas parler à des moments comme ça mais j’foire pas mal de conventions et de toute évidence celle-ci encore alors… alors voilà je parle et… et c’est pas pour faire des sentiments mais… bref.

Mais... Mais quoi ? Et cette foutue boule au ventre qui ne quittait pas Alisa au fur et à mesure qu'il parlait. Qu'allait-il dire de terrible encore ? Pourtant, il lui en avait dit des vacheries, il avait jamais hésité à prendre la parole quelque soit la situation et ce, même pour réveiller Alisa de son plus gros problème qui, à l'heure actuelle, n'avait plus la moindre importance... Alors quoi ? Qu'est-ce que Rogdaï avait à dire ?

- Elle a jamais été ma copine, Marilyn. Et il s’est jamais rien passé entre nous. Ni… ni avec personne d’autre. Et ça devrait continuer parce que c’est pas bien de faire ça mais… tant pis ! J’ai changé d’avis.

Ouf... Et bien non, pas le temps de souffler que les deux jeunes gens furent interpellés. La jeune fille reconnaissait la voix de Jack, celui-ci avait apparemment besoin de récupérer sa chambre mais...

- On les ignore ou... on...

Être raisonnable ce soir, voilà ce qu'ils devaient, ce qu'ils auraient du être. Tant pis. Trop tard. Ils avaient "changé d'avis", mais cela ne datait pas réellement de cet instant là, cela faisait déjà quelques minutes qu'ils avaient dépassé la limite du raisonnable, quelques heures déjà qu'ils se tournaient autour sans vouloir le reconnaître. Parce qu'ils estimaient qu'il n'y avait rien, rien à reconnaître, aucun lien ne les réunissait, non, aucun... Qu'ils croyaient ! Pourtant, ils étaient de nouveau seuls, en un face à face que personne ne pourrait interrompre. Personne. Alisa avait pris sa décision, elle aussi. Décision influencée par l'alcool mais, ce n'était qu'un ennuyeux détail qui n'aurait d'importance que le lendemain. Demain est un autre jour, n'est-ce pas ?

- Y'a personne, cette chambre est un mirage !

Si avec ça le message n'était pas assez clair, il n'y aurait plus rien à espérer d'eux. Qu'importe, le jeune homme et elle n'avaient pas l'intention de céder leur place, elle était prise, pas moyen de revenir en arrière. Mais avant de passer aux choses sérieuses, Alisa avait bel et bien entendu son partenaire et n'allait pas rester bêtement sans réponse face à ce bref discours. Malgré la haine, malgré ce moment, malgré tout, Alisa n'était en rien indifférente sinon tout ceci ne serait ni arrivé ni en train de se produire et ces mots là, ils avaient leur importance dans cette affaire. Alisa n'avait pas pu s'empêcher de ressentir une certaine forme de soulagement en les écoutant même si elle ne l'avouerait probablement jamais. Bref, l'instant présent étant la seule chose qui comptait, elle laissait l'alcool parler un peu à sa place...

- Maintenant, on peut les ignorer. Et puis... Je sais bien... Je veux dire... On ne devrait pas mais on est là. Moi non plus je... Enfin, je n'ai pas été comme ça avec beaucoup de... Je fais pas de sentiments non plus là mais que ce soit clair lorsque j'étais avec Luke, je n'ai pas été... pas dès le premier soir, je suis pas ce genre de fille même si là, maintenant, on pourrait le croire. C'était une relation sérieuse, ça a duré deux ans et j'aurais jamais pu imaginer qu'il... Je sais même pas pourquoi j'te dis ça, en plus. Mais avant et après lui, je n'ai jamais... Avec personne, pas même Wyatt. Enfin bon... Je sais que ce soir c'est... différent.

Finis les mots. Ils en avaient trop dit ce soir, il fallait agir ou partir. Malgré les mécontentements de l'autre côté de la porte, la chambre leur appartenait, elle serait certainement leur bûcher cette nuit, la chasse aux sorcières avait commencé après tout. Les coups à la porte semblaient se faire plus sourds, tandis que la fouille aux corps ne faisait que débuter, et celle-ci ne faisait qu'embraser de plus en plus le feu naissant. Elle avait laissé Rogdaï lui retirer son pantalon qui faisait tomber par la même occasion ses chaussures à talons, seul restait cet infâme tissu rouge aussi minimaliste soit-il. Sans oublier que le jeune homme était encore beaucoup trop habillé au goût d'Alisa. Ses mains glissaient sur le torse du jeune homme impatientes d'arriver au déboutonnage de son pantalon, vil obstacle de la poursuite des événements. Mais l'alcool qui était la cause de ces échanges arrivait aussi à faire galérer cette simple opération jusqu'à ce que finalement le vêtement fut descendu aux genoux de Rogdaï qui n'avait plus qu'à l'envoyer valser à terre. De là, la proximité de leurs jambes se faisait plus agréable, plus douce et chaleureuse même si à certains endroits des pieds, jambes et fessier, -que Wyatt n'avait pas pu voir après la bagarre lors des soins qu'il avait alors seulement pu apporter au visage- Alisa souffrait encore. Elle se retenait même de montrer sa souffrance à son adversaire. Après tout, s'il n'avait rien dit, il se foutait pas mal de l'aspect bleuté de la peau à certains endroits et donc c'était pas la peine d'entamer ce sujet de conversation d'aucun moyen que ce soit. Ses lèvres commençaient déjà à lui manquer, comment pouvait-on être aussi dépendant d'un instrument interdit ? Non, elle y avait le droit ce soir. L'une de ses mains passait dans ses cheveux, entraînant de nouveau sa tête vers la sienne, prenant l'initiative d'un nouveau baiser.
Ce soir, elle y allait doucement car c'était la seule nuit excusable, la seule où ils pouvaient tout se permettre car ce n'était pas leur faute...
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeVen 20 Jan - 23:10

Qu’il la laisse f… non ! Il se débrouillait très bien tout seul. Il n’avait certainement pas besoin de son aide. Ce serait un affront à la situation, la perte du peu de dignité qu’il lui restait face à son angélique visage. Le diable désœuvré sur terre. Puis ça ne devait pas être si compliqué que ça, les femmes de tous les recoins de la terre faisaient ce petit geste simple chaque matin. Il allait y arriver. Il allait… Entre ses doigts rendus malhabiles par l’alcool, les agrafes ne daignaient pas céder. Plus il s’énervait, plus elles le narguaient. Désagréable défaite. Déjà, il sentait contre le dos de ses mains l’effleurement des paumes féminines. Il voulut protester, mais elle le prit de court. Un mouvement, un seul d’une brièveté déconcertante, et le tour était joué. Elle tira doucement le morceau de coton vermillon, découvrant tendrement les éclats satinés de sa peau. Oubliées, gêne et confusion. L’opposant assumait vaillamment sa défaite sur le plancher. Quant aux illustres vainqueurs, ils savoureraient la victoire. L’intense victoire. Dans le creux de sa nuque, dans le creux de ses mains, le garçon pouvait apprécier sa peau, de ses lèvres goûter les siennes. Un baiser partagé. Partage de toutes les interrogations, toutes les inquiétudes qui les hantaient, l’un et l’autre. Pourquoi ? Pourquoi attendre ? Pourquoi agir ? Pourquoi ne pas protester, ne pas hurler, ne pas s’enfuir ? Pourquoi apprécier, craindre et en redemander ? Pourquoi cet étrange sentiment qui s’immisçait entre eux ? Quels noms mettre sur toutes ces choses-là ? Celui que certains appelait dieu et d’autres le destin avait bien calculé les données : aucune douleur, aucune questions, juste une haine commune. Alors pourquoi ? Pourquoi lui qui jamais n’avait cédé au pêché originel, lui qui était réputé pour sa chasteté et son sens aigu du respect des valeurs trompait sans le moindre scrupule ses principes dans les bras d’une ennemie ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Pourquoi eux ? Qu’importe. Ils étaient d’accord sur la réponse : Vodka. Alisa l’entrainait vers les draps de coton. Non ! Il ne fallait pas qu’elle fasse ça, parce qu’ils ne sauraient plus faire marche arrière, et elle devrait en assumer seule la responsabilité. Oui, parce qu’il était évident qu’il n’avait choisi la chambre que pour être en paix. Ow. Trop tard. Il sentait contre leurs jambes le rebord du matelas. Maudite Russie, destinée à ruiner sa vie !

Unis par une étreinte que nuls n’aurait pu briser, les deux amants se laissèrent tomber sur le lit, comme s’il avait s’agit d’une piscine remplies de plumes. Aouch, son nez. Tant pis. Il n’était alors que le cadet de ses soucis. Non, non. Il ne fallait pas se méprendre. C’était un détail important parce qu’il n’y avait pas la moindre arrière-pensée dans ce geste. Si elle les avait conviés à s’allonger, ce n’était que pour mieux discuter. Rester debout, c’était assez usant après tout. Et ses lèvres contre les siennes… une illusion. Une délicieuse illusion, mais une illusion malgré tout. D’ailleurs, il ne l’avait pas fait glisser en avant pour qu’ils soient mieux installés, il n’était pas en train de caresser le buste dénudé de la jeune femme. Il n’était pas en train de se délecter des formes qu’il s’était réservé. Il n’était pas en train de profiter. Il fronça brièvement les sourcils. Ou peut-être que si, finalement. D’accord. Si, certainement. Pire : il aimait ça. Et alors ? Il n’était pas encore prêt à comparaitre devant Dieu. Il aurait le temps de se laver de ses fautes.

- Tu sais…

L’étudiant abandonna les lèvres féminines et se redressa, une jambe de chaque côté de son corps. Ses doigts quant à eux n’avaient cessés de valser avec les ombres dessinées sur la peau éclairée par la lumière tamisée de la chambre.

- Je sais…

Euh ouiii. Conjugaison party. Ce serait peut-être bien aussi de terminer la phrase.

- Je sais que ça sert à rien de dire ça et qu’il faut que j’arrête de penser ou même de faire ça parce que c’est pas sensé et qu’on devrait même pas partager un lit mais je vais te le dire quand même parce que… parce que pour moi c’est important et que… et que voilà je sais pas pourquoi. Et j’arrête pas de dire des conneries alors qu’on devrait pas parler à des moments comme ça mais j’foire pas mal de conventions et de toute évidence celle-ci encore alors… alors voilà je parle et… et c’est pas pour faire des sentiments mais… bref.

Nerveux, vous avez dit ?
Il haussa brièvement les épaules.

- Elle a jamais été ma copine, Marilyn. Et il s’est jamais rien passé entre nous. Ni… ni avec personne d’autre. Et ça devrait continuer parce que c’est pas bien de faire ça mais… tant pis ! J’ai changé d’avis.

Ses doigts avaient glissés sur le pantalon qu’ils entreprenaient de déboutonner. Et de l’autre côté… sourire narquois. Un Jack certainement bien accompagné mais non mois ignoré qui martelait contre la porte dans l’espoir de récupérer sa chambre, hurlant des insultes à tout va.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeVen 20 Jan - 2:02

- Il est con.
- Je sais. Moi aussi.
- Ce... C'est pas pareil. avait-elle laissé échapper dans un murmure

La jeune fille laissait désormais l'alcool parler à sa place, même si sa raison subsistait le plus possible pour la contenir, l'empêcher de commettre une nouvelle erreur. Ce murmure là se voulait pudique comme si un quelconque sentiment s'était immiscé en elle, un sentiment qu'elle avait oublié... Non, c'était inavouable, une telle chose ne pouvait arriver. Pas ici, pas maintenant, pas envers lui. Surtout pas envers lui. L'alcool. Toute cette soirée n'était que le malheureux résultat de tous les verres consommés, des mélanges mal calculés, mal dosés aussi. La vodka était à la fois sa meilleure ennemie et sa pire amie. Elle le savait mais elle n'arrivait pas à s'en éloigner. C'était le même tableau concernant Rogdaï. À la seule différence que... Qu'elle le haissait de tout son être ! Hors de question d'y voir autre chose que du mépris. Tout comme il était impensable de croire une seule seconde que la vidéo que Wyatt lui avait montré quelques heures plus tôt n'était pas un montage. Mais si tout n'était que mensonge, si elle le détestait, si il la dégoûtait alors...

- Jack va me tuer.

... Pourquoi le suivait-elle ? Pourquoi se laissait-elle entraîner dans une chambre ? Il fermait à clé, pas d'issue possible. Ce soir, Alisa serait la prisonnière de Rogdaï. Captive ? Mais consentante... Il y aurait sûrement des cris cette nuit mais ce ne serait pas pour exiger la liberté. Non, la peine à perpétuité, la chaise électrique, elle les accepterait bien sans aucune forme de procès, pourtant, jugement il y avait...

- Dur. T’as perdu dix points pour avoir pleuré, quinze pour avoir dansé avec Stefan, vingt pour avoir embrassé Frederick, trente pour ce que t’as pu me refiler avec ça. Ca fait… Pas beaucoup. Mais…

Elle me protestait pas, elle... Elle ignorait pourquoi, elle ne répondait rien à cela comme si quelque part elle lui accordait raison. Non, en fait, elle voulait qu'il soit... Comme lorsqu'elle avait vu ces filles... Comment disait-on déjà ? Mince, pourtant, elle avait entendu ce mot quelques heures auparavant. Elle avait du confondre avec quelqu'un d'autre, elle n'avait rien ressenti du tout, elle n'avait pas eu mal au ventre, elle l'avait juste imaginé, c'état l'alcool encore une fois. Elle n'était pas du tout j... Non, aucunement.

Ils étaient alors contre le mur, une des mains du jeune homme sur le visage d'Alisa, l'autre toujours liée dans l'une de ses mains. Le dos de la jeune fille avait appuyé contre l'interrupteur de la pièce, l'éclairant, lui laissant alors tout le loisir de contempler son partenaire qui, de son pouce, caressait ses lèvres légèrement amochées par les coups de Nicole.


- Mais elles, elles en valent euh… mille. Au moins !

Un sourire se dessinait sur son visage, il montrait à la fois combien elle se sentait touchée, flattée par le compliment, mais aussi un peu intimidée, comme si c'était la toute première fois qu'on lui faisait cette remarque. Malgré la blessure, malgré le baiser répugnant qu'elle avait du faire à Fred, malgré... tout, le jeune homme embrassait de nouveau Alisa. Tout semblait alors normal. Non, plus que ça ! Tout se passait enfin à merveille, au delà de toutes les espérances possibles et imaginables. On avait tranché la tête de la Reine de cœur, libéré toutes les cartes, invité tout le monde à prendre un thé calmement, Alice avait retrouvé le lapin blanc et celui-ci n'était plus du tout pressé de partir. Cela ne pouvait être qu'un rêve. D'ailleurs, un petit rappel à la réalité ne devrait plus tarder, non ?

Non, la réalité n'existe pas. En revanche, un petit problème technique chez Morphée. Hmm... Satané morceau de dentelle. Celui-ci n'avait pas de bretelles, mais nous savons tous que le souci dans un soutient gorge ne vient pas de là mais de cette fameuse agraphe. Plus il insistait, plus son visage prenait la couleur écarlate de l'obstacle de tissu.


- Qu’est-ce que c’est que cette merde de… ? Je vais y arriver ! Ok ?
- Laisse moi faire.

En un seul mouvement, la jeune femme dégraphait son sous-vêtement rouge, le laissant par la même occasion tomber à terre. Obstacle numéro un, éliminé. À présent, les hostilités pouvaient reprendre leur cours. Cette fois-ci, elle faisait le premier pas, une main caressant la nuque de Rogdaï, l'autre regagnant l'une de ses mains, elle joignait de nouveau leurs lèvres en un baiser. Celui-ci semblait même atténuer la douleur qu'elle avait encore au coin de sa lèvre inférieure qui, il y a quelques heures, saignait avant que Wyatt n'insiste pour soigner cela avec des compresses et du désinfectant.

Wyatt était con oui. Il était gentil, il avait un fond appréciable mais... toutes ces choses qu'il avait dites. Pourtant, Alisa était là, en compagnie de celui qu'on appelait Farès. Le même jeune homme que Wyatt avait décrit comme celui qui pourrait rendre Alisa heureuse. Qu'en était-il alors ? Heureuse, non, elle ne l'était pas. Pour cela, il y avait un tas de raisons mais, ce n'était pas le moment de s'étendre là-dessus.Que se passait-il donc ce soir ?

Alisa n'avait aucune raison de partager ce moment d'intimité avec Rogdaï, elle ne l'aimait et n'était pas non plus adepte des coups d'un soir. En même temps, elle avait affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'était pas réfléchie. Cela sous entendait donc qu'elle était capable de céder à ses pulsions. Rogdaï était-il la nouvelle pulsion d'Alisa ? Non, ne surtout pas penser à ça au risque d'éclater de rire. Tout ceci n'était pas une blague, cela se passait réellement. Non, tout cela serait oublié demain matin, tout s'évanouirait avec l'alcool. En espérant qu'aucune gueule de bois ne survienne... Car, généralement, celles-ci sont accompagnées des plus atroces souvenirs.

Qu'importe, Alisa était résolue. Cette nuit, elle ne le lâcherait plus, elle savait que c'était peine perdue. Elle ne voulait pas partir. Sa main agrippée à celle de Rogdaï, elle l'entraînait jusqu'au lit, ne trouvant que cela comme support stable. Ok, c'était sûrement une excuse, un faux prétexte pour favoriser leurs rapprochements mais qu'importe. Et si ça ne plaisait pas à monsieur, tant pis, leurs chemins se sépareraient et aucune bêtise ne serait faite. Bien sûr, la jeune fille ne cessait de se convaincre elle-même qu'elle s'en moquait éperdument mais... elle savait qu'elle le voulait à ses côtés au moins jusqu'à ce qu'elle se réveille. Elle savait cela lorsqu'elle se laissait tomber sur le matelas bordé, gardant le jeune homme dans ses bras. Elle était quelque peu maladroite, plus encore avec l'alcool qu'elle avait dans le sang et craignait d'avoir fait un mouvement trop brusque avec Rogdaï...


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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeJeu 19 Jan - 20:03

Il avait articulé « ça fait mal ». Pourtant, le mot restait faible, trop faible. Le supplice de l’impact violent se propageait de sa gorge aux sinus, vicieux, et il était partagé entre l’atroce envie de serrer les dents et sa présente incapacité à respirer normalement. Horrible ! Sous son front, il sentit les jambes de la jeune femme fléchir. Il releva la tête. Désormais à genoux, elle lui tendait une main. Ses doigts précieusement taillés dans le marbre blanc étaient délicatement repliés, couvrant de moitié la douceur de ses paumes féminines. Ses pupilles remontèrent un instant sur les perles azures qu’étaient ses yeux. Se faufilant dans chaque recoin de la petite pièce, acte dont le sens restait étouffé, elles étincelaient, tant de tendresse que de compassion. Il n’aimait pas ce sentiment. Il n’avait jamais aimé qu’on lui fasse la charité ; cela insinuait qu’il était pris pour un faible. Toutefois, avec elle, c’était différent. Encore une fois. A travers son geste, il voyait une renaissance, comme une deuxième chance qu’elle lui tendait. L’ébauche d’un sourire illumina ses traits glacials quand il la sentit se refermer sur sa main. Quiétude puis courte séparation. D’un mouvement élégant, Alisa se débarrassa de son débardeur, découvrant les lettres maladroites qui couvraient toujours son corps. Penchée sur le côté, elle le passa brièvement sous l’eau glacée de la douche et le lui tendit, essoré. D’un côté, leurs doigts noués à nouveau, de l’autre le tissu appuyé près de son nez. Autour d’eux, pièce délabrée, presque apocalyptique, rendue nébuleuse par l’alcool. Elle tanguait, mais cela n’avait pas la moindre espèce d’importance.

- Il est con.
- Je sais.

Elle avait lâché ça, comme ça. Comme elle aurait pu commenter la météo ou l’état lamentable de la salle-de-bain. Qu’importe. Elle avait raison. Ce mec était un con. Pire : un mythomane, et eux n’étaient que de pauvres victimes de son comportement insensé. Ils payaient pour sa jalousie, payaient pour son amour éteint, payaient pour un manque de réciprocité. Enfin. Il lui avait fait son compte, il était vengé. Brusque paralysie. Contre sa joue, au creux de ses prunelles, lyrique caresse et séraphique frisson. Hypnotisé, il ne pouvait plus lâcher son regard. Sorcière des temps moderne.

- Moi aussi.

Con parce qu’il se laissait faire, con pour cette trop grande proximité, con pour ces mots calmes échangés, con pour ce baiser partagé. Il n’y avait pas de contrôle où siégeait l’alcool. L’excuse était là, délicieusement évidente. Alcool. Le mot résonnait en lui tel un éternel soulagement. Il n’aurait pas à s’expliquer, il n’aurait pas à se justifier. Ni à elle, ni à lui-même. En toute impunité, ils pourraient basculer dans la folie. Toutes les causes étaient déjà écrites. Comme avant. Non, comme jamais. Cette histoire qu’avait inventée Wyatt était trop laide pour qu’il l’accepte. Aucune importance. Découvrir une première fois était tellement plus beau. Il voulait prendre ses lèvres, et puis goûter sa peau, qu’elle décide de ses gestes, même dicte ses mots. Se soumettre à ses plaisirs, tant que le compte était bon, arracher des sourires, même changer son nom. Oublier. Oublier qui elle était, oublier qui il était. Il n’était pas con parce qu’il ne l’avait pas éloignée. Il était con parce qu’il avait trop attendu. Le vêtement souillé était déjà réchauffé par la chaleur de sa peau. Les doigts masculins s’ouvrirent et le laissèrent retomber sur leurs genoux avant de se glisser entre ceux, toujours libres, de l’étudiante. Nouveau sourire, bien plus expressif cette fois. Mais toujours aussi traducteur de son esprit flouté.

- Jack va me tuer.

Il s’était remis sur ses pieds en un bond, entrainant ainsi avec lui la jeune femme. Derrière eux, la porte. Son coude s’appuya sur la clinche, son pied sur le pan. Elle s’ouvrit, découvrant la chambre de son meilleur ami, soigneusement gardée des visiteurs importuns. Ou presque. Il avait pensé à tout : la fermer, cacher la clé. Tout pour avoir la paix en fin de soirée et se promettre un lit pour la nuit. Mais finalement, il aurait mieux fait de changer de cachette. Avec Katina, Rogdaï venait de s’enfermer à l’intérieur. Il haussa un sourcil.

- Dur. T’as perdu dix points pour avoir pleuré, quinze pour avoir dansé avec Stefan, vingt pour avoir embrassé Frederick, trente pour ce que t’as pu me refiler avec ça. Ca fait…

Euuuh… 7,5-10-15-20-30 ? Ppff, la flemme de calculer.

- Pas beaucoup. Mais…

Contre le mur, une main sur son visage, l’autre toujours lovée dans la sienne. Appuyée contre l’interrupteur, elle avait allumé la lumière. Doucement, son pouce retraça le dessin de ses lèvres.

- Mais elles, elles en valent euh… mille. Au moins !

Au coin de l’inférieure, une coupure sur laquelle il s’attarda avant de parcourir les nombreux hématomes qui couvraient son corps. Il pencha légèrement la tête sur le côté. Elle s’était battue ou quoi ? Aucune importance. En ce moment, il avait presque oublié le tiraillement de son nez, et c’était tout ce qui comptait. Alors, il l’embrassa. Encore. Un baiser étrangement calme, étrangement doux, étrangement tendre pour son tempérament nerveux. Ses doigts s’évanouirent dans le dos féminin, s’attardèrent sur les attaches du dernier tissu qui recouvrait sa poitrine. Il tira. Rien. Joua avec l’élastique. Rien. Fit tourner le tout. Toujours rien. Euuuuh. C’était quoi cette saloperie de soutien-gorge à la con ? Mélange de gêne et de frustration. Il brisa le contact et regarda par-dessus son épaule, continua à tirer, finit par s’énerver comme un idiot. Après l’étagère…

- Qu’est-ce que c’est que cette merde de… ? Je vais y arriver ! Ok ?

Mis K.O. par un bout de coton et de métal.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeJeu 19 Jan - 14:55

- Tant pis.

Tant pis quoi ? Non, je n'allais pas poser de questions quoiqu'il décide, s'il devait me repousser après ça, ok, je partirais pour de bon. Ce serait certainement la meilleure décision. Pourtant... Il tenait mon poignet et nous avait ramené à la salle de bain, le sourire aux lèvres. À quoi devais-je m'attendre ? Sûrement au pire. Après tout, il me haissait, n'est-ce pas ? Alors, il me ferait souffrir, il me torturerait d'une autre manière cette fois-ci. Je le voyais attraper une clé, et se diriger vers la porte. Ok. Jétais foutue. Malgré cette constatation, je n'essayais pas de m'échapper. Si j'avais vraiment voulu partir, je l'aurais fait, je me serais pas laissée faire tandis qu'il me retenait, je ne me serais pas bêtement blottie dans ses bras.

Mais lorsqu'il se retournait, il trébuchait sur sa veste, c'est vrai qu'elle était encore à terre celle-là... et bam, la gueule dans une étagère ! Ah merde... son nez, cet abruti de Wyatt lui avait fracassé il y a à peine quelques heures. Malgré ça, pas un bruit, il semblait vouloir se contenir, mordant son poing pour réprimer sa douleur mais il fermait tout de même la porte pour finalement se laisser tomber à terre, s'agrippant à moi, collant son front sur mon pantalon encore froid et humide, avouant sa défaite contre le meuble.


- Ok ça fait très mal.

Pourquoi faut-il que j'aie mal pour lui ? Non mais c'est vrai, regardez le et dites moi qu'il n'est pas subitement devenu pathétiquement mignon ? Non, c'est encore une pensée tout droit sortie des bouteilles dans lesquelles j'ai pioché. Rogdaï, mignon ? Laissez moi rire... Je ne faisais que me contredire, et ce n'était pas fini. Je le rejoignais à terre, lui tenant une main délicatement puis, je regardais autour furtivement, aucun gant n'était sorti, l'eau coulait toujours en revanche... Idée ! Je retirais de nouveau mon débardeur, le passait sous l'eau, l'essorait un peu et le tendait à Rogdaï afin qu'il se rafraîchisse le visage. Je craignais en m'occupant moi-même que mes gestes se fassent brusques et vu l'état de son nez, je préférais ne pas tenter le diable.

- Il est con.

Phrase qui sortait comme ça mais vraie. Wyatt avait agi comme un con, il avait frappé Rogdaï, il m'avait montré une vidéo mensongère...Mensongère hein ? Oui, oui, que des mensonges, des gros paquets de putains de mensonges. Si c'était faux, pourquoi je restais là ? Pourquoi la main qui tenait la sienne passait alors sur l'une de ses joues choississant la caresse plutôt que la baffe. Pourquoi portais-je ce regard sur lui ?
La folie avait de nouveau pris le pas, cette fois-ci sous l'aspect de plusieurs verres de vodka...
Hors de question de croire que cela venait d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeJeu 19 Jan - 1:01

Ils n'avaient pas fermés les yeux. Ni elle, ni lui. Doucement, la haine se laissait emportée jusqu'à s'éteindre dans un recoin de leurs prunelles mêlées. Masque invisible, œillères sécurisantes. Le regard de l'un faisait office de paupières pour celui de l'autre. Et réciproquement. Alors, curieuses, leurs lèvres unies découvraient souffle et chaleur, les effluves d'alcools désormais oubliés et le sucre de paroles inavouées. Elle lui enseignait la douceur, il lui enseignait la bravoure. Elle blâmait sa détermination, il blâmait sa candeur. A travers cet étrange partage, à travers ce voyage au cœur de terres inexplorées, ils apprenaient à s'apprendre, l'un et l'autre. Comme lors d'une première fois. C'était une première fois. Au creux de ses pupilles, il pouvait lire l'incompréhension qui l'habitait. Incompréhension mutuelle, celle d'un désir refoulé et d'une satisfaction méconnue. Comme miroir de ses propres réflexions, il lui renvoyait le reflet de ses émotions étranglées. Dans la poitrine du garçon étaient martelés les tambours de la victoire, dans ses oreilles sifflait l'anxiété soulagée. C'était l'euphorie de tenir contre lui un trophée ardemment désiré mais trop longtemps tenu éloigné. Non, plus qu'un trophée ; juste le symbole d'une course effrénée. L'or bleu perdu dans le désert, rédemption du marcheur exilé. Il l'avait désiré. Il l'avait craint, aussi. Mais il l'avait surtout désiré. Non, c'était idiot de penser cela, absurde. L'aversion associée à son nom jamais ne s’évanouirait, et toutes ces images n'étaient ni souvenirs, ni rêves effacés. Diable qu'il maudissait les hallucinations.

Pourtant, il ne la repoussait pas. Il ne la repousserait pas. La tension s'était évanouie. Elle avait explosé, éclatant tel un feu d'artifice en débris étoilés. Débris de passion. Mais ses mots... Ses mots incontrôlables qui façonnaient cette incommensurable haine, ce venin et cette rancœur qui lui rongeaient le cœur lorsque leurs regards se croisaient... Frisson. Sauf cette fois. Le long de son dos remontait sa main libre, caresse électrique. Leurs lèvres s'étaient abandonnées. Qu'importe, elles se retrouveraient mieux. Contre son torse, il sentit s'appuyer le visage épuisé, visage au sommet duquel vint se blottir sa joue. Doucement, les doigts enlacés autour du poignet se dénouèrent, glissèrent dans la cambrure de son dos. Les autres n'avaient lâchés ses épaules. Paisible soupir, souffle d’Éole sur les contrées de la Méditerranée. Toujours, les hommes blâmaient le calme d'avant la tempête, mais pourquoi jamais n'octroyaient-ils une prière pour la beauté de celui qui la succédait ? Obnubilés par de fausses valeurs, ils avaient oubliés le délice de la simplicité. Lui aussi, jusqu'à ce soir. Jusqu’à ses bras. Il pouvait dés lors déposer les armes. « Quand la peine est trop lourde, quand le monde est trop laid, quand la chance est trop sourde, la vérité trop vraie. Comme un dernier voyage pour y voir enfin mieux, enfin d'autres images… Quand on ferme nos yeux. » Alors, il ferma les yeux.

Plus d’images, plus de songes. Seule la musique berçait ses tympans, résonnant en lui en une douce mélodie. L’univers n’existait plus. Il était seul. Ils étaient seuls. Une main sous son t-shirt, l’autre entre ses boucles d’or. Pourquoi avaient-ils attendus, déjà ? Pourquoi s’étaient-ils si longtemps cherchés ? Pourquoi cette longue et insensée comédie ? Impossible de répondre. L’ébauche d’un sourire, mais les dernières notes s’évanouirent de concert avec lui. Claque brutale. Il rouvrit les yeux. Maudit alcool ! Il n’avait pas à faire ça. Il ne voulait pas faire ça ! Si, si, bien sûr que si, il en mourrait d’envie ! Non, absurdité. Ou vérité. Non, mensonges. Qu’importe : cette mascarade était ridicule. Il s’écarta brusquement. Beaucoup trop ridicule ! Et ces écœurantes images qui…

Mais rien !

Absolument rien. Ses lèvres s’étaient étirées en un sourire. Il ne voulait pas sourire. Ses doigts s’étaient refermés autour de son poignet. Il ne voulait pas la toucher. Expression malicieuse, il l’attirait en arrière. Il ne voulait pas s’isoler. Tant pis ! Ces écœurantes images lui martelaient le crane, infernales hésitations saccadées. Tant pis ! Pour une nuit, elle serait « the one that he want ». Tant pis les interdits, tant pis la morale, tant pis sa haine, tant pis les…

- Tant pis.

Euw. Pourquoi il balançait ce qu’il pensait maintenant ? Soit. Derrière eux venait de claquer la porte de la salle-de-bain. Sa main plongea dans un bocal à savons, en ressorti avec une clef, victorieuse. Il se retourna vivement vers une porte close et… se prit les pieds dans sa veste, trébuchant et se cognant violemment le nez dans le coin d’une étagère. Oui, le nez. Ce nez que Wyatt avait délibérément fragilisé au matin. Retenant un hurlement tant de surprise que de douleur, il se mordit nerveusement le poing dans l’espoir désespéré d’oublier le supplice et de ne pas jurer. Un pas, deux pas. Ah putain de merde ! Rester fort, comme un vrai mec, surtout rester fort. Ah BORDEL saloperie de meuble de merde. Non, rester fort, ne pas ciller. Glisser la clé dans la porte avec une main malencontreusement tremblante puis… PAF. Il tomba à genoux, s’agrippa au pantalon de Katina et colla son front à ses jambes. Crissement étouffé entre ses mâchoires serrées :

- Ok... ça fait très mal.

Mis K.O. par un vulgaire morceau de bois.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMer 18 Jan - 16:44

Une main sur mon poignet. C'était devenu sa signature, je savais que c'était encore et toujours lui. Sauf que cette fois, il n'y avait aucune, vraiment aucune raison qu'il me retienne. Tout était dit, je partais. Je devais sûrement halluciner alors, l'alcool c'est mauvais. Demain, je me maudirai d'avoir croisé son chemin, d'avoir tenté de sympathiser avec l'ennemi, d'avoir encore dévoilé des choses à celui-ci, d'avoir... non rien, je n'avais pas pleuré pour ça, c'est ridicule pourquoi je...

Il me tirait en arrière, m'obligeant à le regarder. Le voir m'insupportait de plus en plus, et ses yeux sur moi avaient un effet dérangeant, ses jugements sur le moindre de mes faits et gestes, cette façon de me rappeler que je ne suis qu'une merde à ses... Non, je m'en foutais. Alors, je le regardais toujours de ce regard noir que j'avais eu en sortant de la salle de bain. Il se foutait de moi, il ne pouvait pas s'empêcher d'en rajouter une couche. Me savoir mal ne lui suffisait pas.


- Je n’ai… Ok. Admettons que je n’ai pas envie que tu partes. Je… je n’ai pas envie que tu partes ! D’accord ? Je… je suis… Je suis désolé.

Pardon ? J'avais du mal entendre là. C'était mon esprit tordu qui me joue des tours. L'alcool aussi. Il avait dit qu'il n'avait "admettons" pas envie que je parte et qu'il était désolé. Non, impossible, j'avais du halluciner. Pourquoi m'imaginais-je des choses pareilles ? Il était vraiment temps que j'aille dormir un peu le temps que l'alcool redescende... Pourtant, je restais plantée là, face à lui, mon regard avait changé, j'étais complètement à la masse.

- Ça te va, ça ? Parce que je vais pas m'étaler en cinquante justifications houleuses. J'ai pas envie de... Oh et puis merde.

Pas le temps de réagir. Qu... Quoi ? Mes yeux étaient grands ouverts, de surprise mais aussi pour être sûre d'être réveillée. Pendant ce temps, je serrais mon poing libre, plantant les ongles dans la paume de ma main à défaut de pouvoir me pincer. J'y ressentais alors une légère douleur et je comprenais alors que je n'étais ni dans un rêve, ni en plein cauchemard. Il était bel et bien en train de m'embrasser. Je le fixais, tout en répondant à son baiser mais, j'étais complètement perdue. Comme si c'était la chose que j'avais voulu de lui toute la soirée et à la fois celle que je redoutais le plus. Non, non, tout ça, c'est l'alcool, ce... Des flashs étranges me revenaient en tête. Je voyais un couloir, je me souvenais d'une chaleur... Erreur. Où est l'erreur ? Quelque chose cloche... Moi ? Lui ? Pourquoi s'était-on engueulés déjà ? C'était quoi mon problème ?

Finalement, je n'arrivais pas à m'en détacher. Je le détestais, il m'avait provoqué toute la soirée, il m'avait engueulée, m'avait traitée comme une merde pour des choses qui ne le concernaient pas -ou peut-être que si- et il avait fini par enfoncer le couteau dans la plaie avec ce geste, ce... ce baiser là. Et moi, je n'avais plus envie de le repousser, c'était incompréhensible. Ma seule main libre passait dans son dos et lorsque le baiser prenait fin, je lui faisais ce qui ressemblait à... un câlin. Oui, un câlin. Une façon étrange de dire "moi non plus, je ne veux pas que tu partes".
Pourtant, je le détestais, plus que tout...

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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMer 18 Jan - 1:12

Elle n’avait pas cessé de le défier du regard. Dans ses étincelantes prunelles s’étreignaient haine, tristesse et dégout, amalgame infernal. Elle devait le maudire. Lui aussi la maudissait. Elle commença à s’expliquer. Ou à l’incendier, le terme était ainsi plus juste encore. Elle commença par lui retourner la question. Absurde. S’il la lui posait ce n’était certainement pas pour qu’elle lui renvoie la pareille. Enfin, elle affirma qu’elle tournerait au ridicule ses affirmations. Il leva les yeux au ciel, croisa les bras. Soit. Il l’attendrait au tournant. Elle enchaina. Première remarque : il était con. Ouais. Ca ouais, sinon il ne perdrait pas son temps à encore écouter les arguments de cette salope. Deuxième remarque : oubliés, Luke et Wyatt. Mais alors quoi ?! Troisième remarque : un profond soulagement, comme l’égo caressé dans le sens du poil. Non, non. Juste de l’indifférence. Elle avait vu juste : il se moquait éperdument de ses ébats sexuels. Quatrième remarque : sursaut. Elle avait hurlé mais il ne s’y était guère attendu. Ses iris bistrés glissèrent sur le côté. D’accord. Il y avait été fort avec les termes, peut-être. Pourtant, il n’arrivait à se défaire de cette image d’elle gravée dans sa mémoire. Bien profondément, trop profondément. Par sa faute, il avait fauté. Elle n’était qu’à-demi responsable cependant, pour cela, il lui en voulait. Cinquième remarque : leurs regards se croisèrent à nouveau. Juste… connasse. Insultes infondées. Sixième remarque : totale incompréhension. Il secoua nerveusement la tête. Mais qu’elle se taise surtout, qu’elle se taise !

- Putain mais pourquoi tu es TOUJOURS persuadée que tout le monde s'en fout ? Je ne m'en fous pas, tu peux comprendre ça ?! Je ne m'en fous PAS !!

Les représailles reprirent, éternelle frustration. Plus la querelle suivait son cours, plus les mots se bousculaient dans le fond de sa gorge, moins ses phrases étaient fluides. Quelque chose lui échappait. Il avait hurlé son désir de la voir disparaitre. Précise vérité. Il ne voulait plus la voir. Plus jamais, mais il ne voulait pas non plus garder en mémoire les souvenirs d’elle. Et, paradoxalement, il ne voulait pas la savoir à la merci d’un autre. Ridicule ! Cette pensée était ridicule ! Néanmoins, elle concrétisait le reproche de la fille. Jamais de la vie ! Il n’en avait que faire de ses histoires et de ses déboires. Qu’elle dégage ! C’était d’ailleurs ce qu’il lui avait dit : dégage.

Elle n’avait pas attendu davantage d’explications pour s’exécuter. La jeune femme s’était jetée sur ses vêtements humides qu’elle enfilait nerveusement. Il ne la regardait pas ; elle n’existait plus. Sur l’évier gisait encore sa fidèle amie : la sangria. Il la porta à ses lèvres en un geste qui traduisait son agacement. Dans le salon résonnait les premières notes de « Streets of Philadelphia ». Notes qui bientôt s’accentuèrent. Elle venait d’ouvrir la porte. Elle était sortie, il le savait, et elle ne reviendrait pas en arrière. Il avait bien merdé, encore une fois. Oh et puis quelle importance ça avait ? Il n’avait aucune estime pour la Russe, sentiment de haine réciproque. Alors en quoi cette altercation avait-elle le droit de l’affecter ? En rien. Elle ne l’affectait pas. Et pourtant…

- MERDE ! cracha-t-il.

Cacophonie carillonnante. La bouteille qu’il tenait en main venait de percuter le mur qui surplombait la baignoire. Aussitôt, elle avait éclaté et s’était éparpillée en morceaux sur le carrelage. Ses semelles crissèrent vivement sur le sol humide. Il s’était évadé de la petite pièce. Démarche pressée, gestes un peu brusques. Il n’était pas question de perdre du temps. Du coin de l’œil, il recherchait la fugitive, et quand enfin il la repéra, il se rua sur elle. Ses doigts se refermèrent fiévreusement sur son poignet, cette manie qu’elle ne supportait pas mais dont il ne parvenait à se défaire. Il la tira en arrière, plus doucement cette fois.

- Je n’ai…

Il secoua la tête, soupira.
Pourquoi fallait-il toujours mettre des mots sur tout ?!

- Ok. Admettons que je n’ai pas envie que tu partes. Je… je n’ai pas envie que tu partes ! D’accord ? Je… je suis…

Ultime écorchure. Il détestait dire ça. Surtout à elle. Alors autant le dire vite, presque en un soupir. Mais le dire malgré tout.

- Je suis désolé.

Sensation d'étouffement, engourdi par la désagréable impression que toute trace d'orgueil était réduite à néant. Les lèvres pincées, il détourna brièvement le regard, revint sur le sien. Il ne le lâcherait plus. Il enchaina sèchement, comme pour combler le déshonneur imposé par ses excuses.

- Ça te va, ça ? Parce que je vais pas m'étaler en cinquante justifications houleuses. J'ai pas envie de... Oh et puis merde.

Il s'était penché au-dessus d'elle. Impatiente, sa main libre glissa dans son dos et ses lèvres qui effleuraient presque déjà les siennes bravèrent l'invisible barrière qui les séparaient. Acte désespéré : il l'embrassait.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 17 Jan - 23:16

- Pourquoi tu chiales ?
- J'en sais rien, du con.

Qu'est-ce qu'il foutait là lui ?

- Ouais c'est ça, t'en sais rien. T'as aucune raison d'chialer. Tu m'entends bien, aucune ! En fait t'as rien écouté à c'que je t'ai dit l'autre jour, hein ? Tu m'as bien fait perdre mon temps, n'est-ce pas ? T'auras jamais les couilles de changer parce que c'est beaucoup plus facile de prendre les événements comme ils viennent ! C'est tellement plus facile de se prendre pour une marionnette ! Alors c'est ça que tu veux ? Te laisser faire ? Très bien !

Allez, c'était reparti. Pas moyen de respirer un peu non. Lui, il se prenait pour le centre de l'univers, il fallait à tout prix qu'il fasse l'intéressant. Bien sûr que j'ai écouté ce que monsieur a dit. Mais ça n'avait absolument rien à voir. J'ai le droit de pleurer pour autre chose ? Je savais même pas pourquoi alors... C'était certainement pas son baratin qui allait m'aider. Ni l'eau qu'il m'aspergait sur la gueule.

- Voilà ! T'es propre maintenant, j'ai réparé ma boutade ! Alors quoi ? QUOI ? Dis-moi, je suis curieux de savoir ! C'est quoi le problème maintenant ? Hein ?

Wow, la belle affaire, tiens !

- Explique-moi ! Parce que je suis trop con pour comprendre. Alors explique-moi ! Explique-moi ce qu'il y a de si triste pour que tu fasses une gueule pareille ! Explique-moi quelle bonne raison tu as de pleurer maintenant, quelle raison t'as de gâcher une soirée qui se passait bien ! Tu sais que Luke est en prison, tu sais qu'il ne te retrouvera jamais alors dis-moi, je veux savoir ! Je veux comprendre. T'as plaqué ton mec. C'était ton choix, non ? C'était de ta faute aussi ! Explique-moi pourquoi tu t'isoles dans cette putain de baignoire ! Le monde réel c'est DEHORS, pas cloitré dans cette putain de salle-de-bain ! Enfin, tu voulais te barrer, c'est ça ? C'est ça que tu veux ?! Rentrer chez toi et pleurer en paix parce que t'en as ras le cul que je te fasse chier à tenter de te faire réagir, et trouver un meilleur parti à baiser ?! Rejoindre ton Wyatt ? Retrouver un mec plus... comment tu dis déjà ? Conciliant, c'est ça ?!

Il me faisait alors sortir de la baignoire sans préavis puis, me balançait mes fringues en pleine face.

- Alors rentre chez toi, putain ! Rentre chez toi et ne repointe plus JAMAIS ton nez devant moi ! Jamais, tu m'entends ? Jamais ! Je ne veux plus revoir ta sale gueule ni les emmerdes qui vont avec ! Je ne veux plus entendre parler de toi, je veux juste que tu disparaisses ! Alors disparais !! Mais avant ça BORDEL explique-moi ! Explique-moi ! Explique-moi pourquoi je perds ENCORE mon temps à discuter avec toi !

Il m'avait envoyée contre la porte, de rage. Mais je ne comprenais toujours pas où était son problème. Les miens ne le concernaient pas. Et si je ne les comprenaient pas moi-même, je ne risquais pas de lui expliquer quoique ce soit mais bref, je lui crachais tout de même quelques réponses...

- Pourquoi hein ? Ce serait plutôt à toi de me le dire ! Qu'est-ce que tu fous là à me faire la morale pour des choses qui ne te regardent pas ? En quoi ça t'intéresse ? Si tu ne le sais pas toi même, je le saurai pas à ta place ! Et si t'as vraiment aucune raison de me parler, alors arrêtes de le faire ! En tout cas, si tu veux que je réponde à toutes les saloperies que tu viens de me balancer, je vais le faire. Après tout, au point où j'en suis. Alors d'une, apparemment oui, t'es trop con. De deux, Luke et Wyatt, j'en ai absolument plus rien à foutre. De trois, pardon ? Un meilleur parti à baiser ? Je peux savoir de quoi ou plutôt de qui tu parles ? Alors, t'en auras sûrement rien à faire mais puisque tu veux à tout prix comprendre, je vais t'informer plus en détails : oui, j'ai été la petite amie de Wyatt mais, il ne m'a pas baisée ou fait l'amour, appelle ça comme tu veux. De quatre, toujours à propos de baise parce que vois-tu, tu me connais très mal, JE NE SUIS PAS UNE PUTAIN QUI ÉCARTE SES JAMBES À TOUS LES MECS QUI PASSENT ! Et tu crois que je pleure parce que je suis de nouveau célibataire ? Non, j'en ai rien à foutre ! De cinq, une bonne soirée dis-tu ? Ok, elle l'a été au départ, j'ai même cru que les choses s'étaient calmées avec toi mais apparemment, non. T'es quelqu'un de désagréable, t'as besoin de provoquer des disputes, c'est plus fort que toi. Alors... de six. Qu'est-ce qui m'arrive hein ? Pourquoi je pleure ? Certainement pas pour Luke, Wyatt ou quoique ce soit qui ait un lien. Pas pour le verre dans la gueule non plus. Pas non plus parce que j'ai mal au ventre depuis que cette fille est là. Pourquoi je pleure ? Pourquoi j'ai envie de te frapper ? Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Pourquoi tu me poses des questions stupides alors que j'ai trois tonnes d'alcool dans le sang ? Pourquoi tu veux des explications alors que tu t'en fous ?
- Putain mais pourquoi tu es TOUJOURS persuadée que tout le monde s'en fout ? Je ne m'en fous pas, tu peux comprendre ça ?! Je ne m'en fous PAS !!
- Je ne parle pas de tout le monde là. Je parle uniquement de TOI ! Alors si TOI tu t'en fous pas, pourquoi TOI ça t'intéresse ? Pourquoi ? T'as bien dit que tu ne le comprenais pas ça, t'as bien dit que t'en avais marre de moi, non ?
- Oui c’est ce que j’ai dit, et c’est ce que je pense ! NON, je ne comprends pas, et OUI, j’en ai ras-le-cul ! J’en ai marre PARCE QUE je ne comprends pas ! Et… et moi aussi j’ai bu alors ton excuse… qu’est-ce que tu veux ? Tu veux que je parle de moi, c’est ça que tu veux ?! Et bien moi je ne veux pas, alors arrête P ! Arrête de détourner comme ça la conversation !
- Mais alors que veux-tu que j'te dise ? J'en ai pas dit assez comme ça ?
- Je veux que tu répondes à ma question !
- Je t'ai déjà dit que j'comprenais pas pourquoi je pleure.
- Alors arrête de pleurer !
- J'veux savoir pourquoi ça te préoccupe autant.
- Ce n'est pas une question de préoccupation ! C’est… tu... je rentre dans la salle-de-bain et je me retrouve devant une fille en détresse, quel autre choix j’avais ?
- Celui de m'ignorer sachant qu'il s'agit de moi.
- Et bien comme tu l'as dit je suis un con, alors je ne t'ai pas ignorée !
- C'est vrai, j'oubliais presque. Toi, tu préfères savoir pourquoi je vais mal pour mieux m'enfoncer. Si je te dis que c'est toi mon problème, tu vas rester en permanence collé à mes basques ou au contraire, tu vas comprendre qu'il vaut mieux me laisser partir sans me poser de question ?
- Alors barre-toi, si c'est ça que tu veux. Dégage.
-Ok.

Notre discussion n'avait aucun sens. Un coup, il disait ne pas en avoir rien à foutre de moi, et de l'autre, il voulait me voir partir. Partir, c'était tout ce que je demandais. Il se reculait de quelques pas, me laissant le champ libre pour partir mais, j'étais encore en sous vêtements alors je m'habillais avec mes vêtements encore humides, me rechaussais et quittais la salle de bain...
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 17 Jan - 19:19

Ce fut un timbre glacial qui s’échappa des cordes vocales de la jeune femme désormais souillée par la liqueur collante. Glacial à en glacer le sang. De toute évidence, elle ne l’avait pas pris à la rigolade. Contraste intégral entre ses mots et son attitude. Du haut de son mètre cinquante-deux, elle les scrutait, immobile. Fausse retenue, simple comédie. Au sein de ses prunelles brillaient des flammes noires attisées par l’indéniable animosité qui l’habitait. Derrière le masque blanc de sa peau, ils pouvaient deviner les muscles tendus de sa mâchoire crispée. Une seconde. Une seconde avant qu’elle ne se retourne, évaporée derrière le nuage embrasé de sa chevelure. Elle s’évanouit dans la foule. Silence mortifiant. Qu’y avait-il à répondre à cela après tout ? Rien. Absolument rien. Appuyée sur le rebord du bar, sourcils froncés, Amber s’était remise sur ses pieds. Elle pencha la tête sur le côté, se saisissant tranquillement d’une canette de bière.

- C’est quoi son problème à celle-là, exactement ? Il y a vraiment des gens qui savent pas tenir.

TAC !
Le verre de l’étudiant claqua bruyamment sur la surface laquée.

- Et d’autres qui savent vraiment pas fermer leur grande gueule quand il faut.
- C’est bon Rogdaï, n’exagère pas.
- Toi je t’ai pas demandé ton avis !
- Je vais la voir si v...
- Non tu bouges pas d’ici, personne ne va la voir

Ton sec et cassant, autoritaire. Au moins, le message était clair. Dans un geste nerveux et empressé, il avait croisé les bras. Ainsi, ils ne trahiraient pas son agacement. Ce n’était pas le moment d’être violent, loin de là, surtout que... Il ferma les paupières, une seconde. Surtout que l’alcool ralentissait dangereusement le cours de ses pensées. Il avait envie de hurler, de cogner, de disparaitre et de venger. Mais il ne bougeait pas. Il demeurait totalement immobile. Passif. Et ça, ça n’allait pas. Bouteille de sangria entre les mains, il porta le goulot à ses lèvres. Le goût fruité de la boisson espagnole réchauffa agréablement son palais. Mieux, bien mieux.

- Si elle veut râler c’est son problème, on va pas non plus gâcher la soirée à cause de ses états d’âme.
- C’est vraiment ce que tu penses ?

Non.

- Ouais, c’est ce que je pense.
- Tu m’dégoutes.

Ses hauts-talons claquèrent sur carrelage. Marilyn venait de descendre de son trône, sourcils froncés. Elle n’avait pas quitté son interlocuteur du regard, croisant les bras à son effigie. Une seconde. Puis elle entreprit de prendre la direction qu’avait empruntée la Russe un peu plus tôt. Mais c’était sans compter sur l’Américain ; ses doigts s’étaient fermement refermés sur son poignet. Il la tira légèrement en arrière, signe qu’il ne lui donnerait pas d’autres choix que de faire marche arrière.

- Tu n’iras pas là-bas.
- Lâche-moi !
- Alors écoute-moi.
- T’écouter pour faire quoi ? Pour accepter de manière ridicule et aveugle qu’une pauvre fille passe une sale fin de soirée à cause de ton imbécilité ? Si tu ne veux pas que j’y aille, laisse Stefan y aller, mais il n’est pas question que tu joues à ton petit jeu de pouvoir et de force avec moi. Je ne me soumettrais pas et tu le sais très bien. Donc je le répète : lâche-moi.
- Bordel ! Je te lâches si tu fais demi-tour.
- Alors vas-y, vas-y toi ! Qu’est-ce que t’attends ? Dégage !

Silence, courte défiance. Brusquement, il la relâcha en même temps qu’il rompit tout contact visuel. Très bien. Il irait. Mais c’était bien pour éviter que ce ne soit quelqu’un d’autre. Certainement pas parce qu’il en avait envie. Que du contraire. Bon. Où est-ce qu’elle s’était taillée su coup ? Regard panoramique dans la salle. Non, non. La salle-de-bain. Plutôt logique, elle était aussi dégueulasse que lui. Dents serrées, il s’y dirigea. Porte close. Qu’importe, il n’était pas poli. Et quand bien même il l’était, ce n’était pas pour elle qu’il aurait toqué. Il pénétra dans la pièce. Claquement. L’entrée s’était refermée derrière lui. Il leva la tête. Recroquevillée, la jeune femme s'était réfugiée entre les quatre murs de porcelaine de la baignoire. Le jet désormais glacial du pommeau de douche coulait encore, fine averse qui détrempait le sol et sa peau noircie par l'alcool. Mais ces gouttes n'étaient pas les seules à ruisseler sur le visage interdit. Sur ses joues s'étaient dessinés des sillons, reste des larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Amalgame de sentiments confus. Elle pleurait. Le garçon détourna vivement le regard, réflexe immature. Dans sa main gauche, le poids de la bouteille se faisait étrangement grandissant. Belle échappatoire. Il s'avança vers l'évier, y abandonna son fardeau. Ses doigts s'appuyèrent sur le rebord. Profonde inspiration.

- Pourquoi tu chiales ?

Austère, encore. La question sonnait plus comme un reproche qu'une inquiétude.

- J'en sais rien, du con.

Il leva les yeux au ciel, se tourna sèchement face à la fille.

- Ouais c'est ça, t'en sais rien. T'as aucune raison d'chialer. Tu m'entends bien, aucune ! En fait t'as rien écouté à c'que je t'ai dit l'autre jour, hein ? Tu m'as bien fait perdre mon temps, n'est-ce pas ? T'auras jamais les couilles de changer parce que c'est beaucoup plus facile de prendre les événements comme ils viennent ! C'est tellement plus facile de se prendre pour une marionnette ! Alors c'est ça que tu veux ? Te laisser faire ? Très bien !

Il s'était soudainement approché, se saisissant du pommeau. Sans l'once d'une hésitation, il en aspergea son interlocutrice. Comme en début de soirée. Mais contrairement à ce qu'il s'était passé plus tôt, il ne riait plus du tout.

- Voilà ! T'es propre maintenant, j'ai réparé ma boutade ! Alors quoi ? QUOI ? Dis-moi, je suis curieux de savoir ! C'est quoi le problème maintenant ? Hein ?

Brusquement, il l'attrapa par le bras et la tira vers lui pour l'obliger à se redresser.

- Explique-moi ! Parce que je suis trop con pour comprendre. Alors explique-moi ! Explique-moi ce qu'il y a de si triste pour que tu fasses une gueule pareille ! Explique-moi quelle bonne raison tu as de pleurer maintenant, quelle raison t'as de gâcher une soirée qui se passait bien ! Tu sais que Luke est en prison, tu sais qu'il ne te retrouvera jamais alors dis-moi, je veux savoir ! Je veux comprendre. T'as plaqué ton mec. C'était ton choix, non ? C'était de ta faute aussi !

Il l'obligea à sortir de la baignoire. Sans délicatesse aucune.

- Explique-moi pourquoi tu t'isoles dans cette putain de baignoire ! Le monde réel c'est DEHORS, pas cloitré dans cette putain de salle-de-bain ! Enfin, tu voulais te barrer, c'est ça ? C'est ça que tu veux ?! Rentrer chez toi et pleurer en paix parce que t'en as ras le cul que je te fasse chier à tenter de te faire réagir, et trouver un meilleur parti à baiser ?! Rejoindre ton Wyatt ? Retrouver un mec plus... comment tu dis déjà ? Conciliant, c'est ça ?!

Tout s'exclamant, il avait ramassé ses vêtements. Nerveusement, il les lui balança au visage.

- Alors rentre chez toi, putain ! Rentre chez toi et ne repointe plus JAMAIS ton nez devant moi ! Jamais, tu m'entends ? Jamais ! Je ne veux plus revoir ta sale gueule ni les emmerdes qui vont avec ! Je ne veux plus entendre parler de toi, je veux juste que tu disparaisses ! Alors disparais !! enchaina-t-il en la repoussant vers la porte.

- Mais avant ça BORDEL explique-moi !

SBAM
Son dos la percuta.

- Explique-moi !

BANG
Son poing poing s'abattit bruyamment sur le bois, à la droite de sa tête.

- Explique-moi pourquoi je perds ENCORE mon temps à discuter avec toi !
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 17 Jan - 15:08


- Et bien, je vois que tu y as été fort ! Tu devrais peut-être faire attention si tu ne veux pas friser le coma éthylique, tu ne crois pas ?
- Je devrais.

Mais ce n'était pas ce soir que j'allais prendre de bonnes résolutions. De toute façon, ça ne la regardait pas, ça ne regardait personne d'autre que moi.

- Tu t’exhibes, toi, maintenant ?

C'était quoi son rôle ici ? Faire la morale à tout le monde et nous border au lit ? Si elle était jalouse, si elle voulait Rogdaï pour elle toute seule, pourquoi n'était-elle pas venue plus tôt ? Pourquoi ne disait-elle pas les choses franchement ? Ce n'était pas moi qui lui piquerait de toute façon. Ah, ça, non, je lui laissais volontiers. Et puis, en quoi aurais-je mon mot à dire ? Pourquoi étais-je là d'ailleurs ? Parce que Stefan m'avait invitée, voilà tout. Alors qu'est-ce que cet abruti de Rogdaï foutait collé à mes basques depuis qu'on avait gerbé notre défaite ? Qu'il aille plutôt passer le reste de la soirée avec cette Marilyn !

- Hein ?
- Tu danses torse-nu.
- Inconvenu. Euuuh…
- Hahaha. Plus tu gagnes en âge, plus t'es drôle quand tu forces sur la boisson.
- Et encore, tu ne connais pas les meilleures !
- Jack.
- Motus. Ce qui se dit en jeu reste en jeu, vieux.

Je ne comprends pas un traitre mot de leur discussion. Je me ressers un verre, mais mes oreilles ne peuvent tout de même pas s'empêcher de traîner...

- 'Fallait pointer ton nez plus tôt.
- T’me files une autre bouteille Kingsley ? Merci !
- Tu n’as pas froid en serviette, miss ? Ce serait bête que t…
-Je...
- Si, si ! Elle a froid ! Si bien qu’on va aller… euh… se changer. En fait.

Je n'ai même pas mon mot à dire, ça commence sérieusement à me taper sur les nerfs là ! Oui, j'ai froid mais là, j'ai le cerveau en ébullition. Si il a un problème avec cette fille, qu'il cesse de me mêler à ça en servant de moi comme échappatoire. De toute façon, elle ne le laissera pas s'enfuir comme ça, apparemment...

- Déjà ? Tu m'accordes même pas une danse ?
- Euuuh. Je crois pas, non.
- Pourquoi elle elle peut ? Je suis blonde aussi et pas beaucoup plus laide. Si ?
- C'est différent. Jeee... lui fais faire du sport. Ses capacités physiques médiocres me retardent en cours !
- C'est à cause de ce qu'il s'est passé en Irak ?

Rogdaï avait manqué de s'étouffer et je ne pouvais m'empêcher de me dire que cela aurait été bien fait pour sa gueule. Je ne supportais plus de subir la soirée, s'il n'avait pas été là, tout se serait bien mieux passé. Il me rendait malade par sa simple présence, la trève de la baignoire n'était qu'une vaste blague, une pause pour mieux replonger. Je le haissais, voilà tout. Rien à ajouter.

- Oh non Mari', sérieusement... ?
- Et c'est parti...

Stefan avait posé ses mains sur mes épaules, là, je me disais que c'était l'occasion ou jamais de laisser Rogdaï avec cette Marilyn, j'allais le proposer à Stefan avec pour prétexte une danse ou n'importe quel prétexte me permettant de déguerpir malheureusement, je n'en eus pas vraiment l'occasion...

- Rien... ça n'a... je... je ne vois pas de... quoi... avec quoi tu...
- Rogdaï. C'est arrivé, on ne...
- Ta gueule ! Ferme-la !
- Non mais ça va pas ?! Pour qui tu te prends à me parler comme ça ?!
- Ow !
- Tu t'ramènes ici à l'improviste, tu t'crois tout permis et tu ruines l'ambiance, et après t'espères encore être accueillie à bras ouverts ?! Qui... qui est celui ici qui se prend pour plus que ce qu'il n'est ?
- Ouhou les gars !
- Ah ouais ? Mais il y a un truc que tu saisis pas. C'est que je compte pas m'isoler toute ma vie parce que Môsieur refuse de voir ma tête à cause de ses propres merdes !
- Mes... mes merdes ?! Putain mais t'es aussi respon...
- Ose...
- Responsable que moi... ! Parce...
- Ose seulement répéter ça !
- ... que si t'avais pas fait ta salope comme ça, il ne serait rien arrivé ! Absolument rien !

Le mot de trop pour Rogdaï, comme toujours il ne savait pas fermer sa grande gueule. Il s'y était pris un grand verre. J'aurais vraiment aimé pouvoir m'éclipser, ça commencait vraiment à me foutre le cafard cette ambiance. Quand j'entendais alors Goodnight Moon de Shivaree, je me disais que c'est l'occasion ou jamais pour un slow avec Stefan, laisser le petit couple faire leur scène de ménage sans nous. Évidemment, il était lui aussi captivé par la dispute, pas moyen d'en sortir. Et ce mal de ventre qui ne voulait pas partir...

- Que tu manques de respect aux autres filles si ça te plait, passe encore, mais avec moi, je ne te permets tout simplement pas !
- Hum. C'pas faute d'avoir essayé de calmer le jeu.

Tout le monde éclatait de rire. Sauf lui. Sauf moi. En temps normal, je me serais foutu de sa gueule, c'était à n'y rien comprendre. C'était vrai, c'était drôle de le voir comme ça, pourtant, ça ne me faisait pas rire et je m'apprêtais vraiment à partir cette fois mais genre, quitter la soirée...

- Haha ! Hahaha. Excusez-moi. Haha. Je suis vraiment désolée ! Tu as l'air tellement misérables avec la... le... hahaha !

Et paf, un verre dans ma gueule. Ok, cette fois, c'en était vraiment trop. Je savais que je n'étais pas la bienvenue mais ça, ce n'était vraiment pas nécessaire. Je me retenais de crier, de m'énerver ou quoique ce soit d'autre. J'allais simplement me rincer dans cette foutue salle de bain, me sécher, prendre mes vêtements même s'ils n'étaient pas assez secs, je remercierais tout le monde et je partirais, tout simplement. Chaque chose regagnerait sa place.

- Oh !
- Oh merde !
- Oh tu... !
- Désolé ! Désolé, désolé !
- Ça va. C'est bon.

Non, ça ne l'était pas, j'étais hors de moi, mais j'optais pour un comportement neutre. Enfin, c'était ce que je croyais, eux, devaient bien voir que j'étais crispée. Mais qu'importe, j'allais jusqu'à la salle de bain sans leur laisser le temps de réagir. Une fois arrivée, je claquais la porte, involontairement fort. Je retirais ma serviette de là, découvrant un ventre ou une connerie était écrite "Can't touch this but me". Je m'asseyais de nouveau dans la baignoire dont l'eau n'avait pas cessé de couler depuis la discussion avec Rogdaï et sans comprendre ce qu'ilm'arrivait, je me mettais à pleurer. Je n'avais pas la moindre idée de ce qui me passait par la tête. Était-ce un effet de l'alcool ? Sûrement. Je commence généralement par un état euphorique et délirant avant de plonger dans un état dépressif. Ça ne pouvait être que ça.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 17 Jan - 2:14

La country. Sans doute l’une des danses les plus ridicules lorsque les danseurs étaient imbibés d’alcool et désinhibé de toute once de concentration. Désordonnés, leurs talons claquaient sur le sol humidifié par la bière et la musique était dédoublée par divers exclamations de joie. Tourner à gauche, tourner à droite. Sauter par-ci, sauter par-là. Puis trébucher, merci mère Vodka. C’était ainsi que, bras dessus, bras dessous, la Russe, l’Américain et la bouteille gigotaient sur le rythme saccadé de « Cotton Eyed Joe ». Il souriait. Sourire pincé, mais il souriait malgré tout. Elle lui demanda si ladite Marilyn était sa copine. Ah. Finalement, il ne souriait plus. La grimace amusée se métamorphosa en un étrange mélange de gêne et d’agacement. Quel besoin elle avait de lui poser cette question l’autre cruche ? S’il avait eu la digne attitude d’un lâche devant l’ennemi, ce n’était pas pour que son alibi le poignarde dans le dos. Il laissa s’échapper un rire nerveux. Parce que ouais, il y avait de quoi rire. Marilyn, sa copine ? Ah ah ah ah. Hum. Il se passerait de toute forme de commentaire. D’ailleurs, ce fut ce qu’il fit : il n’ajouta rien. La fille ? Bah elle se soigna par une gorgée du délicieux nectar. Lui aussi avait bien envie de s’arracher la gueule avec, mais… non. En fait danser comme ça lui retournait juste l’estomac. S’il buvait, il gerbait sur sa cavalière. Dans un sens, vêtue comme elle l’était, elle n’aurait pas grand-chose à laver. Il lui suffirait de se débarrasser de sa serviette et de passer sous la douche. Euch. Pourquoi il pensait à ça ? C’était dégueulasse. Ouais. Ne pas penser à ce genre d’absurdité. Et danser, juste dan…

Bon, c’était un accident, ok ? Une entorse ou… le fait était qu’il avait baissé la tête et qu’il s’était rendu compte que plutôt que danser, Katina aurait mieux fait de raccrocher le tissu éponge qui s’évadait. Une seconde. Deux. Trois. Désagréable bouffée de chaleur. Quatre. Cinq. Bordel il brulait d’envie de… de rien du tout ! Il détourna brusquement le regard.

- Hum. Tu perds ton…

Bref, elle avait compris. Il le remonta, le raccrocha, reprit la danse comme si de rien était. Enfin presque. Elle avait bu encore, avant. En fait… elle venait de se siffler le litre entier. Ou presque il en avait précédemment bu quelques gorgées. Balèze la meuf. Mais tant pis pour son estomac. On touuuurne, on sauuute, on bouuuge ! Parce que la vie est belle et ce qui est beau ça mérite d’être vécu ! Haha. Puissant ça. Ow. Dernière note. La chanson était déjà terminée et… oh malheur. La petite blonde l’entrainait à nouveau vers le bar. Bar où siégeait évidemment Marilyn Cathel. Installée telle une reine assise sur son trône, jambes élégamment croisées, elle les fixait déjà de ses pupilles pétillantes. Putain. Elle savait pas s’arrêter de sourire trente secondes ? Lui arracher. C’était ce qu’il fallait faire, oui. D’ailleurs, quand il rentrerait, il le marquerait soigneusement au bic sur chacune de ses photos. Et…

Eheh, bien joué. Alisa venait de lui refiler la bouteille vide. Pourtant, elle resta de marbre. Dévisageant un instant l’immondice, elle le posa tranquillement sur la surface pleine de bière. Pas l’ombre d’une trace de rancune. Et toujours ces dents éclatantes découvertes. Ses iris émeraudes étaient quant à eux revenus sur sa cavalière. Ouais. SA cavalière. Plus celle de Stefan. Baisé le mec ! Ouais mais non il s'en moquait.

- Et bien, je vois que tu y as été fort ! Tu devrais peut-être faire attention si tu ne veux pas friser le coma éthylique, tu ne crois pas ?

Gna gna gna.
Toujours de bons conseils, cette affabilité constante en était écœurante. En plus... Oh non ! Son regard revenait sur lui. Il serra la mâchoire, recula d'un pas. Réflexe idiot. Il cligna des yeux à plusieurs reprises. Encore plus, elle n'allait pas s'évaporer ainsi. Bon. Il ne lui restait plus qu'à baisser les yeux. Tout mais ne plus se confronter à elle.

- Tu t’exhibes, toi, maintenant ?

Quoi ? Quoi ? Non ! Il ne s’exhibait pas du tout avec l’autre étrangère, loin de là. Donc il ne voyait absolument pas de quoi elle voulait parler. C'était la question :

- Hein ?
- Tu danses torse-nu.

… Il était torse-nu ? Ah. Ouais. Effectivement. C’était…

- Inconvenu. Euuuh…
- Hahaha. Plus tu gagnes en âge, plus t'es drôle quand tu forces sur la boisson.
- Et encore, tu ne connais pas les meilleures !
- Jack.
- Motus. Ce qui se dit en jeu reste en jeu, vieux.

Clin d'oeil à l'Américaine.

- 'Fallait pointer ton nez plus tôt.

Waaah. Ça puait le coup foireux, il n'avait plus intérêt à tourner le dos aux lions. Mais... pourquoi il était mal à l’aise face à l'intrus exactement ? C'était à lui d'imposer son territoire.

- T’me files une autre bouteille Kingsley ? Merci !
- Tu n’as pas froid en serviette, miss ? Ce serait bête que t…
- Si, si ! Elle a froid ! Si bien qu’on va aller… euh… se changer. En fait.

Belle preuve de possessivité des lieux ça, bravo.

- Déjà ? Tu m'accordes même pas une danse ?
- Euuuh. Je crois pas, non.
- Pourquoi elle elle peut ? Je suis blonde aussi et pas beaucoup plus laide. Si ?
- C'est différent. Jeee... lui fais faire du sport.

Aucun sous entendu.

- Ses capacités physiques médiocres me retardent en cours !
- C'est à cause de ce qu'il s'est passé en Irak ?

Quinte de toux. Bordel ! Il venait de manquer de s'étouffer avec son alcool.

- Oh non Mari', sérieusement... ?
- Et c'est parti... commenta en un murmure Stefan qui avait posé ses mains sur les épaules d'Alisa.
- Rien... ça n'a... je... je ne vois pas de... quoi... avec quoi tu...
- Rogdaï. C'est arrivé, on ne...
- Ta gueule ! Ferme-la !
- Non mais ça va pas ?! Pour qui tu te prends à me parler comme ça ?!
- Ow !
- Tu t'ramènes ici à l'improviste, tu t'crois tout permis et tu ruines l'ambiance, et après t'espères encore être accueillie à bras ouverts ?! Qui... qui est celui ici qui se prend pour plus que ce qu'il n'est ?
- Ouhou les gars !
- Ah ouais ? Mais il y a un truc que tu saisis pas. C'est que je compte pas m'isoler toute ma vie parce que Môsieur refuse de voir ma tête à cause de ses propres merdes !
- Mes... mes merdes ?! Putain mais t'es aussi respon...
- Ose...
- Responsable que moi... ! Parce...
- Ose seulement répéter ça !
- ... que si t'avais pas fait ta salope comme ça, il ne serait rien arrivé ! Absolument rien !

SPLASH
Le contenu du verre de la jeune femme venait d'être balancé à la gueule de son interlocuteur. Tant pis pour les dommages collatéraux.

- Que tu manques de respect aux autres filles si ça te plait, passe encore, mais avec moi, je ne te permets tout simplement pas !
- Hum. C'pas faute d'avoir essayé de calmer le jeu.

Silence. Puis éclats de rire. De tous. Sauf de lui.

- Haha ! Hahaha. Excusez-moi. Haha. Je suis vraiment désolée ! Tu as l'air tellement misérables avec la... le... hahaha !

SLPASH²
Raphaël venait de se venger.

- Oh !
- Oh merde !

Sauf que dans la précipitation, il avait trébuché et aspergé Katina. Bon. Vu sa gueule, là il y avait de quoi rire.

- Oh tu... !
- Désolé ! Désolé, désolé !

Soit. Ça lui apprendrait à laisser Stefan poser ses pattes sur elle.

[Mal écrit, désooooo uu']
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 17 Jan - 1:17


- Embrasse-moi.

De nouveau envie de vomir. Si vous voulez baiser, trouvez un coin isolé mais ne vous donnez pas en spectacle, sans déconner... Seule chose que je trouvais à faire pour me distraire : boire une bière. Tant pis si je devais retourner vomir ensuite.

- Putain de m… Hey ! T’m’avais pas dit qu’elle venait pas ?
- Qui ?
- Putain à ton avis qui ? MAIS ELLE !

Que se passait-il encore ? Je tournais la tête pour voir de quoi cet abruti parlait et... oh mon dieu, c'était qui cette nana ? Et... et... pourquoi réagissait-il si bizarrement à sa venue ? D'ailleurs, qu'est-ce que j'en avais à foutre ? C'était quoi cette espèce de boule au ventre ? Si je pouvais, je crois que j'éclaterais de rire nerveusement mais... Mais, il n'y a aucune raison pour je sois nerveuse ou en train de rire alors bon.

- Viens on s’barre. Plus vi…!
- Salut les gars !

Pardon ? À quoi jouait-il au juste ? Qu'est-ce qui lui prenait pour croire que je voulais fuir la soirée avec lui ? Surtout presque à poil ! J'étais peut-être pas dans mon état normal, je n'étais pas encore folle non plus. Enfin, pas à ce point. Mais la course fut vite stoppée lorsque la jeune femme s'approchait de nous. Une belle jeune femme, d'ailleurs. Belle à m'écœurer. Belle à vomir mes tripes. Belle à m'en donner un mal de bide inimaginable, comme si on m'y avait planté un poignard...

- Marilyn !

Ce nom résonnait et ce fut un silence complet pendant les deux longues minutes qui suivèrent. Je ne m'étais pas sentie aussi mal à l'aise à cause d'une autre femme depuis des lustres. Je me rappelais cette sensation là mais sans m'en remémorer la raison. C'est alors que finalement, son regard se posait sur moi. Le mal de ventre se voyait alors accompagné d'une envie de me cacher, de frapper cette fille, de frapper Rogdaï, de hurler, de pleurer, de boire, de vomir, de danser, de vomir sur cette fille, de vomir sur Rogdaï, d'embrasser R... Non, rien du tout en fait. L'alcool me montait à la tête, c'était la seule chose qui pouvait expliquer un tel bordel dans l'organisation de mes émotions.

- Je me présente : Marilyn, enchantée de faire ta connaissance ! J’aime… beaucoup ta… tenue. Originale. Vous co…

Elle me tendait la main, j'allais être courtoise et lui serrer, répondre à sa question et...

- Enchantée, moi c'est A...

Ah bah non, Cotton eyed Joe avait servi de prétexte à Rogdaï pour qu'l m'éloigne d'elle. Il m'entraînait sur la piste de danse, ne laissant qu'une bouteille de vodka à cette belle blonde.

- T’as soif ?

Plus vraiment là. Pourtant, ta bouteille, je vais la finir seule, t'en auras pas une seule goutte, ma vieille, car oui, il lui a confié à cette Marilyn, mais moi, je suis une rapide. Avec un peu de chance, ça me fera oublier ce mal qui me ronge de l'intérieur, aussi bien celui dont j'ignore la réelle provenance, elle s'appelle Marilyn, je ne sais même pas qui elle est, alors je ne comprends pas pourquoi elle me gène autant, aussi bien le mal dont je connais tout, le mal des souvenirs gâchés par un meurtre, de ma vie que j'ai fini par foutre en l'air avant même de débarquer ici et d'empirer les choses, mes mauvaix choix et ceux que je n'ai pas fait... Oui, je vais la boire ta vodka, je vais boire un mauvais choix de plus parce que pour l'instant, je n'en trouve pas de meilleur.

-Ok.

Je n'ai rien de plus à te dire, de toute façon, tu ne me dis rien non plus.

-C'est ta copine, Marilyn ?

Non rien, oublie ça. On danse, Cotton Eyed Joe est plus fort que ma voix. On danse, je bois, je ne dis plus un mot, on danse. En même pas deux minutes, j'ai tout bu. Alors, lorsque l'on repasse devant Marilyn, je lui rend sa bouteille vide, sans un mot.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeDim 15 Jan - 15:46

Haussement de sourcils. Les deux iris bistrés s’étaient rivés sur la petite brune qui dévisageait Katina avec un air triomphant. Elle était fière de son coup. Un peu trop, peut-être. Allumer Frederick, c’était bas. Très bas. Lui rouler une pelle plus encore. C’était le moyen le plus efficace d’instantanément lui imposer un mélange d’écœurement et d’agacement. Sourire. Haha, quelle idiote. Mais il fallait reconnaitre que… ouais, tout de même. Amber était conne. En tous cas certainement un peu. Conciliante ? Qu’à moitié, apparemment. Mais il fallait bien se rattraper ; ambiance dite relax avant tout. Enfin… Son timbre cristallin surplomba la musique rythmée, claquant comme une gifle fulgurante sur la gueule. Pouah. Ce tableau le répugnait. Bras croisés, il détourna le regard. Pur hasard, forcément. Il n’y avait rien de personnel dans tout cela. Ou si : il n’oserait plus embrasser la jeune femme de la soirée, de peur de chopper le sida ou l’hépatite. Ouais… Non, non. Cela, il s’en moquait complètement. Il n’avait ô grand jamais même ressenti cette envie dégradante. Donc… Son intérêt se figea à nouveau sur la scène. Les doigts resserrés autour d’un shoot de ce qu’il devinait être de la vodka pure, la Russe se rinça la boucha avec l’alcool. Mouais. Pas certain que cette tentative suffise à décimer toutes les bactéries. Par contre, c’était apparemment très efficace pour se payer un nouvel allé aux chiottes. A la vitesse de l’éclair, il la vit se frayer un chemin à travers la foule et filer vers la cuvette des WC. Heureusement, elle ne tarda à réapparaitre entre rires et plaisanteries.

- Ça va hein, on s'moque pas...
- Non, non, personne ne… n’a… hum… rit.

En fait, techniquement, c’était trop tard. Mais « Miss Russia » n’était pas prête à se laisser abattre aussi aisément. La voix bercée par la doucereuse sonorité de la vengeance, elle annonça à Amber quelle serait sa revanche : l’Américaine devrait passer le restant de la soirée à ramper. Rire étouffé. Traaash. Et de toute évidence, c’était ce qu’en pensait la demoiselle qui n’hésita pas à riposter.

- Quoi ? Non ! C’est dégueulasse ! ‘Y a de la bière partout sur le sol et…
- Eh eh eeeeh, c’est la règle du jeu ma jolie ! C’est pas comme si on te laissait le choix.
- Ouais enfin ‘faut pas déconner non plus. Là c’juste parce que Môdaaame n’a pas aimé mon gage.
- C’pas un critère ça. Allez, hop : exécution, pas de privilégiés !

Alisa avait éclaté de rire, les autres aussi. Quant à Amber, elle s’était exécutée, mine renfrognée. Aha aha aha. Comme les serpents. Sauf que le serpent collait mieux à la peau de l’autre versatile. Ou pas. Nouvelle série de lancés de dés. Une fois, deux fois. Trois, quatre, cinq, six. Toujours plus d’alcool, toujours moins de contrôle. Plusieurs révélations, un Jack et un presque striptease sur le bar, un Stefan au téléphone attouché par la loque et…

- Embrasse-moi.

Embra… HEIN ? Oookay, cash la meuf. Le regard du garçon glissa un moment sur sa rivale. Dans le fond ce n’était pas plus mal. Pas pour elle, aucun rapport, mais juste parce qu’il avait envie de… de s’amuser. Ouais, c’était ça : de s’amuser. Alors pas de protestations ! L’autre s’était assise. Il se pencha à sa hauteur et glissa ses doigts entre ses mèches brunes. Les siens s’étaient accrochés à ses pendentifs. Il n’aimait pas ça, il ferait comme si. Sourires échangés, elle l’attira vers lui. Contact, pure comédie. Du moins pour lui. Il faisait mine d’apprécier mais chacun des mouvements mutins de sa partenaire lui collait la nausée. Il avait la sensation de blasphémer. Avec elle, ce n’était pas permis. Flashs et remémorations, mensonges et illusions. Et tout cela ne comptait pas, parce que ce n’était pas réel. Elle se laissa basculer en arrière, l’entrainant dans sa chute. Hum… Mains un peu trop baladeuses. Il se dégagea. Un peu trop sèchement, peut-être. Qu’importe. Boire. Il fallait qu’il boive pour déjà oublier ça. Il se saisit d’une bouteille encore fermée de Vodka, l’ouvrit, porta le goulot à ses lèvres. Une gorgée, deux gorgées. Brusquement, il recracha tout.

- Putain de m… Hey ! T’m’avais pas dit qu’elle venait pas ?
- Qui ?
- Putain à ton avis qui ? MAIS ELLE ! s’excita-t-il en désignant une silhouette féminine du doigt.
- Hein ? Mais qu’est-ce qu’elle fout là celle-là ? J’te promets que…
- Ben c’t’une bonne amie pourquoi vous….
- Ah non mais tu déconnes là ?! AH bordel mais t’es vraiment trop CONNE ! T’as encore rien capté à… Hey… Oh ! Oh ! Pourquoi elle se ramène par ici l’autre, là ?

Froncement de sourcils. Il empoigna le poigné de Katina et s’apprêta à se fondre dans la foule.

- Viens on s’barre. Plus vi…!
- Salut les gars !

Trop tard.
Devant eux s’était plantée une jeune femme au teint pâle. Son visage finement taillé était encadré par de courtes boucles d’or qui laissaient agréablement ressortir ses grands yeux verts et le rouge vermillon qui colorait ses lèvres. Elle sourit, découvrant l’émail éclatant de ses dents. Ainsi, elle respirait le naturel et la joie de vivre. Mais ce sourire, il aurait voulu le lui arracher. Il le maudissait. Etrange paradoxe, tout de même, parce qu’elle rejetait le même charme que l’actrice éponyme.

- Marilyn !

Un sosie, vraiment. Ou presque... Sa jambe gauche était couverte de ciactrices aisément identifiables. La marque de brulures. Celles-ci s’étendaient sur toute la surface de sa peau, lui offrant un aspect ridé et disgracieux. Pourtant, vêtue d’une robe courte et colorée, pétillante de vie, elle ne semblait guère s’en soucier. C’était ce désintérêt qui les rendait presque invisibles.

- Quel plaisir de te revoir ! Alors ? Toujours sur les traces de Mère Theresa et Brigitte Bardot ?
- Garde ce ton mielleux pour sucrer ton café, Jack.
- Toujours aussi charmante.
- Dois-je te rappeler que tu as oublié d’ajouter mon nom à la liste des invités ? Tu croyais franchement que j’avalerais que tu ne faisais rien pour ton annif’ ? De toute ma… Euh. Tu fous quoi par terre Amby ?
- Gage.
- Vous jouez à action ou vérité ? Oh j’adore ce jeu ! Vous me laissez participer ?

Elle lança un regard entendu au fugitif. Il serra les dents.

- Ouais enfin… nous on partait.
- Déjà ? Mais t’as même pas profité cinq secondes ! Et tu me présentes pas à ton amie ? Puis j’avais une question toute prête pour toi.
- Pas ce soir, Marilyn.
- Comment ça, pas ce soir ?
- Si t’es là pour plomber l’ambiance, barre-toi s’il-te-plait.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Merci pour cet accueil chaleureux…

Elle haussa brièvement les épaules, planta ses iris colorées sur la petite inconnue. Sourire, toujours un sourire. Elle lui tendit la main.

- Je me présente : Marilyn, enchantée de faire ta connaissance ! J’aime… beaucoup ta… tenue. Originale. Vous co…

Un nouveau morceau se lança. Wow, l’opportunité rêvée ! Cotton eyed Joe.

- T’as soif ?

Lui collant brutalement la bouteille dans les mains, il attrapa le bras de sa rivale et l’entraina sur la piste de danse. Bon débarras !
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeSam 14 Jan - 1:20

Dormir ici ? Ouais, pourquoi pas, ça me changera. Enfin, du peu que je pourrai dormir, si je le peux. Bref. Kalinka... Kalinka, Katina... Ouais, plus ou moins, ça sonne en effet plus ou moins pareil mais attends... quoi ? Il veut m'appeller "ma petite baie" ? Je vais devenir sa petite baie ? Enfin euh... c'est un surnom mais... Non, rien. D'ailleurs c'est ce que je dis... rien. Je ne dis rien. Pourtant, je sens mes joues se chauffer, elles deviennent certainement rouges mais... Non, ça c'est l'alcool, Alisa. Juste, l'effet de l'alcool. Peu importe, de toute façon mes pensées étaient interrompues par le boucan que faisait Rogdaï sur le carrelage de la salle de bains en sortant de la baignoire, se vautrant lamentablement tout en râlant, évidemment...

- T’viens ? Attends, j’dois juste…

Je me levais en titubant pour le rejoindre, étrangement coopérative et je le voyais chercher je-ne-savais-quoi quand soudain il brandissait un feutre indélébile et une serviette. Euh... La serviette, je comprends vu ma tenue mais... le feutre ? Je me laissais faire tandis qu'il m'aidait à me sécher, ce qui était très sympa de sa part, il fallait le reconnaître même si quelque peu... étrange, encore. Ensuite, il prenait la serviette et... ahahahahahah, ce con il ré-écrit l'imprimé de mon débardeur dessus. Mais qu'est-ce que... Il ajoute quoi là ? "BUT ME" Sauf moi ??? Oh mon dieu... Je vais me contenter de faire comme si de rien n'était, il a l'air tellement fier de lui. Tellement adora... Chut. Enlèves ces pensées de ta tête, Alisa, ce mec est un démon... Un démon sympathique cette nuit mais demain... Tout redeviendra normal.

- Paaaarfait !

C'est le sourire au lèvres que monsieur m'enroulait dans cette serviette signée. Une fois celle-ci bien attachée autour de moi, il me prenait la main et m'entraînait au point de départ : le bar. Ils y étaient tous attroupés, encore. Ça papote, ça rit, ça boit, ça joue et ça observe. J'observe. J'écoute. Quand un nouveau tour arrive. Nous lançons le dé, chacun notre tour et...

- Dix-neuf ! Quelqu’un a plus ? Non ? Oh bordel je suis un AS ! Qui perd ?
- Quelqu’un a moins de cinq ?
- Ouais ! Rode’, t’as fait trois ! Chiffre impair, action ! Et t’avale euh… 19-3… 16 gorgées de bière en à-fond !
- T’as vraiment une chance de cocu toi.
- Quelle importance, j’suis pas casé ! Donc… action. Hm… J’mets de la chantilly sur ta pote (il désigna Alisa) et tu dois l’avaler sans utiliser tes mains.
- Quoi ? Non !
- Quoiiii ? Siiii !
- Ok. J’échange.
- Hey mais non ! Tu crains, vieux.
- J’m’en fous, j’fais un à-fond en plus et j’échange contre vérité. C’la règle. J’ai l’droit.
- T’as couché avec elle ?

Cette conversation est stupide, je préfère ne pas la suivre, l'ignorer juste... Les gens sont encore plus stupides lorsqu'ils boivent. Tiens, je vais boire aussi... Lorsque je le finissais, on se chargeait de me couvrir de chantilly pour le gage de Rogdaï. Je suivais du regard le tracé, tentant de me convaincre que ce ne serait pas long, que Rogdaï ferait le maximum pour écourter le gage, le boucler le plus vite possible quoi...

Et le moment était venu. Chaque seconde semblait une éternité lorsqu'il léchait la chantilly. Le doux frôlement de sa langue sur ma peau... Fermer les yeux, je devais fermer les yeux, m'endormir et me réveiller seulement après tout ça... Non, impossible, mes yeux étaient baissés, observant le... Pouah, je n'arrive même pas à mettre un mot là-dessus, c'est juste... Juste... Juste une connerie, bordel ! Arrête ça ! Ignorons le jeu ! Ou pas... en fait, c'est juste... Hmm... Se contenir... se contenir de quoi d'abord ? Il ne se passe rien c'est juste un stupide jeu ! Mais si, se contenir car ça a un effet comment dire... Mais pourquoi suis-je sensible à ce point à de stupides effleurements de peau ? Arrête, arrête, arrête, arrête, arrête ! Pourquoi ? Pourquoi j'ai ces foutues images en tête ? Elles sont fausses ! Il ne s'est JAMAIS RIEN passé dans AUCUN putain de couloir ! Tout le monde ment ! Nicole, Wyatt, Jack... TOUT LE MONDE MENT ! Arrêtez ces conneries ! Ma cervelle ment ! STOP !
Ses mains sur mes hanches... Ok, elles ne sont pas restées longtemps, pourquoi ? Pourquoi tu ne les as pas laissées là ? Un problème avec mes hanches, peut-être ? Non, t'as raison, c'est mal... Quand soudain, enfin, le supplice semblait s'arrêter...


- T’as pas terminé ton gage.
- Bah si.
- Bah non. L’but du jeu c’pas que ce soit elle qui s’lèche la bouche, hein. ‘Y en a encore.

Les lèvres... Il restait les lèvres. C'était donc les yeux clos qu'il attrapait la crème chantilly de ma bouche avec la sienne, en revanche, mes paupières, elles, étaient bien ouvertes, mon regard n'était plus baissé mais bel et bien fixé sur le visage de mon partenaire. J'appréciais le contact... Non, je croyais apprécier le contact, nuance. Mais la libération fut la fin de celui-ci. Bref, nous passions au nouveau tour et j'en étais la perdante. Mais j'avais un petit bonus, mon chiffre m'offrait le droit de choisir le gage suivant à la personne de mon choix. La gagnante de notre tour était cette nana banale que Rogdaï avait choisi comme bouche-trou de la soirée... Amber. Elle semblait ravie. Je sentais une aura de jalousie et de vengeance autour d'elle. Parfait. Non, vraiment, parfait, qu'elle s'amuse... Je ne suis plus à ça près.

- A moi de t’assigner un gage, donc… Tu dois nous montrer comment t’allumerait Fred’ et finir par lui rouler une galoche.

- Ok. Le jeu est l'jeu. Mais l'prochain gage... il sera pour toi, jolie fifille con...ciliante.

Vraiment parfait. Tu veux jouer à ça, okay, on va jouer à fond. Je m'approchais du bar, m'emparais du verre de bière et buvais les dix-sept gorgées. Finalement, je finissais le verre, quelque peu blasée puis, le claquais violemment sur la table en fixant ma nouvelle ennemie avec un rictus indescriptible. Je l'effaçais aussitôt, optant pour un sourire séduisant, m'approchant alors de Fred. Habillée d'une simple serviette, je savais pertinemment que je n'aurais pas grand chose à faire pour l'aguicher, je pourrais alors faire ça très vite, non ? Faisant face à Fred, je m'appuyais à table, une main se tenant sur celle-ci, le dos légèrement cambré en arrière, l'autre main attrapant l'une de ses mains.

- Hmm... dis moi, Fred, tu as toujours les mains aussi froides ? Je connais un bon moyen de les réchauffer, tu sais.

Je tirais sa main jusqu'à ma taille, songeant aux mains que Rogdaï avaient laissé vagabonder à peine un instant tout à l'heure... Non, non, rien à voir... Et lorsque Fred était assez près de moi, je lui roulais la fameuse galoche malheureusement, il en profitait un peu trop à mon goût. J'arrêtais enfin, considérant mon job accompli et le repoussais, me dirigeant de nouveau vers les bouteilles d'alcool, comme pour me désinfecter. Je me servais un shot de vodka pure même si cela devait me faire... Argh, vomir. Je me précipitais aux toilettes juste après rejetant l'alcool, ne sachant vraiment ce qui me faisait gerber le plus. Le baiser avec Fred ou l'alcool ? Sûrement ce contact répugnant avec ce gros porc. Merci Amber, je te le revaudrais, ma vieille. Je me rinçais alors plusieurs fois la bouche avec de l'eau du robinet avant de rejoindre les autres.

- Ça va hein, on s'moque pas...

C'était adressé à tout le monde mais mon regard fixait Amber. À nous deux, ma jolie...

- Bon, j'ai bonne mémoire malgré tout... Amber, je te dois un gage. Tu vas... passer le reste de la soirée à ramper au lieu de marcher. Voilà ton gage. Ramper tout le reste de la soirée et donc ne pas te lever avant la fin, quoiqu'il arrive. Comprendo ?

J'éclatais de rire mais mon gage était bien sérieux. Et soudainement j'arrêtais de rire.

- Sans rancune hein, un gage est un gage, amuses toi bien Amber !

Et elle s'éxécutait, énervée mais sans possibilité de faire autrement. C'était le jeu. Un nouveau tour semblait s'annoncer... ou un nouveau jeu, que sais-je ?
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeDim 1 Jan - 15:37

Rogdaï, puisque tel était son prénom, avait tourné la tête vers sa rivale. Enfin, elle avait cessé de gigoter. Ses iris bistrés passèrent de son visage aux formes somptueuses qu’elle avait généreusement découvertes. Pas de retenue. Il esquissa un… euh… ! Une seconde ! Comment diable avaient-ils pu en arriver là ? Comment, du statut d’ennemis jurés, étaient-ils passés à celui d’imbéciles impudiques baignant sous la bruine d’une douche ignorée ? Pziiiing, retour en arrière. Appel provocateur. Elle le narguait, l’appelait « Roro ». Il détestait ce surnom. Il ne l’avait jamais aimé. Non seulement c’était indéniablement ridicule, mais en plus, elle était élève à Wynwood. Le murmure de ce pseudonyme, c’était comme le chant de l’incessante mélodie qui résonnait dans ses oreilles : « t’as meeerdéééé, pauvre cooon ! Elle devrait pas savoir ça ! ». Et puis… et puis merde, pas de diminutifs abrutissants ! Pour Katina, c’était Farès, et seulement Farès. Il s’était apprêté à protester quand ses doigts de sorcière agrippèrent ses jambes pour le faire basculer à son tour dans la baignoire. Brefs et vains débattements, glissade sur la porcelaine humide. Il se retrouva dans la cage, à moitié assis en biais sur les jambes de son adversaire, pieds pendants, arrosé par le jet du pommeau. Malheureuse défaite. Encore une fois. Tant pis, c’était l’occasion de lancer un nouveau défit ! Concours de t-shirt mouillé. Paradoxalement, aucun des deux ne chercha à prendre le dessus. Ok. Ce serait une joute verbale. Bavardages, bavardages et bavardages. Puis… paroxysme de l’horreur. Il écarquilla les yeux, mine désespérée. Nooon ! Son dessus en cuir, détrempé à cause de cette cruche infernale !

- P’taiiiin ! Ta nické ma veste !
- T'avais qu'à l'enlever ! Et ouais, encore une fois, j'te saoule mais franchement... t'aimes tant qu'ça les nanas dociles et potiches ? Ah... non... pardon... conciliantes, c'ça ?

Et la conversation reprit comme elle avait commencé. Oubliée la veste, oubliée la rancune. Si ce n’était qu’il prit malgré tout la peine de se séparer du vêtement pour le balancer négligemment par-dessus le bord nacré de leur nouvelle maison, détrempant un peu plus le carrelage bleuté. Plus tard, un type entra dans la pièce, se postant devant les toilettes. Euh ouais… mais encore ? Il n’était pas question qu’ils se bougent parce que Môsieur était pressé, hein. Il lui suffirait de faire comme si personne n’était là, ce que le garçon lui fit remarquer. Haussement d’épaules. Il ne se fit pas prier, laissant derrière lui une odeur nauséabonde. Plissement de nez. Super… Pauvre con. Plaisir d’offrir, joie d’recevoir. Soyez sympas avec les gens, voyez comme ils vous remercient. Connard. Soit. Ils enchainèrent leur dialogue, s’axant désormais sur la question « Wyatt & Nicole ». Histoire aussi ridicule qu’insensée qui se conclut sur un perspicace « j'les emmerde tous même si après on m'prendra toujours pour une conne... fin', toi aussi tu l'penses alors j'sais pas pourquoi j'te l'dis... » de la Mistinguett. Noooon. C’était juste parce qu’elle avait un peu trop bu, remarque qu’il accentua par un geste de la main, désignant la minime quantité entre son pouce et son indexe. Puis… oooooh ! Elle avait l’air toute tristounette avec cet air-là. Ca lui donnait envie de la prendre dans ses bras et… Euh… non. ‘Fallait pas déconner non plus. De toute manière, elle recommençait à sourire. D’ailleurs… p’tain il avait la bouche carrément desséchée. Il quémanda à boire, cependant, la petite blonde n’était pas très coopérative. C’était pas de l’eau qu’il voulait. C’était dégueu, ça. Il voulait un truc qui arrache. Quant à aller chercher une bouteille, ça incluait de se lever, donc...

De sa poche, il tira son téléphone portable, ignorant la dangereuse pluie qui s’écoulait dessus maintenant qu’il était à découvert. « Rammèyyene un boiuteiklle tu vbueux ? On esg denk ka safle de ben. » Paaaarfait. Jack répondrait à son SOS et viendrait les sauver. Normalement. Il laissa tomber l’engin sur le sol et le fit glisser sur le sol détrempé, expliquant la situation à Katina qui n’avait de toute évidence rien compris à cette logique implacable : j’ai soif, j’suis un dieu, on s’bouge pour moi. Maintenant… autre détail. Il frissonna. Il avait froid. Et il ne pouvait plus demander à Jack de lui apporter des fringues puisqu’il venait de balancer son gsm. Profond désespoir.

- T'as froid ? 'tain, moi j'ai pas froid mais j'aime pas porter des vêtements mouillés... ça colle à la peau c'te connerie...

Ok. Donc Katina était une sûre-femme. Balèèèèèze. Comment elle faisait pour pas avoir froid avec l’eau glacée qui leur tombait sur la gueule depuis une éternité ? Enfin, pas glacée. Tiède. Mais pour lui c’était glacé quand même. Il calla la manivelle pour obtenir du liquide plus chaud. Bouillant. Oh ! Parfait. Bang ! Aïeuh ! La chieuse venait de lui donner un coup de coude dans les côtés. Qu’est-ce qu’elle… ? Ah putain. Elle était en train de se débarrasser de ses fringues. Gestes sensuels, luxurieux appel. Ou presque, maladresse de l’alcool oblige. Qu’importe, ça restait mignon. Spalsh. Ils s’écrasèrent sur le sol inondé et elle se retrouva en dentelle devant lui, comme av… comme jamais. Rogdaï, puisque tel était son prénom, avait tourné la tête vers sa rivale. Enfin, elle avait cessé de gigoter. Ses iris bistrés passèrent de son visage aux formes somptueuses qu’elle avait généreusement découvertes. Pas de retenue. Il esquissa un sourire.


- Ça va déjà mieux... Faudra juste que ça sèche avant de partir sinon j'suis pas dans la merde, hahaha !
- C’qu’parfois t’as d’bonnes zzzz’idées toi ! commenta-t-il en se débarrassant de son t-shirt.

Bon… le reste, il ne fallait pas exagérer. Pas qu’il soit pudique mais pas non plus exhibitionniste.
Il réchauffa encore un peu l’eau. Cette saloperie refroidissait vite en plus.

- Nan mais ‘y a pas b’soin qu’ça sèche t’façon, mêm’pour toi. T’crécheras ici, j’suis sûr qu’Jack y verra pas d’inconvénignants. Moi j’en vois pas en t’cas, et c’tout c’qui compte. Au pir’il râl’ra un peu.

Clac. La manivelle se calla totalement sur la gauche.

- Ha-ha. T’as r’marqué ? Katina, ça sonne un peu comme Kalinka. Donc doré…

Waouch. C’était un mot trop compliqué ça.

- L’porchaine fois, j’t’appellerais comme çaAAAAAAAAH PUTAIN de merde c’est FROID !

BAM !
Bond surpris. Prenant appui sur ses jambes pendantes, le garçon avait sauté hors de la baignoire, s’écroulant lamentablement sur le carrelage, comme les vêtements un peu plus tôt. Bordel mais l’eau était glacée !

- Quel bâtard avec sa chaudière à deux balles !

Bon. C’était pas vraiment plus mal. Maintenant qu’il était dehors, ils allaient pouvoir s’approvisionner en alcool, non ? S’appuyant sur le rebord, il se redressa tant bien que mal. Il jeta un regard à son ancien adversaire.

- T’viens ? Attends, j’dois juste…

Trouver quelque chose. Les tiroirs fouillés, il brandit finalement fièrement un feutre indélébile noir. Armé d’une serviette, sourire aux lèvres, il se tourna vers Katina. Elle n’avait plus de t-shirt, mais... cela ne voulait pas dire que… n’importe qui pouvait se permettre n’importe quoi, non ? Après l’avoir brièvement séchée, il s’était appliqué à réécrire le « Can’t touch this » disparu. A un détail près. Plus bas, il avait ajouté un « but me » en lettres minuscules. Il balança le marqueur par-dessus son épaule.

- Paaaarfait !

Et noua la serviette autour de la taille de la fille. Il la saisit par la main, la ramena vers le bar autour duquel les autres cuvaient encore. Ils n’avaient pas bougé.

- T’vraiment un enfoiré Jack. T’pas vu mon… ?
- Si mais j’me suis dit qu’ta fainéantise pouvait aller se faire foutre. Maintenant chut… chut… tais-toi et admiiiiire !
- ‘L’est où Fred’ ?
- Ta gueule j’ai dit, observe et marre-toi.
- Oh… non ! Vous jouez à action ou vérité ? T’sais qu’t’es vraiment un enfoiré ?
- Rhoo, j’ai été soft.

Un verre de bière à la main, tout le petit groupe observait donc la scène qui s’apprêtait à se dérouler. Là où s’était un peu plus tôt dirigé l’indexe du noir de cheveux, Farmer abordait sa prétendante du début de la soirée. Mais à peine eut-il ouvert la bouche qu’elle lui asséna une gifle fulgurante et hurla à pleins poumons. Enfin, pas suffisamment fort pour que sa voix ne perce la musique, cependant, c’était aisément devinable aux vues des teintes vermillon qu’elle avait adoptées. Rires aux éclats. Quand le Frederik dépité regagna le groupe, ce fut par des camarades écroulés qu’il fut accueilli.

- Ah bordel, t’as du faire quoi ?
- Juste déclarer sa flamme, soft j’te dis !
- Déclarer ma flamme ? Parc’que t’appelles balancer à une fille hors du coup « j’adorerais te lécher les nichons » avec conviction déclarer sa flamme ?! T’es vraiment un p’tit merdeux Jack !
- Hahaha ! Oh, le prend pas mal ! Elle voulait pas de toi t’façon. Puis c’est le jeu, tu savais à quoi t’attendre ! Bon, on relance les dés ? T’nez, vous aussi.
- Euh…
- Pas question d’fuir !

Roulement des petits objets icosaèdres contre le bois et...

- Dix-neuf ! Quelqu’un a plus ? Non ? Oh bordel je suis un AS ! Qui perd ?
- Quelqu’un a moins de cinq ?
- Ouais ! Rode’, t’as fait trois ! Chiffre impair, action ! Et t’avale euh… 19-3… 16 gorgées de bière en à-fond !
- T’as vraiment une chance de cocu toi.
- Quelle importance, j’suis pas casé ! Donc… action. Hm… J’mets de la chantilly sur ta pote (il désigna Alisa) et tu dois l’avaler sans utiliser tes mains.
- Quoi ? Non !
- Quoiiii ? Siiii !
- Ok. J’échange.
- Hey mais non ! Tu crains, vieux.
- J’m’en fous, j’fais un à-fond en plus et j’échange contre vérité. C’la règle. J’ai l’droit.
- T’as couché avec elle ?
- Pardon ?!
- Et bien, vérité. Je te demande si tu as déjà couché avec elle.
- D’accord, tu gagnes : action !
- Ca veut dire oui ?
- Non, demande-lui si tu m’crois pas ! Ca veut juste dire que j’garde mon action.
- Donc ça veut dire oui et que vous êtes pas capables d’assumer ! Vous entendez ça les mecs ?!
- S’tu pars sur c’principe et que tu tires une réponse d’un « pas d’réponse », alors, j’fais pas ton gage.
- Alors je le fais à ta place, petit malin.

Vivement, Raphaël se saisit fermement du premier verre de bière rempli par Kingsley et le vida, cul sec, s'armant systématiquement du suivant jusqu'à largement dépasser le quota des seize gorgées.

- Et bah voilà ! Je savais qu’on pourrait trouver un terrain d’entente.

Sifflotant tranquillement, Jack prépara soigneusement sa sentence, armé de sa bombe à chantilly. Il était fier de son coup et ne se privait pas de le montrer, narguant d’un regard et d’un sourire victorieux ses deus suppliciés. Son œuvre d’art achevée, il leva les mains, tel un artiste comblé de bonheur par sa réussite.

- Tadam !

Se décalant d’un pas, il découvrit une Katina recouverte d’un fin tracé de crème reliant la naissance de sa poitrine, son cou et finalement le coin de son oreille à ses lèvres.

- J’te r’vaudrai ça… En plus, j’déteste la chantilly.
- Oh, rabat-joie ! Arrête de faire semblant d’râler.

Non sans avoir levé les yeux au ciel, l’étudiant se planta devant sa rivale, mine renfrognée. Il se pencha légèrement en avant, prit une profonde inspiration. Pouah ! Insupportable odeur de sucre et de vanille. Allez. Un… Son cœur s’emballa désagréablement. Deux… Pourquoi avait-il la sensation d’être déplacé avant même de l’avoir frôlée ? Trois. Plus de questions, plus de réflexion ! Il s’exécuta. Il suffisait de ne pas penser. Voilà, c’était très simple. Il ne s’agissait pas de la Russe mais du couteau avec lequel il avait tartiné une couque de Nutella. Aucune notion obscène là-dedans, c’était parfait. Son nez effleura malencontreusement les formes mal gardées par la serviette humide. Illusion brisée. Flash, bribe d’un souvenir. Non, d’un mensonge, de ce qu’il ne s’était jamais passé dans les couloirs de Wynowood. Il se crispa brusquement, saisi. Non, non, non. Nutella. Penser Nutella. Du pain, un banal petit déjeuner et… pourquoi ses mains s’étaient posées sur ses hanches ? Il les retira d’un geste vif, les bloquant dans son propre dos. Il arriva à ses lèvres. Contact électrisant, il se décala aussitôt.

- T’as pas terminé ton gage.
- Bah si.
- Bah non. L’but du jeu c’pas que ce soit elle qui s’lèche la bouche, hein. ‘Y en a encore.

Froncement de sourcils, soupir. Retenant presque sa respiration, le garçon se pencha à nouveau pour parcourir la dernière parcelle couverte de sucre. Juste le sucre, rien d’autre, il ne voyait rien d’autre derrière. Et il n’était réticent qu’à cause du goût. Aucun plaisir là-dedans, rien de refoulé, et… il ferma les yeux. Se calmer. Il fallait qu’il se calme, et se bouge surtout ! Planté à un ou deux centimètres de son visage assaini, pourquoi s’éternisait-il en quelque chose qui ressemblait désormais davantage à l’ébauche d’une caresse ? Pourquoi devait-il se battre pour que ses mains ne regagnent pas ses mèches blondes ou la cambrure de son dos ? Pourquoi ne reculait-il pas ? Pourquoi brulait-il d’envie de se jeter sur elle et de happer ses lèvres célestes ? Euh… l’alcool ! Il tourna brutalement la tête, reprit sa place.

- On r’lance les dés ?
- Quand tu veux, hein ! On n’attendait que toi.

Nouvelle série de numéros.

- Un ! Haha bien joué. Qui a fait un ?
- Alisa, nan ?
- Ok, avec un c’est simple. Tu perds avec une action mais c’toi qui balance une action ou vérité, selon ton choix et à qui tu veux, pour l’tour suivant. Et pour le coup… c’est l’dix-huit qui l’emporte. Donc… Amber ! Ah ouais. Sans oublier les gorgées. Dix-sept.

La brune planta son regard étrangement dur sur la perdante. Elle esquissa un large sourire exagérément hypocrite, presque vindicatif. L'arme ultime pour que cette pimbêche se fasse harceler par Farmer toute la soirée :

- A moi de t’assigner un gage, donc… Tu dois nous montrer comment t’allumerait Fred’ et finir par lui rouler une galoche.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 27 Déc - 4:23

- Ha-ha-ha ! Tu r’ssembles carr’ment plus à rien comme ça, c’trop drôle ! Tes ch’veux s…
-Tu d'vrais te regarder aussi, c'est à mourir d'rire ! Tes yeux ils font zouip...

Crânes qui se cognent, replonge automatique et simultanée au dessus de la cuvette des chiottes. Minables, on était minables. Enfin, lui surtout. Lui seulement, en fait. Moi je suis juste un peu malade à force d'avoir sa sale gueule devant la mienne. Bah ouais quoi.

- Waaaah ! J’me sens… genre… léger ! Haha, ce s’rait Johnson qui s’rait content d’nous voir si proches. Une photo souv’nir… pour lui prouver qu’on peut… presque faire équipe. En tous cas…
- J'l'emmerde l'Johnson moi ! Ouais photo preuve pour Monsieur Farès et Mademoiselle Skinner ! finissais-je en imitant Johnson

Il riait bêtement et moi je riais tout court parce que moi je suis pas aussi bête que lui, moi !


- J’suis pas bourré. Mais j’crois qu’toi t’es genre bien défoncée !
- C'toi l'défoncé ! Moi j'me sens au top de ma forme !

À peine je terminais ma phrase que cet abruti aux yeux qui partent en vrille m'attrapait pour m'envoyer dans la baignoire, assise, je me contentais de le regarder faire, ce qu'il avait l'air con avec cette paume de douche à m'arroser d'eau fraîche.

- Abuse pas, viens ici Roro ! Allez Rody !

À mon tour, je l’entraînais dans la baignoire, le faisant tomber à moitié sur mes jambes. Ouch. Et la paume de douche se retrouvait au milieu d'la baignoire nous mouillant tous les deux...

- Concours de t-shirt mouillé ! Qui va gagner cette fois ? Roro ou Ali, hein ?
- C'moi évidemment !
-J'crois qu't'es drôle en fait même si t'es bizarre et qu't'peux pas m'encadrer.
- J'suis pas bizarre, c'toi qui est chiante ! Et t'peux pas plus m'encadrer... essaye pas d'm'e r'filer toute la responsabilité !
-T'sais quoi, ouais, p'tet bien, mais c'toi a commencé à m'détester... puis voilà ! T'es encore plus chiant, t'façon, et là pour une fois, c'toi l'meilleur !
- J'pas commencé. C't'ait... instantanééé. Genre pouuuf, au premier r'gard ! Comme un coup d'foudre. Mais c'pas un coup d'foudre.
- Nan, c'pas un coup d'foudre parce que, parce que... parce que t'es trop bête !
- Moi ? Genre... trop pas. C'qui qui a toujours des idées à la con ?
- Bah c'toi ! Moi j'me suis pas trompée d'douches !
- C't'ait pas vraiiiiment d'ma faute. Et moi j'ai pas signé un contrat anuel de colla... colla... boration. D'toute façon, ça reste pas ça, parce que t'es aussi... Russe. Et chiante. Et Russe.
- Et toi, t'as pris Russe LV1 quand Rody, hein ? C'marrant hein l'anti russe qui s'fait appeler Rogdaï, ah ah !
- Hey, c'mon vrai prénom ! Alors no comment comme on dit. J'ai p't'être pas choisi mes origines mais j'ai quand même choisi mes opinions. Et les opinions, c'tout c'qui compte. C'est ça qui fait la différence. Seulement ça, ouais. Les opinions, 'y a qu'ça d'vrai.
- Et t'crois quoi Rody ? T'crois que j'ai choisi l'mien ? Ouais mec, les opinions et on opinion c'que tu t'plantes sur moi d'puis le début ! Voilà !
- J'me plante pas. J'me base sur les données qu'tu laisses transparaitre. C'pas d'ma faute si t'sais pas t'exprimer ! D'toute manière, t'es aussi à côté d'la plaque qu'moi, alors j'f'rais pas trop d'commentaire à c'sujet si j'étais toi.
- Alors t'admets qu't'es quand même à côté d'la plaque ! Puis j'dis c'que j'veux, les opinions, mec, c'pas qu'pour toi ! Fais tourner les opinions, mec !
- C'quoi cette conlusion ? J'admets rien du tout ! C't'ait... une hypothèse. Un peu style remise en question scientifique. C't'important, c'comme ça qu'on apprend à... Dire c'que tu veux ? Ouais mais pas quand j'suis là, parce que tu dis trop d’a… abération ! Et ça m'énerve. Et c'pas cool d'être énervé. C'mieux d'être peaaaace and looove. Tranquiiille !
- Moi j'veux bien être peace and love, mec, mais à chaque fois qu'j'essaie, t'm'envoies chier... T'crois pas que j'vais m'laisser faire non plus, hein ? Tranquille, j'demande qu'ça, tranquillou Rody...
- Genre t'as d'ja essayé ? T'passes ton temps à m'chercher et... nooon, en fait c'cool d'être énervé. Un peu. Aussi. T'es alerte. C'super important d'être alerte. Plus que d'être tranquille.
- Bah ouais... mais c'vrai que quand j'te vois, j'peux pas m'empêcher de... ouais j'avoue mais tu cherches aussi... et puis t'façon, les gens qui sont tout l'temps d'accord c'parce qu'ils pensent à rien et puis... moi je... Toi tu es un gars chiant mais t'pas un type qui... t'as des opinions même si t'es chiant et méchant et parfois bête ! Ouais !
- Ca va pas d'm'insulter comme ça ? Genre pour qui tu t'prends ? D'ja, j'suis pas bête. Sinon... ben j'aurais pas d'opinions. c'toi même qui 'dit. Et... et c'pas d'la méchanceté. Juste d'la franchise. Et chiant, c'juste pour t'renvoyer la pareille. C'win-win, tu comprends ça ? Ou give-give.
- Bah ouais bah moi c'pareil, j'suis pas méchante... fin', j'fais pas exprès quoi...
- J'pas dit qu't'étais méchante. Juste saoulante. Vraiment saoulante. Genre super super super saoulante. Ha-ha. Moins qu'l'alcool. Mais quand même. Mais pas méchante.
- T'avais qu'à l'enlever ! Et ouais, encore une fois, j'te saoule mais franchement... t'aimes tant qu'ça les nanas dociles et potiches ? Ah... non... pardon... conciliantes, c'ça ?
- Mais naaan ! C'grave lourd. Amber, c't'ait juste une idée pour.. t'sais, genre... t'provoquer quoi.
- M'provoquer ? Geeenre m'provoquer ? Comme si... comme si ça pouvait m'provoquer, tsss... M'provoquer ? Pourquoi m'provoquer en plus ?
- J'sais pas. J'sais même pas pourquoi j'dis ça ha-ha.
- Bah j'vais pas l'savoir à ta place hein ! Ah ! Ah ! Ah ! S'tu veux t'emmerder avec des nanas comme elle pour je ne sais quoi, franchement... Comme si ça pouvait... chais même pas quoi non plus. Puis moi t'façon, j'suis à côté d'la plaque... les gens j'les comprends plus... Finalement, t'as p'tet raison, c'moi l'problème. J'aurais p'tet du la laisser m'démolir...
- Cheeerche pas, j'préfère pas savoir c'que j'ai pensé en fait. (attention moment hautement philosophique) 'T'façon, 'y a rien à comprendre j'crois. Faut juste vivre, et voir. C'comme dit l'proverbe. Euh... qui verra vivra. Non. Qui boira verr... euh... qui vivra verra. V'la ! Et puis c'tout. Et c'est stupide c'que tu dis. T'veux parler d'Luke ? T'r'viens sombrer avec ça ?
-Nan Luke, c'une autre histoire, t'façon il est trèèès loin, c'pas lui qu'est là c'est l'autre... Nan mais moi j'te parle d'la nippone là, j'lui ai défoncé la tronche après l'cours d'merde là... C'te salooope !
- C'qui l'autre ? Nan, attends. Waaaah, t'as fais ta Kill Bill ? C'trop bien fait pour la gueule de l'autre salope. C'pas bien d'... d'mentir. Encore moins d'mentir sur moi.
- Si j'avais l'katana d'la nana, c'serait l'top ouais... et la combi jaune aussi ! Mentir, c'est mal, très, très mal ! Wyatt aussi il ment alors voilà... fini avec Wyatt aussi, ce menteur là... bah il a qu'à rester avec sa coloc' nippone, t'façon...
- C'mment ça il...

Pendant ce temps, un mec débarquait, nous faisant comprendre qu'il avait besoin des chiottes. À sa guise hein ! On s'en foutait nous !

-Tranquille mec ! T'inquiète, on r'garde pas !

Le mec haussait les épaules, il devait nous prendre pour deux bourrés, deux fous alors qu'on se rafraîchissait juste un peu quoi... Donc il s'assit sur les chiottes pour empester la salle de bain avec sa merde nauséabonde. Ouais bon, merci quand même du con.

- J'disais donc, il t'a dit quoi ton connard d'mec ? Enfin, ton ex mec. Enfin l'connard qui m'a déboité l'nez quoi.
- Il a dit qu'des conneries, il a dit qu'Nicole lui avait montré une vidéo mais tss... n'importe quoi, l'gros mytho... T'as vu, j'suis tellement conne que... il a rie trouvé de mieux à inventer qu'cette histoire avec toi... moi... 'tain, n'importe quoi comme si t'pouvais avoir envie d'moi... t'l'as dit toi même, j'suis chiante... j'comprends pas qu'il t'ait mis dans ce bordel là genre c'la Nicole elle a du lui demander... mais genre quoi...
- Hahaha c'trop drôle, genre l'mec il a rien trouvé d'mien à inventer pour larguer sa copine, faut vraiment être allumé pour faire ça. Hahaha quel pros. Ces gens sont fous ! Toi, moi... hahaha ! Qui avalerait ça ? C'trop une poufiasse l'autre asiat'.
- Mais personne n'y croirait... à commencer par nous... Mais j'm'en fous, c'moi qui l'ait largué, il avait pas les couilles d'le faire t'façon... Non mais franchement quoi... J'les emmerde tous même si après on m'prendra toujours pour une conne... fin', toi aussi tu l'penses alors j'sais pas pourquoi j'te l'dis...
- Parc'que t'as juste... un tout p'tit peu trop bu !

Il avait l'air teeeeeeeeeeeeellement ridicule en faisant ce signe de la main qui montrait une mini dose. Tellement ridicule que...

- Ouais, un petit peu trop... sinon, c'est clair, que je me con... contenterais juste d'penser qu'j'suis trop conne et qu'ça m'fait chier que... Fin' j'dirais rien si j'avais pas bu quoi...
- Nan mais faut pas exagèrer. T'pas vraiiiment conne. T'parle juste trop. Ou pas assez. Ou pas au bon moment. Ou c'juste ta chianterie qui t'rend conne. Nan mais boire, c'bien, ça pousse... au dialogue ! Et... et... t'fais chier d'quoi ?
- J'parle trop là. J'parle toujours trop, j'le sais... Enfin, j'sais aussi être muette... Mais ouais, boire ça peut aider ouais... T'sais, je bois souvent seule... quand... quand j'sais plus quoi faire... quand j'arrive pas à dormir et puis... j'dors pas beaucoup t'façon... j'dors presque pas parce que, parce que je suis une conne... j'suis tellement conne, t'vois, teeeeellement conne que personne ne reste longtemps avec moi... ouais, ça m'fait chier...
- C'pas vrai ! Moi j'trouve ça cool d'rester avec toi. Même si ça s'voit pas. C'cool quand même. Mais c'pas bien d'boire seul, 'y a genre trop plus d'intérêt. C'pas... pareil qu'la quoi. C'pour... oublier, pas pour rigoler. Et c'pas bien d'boire comme ça. Parce que l'alcool, c'pas bon pour les neurones. Alors faut pas qu'tu boives quand t'es seul, comme ça t'peux boire trois fois plus quand t'es accompagné. Tu m'suis ?

Pourquoi ai-je soudainement envie de pleurer là ? Non, faut pas déconner, c'est pas le moment, franchement...

- Je sais. Quand j'bois seule, j'rigole pas... Quand j'bois seule, c'est mal, tout est mal et je...

Quand je bois seule, je pleure. Mais là, je n'étais pas seule. Je détournais la tête un instant, le temps de bloquer les choses mauvaises à l'intérieur et puis, et puis, mon regard revient sur Rody, souriant à pleines dents.

- Oui faut boire avec des gens, c'est drôle et puis... moi aussi j'trouve ça cool, là... Enfin, c'est gentil quand même c'que tu dis là... Enfin, je crois...
- J'ai soif.
- Tiens y'a d'l'eau là... Ou alors, on dégage d'là et on s'ramène une bouteille ici...
- La flemme.

Ouais, pas faux. Et il semblait textoter à je ne sais pas qui... pour finir sur un...

- Voilààààà !
- Voilà ?
- J'ai d'mandé qu'on nous apporte à boire. Oh non. J'ai froid t'manière. C'ta faute. J'vais piquer des fringues à Jack.
- Cool, ça ! T'as froid ? 'tain, moi j'ai pas froid mais j'aime pas porter des vêtements mouillés... ça colle à la peau c'te connerie...

C'est sans réfléchir davantage que j'ôtais le débardeur et l'pantalon avec un peu de difficulté vu que j'étais dans une baignoire mouillée, donc glissante, que j'y étais assise, que Rody était à moitié sur mes jambes et que... j'avais quelques grammes dans le sang. Ouais, ouais, trois fois rien hein. Mais, une fois en sous vêtements, j'étais bien plus légère. Soutien gorge bandeau et string rouge. Lé-gè-re-té.

- Ça va déjà mieux... Faudra juste que ça sèche avant de partir sinon j'suis pas dans la merde, hahaha !

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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeMar 27 Déc - 0:57

Une première ! Grande inversion. Les doigts de Katina s’étaient refermés sur son poignet. Avec entrain, elle l’entrainait en direction du bar, et lui se laissait guider, enthousiaste à l’idée de prouver pour de bon sa supériorité à cette emmerdeuse. Ils se plantèrent devant le comptoir, prêts à assumer un duel de plus. Autour d’eux, le vide. Seuls existaient les personnes susceptibles de les servir. Comme Kingsley. Après avoir annoncé la couleur, elle lui commanda de préparer un maximum de shooters. Le principe du challenge ? En ingérer le plus grand nombre en l’espace d’une minute. « Parce que la difficulté t’fais peur », qu’elle avait dit. Conneries ! Lui ? Effrayé, par une fille ou par une quelconque difficulté ? Oser supposer ça, c’était franchement mal le connaitre. Soit. Qu’importe. Sa défaite n’en serait que plus douloureuse et humiliante. Ne jamais sous-estimer l’ennemi ! Il esquissa un sourire satisfait, déjà persuadé de remporter la partie. En plus c’était une fille. Elle n’avait ni la persévérance, ni la force, ni le métabolisme d’un homme.

Autour d’eux se forma un demi-cercle. Kingsley se chargerait également du chronomètre. Quant aux autres, ils n’auraient cas compter. Guitare hurlante et chant rythmé bien connu. I want it all. La compétition était lancée. Le compte à rebours, et c’était parti ! A une vitesse impressionnante, les deux jeunes adultes attrapèrent un premier verre pour en vider le contenu dans leur bouche sans ciller. Au diable les brulures, au diable la nausée ! Ils avaient légèrement ralenti, mais alors que l’échéance approchait, ils accéléraient à nouveau, poussé par leur incommensurable besoin de vaincre. Trop vite, le stop éclata. Ou peut-être pas si vite, à en juger par le coup que venait de lancer son estomac. Le regard vitreux, le garçon contempla les autres compter leurs verres, incapable d’analyser vraiment les informations. Pour le moment, tout ce qui l’importait, c’était cette brusque bouffée de chaleur qui empêchait l’air frais de rafraichir son corps, cette désagréable sensation de lourdeur qui lui tiraillait l’estomac. Sensation décuplée lorsque le verdict tomba. Egalité, encore une fois. En cœur, ils hurlèrent un « QUOI ?! » de désespoir.

Coup dans le cœur. Dans l’estomac aussi, parce que cette défaite venait de puiser le peu de force qui l’empêchait encore de se tordre et de se contracter. Il manqua de remplir à nouveau les verres à peine vidés. Pas besoin de traiter davantage l’information. Malheureusement, le corps aurait une fois de plus raison sur leur esprit. C’était leur malédiction. En attendant… il fallait qu’il file aux toilettes, et vite ! Et de toute évidence, il n’était pas le seul.

BANG ! La porte s’éclata contre le mur en béton. Course effrénée, épique glissade. Les deux rivaux s’étaient jetés au-dessus de la première cuvette à disposition, régurgitant le fruit de leur défaite. Réunis autour d’une cuvette. Après d’atroces minutes de souffrance et d’humiliation, le garçon releva enfin la tête, cheveux ébouriffés plus que jamais et mine pâlotte. Il dévisagea Katina, complètement sonné, un sourire débile accroché aux lèvres.

- Ha-ha-ha ! Tu r’ssembles carr’ment plus à rien comme ça, c’trop drôle ! Tes ch’veux s…

NON ! Nouvelle nausée. Dans sa précipitation, il se cogna contre le crane de la Russe et les vomissements reprirent. Puis…

- Waaaah ! J’me sens… genre… léger ! Haha, ce s’rait Johnson qui s’rait content d’nous voir si proches. Une photo souv’nir… pour lui prouver qu’on peut… presque faire équipe. En tous cas…

Rire débile.

- J’suis pas bourré. Mais j’crois qu’toi t’es genre bien défoncée !

Il se redressa difficilement, s’agrippant à la fille, regagna la baignoire. Se rafraichir maintenant. Il s’exécuta et... illumination. Douche branchée, il se saisit de la fille, la poussa dans le bain et l’aspergea avec le jet, toujours écroulé de rire. Parce que oui, c’était morteeeeeellement drôle.
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MessageSujet: Re: And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D)   And I die a thousand deaths. [Katina] - Terminé (dans la douleur :D) Icon_minitimeLun 26 Déc - 22:44

Un nouveau duel avait eu lieu, c'était comme si toutes les autres personnes de cette soirée avaient disparu. Après tant de temps à tenter de s'ignorer mutuellement, nous étions finalement lancé dans une confrontation sans fin. L'alcool, la chorégraphie endiablée, j'étais dans la peau d'Alex mais apparemment ce type soit disant coincé se sentait aussi l'âme d'une soudeuse le jour, danseuse la nuit. La soirée prenait vraiment un tour inattendu... Et ce fut de nouveau un match nul...

- Ok… Ok. T’es… forte. Mais… t’me bats pas. Ou… égalité. On départage ça avec… l’alcool.
- Je... reconnais, t'm'as surprise mais... l'égalité c'est nul ! Alcool donc !

À mon tour de saisir son poignet pour le ramener au bar. Bah quoi ? Chacun son tour, c'est la fatalité de l'égalité et je l'emmerde ! On y arrive donc et je me prépare aux hostilités...

- Bon on va corser un peu les choses si t'veux bien. Et même si t'veux pas, t'façon... Hors de question qu'on reste sur d'pitoyables un partout parce que la difficulté t'fais peur ! Alors voilà le topo, mec : on va boire des shooters cul sec pendant une minute, le plus de verres possibles, chronométrés par un d'tes potes... Qui s'charge du chrono ?
- Moi !
-Parfait ! Donc, j'disais... Ah oui ! On va boire durant une minute, le plus de culs secs possibles que nous servira, Kingsley, j'te laisse le soin du choix des alcools, éclates toi !

Au moment où Kingsley s'apprêtait à faire le compte à rebours avant de lancer le chronomètre, la voix de Freddy Mercury entamait le refrain de I Want It All donnant un côté plus spectaculaire à notre face à face.

- Attention, 3, 2, 1... Partez !

Ça y'était, le chronomètre avait démarré, tout les potes, ainsi que la copine de "Rogdaï" nous encerclaient, tous au taquet tandis que nous enfilions les verres les uns après les autres en nous stoppant le moins possible entre chaque, en tentant parfois l'apnée. Kingsley nous servait et chronométrait, nos verres vides s'entassaient de chaque côté, gauche pour Rogdaï et droite pour moi. Nous accélérions le pas pour éviter une nouvelle égalité ou même une défaite totale face à l'autre. Gagner ! Gagner ! Gagner ! Plus l'alcool coulait dans nos gorges, plus il devenait difficile de trouver une place sur la table pour caser nos verres. Les secondes défilaient, elles se faisaient courtes pour que finalement leur course soit stoppée par le cri de Kingsley.

- STOP ! Maintenant, on compte !

Silence complet. Regards foudroyants. Poings sur la table. La tension se faisait sentir tandis que Stefan pour Rogdaï et Jack pour moi comptaient les cadavres des shooters...

- 19 pour Rode' !
- 19 pour Alisa !
- QUOI ?!

Je gueulais écœurée par cette nouvelle défaite tout en me contenant au maximum pour ne pas tout vomir sur la table. "Rogdaï" aussi semblait sur le point de rejeter le contenu de tout ce qu'il avait ingurgité jusqu'à présent. Mais nous avions beau être particulièrement résistants, nos foies eurent raison de nous... Et c'est ainsi qu'on se retrouvaient à se précipiter jusqu'aux toilettes pour y vomir notre énième échec face à l'autre. À deux au dessus d'une cuvette, c'était plutôt serré...
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