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 Pingouin !

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MessageSujet: Re: Pingouin !   Ven 3 Fév - 20:07

C'est court, désolée. Si tu veux je peux essayer de faire avancer un peu plus. Mais sur le coup je savais plus quoi faire >.<


C’est fou comme l’italien est une langue qui sonne bien en toutes circonstances. Tous ces « o », Isobel aurait bu se laisser bercer par ces paroles si elle n’avait pas su que c’était des insultes. L’anglaise tenta de les imprimer dans son esprit. On ne sait jamais ! Ça peut toujours servir même si elle n’avait pas la traduction. C’était drôle de voir tous ces européens à Wynwood. Entre Alecto le grec, Ezio l’italien, les français comme Lancelot ou encore les britanniques dont Chase et elle faisait partir. Dans cette petite liste exhaustive c’était finalement avec le français que sa relation était la plus compliqué. Ezio n’en parlait pas en bien, alors que Kity l’aimait en secret. Elle aimait ce type et on en parlait en mal… L’avis de son nouvel ami comptait beaucoup dans la balance. Éviter des souffrances inutiles était le but principal de la demoiselle. Elle en avait trop subis et son entourage aussi.

Venait-elle de mettre Ezio dans la catégorie de ces amis ? C’était un peu rapide, non ? Trop direct. Pourtant, elle se sentait bien, assise dans ce bar à l’écouter énoncer des mots italiens. Le goût âpre du café envahissait toujours sa bouche, Isobel observait en silence le jeune homme. Sans qu’elle s’en aperçoive il finit plus vite que prévu de parler. Quel était le dernier mot déjà ? Pas moyen de remettre la main dessus. Tout ce qu’elle voyait était ce visage doux. Il n’était ni sculpté dans la pierre, ni horrible. Ce jeune homme avait une simplicité agréable. Isy se sentait normale avec lui. C’était comme si le poids des regards s’envolait enfin. Il n’y avait plus aucun « et si quelqu’un me voyait faire ça ? » ou bien « on va me prendre pour une folle, il faut que je me reprenne ! » et même « je ne serais jamais capable de faire ça ! ». Avec ce lycéen, on pouvait porter des perruques dans la rue, on pouvait boire un café cinq minutes après une interaction.

Ezio se leva tout en lui tendant la main. Isobel releva soudainement la tête pour tomber face à ce magnifique sourire.

«Mi accorderete questa danza ? »

« Si se…signore ! »

Elle lui rendit un sourire éclatant avant de se levait et de se diriger avec lui vers la piste de danse. L’espace aménageait n’était pas immense mais c’était tout de même suffisant pour les deux étudiants. L’anglaise n’était pas très douée mais du moment qu’on la guidait bien et que les pas n’était pas trop compliqué…

« Je me suis un peu trahie, je ne suis pas une très bonne danseuse… Tout ce que je connais à peu près c’est le tango, le slow et… la danse des canards ! Ma préférée ! Je trouve qu’elle exprime tellement de choses ! »

Son sourire se fut plus taquin. Une fois qu’elle était lancée, Isy pouvait dire tout ce qui lui passait par la tête et même les plus incroyables bêtises. Ce trait de caractère lui avait valu certains ennuis avec des professeurs ou même des amis. Mais c’était également ce qui avait plu à Alecto et à bien d’autre personne : sa spontanéité.
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Mar 31 Jan - 15:50

    Je ne savais pas vraiment quoi dire à cette fille, finalement. Isobel était une femme parfaite, à mes yeux. Certes, j'avais dit la même chose pour Eva, mais je commençais, peu à peu, à me faire une raison. D'Eva, je n'aurais jamais que son corps, et pas son coeur. Des femmes que je connaissais, soit elles me détèstaient, soit elles voulaient seulement coucher avec moi. J'ignorais si je jouais de malchance ou si j'étais tout simplement maudit par le sort. Mais lorsque je regardais Isobel, je compris que nous partagions des peines, et que c'était ce qui nous avait rapprochés, ce jour-là. Le regard de cette jeune femme était emprunt d'une nostalgie qui me faisait, à moi-même, beaucoup de peine. Je ne tolèrerais pas qu'une fille aussi jolie devienne aussi triste. Aussi, après lui avoir raconté ma mésaventure, je lui souris en entendant sa réponse. Non, elle ne s'avançait pas. Elle avait eu besoin de moi, tout comme moi j'avais eu besoin d'elle. Je me sentis tout de suite ragaillardi. J'aurais voulu passer toute la soirée avec elle. Nous aurions dansé, beaucoup bu, et je l'aurais raccompagné sagement à Wynwood, jusqu'à sa chambre. Puis je serais rentré dans la mienne. Une soirée qui nous aurait fait oublier tous nos problèmes. Mais si elle devait s'occuper de son fils, sans doute ne pourrait-elle pas sortir. Wyatt avait piqué ma curiosité, c'était indéniable. J'aurais aimé le rencontrer, ce petit bonhomme, dont le père était malheureusement décédé. Pour l'heure, je me contentais d'observer la charmante jeune maman. C'était une vraie beauté. Je posais mes poings sur mon menton. En souriant. Elle était amusante, aussi. Je voyais qu'elle réfrénait son caractère, pour paraitre polie et gentille. Mais au fond, peut-être aimait-elle des soirées plus mouvementées que s'échanger des banalités devant un café. Le fait d'avoir mis de l'amaretto dans le sien me le confirmait, d'ailleurs.

    "Voyons... de bonnes insultes en italien... Eh bien, je vais paraitre vulgaire, mais tu peux commencer par "Cazzo", "Stronzo", "Vaffan culo"... Déjà, c'est un bon début. Pimentes avec "Cornuto" et ce sera parfait ! Méfie toi de la dernière, par contre. C'est bien la pire chose que tu puisses dire à un italien !"

    Cornuto, oui, suivi d'un geste de la main qui signifiait absolument tout. Quand je vivais en Italie, j'avais eu le malheur de le dire à un jeune homme. Je m'étais tapé sa copine. Il ne m'avait absolument pas cru... mais il m'avait frappé quand même. Je ne suis pas un bagarreur, seulement un gros provocateur. Mais pour l'heure, j'observais Isobel. Je ne comprenais pas comment elle avait pu accepter mon invitation. Elle devait vraiment être désespérée, elle. Parce que depuis que j'étais arrivé à Wynwood, je n'avais pas eu énormément de succès. La plupart du temps, c'était à cause de ma tenue. Les nanas n'aimaient pas vraiment les exentriques. J'avais décidé d'être un vrai Dom Juan, mais finalement je n'avais rien fait. Mais finalement, je ne m'en plaignais pas. J'avais décidé de changer ma manière de penser. A présent, j'allais choisir la femme qui me suivrait toute ma vie. Qui serait prête à accepter mon secret, et à m'attendre. Qui serait prête à rester à mes côtés malgré ce dont je ne pouvais pas échapper. Il allait falloir beaucoup chercher à mon avis. Mais pour le moment, mes pensées étaient perdues dans les grands yeux d'Isobel Wilson. Je me repris vivement. Quelqu'un comme moi, avec une fille comme elle ? Ce n'était même pas envisageable. Elle était bien trop...

    ...Parfaite.

    Je me levais, lui tendis la main. Le bar était équipé d'une piste de danse, au fond de la salle. Je lui adressais un sourire. Un de mes plus beaux. Un sourire d'enfant, presque.

    "En Italien on dit... Mi accorderete questa danza ?"

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MessageSujet: Re: Pingouin !   Dim 29 Jan - 17:21

Désolée je suis lente T___T

Ezio sembla gêné par sa soudaine question. Un retournement de situation braquant sur lui un énorme spot lumineux. Et il était là, les yeux baissés vers son café après lui avoir offert un regard légèrement gêné. Ou bien était-ce un autre sentiment. Peut-être cette histoire d’enfant était plus profonde. Isobel n’en savait rien, son naturel curieux l’aurait poussé à en demander plus. Mais elle préférait rester en retrait. L’italien avait su royalement l’écouter. Alors elle ne voulait pas tout gâcher en enfonçant un clou plus profondément. La blonde se fit donc patiente et cette technique fut productive. Ezio lui annonça qu’il était « détraqué » puis il ajouta n’avoir personne avec qui en faire. Ça ce n’était pas le plus grave. Isy continuait de se répéter que ce garçon était jeune et qu’il aurait tout le temps de trouver une fille géniale, de se marier avec elle et pourquoi pas d’avoir un enfant. Il y a tellement de moyen de fonder une famille. L’anglaise aurait adoré pouvoir avoir cette possibilité. Etre libre de regarder son mari et de lui dire qu’elle est prête. A la place de cela, la blondinette devait trouver un homme assez amoureux pour l’accepter elle et son enfant. Et avant tout, les respecter tous les deux. Chose difficile au lycée.

Puis l’idée d’avoir le temps bascula. Le lycéen avait annoncé sa main gauche et le regard émeraude de la demoiselle se bloqua. Les mots se bousculèrent dans la bouche du compositeur. Chacun d’eux fut enregistrés par la demoiselle. Elle essayait de comprendre du mieux qu’elle pouvait. Tant de choses dans la vie de ce jeune homme avaient pu basculer.
Ils étaient comme deux pauvres âmes se rencontrant et délivrant tous leurs problèmes. C’était impressionnant les points communs qui pouvaient tisser leurs histoires. Les évènements imprévus, vivre avec, trouver une personne pour être libre d’être n’importe qui.

« Si je peux te dire quelque chose. Je suis content de t’avoir rencontré. Vraiment. »

Un sourire envahit le visage d’Isobel. Oui, elle était heureuse elle aussi. Ça faisait trop longtemps qu’elle était restée cloitrée dans sa chambre, trop longtemps qu’elle ne s’était pas ouverte si librement, trop longtemps qu’elle n’avait pas passé une soirée à se demander que pouvait penser son interlocuteur, sur elle ou sur ce dont ils parlaient. Iso se sentait bien, elle se sentait libre d’un poids qui lui oppressait la poitrine. Ce garçon à la perruque… Il s’était révélé être plus qu’intéressant.

« Je suis contente de t’avoir croisé ce soir. J’en avais besoin… On en avait peut-être tous les deux besoin, enfin… Je m’avance un peu peut-être… »

Elle sourit de nouveau et ne put s’empêcher d’ajouter :

« Bon. Après ce rapide tour dans les sujets tristes, déplorables, blessants et douloureux ; dis-moi quelles sont les insultes italiennes que je pourrais utiliser si un groupe d’idiot venait à m’embêter ? Oh et comment dis-t-on "viens on va danser !" ? »

Une invitation ? Peut-être… Et pourquoi pas ? Les jeunes d'à côté l'énervée, son café était vide, elle voulait en savoir plus sur lui, sur sa façon d'être en général, sur ses perruques, sur ses études, sur son humour, sur sa façon de danser... Il n'avait pas les allures des italiens viriles et sportifs qu'on voit dans les magazines. Il n'avait pas les airs de ceux qui vous racontent des secrets pour vous brise le cœur par la suite. Ezio donnait cette impression d'être un type bien. Même s'il s'était moquée d'elle au début... Ça c'était déjà oublié.
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Lun 23 Jan - 17:58

    Isobel Wilson. Un brin de fille fantastique.

    J'étais loin d'être un apollon, et encore moins un de ces acteurs bodybuildés sur lesquelles les filles bavaient devant leur télévision, la culotte baissée. Non, moi, j'étais un mec un peu bizarre. Je mettais des vêtements qui ne plaisaient à personne. J'avais une perruque, pour cacher mes cheveux en bordel, légèrement bouclés et aux reflets roux que je ne supportais plus. Je me tenais droit pour ne pas qu'on voie que j'étais petit. Je bombais le torse pour qu'on ne voit pas que j'étais maigre. Je prenais les gens de haut, pour ne pas qu'on voie quelle estime basse j'avais de moi. La jeune fille me rendit triste presque instantanément. Elle avait tout perdu, mais il lui restait quelque chose, à elle. Elle avait quelque chose sur qui se raccrocher. Moi ? Je n'avais rien. Même elle, ne pourrait jamais me soutenir et m'aider, non, c'était une certitude. Je me sentais prisonnier de quelque chose qui m'entourait et m'entortillait de ses tentacules. Je ne pouvais pas m'échapper. Et elle, ne savait rien. Une fille que je connaissais depuis une heure à peine, devait-elle tout savoir ? Pourquoi pas. Elle m'avait ouvert son coeur, à ma demande, mais elle aurait très bien pu refuser. Je louais son courage et sa gentillesse. Enviais son bonheur d'avoir un enfant, certes. Moi qui n'en avais jamais désiré, ce fut le jour où on m'avait annoncé la nouvelle que cela m'avait frappé en pleine figure. Une vie sans enfant, cela n'avait strictement aucun sens. Une vie sans amour non plus, mais je m'étais d'avantage fait à cette option là. Alors je me contentais de me taire, de l'écouter parler. J'étais le type le plus ringard qui puisse exister. Quel dommage que je ne sois pas un peu mieux que cela. En y réfléchissant. J'aurais aimé être assez beau pour cette fille là.

    Lorsqu'elle m'interrogea sur ma phrase, je l'observais, gêné. Baissais ensuite les yeux en triturant mon café. J'allais tout lui dire, peu importe du reste. N'importait plus que cette fille. Elle serait la première à qui je m'ouvrirais.

    "Ben, c'est tout simple, je ne peux pas en avoir. Je n'ai... pas les moyens pour, on va dire. J'suis un peu détraqué. Et puis de toute manière, avec qui aurais-je pu en avoir ? Certainement pas avec..."

    Putain. Les mots restaient enfermés dans ma bouche, résolument. Je ne pouvais plus rien faire. Mais il fallait que je le dise. Elle serait la seule à le savoir. D'un geste, j'avançais ma main gauche, et la lui montrais. Un geste tout simple qui voulait tout dire.



    Je pris une profonde inspiration. Ramenais ma main en arrière. Elle tremblait. Et je ne pouvais rien y faire. Je relevais la tête, humblement. Je lui souris.

    "Si je peux te dire quelque chose. Je suis content de t'avoir rencontré. Vraiment."
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Dim 15 Jan - 20:05

Il était là face à elle, souriant. Il tournoyait sur lui même et son rire commençait à s'échapper de sa gorge. Un rire franc. Il ne pouvait le contenir plus longtemps. Il était heureux dans cette lumière, cette intense dorure qui l'entourait. Il pivotait la tête et la laissait tomber en arrière pour regarder le ciel. Un sourire niais occupait la quasi-intégralité de son visage. Ce si beau et doux visage. Ses yeux bleus étaient quand à eux rieurs. Une lueur de vie ne les quitter jamais. Mais cette fois-ci, il y avait quelque chose. Un truc en plus. Puis tout s'accéléra. Les traits de son visage se durcirent, il prit une année puis deux... Ses mèches blondes poussaient. On pouvait apercevoir dans son regard une nouvelle envie de découverte. Il avait cette allure d'adolescent et alors sortir des mots de sa bouche. Elle reconnut instantanément la voix. Qui est mon père ? Il avait eu cette intonation dure qui brisa le cœur de l'anglaise. Et sa voix... C'était celle de Chase. Wyatt... Il lui poserait cette question. Il partirait. Il grandirait. S'il n'était pas là... La vie n'aurait plus aucune valeur aux yeux de la blonde. C'était lui qui la faisait tenir. Mais il partirait. Il s'effaçait. Il partait en courant dans cette lumière dorée pour rejoindre je ne sais qui... Il fuyait après avoir laissé quelque chose dans sa main. Une chose chaude et vivante.

« Wyatt, c'est ton fils, pas vrai ? »

Isobel sursauta. Ses yeux tombèrent sur sa main prise dans celle de l'italien. Ce n'était que lui. Elle venait de se créé un scénario. Elle était partie en quelques secondes sur une autre planète. La demoiselle regarda la café d'un air dubitatif. Elle n'allait vraiment pas bien... Cependant elle acquiesça à la question du garçon. Son fils. C'était son fils.
Ezio eut une façon de répondre franche, ce qui plus à Isy. Jamais quelqu'un ne lui avait de tels mots. A part peut-être Nathan quand elle lui avait avoué être tombée enceinte... Oui. Il avait été honnête lui aussi. Il semblait rare de tomber sur ce genre de personnes. Ou bien c'était toujours au mauvais moment. Pourquoi n'avait-elle pas d'amis ainsi ? Pourquoi personne ne lui disait qu'elle devait se bouger et qu'elle devait profiter de la vie tant qu'il en était temps ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi... Trop de questions, tue les questions.

« Oh oui ! Je veux profiter de mon fils tant que je le peux ! Mais le temps passe vite, trop vite... Si ça ne tenait qu'à moi, je le garderai à jamais enfermé dans une chambre. Et nous pourrions alors passer tout notre temps ensemble. Sans regarder les heures passer, sans vouloir à tout prix respecter les normes, sans avoir de papiers à signer, sans être toujours contraints de se justifier. En fait. J'aimerai pouvoir faire ça à n'importe quel moment ! J'étais une fille marrante, avant mais trop de choses entre en compte désormais. J'ai peut-être perdu ma naïveté ou bien je ne suis plus du tout aussi cool...»

Elle secoua la tête avec un petit sourire moqueur sur sa propre réflexion. Il y a de cela quelques mois, elle était en pleins rendez-vous galant avec un homme qu'elle ne connaissait absolument pas et elle avait fini sur une plage à brailler des chansons le plus fort possible, à se baigner dans la pénombre de la nuit et à rentrer dans les bras de ce charmant garçon. Qu'est-ce qui avait pu changer ? Isobel aurait aimé pouvoir sauter sur la table pour crier : "Je suis une carotte débarquée sur Terre pour venger mon espèce !". Mais ça ne se ferait jamais. Tout simplement parce qu'elle avait désormais trop peur du regard des autres. Elle retombait dans sa phase d'incertitude. Comme avec son père biologique... Oui c'était donc ça le problème. Elle recommençait à se prendre trop la tête pour des banalités. Et Isobel avait beau réfléchir, la blondinette ne se souvenait pas comment elle avait fait pour changer...
L'anglaise bu une longue rasade de café avant de lancer :

« TU n'auras jamais la chance d'avoir de gosses. Pourquoi ? On peut tous avoir des enfants. T'es trop jeune pour affirmer ça... »

La demoiselle ne comprenait pas. Elle avait reconnu dans l'histoire, la dénommée Eva, celle avec qui il avait l'intention de coucher ce soir et qui n'aimait pas les roses étant donné que c'était une "dure à cuire". Rajoutons donc à cela qu'elle avait un enfant... Ok. Alors... Quel était le problème ? Et puis Ezio avait quoi ? 19 ans ? 18 ? C'était un lycéen... Il rencontrerait forcément l'amour et fondrait une famille. Tout le monde est fait pour ça. C'est dans la nature des choses, non ?
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Sam 14 Jan - 11:51

    Je savais que cette jeune fille, qui m'était parfaitement inconnue, souffrait de quelque chose. L'absence de quelqu'un? Un décès ? Quelque chose, en tout cas, qui faisait dans son regard ondoyer une brume étrange. Une brume de chagrin qui, malgré ses sourires légèrement amusés, ne parvenaient pas à la calmer. J'aurais aimé faire quelque chose pour elle, mais que pouvais-je, comment faire face à une telle explosion de chagrin, qu'elle ne montrait cependant pas ? Elle touillait son café d'un air distrait. Je comprenais mieux la liqueur à présent. Elle prit une gorgée, en me disant qu'elle avait connu des jours meilleurs. Je posais mes coudes sur la table, mes paumes contre mon menton, et je m'apprêtais à écouter, ainsi, le récit de cette jeune fille qui semblait avoir perdu une certaine foi. Mais il demeurait une petite brillance dans son regard. Une brillance qui me laissait deviner que finalement, elle ne serait pas si désespérée que je le croyais, au bout du compte. Il fallait que je fasse quelque chose pour elle, mais quoi, putain, quoi... je me contentais d'écouter.Si seulement cela avait pu la soulager un peu. Je pris une gorgée de mon propre café, calmement. Terminé, les plaisanteries.

    Elle parla. Un moment. Elle me raconta. Le papa de son fils était mort. Chase. C'était le fameux Chase, dont j'avais entendu parler tant de fois dans les couloirs. Ce mec, je le connaissais pas, mais je savais pas mal de choses quant à sa mort, grâce à notre chère Voix et à Eva, qui m'avait raconté en détail sa rencontre avec Sacha. Elle lui avait presque craché au visage. Il devait être quelqu'un de bien. Eva m'avait parlé de lui, alors qu'elle ne l'avait croisé qu'une seule fois, balançant son poing dans la figure d'un professeur. Elle avait dû le ceinturer pour le dégager de là. Elle m'avait parlé de Sacha, du chagrin d'une certaine Elsa, que je ne connaissais pas non plus. En fait, je ne connaissais personne. C'était vraiment terrible. Elsa avait une relation privilégiée avec le dénommé Chase. Elle avait été folle de chagrin le jour où Eva était venue la voir. Sacha ? Un con. C'était de sa faute. Je me demandais ce qu'Isobel pouvait penser de ce petit gay immature. Franchement. Quelle honte. Eva avait enfoncé le couteau dans la plaie. Fort bien. Elle me parla d'un garçon qui l'avait lâchement abandonné pour ne pas assumer la responsabilité d'être père par procuration. Sans parler de sa mère. Je la croyais. Cette fille respirait l'honnêteté à plein nez. Je songeais à Haily. Si au moins elle avait pu être pareil... Elle prononça le prénom de Wyatt. Berk. Pauvre garçon. Mais on s'en fichait de mon avis. Je fis alors une chose un peu insensée. Quelque chose qu'elle pourrait prendre très mal. J'attrapais sa main. Doucement. Sans forcer. Elle pourrait se détacher si elle le voulait. Mais j'étais là, au moins.

    "Wyatt, c'est ton fils, pas vrai ?"


    Je la regardais. Je fixais la brume dans ses yeux. Longtemps.

    "Je te sortirai pas les phrases toutes faites du genre "c'est la vie" "sois forte" "accroche toi". Non, c'pas trop mon genre. Je me dis juste que tu es vraiment, vraiment dans la merde. Et que je comprends mieux pourquoi tu te sens aussi mal. Je te demande pardon de t'avoir posé la question."


    Je lui souris gentiment.

    "Tu sais... tu as de la chance d'avoir un fils. Il te soutiendra toujours. C'est un lien très fort. Je n'aurais jamais la chance d'avoir de gosses, et quand je vois Eva et Sonata... je me rends compte de l'attachement qu'éprouve une mère pour son enfant. Alors si je peux te donner un conseil... ne lâche jamais l'affaire. Tout simplement."

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MessageSujet: Re: Pingouin !   Mar 3 Jan - 20:12

Il jouait avec elle avec son air exagéré. C’était marrant. Il l’a faisait même sourire. C’était un bon point pour lui. En passant il avait enlevé sa perruque pour laisser apparaître ses véritables cheveux. Elle ne s’attendait pas à ça. A quoi s’attendait-elle d’ailleurs ? Rien en particulier pour dire vrai. Isy ne l’avait jamais vu sans ses cheveux artificiels. Et ce n’était pas si terrible. Il aurait pu être chauve ou même avec des dessins faits à la tondeuse. Bref., pire.

« Et les amours ? C'est pour ça que tu étais triste, dans le hall ? Tu n'es pas obligée de répondre, évidemment
»

Pourquoi cette question ? Non, mais vraiment. Et ce sourire qu’il affichait. Ezio ne disait ça que pour faire la conversation. Ni plus ni moins… Pourtant c’était le genre de questions que la blonde n’avait pas réellement envie d’entendre. C’était compréhensible au fond. Parler des amours comme de la pluie et du beau temps avec un inconnu. Ce qui pouvait semblait normal, au fond. Mais là, si elle commençait, ça finirait en récit dramatique. Se confesser… Ce serait peut-être plus simple si elle ne connaissait pas personnellement l’interlocuteur. Peut-être…

« Disons que j’ai connu des jours bien meilleurs ! »

Isobel bu à nouveau une gorgée, voulant réussir à choisir que faire. L’italien ne la forçait pas à lui raconter sa vie…

« Et oui, c’est ce qui joue beaucoup sur mon moral en ce moment... Je ne pense pas que tu es de ce à écouter les ragots… Tu ne sembles pas être un de ces niais de lycéens ! Enfin… C'est pas ça le plus important........ Mon premier amour est décédé, me laissant seul avec notre fils. Fils qui a fait fuir mon petit-copain actuel,qui a trop peur d’être en couple avec une mère de famille et qui ne m’a pas donné de nouvelles, à part deux réponses à des sms désespérés, depuis une fête où il m'a tourné le dos. Ma mère a eu un grave accident de voiture et commence à s’en sortir sauf qu’on n’a pas assez de fric pour payer les frais et elle en a assez de me voir abattue. Bref. Ma vie est parfaite en ce moment, sans parler de l’université, du manque de sommeil, de la maternelle et des allers-retours en voiture. »

Elle offrit à Ezio un sourire totalement faux, puis secouant la tête avant de se replonger dans son café. Isy se plaignait, certes. Oui, sa vie était compliquée tous les jours. Mais il y avait quelque chose qui savait la retenir hors de l’eau.

« Heureusement que Wyatt est là… » pensa-t-elle tout fort.
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Ven 30 Déc - 11:40

    La jeune fille, Isobel, donc, commanda un café avec de la liqueur. Pouah ! Comment pouvait-elle boire un truc pareil ? C'était absolument IMMONDE. On ne sentait même plus le gout du café. Je me sentis amusé par cette marque d'indépendance dont elle faisait preuve. Je n'aurais pas cru qu'elle buvait de la liqueur. Moi-même grand amateur de soirées alcoolisées, je m'étais rangé à mon arrivée à Miami, triste constatation. Les Américaines n'aimaient que moyennement les mecs qui portent des perruques. J'avais bien essayé de sortir une ou deux fois mais malheureusement, ma perruque était un véritable signe de bouffonnerie, et par simple principe, j'étais prêt à ne pas coucher avec es filles pourvu qu'on me laisse vivre comme je l'entendais. Bon, là en l’occurrence, elle me tenait un peu chaud. Je la retirais donc devant Hope, dévoilant mes cheveux châtains clair, presque roux. Des cheveux en bataille, des cheveux absolument affreux. Pleins d'espèces d'ondulations ringardes, et la couleur, mon dieu quelle horreur... et le pire, c'était que j'étais allergique à toute forme de décoloration ou de coloration industrielle. Oh joie, oh bonheur. Mais bon, là, j'avais trop chaud pour la garder. Je bus une gorgée de mon café alors qu'elle me racontait qui elle était. Ainsi, elle était mannequin, cela ne m'étonnait pas. Elle s'appelait Isobel Wilson, mais je reconnus sans le dire qu'Isy lui allait bien mieux. Elle me dit que ses horribles chaussures étaient pour son shooting, et qu'elle n'avait pas eu le temps de se changer.

    Elle tenta de me montrer qu'elle était plus intelligentes que toutes les autres "barbies" de mannequins qu'on pouvait rencontrer, dans leur univers ou à Wynwood. Ouais, moi qui n'avait pas souhaité adhérer à la moindre confrérie, j'avais vu que les gonzesses dites "Êta Iota" tenaient une bonne couche de connerie. Soit elles se foutaient de toi perfidement à cause de ta tenue vestimentaire "un peu" différente, soit elles te regardent avec ce vieil air gourmand de la salope habituelle. Mon dieu. Heureusement, j'avais remarqué dès les premiers mots qu'elle avait prononcé qu'elle n'était pas comme ça. J'éclatais de rire. Gentiment.

    "Oh ne t'en fais pas ! Je ne juge pas sur la première impression, mais tu n'as pas du tout l'air de ces filles qui ont un pois chiche à la place du cerveau."


    Je lui fis un sourire faussement romantique. Tout dans la caricature.

    "Et puis, vous ne ressemblez certes pas à une barbie ma chèèèère demoiselle, vous êtes très, mais alors vraiment très belle."

    Je n'aimais pas les blondes. Mais elle avait de beaux yeux. Je me repris, et devint un peu plus sérieux. Bus une gorgée de mon café en souriant.

    "Et les amours ? C'est pour ça que tu étais triste, dans le hall ? Tu n'es pas obligée de répondre, évidemment."


    Je lui adressais un sourire amical. Qu'elle comprenne bien que cela n'irait pas plus loin. Je n'avais aucune intention déplacées. Et non. Je n'étais PAS gay.
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Mer 21 Déc - 14:50

Les chaussures pour faire joli mais qui torturent... Certes. Les converses, Isobel les aurait prises sans hésiter. Mais parfois c'est un peu compliqué. Enfin, elle ne voyait pas expliquer toute sa vie et ses petits tracas à un inconnu. Un type avec une perruque en plus de ça... Quoi que... Ça doit être marrant de choisir la façon dont nos cheveux font être sans pour autant passer des heures à les coiffer. Isobel se souvenait d'une séance photo où on lui avait mis une chevelure sanguine. C'était totalement horrible mais au moins elle avait évité la coloration qui dure des semaines et elle avait pu s'éclater pendant quelques heures avec son carré rouge. Bon, le reste de la séance avait été spécial, avec du faux sang et des canines pointues. Ah la mode des vampires ! Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour avoir une bonne campagne de pub ! Bref.
Il ajouta que sa copine était une dure à cuire. Où est le rapport ? Des fleurs n'ont rien à voir avec la coquille qui encercle votre coeur... M'enfin. Ce n'était pas le moment de chipoter le serveur venait prendre leur commande.

« C'est possible un café avec de l'Amaretto ? ... Merci. »

En espérant que le jeune homme ne sache pas ce que c'est. Quoi que. On s'en fout ! Elle peut rajouter de la liqueur dans son café ça ne gênera personne !

« Au fait, je ne me suis pas présenté. Ezio Cavalli, compositeur et élève à Wynwood. Je suis italien. Et toi ? »

Bon c'était définitif, il était italien, il connaissait cette liqueur ! Elle ne passerait donc pas pour la jeune fille sage avec son petit café. D'ailleurs c'est ce qu'il avait pris également.

« Moi c'est Isy, enfin Isobel Wilson. Mais c'est tellement plus simple de s'arrêter au surnom. C'est moins personnel, quoi que... Je suis aussi à Wynwood, enfin à l'université juste à côté mais j'ai gardé ma chambre là-bas pour des raisons de... de dossier je crois. Je suis anglaise et terriblement fière de l'être. Ça fait longtemps que je n'ai pas trainé dans un bar. Et si j'ai ces chaussures si vertigineuses et horriblement inconfortables c'est parce que je n'ai pu refuser le cadeau et que je n'ai eu le temps de me changer après le shooting. Et là j'en dit bien trop sur moi... »

Elle eut un petit sourire avant de baisser la tête. Il ne fallait jamais lancer Isobel car quand elle parlait c'était souvent dur de l'arrêter. Habituellement, elle lançait les sujets en disant les choses les plus folles qui lui passaient par la tête. Mais ça faisait un moment qu'elle s'était renfermée sur elle-même. Et qu'elle n'avait pas laissé son esprit divaguer. Elle eut soudain un besoin de se justifier, c'était comme si l'italien l'a jugeait et Isobel ne pouvait pas rester sans rien dire.

« Et pour ma défense, je tiens à dire que malgré mon look de barbie propre sur elle, je ne suis pas comme toutes ces pétasses bourrées de fric, à Wynwood. »

Le serveur revint avec les deux boissons et comme pour s'empêcher d'ajouter une bêtise, la blonde bu une longue (un peu trop longue) gorgée du café.
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Mar 20 Déc - 17:35


    Cette fille avait une paire de pompes, que j'aurais payé cher pour ne pas mettre. Certes, c'étaient des talons hauts, tout ça, ça faisait baver les hommes qui pensaient surtout à ce qu'il y avait au-dessus de ces talons... mais rien que de m'imaginer de la souffrance qu'éprouvait sans doute une jeune femme comme ellle à la fin de la journée parvenait à me convaincre que ma femme n'aura jamais à porter ce genre d'horreurs. Ma femme. Enfin, ma future femme. Ouais, parce que ça ne comptait pas sinon. L'autre là, je m'en foutais. Elle pouvait même se ballader à poil que cela ne me faisait ni chaud ni froid. Elle les retira, et pesta. Je retins un rire. Il ne fallait pas que je lui fasse croire que je me moquais d'elle. Cette jeune fille était distinguée, belle... et triste. Inutile d'en rajouter une couche. Je me contentais juste de sourire avec gentillesse.

    "C'est pas humain de porter ces horreurs. Tout ça pour faire joli ! Tu serais bien mieux en converses."

    Elle s'excusa de m'avoir fait rater mon rendez-vous avec Eva. Peu importe. En fait, je n'avais pas réellement envie de la voir. Elle était vraiment trop bizarre en ce moment. Elle ne parlait presque plus, et ne m'appelait plus que pour garder sa fille, ce que je faisais de bon coeur. J'aimais Sonata. Et je croyais mal ceux qui disaient qu'ils n'aimaient pas les enfants. Moi, j'aurais bien aimé en avoir ; mais la nature en avait décidé autrement. J'avais cherché quelque chose de neuf, mais ne pas pouvoir donner la vie m'attristait, malgré mes essais vains à penser que je ne perdais rien. Mon chagrin était bien là. Alors j'allais me consoler dans les bras rassurants des femmes. Et de l'enfant de LA femme. Celle que je voulais. Pour moi. Rien que moi. Tout seul. Mais elle s'éloignait peu à peu, et je ne comprenais pas pourquoi. Je fis un signe de main las à la fille face à moi. Comment s'appelait-elle d'ailleurs ?

    "Bah, Eva n'est pas du genre à se laisser attendrir par des roses rouges. C'est une dure à cuire. Et puis ne t'en fais pas, j'aurais d'autres occasions de la revoir."

    Oui. Ou pas. Je commandais un grand café serré, tandis que la fille prenait sa propre commande. Je fis signe au serveur de mettre la note de mon côté. Je n'étais certes pas un grand romantique, mais c'était dans ma nature d'Italien de ne pas laisser payer les femmes, il ne manquerait plus que cela. Et puis, l'air triste de cette jeune femme m'accablait. Pourquoi ce chagrin dans ses yeux ? Pourquoi n'essayait-elle pas de faire son deuil ? Je savais que son ami était mort, la Voix l'avait crié sous tous les toits. Heureusement pour moi, elle n'avait rien dit à mon sujet. Mais peu importe. Cette fille DEVAIT se changer les idées. Je l'observais un instant, en silence. Essayais d'engager une conversation. Tant bien que mal, on sait jamais.

    "Au fait, je ne me suis pas présenté. Ezio Cavalli, compositeur et élève à Wynwood. Je suis italien. Et toi ?"
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Lun 12 Déc - 19:01

Le jeune homme la fit à moitié sourire en lui disant qu'il loupait une soirée dans le lit d'une fille. Il était donc comme ça, lui... Enfin, ça ne veut pas insinuer qu'Isy ne le voyait pas dans les bras d'une femme ! Pas du tout, hein ! Même si on peut se demander qui irait volontairement se frotter à lui. Bien que son style n'était qu'une façade. Ça ne s'arrêtait pas là... Mais, bon... Bref. Isobel ne l'avait pas imaginé ainsi. Avec le peu d'élèments qu'elle avait relevé. Elle ne le voyait pas en homme ne pensant qu'à cette sorte de rapport. Même si au final, il était comme tous les autres. Cette évidence revint difficilement en mémoire de la blonde. Peut-être que sa vie aurait été autrement si elle avait décidé de coucher avec un tel ou un tel. Car il faut bien l'avouer, c'était ce qui avait causé la plupart de ses problèmes.
D'abord, il y avait eu Chase avec qui elle aurait mieux fait de s'abstenir. Ensuite, les relations sans suite qui n'avaient jamais fonctionné et qu'elle n'aurait pas dû tester. Et finalement Alecto avec qui elle n'était jamais allée plus loin que le baiser. Ce qui sans doute avait fini par le faire encore plus fuir. Même si au fond, Isobel espérait que ce ne soit pas ça.

La blonde se laissa entrainer dehors. Les deux étudiants pénétrèrent dans un taxi. La voiture démarra. Elle l'aimait bien ce fou à perruque. Il était drôle en fait ! Pas simplement fou...
Ils arrivèrent ensuite devant l'entrée d'un bar. La belle avait le souvenir d'y être déjà allée, ou simplement était-elle passée devant. Enfin, quelle était l'importance de ce détail ? Le principal étant qu'elle se libère l'esprit ce soir. Sans forcément trop boire et finir par faire des gestes regrettables...

« Pose-toi où tu veux... Si tu veux poursuivre la sortie ensuite, c'est toi qui choisis le lieu ! » lui dit-il.

L'anglaise secoua la tête et rechercha un endroit confortable. Pas trop à l'écart au cas où il s'avérait que ce type était finalement juste fou. Et quelque part loin du vacarne d'une table de plusieurs jeunes. Alors Iso s'avança, d'un pas un peu plus certain vers une petite table autout de laquelle se trouvait une banquette noire qui semblait moelleuse.
Une fois assise, la demoiselle s'abaissa et massa ses chevilles.

« Foutues chaussures ! »

Elle releva ses yeux verts à la recherche du garçon qui l'avait accompagné jusqu'ici. Ils semblaient avoir attiré certains regards comme la fameuse table de gamins alcoolisés qui avaient diminué le son de leur conversation pour les dévisager de la tête aux pieds. Quoi ? Une fille taille mannequin avec une petite robe accompagné d'un gars en tenue italienne d'un temps passé avec, hissé sur la tête une perruque blanchie, ça fait tâche ? Et en quoi ? Non... Mais non... Il n'y avait aucun problème dans le tableau. Aucun. A part ces escarpins bien trop grands, torturant les pieds de l'étudiante.

« Au fait, désolée pour toi, pour celle que t'allait voir. Et puis, quoi de mieux qu'une visite surprise le samedi matin avec un petit déjeuner et une rose rouge... Enfin... Après chaque fille a sa façon de remercier ce genre d'attention. »

Isy aurait adoré recevoir ce genre d'attention. Personne ne le lui avait jamais fait ça et pour l'instant personne ne le ferait. Alors oui, ça la faisait rêvé d'imaginer un homme (qu'elle connait bien) venir dans sa chambre accompagné d'un déjeuner sympatique. Puis, pourquoi pas, aller le partager dans le lit. Non ? Vous ne trouvez pas cette idée intéressante ?

« Tu veux boire quelque chose ? » demanda-t-elle pour ne pas trop s'attarder sur ses idées d'amour.
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Dim 11 Déc - 13:14

    Cette fille me plaisait bien. Elle était marrante. Etrange, triste, mais marrante. Peu importe ce qui lui arrivait. En ce moment, il fallait dire que personne n'avait vraiment le moral. Moi, je m'en sortais grâce à mon optimisme. Après tout, je n'avais pas une vie facile non plus. Mais je présumais que personne dans cet endroit ne vivait réellement bien. Quelle tristesse. Mais cela n'avait aucune importance. Le secret que je gardais en moi était profondément caché, et je comptais sur la personne qui portait ce fardeau avec moi, de ne jamais le révéler à personne. Je ne voulais pas qu'ils sachent... je ne voulais pas qu'Eva le sache, ou bien elle me rejetterait. Il n'y avait pas assez de place dans son coeur pour ce genre de choses. Il était déjà suffisamment rempli d'idées noires en ce moment, à cause de cet immonde petit con de Lancelot Perez. Lui, si je pouvais lui mettre un taquet...

    Bref, elle sourit. Oui ! Elle parvint à sourire. Un sourire vrai, sincère. Comme qui dirait que je l'amusais bien, semblait-il. Eeeeh oui. J'étais un vrai boute en train. Elle accepta de sortir en ma compagnie, même si elle me qualifia d"inconnu", genre, comme si j'étais une sorte de pédophile barbu à lunettes, à poil sous un grand manteau beige/vert, ça dépendait de leurs préférences, avec des lunettes de soleil, prêt à exhiber mon truc-qui-plait-aux-filles sans la moindre pudeur. Cela me fit rire. Elle ne savait sans doute pas trop ce qu'elle disait. Même si elle ne paraissait que moyennement convaincue par ma chère personne, haha, j'allais lui montrer que quand je voulais, je pouvais être sympa. Je n'étais pas qu'un sale italien prétentieux avec ses fringues sorties du placard de l'arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand père, paix à son âme. Je décidais donc de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Je loupais une putain de nuit de folie avec Eva, mais cela me permettait d'essayer de consoler cette jeune fille qui semblait comme dans un autre monde. Si j'avais su. Mais bon, on ne peut jamais deviner ce que l'avenir nous résèrve ! Peut-être que jamais Eva ne m'aurait laissé son pieu, puisqu'elle avait couché avec le type que je détestais plus que Haily encore (et c'est peu dire) et que donc, je n'étais sans doute plus le bienvenu. Dommage. J'aimais Eva plus que tout au monde. Il en était de même pour sa fille. Mais plutôt que de faire le faux derche, j'allais jouer la carte de la franchise.

    "Eh bien, tu me fais rater un plan C, mais je me rattraperais. Après tout, c'est moins important que quelqu'un qui se sent mal. J'en fais une priorité absolue !" lui dis-je en me mettant au garde-à-vous.


    Je lui souris, l'entraînais dehors, et hélais un taxi.

    "Une ruelle sombre ? Naaaan. Je t'emmène dans un bar. Danse et cafés italiens. Tu m'en diras des nouvelles !"


    Je n'étais pas fan de la musique pour les "jeun's" de Miami. J'ignorais si elle aussi. Au pire, ce n'était pas un rendez vus galant. Je n'avais rien à gagner et rien à perdre. Si ça ne lui plaisait pas, eh bien, nous irions ailleurs.

    Lorsque le taxi nous déposa devant le bar, je lui fis signe d'entrer. Déco moderne, blanche et noire, et quelques jeunes de notre âge dégustant d'immondes boissons alcoolisées. Bon. Bah...

    "Pose-toi où tu veux... Si tu veux poursuivre la sortie ensuite, c'est toi qui choisis le lieu !"

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MessageSujet: Re: Pingouin !   Ven 9 Déc - 19:10

C'tout pourri T__T

«Une minute. C'est pas mon genre de jouer les bonnes soeurs, mais tu n'as pas l'air d'aller bien.»

Isy avait entendu la porte se refermer. Elle pensait sincèrement qu'il était parti mais ce n'était pas le cas. Le type était là, il lui avait attrapé le bras. Enfin, il la tenait plutôt avec délicatesse. La manière typique dont on tient un inconnu. Ne pas paraître trop pressant, trop brutal, ne pas effrayer la personne. La blonde ne comprenait pas pourquoi il restait là. Pourquoi il la retenait. Pourquoi il s'intéressait subitement à elle, après s'être moqué. Pourtant il avait été clair, elle n'avait pas l'air d'aller bien. C'était si visible ? Si flagrant ? Merde... Elle avait pourtant fait de son maximum. Ce qui était définitivement pas assez. Même dans cette pénombre de début de soirée, le plus grand des inconnus percevait à voir clair dans son jeu. Il n'y avait qu'une chose à conclure : ce soir était de trop. A force de tout retenir en elle, l'anglaise finissait par faire transpirer sa mauvaise humeur.

Il était là. Il la fixait. Il envoya un sms. Il sourit. Son comportement était étrange. Autant que celui de la jeune maman. Isy se dit qu'ils devait former un drôle de tableau. Elle grande, perché sur des talons qu'elle commençait à haïr, lui avec sa perruque et son air de clown gentil. Oui, c'était pas un méchant. Ça se voyait. Et puis sinon, il se serait cassé. Non ?
Il s'excusa. Elle hocha la tête, elle sourit même. Un sourire ! Enfin un tout petit sourire honnête ! C'était cette réfléxion sur être un gignol et aimer ça. C'était tellement simple. En fait, Isobel rêvait de pouvoir juste un jour annoncer ça. Elle ne s'aimait pas, ne supportait plus son image... Ce garçon semblait être une sorte de révélation. Vis ta vie, ne pense pas aux conséquences. Accepte-toi comme tu es et comme tu as envie d'être. Si seulement, la mannequin avait pu entendre ce message plus tôt !

« Ok, allez, je ne vais pas te harceler de savoir ce qui va pas, mais je peux te proposer d'aller faire un tour, qu'en dis-tu ? Histoire de changer d'air, avec un inconnu. Personne ne t'emmerde. Et personne ne te juge. »

C'était une proposition alléchante. Isy regarda l'escalier derrière elle, puis reposa ses yeux sur le lycéen.

« J'aime l'idée. Surtout si c'est si gentillement proposé par un inconnu... Elle lui rendit un sourire, avant de reprendre pour elle même, je suis capable de tout pour ne pas me retrouver seule dans ma chambre ce soir ! C'est pathétique... »

Isobel attrapa donc la main de cet homme et le suivit jusqu'à l'extérieur. Elle ne savait pas vraiment quelles étaient ses intensions. Et même si c'était pour lui faire du mal, elle avait un spray au poivre, des talons aiguilles et une bonne frappe. Alors, elle prennait le risque.
Seulement la blonde était une grande curieuse. C'était ce qui l'avait pousser à faire quelques recherches sur ce marginal qui lui avait fait peur dans un premier temps.
Cependant avant de poser une quelconque question, elle ne pu s'empêcher de dire, d'abord pour être polie et également parce que ses pensées fusaient un peu trop vite, elle annonça :

« J'espère que tu ruines pas une soirée pour tenter de me redonner un vague sourire, hein ! Je suis pas de très bonne compagnie et pas facile à saouler ! Et puis je n'ai pas une tenue assortie à la tienne ! »

Elle fit un petit clin d'oeil au garçon avant de reprendre :

« Ruelle sombre ou bar branché ? »

Isobel n'était certainement pas facile à suivre. Cette question lui servait simplement à demander où ils allaient. Elle était du genre à passer d'un sujet à un autre sans transition. C'était peut-être la fatigue qui faisait ça... Ou alors c'était naturelle...
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Mar 6 Déc - 23:25

    ...

    Bon, alors niveau normalité, il était évident que je n'étais pas un modèle, loin de là. J'avais environ trois quatre siècles de retard dans ma tenue vestimentaire, je portais une perruque poudrée et parfois même je poussais le vice jusqu'à pendre une canne à pommeau sculpté pour faire ma cracotte. Certes, je n'étais pas un modèle. Mais elle, fallait le dire, elle était franchement bizarre. Mon rire sembla la vexer, et alors qu'elle tentait un vain compliment. Ton style c'est "Unique." Putain. J'avais vraiment envie de rire de nouveau. Mais cette fille semblait triste. Inquiétante. Je crus me rappeler que cette fille était assez proche du macchabée qui avait fait le buzz dans tout le lycée. Boarf, on s'en remettrait hein. Mais je me retins de rire, pour ne pas l'énerver. Je me contentais de sourire aimablement. Je savais qu'elle trouvait ça ringard. Comme tous les autres. Et je m'en fichais. Je m'habillais pour moi, pas pour plaire aux autres. Surtout si ça la faisait chier ELLE. Alors là, c'était le bonheur total. Qu'elle me prenne pour un plouc, oui oui oui ! Elle arrêtera de m'emmerder. Bon débarras. Mais cette blondinette, elle me donnait envie de lui faire un câlin à la Winnie L'Ourson. Non... pas Winnie en fait. C'était un pervers. Mais un nounours choupinet quoi. Elle ne me laissa pas le temps d'en placer une. Elle s'excusa pour une raison mystérieuse, alors que c'était moi qui l'avait vexée, et qui plus est, qui lui barrait le passage. Elle me doubla, et me salua pour me dire au revoir. Je refermais la porte. Bah, après tout on ne pouvait pas sauver tout le monde hein. Et puis yavait pas marqué Mère Thérésa sur mon front, quoi. Faut pas déconner.

    Pourtant, je me retournais. Croisais son regard. Elle allait me dire un truc, mais se ravisa. Tourna la tête. Fit mine de partir. Je serais vraiment un bâtard si je la laissais comme ça. Mais en même temps que pouvais-je faire ? La consoler ? Non, cette fille ne se laisserait pas consoler. Elle n'était pas de cette race là. Alors quoi, la bercer, la câliner ? J'aurais pu, mais là pareil, si j'étais sûr de pas me manger un gnon, je l'aurais fait. Mais là. Je me sentais terriblement impuissant face à l'attitude craintive et farouche de cette jeune fille. Mais Eva attendrait. Je ne voulais pas me retrouver au trou pour Non assistance à personnes en danger. Alors bon. Qui sait, cette gonzesse était peut-être à deux doigts de se jeter par une fenêtre. Alors je fermais la porte en entrant dans le hall, à nouveau. Eva attendrait. Il y avait d'autres âmes en peine. De très jolies âmes, même. Mouahahah. Je m'avançais vers elle, attrapais son bras doucement, sans fermeté. Elle pouvait se dégager si elle le voulait.

    "Une minute. C'est pas mon genre de jouer les bonnes soeurs, mais tu n'as pas l'air d'aller bien."


    Je ne lui laissais pas le temps de répondre à mon tour. Je la fixais, moi aussi. Avec beaucoup de curiosité. Cette fille devait connaitre tout ce qu'il fallait pour être fausse à l'extérieur, pour ne rien montrer de l'intérieur. Une nana en plastoc. Avec quelque chose d'étrange et d'inquiétant dans son intérieur creux. Cela me fit presque des frissons. Mais je voulais vraiment l'aider. Elle était venue me parler. A moi, alors que j'étais... Ouais ok, je sortais un peu du lot, mais les gens comme moi on ne leur parlait pas pour leur demander si c'était cousu main, soit on les ignorait soit on les traitait de guignol, et on se mangeait une chaise dans le nez. Mais elle non. Elle avait besoin de compagnie. J'envoyais un sms à Eva. "Ne m'attends pas, j'ai un imprévu. XoXo." refermais mon téléphone. Elle comprendrait. Eva commençait à me connaitre. Alors je souris à la jeune fille.

    "Excuse moi si je t'ai blessée tout à l'heure. Je ne voulais pas être un mufle. ça m'a juste fait rire ce que tu as dit, parce que je sais que j'ai l'air d'un guignol, mais putain j'aime ça."

    Je lui souris avec gentillesse. Elle était libre de ne pas accepter mon aide. Je n'insisterais pas. Ce n'était pas du tout mon type.

    "Ok, allez, je ne vais pas te harceler de savoir ce qui va pas, mais je peux te proposer d'aller faire un tour, qu'en dis-tu ? Histoire de changer d'air, avec un inconnu. Personne ne t'emmerde. Et personne ne te juge."

    Je lui tendis la main. Sincère.
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MessageSujet: Re: Pingouin !   Ven 2 Déc - 11:56

Le type se mit à rire. Un rire franc, massif, moqueur. Il se moquait d'elle. Une pointe que la blonde n'apprécia pas. Elle n'avait pas toute sa tête en ce moment et un inconnu venait se moquer d'elle suite à un commentaire. Elle aurait mieux fait de poursuivre sa route. De l'ignorer. Seulement, il fallait qu'elle parle. Avec quel étudiant avait-elle discuté en dernier, ces derniers temps ? Aucun souvenir. Isy s'était murée dans le silence. Un silence grave. Un enfermement sur elle-même. Son fils ne connaîtrait jamais son père. C'était dur de revenir à cette idée. Elle qui commençait à croire au contraire. Elle qui avait imaginé tant de projets... Tout s'effondrait. Son esprit partait dans tous les sens. Elle ne savait plus ce qu'elle disait et elle recevait des rires. Pleurer. C'était ce que ce mec lui avait donner envie de faire. Mais non. Pas encore une fois. Il fallait qu'elle se montre forte. L'anglaise se replia sur elle. Son coeur devint pierre. Rien ne l'attendrait désormais. Elle releva la tête, planta ses yeux verts dans ceux de l'étudiant.

« C'est... du tissus que j'achète chez les mêmes fournisseurs que ceux de la haute couture française. Pour le reste, j'ai une pote qui me fait ça en Italie, et elle me les envoie ensuite. Pourquoi tu es si intéressée par mes fringues ? Elles sont normales. »

Français. Qualité. Mains italiennes. Bon goût. De la haute couture, aux motifs brodés en passant par la perfection des matières. Non, ce n'était pas des fringues normales. Elles étaient excentriques mais d'une qualité rare. Personne ne se promène avec ça dans la rue ! Personne. Et à part les fils à papa, aucun étudiant ne mettrait autant d'argent dans des vêtements importés d'Europe. Ce type avait de l'argent. Il le montrait par ses vêtements. Mais il montrait également ça façon de penser. C'était un pas si mauvais point...

« Faudra d'ailleurs que tu me dises comment tu fais pour avoir de la tchatche avec un type que tu ne connais même pas et inversement. »

Bonne question. Un petit sourire vint agiter un coin des lèvres de la demoiselle.

« Désolée, je ne voulais pas dire ça comme ça... En fait, je t'ai remarqué il y a quelque temps... Ce style, c'est... Unique. »

Elle secoua la tête et lâcha enfin les yeux de l'inconnu à l'accent étrange. Un accent chantant. Mais d'où ? Aucun moyen de le dire. Isy n'était pas mieux. On lui avait souvent fait le reproche de parler à la manière des anglais. Ils disaient ça hautain, elle trouvait ça normal. Ça lui faisait mal d'entendre les américains ne pas articuler la moitié des mots. Mais eux... Ils trouvaient ça tout à fait naturel.

« Mais je ne vais pas te retenir plus longtemps, tu as certainement mieux à faire que rester là. Je dis n'importe quoi en ce moment... Enfin, plus que d'habitude. J'ai plus toute ma tête. Excuse-moi... »

Depuis quelque temps, Isy s'excusait pour tout. Désolée d'être sur votre passage, de vous avoir parler, d'avoir envie de pleurer, d'être ici une minute à l'avance, d'être plus grande que vous, de vous vouvoyer, d'avoir osé ouvrir la bouche, d'avoir envie d'étudier les broderies, d'avoir utilisé tel mot, d'avoir une irresistible envie de partir en courant dans un bar et d'y passer toute la soirée à boire. Cette dernière idée lui semblait honteuse. Si elle faisait ça, elle retombait dans le jeu de la fille sans limite qui passe ces nuits avec n'importe qui. Mais c'était aussi la seule manière qu'Isobel voyait pour changer d'air.

Elle rentra dans le bâtiment. Quelle heure était-il ? Ce type sortit... Allait-il faire la fête, lui ? La blonde se retourna, ouvrit la bouche puis la referma. Si elle parlait encore une fois, elle aurait encore l'air d'une idiote trop bavarde.
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MessageSujet: ?    Mar 29 Nov - 16:15

    Eva n'était pas dans son assiette, ce jour là.

    J'étais allé lui rendre plusieurs fois visite, suite à la venue de Lancelot, qui, je supposais, avait réussi à la mettre dans son plumar sans grande difficulté. Elle avait catégoriquement refusé de se donner à moi depuis. Peu importe. Je l'aimais toujours autant. Et je ne la fréquentais pas que pour le sexe, alors l'intérêt n'était pas vraiment là pour moi. Je la soutenais, l'accompagnais, partageais ses rires et ses peines. Depuis mon arrivée à Wynwood, j'avais fait des rencontres assez plaisantes. J'avais rencontré un trompettiste, une merveille aux cheveux flamboyants et sa fille au regard angélique, un grand punk assez drôle à voir, et aussi à entendre d'ailleurs. J'avais vu une fille étrange dans un café, le lendemain même où Lancelot avait rendu une petite visite de courtoisie à Eva et Sonata. Alors je m'étais plongé dans la musique, pendant plusieurs jours. Je ne faisais aucun effort pour être agréable. J'avais rejoins deux clubs, celui de musique pour faire plaisir à Eva, celui de radio pour me faire plaisir à moi. Faire le pitre, ça me bottait. Alors j'avais fait mon choix. Et puis j'avais eu une sorte de flash. Je n'étais pas venu à Miami uniquement pour mettre une patée à Lancelot. J'étais venu pour une autre raison.

    Alors j'y étais allé. J'avais fait un tour. Je lui avais demandé comment elle allait. Je l'avais emmenée se promener dans le parc. J'avais ri, un peu, avec elle. Je ne comprenais pas tout ce qu'elle disait, je n'avais jamais vraiment compris de quoi elle me parlait, lorsqu'elle ouvrait la bouche. Mais un sourire fendait son visage, lorsque je venais lui dire bonjour. Cela faisait longtemps, très longtemps. J'ai craint qu'elle ait arrêté de manger en voyant que plus personne ne venait la voir. Mais non. Elle fut seulement ravie. Elle ne cessa de me parler. Je compris l'essentiel des choses. Je voulais lui faire plaisir. Je lui ai apporté du chocolat. Des vêtements. Quelques peluches, aussi. Elle adore les peluches, alors je lui en ai amené. Au bout de plusieurs heures, un repas partagé et de la tendresse, je suis parti. Une larme à l'oeil. Elle m'avait manqué. Même si je me forçais à penser le contraire, elle m'avait vraiment, beaucoup manqué. Toute ma vie, j'avais voulu la protéger. Et je l'avais fait. Peut-être un peu trop bien. Ce jour-là, j'avais été aussi heureux de la revoir qu'elle était heureuse de me revoir. Je lui avais parlé moi aussi. De Sonata. D'Eva. De mes partitions. Elle avait ri. Elle avait tout compris. Mais ne m'avait donné aucun conseils. Peu importe. La revoir m'avait suffi.

    J'étais rentré au lycée avec la ferme intention de ne plus sortir. Mais il fallait bien que j'aille me préoccuper un peu de la santé d'Eva, non ? Je ne pouvais pas aller où que ce soit si je n'étais pas certain qu'elle allait bien. Alors, je fis le tour de ma chambre dix fois, avant de me décider, et je partis vérifier si tout se passait bien. Après tout elle ne répondait pas au téléphone. Il y avait forcément un souci, non ?

    Lorsque je tendis la main pour ouvrir la porte, quelqu'un l'avait déjà fait à ma place. Et quel quelqu'un ! Une très jolie jeune fille, c'était indéniable. Bon, après, les blondes, moi, j'aime pas. C'est mon droit. Elle me regarda avec une sorte de surprise, comme quand on revoit un vieux pote mais qu'on arrive pas à y croire. Sauf que là j'aurais plutôt été le "monstre sous le lit" au lieu du vieux pote. Alors que je me mettais sur le côté pour la laisser passer, elle se mit à me fixer de haut en bas. Sans pudeur aucune. Et puis, comme si elle n'avait pas vu que je m'étais mis sur le côté pour qu'elle passe, ou bien qu'elle me trouvait trop grassouillet mais qu'elle osait pas le dire, elle me parla.


    « Excuse-moi, je voudrais rentrer... Ce n'est pas un déguisement, pas vrai ? Le tissu vient d'où ? »

    Sur le cul qu'il était, le Ezio. Moi, déguisé ? Déguisé en quoi je vous le demande ?! C'étaient des vêtements choisis avec beaucoup de soin et qui faisaient de moi, en quelque sorte, un mec qui sort du lot. C'était bien non ? Bon ben alors ? Cependant, cette innocence qu'elle dégageait me donnait une bonne grosse envie de rire. J'éclatais de rire d'ailleurs. Non mais... c'est vrai quoi ! Un déguisement ! Ha putain, quand j'allais raconter ça à Eva...

    "Tu veux rire j'espère !!"

    J'avais du mal à contrôler mon souffle. C'était une bonne journée. Une putain de bonne journée.

    "C'est... du tissus que j'achète chez les mêmes fournisseurs que ceux de la haute couture française. Pour le reste, j'ai une pote qui me fait ça en Italie, et elle me les envoie ensuite. Pourquoi tu es si intéressée par mes fringues ? Elles sont normales."

    Ben oui quoi une veste à boutons, une chemise large à jabot et dentelles, ma perruque porte bonheur et deux trois accessoires style XVIIIè. Yavait vraiment pas de quoi fouetter un chat hein.

    "Faudra d'ailleurs que tu me dises comment tu fais pour avoir de la tchatche avec un type que tu ne connais même pas et inversement."


    Ma crise de rire se termina. Enfin, je l'espérais de tout coeur.
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MessageSujet: Pingouin !   Dim 27 Nov - 15:24



Les jours passaient. Le temps s'écoulait lentement. Une seule chose avait empêcher Isy de vivre dans un tourbillon de dépression. La vision de ce type. Il était bizarre, amusant, effrayant... La belle l'avait croisé un jour dans le lycée, alors qu'elle rentrait et se dirigeait vers sa chambre. Une perruque blanche. Des habits vieillots. Mais qui pouvait oser porter ça en public ? Sur le coup Isy en était resté bouche bée. Elle s'était stoppée et l'avait regardé passer. Après une minute de réflexion, elle conclua que c'était un déguisement et que ce type était fier de le porter. Après tout, des tarrés il y en a partout !

Et c'est sans se poser plus de questions, qu'elle était retournée à sa vie habituelle. Larmes, dépression, cours, fatigues, histoires du soir, nourrir Wyatt, le calmer, écouter le récit de sa journée, le regarder dormir pendant des heures, s'endormir sur son bureau un mouchoir collé au front, entendre le réveil sonner, se dire qu'il est trop tôt, aller à la maternelle, être en retard pour le premier cours, apprendre qu'on doit faire un shooting le soir, rendre visite à sa mère...
Et puis, finalement un matin comme un autre, l'anglaise avait revu ce mec. Pas la même tenue, mais le même style... C'était donc ainsi qu'il s'habillait au quotidien. Et ça ne choquait personne ? Isy ne comprenait pas pourquoi il faisait ça... Ressortir du lot, peut-être. Ou bien être original. Mais pour la mannequin c'était simplement décalé. Pas dans le bon sens du terme. Jamais elle n'aurait misé quoi que ce soit sur une collection haute couture de la sorte. Ou alors, sans la perruque. C'était trop.
Alors la mannequin se mit à fuir ce garçon. Elle essayait de ne jamais le croiser dans les couloirs de peur de le dévisager, de lui dire à quel point ses goûts laissaient à désirer.

Ce soir là, Isobel sortait d'une séance photo. Plutôt réussite. Le photographe était tombé amoureux de son regard émeraude. Une arme que la blonde savait utiliser. Une fois fixés à l'objectif on ne voyait plus qu'eux.
L'anglaise sortait du batiment en plein centre de Miami. Hissée sur ses talons hauts, ses jambes paraissaient interminables. A première vu, c'était une de ces filles belles et idiotes. Un sourire restait gravé sur ses lèvres, certaines mèches cendrées s'envolaient avec le vent. Sa taille fine se devinait à travers le tissu large de sa robe. L'image parfaite en soit. Mais à l'interieur... C'était dévasté. L'après tempête. La fatigue. Un poids reposant sur ses épaules l'anéantissait. Tout ce qu'elle voulait c'était s'échapper quelques instants de sa vie.

Alors, Isobel marcha plus longtemps que prévu dans les rues éclairées. Elle ralentit le pas dans le parc du lycée. Elle respira à grandes bouffées l'air marin provenant de l'océan. Demain, on était samedi. Wyatt dormait chez sa grand-mère. Isy pourrait fermer les yeux, ce soir.
Quand elle voulu ouvrir la grande porte de lycée où se trouvait toujours sa chambre, elle tomba nez à nez avec un homme. Ce gars. Celui à la perruque ! La blonde s'était renseignée, il y a peu de temps. Cet original était un italien. Un compositeur. Un peu comme celui dont sa cousine était amoureuse... Enfin... Rien de très sexy chez celui-là !

Isobel n'avait jamais été aussi proche de lui. Et elle remarqua qu'elle faisait une bonne dizaine de centimètre de plus... Bon évidemment ses chaussures l'aidait mais quand même ! Elle remarqua également les détails du tissu qui formait les vêtements de l'étudiant. C'était plutôt bien fait même. Il portait quelque chose de qualité... Loin de n'importe quel costume. La belle se rembrunit, il avait un certain goût finalement... Ses yeux remontèrent pour se poser dans ce du garçon à qui elle bloquait la route.

« Excuse-moi, je voudrais rentrer... Ce n'est pas un déguisement, pas vrai ? Le tissu vient d'où ? »

Elle secoua la tête. Que lui prenait-elle ? Depuis quand elle posait des questions à un inconnu qui lui faisait peur ? L'anglaise s'écarta pour le laisser sortir. Évidemment, elle aurait pu ouvrir la porte en grand et pénétrer dans le lycée sans créer d'histoire. Mais elle était trop curieuse, il fallait qu'elle en sache plus sur cet homme.
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