AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Hey petits padawans, n'oubliez pas de voter pour WU par ICI et gagnez des points ! Vous pouvez aussi venir poster des mots d'amour sur BAZZART et sur PRD
Les inscriptions pour l'event Halloween sont ouvertes ! Venez faire vivre un des moments les plus terrifiants à vos personnages en vous inscrivant ici

Partagez | 
 

 [Flashback] Tout n'était plus que poussière ☠ Holly

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Je suis: : Féminin
Nombre de rumeurs: : 527
Je suis âgé(e) de: : 21
Mes disponibilités pour RP: : 7/5
Je fais partie des: : Alpha Psi.


Tell more , but not too much .
L'endroit où je vis: Bâtiment des Alpha Psi
Un peu plus sur moi:
Mon entourage:

MessageSujet: Re: [Flashback] Tout n'était plus que poussière ☠ Holly   Mer 28 Sep - 14:47

Tu regardes l'heure. Une fois. Deux fois. Trois fois. Tu sais pas trop. T'as peur. T'es pas habituée. C'est au fond de toi. Au creux de ton estomac. Ça se noue, ça se tord, ça te demande de rester. Est-ce que t'as vraiment envie ? Est-ce que c'est vraiment ce que tu veux. Tu te contentes de secouer la tête pour essayer de chasser cette idée de ton esprit. Est-ce que c'est vraiment le moment de douter. Honnêtement, pas vraiment. Par des gestes calmes mais mal assurés, tu finis de remplir ta valise. Faut que tu penses à faire un tri, à balancer le tas de tissus qui te sers à rien. C'est pas la première fois que t'y penses. Ça fait longtemps que tu te trimballes ces vieilles loques. Faudrait peut-être penser à renouveler. À Boston, surement. Oui. Tu te dis que ça sera l'occasion. Tu te dis que c'est un nouveau départ. Tu te dis que le billet d'avion qui traine sur ton bureau marque le début de ta nouvelle vie, d'une meilleure. Du moins, t'essaie de t'en persuader. Est-ce qu'au fond, on peut vraiment laisser son passé derrière soi ? Tu soupires. Tu lèves les yeux au ciel. C'est pas le moment de revenir sur ta décision, tu le sais bien. Et puis après tout, rien ne te retiens ici, n'est-ce pas ? T'as envie de te répondre non. T'as envie d'en être convaincue, mais t'arrives pas. Ton regard pensif se pose sur ton téléphone. Une dernière fois. Juste une. Une dernière visite. Un dernier échange. Un dernier regard. Au fond, t'espères. T'espères lui accorder cette chance. T'espères qu'il fera le bon choix. Qu'il arrivera à te convaincre. Mais t'espères dans le vent, et tu le sais. C'est pas le genre de gars qui change. C'est pas le genre de gars qui s'attache. Tu vas dans l'mur avec lui. Tu te perds. Tu sais plus où t'en es. Partir ça va te sauver. De tout. De lui.

Tu sais même pas pourquoi tu fais ça. Tu sais pas pourquoi tu vas dans cette direction. Tu sais même pas pourquoi tu t'es pressée à finir tes affaires pour avoir un peu de temps devant toi. C'est comme ça. Tu l'as fait. Comme si c'était vital. Obligé. T'as laissé tes affaires dans ta chambre, chez les Alpha Psi. Ça aussi ça va te manquer, mais tant pis. T'en as besoin. C'est pour toi. Pour ton bien. Pour le sien aussi, quand on y réfléchit. D'ailleurs, faire ce que tu fais, c'est enfoncer le couteau dans la plaie. Il en a peut-être rien à foutre. Il veut surement pas te voir. Quand tu lui as dit, c'était même pas en face. C'était en plein milieu d'une conversation lors de laquelle, pour une fois, vous ne vous disputiez pas. Du virtuel. Des sms. C'était plus simple. Ouais, c'était beaucoup plus facile que d'assumer tes choix. C'était plus facile que de voir la douleur de le laisser en face. Parce que ouais, ça te rend triste. T'as ce pincement au coeur. T'as ce picotement qui te fait te demander pourquoi. Pourquoi tu pars ? Pourquoi ça te met dans cet état ? Pourquoi lui ? T'en sais rien. Au final, tu sais pas beaucoup de choses. Tu comprends pas. Tu ne te comprends pas. Et c'est ce qui est dur. Ce qui est compliquée. Tu t'sens comme dans brouillard épais. Tu sais pas, mais t'y vas. Tête baissée. Tu veux le voir. Une dernière fois. Tu marches vers lui. Sans réfléchir. Tu sais où tu vas. Tu sais presque pourquoi t'y vas. T'attends peut-être plus que ce que t'as déjà eu jusque là. Est-ce que c'est ça ? Non. Bien sur que non. Absolument n'importe quoi. Absurde. En tout cas, t'es lucide, tu sais que même si c'était ce que tu voulais c'était impossible. À cause de lui. Mais aussi de toi. Vous êtes autant incompatibles que similaires. Si ce n'est que vous vous êtes loupés de quelques mois. Peut-être que dans une autre période, un autre état d'esprit tout serait différent.

Quand t'arrives devant la porte de sa chambre, tes jambes sont molles. ton coeur bat la chamade et en même temps, c'est comme s'il s'était arrêté. Ton cerveau ne répond plus, laissant ton organe vital aux commandes. Si ta raison n'était ne serait-ce qu'un peu raisonnable, tu ne serais surement pas là. Tu sais à quel point ça va être douloureux. Tu sais à quel point ça sera compliqué une fois que tu auras toqué, une fois que tu seras entrée .. Pour peu que tu rentres. Finalement, le doute s'installe. Peut-être qu'il n'est pas là. Peut-être qu'il fera comme s'il ne l'était pas. Peux-tu l'en blâmer ? Tu sais bien que non. Hésitante, tu lèves un poing que tu laisses immobile à quelques centimètres du morceau de bois qui vous sépare. Il n'y a que ça. Tu n'as qu'à toucher cette barrière. C'est tout ce que tu as à faire. Ton courage semble t'avoir abandonner. Toi, la grande gueule. Toi, l'intrépide. Toi, celle que rien ne semble arrêter. Tu ne veux pas vivre ça. Tu voudrais qu'il t'accompagne. Mais il ne le fera jamais. Tu voudrais qu'il te retienne. Mais il ne le fera pas, non plus. Au fond, que fait-il pour toi ? Qu'est-il vraiment prêt à faire ? Un sourire triste étire tes lèvres à peine maquillée. T'as quand même fait cet effort, tu sais que c'est le genre de détail qu'il peut remarquer. C'est presque inconscient. Tu l'as fait sans même réfléchir, comme beaucoup de choses que tu fais quand il s'agit de lui. Dommage que ça n'aille pas dans les deux sens. C'est bien ça le problème. Entre vous deux, t'as l'impression que ça ne va que dans un sens. T'as l'impression de faire tout en vain. De l'emmerder plus que de l'aider. Mais t'es quand même là. Tout ce que tu souhaites, tout de ce dont t'as envie, c'est que ça se passe bien. Qu'il diminue la souffrance. Qu'il l'atténue. Alors, ta main frappe la porte.

"Eh.. Saul.. C'est Carry. Je.. Je sais pas si t'es là, mais .."

Mais quoi ? Tu lèves les yeux au ciel. T'es vraiment pitoyable. T'as la voix qui tremble un peu, comme ta main. T'as la gorge sèche et nouée. T'as la boule au ventre.

"Ouvre moi .."

C'est tout ce que tu demandes. Voir son visage une dernière fois. Sentir son parfum une dernière fois. Garder un souvenir avec toi. Et un bon, si possible.  

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

i just feel sort of empty these days + My hands are cold, my lips are turning blue, i'm shaking. This fragile heart, so heavy in my chest, is breaking. I live through scars this time. I live through scars this time..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité



MessageSujet: [Flashback] Tout n'était plus que poussière ☠ Holly   Mar 27 Sep - 21:56

#HollyTout n'était plus que poussière
Tremblant, tu t'es assis sur le petit fauteuil que t'avais mis dans un coin de ta chambre. T'as réfléchi un instant, t'as divagué, t'as trop pensé. T'as pensé à elle qui s'en allait. T'as pensé à tout, t'as pensé à rien. T'as imaginé ta vie sans elle sans grande conviction. T'as cru qu'elle resterait, mais non. Tu t'es dirigé vers ton armoire, là où tu ranges fringues et accessoires de bon temps. Ta sorti ta boite, ta petite boite de pandore, celle qui fait du bien, rien qu'à en toucher son bois de la pulpe de tes doigts. Tu l'as posé sur ta table basse, toute petite, que t'as peinte en noir juste pour ne pas perdre un grain de ta poudre délicate.

T'as mis un disque, une chanson que t'aimes bien, une chanson qui te définit, toi, cruel crétin. Paranoïd, Black Sabbath, cette chanson elle te parle, elle te parle même très bien. Tu t'arrêtes pas d'penser, tu sais qu'elle s'en va loin, un océan  vous séparant. Ton palpitant s'agite tandis que ta jambe ne tient plus en place. T'en as besoin, là, maintenant, tout de suite. Tu sais qu'elle aime pas ça, mais tu t'en fiches, t'as plus rien à espérer, dans quelques heures elle sera dans l'avion, et toi, dans le fond du fond. T'avais pas voulu d'elle à la base, et pourtant, tu t'es laissé tenter comme un pauvre enculé. Maintenant tu l'as dans l'cul putain, dans l'cul bien profond. Tu sors une pochette de ta boite que tu verses sur ta table avec discipline. Ta came elle est sacrée, t'en prends soin comme si c'était ton bébé. Ta source de vie, de chaleur, de bonheur. Tu t'extasies devant sa blancheur immaculée presque divine.

Tu regardes par la fenêtre, tu regardes les étudiants. Les filles en mode été, avec leur jupes serrées, les mecs en short, lunettes de soleil sur le nez, et toi l'es là, assis dans ton putain d'canapé, attifé comme le dernier des blaireaux à ruminer ta haine, ton chagrin, dans le noir comme si t'attendais plus rien. Puis ton regard croise le chemin de ton putain d'miroir, celui qui reflète qui t'es, ce déchet de la société. Ce rebut misérable que t'es devenu, mais pourtant t'es inlassable. Faut qu'tu l'fasses. Tu sors ta carde de crédit en mode golden, tu penses à ton putain d'père sur son yot à baiser une des gamines qu'il a ramassé à la pelle sur les plages d'LA. Tu penses également à ta mère qui maintenant, seule, attend la mort avec peu de dignité. Elle aimerait crever mais elle garde toujours espoir du retour du patère. Toi t'es comme eux au fond, même si tu veux pas l'avouer. Ton seul bonheur à toi c'est cette putain de came qui fait que t'enflammer. Y'avait elle avant, mais comme tu l'sais elle se barre, loin des problèmes, loin de toi. Surtout de toi d'ailleurs. Tu balances ta chaussure sur ton reflet, tu te dégoûtes, tu te méprises, même pas fichu d'la garder. Peut-être la seule personne qui t'aime, pour de vrai.

Tu passes une main sur ton visage et tu commences le travail minutieux d'créer des lignes parfaites, ni trop courtes, ni trop longues, ni trop épaisses. Tu roules un billet d'cent que tu chopes dans ton portefeuille négligemment, et t'aspire longuement une ligne avec passion. Tu t'effondres sur le dossier, t'as du mal à respirer. Tu l'sais comment ça va finir, bientôt tu vas planer. T'essuie le reste de ta poudre sur le nez, que t'essuie sur ton tee-shirt avant d'flancher.  
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
 
[Flashback] Tout n'était plus que poussière ☠ Holly
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Et si tout n'était qu'un mensonge ? [Terminé]
» Tout n'était que chimère. [=> Défi]
» Les aventuriers vont jamais tout droit...
» Il y a un temps pour tout [Pomona]
» Les vipères ayant sifflé tout l'été, ne se retrouvèrent pas fort dépourvues lorsque la bise fut venue {Meg & Becky}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Wynwood University :: Our memories :: Our Memories :: Rps à archiver :: RPs abandonnés-
Sauter vers: